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Le premier principe de la thermodynamique stipule que l'énergie est conservée. Il s'ensuit que, pour un système physique interagissant avec le milieu extérieur et macroscopiquement au repos (c'est-à-dire que la variation d'énergie cinétique est nulle), la variation d'énergie interne au système est égale à la quantité d'énergie échangée avec le milieu extérieur, que ce soit un échange de l'énergie ordonnée (transfert d'énergie mécanique par le travail de forces appliquées sur le système ; pour un gaz, les forces de pression), ou un échange de l'énergie désordonnée, sous forme d'énergie d'agitation thermique transfert thermique. Selon l'expression précédente, définir le processus adiabatique comme une transformation sans aucun transfert thermique, revient à dire que la variation d'énergie interne au système est égale au transfert d'énergie mécanique par le travail de forces appliquées sur le système. Cela peut être exprimé en équations de la manière suivante. Pour une transformation élémentaire (c'est-à-dire donnant lieu à une petite variation des paramètres décrivant le système), on a alors : où Dans le cas où la transformation est réversible, le transfert thermique "δQ" correspond au produit de la température par la variation d'entropie. Pour un gaz parfait soumis uniquement à des forces de pression, on a la relation : Lorsque la transformation est adiabatique en plus d'être réversible, le transfert thermique est nul : d'où : Pour un gaz parfait, soumis à une transformation réversible et adiabatique, on vérifie la relation suivante : appelée loi de Laplace, où le paramètre γ (ou indice adiabatique) vaut : avec et : relation dite de Mayer. Dans ces formules, Travail d'un gaz lors d'une compression adiabatique réversible formula_17): où formula_19 formula_20 sont les pression et volume initiaux et formula_21 et formula_22 sont les pression et volume finaux. Pour que cette loi soit valable, formula_14 doit être constant, donc formula_12 et formula_13 aussi du fait de la relation de Mayer (cf gaz parfait) classique. Cette relation est donc applicable pour la thermodynamique de Bose-Einstein ou de Fermi-Dirac.En remplaçant les termes avec la loi des gaz parfaits, on obtient pour le changement de "T" (température) versus "p (pression)" dans un changement adiabatique réversible : formula_26 L'exposant γ étant supérieur à 1, une transformation adiabatique réversible fait varier la pression dans le même sens que la température. Cela nous donne formula_27 On peut aussi écrire cette équation aussi pour le changement de T (température) versus V (volume), toujours grace à la loi des gaz parfaits. formula_28 Cela nous donne formula_29L'efficacité énergétique est définie comme le rapport entre le travail fourni par le système, et l'énergie utilisée pour fournir ce travail. Or par la définition du processus adiabatique, la variation d'énergie interne au système est égale au transfert d'énergie mécanique par le travail de forces appliquées sur le système, car les transferts thermiques sont nuls : soit Ceci revient à dire que l'efficacité énergétique d'un processus adiabatique est par définition de 100%, ou bien qu'il n'y a aucune perte ni aucune addition d'énergie thermique durant le processus adiabatique, ce qui est effectivement un cas idéal. C'est pourquoi le processus adiabatique en tant que "cas idéal sans perte" est la première "expérience de l'esprit" utilisée en thermodynamique pour évaluer le comportement le plus simple d'un système. En prenant le cas le plus illustratif d'une détente adiabatique de gaz, l'énergie retrouvée dans le travail mécanique est égale à l'énergie présente au départ dans le réservoir, et inversement dans le cas d'une compression adiabatique.Le refroidissement adiabatique est une méthode de rafraîchissement d'air basée sur l'évaporation de l'eau. On parle aussi de bioclimatisation, de rafraîchissement d'air par évaporation ou de climatisation naturelle. L'air chaud et sec qui passe à travers un échangeur humide se refroidit. L'énergie nécessaire à l'évaporation de l'eau est extraite de l'air. Cette ancienne technique reproduit le phénomène naturel que l'on observe près des points d'eau où la température est plus basse en été.Un moteur thermique est un dispositif permettant d'échanger du travail et une quantité de chaleur avec un milieu extérieur. Cet échange se fait par un cycle répété de nombreuses fois. Il se produit une série de transformations thermodynamiques dont certaines sont adiabatiques. Par exemple, le cycle de Carnot correspond à un ensemble de deux transformations adiabatiques et deux transformations isothermes. Durant ce cycle, le gaz subit une compression et une détente adiabatiques, ainsi qu'une compression et une détente isothermes.
En thermodynamique, une transformation est dite adiabatique si elle est effectuée sans qu'aucun transfert thermique n'intervienne entre le système étudié et le milieu extérieur (sans perte ou gain de chaleur). Cela n'implique pas pour autant que la température du système reste constante, contrairement au cas isotherme. En effet, la transformation adiabatique n'est pas sans échange d'énergie. La variation d'énergie mécanique est le seul échange avec l'extérieur du système qui modifie alors les paramètres d'états (température, volume, pression).
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Après des études secondaires à Louny, Hlavatý étudie à l’université Charles de Prague et à l’université technique de Prague, en particulier la géométrie descriptive. Ses études sont interrompus par la Première guerre mondiale entre 1915 et 1918. En 1920, il passe son examen de qualification d’enseignant et devient professeur de lycée à Louny, puis à Prague. Il soutient néanmoins en 1921 une thèse de mathématiques à l’université Charles de Prague. En 1924 il étudie auprès de Jan Schouten à l’université de technologie de Delft et s’habilite en 1925 à l’université Charles de Prague ("Les congruences dans les espaces non-euclidiens"), et l’année suivante à l’université technique. Grâce à une bourse de la Fondation Rockefeller il voyage en 1927/28 en Italie et en France ; l’année suivante, il enseigne à Oxford. En 1931 il est nommé professeur extraordinaire à l’université Charles de Prague ; il devient professeur ordinaire en 1936. En 1936, conférencier invité au Congrès international des mathématiciens qui se tient à Oslo, il y donne un exposé intitulé Invariants conformes, géométrie de M. Weyl et de M. König. En 1937 il est professeur invité à Bucarest, puis en 1937/38 à l’Institute for Advanced Study de Princeton, où se trouvent Albert Einstein et Hermann Weyl. Il passe la Deuxième Guerre mondiale à Prague : les universités tchèques étant fermées à cause de l’occupation allemande, il se consacre à ses travaux scientifiques, écrit des manuels et prend part à l’insurrection de Prague. Membre du parti national social tchèque, il en est brièvement élu député en 1945/1946. Tout de suite après la guerre, à nouveau professeur, il est invité en Pologne, aux Etats-Unis et à Paris. Après une invitation en 1948 à l’Université de l'Indiana à Bloomington, il décide d’y rester avec sa famille (il s’est remarié en 1931 avec Olga Neumann, et le couple a une fille) et y obtient en 1952 un poste comme professeur de mathématiques.Les recherches de Hlavatý portent principalement sur la géométrie différentielle et ses liens avec la théorie de la relativité générale. Il a en particulier consacré d’importants articles aux théories unitaires, essayant de généraliser la relativité générale pour y intégrer d’autres phénomènes physiques, dans la lignée de Schouten. Il a correspondu avec Albert Einstein sur les théories unitaires de ce dernier, mais aussi sur celles proposées par Hermann Weyl et Erwin Schrödinger.
Václav Hlavatý, né le à Louny en Autriche-Hongrie et mort le à Bloomington, dans l'Indiana, est un mathématicien et physicien théoricien tchécoslovaque, puis américain.
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Un polygone est constitué : Un polygone est en général désigné par la juxtaposition des lettres désignant les sommets, dans l'ordre de la suite. La désignation d'un polygone en toute généralité s'écrit donc AAA···A, constitué de "n" sommets et de "n" segments [A, A], [A, A],..., [A, A] et À chaque sommet distinct de ses deux voisins est associé un "angle interne" : c'est l'angle entre les deux côtés qui aboutissent au sommet. Le périmètre d'un polygone est la somme des longueurs de ses côtés.L"'ordre" d'un polygone est le nombre de ses côtés. C'est évidemment aussi le nombre de ses sommets ou celui de ses angles.Les droites qui portent les côtés d'un polygone sont appelées les "côtés prolongés" de ce polygone. Une "diagonale" d'un polygone est un segment qui joint deux sommets non consécutifs, c'est-à-dire un segment qui joint deux sommets et qui n'est pas un côté du polygone. Un polygone à "n" côtés possède ainsi formula_4 diagonales.Il existe de nombreuses manières de classer les polygones : en fonction de leur "convexité", de leurs "symétries", de leurs "angles"... Mais on les classe d'abord suivant leur nombre de côtés.Les polygones peuvent être classés entre eux suivant leur ordre. Les polygones d'ordre 1 et 2 sont dits dégénérés : ils correspondent respectivement à un point, et à un segment, et possèdent en particulier de ce fait une aire nulle. Le polygone non dégénéré le plus élémentaire est le triangle Vient ensuite le quadrilatère, d'ordre 4. À partir de l'ordre 5, chaque nom de polygone est formé d'une racine grecque correspondant à l'ordre du polygone suivie du suffixe "-gone". Pour s'y retrouver dans la dénomination des polygones, il faut retenir que "-kai-" signifie « et » en grec, et que "-conta-" signifie « dizaine ». Par exemple, le mot "triacontakaiheptagone" signifie trois ("tria-") dizaines ("-conta-") et ("-kai-") sept ("-hepta-") unités, et correspond donc à un polygone de trente-sept côtés, « et » étant interprété ici comme « plus ». Au-delà de 12 côtés, la coutume est de parler de "polygone à n côtés". Il existe cependant plusieurs dénominations anciennes pour des nombres « ronds » comme pour un polygone à vingt côtés (icosa-), à cent côtés (hecto-), à mille côtés (chilio-) et à dix mille côtés (myria-). Les mêmes principes s'appliquent aux polyèdres, où il suffit de remplacer le suffixe "-gone" par le suffixe "-èdre".Un polygone est dit croisé si au moins deux de ses côtés sont sécants, c'est-à-dire si au moins deux de ses côtés non consécutifs se coupent. C'est le cas du pentagone "ABCDE" ci-contre.Un polygone est dit "simple" si deux côtés non consécutifs ne se rencontrent pas et deux côtés consécutifs n'ont en commun que l'un de leurs sommets. Un polygone simple est toujours non croisé. Il forme alors une courbe de Jordan, qui délimite une partie bornée du plan, appelée son "intérieur". On appelle aire d'un polygone simple l'aire de son intérieur.Un polygone simple est dit "non convexe" si son intérieur n'est pas convexe, autrement dit si l'une de ses diagonales n'est pas entièrement dans son intérieur. Par exemple, le pentagone simple ACDBE ci-contre est non convexe car les diagonales [B, C] et [C, E] ne sont pas dans l'intérieur du polygone. Le segment ouvert ]B, C[ est même complètement à l'extérieur. L'existence d'une telle « bouche » est une propriété générale des polygones simples non convexes.Un polygone est dit "convexe" s'il est simple et si son intérieur est convexe. Ainsi, l'hexagone "MNOPQR" ci-contre est convexe.Les "symétries d'un polygone" d'ordre "n" sont les isométries du plan euclidien qui permutent à la fois ses "n" sommets et ses "n" arêtes. Une telle application affine fixe nécessairement l'isobarycentre "G" des sommets donc ne peut être que de deux types : L'ensemble des symétries de n'importe quelle figure plane est un sous-groupe du groupe des isométries du plan. En effet, lorsqu'on compose deux de ces symétries ou qu'on prend la bijection réciproque de l'une d'elles, le résultat est encore une symétrie de la figure. Les symétries d'un polygone d'ordre "n" forment même un groupe fini, qui est égal, pour un certain diviseur "d" de "n" :Un polygone d'ordre "n" est dit régulier s'il est équilatéral (côtés égaux) et équiangle (angles égaux), ou encore s'il est « le plus symétrique possible », c'est-à-dire si son groupe de symétrie est D. Il suffit pour cela que le polygone possède "n" axes de symétrie, ou encore : une rotation d'ordre "n". Lorsqu'on dit « "le" polygone régulier d'ordre "n" », il s'agit de l'« unique » polygone "convexe" de cette famille (on calcule facilement son périmètre et son aire). Les autres sont dits étoilés.Le groupe de symétrie est diédral si et seulement si le polygone admet un axe de symétrie. Plus précisément :Dans un polygone d'ordre "n", pour que l'isobarycentre soit un centre de symétrie — c'est-à-dire pour que le groupe de symétrie C ou D contienne la rotation d'angle π — il faut et il suffit que "d" soit pair, donc il faut que "n" soit pair. Les côtés opposés sont alors parallèles et de même longueur. Les quadrilatères non croisés possédant une symétrie centrale sont les parallélogrammes.Un polygone est dit équiangle quand tous ses angles internes sont égaux. Dans un polygone convexe équiangle à "n" côtés, chaque angle interne mesure (1 – 2/"n")×180° (cf. § « Somme des angles » ci-dessous).Un triangle rectangle comporte un angle droit et deux angles aigus. Les quadrilatères convexes à au moins deux angles droits sont les trapèzes rectangles et (constitués de deux triangles rectangles accolés par leur hypoténuse). Les quadrilatères comportant au moins trois angles droits sont les rectangles. Un polygone convexe ne peut présenter plus de quatre angles droits.Un polygone est dit "inscriptible" quand tous ses sommets se trouvent sur un même cercle, dit "cercle circonscrit au polygone". Ses côtés sont alors des cordes de ce cercle. Parmi les quadrilatères inscriptibles, on trouve les trapèzes isocèles, les antiparallélogrammes et les cerfs-volants à deux angles droits.Un polygone est dit "circonscriptible" quand tous ses côtés sont tangents à un même cercle, dit "cercle inscrit dans le polygone". Les anglophones et les germanophones ont baptisé « polygone tangent » ce type de polygone.Un polygone à la fois inscriptible et circonscriptible est dit. Les triangles et les polygones réguliers sont bicentriques. Voir aussi : « Grand théorème de Poncelet » et « ».La somme des angles internes d'un polygone "simple" d'ordre "n" ne dépend pas de sa forme. Elle vaut (en radians et en degrés) : formula_5 En effet, cette formule, bien connue pour "n" = 3, se généralise en découpant le polygone en "n" – 2 triangles accolés deux à deux par un côté commun, qui est une diagonale de ce polygone (dans le cas particulier d'un polygone convexe, il suffit de considérer tous les segments joignant un certain sommet à tous les autres). Une autre façon de démontrer cette formule est de remarquer que (pour des angles orientés convenablement) la somme des "n" angles externes est égale à 360° et les angles externe et interne associés à un même sommet ont pour somme 180°.Deux polygones sont dits équivalents s'ils peuvent s'obtenir par rotation ou réflexion l'un de l'autre. Ainsi pour formula_6 il existe formula_7 polygones non équivalents (). Parmi eux certains sont chiraux (formula_8 polygones chiraux pour formula_9 côtés). Le nombre de polygones non équivalents par rotation seulement vaut donc formula_10 ().
En géométrie euclidienne, un polygone (du grec "polus", nombreux, et "gônia", angle) est une figure géométrique plane formée d'une ligne brisée (appelée aussi "ligne polygonale") fermée, c'est-à-dire d'une suite cyclique de segments consécutifs.
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Le softball est né à Chicago le jour de l'Action de grâce en 1887. Un groupe d'environ vingt jeunes hommes s'était réuni dans le gymnase du club de bateaux de Farragut afin d'entendre les résultats du match « B » de football américain entre les universités Harvard et Yale. Après que la victoire de Yale eut été annoncée et les paris payés, un homme prit un gant de boxe et le jeta sur quelqu'un, qui le frappa avec un « poteau ». s’écria : « Jouons à la balle! ». Il attacha le gant de boxe de sorte qu’il ressemble à une balle, dessina un terrain sur le plancher (de plus petites tailles en dimensions qu’un terrain de baseball pour pouvoir jouer dans le gymnase) et cassa un manche à balai pour s’en servir comme d’une batte. Ce qui venait de se dérouler était une version plus petite et légèrement différente du baseball. Cette partie est maintenant, plus tard, reconnue comme le premier match de softball. Cette discipline aurait pu mourir le jour de sa naissance si Hancock n'avait pas été si fasciné par ce jeu. En une semaine, il créa une balle surdimensionnée, puis une batte en caoutchouc plus petite et retourna au gymnase peindre des lignes blanches permanentes sur le plancher. Après qu'il eut écrit les règles et appelé ce nouveau sport « baseball intérieur », le jeu a commencé à se répandre. Sa popularité fut immédiate. Il s'est propagé rapidement, sa popularité devenant internationale avec la formation d'une ligue à Toronto. Cette année-là fut également l'année de la première publication du guide de « baseball intérieur ». Il fut distribué dans toute la nation et dura une décennie. Au printemps 1888, le jeu de Hancock devient un jeu extérieur. Il est joué sur un petit terrain et est appelé « Intérieur-Extérieur ». En raison de l'appel de masse du sport, Hancock édite son premier ensemble de règles d'« Intérieur-Extérieur » en 1889. Si Chicago était certainement le lieu de naissance du softball, le jeu a subi une certaine modification à Minneapolis. En 1895, Lewis Rober, pompier de son état, eut besoin d'une activité pour maintenir ses hommes occupés et en forme pendant leur temps libre. Il créa ce jeu pour occuper un bout de terrain à côté de la bouche d'incendie et le résultat fut immédiatement convaincant. Rober n'était probablement pas au courant de la version de Hancock qui était encore presque exclusivement concentrée à Chicago à cette époque. L'année suivante, Rober est muté dans une autre unité avec une nouvelle équipe à diriger. En 1900, en l'honneur du nom de son groupe, « the Kittens », le jeu s’appela « Kitten League Ball ». Plus tard le nom fut raccourci en « Kitten Ball ». Pour atteindre les Jeux Olympiques, le softball féminin a dû se développer considérablement. La première équipe a été formée en 1895 à l'école secondaire de la Division Occidentale de Chicago. Ces étudiantes n'ont obtenu un entraîneur pour les compétitions qu'en 1899 et il était difficile de susciter l'intérêt chez les spectateurs. Cependant, seulement cinq ans après, plus d'attention a été accordée aux matches féminins. En 1904, c'est le Guide de Baseball d'Intérieur de M. Spalding qui attira l'attention sur ce sport en lui consacrant une section importante. Le tournoi national de Chicago en 1933 a également permis le développement du softball. Les champions masculins et féminins ont été honorés pendant cette compétition. Les Championnats du Monde de Softball de 1965 ont popularisé le softball féminin en le faisant devenir un sport international, une étape vers les jeux pan-américains et les Jeux olympiques. Onze ans après, les joueuses de softball ont eu l'équivalent du baseball avec la création en 1976 d'une ligue professionnelle de softball féminin. Les contrats des joueuses étaient alors compris entre et par an. La Ligue s'est arrêtée en 1980 pour des raisons financières. Vicki Schneider, une softballeuse professionnelle de l'époque qui fait aujourd'hui partie du Hall of Fame de St Louis, rappelle que cette Ligue était le point culminant de sa carrière.La batte de softball peut être en bois ou en matériau composite. Son poids doit être inférieur à (), sa longueur doit être inférieure ou égale à () et son diamètre inférieur à (). Pour un effet optimum, la longueur et le poids de la batte sont choisis en fonction de l'âge, de la taille et du poids du batteur. En France, la présence lisible des logos ASA/ISF est souvent demandée pour autoriser l'usage d'une batte en compétition.Contrairement à ce que le nom de la discipline indique, la balle n'est pas nécessairement molle. La balle peut en effet être molle ou dure. La circonférence de la balle varie de () à () en fonction de la catégorie de jeu. Sa couleur est en général jaune ou blanche.Tout comme au baseball, les défenseurs utilisent un gant pour attraper la balle. Ce gant peut être en cuir ou en matériau synthétique. La dimension du gant est sensiblement la même que celle du gant de baseball, bien que la majorité des joueurs préfèrent un gant plus large compte tenu de la dimension de la balle.Le terrain de jeu est décomposé en deux zones : le territoire des « bonnes balles » et le territoire des « fausses balles ». Le territoire des bonnes balles est lui-même composé d’un champ intérieur (), d’un champ extérieur ("") et d’une zone au-delà de la clôture du champ extérieur. Les dimensions du terrain varient en fonction de la catégorie de jeu et sont définis dans les règles officielles de la "Fédération internationale de softball". Le champ intérieur se compose de six positions : Le champ extérieur est composé différemment suivant que l'on joue en'ou en':La balle-donnée est une variante du softball jouée principalement au Québec. L'équipe au bâton doit fournir son propre lanceur contrairement au softball. Cette version de jeu est souvent rencontrée en Amérique francophone lors de joutes amicales parfois mixtes, où l’accent est mis sur l’aspect social plutôt que sur l’aspect compétitif du jeu. Le lanceur doit alors donner la meilleure balle à frapper. Il n’est alors plus considéré comme un joueur défensif et certaines règles peuvent considérer que le batteur est éliminé si sa balle touche le lanceur.
Le softball, aussi appelé balle-molle en Amérique du Nord francophone, est un sport collectif pratiqué par deux équipes de neuf à douze joueurs alternant entre l’attaque et la défense. Le but du jeu est de faire avancer les coureurs autour de quatre bases, appelées « buts » au Canada francophone, jusqu'au marbre, et de marquer le plus de points possible.
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Le terme de « sport » a pour racine le mot de vieux français "desport" qui signifie « divertissement, plaisir physique ou de l'esprit ». En traversant la Manche, "desport" se mue en « sport » et évacue de son champ la notion générale de loisirs pour se concentrer sur les seules activités physiques et mentales. La langue allemande admet aussi le terme « sport » et sa définition anglaise en 1831 ; la France en fait usage pour la première fois dès 1828. La frontière entre jeux et sports n'est pourtant pas très claire. La Fédération française des échecs fondée en 1921 reçoit ainsi un agrément sportif du Ministère deLa question de l'histoire du sport bute sur un débat qui oppose deux thèses. Pour un courant de pensée, le sport est un phénomène universel, qui a toujours existé et partout sous des formes très diverses. Ce serait un « invariant culturel » (selon les termes de Frédéric Baillette, enseignant et directeur de la revue "Quasimodo"). Cette thèse est notamment soutenue en 1991 par le médecin français Jean-Paul Escande ("Les avatars du sport moderne", in Ardoino, Brohm, "Anthropologie du sport", Perspectives critiques, 1991). Cette thèse est implicitement soutenue par ceux qui parlent de « sport antique », de « sport médiéval », etc. LeSelon l'interprétation large de la notion, le sport est un phénomène universel dans le temps et dans l'espace humain, et, pour reprendre une maxime byzantine, « les peuples sans sport sont des peuples tristes ». Nombre de phénomènes qui paraissent récents, accompagnent en fait l'histoire du sport depuis l'origine : du professionnalisme au dopage, des supporters aux problèmes d'arbitrage. La Grèce, Rome, Byzance, l'Occident médiéval puis moderne, mais aussi l'Amérique précolombienne ou l'Asie, donnent tous une importance au sport. Certaines périodes sont surtout marquées par des interdits concernant le sport, comme c'est le cas en Grande-Bretagne du Moyen Âge à l'époque Moderne. Interrogée sur la question, la Justice anglaise tranche ainsi en 1748 que le cricket n’estLa liste suivante regroupe les sports les plus connus, classés par catégories usuelles. D'autres sports pourraient compléter cette liste. Certains sports peuvent appartenir à plusieurs catégories. La présence des catégories « sports mécaniques »Les Jeux olympiques sont une compétition internationale qui regroupe une sélection de disciplines sportives. Ainsi, il est possible de classer les sports entre ceux qui sont inscrits aux Jeux olympiques, dits « Sports olympiques » et ceux qui le sont pas. Un sport ne peut être olympique que s'il fait partie d'une fédération internationale reconnue par le Comité international olympique (c'est-à-dire qui répond à de multiples critères de sélection très stricts). Celles-ci sont alors divisées en trois groupes : Les sports olympiques actuels furent tous inclus au programme des jeux à un moment spécifique de l’histoire, au cours d'une décision commune prise entre le CIO et les fédérations internationales. Une fois qu'un sport a été désigné comme sport olympique, il ne peut plus être retiré des programmes des jeuxLa pratique équilibrée d'un sport aide à se maintenir en bonne santé physique et mentale. En revanche, le surmenage sportif et l'absence totale d'exercice physique sont nocifs pour la santé. La pratique du sport régulier maintient notre organisme en bonne santé, réduit le stress et augmente la capacité de réflexion.La pratique d'un sport se décompose en trois types d'activités : l'entraînement sportif, la compétition et la récupération. L'entraînement a pour objectif de former et d'entraîner le pratiquant pour que ses performances augmentent. Pour être bénéfique, l'entraînement doit être réparti sur une succession de séances régulières, progressives et complémentaires les unes aux autres.Chaque discipline fait appel à des compétences sportives particulières. L'équilibre, la force, la motricité, la vitesse, l'endurance, la concentration, le réflexe, la dextérité sont les compétences les plus connues. Certaines disciplines font plutôt appel à une seule compétence alors que d'autres font appel à un éventail de plusieurs compétences. Hormis les compétences sportives, il existe des facteurs physiques déterminants de la performance sportive, cesLa pratique d'un sport fait travailler le système cardio-respiratoire et différents muscles. Elle permet de brûler des calories et donc de prévenir de l'obésité (prévention de l'obésité). Elle incite à avoir une alimentation correcte (alimentation du sportif). Elle facilite l'évacuation de la tension nerveuse accumulée dans la journée (ex : stress chez l'humain). Elle permet la et de ses limites. Elle facilite l'acquisition du sens de l'équilibre, soit dans des situations prévues (exercices de gymnastique), soit dans des situations imprévues (jeux de ballon, sports de combat). Il permet aussi au pratiquant de construire une méthodologie du travail, réutilisable pour d'autres disciplines. Il est recommandé de pratiquer un sport d’intensité moyenne ou, plus simplement, d’exercer une activité physique pendant un temps allant de 50 min à 1h30 si l'on veut avoir un effet sur le maintien ou l'abaissement de son poids, au moins trois fois/semaine. La marche est l'activité physique la plus pratiquée par un très grandLa pratique du sport présente des risques. Le sportif peut se blesser en faisant un faux mouvement, en chutant (entorse, élongation musculaire, claquage, fracture osseuse, traumatisme crânien) ou en recevant un coup. Il peut être victime d'un accident cardiovasculaire (du type infarctus du myocarde). Certains sports présentent des risques réels d'accidents corporels graves, tels que le traumatisme crânien ou la noyade, et leur pratique n'est autorisée qu'avec un équipement adapté, tels que : gilet de sauvetage pour le canoë, casque pour la descente en VTT, harnachement complet pour le gardien de hockey sur glace. Certains sports dits « extrêmes » présentent même de tels risques d'accidents mortels que leur pratique en est interdite. L'activité sportive intensive est source de blessures graves qui peuvent contraindre le sportif à s'arrêter et qui peuvent laisser des séquelles. La pratique d'un sport doit être adaptée à l'âgeLe dopage est un des risques pour la santé du sportif. Ce problème n'est toutefois pas spécifique au sportif. Le dopage consiste à utiliser des produits qui augmentent la performance par différents moyens tels que l'augmentation de la masse musculaire ou la résistance à la douleur. L'EPO est un exemple de produits dopants. Le dopage est une pratique de certains sportifs professionnels de haut niveau mais également de certains sportifs amateurs. Le dopage est efficace : il permet en général à ceux qui se dopent d'obtenir des performances supérieures à ce qu'elles seraient sans dopage. Le dopage est illicite : le sportif convaincu de dopage est sanctionné. Le dopage est dangereux pour la santé du sportif : certains décès de sportifs pourraient être la conséquence d'un dopage. La lutte et la prévention anti-dopage existent. Elles concernent tout le monde et, au tout premier plan, les sportifs, leur entourage professionnel et les organisateurs de compétitions. Les contrôles anti-dopage permettent deSelon que la température est trop ou pas assez élevée, l'organisme peut être soumis respectivement à l'hyperthermie ou à l'hypothermie. En cas de température élevée, on portera des vêtements légers en textile adapté, mais continuant à protéger du soleil, surtout en altitude ou en cas de canicule. Le rendement sportif pourra être maintenu grâce à l'utilisation d'un gilet réfrigérant. En cas de basse température, on utilisera au contraire des vêtements chauds, enUne pression trop basse ne permet pas de respirer convenablement, alors que tout sportif a besoin d'échanges respiratoires élevés pour être performant, ou simplement survivre. Ces limites s'observent pour l'alpinisme d'altitude, où la pression atmosphérique en haut de l'Everest n'est qu'environ 1/3 de la pression au niveau de la mer considérée comme pression normale pour vivre par la plupart de l'humanité (le rendement est fortement dégradé pour tous, et beaucoup d'alpinistes se voient obligés d'utiliser des bouteilles d'oxygènes sur les sommets de plus de 8000m, et un caisson isobare en cas de malaise aigu ou d'accident). Il est bien connu que l'altitude a un impact sur les compétitions sportives en altitude, comme ce fut par exemple le cas aux jeux olympiques de Mexico. Pour des raisons inverses, le plongeur ne peut descendre à trop grande profondeur sans équipement (scaphandre autonome avec pression régulée).Le sport se pratique durant le parcours scolaire, au travers de multiples APS, au sein d'un club soit hors de tout club. Les clubs sont affiliés à des fédérations. Les clubs organisent les entraînements et mettent leurs moyens à la disposition des compétitions. Les fédérations organisent les compétitions et édictent les règlements. La grande majorité des sportifs est composée de sportifs amateurs, c'est-à-dire d'hommes et de femmes qui pratiquent leur activité sans recevoirLa puissance du mouvement sportif est aujourd'hui considérable. Une fédération internationale comme la FIFA a la capacité de modifier les règlements et d'exiger la mise en application à la planète entière à compter d'une date précise. Et nul besoin à la FIFA de rappeler à l'ordre Pierre, Paul ou Jacques, car tout le monde suit le même règlement. Le sport propose ainsi un premier modèle de mondialisation réelle. ÀVoici une liste des principauxLes compétitions sportives sont des formes de spectacles, mais leur scénario n'est pas écrit d'avance. Pendant l'Antiquité, la sculpture ou la poésie furent de bons vecteurs de médiatisation du sport. Avec l'arrivée des médias modernes avec dans l'ordre chronologique la presse écrite, la radio, la télévision puis internet, le sport dispose de puissants supports médiatiques.Un club sportif (CS)Le sport possède une activité importante au niveau économique. Il a créé et fait vivre une forme de secteur hétérogène assemblant pèle-mêle des médias, des équipementiers, des franchises, des clubs sportifs, des médecins, des avocats, des entraîneurs et conseillers en tous genres, des jardiniers et même des cabinets d'architecture spécialisés dans la conception de stades et autres arénas. Quelques sportifs professionnels tirent également leurs revenus du sport. Pour mémoire, on rappellera que le nombre des accréditations pour les médias est toujours largement supérieur à celui des accréditations d'athlètes lors des Jeux olympiques d'été : contre. Les industries et les commerces du bâtiment, du textile, de l'automobile, du spectacle, des médias et du tourisme travaillent pour le sport. Les contrats des sportifs professionnels, des parrainages publicitaires et des subventions publiques concernent des masses importantes d'argent. Les paris sportifs génèrent également d'importants revenus. Certains clubs sportifs sont des entreprises cotées en bourse. Équipements sportifs, droits de diffusion télévisuel et autres produits dérivés font tourner la machine économique. Ceci est valable dans de très nombreux pays, sur les cinq continents. La part du PIB consacré auDes liens de proximité existent entre sport, santé, économie et environnement, depuis longtemps. Les liens avec l'environnement et la santé sont plus évidents avec les « sports de pleine nature », et indirects (via les impacts différés ou indirects) avec les sports en salle ou les sports dits « automobiles » ou « mécaniques ». En tant que tels, les enjeux de soutenabilité du développement des activités sportives ont vraiment émergé dans les années 1990, dans le contexte du Sommet de la Terre de Rio (juin 1992) et de ses suites. Le considère La pollution a son importance pour les grands évènements sportifs, car elle peut nuire aux performances des sportifs eux-mêmes., explique le Dr Pierre Souvet, Président de l’Association Santé Environnement France. LaÀ partir des années 2000 des infrastructures sportives respectant mieux l'environnement et les paysages ; la protection des ressources naturelles et de la biodiversité ; la réduction des déchets et polluants produits par le sport ; la promotion des jeunes, des populations autochtones, de la coopération internationale, de la démocratisation du sport et du rôle de la femme ; la lutte contre les discriminations ainsi que le développement du sport féminin comptent parmi les défis et engagements du CIO en faveur de la soutenabilité du sport. Au niveau mondial, le comité olympique a produit son propre Agenda ("l'Agenda 21 du CIO", en 1999), suivi d'une résolution du Conseil de l'Europe en 2000, et d'une déclinaison et adaptation françaiseLe sport en général est un refuge pour les comportements haineux, ainsi une étude menée par la Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports d'Aquitaine montre que l'homophobie est bien plus élevée chez les sportifs que dans la population générale. Ceci est notamment vrai pour leLa part importante accordée aux sports dans les médias de masse pousse certaines personnes à critiquer ce fait comme étant une stratégie visant à divertir les gens, afin de les empêcher de se concentrer sur les problèmes premiers, à l'image de la société du spectacle décrite par Guy Debord. Cette critique dont l'historien Sébastien Nadot s'est fait le chantre rejoint celle formulée parLa sociologie du sport traiteDe nombreux sites internet sont développés dans l'objectif de coacher et d'aider les personnes qui veulent se mettre au sport. On note plusieurs catégories de sites :L'univers du sport, tant réel que
Le sport est un ensemble d'exercices physiques se pratiquant sous forme de jeux individuels ou collectifs pouvant donner lieu à des compétitions. Le sport est un phénomène presque universel dans le temps et dans l'espace humain. La Grèce antique, la Rome antique, Byzance, l'Occident médiéval puis moderne, mais aussi l'Amérique précolombienne ou l'Asie, sont tous marqués par l'importance du sport. Certaines périodes sont surtout marquées par des interdits.
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Athènes s'étend sur la plaine d'Attique, dominée par le mont à l'ouest, le mont Parnès au nord, le mont Lycabette au nord-est (faisant partie de chaîne Pentélique), le mont Hymette à l'est, et le golfe Saronique au sud-ouest. En raison de ces limites naturelles, il est peu probable de voir la ville s'étendre beaucoup plus qu'elle ne l'est aujourd'hui. Par ailleurs, la géomorphologie d'Athènes contribue beaucoup aux problèmes de pollution atmosphérique, surnommé le "néfos", dont elle souffre aujourd'hui (Los Angeles aux États-Unis connaît la même géomorphologie et les mêmes conséquences). Les terres sont rocailleuses et peu fertiles. La ville antique était construite au pied de l'Acropole. Dans l'Antiquité et jusqu'au début du, le port du Pirée (en grec, "Pireas") était une ville bien distincte mais il fait aujourd'hui partie de la ville.Les quartiers de Pláka (situé au pied de l'Acropole), Kolonáki, Monastiráki, Psyrí et Exárcheia (ou Exarchia) constituent le centre de la ville moderne. Lorsqu'Athènes est devenue la capitale du royaume de Grèce au, les architectes allemands ont tenté de créer une ville nouvelle de style néoclassique autour des places Omónia (la Concorde en grec moderne) et Syntagma (la Constitution). Ces places restent des centres névralgiques, et la plupart des monuments et musées se trouvent dans ces quartiers (le Parlement occupe le bâtiment du palais royal sur Syntagma) mais pour le reste le style néoclassique ne saute pas aux yeux, les bâtiments subsistants étant noyés dans les constructions environnantes. Les parties nouvelles de la ville sont pour la plupart en béton gris et souffrent d'un manque d'espaces verts. Les Athéniens ont surnommé leur ville "Tsimentoupolis" ou "Tsimentopoli" (« la ville de ciment » ou « la ville de béton »).Le climat est méditerranéen (classification de Köppen : Csa), les étés sont chauds et secs, les hivers sont doux. Les influences continentales sont présentes aussi, en raison des montagnes qui bordent le tour de la ville. Athènes est une ville sèche ( de précipitations annuelles), la sécheresse estivale dure en réalité d'avril à octobre. Les mois de juillet et d'août sont les plus chauds et les plus secs. Lorsque le vent du nord souffle sur Athènes en hiver, il peut apporter des précipitations sous forme de neige, qui tombent surtout sur la banlieue nord de la capitale. Le 9 janvier 2017, d'importantes chutes de neige se sont produites à Athènes en raison d'une vague de froid exceptionnelle en Europe centrale. Les tempêtes de neige sont peu fréquentes; cependant, lorsqu'elles surviennent, elles causent de graves perturbations. Athènes détient le record de la plus haute température enregistrée en Europe, le 10 juillet 1977 : ().La formation du toponyme viendrait de la racine indo-européenne "ath-" signifiant probablement « tête » ou « sommet », puisque la forteresse de l’Acropole située au sommet de la colline du même nom, constituerait le « noyau fondateur » de la ville. Ce qui expliquerait d'ailleurs l’origine de la légende mythologique portant sur la naissance d'Athéna selon laquelle la déesse, devenue protectrice de la cité, serait sortie « armée » de la tête de Zeus.Des traces d'occupation humaine sont attestées dès le Néolithique sur le site de l'Acropole (voir Pélasges). Mais ce n'est qu'à la suite des invasions ioniennes que l'Attique fut organisée en cités, parmi lesquelles Cécropia, la future Athènes. Athènes fut fondée formellement vers 800 avant notre ère par le synœcisme de plusieurs villages, partiellement préservés par l'invasion des Doriens. Ce faisant, en tirant parti de la forteresse naturelle de l'Acropole, ils purent résister aux hordes de pillards qui terrorisaient la région. Le pluriel du mot "Athènes", d'après Thucydide, est une trace des anciens villages qui fusionnèrent pour fonder la cité. Selon la légende, c'est le héros Thésée, vainqueur du Minotaure, qui dirigea cette unification de l'Attique (Thucydide, II, 15, 2). Athènes était l'une des cités dominantes en Grèce au cours du Son âge d'or fut atteint sous Périclès, au, où sa domination était à la fois politique, financière (grâce aux mines d'argent du Laurion et au tribut), militaire et culturelle. C'est à cette époque qu'Athènes fut qualifiée de « capitale (ἄστυ ["astu"]) de la Grèce » (Isocrate). Rapidement, Athènes transforma la ligue de Délos en un véritable empire qui fut dissous à la fin de la guerre du Péloponnèse qui l'opposa à Sparte. Le philosophe Aristote né en 384 participa beaucoup à la vie intellectuelle d'Athènes, notamment en rédigeant son traité intitulé "Politiques", où il critiqua la démocratie athénienne. La bataille de Chéronée, remportée en 338 av. J.-C. par Philippe II de Macédoine, fit entrer Athènes dans le nouvel Empire macédonien. La cité, qui demeura le grand foyer de la civilisation grecque, bénéficia jusqu'au de nouveaux aménagements et de travaux d'embellissement menés sous la houlette de Lycurgue. Après la mort d'Alexandre le Grand en 323 av. J.-C. et le découpage de l'Empire macédonien, la ville, encore sous domination des rois de Macédoine, sombra dans l'oubli. Conquise par le Romain Sylla, en 86, Athènes perdit ses remparts et son rôle politique mais resta néanmoins un véritable phare intellectuel grâce à la "Pax Romana" qui s'instaura. Séduits par la culture et l'art de vivre athéniens, les Romains en copièrent les œuvres d'art et les mœurs et ne cessèrent d'embellir la ville : la tour des Vents, le temple de Rome et d'Auguste sur l'Acropole, l'agora romaine, le théâtre de l'Odéon dans l'ancienne agora sont parmi les monuments édifiés à cette époque. Aux alentours de l'an 1, la ville comptait ainsi environ. À partir de 53, les prêches de saint Paul devant l'Aréopage ne donnèrent qu'un faible écho au christianisme à Athènes ; Paul réussit cependant à convertir un membre du vénérable tribunal, Denys l'Aréopagite ou Dyonisius, et une femme, Damaris (). Plus tard, l'empereur Hadrien (117 – 138), particulièrement attaché à la Grèce, continua les travaux d'urbanisme de ses prédécesseurs : la bibliothèque qui porte son nom, l'Olympion (temple de Zeus), de nouvelles routes et des aqueducs furent construits sous son règne. Sous le règne d'Antonin le Pieux, un richissime Athénien, Hérode Atticus, fit bâtir, entre 140 et 144, un gigantesque stade en marbre situé au-delà de l'Ilissos ; il édifia plus tard, en mémoire de sa défunte épouse, l'Odéon qui porte son nom, construit en l'an 161. Après la chute d'Hippias, la famille des Alcméonides fut de nouveau autorisée à s'installer à Athènes.Durant la période byzantine, Athènes perdit beaucoup de sa gloire pour ne devenir qu'une petite ville de province. Théodose II, par ses édits de 426 et 439, ordonna la destruction de tous les temples païens. Il fit cependant une exception pour Athènes : ils seraient désaffectés et convertis en églises. Cependant, les Panathénées continuèrent à être célébrées. Justinien fit appliquer les décisions de Théodose II à partir de 529 : fermeture des écoles philosophiques (principalement néo-platoniciennes), transformées en écoles chrétiennes privées et conversion des temples en églises : le Parthénon devint la cathédrale de la ville. En effet, le culte de la Vierge (en grec Parthénos) Athéna fut remplacé par celui de la Vierge Marie Mère de Dieu, qualifiée d'Athénienne comme patronne de la cité. L'Érechthéion devint église de la Théotokos (« mère de Dieu »). En 857, l'évêché d'Athènes devint archevêché et le Parthénon devint église métropolitaine. Les temples furent dépouillés de leurs trésors au profit de Sainte-Sophie. Entre le, l'Asklépieion fut consacré aux saints Anargyres Côme et Damien. Le Théséion fut consacré à saint Georges. Au, les Propylées devinrent palais épiscopal. De nombreuses églises byzantines furent érigées, bien souvent sur d'anciens sanctuaires païens. En 1146, la ville fut prise par Roger de Sicile. Après l'établissement de l'Empire latin de Constantinople en 1204, les Français mirent en place un duché d'Athènes, d'abord gouverné par les sires de la Roche et de Brienne. Il fut conquis par la compagnie catalane, avant d'être repris par des Florentins, les Acciaiuoli (1385). Ces derniers rendirent à la ville une partie de son éclat. L'Acropole fut transformée en manoir. Les Florentins se logèrent dans le palais métropolitain des Propylées. Ils firent construire une tour de guet, détruite par Heinrich Schliemann en 1875. La ville basse, limitée à l'agora romaine, fut dotée en 1402 d'un mur d'enceinte, parfois appelé mur de Valérien.En 1456, trois ans après la chute de Constantinople, Athènes fut conquise à son tour par les Ottomans sujets de Mehmet II, sauf l'Acropole qui résista et ne tomba qu'en 1458. Les Turcs entourèrent l'Acropole de nouvelles fortifications (le mur de Serpentzé), appuyées sur le portique d'Eumène et l'Odéon d'Hérode Atticus. Le Parthénon devint une mosquée. Il fut doté d'un minaret peu après 1466. L'Érechtéion devint le harem du disdar. Le 26 septembre 1687, alors qu'Athènes était assiégée par les troupes de Venise commandées par Morosini, une bombe tomba sur le Parthénon que les Turcs avaient transformé en poudrière. Le temple fut presque totalement détruit. La dégradation se poursuivit au début du et fut l'œuvre de l'ambassadeur britannique à Constantinople, Thomas Bruce ( comte d'Elgin), et de ses agents. La population d'Athènes déclina fortement, chose qui s'aggrava avec le déclin de l'Empire lui-même. Des quartiers entiers de la ville furent détruits entre le dans des guerres de factions. Dès 1821 et le déclenchement de la guerre d’Indépendance, Athènes fut libérée de l’occupation turque, mais les Grecs ne s’emparèrent de la forteresse de l’Acropole qu'en juin 1822 après un long siège. En 1826 et 1827, les Turcs assiégèrent l’Acropole, défendue d’abord par le klephte Gouras et Makriyánnis, puis, après la mort de Gouras, par le général français Fabvier. Toutes les tentatives de dégager la ville, menées par Karaïskákis puis, après son décès par l’amiral Cochrane et le général Church, échouèrent. Les troupes de Rachid Pacha prirent l’Acropole le 27 mai 1827 et y restèrent jusqu’au 12 avril 1833. La ville était quasiment inhabitée lorsqu'elle fut proclamée capitale du royaume de Grèce le décembre 1834, mais elle fut rebâtie dans les décennies qui suivirent. Le gouvernement s'installa dans une ville en ruines. Les églises furent reconverties pour accueillir les ministères. Le Théséion devint un musée. Les architectes bavarois du roi Othon proposèrent un schéma directeur en triangle, dirigé vers l'Acropole ainsi mise en valeur, et un plan perpendiculaire. La reconstruction/construction de la ville fut laissée à l'initiative privée. La rue Ermou (Hermès) marquait alors la frontière entre ville ancienne, médiévale et ville contemporaine. Un palais royal (devenu depuis siège du Parlement), que certains architectes auraient souhaité installer sur l'Acropole, fut achevé en 1838 sur la place Syntagma. La reine Amélie créa l'année suivante un jardin botanique (devenu depuis les jardins nationaux) à côté du palais. En 1845, la ville était encore soit un champ de ruines soit un chantier de construction. De grandes maisons néo-classiques émergeaient de terrains vagues à peine déblayés. Les rues n'étaient pas encore pavées, ni éclairées, ni réellement aménagées. Pendant la Première Guerre mondiale, la ville fut occupée par des troupes franco-britanniques à partir du 16 octobre 1916. Après la guerre gréco-turque et la « Grande Catastrophe » de septembre 1922, l'afflux de plus d'un million de réfugiés en provenance d'Asie Mineure entraîna dans les années 1920 la construction de quartiers entiers. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville fut prise par l'Allemagne nazie, le 27 avril 1941, et occupée jusqu’en octobre 1944. Les Allemands organisèrent une famine systématique qui fit de très nombreux morts. Le 3 décembre 1944, le soulèvement communiste commença dans le quartier autour du Théséion, après que les forces de police eurent tiré sur une manifestation le matin même sur la place Syntagma, faisant quinze morts. Les Britanniques restaurèrent l’ordre après d’intenses combats de rue et grâce à des renforts venus de Phalère. La croissance d'Athènes fut très faible pendant les premières années qui suivirent les destructions et les ravages de la guerre civile grecque. Puis la cité recommença à croître. L'entrée de la Grèce dans l'Union européenne en 1981 apporta de nouveaux investissements à la ville. Enfin, l'accueil des Jeux olympiques d'été de 2004 a été le moteur de nombreux travaux d'infrastructure. En 1985, Athènes a été déclarée capitale culturelle de l'Europe.C’est à Athènes que sont notamment nées la démocratie et la philosophie. De fait, la civilisation athénienne est l’un des fondements de la culture européenne et c’est en mémoire de cela que le projet de constitution européenne cite en préambule l’historien Thucydide ("Guerre du Péloponnèse", II, 37, 1) : Athènes a également été le centre culturel de la Grèce classique, et ce dans tous les domaines. Sa conception du beau et du bon a influencé durablement le reste du monde grec, puis romain, et enfin l'Occident. En 1976 s’est tenu à Athènes le congrès mondial d’espéranto, dont le thème était « Collaboration internationale des états au niveau régional ». Athènes a accueilli, du 19 au 23 septembre 1985, le international dans la série des symposiums traitant des sujets spéciaux parrainés par l’"Association Internationale de Géologie de l’Ingénieur", organisé par le groupe national grec de l’AIGI. Le thème de « la protection des monuments et des sites historiques » fut spontanément adopté. Athènes a par ailleurs accueilli les premiers Jeux olympiques modernes en 1896, en souvenir des Jeux olympiques de la Grèce antique. La ville a accueilli de nouveau les Jeux d'été en 2004. Outre le succès sportif et médiatique de l'évènement, ils permettront peut-être d'accroître les investissements étrangers en Grèce en prouvant la capacité du pays à gérer de grands projets. Depuis la crise financière de 2008, Athènes est devenu un haut-lieu de l'art urbain. La municipalité cherche à encadrer et valoriser ces pratiques artistiques de rue, notamment le graffiti, pour éviter qu'il n'empiète sur le patrimoine historique.L’agglomération athénienne est le principal foyer de population de la Grèce, avec d'habitants sur un territoire métropolitain de, sur un total de de Grecs environ (au 2006), soit près d'un tiers de la population du pays. Évolution de la population à travers les âges : La cité moderne d’Athènes est constituée de villes et villages autrefois distincts, qui avec l’expansion démographique du ont fini par former une agglomération. Celle-ci comprend aujourd’hui (), la plus importante étant la ville d'Athènes ( / ), avec près d’un million d'habitants (la deuxième étant Le Pirée). Le nom d’"Athènes" peut ainsi désigner l’agglomération entière (aussi appelée le "grand Athènes") ou la ville d’Athènes, ou même juste le centre-ville. "Voir ci-dessous la liste des municipalités."Athènes dispose d'un réseau dense de trolleybus et d'autobus. Afin de lutter contre la pollution, une part croissante des autobus fonctionne au gaz naturel pour véhicules (GNV). Le métro, dont la première ligne (la ligne verte nommée également ISAP) date de 1904, a été complété par deux lignes modernes (les lignes rouge et bleue) en 2000 et s'étend jusqu'à l'aéroport. Trois lignes de tramway (3, 4 et 5), ont été mises en service pour les Jeux olympiques de 2004 : deux d'entre elles relient le centre d'Athènes (départ près de Syntagma). La ligne 3 assure la desserte entre Voulas (sud-est de l'agglomération) et le Pirée (terminus S.E.F.) tandis que la ligne 4 relie Le Pirée à la place Syntagma. Quant à la ligne 5, elle relie Voulas à la place Syntagma.Le port du Pirée relie par voie maritime, différents ports de la région et différentes îles d'autres régions de la Grèce.Un train rapide du réseau Proastiakós relie également la gare centrale (Larisis) à la banlieue attique en direction de l'aéroport — il emprunte la même voie que le métro entre Doukissis Plakentias et l’aéroport international Elefthérios-Vénizélos.L'aéroport international Elefthérios-Vénizélos (code AITA : ATH) est construit par une entreprise allemande, a remplacé en 2001 l'ancien aéroport d'Elliniko ("Hellinikon International Airport").À ces transports en commun, il faut ajouter les taxis, omniprésents dans la capitale hellène, et qui ont la particularité de prendre à la fois plusieurs passagers se rendant vaguement dans la même direction. Avant ces développements, se déplacer à Athènes s'avérait très problématique, que ce soit à cause de la vétusté des équipements ou de la lenteur du trafic. Un apport des JO de 2004 est donc ce réseau efficace métro-tramway-bus qui semble avoir apporté une solution au problème du transport athénien. Néanmoins, le tramway n'est pas prioritaire sur le reste du trafic, ce qui occasionne une certaine lenteur et limite ainsi ses performances.Le nome d'Athènes est l'une des de Grèce. Il fait partie de la périphérie d'Attique. Son chef-lieu est Athènes. Ce nome, d'une superficie très réduite mais densément peuplé, recouvre la partie centrale de l'agglomération athénienne. Il est divisé en plusieurs municipalités et communautés (listées dans l'article détaillé).La municipalité d'Athènes est divisée en ou « "Dimotika Diamerismata" » (numérotés de 1 à 7). Cette division en district est principalement utilisée à des fins administratives.Athènes est jumelée ou a des partenariats avec les villes suivantes :
Athènes (en grec ancien / — le nom est toujours pluriel —, en grec moderne [a'θina] / "Athína") est la capitale et la plus grande ville de la Grèce. En 2011, elle compte "intra-muros" sur une superficie de. Son aire urbaine, le Grand Athènes, qui comprend notamment le port du Pirée, en compte plus de. Berceau de la civilisation occidentale et dotée d'un riche passé, la ville est aujourd'hui le cœur politique, économique et culturel de la République hellénique, dont elle accueille la plupart des institutions, comme le Parlement, l"'Áreios Págos" (cour suprême) et le siège du Gouvernement.
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Un triangle est complètement déterminé par la donnée de ses trois sommets et il se note en général en juxtaposant les trois lettres ("a priori" capitales) qui les désignent. L'ordre de ces lettres importe peu même si l'ordre d'énonciation correspond en général à un parcours dans le sens trigonométrique autour du triangle. La longueur d'un côté est classiquement notée avec la lettre minuscule correspondant au sommet opposé. </math> Si tous les sommets sont distincts, chaque angle géométrique peut être identifié par la lettre du sommet correspondant, surmontée d'un accent circonflexe. Au cas où la figure comprend d'autres segments passant par les sommets, les côtés de l'angle sont précisés par les lettres désignant les deux autres sommets de part et d'autre sous l'accent circonflexe. Ces angles peuvent aussi être notés à l'aide de lettres grecques en minuscule et en italique.Le postulat euclidien selon lequel « la ligne droite est le plus court chemin d'un point à un autre » s'illustre par le fait que dans un triangle, la longueur de chaque côté est inférieure à la somme des longueurs des deux autres côtés : Le cas d'égalité caractérise les triangles plats, dans lequel l'un des sommets appartient au segment qui relie les deux autres. Réciproquement, étant données trois longueurs (données par trois nombres réels positifs) dont aucune n'est supérieure à la somme des deux autres, il est possible de construire un triangle ayant ces longueurs de côté. La vérification de ces inégalités peut être faite en comparant seulement la plus grande des trois longueurs avec la somme des deux autres, car les deux autres inégalités sont nécessairement vraies. Il suffit alors de construire d'abord un segment d'une des trois longueurs souhaitées, puis de tracer deux cercles centrés sur les extrémités de ce segment avec pour rayon chacune des deux autres longueurs. Les deux cercles ont alors deux points d'intersection et n'importe lequel de ces deux points définit le triangle de dimensions voulues avec le segment initial.La somme des angles d'un triangle est égale à un angle plat, autrement dit la somme de leurs mesures vaut 180° (degrés) c'est-à-dire π radians. Cette propriété est une caractéristique de la géométrie euclidienne. Il existe d'autre géométries, dites géométries non euclidiennes, dans lesquelles la somme des angles d'un triangle est toujours supérieure à 180° (on parle alors de géométrie elliptique) ou au contraire inférieure (la géométrie est alors dite géométrie hyperbolique). Réciproquement, étant données trois mesures (non nulles) d'angles géométriques dont la somme vaut un angle plat, il existe un triangle ayant ces mesures d'angles. Il suffit de tracer un segment d'une longueur quelconque et de tracer une demi-droite en chaque extrémité mais "du même côté" du segment, de façon à former deux des angles voulus avec le segment initial. Les deux demi-droites auront un point d'intersection en lequel l'angle intérieur sera le troisième angle voulu.Un triangle dans lequel au moins deux sommets sont confondus est dit "dégénéré" (ou parfois ""). Un triangle plat est un triangle dont les sommets sont alignés. Un triangle isocèle est un triangle ayant au moins deux côtés de même longueur. Les deux angles adjacents au troisième côté sont alors de même mesure. Réciproquement, tout triangle ayant deux angles de même mesure est isocèle. Les triangles isocèles sont les seuls à admettre un axe de symétrie en dehors des triangles plats. Un triangle équilatéral est un triangle dont les trois côtés ont la même longueur. Ses trois angles ont alors la même mesure qui vaut donc 60° et il admet trois axes de symétrie. Un triangle qui n'est ni isocèle (ce qui exclut également le cas équilatéral) ni plat est dit scalène (du grec "σκαληνός" ("skalenos") : boiteux, inégal, déséquilibré, oblique...). Un triangle scalène peut aussi être rectangle. L'adjectif « scalène » n'est pas synonyme de l'adjectif « quelconque ». Un triangle quelconque est un triangle qui peut posséder ou non des propriétés des triangles particuliers. Ainsi un triangle quelconque peut être isocèle ou équilatéral, ou même scalène. Par contre un triangle scalène ne peut être ni équilatéral ni isocèle. L'adjectif « quelconque » est employé pour insister sur le fait qu'on ne sait rien de plus à propos d'un triangle. Dès lors qu'on sait qu'un triangle possède une ou des propriété(s) particulière(s) il ne peut plus être considéré comme quelconque. Un triangle rectangle est un triangle ayant un angle droit, c'est-à-dire de mesure 90°. Il satisfait alors le théorème de Pythagore. Comme la somme des angles d'un triangle vaut 180°, il ne peut y avoir plus d'un angle obtus (supérieur à l'angle droit). S'il y en a un, le triangle est "obtusangle" ou "ambligone". S'il n'y en a pas, il est "acutangle" ou "oxygone" (il a alors trois angles aigus). Certains triangles ont reçu une dénomination particulière qui détermine leurs angles : Un triangle est dit "bisocèle" si l'une de ses bissectrices le partage en deux triangles isocèles. Il ne peut s'agir que du demi-carré ou d'un triangle d'or. Le tableau suivant compare quelques-uns de ces triangles particuliers :L'aire d'un triangle est donnée par diverses formules, la première étant fonction de la longueur d'un côté, appelée "base", et de la distance du sommet opposé à la droite qui porte ce côté, appelée "hauteur". Cette formule est dérivée de celle de l'aire d'un parallélogramme et démontrée dans les Éléments d'Euclide. D'autres formules font appel à la longueur des côtés (formule de Héron) ou aux coordonnées des sommets dans un repère orthonormé.Le périmètre d'un triangle est simplement la somme des trois longueurs de côté. Pour un périmètre "p" donné, l'aire intérieure du triangle est majorée par celle du triangle équilatéral correspondant :Les longueurs de côté d'un triangle et les mesures de ses angles satisfont plusieurs relations qui permettent de toutes les calculer à partir de certaines d'entre elles. Il s'agit d'une part, outre la formule de la somme des angles, d'une relation entre l'aire, la mesure d'un angle et la longueur des deux côtés adjacents : laquelle permet d'obtenir la formule des sinus : d'autre part, du théorème d'Al-Kashi (ou ou encore loi des cosinus) qui généralise le théorème de Pythagore :Les relations métriques dans le triangle permettent d'évaluer des distances à partir de mesures angulaires, comme en navigation maritime, en géodésie et en astronomie. C'est selon ce principe qu'a été mesuré le méridien terrestre pour la définition du mètre.Dans le plan, le calcul de l'aire d'un domaine peut être évalué en approchant ce domaine par une réunion de triangles disjoints. Plus généralement, des surfaces de l'espace peuvent être approchées par une réunion de triangles appelées "facettes". Cette technique est utilisée en analyse numérique dans la méthode des éléments finis, mais aussi en imagerie numérique. L'analyse vectorielle permet d'ailleurs de calculer rapidement l'orientation d'une telle facette et d'en déduire la réflexion du rayonnement lumineux d'une source ponctuelle dans une direction donnée. Plusieurs polyèdres (réguliers ou non) ont des faces triangulaires, comme le tétraèdre, l'octaèdre, l'icosaèdre et le grand icosaèdre. Les polyèdres dont toutes les faces sont des triangles équilatéraux sont appelés deltaèdres. D'autre part, tout polygone peut être découpé en un nombre fini de triangles qui forment alors une triangulation de ce polygone. Le nombre minimal de triangles nécessaire à ce découpage est "n"-2, où "n" est le nombre de côtés du polygone. L'étude des triangles est fondamentale pour celle des autres polygones, par exemple pour la démonstration du théorème de Pick.Si on joint les trois milieux des côtés d'un triangle on obtient quatre triangles semblables au triangle initial, l'aire de chacun des triangles est le quart de celle du triangle initial. On appelle triangle médian le triangle central dont les sommets sont les milieux des côtés du triangle initial. Ce triangle médian se trouve « inversé » par rapport aux trois autres. D'après le théorème des milieux, ce triangle médian a ses côtés parallèles à ceux du triangle initial et des longueurs de côté proportionnelles dans un rapport de 1/2.Si le triangle est non plat, les trois médiatrices des côtés (les droites coupant les côtés à angle droit en leur milieu) sont concourantes en un point appelé centre du cercle circonscrit, car il est le seul équidistant des trois sommets, c'est-à-dire qu'il est le centre du seul cercle passant par les trois sommets. Ce centre est souvent noté "O" ou Ω (« oméga »). Un triangle est rectangle si et seulement si le centre de son cercle circonscrit est le milieu de l'un de ses côtés (qui est alors son hypoténuse). Pour un triangle acutangle, le centre du cercle circonscrit est à l'intérieur du triangle. Pour un triangle obtusangle, ce centre est à l'extérieur. Le produit du rayon du cercle circonscrit et de l'aire du triangle est le quart du produit des longueurs de côtés du triangle.Une cévienne d'un triangle est un segment de droite partant d'un sommet et joignant son côté opposé. Les médianes, hauteurs et bissectrices sont des céviennes particulières.Dans un triangle, une médiane est un segment qui relie un sommet au milieu du côté opposé. Chaque médiane divise un triangle en deux triangles d'aires égales. Si le triangle est non plat, les trois médianes sont concourantes en un point appelé centre de gravité. Ce point, souvent noté "G" et situé aux deux-tiers de chaque médiane en partant du sommet, est à la fois l'isobarycentre des trois sommets et le centre de masse de l'intérieur du triangle. Les trois médianes concourantes divisent le triangle en six triangles de même aire. La longueur de la médiane est reliée aux longueurs des autres côtés par le théorème de la médiane ou théorème d'Apollonius.Si les trois sommets sont distincts, une hauteur est une droite passant par un sommet et perpendiculaire au côté opposé. Si le triangle est non plat, les trois hauteurs sont concourantes en un point appelé "orthocentre", souvent noté "H". Un triangle est rectangle si et seulement si son orthocentre est l'un des sommets (en lequel se trouve alors l'angle droit). Pour un triangle acutangle, l'orthocentre est à l'intérieur du triangle. Pour un triangle obtusangle, il est à l'extérieur. Les trois médiatrices d'un triangle sont les trois hauteurs de son triangle médian et par conséquent, le centre du cercle circonscrit à un triangle est l'orthocentre du triangle médian. Le point de Longchamps est le symétrique de l'orthocentre par rapport au centre du cercle circonscrit.Si le triangle est non plat, les trois bissectrices de ses angles (les demi-droites qui partagent les angles en deux angles de même mesure) sont concourantes en un point appelé centre du cercle inscrit, car il est le centre du seul cercle tangent aux trois côtés. Ce centre est en général noté "I" ou "J". D'après le théorème de Steiner-Lehmus, les longueurs de deux bissectrices dans un triangle sont égales si et seulement si les angles correspondants ont même mesure. Les points de contact de ce cercle inscrit avec les côtés forment le triangle de Gergonne. Les segments reliant ces points de contact avec les sommets opposés dans le triangle sont concourantes en un point appelé point de Gergonne. Chaque bissectrice divise le côté opposé en deux segments dont les longueurs sont proportionnelles à celles des côtés de l'angle grâce à la loi des sinus. Le segment de bissectrice allant (par exemple) du sommet jusqu'au côté a pour longueur : où et désignent les longueurs des côtés et, et formula_8 l'angle en. Le rayon du cercle inscrit est le quotient de l'aire du triangle par son demi-périmètre.Le centre de gravité, le centre du cercle circonscrit et l'orthocentre sont alignés sur une droite appelée droite d'Euler et satisfont la relation vectorielle : En outre, les milieux des côtés, les pieds des hauteurs et les milieux des segments reliant l'orthocentre aux sommets sont tous sur un même cercle appelé cercle d'Euler, dont le centre est également sur la droite d'Euler. Particularité : soit M un point de la droite d'Euler. Les cercles d'Euler des triangles AHM, BHM et CHM se recoupent sur le cercle d'Euler du triangle ABC. Si M est le centre du cercle circonscrit au triangle ABC, alors le point de concours est nommé "point de Jérabek".Deux triangles sont dits isométriques, superposables ou, anciennement "égaux", s'ils ont les mêmes longueurs de côté. Dans ce cas il est possible de faire correspondre les sommets de l'un avec les sommets de l'autre par une isométrie (par exemple une translation, une rotation ou une symétrie) et cette correspondance relie alors des angles de même mesure. Ces triangles ont donc aussi la même aire. Cette première définition est équivalente à chacune des trois suivantes :Deux triangles ayant les mêmes mesures d'angle sont dits semblables. Ils ne sont pas nécessairement isométriques, mais leurs longueurs de côté sont proportionnelles avec un même coefficient de proportionnalité "k". Leurs aires sont alors reliées par un facteur "k". Il existe en effet une similitude (qui est la composée d'une isométrie et d'une homothétie) qui transforme l'un en l'autre. Cette définition équivaut à : ou encore à : Deux triangles isométriques sont toujours semblables. Deux triangles équilatéraux (non nécessairement isométriques) aussi.Il existe trois autres cercles tangents simultanément aux trois droites qui portent les côtés d'un triangle, et sont tous trois extérieurs à ce triangle. Les points d'intersection de ces cercles avec les côtés du triangle forment le triangle de Nagel. Les segments reliant ces points de contact avec les sommets opposés du triangle sont concourants en un point appelé point de Nagel. Le cercle dont un diamètre relie le point de Nagel à l'orthocentre est appelé cercle de Fuhrmann et son rayon est égal à la distance entre les centres des cercles inscrit et circonscrit. Les centres des trois cercles forment le triangle de Bevan, qui est homothétique au triangle de Gergonne. Le centre de son cercle circonscrit est appelé point de Bevan. Les trois cercles exinscrits sont tangents intérieurement à un cercle appelé cercle d'Apollonius. Les droites reliant les points de contact aux sommets opposés du triangle sont concourantes en un point appelé point d'Apollonius. Le cercle inscrit et les trois cercles exinscrits sont tous tangents au cercle d'Euler. Les points de contact sont appelés points de Feuerbach.Une symédiane est une droite symétrique de la médiane par rapport à une bissectrice issue du même sommet. Les trois symédianes sont concourantes en un point appelé point de Lemoine.Dans un triangle acutangle, il existe un unique point qui minimise la somme des distances aux sommets. En ce point, appelé point de Fermat, les angles formés par les segments vers les sommets du triangle sont tous de 120°.Si un triangle est non plat, il existe deux points appelés points de Brocard pour lesquels les segments vers les sommets subdivisent le triangle en trois triangles ayant un angle de même mesure par permutation des sommets du triangle initial. La mesure de cet angle est alors la même pour les deux points. La droite de Brocard est la droite qui passe par ces deux points. Les points de Brocard appartiennent au cercle de Brocard dont un diamètre a pour extrémités le centre du cercle circonscrit et le point de Lemoine. D'après le théorème d'Alasia, la droite de Brocard est parallèle à l'un des côtés si et seulement si le triangle est isocèle avec ce côté pour base.Dans un triangle non plat, il existe une unique ellipse tangente à chaque côté en son milieu.Le théorème de Thalès relie les longueurs de côtés de deux triangles semblables ayant un sommet commun et les côtés opposés parallèles. Le théorème de Napoléon affirme que les centres des triangles équilatéraux formés extérieurement sur les côtés d'un triangle sont eux-mêmes les sommets d'un triangle équilatéral. Le « théorème japonais de Carnot » établit que la somme des rayons des cercles inscrit et circonscrit est égale à la somme des distances du centre du cercle circonscrit aux côtés du triangle. Le théorème de Ménélaüs donne une condition nécessaire et suffisante pour l'alignement de trois points alignés respectivement avec les côtés d'un triangle. Le théorème de Morley affirme que les intersections des trissectrices des angles d'un triangle forment un triangle équilatéral. Le théorème de Nagel montre que la bissectrice d'un angle d'un triangle est la même que celle de l'angle en ce sommet dont les côtés passent par l'orthocentre et le centre du cercle circonscrit. Le théorème de Neuberg établit que les centres de trois carrés obtenus par une construction géométrique particulière sur un triangle sont les milieux des côtés de ce triangle. Le théorème de Hamilton stipule que le cercle d'Euler est le même pour les quatre triangles formés par un groupe orthocentrique. Le théorème d'Euler en géométrie exprime la distance "d" entre les centres des cercles inscrit et circonscrit en fonction de leurs rayons respectifs "r" et "R" par. Il en découle que le rayon du cercle inscrit est au moins deux fois plus petit que celui du cercle circonscrit (inégalité d'Euler).Le théorème de Ceva donne une condition nécessaire et suffisante pour que trois droites (appelées "céviennes") passant respectivement par les trois sommets d'un triangle soient parallèles ou concourantes. Le théorème de Gergonne donne alors une relation entre les longueurs des céviennes et les longueurs des segments qui relient leur point d'intersection aux sommets. Le théorème de Stewart relie la longueur d'une cévienne aux longueurs des côtés des deux triangles qu'elle forme. Le théorème de Terquem montre que le cercle pédal, circonscrit au triangle pédal formé par les trois pieds de céviennes concourantes, coupe les côtés du triangle en trois points qui sont également les pieds de céviennes concourantes. Le théorème de Routh donne le quotient des surfaces entre l'aire du triangle formé par trois céviennes, et celle d'un triangle donné.Le théorème des six cercles montre qu'une suite de cercles successivement tangents extérieurement et tangents intérieurement à deux côtés d'un triangle (les côtés variant par permutation circulaire) est 6-périodique. La réciproque du théorème des trois cercles de Miquel montre que trois cercles passant respectivement par les sommets d'un triangle et sécants le long des côtés correspondants sont concourants en un point appelé point de Miquel.Un triangle étant un polygone à trois côtés, certaines propriétés se généralisent pour un plus grand nombre de côtés, comme l'inégalité triangulaire ou la somme des angles (pour un polygone non croisé), mais l'aire et les angles ne dépendent plus seulement des longueurs des côtés. Il y a aussi moins de résultats valables en toute généralité sur les droites ou points remarquables. Cependant, certaines conditions permettent d'en retrouver comme dans le cas de quadrilatères particuliers (parallélogrammes notamment) ou inscriptibles dans un cercle.Dans l'espace, trois points sont toujours coplanaires et ne suffisent donc pas pour définir un élément de volume. Mais quatre points non coplanaires forment un tétraèdre. Plus généralement, un simplexe est une figure géométrique convexe engendré par "n" points dans un espace à au moins "n"−1 dimensions.Aucun document mathématique de l'Ancien Empire ne nous est parvenu. Mais l'architecture monumentale des et constitue une preuve que les Égyptiens de cette époque détenaient des connaissances relativement élaborées en géométrie, et en particulier dans l'étude des triangles. Le calcul de l'aire de cette figure est étudié dans les problèmes R51 du papyrus Rhind, M4, M7 et M17 du papyrus de Moscou et datant tous du Moyen Empire. Le problème R51 constitue, dans l'histoire mondiale des mathématiques, le premier témoignage écrit traitant du calcul de l'aire d'un triangle. Le terme "mryt" signifie probablement hauteur, ou côté. Mais la formule utilisée pour le calcul de l'aire fait pencher l'interprétation en faveur de la première solution. Le scribe prenait la moitié de la base du triangle et calculait l'aire du rectangle formé par ce côté et la hauteur, soit formula_10 équivalente à la formule générale utilisée de nos jours : formula_11 Euclide, dans le livre de ses "Éléments", vers -300, énonce la propriété sur la somme des angles du triangle et les trois cas d'égalité des triangles (voir ci-dessus le paragraphe sur les triangles isométriques).Texte de problème sur les propriétés classiques du triangle, avec indications de démonstration.
En géométrie euclidienne, un triangle est une figure plane, formée par trois points appelés "sommets", par les trois segments qui les relient, appelés "côtés", délimitant un domaine du plan appelé "intérieur". Lorsque les sommets sont distincts deux à deux, en chaque sommet les côtés délimitent un angle intérieur, d'où vient la dénomination de « triangle ».
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L'influence lacustre se retrouve dans l'étymologie même de "Berlin", issue d’une racine slave "*brl" qui désigne un marais ou une zone marécageuse. Le toponyme "Berlin" pourrait être aussi rapproché du terme sorabe "barlen" ou "berlén" qui désigne les grillages de bois placés en divers endroits d'une rivière par les pêcheurs. Contrairement à ce que l'étymologie populaire affirme, "Berlin" n’est pas basé sur le nom allemand de l'ours, "Bär", suivi du suffixe diminutif "-lin" sous une forme dialectale (allemand "-lein"). D'ailleurs, l'accentuation même s'oppose à cette interprétation, puisque l'on doit prononcer en appuyant sur le "i" long, tout comme dans les nombreux toponymes en "-in" de la partie est de l'Allemagne (ex : Schwerin) qui remontent au slave.La ville de Berlin se situe dans le nord-est de l’Allemagne, dans la plaine germano-polonaise, à d'altitude, au confluent de la Sprée et de la Havel. Les affluents de la Sprée sont la Panke, la Dahme, la Wuhle et l'Erpe. Une particularité de la ville est la présence de nombreux lacs et rivières, le long des cours d'eau. On en trouve plusieurs à l'ouest, mais aussi à l'est avec le Müggelsee. La topographie berlinoise a été fortement influencée par la dernière ère glaciaire, et par la glaciation saalienne et la glaciation vistulienne qui a dessiné la vallée proglaciaire de Varsovie-Berlin qui traverse le land d'est en ouest entre le plateau de Barnim au nord et le plateau de Teltow au sud.La capitale allemande possède un climat semi-continental, caractérisé par une amplitude plus importante qu'en climat océanique (plus à l'Ouest) entre des hivers modérément froids et relativement secs et des étés assez chauds et orageux. Les précipitations tombent d'ailleurs majoritairement durant la saison estivale. Le record de chaleur est de le et le record de froid de le. La température moyenne annuelle est de.Berlin est redevenue la capitale de l'Allemagne le. Il a cependant fallu un vote tendu et très serré au Bundestag, le, pour que la décision soit prise de transférer effectivement les institutions de Bonn à Berlin. Le transfert du gouvernement et du chancelier à Berlin a eu lieu en 1999. L'unification des "Bundesländer" de Berlin et de Brandebourg a été rejetée par référendum en 1996 : si les Berlinois se sont exprimés en faveur de la fusion avec une majorité de 53,6 %, la proposition a été massivement rejetée dans le Brandebourg avec 62,7 % d'opposition. Pour les promoteurs de cette proposition, l'objectif était de créer une région-capitale importante.Du point de vue institutionnel, Berlin est une ville-État ("Stadtstaat" en allemand) où coïncident dans les mêmes organes et sur le même territoire les compétences de l’administration municipale et celles des États-membres (länder) qui composent la fédération. C'est pourquoi on l’appelle aussi « Land de Berlin ». Hambourg et Brême possèdent une organisation similaire. En tant que land, Berlin envoie quatre représentants au Conseil fédéral "(Bundesrat)" où elle participe ainsi au vote des lois nationales. La ville dispose de pouvoirs administratifs étendus, mais également de pouvoirs législatifs, pouvant réglementer par ses propres normes un ensemble très étendu de domaines. Ainsi, le land a compétence sur pratiquement tous les domaines (l'éducation, la culture, la planification, l’aide sociale, les transports), à l'exception de ceux exclusifs du "Bund", l'État fédéral. La puissance de la ville-État se manifeste également par l'importance de son budget (plus de d'euros en 2011), même si le service de la dette y tient une place considérable. En effet, le montant de celle-ci s'élevait à d'euros en 2006. Comme les autres Länder, Berlin est dotée d'une constitution dont le respect par les lois du Land est contrôlé par sa Cour constitutionnelle de Berlin. Remplaçant le précédent texte qui datait de 1950, l'actuelle Constitution de Berlin date de 1995. Elle est moderne, accordant notamment une attention particulière à l'environnement. Le pouvoir exécutif est exercé par le Sénat de Berlin ("Senat von Berlin"), gouvernement dirigé par le bourgmestre-gouverneur (') et composé de huit membres. Ils sont à la tête d'une administration sénatoriale (') elle-même organisée en une dizaine de ministères. Le bourgmestre-gouverneur et le Sénat sont responsables devant la Chambre des députés de Berlin (""), parlement monocaméral composé de élus pour cinq ans au moyen d’un scrutin partiellement majoritaire d’arrondissement et partiellement proportionnel.L’organisation administrative est fixée, dans le cadre des principes établis par la Constitution de Berlin, par la législation du land. Or celle-ci prévoit une décentralisation territoriale articulée en arrondissements municipaux ("Bezirke"). Chacun d’eux constitue une collectivité dirigée par un maire et un exécutif de cinq membres siégeant dans une mairie d'arrondissement. Ils sont élus au suffrage universel direct à la proportionnelle tous les cinq ans par le biais de l'assemblée des délégués d'arrondissement (""). Non seulement les arrondissements disposent d'une réelle légitimité politique, mais ils ont des pouvoirs croissants. Leur nombre, qui était de 23 en 1990, a d’ailleurs été ramené à 12 afin notamment de renforcer leurs structures administratives (mesure votée en 1998 et entrée en vigueur en 2001). Bien que soumis à la tutelle de l’exécutif du "Land", les arrondissements disposent depuis 1995 d’une autonomie de dépenses, dans le cadre d’une dotation qui leur est attribuée globalement et sans contraintes particulières.En 2005, Berlin est en deuxième position pour ce qui est du taux de délinquance en Allemagne ( pour ). , première femme à occuper le poste de préfet de police de Berlin depuis 2018, estime que le nombre de policiers, actuellement de, devrait remonter à. Elle envisage de recruter des candidats étrangers.Dans les années 1990, plus de communaux publics sont privatisés en faveur de grandes firmes immobilières et de fonds d’investissements. Les loyers des nouveaux baux ont augmenté de 75 % entre 2011 et 2016.La ville de Berlin entretient des accords de partenariat avec : Depuis 2005, Berlin fait partie du réseau des villes créatives UNESCO, comme ville de design. Les coopérations entre les onze villes design de ce réseau sont nombreuses et se développent maintenant en dehors du strict cadre du design.La ville et le Land de Berlin comptaient au (), dont (49,5 %) et (20,0 %). L'âge moyen est de. Au début de son histoire en 1220, Berlin était une petite île sur la Sprée de. L'immigration des huguenots français à la suite de l'Édit de Potsdam en 1685 a donné une forte impulsion à la ville, alors peuplée de. Sa superficie et sa population ont progressé jusqu'en 1747 où elle a dépassé la barre des. Le siècle suivant était celui de l'industrialisation et du boom démographique de la ville qui a dépassé le million d'habitants en 1877. L'intégration des communes limitrophes pour créer le grand Berlin en 1920 a fait de la ville pendant les années 1920 et 1930 la plus grande ville du continent européen et la troisième ville du monde après New York et Londres. Elle a connu sa plus grande population pendant la période du national-socialisme en 1942 avec, avant de baisser drastiquement à la fin de la Seconde Guerre mondiale à. La bataille de Berlin a complètement changé le visage de la population berlinoise : seul 14 % des Berlinois d'après-guerre habitaient à Berlin avant-guerre. Entre 1957 et 1990, des jeunes hommes de la République fédérale d’Allemagne ont eu la possibilité de s’échapper du service militaire s’ils vivaient à Berlin-Ouest. La population a ensuite très légèrement augmenté de quelques dizaines de milliers d'habitants pendant la partition, avant d'accuser une légère baisse après la réunification à la fin des années 1990. La population actuelle augmente aujourd'hui très lentement. La croissance démographique était en 2010 de surtout grâce à un solde migratoire de. Le taux de fécondité selon le recensement de 2011 est de par femme, légèrement en dessous de la moyenne nationale allemande à par femme.D'après le registre des déclarations domiciliaires, sur ne possédaient pas la nationalité allemande en décembre 2015, mais celle d'une des présentes à Berlin. Cela représente 17,2 % de la population. En 2013, dont (y compris ) ont acquis la nationalité allemande. D'après les résultats du recensement de 2011, il y eut cette année-là (dont et ) et (dont et ) à Berlin. Cela représente un solde migratoire positif de (dont et ) qui constitue le principal facteur d'accroissement démographique de la capitale allemande. Il existe également en Allemagne des statistiques sur les Allemands issus de l'immigration ("Deutsche mit Migrationshintergrund"), c'est-à-dire les immigrés naturalisés ou les enfants d'au moins un parent immigré depuis 1949. À ce compte, allemands (sur ) ont un antécédent migratoire en 2014, dont de l'Union européenne (dont de Pologne), des pays islamiques (dont de Turquie, du Liban), de l'ex-Union soviétique (dont de Russie), de l'ex-Yougoslavie. Si l'on additionne les étrangers de Berlin et les Berlinois allemands ayant un « antécédent migratoire », on totalise, c'est-à-dire près d'un tiers des Berlinois (29,9 %). Les immigrés d'origine turque représente la plus grande population étrangère à Berlin. En prenant en compte les Turcs d'Allemagne ("mit Migrationshintergrund") et les étrangers turcs, la population turque ayant sa résidence principale à Berlin totalise, c'est-à-dire 4,9 % des Berlinois. C'est la plus grande population turque au monde hors de la Turquie. Il s'agit d'une population ethnique non homogène, en reflet de la démographie de la Turquie. Il existe par exemple une minorité kurde. Ils sont présents majoritairement dans l'ouest de Berlin, là où ils avaient originellement immigré. Les arrondissements où ils sont les plus nombreux sont Neukölln (12 %), Mitte (11,4 %) et Friedrichshain-Kreuzberg (10,9 %). Dans les années 1980, le sénat de Berlin-Ouest a stoppé temporairement l'immigration dans les districts de Tiergarten, Wedding et Kreuzberg, pour mieux répartir la population étrangère (et surtout turque) dans la capitale et éviter la formation de ghetto. C'est le président Theodor Heuss qui invita d'abord 150 jeunes Turcs à venir en formation professionnelle à Berlin en 1955. Ensuite l'État allemand signa avec la Turquie un traité d'embauche de main d'œuvre d'immigration turque en 1961. Ce seront les fameux "Gastarbeiter". Leur séjour était limité à deux ans, et l'Allemagne arrêta les embauches en 1973. Depuis l'immigration turque se fait par regroupement familial et demande d'asile. Le nombre de retours au pays a ces dernières années dépassé l'immigration, et la population globale des Berlino-turcs est en baisse. Les étrangers turcs à Berlin représentaient en 2003 et en 2014. De même, ont acquis la nationalité allemande en 2003 et en 2013. Quoique le nombre d'immigrés fût nettement inférieur à Berlin-Est, des étudiants issus de la République démocratique du Viêt Nam furent invités par la RDA à venir y séjourner. Le flux se poursuivit après la réunification du Viêt Nam. Jusqu'en 1989, plus de sont venus en Allemagne de l'Est, et particulièrement à Berlin, pour y rester temporairement ou définitivement. Aujourd'hui ils représentent environ à Berlin (0,6 % de la population). sont de nationalité vietnamienne et sont de nationalité allemande. Ils sont restés majoritairement à l'est de Berlin, comme à Lichtenberg où ils représentent la première minorité immigrée (). La religion majoritaire parmi les immigrés vietnamiens est le bouddhisme mahāyāna.37 % des Berlinois s'identifient à une religion, dont 22 % à l'Église évangélique. La proportion des croyants aux grandes religions stagne ou baisse depuis vingt ans, sauf ceux de l'Islam qui représentent environ 8 % des Berlinois. Les différentes religions chrétiennes sont stables voire en déclin à Berlin depuis la réunification, mais on remarque encore des différences notables entre la partie occidentale et la partie orientale de la ville. En effet dans beaucoup des anciens quartiers de Berlin-Ouest, la communauté évangélique ou catholique compte plus de 40 % de croyants, tandis qu'il y en a pas plus de 10 % dans les nouveaux quartiers issus de Berlin-Est. Dans l'arrondissement de Tempelhof-Schöneberg au sud-ouest de la ville, 26,2 % sont évangéliques et 12,6 % catholiques. Le primat de l'Église évangélique Berlin-Brandebourg-Haute Lusace silésienne est l'évêque Markus Dröge depuis 2009. Rainer Woelki est archevêque de l'Archidiocèse de Berlin depuis 2006 et cardinal depuis 2012. En 2009, les prestations annuelles du Land de Berlin était respectivement de à l'Église évangélique et de à l'Église catholique. L'Église évangélique luthérienne indépendante, aujourd'hui composée de huit paroisses à Berlin, a été fondée en 1830. Berlin est également le siège allemand des évêques orthodoxies bulgares et russes. Les baptistes sont présents dans la capitale fédérale depuis le milieu du, avec aujourd'hui. La communauté mormonne compte six paroisses. À Berlin se trouve également le siège des Témoins de Jéhovah allemand. Le Conseil central des juifs d'Allemagne a son siège à Berlin. Son président depuis novembre 2010 est Dieter Graumann. On compte aujourd'hui plus de onze synagogues, plusieurs temples bouddhiques et dans la ville. Le nombre de croyants dans la religion islamique augmente régulièrement depuis la réunification et représente aujourd'hui plus de 7 % de la population berlinoise. L'Église de Scientologie est également présente à Berlin. Le déménagement de son siège de Friedenau vers celui de Charlottenburg en 2007 a occasionné des polémiques.Berlin est égayée par plusieurs rivières, canaux, parcs et lacs (Havel, Berlin-Wannsee, Müggelsee, Sprée, Dahme, Landwehrkanal). Elle possède en outre une architecture ancienne et classique très riche. Berlin s'est développée à partir du vieux noyau de la ville, le Nikolaiviertel (aujourd'hui près d'Alexanderplatz), de la ville jumelle Cölln, de fondations de villes princières comme Dorotheenstadt et Friedrichstadt et enfin de la formation du Grand-Berlin en 1920 qui a incorporé des villes jusqu'alors indépendantes comme Spandau, Charlottenburg ou encore Köpenick, formant alors un Berlin de quatre millions d'habitants. Du fait de ce développement décentralisé, Berlin présente de nombreuses choses à voir, dans son centre comme dans sa périphérie. Pour diverses raisons, la Porte de Brandebourg ("") est devenue l'emblème de la ville. Deux tours s'élancent dans le paysage berlinois : la Fernsehturm (tour de la télévision), sur l'Alexanderplatz dans le quartier Mitte, et la Funkturm (tour de la radio) qui se trouve dans le parc des expositions de Charlottenburg.Ce quartier se construit autour du Reichstag, où siège le Bundestag. Cette zone était déjà auparavant consacrée à la politique et à la diplomatie. Il contient :Après la chute du Mur, la suppression des subventions fédérales accordées à la partie ouest et la politique très ambitieuse du renouveau de Berlin fait croître l'endettement de la ville qui atteint d'euros en 1994. Il a fallu par ailleurs réunir les services publics ouest et est-allemands tout en réduisant par trois le nombre de fonctionnaires. Les investisseurs étrangers ne sont pas venus s'installer si vite que l'on avait espéré et les rentrées fiscales restent maigres, comparées aux dépenses concernant une population connaissant un fort taux de chômage. Beaucoup d'entreprises de Berlin-Est ont dû fermer pour manque de productivité. Toutefois, en 2007, Berlin a dégagé pour la première fois de son histoire un excédent budgétaire. La ville reste cependant fortement endettée ( en 2013), phénomène accentué par la baisse de sa population, qui donne lieu à moins de subsides ; en conséquence, malgré l'impression d'opulence devant le renouveau architectural de la ville dans les années 2000 et le système de péréquation financière dont bénéficie Berlin par rapport aux autres Länder, certains services publics sont réduits (moins d'entretien de voiries, piscines fermées, écoles moins aidées, etc.). Berlin est le Länder le plus pauvre d'Allemagne et en 2012 son taux de chômage (12,3 %) était deux fois plus élevé qu'au niveau national (6,80 %). Avec un PIB de d'euros en 2015, la ville de Berlin est la troisième d'Allemagne après celles de Munich et de Hambourg. Historiquement, l'industrie a un poids important dans le développement économique de la ville. Des quartiers entiers sont nommés d'après des grands noms de l'industrie allemande, comme, notamment, "Siemensstadt", bâti dans les années 1920 dans le quartier de Spandau pour les ouvriers de cette entreprise. Elle y a toujours son siège, contrairement à beaucoup d'autres sociétés berlinoises qui ont quitté la ville après la construction du Mur, par peur d'être coupées de leurs fournisseurs et de leurs marchés. Dans les années 1990, Berlin s’est largement désindustrialisée. La ville a perdu 45 % des emplois de ce secteur. Si le secteur des services occupe une place croissante à Berlin, la fonction publique reste le premier employeur de la ville. Le développement du secteur tertiaire n’a d'ailleurs pas pu compenser le déclin industriel. La ville a ainsi perdu 20 % de sa population active et son taux de chômage était en 2008 de 15,5 %. Ce taux a baissé à 12,8 % fin 2010.Le secteur touristique a tiré son épingle du jeu. Berlin est ainsi la ville la plus touristique d'Allemagne. En 2014, elle a accueilli de visiteurs, avec environ de nuitées. La fréquentation est d'ailleurs en nette augmentation depuis quelques années. Le secteur du tourisme représente aujourd'hui, pour un chiffre d'affaires brut de plus de d'euros. En 1999, Berlin a accueilli le d’espéranto, qui a attiré sur une semaine venus de ; il avait pour thème « Mondialisation : des chances de paix? »Le maillage urbain combine un réseau de trains urbains "S-Bahn" de qui desservent 166 gares ( d'utilisateurs en 2013), un réseau de lignes de métro "U-Bahn" de qui desservent ( d'utilisateurs en 2011), un réseau de tramway de qui desservent ( d'utilisateurs en 2010) et un réseau d'autobus diurne de et nocturne de ( d'utilisateurs en 2011). Tous ces moyens de transports, accessibles avec un ticket ou un abonnement global, assurent une couverture quasi complète de la ville de jour (de du matin à du matin le jour suivant). Pour les transports nocturnes (entre et du matin) de semaine, les autobus sont souvent l'unique transport disponible. Le vendredi soir, le samedi soir et les veilles de jours fériés, les métros fonctionnent tout de même en continu pendant toute la nuit avec une cadence minimale de deux par heure. Pendant la semaine, des autobus remplacent les métros sur les mêmes lignes entre et. Les lignes S-Bahn ne sont pas remplacées par les autobus sur les mêmes lignes, mais la ville est cependant couverte avec un maillage d'autobus desservant toutes les grandes zones. Berlin dispose également de six lignes publiques de ferry qui parcourent le réseau de lacs et de canaux berlinois pendant la journée. À part la S-Bahn géré par une filiale de la Deutsche Bahn, les transports urbains berlinois appartiennent à la "Berliner Verkehrsbetriebe" (BVG). Après la construction du mur, les deux parties de la ville avaient choisi leur propre moyen de transport. À l'Ouest, on a privilégié les lignes de métro. Les lignes historiques desservaient déjà avant-guerre majoritairement les quartiers occidentaux. Les autorités de Berlin-Ouest ont choisi de renforcer le réseau, offrant une desserte très rapide et fiable. À l'Est, une grande partie des transports se faisait au moyen du réseau de tramways, qui avaient disparu à l'Ouest. Ils ont depuis été renforcés à l'est et ont fait leur réapparition à l'ouest (notamment à Wedding). La ville est traversée d'est en ouest par la "Stadtbahn de Berlin". Sur cette ligne se trouvent les gares d'Ostkreuz, Warschauer Straße, la gare de l'Est, Jannowitzbrücke, Alexanderplatz, Hackescher Markt, Friedrichstraße, la gare centrale, Bellevue, Tiergarten, Zoologischer Garten, Savignyplatz, Charlottenburg et Westkreuz. La Stadtbahn croise à la Friedrichstraße un axe nord-sud passant par la gare du Nord et la gare d'Anhalt. Ce réseau fait partie du réseau en champignon "(Pilzkonzept)" encore non totalement abouti. Le réseau a été complété en 2002 par la remise en service de l'intégralité du chemin de fer de ceinture qui avait été divisé par le Mur puis mis hors service à Berlin-Ouest. La "Ringbahn" permet de faire le tour de la ville en soixante minutes exactement en passant par Gesundbrunnen au nord, Ostkreuz à l'est, Südkreuz au sud et Westkreuz à l'ouest. La Deutsche Bahn propose un service de location de vélos similaire au Velib'. Le réseau dispose de de vélos en centre ville et sera agrandi dans les années à venir. Berlin est une ville célèbre pour son Circuit de l'étoile, manifestation organisée par le club des cyclistes allemands ADFC. En 2004, y auraient participé, d’après la police de Berlin.Concernant le réseau autoroutier, la ville ne connaît pour l'instant qu'une demi-rocade du côté ouest ; elle devrait à long terme être bouclée. Il existe une deuxième rocade qui fait le tour de la ville à une plus grande distance (l'autoroute A10) qui est le plus grand périphérique d'Europe.Pour le transport ferroviaire, plusieurs sociétés de chemin de fer ont en service des trains à grande vitesse, express régionaux ou régionaux en partance de. Après la réunification, de nombreux travaux ont eu lieu pour transformer l'ancienne gare de Lehrte en véritable gare centrale : elle est devenue le nœud central de Berlin pour le transport ferroviaire et la gare la plus grande d'Europe. Elle est entrée en fonction pour le trafic régional, interrégional et international le. La gare routière internationale de Berlin propose de multiples trajets en national, ou en international, sur des axes qui ne sont pas forcément desservis par le chemin de fer, notamment en Europe de l'Est.Pour le transport aérien, Berlin possède deux aéroports : Tegel et Schönefeld. En 2017, les deux aéroports ont généré un trafic de de passagers. Tegel, dont la fermeture est programmée après le transfert de ses activités vers le nouveau terminal de Schönefeld en cours d'agrandissement par une construction complètement neuve. Schönefeld aurait dû devenir en 2011 le grand aéroport "Berlin Brandenburg International - BBI" (Code AITA : BER) concentrant ainsi tout le trafic aérien berlinois sur un seul site. Cependant, son ouverture a été repoussée à plusieurs reprises. Son inauguration est actuellement prévue pour 2020. L’ancienne aérogare n’a pas cessé de fonctionner pendant les travaux et a accueilli des compagnies aériennes à bas coût.Après la chute du mur de Berlin en 1989, de nombreuses maisons partiellement détruites pendant la Seconde Guerre mondiale et pas encore reconstruites se retrouvèrent au centre de Berlin. Elles se situaient dans le quartier de Mitte, qui faisait partie de Berlin-Est. Ces lieux abandonnés en plein centre ville attirèrent beaucoup d'artistes et ils devinrent le sol fertile pour toutes sortes de cultures "underground" et autres contre-cultures. Des clubs s'y installèrent y compris le célèbre « Tresor », un des clubs techno les plus importants au monde. La réputation du "clubbing" berlinois est reconnue et enviée dans le monde entier grâce à des discothèques légendaires, tel le fameux Kitkatclub et, plus récemment, le Berghain, deux institutions mondialement connues pour leur programmation musicale combinée à une certaine liberté sexuelle de leur clientèle. Ce développement culturel passe notamment par l'occupation d'immeubles désertés par des artistes alternatifs. L'exemple de la Tacheles Haus est sur ce point tout à fait remarquable. Berlin a donc une vie culturelle riche et très diverse. Spectacles et manifestations en tout genre sont nombreux. C'est une ville internationale, très ouverte et tolérante, multiculturelle. Berlin compte plus de et autres scènes, plus de et collections, environ, plus de publiques, et de nombreuses autres institutions culturelles. Avec un budget pour la culture de presque un milliard d'euros, Berlin fait partie des leaders internationaux. Aujourd'hui, Berlin doit faire face à de graves difficultés financières, mais les manifestations culturelles continuent. On peut noter le Carnaval des Cultures, un défilé de rue multiethnique annuel, ainsi que le CSD (Christopher Street Day), qui est la plus grande manifestation d'homosexuels en Europe centrale. Ces événements attirent des millions de Berlinois et sont soutenus par le gouvernement de la ville. Jusqu'en 2003 et également en 2006, chaque été eut aussi lieu la Love Parade, le plus grand défilé d'amoureux de la musique techno, en plein centre-ville, dans le Tiergarten. Bien que la population diminue et que le taux de chômage soit élevé, beaucoup de jeunes Allemands et d'artistes continuent à s'installer à Berlin, faisant de la ville la capitale de la jeunesse et de la culture pop d'Europe. De plus, la chaîne musicale MTV Allemagne a aussi déménagé son siège de Munich pour Berlin fin 2004.L'Île aux Musées abrite :Enfin, Berlin est aussi une référence pour le cinéma avec l'accueil chaque année en février de la Berlinale, festival international de cinéma dont la récompense suprême est l'Ours d'or. Quelques films se déroulant à Berlin :Orchestres :Autres établissements assimilables à des grandes écoles de commerce : Autres établissements assimilables à des écoles d'ingénieurs : Autres établissements assimilables à des universités techniques :À Berlin, il y a deux jardins zoologiques: le jardin zoologique de Berlin ("Zoologischer Garten Berlin"), fondé dès 1844, et le Parc zoologique de Berlin-Friedrichsfelde ("Tierpark Berlin"), fondé en 1954. Depuis la réunification de la ville de Berlin, les deux institutions coopèrent intensivement et, depuis le, ils sont dirigés par un seul directeur.Berlin a accueilli les Jeux olympiques d'été de 1936 et a été une des villes de la Coupe du monde de football 2006 dont elle a accueilli la finale au stade olympique de Berlin. Les Championnats du monde d'athlétisme 2009 se sont déroulés à l'Olympiastadion de Berlin en août. Le Marathon de Berlin se déroule chaque année en centre ville tout comme le meeting d'athlétisme ISTAF comptant pour la Golden League. Le WTA Tour, ensemble des tournois de tennis féminin, comprend l'Open d'Allemagne organisé annuellement dans la ville depuis 1979. Fondé en 1896, c'est un des plus anciens tournois de tennis pour femmes. Berlin est la ville du Hertha BSC, une équipe de football de la 1. Bundesliga, de l'équipe de Handball de 1. Bundesliga du Füchse Berlin jouant dans une salle de plus de et de l’équipe de Basket-ball des ALBA Berlin (connue sous le nom des albatros de Berlin, qui joue dans la même salle), qui ont gagné tous les championnats nationaux entre 1997 et 2003. Berlin est aussi la ville des Eisbären Berlin du Championnat d'Allemagne de hockey sur glace, une équipe qui a été fondée à l’époque de l’Allemagne de l’Est. Devenue de la toute nouvelle 3. Bundesliga lors de la saison 2008/2009, l'équipe de football du 1.FC Union Berlin jouera en 2. Bundesliga la saison prochaine.
Berlin ( ) est la capitale et la plus grande ville d'Allemagne. Institutionnellement, c’est une ville-État nommée "Land de Berlin".
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Jarník étudie les mathématiques et la physique à l'université Charles de Prague de 1915 à 1919, puis devient de 1919 à 1921, professeur associé (« dozent ») à l'université des technologies de Brno, comme assistant de Jan Vojtěch. Il soutient sa thèse de doctorat "O kořenech funkcí Besselových" (« Sur les racines des fonctions de Bessel ») en 1921 sous la direction de Karel Petr et devient son assistant à l'université Charles. Il séjourne, à partir de l'automne 1923 et pour 3 semestres et encore une fois en 1927-1928 à Göttingen, où il travaille sous la direction d'Edmund Landau. Il soutient en 1925 son habilitation à Prague. Il est nommé professeur extraordinaire puis professeur titulaire en 1935. Il conserve ensuite sa chaire jusqu'à son éméritat en 1968. Il est doyen des sciences (1945-1948) et vice-recteur (1950-1953). Parmi ses élèves, il y a Miroslav Katětov, Jaroslav Kurzweil, connu par l'intégrale de Kurzweil-Henstock, et le mathématicien slovaque.Jarník est auteur d'un algorithme de construction d'arbre couvrant de poids minimal. Il a publié son article en 1930 en réponse à la publication de l'algorithme de Borůvka, d'ailleurs sous la forme d'une « lettre à Borůvka ». Ces algorithmes ont été longtemps ignorés ; l'algorithme de Jarník a été redécouvert indépendamment par Robert C. Prim et Edsger Dijkstra à la fin des années 1950. Une description détaillée de l'historique des algorithmes de calcul des arbres recouvrants est donnée par Ronald Graham et Pavol Hell En mathématiques, Jarník a donné des bornes précises sur le nombre de points d'un réseau sur une courbe convexe, il a étudié le rapport entre la dimension de Hausdorff d'ensembles de nombres réels et de la qualité de leur approximation diophantienne, et a étudié des propriétés de fonctions nulle part dérivables. Quelques-uns de ses articles sont réunis dans l'ouvrage commémoratif paru en 1999 sous la direction de rédaction de Břetislav Novák, à l'occasion d'un colloque en à Prague, à l'occasion du centenaire de sas naissance.Jarník était membre de l'Académie tchèque des sciences et des arts depuis 1934 comme membre extraorinaire, et depuis 1946 comme membre titulaire. En 1952 il devient un des membres fondateurs de l'Académie tchécoslovaque des sciences. Il est lauréat de l'ordre du travail et de l'ordre de la république. Une rue de Chodov, en banlieue de Prague, la rue Jarníkova, porte son nom. La « compétition Vojtěch Jarník » est un concours pour étudiants de mathématiques qui a lieu chaque année depuis 1991 à Ostrava porte son nom. L'astéroïde (4023) Jarník porte son nom. Une séries de timbres published by Czechoslovakia en 1987 pour honorer le anniversaire de la création de l' comprend un timbre à l’effigie de Jarník avec Joseph Petzval and C. Strouhal.En plus d'une dizaine de livres et manuels, Jarník a publié 90 articles mathématiques, parmi lesquels :
Vojtěch Jarník (né le à Prague où il est mort le ) est un mathématicien tchécoslovaque qui a travaillé principalement en théorie des nombres, mais également en analyse et en algorithmique des graphes.
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Le PCT (KSČ) est né le d'une scission du parti social-démocrate tchécoslovaque. Son premier président en est Bohumír Šmeral. Au moment de sa création, le PCT est l'un des partis communistes les plus importants tant en termes relatifs qu'absolus. En 1925, commence le processus de bolchévisation qui consiste en une plus grande affiliation au programme de l'Internationale communiste. Le PCT bénéficie alors d'une base d'adhérents développée et de résultats électoraux respectables : Illégal à partir de 1938 à la suite des accords de Munich, le parti se réorganise dans la clandestinité. Pendant la guerre, le PCT prend un rôle dominant dans la résistance et on estime à le nombre de ses membres décédés dans les combats tant sur le sol national. Le PCT est membre du gouvernement de coalition en 1945. Organisé et centralisé sur le modèle du PCUS, il est prêt à s'emparer des rênes du pouvoir et prend progressivement le contrôle de la.Le, c’est le Coup de Prague : Klement Gottwald s'empare du pouvoir à la suite d'une erreur tactique des partis démocratiques qui font confiance au président Edvard Beneš comme dernier rempart de la démocratie. Or celui-ci, sous la pression des communistes, accepte leurs revendications et l'Assemblée nationale, le approuve une motion de confiance au gouvernement nouvellement constitué de Klement Gottwald. Une nouvelle constitution est adoptée en mai, proclamant la. Les partis démocratiques sont soit fusionnés purement et simplement au PCT, soit voient leurs directions inféodées au PCT qui détient formellement le pouvoir au sein du gouvernement de Front national (Národní fronta / Národný front) : il y détient les deux-tiers des votes, le tiers restant étant réparti entre les autres partis politiques. Les élections libres sont abolies ainsi que d'autres libertés politiques. Commence un régime totalitaire qui ne prendra fin qu'en. Une période de terreur s'enclenche alors qui visent les « ennemis de classe » (prêtres, bourgeois, intellectuels non-affiliés, mais aussi anciens résistants ayant fui à Londres rejoindre le gouvernement démocratique de Beneš et donc soupçonnables et opposables aux "bons" résistants ayant trouvé refuge à Moscou). À la suite d'un différend entre Gottwald, chef du gouvernement, et Rudolf Slánský, secrétaire général du PCT au sujet du degré d'inféodation aux directives de Moscou, une purge secoue le parti. Sous couvert d'accusation de complot "titiste", Slánský et plusieurs hauts dirigeants du PCT, sont jugés et condamnés lors du procès de Prague (11 exécutés, 3 condamnés à la prison à vie, dont Artur London).Le PCT (KSČ) entame un processus de réforme en 1968 sous l'impulsion d'Alexander Dubček qui cherche à instaurer ce qu'il appelle un « socialisme à visage humain ». C'est le Printemps de Prague qui sera réprimé par l'intervention des armées du Pacte de Varsovie qui envahissent Prague le 21 août. Convoqué à Moscou, Alexander Dubček conserve ses fonctions de premier secrétaire du parti mais se voit chargé par les Soviétiques d'appliquer un programme de "normalisation". Comme les résultats escomptés par les Soviétiques ne sont pas atteints, il est remplacé par Gustáv Husák en. Dubček est tout d'abord écarté et envoyé comme ambassadeur en Turquie puis exclu du parti en 1970. Par extension, la période qui s'étend de 1970 à 1989 est appelée « normalisation ».Gustáv Husák est un homme politique habile qui a souffert par le passé des purges staliniennes et qui louvoie entre les courants pragmatiques modérés et les tenants de la ligne dure. La « normalisation » consiste à ne pas s'écarter de la ligne imposée à Moscou, étouffer dans l'œuf toute velléité réformatrice au sein du parti et à réprimer implacablement toute dissidence, telle la Charte 77. Un nombre important des membres du PCT ayant pris une part active au printemps de Prague ou simplement soupçonnés de déviance idéologique réformatrice sont exclus des rangs du parti. Il n'est pas surprenant que dans ces conditions, le PCT ne réagisse pas aux impulsions de la perestroïka gorbatchevienne (1985-1991) et qu'il n'entame pas de réforme interne contrairement à certains partis "frères".Le, le PCT (KSČ) annonce qu'il renonce à son hégémonie politique : sur sa demande, l'Assemblée fédérale vote l'abolition de l'article de la constitution sur le rôle dirigeant du PC dans la société et l'État. Cependant, le PCT a survécu à la chute du mur et à la Révolution de velours en 1989. Il change de nom et adopte le sigle de PCTS - Parti communiste tchèque et slovaque (KSČS). Mais il s'autodissout en. En 1993, une qualifie le parti d' et déclare le régime en vigueur durant quatre décennies d'.Nota : le dirigeant du KSČ est appelé : "secrétaire général" ("generální tajemník"/ "generálny tajomník") de 1921 à 1945, "président" ("předseda"/ "predseda") de 1945 à 1953, "premier secrétaire" ("první tajemník"/ "prvý tajomník") de 1953 à 1971, puis à nouveau "secrétaire général" de 1971 à 1989.
Le Parti communiste tchécoslovaque (en tchèque et en slovaque : "Komunistická strana Československa") était un parti politique tchécoslovaque membre de l'Internationale communiste, puis du Kominform (inféodé à Staline). Sa politique était calquée sur le modèle soviétique incluant même l"oppression physique" de ses adversaires puis opposants. Ce parti régnait, de manière quasi absolue, sur la Tchécoslovaquie communiste de 1948 à 1989.
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Joseph Satriani grandit à Long Island et s'intéresse très tôt à la musique, prenant des cours de batterie dès l'âge de huit ans. Il commence aussi à jouer sur la guitare de sa sœur aînée, qui tentait de jouer du folk rock sans être très assidue, mais ne se penche sérieusement sur cet instrument qu'à l'âge de quatorze ans quand il apprend la mort de Jimi Hendrix, le, décès qui le marque fortement. Les progrès de Satriani sont rapides et il commence lui-même à donner des cours en 1971, Steve Vai étant l'un de ses premiers élèves. Il étudie la théorie musicale, prend des cours de piano et d'harmonie avec Lennie Tristano en 1974, et voyage ensuite à travers le monde, notamment au Japon, pour parfaire sa technique.En 1978, il s'installe à Berkeley et commence à y enseigner la guitare, profession qu'il va exercer pendant dix ans. Parmi ses élèves figurent plusieurs guitaristes qui deviendront plus tard célèbres, notamment Kirk Hammett (Metallica), Larry LaLonde (Primus), David Bryson (), Alex Skolnick (Testament) ou encore Charlie Hunter. En 1979, il crée le groupe'avec le batteur Jeff Campitelli et le bassiste Andy Milton. Il réalise en 1984 un EP homonyme et expérimental où toutes les parties sont enregistrées à la guitare. Ces morceaux seront réédités dans le double album '. En 1985, il enregistre à ses frais son premier album solo, "", mais va mettre plus d'un an à convaincre un label de le publier. En difficulté financièrement, il rejoint alors The Greg Kihn Band, groupe en perte de vitesse qui a connu son heure de gloire au début des années 1980, pour une tournée en. Cela lui permet de sortir de cette mauvaise passe et "" sort peu après chez Relativity Records. Le titre "Rubina" est dédié à sa femme. L'album passe inaperçu mais Steve Vai, devenu célèbre en étant le guitariste solo de David Lee Roth, parle de son professeur en termes élogieux dans la presse musicale, ce qui attire l'attention sur Satriani.Mi-1987, Satriani présente une maquette de cinq titres au responsable de Relativity Records. Le morceau'impressionne ce dernier, qui donne carte blanche à Satriani pour enregistrer un deuxième album.'sort en et l'album intègre le Top 30 du classement Billboard 200, à la, fait exceptionnel pour un album instrumental, Satriani étant ainsi élevé au rang des meilleurs guitaristes de rock actuels. "" deviendra par la suite disque de platine aux États-Unis. Désormais reconnu mondialement, Satriani est choisi en 1988 par Mick Jagger pour lui servir de guitariste solo lors de concerts en Australie et au Japon à l'occasion de la première tournée mondiale de Jagger en solo. La même année, Satriani sort un maxi quatre titres, "Dreaming #11", qui contient le single'et deviendra disque d'or aux États-Unis. Toujours en 1988, il produit le maxi'du groupe de death metal Possessed et collabore à l'album "Imaginos" de Blue Öyster Cult en assurant la guitare solo sur le. En 1989 vient ', solo de Satriani qui contient le hit ', où le guitariste s’essaye au chant pour la première fois sur six titres de l'album. Celui-ci se classe à la du Billboard 200 et est lui aussi certifié disque d'or aux États-Unis.Satriani crée en 1990 sa propre ligne de guitare, la JS, chez Ibanez. En 1991, il collabore à certains titres de l'album "Hey Stoopid" d'Alice Cooper. Son, ', sort en 1992 après deux années passées à le composer et à l'enregistrer. L'album, à forte connotation hard rock, contient les hits'et'ainsi qu'une deuxième chanson dédicacée à sa femme, intitulée '. Il se classe à la du Billboard 200 et est encore une fois certifié disque d'or aux États-Unis mais aussi en France. En 1993 sort le double album "", le premier CD étant composé de morceaux rares et d'inédits tandis que le second est un recueil de "live". L'album devient à son tour disque d'or aux États-Unis. En, Satriani rejoint pour remplacer Ritchie Blackmore, qui vient de quitter le groupe avec fracas, le temps d'une tournée au Japon. La tournée, qui rebooste le groupe, est un grand succès et celui-ci renouvelle l'expérience pour une tournée européenne de mai à. Les autres membres de lui proposent alors de devenir membre permanent du groupe, mais ses engagements l'en empêchent : il doit livrer des albums solo à son label et, d'autre part, il estime qu'en tant qu'américain il se sentirait déplacé d'intégrer ce groupe britannique. 1995 est l'année de la sortie de l'album "Joe Satriani", album de blues majoritairement assez calme, se distinguant par de nouvelles sonorités country ou folk (on peut citer respectivement'et ') et surtout par le désormais classique "Cool#9". Le batteur français Manu Katché collabore à cet album, qui se classe au Billboard 200. En 1996, il crée le concept du G3, nom trouvé par son agent, c’est-à-dire une tournée mondiale avec deux autres guitaristes réputés. Il est accompagné par Eric Johnson et Steve Vai pour la première édition du G3 qui compte 24 dates jouées devant en Amérique du Nord. Cette formule est plusieurs fois reconduite par la suite, avec Satriani comme seul membre permanent et des guitaristes aux styles très variés, comme Kenny Wayne Shepherd, Michael Schenker, Uli Jon Roth, Robert Fripp, Yngwie Malmsteen, John Petrucci auxquels se joignent à l'occasion certains invités tels que Brian May, Billy Gibbons, Neal Schon, Steve Morse, ou le Français Patrick Rondat. À la suite du succès de la formule, trois tournées du G3 font l'objet d'enregistrements live en CD et DVD. L'album suivant, "" (1998), atteint la du Billboard 200. À la fin de ce disque, sur lequel il revient à un son proche de celui de ses premiers albums, figure une chanson dédiée cette fois à son fils, "Z.Z.'s Song".Puis vient ', qui sort en 2000. Satriani relève un nouveau défi avec cet album dans lequel il s’aventure sur le territoire de la musique électronique. Cet album est entre autres réalisé par Éric Caudieux, un Français, qui s'occupe des parties synthétiques. L'album ne se classe qu'à la du Billboard 200 mais la tournée qui suit sa parution est un franc succès. Le double album "Live in San Francisco", qui sort en 2001, est enregistré lors de cette tournée et deviendra double disque de platine (plus de 2 millions d'exemplaires vendus) aux États-Unis. L'album suivant est ', sorti en 2002, un retour aux sources avec lequel le guitariste retrouve un puissant son rock, notamment sur'et ', avec aussi des compositions très variées comme'ou '. En 2003, il collabore à l'album "" de The Yardbirds en assurant la guitare solo sur le titre '. Vient ensuite un nouvel album solo,'(2004), avec un style heavy metal. En 2005, il compose une grande partie de la musique du jeu vidéo "". L'album "Super Colossal", disponible depuis, comporte une chanson conçue pour le live, "", qui simule la foule en duo avec Satch. L'album "Professor Satchafunkilus and the Musterion of Rock" paraît le. Le titre bonus'ne figure pas sur le CD mais est uniquement disponible sur iTunes. Il est disponible en version "live" sur l'album "", sorti en 2010. Fin 2008, Joe Satriani accuse Coldplay d'avoir plagié un de ses titres, ', publié en 2004, dans la chanson "Viva la Vida". Le guitariste américain lance une procédure judiciaire au civil à Los Angeles contre Coldplay. En, les deux parties conviennent d'un accord amiable en dehors des tribunaux. En 2009, il fonde avec Michael Anthony, Sammy Hagar, tous deux anciens membres de Van Halen, et Chad Smith, batteur des Red Hot Chili Peppers, le supergroupe. Leur premier album, au titre homonyme, sort le. Le succès est au rendez-vous avec un disque d'or obtenu aux États-Unis mais, après la tournée, le guitariste retourne en studio pour un nouvel album en solo.L'album'sort le et Satriani retrouve, pour la première fois depuis ', le Top 50 du Billboard 200 avec une. Toujours en 2010, il se joint au mouvement lancé par Zack de la Rocha en protestation à la loi contre l'immigration Arizona SB 1070, refusant dès lors de se produire en concert en Arizona. Le deuxième album de, qui s'intitule "Chickenfoot III", sort le. En 2012, Satch sort "Satchurated: Live in Montreal", un album enregistré à Montréal le lors de la tournée "The Wormhole Tour". Durant l'année 2012, il tourne dans le cadre du G3 avec Steve Vai et Steve Morse en Europe et avec Steve Vai et Steve Lukather en Australie et en Nouvelle-Zélande. Le studio en solo de Satriani, ', sort le. L'album obtient de bonnes critiques et se hisse à la du Billboard 200. En 2014, pour fêter les 30 ans de carrière solo du ', paraît un box set de quinze CD, "The Complete Studio Recordings" qui comprend ses quatorze albums studio remastérisés ainsi qu'un CD de bonus. Une autobiographie, "", sort au même moment et Satriani entreprend une tournée à travers l'Europe, l'Amérique du Sud et l'Australie. Satriani enregistre son solo en au Skywalker Sound. L'album, basé sur le concept d'un alter ego du musicien nommé "Shockwave Supernova", sort le. Il enregistre son album suivant, "What Happens Next", accompagné de Glenn Hughes à la basse et Chad Smith à la batterie. La sortie de l'album est fixée au. En, Joe Satriani publie sur son propre label, Strange Beautiful Music, "Best of the Early '80s Demos", une compilation de démos inédites du groupe The Squares formé à Berkeley à la fin des années 1970 par le guitariste avec Andy Milton à la basse et au chant et Jeff Campitelli à la batterie.Joe Satriani est généralement considéré comme l'un des guitaristes les plus respectés et les plus techniquement accomplis de sa génération. Il est décrit dans le "Dictionnaire du rock" comme mais que sa musique, bien que,. Dans le livre "", il est décrit comme ayant une et une. Malgré un, il est, l'album "Surfing with the Alien" demeurant. Satriani maîtrise toutes les techniques de jeu pour guitare, du legato au tapping en passant par le sweeping, les harmoniques et l'utilisation du vibrato. Il fait souvent référence à la science-fiction dans les titres de ses morceaux. Ainsi, ', "Back to Shalla-Bal" et'se réfèrent au Surfer d'argent, "" au roman "Le Berceau du chat" de Kurt Vonnegut, "Borg Sex" à "Star Trek" En 2002, il arrive en du classement des 100 plus grands guitaristes de tous les temps établi par le magazine "Total Guitar". En 2012, il est classé par le magazine "" à la de la liste des 100 plus grands guitaristes de tous les temps.Joe Satriani a été nommé quinze fois lors des Grammy Awards mais n'a jamais gagné une seule récompense : une fois pour la meilleure interprétation instrumentale pop pour'(1989) et quatorze fois pour la meilleure interprétation instrumentale rock pour'(1989),'(1990),'(1991),'(1993),'(1994),'(1995),'(1997),'live (1998),'(1999),'(2001),'live (2002),'(2003), "Super Colossal" (2006) et'live (2008).Joe Satriani utilise uniquement des guitares Ibanez. Il possède un certain nombre de matériel signature. Cependant, il utilise régulièrement du matériel qui ne porte pas son nom, tel que :
Joe Satriani, surnommé « Satch », est un guitariste et guitar hero américain né le à Westbury dans l'État de New York.
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La conquête de l'Irlande commence en 1169, sous Henri II. À l'origine, ce n'est pas strictement une conquête anglaise, puisqu'elle est déclenchée par un petit groupe de Normands n'agissant pas au nom de la Couronne anglaise. Richard FitzGilbert de Clare, dit « Strongbow », baron normand du pays de Galles, dépossédé de ses terres, fait équipe avec Diarmait MacMurrough, roi d'Irlande en exil, pour aider celui-ci à reconquérir son royaume de Leinster. Par la suite, les Normands prennent pied en Irlande, et s'emparent de Dublin en 1170. Inquiet de la puissance montante de Strongbow, Henri II décide d'envahir lui-même l'IrlandeL'Écosse, jusqu'en 1707, reste un royaume indépendant et résiste à l'expansion de la domination anglaise. À cause du climat, de la géographie physique et de la densité de la population, le royaume d'Écosse a, d'un point de vue économique et militaire, tendance à être considéré comme inférieur à son voisin au sud, le royaume d'Angleterre. Cependant, l'« "Auld Alliance" » avec le royaume de France inquiète les gouvernements anglais successifs, et la volonté de séparer l'Écosse de son alliée catholique est une constante de la politique anglaise vis-à-vis de l'Écosse jusqu'à l'union des couronnes, en particulier pendant la Réforme protestante. La Réforme écossaise provoque un conflit entre la « vieille » religion (le catholicisme romain) et la nouvelle (l'Église écossaise ou presbytérienne.) La reine Marie (dite "Mary, Queen of Scots")L'accession du fils de Jacques, Charles, au trône en 1625 marque le début d'une période de conflit entre le Roi et le Parlement. L'adhésion de Charles à la doctrine de la monarchie de droit divin attise une bataille de suprématie entre le Roi et le Parlement, qui culmine avec la guerre civile anglaise (1642-1651). En 1649, Charles est décapité. C'est le début de la République, ou Commonwealth (de 1649 à 1653), suivie par une période de gouvernement personnel du "Lord Protector" Olivier Cromwell. Le nouveau régime est impopulaire, et la mort de Cromwell en 1658 provoque un vide politique que le gouvernement de son fils Richard (1658-1659) ne parvient pas à combler. En 1659, on tente de revenir au système antérieur au Protectorat de Cromwell mais, en définitive, la volontéUne intégration politique plus profonde est le projet de la reine Anne de Grande-Bretagne (1702–1714) qui succède au trône en 1702 comme dernière monarque Stuart de Grande-Bretagne et d'Irlande. Un "Bill d'Union" est établi sous l'égide de la reine et de ses conseillers, les négociations commencent pour de bon en 1706. Les circonstances de l'acceptation de l'Écosse sont discutées. Les partisans écossais croient que l'échec de l'accession au "Bill" provoquera l'imposition de l'union dans des conditions beaucoup moins favorables ; ils craignent de longs conflits des deux côtés qui conduiront à un désordre civil, surtout à Édimbourg, dont la population est coutumière ("Edinburgh Mob"). Le projet d'une union des deux royaumes est très impopulaire parmi la population écossaise cependant, après le désastre du projet Darién, le parlement d'Écosse pratiquement en faillite, accepte les propositions à contre-cœur (les petites incitations financières pour les parlementaires écossais ainsi que les manœuvres de l'armée anglaisePendant le, la Grande-Bretagne émerge comme une grande puissance en Europe et dans le monde entier. Le siècle est marqué par une rivalité avec la France, qui se prolonge à leurs colonies outre-mer en Amérique du Nord, aux Antilles, et en Inde. Dans la guerre de Sept Ans (1756-1763), la Grande-Bretagne triomphe sur ces trois fronts, conquérant la Nouvelle-France (le Canada) ainsi que des îles dans les Antilles mais aussi et surtout, gagne de manière décisive le contrôle du sous-continent indien. Cependant, le triomphe britannique en Amérique du Nord est de courte durée. En 1775, 12 ans après la défaite de la France en Amérique du Nord, ses treize colonies lancent une guerre d'indépendance. Les coûts financiers de la guerre de sept ans avaient ruiné le pays qui avait alors augmenté d'autorité les taxes des colons américains. Avec l'assistance de la France motivée par l'envie de revanche, les États-Unis gagnent leur indépendance en 1783. Sur le continent européen, la Grande-Bretagne maintient le "statu quo". La Révolution française préoccupe le gouvernement britannique, qui déclare la guerre contre la nouvelle République française en 1793. La guerre continuera au (guerres napoléoniennes).Avec l'arrivée d'un protestant hollandais Guillaume III d'Orange sur le trône, après la glorieuse révolution de 1688, la vie parlementaire est marquée parLe commerce extérieur de la Grande-Bretagne connaît au une croissance exceptionnelle. De 1700-1701 à 1797-1798, la valeur des importations passe d’un peu moins de six millions de livres sterling à 24 millions. La valeur des exportations de biens produits en Grande-Bretagne passe de 4,5 millions de livres sterling à 18,3 millions. La valeur des réexportations passe de 2,1 à 12 millions de livres sterling. Cette importante croissance s'explique par trois phénomènes majeurs : La région composée de l'Angleterre et du Pays de Galles, de l'Écosse, de l'Irlande, des coloniesLa croissance des exportations britanniques au s'explique aussi en grande partie par l'explosion, dans les vingt dernières années du siècle, d'un nouveau commerce, celui de produits cotonniers fabriqués non plus dans des manufactures artisanales mais dans de vraies entreprises industrielles, profitant des progrès technologiques apportés par les inventions des premiers entrepreneurs du coton britannique qui lancent la révolution industrielle à partir de 1777. La croissance du coton décolle dès 1771 et accélère encore en 1787, au fil des progrès technologiques : sur seulement 37 ans, entre 1771 et 1808, les importations de coton brut de l'Angleterre sont multipliées par douze. Les exportations de produits cotonniers finis, avec leur valeur ajoutée sont encore plus importantes. Jusqu'en 1760, le coton joue au contraire un rôle mineur, avec seulement 10 % des exportations contre environ 25 % pour la laine.L'invasion de l'Irlande par les Anglo-Normands en 1170 est suivie par des siècles de lutte. Tour à tour, les rois anglais cherchent à conquérir et à piller l'Irlande. Au début du commence une colonisation majeure de la province de l'Ulster par des protestants écossais et anglais ; beaucoup de catholiques irlandais sont contraints de quitter leurs terres. Depuis le temps de la première invasion normande, l'Irlande est un sujet de contrôle et de régulations de la part de l'Angleterre et plus tard de la Grande-Bretagne. Les Irlandais ont profité de la Première Révolution anglaise pour tenter dePremiers ministres : William Pitt le Jeune | Lord Grenville | Duc de Portland | Spencer Perceval | Lord Liverpool | George Canning | Lord Goderich | Duc de Wellington | Lord Grey | Lord Melbourne | Sir Robert Peel | Lord John Russell | Lord Derby | Lord Aberdeen | Lord Palmerston | Benjamin Disraeli | William Ewart Gladstone | Lord Salisbury | Lord Rosebery Périodes : Époque georgienne - Époque victorienne - Époque édouardienne LeUne partie des négociations autour de l'Acte d'Union de 1800 stipulait que la loi pénale serait abrogée ainsi que l'émancipation catholique garantie. Cependant le roi George III bloque l'émancipation en argumentant que de l'accepter irait à l'encontre de son serment de défendre l'Église anglicane. Une campagne menée par l'avocat et politicien Daniel O'Connell ainsi que la mort du roi George mène à la concession de l'émancipation catholique en 1829, les catholiques sont autorisés au Parlement. O'Connell essaie ensuite de faire abroger l'Acte d'Union, une campagne sans succès. Quand l'épidémie de mildiou atteint l'île en 1846, une majeure partie de la population rurale n'a plus rien à manger. Cependant, les politiciens britanniques comme le Premier ministre Robert Peel pratiquent le "laissez-faire" qui consiste en la non-intervention du pouvoir notamment dans le domaine économique. Par ailleurs, des sommes énormes sont levéesLe contrôle de l'Empire britannique sur ses colonies diminue au cours de l'entre-deux-guerres. Le nationalisme prend une part importante dans plusieurs zones de l'Empire, notamment aux Indes et en Égypte. Entre 1867 et 1910, l'Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande reçoivent le statut de "dominion" (une indépendance au sein de l'Empire). Ils deviennent des membres fondateurs du Commonwealth britannique (connu sous le nom de "Commonwealth of Nations" depuis 1949), une organisation informelle qui réunis les anciennes colonies britanniques. L'indépendance des Indes etDe retour des tranchées, beaucoup éprouvent de la rancœur face à l'indifférence des civils et, compte tenu de leur propre sacrifice (en France, un phénomène semblable a lieu), la conscription brasse des populations d'origines et rangs divers et ce nivellement de masse accélère le changement social d'après-guerre. Les réformes sociales du siècle dernier donnent naissance en 1900 au Parti travailliste, qui n'accède cependant au pouvoir qu'en 1922. En 1919, la loi sur le logement social du Premier ministre Lloyd George fait sortir les gens de leurs taudis de banlieue de l'époque victorienne. Cependant, les tramways utilisent la fée électricité bien avant les habitations. Le droit de vote est reconnu aux femmes en 1918, mais le suffrage universel ne voit le jour qu'en 1928. La Grande Dépression de 1929 frappe durement le nord de l'Angleterre et le Pays de Galles (70 % de chômeurs dans certaines régions). Auparavant déjà, la grève générale de 1926 est proclamée en solidarité avec les mineursVictoria devient reine en 1837. Son long règne (1837-1901)Lié à la France par l'Entente cordiale depuis le XIX siècle, le Royaume-Uni était membre de la Triple Entente, un accord diplomatique l'unissant depuis 1907 à la Russie (elle-même alliée àOpposés à la guerre, John Burns et John Morley, respectivement'et lord président du Conseil, démissionnent à l'annonce de l'engagement du Royaume-Uni dans le conflit. Le parti travailliste et les ', d'abord opposés à la guerre, s'y rallient en. Seule une minorité de travaillistes est pacifiste, ils sont représentés dans le Cabinet de coalition formé en, et possèdent même trois ministres, plus tard, dans leEn l'espace de quelques semaines, le Front de l'Ouest tourne au massacre : des centaines de milliers d'hommes perdent la vie, sans que les forces de la Triplice ne parviennent à imposer leur guerre de mouvement ; mais désormais, la stabilisation du front exige du Royaume-Uni un renfort continu d'hommes et de munitions. La "Royal Navy" domine les mers, et elle inflige une série de défaites aux bâtiments de surface de la marine impériale allemande, d'abord à Heligoland (1914) puis sur le Dogger Bank (1915), et ferme l'accès de la Mer du Nord. Désormais, ses ports entourés de mines, l'Allemagne subit un blocus, provoquant une interruption du ravitaillement de l'Outre-mer et à terme, une véritable disette. La stratégie navale de l’Allemagne se tourne donc exclusivement vers l'emploi des U-Boote pour tenter de faire plier les Britanniques, au risque de frapper des navires neutres : le Haut commandement allemand proclame « zone de guerre » les eaux territoriales britanniques ce qui signifie que tout navire y pénétrant devient une cible légitime. C'est ainsi qu'en, les submersibles allemands envoient par le fond le paquebot "Lusitania", tuant plus de 100 passagers américains. Les protestations des États-Unis poussent l'Allemagne à renoncer à cette guerre sous-marine. La Grande-Bretagne s'engage à fond dans le conflit, mais les Catholiques d'Irlande, décidés à rompre avec la Couronne, fomentent une rébellion en 1916 ; elle échoue, mais la dureté de la répression qui s’ensuit marque le début d'une nouvelle hostilité envers les Britanniques. Dès 1916, la lassitude de la guerre faisant ses effets, les engagements volontaires diminuent : ce changement pousse le gouvernement britannique à imposer la conscription (hormis en Irlande), afin de maintenir ses effectifs sur le Continent. Confrontés à une mobilisation laborieuse de leur appareil industriel, les Britanniques remplacent en leur premier ministre Asquith par un homme à poigne, David Lloyd George. La nation réussit alors à mobiliser sa main d’œuvre, masculine et féminine, son industrie, ses finances, ses colonies et sa diplomatie pour abattre l’Empire allemand et ses alliés. La "Royal Navy" affronte laL'Irlande du Nord est créée par le "Government of Ireland Act" (« Acte du Gouvernement d'Irlande ») négocié en 1920 et ratifié par les parlements britanniques et irlandais en 1921. Face aux demandes divergentes des nationalistes irlandais et des unionistes (les nationalistes votent pour un parlement unique qui pratique la "Home Rule" (dévolution du pouvoir) sur l'île entière, les unionistes s'opposent à toute forme de la "Home Rule") et à la crainte d'une guerre civile entre les deux groupes, le gouvernement britannique de David Lloyd George passe l'Acte créant ainsi deux Irlande sous "Home Rule", l'Irlande du Nord et l'Irlande du Sud. L'Irlande du Sud ne parviendra jamais à s'établir en tant qu'État et est remplacé par l'État libre d'Irlande en 1921. Aujourd'hui, l’État est connu sous le nom de République d'Irlande. Alors que certains comme Sir Edward Carson y étaient farouchement opposés, l’Irlande du Nord reçoit, sans l'avoir demandée, l’indépendance en 1920. Le gouvernement de l'Irlande du Nord pratique sous James Craig et ses successeursAu début des années 1920, la principale préoccupation britannique était la nouvelle position dominante de la France sur le continent européen. Par esprit de revanchisme, la France considérait l'application à la lettre du traité de Versailles comme une nécessité vis-à-vis de l'Allemagne. En 1923, la France alla jusqu'à occuper militairement la Ruhr, et se porter en protecteur des nations de la Petite Entente. A partir de 1922 les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Japon se lancent dans d’énormes programmes de construction navale. Ces trois nations, s'avisant qu'une course aux armements pourrait avoir des conséquences funestes, négocient une limitation des armes à la conférence navale de Washington : ces pourparlers débouchent sur le traité naval de Washington, signé en dans lequel la France et l'Italie furent également associés, suivi en 1930 du premier traité naval de Londres. Arrivé au pouvoir en lors des élections générales de 1923, le premier ministre Ramsay MacDonald négocia le plan Dawes permettant un aménagement des réparations de guerres imposées àWinston Churchill, qui hésite entre les libéraux et les conservateurs depuis qu'il est élu député en 1900, a déjà une longue expérience en politique lorsqu'il arrive au pouvoir, d'abord comme Premier Lord de l'Amirauté en septembre 1939 puis comme Premier ministre en. Il a beaucoup d'opposants ;À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, le'est devenu l'une des deux principales forces politiques du pays, annonçant le principal clivage qui perdurera tout au long du. Clement Attlee, dirigeant du'depuis 1935 et Vice-Premier ministre travailliste du gouvernement de coalition mené par Winston Churchill entre 1940 et 1945, est porté au pouvoir par le raz-de-marée électoral de 1945, avec pour la première fois une majorité suffisante pour former un gouvernement. Au programme : la nationalisation des services, des transports et la création d'un État-Providence moderne pour la protection sociale, la santé, l'assurance maladie, les retraites, etc. Aneurin Bevan, premier secrétaire pour la Santé, crée le Service national de santé britannique (NHS) contre l'avis général du corps médical. Les travaillistes l'emportent aux élections de 1950 mais avec une majorité faible, ce qui provoque de nouvelles élections en 1951. Les travaillistes perdent ces élections à cause du système électoral (plus de voix qu'en 1945, et plus de voix que les conservateurs, mais moins de sièges).Les réformes sociales travaillistes sont consensuelles dans la classe politique jusqu'au thatchérisme, les libéraux et conservateurs disposant en effet des mêmes projets dans leurs programmes électoraux. Volet le plus attendu du programme travailliste, la mise en place de l’État providence intervient pour l'essentiel entre 1946 et 1948. En 1946 tout d'abord, le'permet aux résidents au Royaume-Uni d'être assuré, et ceci obligatoirement, en matière de chômage, maladie, retraite (dont l'âge est fixé à 60 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes), maternité et décès, ainsi que veuvage.Deux phases de nationalisations surviennent, l'une consensuelle entre 1946 et 1947, l'autre conflictuelle entre 1948 et 1951. Lors de la première, le capital de la Banque d'Angleterre passe entièrement sous contrôle de l’État. Celle-ci peut désormais émettre de la monnaie, contrôler le change, gérer laEn 1949, le gouvernement Attlee fait une loi interdisant à l'Irlande du Nord de quitter le Royaume-Uni sans le consentement du Parlement de la province.Les prémices de la décolonisation se faisaient déjà sentir avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Pendant le conflit, les Japonais s'étaient emparés de la Malaisie, de Singapour, de la Birmanie, de Hong Kong, ce qui avait affaibli le pouvoir britannique. Sur fond de tensions entre hindouistes et musulmans, l'Inde se révolte et, en, des révoltes au nord du pays font plusieurs centaines de milliers de morts. L'indépendance intervient le, mais le Royaume-Uni laisse un pays divisé en trois territoires : l'Inde à majorité hindouiste, et le Pakistan musulman, lui-même fragmenté entre une moitié occidentale et une moitié orientale (qui deviendra le Bangladesh), distants de km. Cette partition entraîne le transfert de 14 millions de personnes et provoque des massacres sanglants faisant, selon les historiens, de quelques centaines à un million, voire deux millions de morts. Malgré tout, le Royaume-Uni estime avoir réussi son retrait. Elle conserveEn, le président égyptien Gamal Abdel Nasser annonce la nationalisation de la compagnie franco-britannique exploitant le canal de Suez. Après des mois d'intenses négociations et de tentatives de médiation, le Royaume-Uni, la France réagissent en attaquant et occupent la zone du canal. L'URSS etÀ partir de la fin des années 1950, une seconde vague d'indépendances survient, cette fois sur le continent africain : la Gold Coast (actuel Ghana) en 1957, le Nigeria en 1960, puis dans le reste de l'Afrique. En Méditerranée et aux Caraïbes, Chypre suit en 1960, la Jamaïque en 1962, Malte en 1964, Trinidad et Tobago, la Barbade en 1966, l'Ile Maurice en 1968 et enfin les Bahamas en 1973.Harold Macmillan (-1963), spécialiste des affaires économiques et financières, vise le plein emploi contre l'avis de ses collaborateurs, qui doivent finalement démissionner. Il crée la Commission nationale de contrôle des revenus dans le cadre de sa politique subtile de croissance « sans inflation ». Il supervise de près la politique étrangère du pays, recherche un rapprochement avec l'Europe et explore les pistes d'une entrée dans la CEE. Il confirme sa politique de décolonisation en accordant l'indépendance au Ghana et à la Malaisie (1957), au Nigeria (1960), au Kenya (1963), mais dans son discours « Wind of Change » de 1960, il maintient la présence britannique au Moyen-Orient (Irak, Oman). Il mène les Conservateurs à la victoire en. La technologie nucléaire (militaire) n'étant pas encore au point, il se rapproche des États-Unis pour l'améliorer (loi Mac Mahon, 1957). Il signe le traité d'interdiction partielle d'essais nucléairesHarold Wilson (1964-1970), chef du Parti travailliste, remporte les élections mais avec une faible majorité de cinq sièges. Ce n'est pas suffisant pour gouverner. Aussi, d'autres élections sont décidées en. La majorité est alors plus nette (quatre-vingt-dix-neuf sièges). Il dévalue la livre sterling en. Plusieurs anciennes colonies connaissent des crises (Rhodésie, futur Zimbabwe, et Afrique du Sud). Le gouvernement soutient les États-Unis dans sa guerre du Viêt Nam mais refuse d'y envoyer des troupes. Le pays considère que les problèmes socio-économiques nationaux sont traités de façon inadéquate. Les marins font grève durant six semaines sitôt Wilson réélu en 1966, ce qui accroît ce sentiment. Edward Heath (1970-1974) doit affronter laJames Callaghan, Premier ministre à partir d', avait occupé les postes successifs de chancelier de l'Échiquier (ministre des Finances), secrétaire au'(ministère de l'Intérieur), puis au'(ministère des Affaires étrangères) sous Wilson. Il a du mal à asseoir son autorité : il est principalement choisi par les travaillistes comme une alternative à la droite et au centre et pour contrer Michael Foot, que l'on trouve trop à gauche, et sa majorité est faible aux Communes. Son gouvernement est minoritaire et il doit s'allier aux libéraux pour former un gouvernement stable (le pacte « Lib-Lab »). Majoritaire dans les sondages, il a la possibilité de provoquer des élections anticipées en 1978. Il ne le fait pas et le regrettera l'année d'après. CallaghanL'arrivée de Margaret Thatcher au pouvoir marque un tournant politique à bien des égards : le libéralisme et l'anticommunisme exacerbés, la rupture avec le keynésianisme, les prétentions nationalistes, les guerres contre les " sont autant de transformations marquantes, dans les années 1980, du paysage politique britannique. Aux trois mandats de Thatcher succède celui de John Major en 1990, marqué notamment par la guerre du Golfe.Margaret Thatcher amoindrit au minimum l'intervention de l'État dans l'économie. Elle entend mettre un terme aux politiques socialistes menées depuis trente ans, selon son mentor Keith Joseph. Sur de nombreux thèmes (à l'exception notable des déficits publics) elle est au diapason avec les idées de Ronald Reagan (les "Reaganomics"), élu un an après elle. Ses grands inspirateurs économiques sont Friedrich von Hayek et Milton Friedman. Elle élève les taux d'intérêt pour diminuer la masse monétaire, préfère l'impôt indirect à l'impôt sur le revenu, élève la TVA de 8 à 15 % (un record à cette époque). Le nombre de chômeurs, à 2,8 millions à la fin de l'année 1981, atteint les 3,3 millions à l'hiver 1982-1983, pour la premièreDurant le congrès des conservateurs à Brighton en 1984, un attentat de l'IRA la prend pour cible, mais elle y échappe de justesse.L'économie est prospère et assainie, ce qui consolide sa popularité et sécurise son troisième mandat. C'est la première fois qu'un Premier ministre obtient un troisième mandat depuis Edward Geoffrey Smith Stanley en 1868. Elle est populaire dans la plupart des quotidiens, sauf pour le "Daily Mirror" et le "Guardian". Elle est haïe par la gauche et de nombreuses chansons s'en prennent à elle. En 1988, elle s'oppose aux propositions européennes qui touchent à la fédéralisation et à la centralisation des décisions de l'Union. Elle ne reconnaît à l'Union qu'un rôle de facilitateur de libre échange et craint que les changements stratégiques opérés par l'Union ne détruisent son travail à l'intérieur de son pays. Elle lutte contre l'union économique et monétaire, la monnaie unique alors en préparation,Premier ministre durant la guerre du Golfe, John Major affronte la récession mondiale. Donné perdant aux élections futures de 1992 face au leader travailliste Neil Kinnock, il mène une campagne adroite et populaire dans les rues, perché sur une caisse à savon. Il remporte la victoire, mais de justesse. Sitôt au gouvernement, il gère la sortie du Royaume-Uni du serpent monétaire (ERM) le (le « mercredi noir »). Les rivalités internes se font jour mais la droite gronde au sein du parti et de son cabinet, surtout pour la ratification du traité de Maastricht. Son autorité est menacée, après un vote de confiance acquis avec seulement 40 voix de majorité, en 1993. Sa défaite aux élections de 1997 est immense : les travaillistes l'emportent par 418 sièges contre 165 aux conservateurs et 46 aux libéraux démocrates.Le leader travailliste, Tony Blair, arrive au pouvoir à l'issue des élections législatives britanniques de 1997. Que ce soit dans la politique économique, la politique sociale ou les relations internationales, il n'y a pas de réelle rupture avec le thatchérisme, si ce n'est peut-être sur la question de l'Europe. Dans le domaine social, la principale innovation consiste en la création d'un salaire minimum. Les mandats de Tony Blair et de son successeur Gordon Brown en 2007 sont aussi marqués par le maintien de la flexibilité du marché du travail et la faible protection juridique des salariés, l'intégration de la Convention européenne des droits de l'homme à la législation britannique et les nombreuses lois « antiterroristes ». Les moyens pour l'éducation sont accrus mais l'orientation est la même.Blair transforme le parti travailliste en un parti du centre ; il le rebaptise «'» (« nouveau parti travailliste »), abandonne l'article 4 des statuts du parti, s'éloigne des'et rend plusieurs fois hommage à la politique libérale de Margaret Thatcher. Aussitôt nommé en 1997, il charge Gordon Brown, le ministre de l'Économie, d'accorder à la Banque d'Angleterre la prérogative de fixer elle-même le taux de baseEn politique extérieure, Blair se présente comme un « europhile » mais d'un type différent des Français. Il ne milite pas dans son pays en faveur ni de l'euro ni des accords de Schengen et est persuadé que l'Europe doit être un grand marché et non une puissance politique et militaire, soutenant ainsi les candidatures de presque tous les pays d'Europe de l'Est. Il préfère aligner ses troupes avec celles des États-Unis dans la guerre d'Irak malgré la position de la France et de l'Allemagne et une opinion publique britannique plutôt défavorable. Les Britanniques jouent un rôle fondamental dans la conquête du paysChoisi en 2005 pour diriger les "", David Cameron emporte la victoire aux élections générales britanniques de 2010 avec 36 % des voix, ramenant les conservateurs au pouvoir pour la première fois depuis 1997. Le mandat de David Cameron est marqué par la crise économique mondiale des années 2008 et suivantes. En 2010, il lance un plan d'austérité dans le but d'y faire face : les budgets sociaux sont fortement réduits et de la fonction publique (environ 10 % des effectifs) sont supprimés. En, le référendum britannique sur le mode de scrutin proposant le remplacement du scrutin uninominal majoritaire à un tour par le vote alternatif pour l'élection des députés à la Chambre des communes est rejeté par plus des deux tiers des votants. En, des émeutes visant les symboles de richesse éclatent dans plusieurs villes anglaises à la suite de l'assassinat par la police d'un jeune noir, Mark Duggan, à Tottenham (quartier de Londres).Le, un référendum sur l'indépendance de l'Écosse se tient à l'initiative de Cameron. Celui-ci est réélu contre Ed Miliband, le leader travailliste, en.Le, le Royaume-Uni se prononce pour une sortie de
L'histoire du Royaume-Uni, État souverain englobant les quatre nations constitutives que sont l’Angleterre, l’Écosse, le pays de Galles et l’Irlande du Nord, est indissociable de celle du Parlement du Royaume-Uni. Elle débute en 1707 avec les actes d'Union qui opèrent une union politique du Royaume d'Angleterre (incluant le pays de Galles) et du Royaume d'Écosse et marquent la naissance du Royaume de Grande-Bretagne. En 1800, un nouvel Acte d'Union lie celui-ci au royaume d'Irlande pour former le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande. En 1921, à l'issue de la guerre d'indépendance irlandaise, l'État libre d'Irlande obtient son indépendance et se sépare de l'Irlande du Nord, qui demeure une partie du Royaume-Uni. Depuis 1927, son nom officiel est « Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord ».
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Dans l'Antiquité, elle était nommée, notamment dans le "Kojiki" et le "Nihon shoki". Au, le, explique que cette région insulaire était composée de petits pays :, À l'époque des neuf provinces qui donnèrent son nom actuel à l'île, celle-ci s'appelait. C'était l’extrémité sud-ouest du Japon, le royaume de Ryūkyū n'ayant été annexé qu'en 1879. À l'extrémité opposée d'Honshū se situait alors. Il existait également qui correspond aujourd'hui aux îles de Shikoku et d'Awaji ainsi qu'à la presqu’île de Kii. Tout au long de son histoire, l’île a été profondément influencée par des civilisations étrangères comme celles de la Chine et de la Corée ; par exemple la région autour de Hirado a traditionnellement été un lieu de rencontre pour des commerçants et des pirates. Au arrivèrent des missionnaires catholiques et des commerçants portugais, et leur présence à Hirado et Nagasaki transforma ces ports en centres commerciaux pour les commerçants étrangers. La croyance catholique selon laquelle tous les hommes sont égaux ne s’accordait pas avec la structure politique du Japon, et après avoir formé un royaume libre pendant la période du daimyo Oda Nobunaga, les missionnaires furent peu à peu obligés de partir, jusqu’à ce que le christianisme soit finalement interdit sous la période Edo en vertu de la politique "sakoku" instaurée par le shogunat Tokugawa. L'Édit Sakoku de 1635, en plus d’interdire le christianisme et aux Japonais de quitter le territoire, interdit le commerce extérieur. Seuls les commerçants de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales et les commerçants chinois étaient autorisés à commercer à Dejima, une île artificielle dans la baie de Nagasaki, et les Chinois dans le quartier de Tojin Yashiki de la ville. Toutefois les commerçants chinois étaient aussi autorisés dans le royaume de Ryūkyū et les Coréens dans le domaine de Tsushima (actuelle préfecture de Nagasaki). Cet isolationnisme de près de 200 ans a ainsi permis aux cultures occidentales et chinoises de se mélanger à la culture locale. Nagasaki garde encore son quartier chinois (au sens de colonie de personnes originaires de Chine) et compte aussi des églises catholiques dans sa population. Le Kirishitan (le christianisme japonais ()) a continué d’exister dans la clandestinité. Ces kakure Kirishitan (chrétiens cachés ) étaient obligés de fouler aux pieds des images de la Vierge Marie et d’autres saints pour certifier qu’ils n’étaient pas chrétiens. En même temps qu’étaient exilés les missionnaires catholiques les commerçants des pays catholiques ont été obligés de quitter le pays, en emmenant avec eux leurs enfants métis mi-japonais mi-européens obligés eux aussi d’abandonner le pays. La majorité de ces personnes extradées a été envoyée à Jakarta en Indonésie et leurs actuels descendants rappellent encore des textes, témoignages émouvants de ces personnes sur la façon dont elles avaient été expulsées par mer depuis leur pays natal. En 1848 le capitaine James Glynn conduit à Nagasaki la première négociation fructueuse avec le Japon sur son ouverture au monde extérieur. Puis pendant la restauration Meiji les villes de Nagasaki et Sasebo sont devenues les plus grands ports maritimes de commerce extérieur, et c’est là aussi que se situaient les plus grands chantiers navals militaires et les plus grandes bases de la marine japonaise jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale. Le un bombardier américain a lâché une bombe atomique sur Nagasaki. Plusieurs chantiers navals sur l'île dont celui de Nagasaki ainsi que la mine de charbon d'Ha-shima au large de Nagasaki ont été inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2015 car ils illustrent la Révolution industrielle du Japon de l’ère Meiji. Et les « Sites chrétiens cachés de la région de Nagasaki », illustrant la chasse aux chrétiens imposée par le sakoku y furent inscrits à leur tour en 2018.L'île est montagneuse et possède le plus grand volcan actif du Japon, le mont Aso, qui culmine à. La ville principale de l'île est Fukuoka qui possède un port et un centre important d'industries lourdes, Kitakyūshū et Ōmuta sont aussi des centres industriels. Cependant, Nagasaki est le plus grand port de l'île. À Kyūshū se situe aussi le Centre spatial de Tanegashima (JAXA) qui est le plus grand des deux centres spatiaux du Japon. Kyushu est particulièrement intéressante pour ses ressources naturelles : les volcans de Sakurajima tout au sud de l'île ou le mont Aso au centre, l'un des plus grands caldeiras du monde. La ville de Beppu sur la côte est de l'île est connue pour ses bains chauds de source volcanique. La presqu'île d'Aoshima, entourée de rochers découpés en strates, est une curiosité naturelle étonnante tout au sud de l'île.Kyūshū est composée de huit préfectures, dont sept sur l'île elle-même:Kyūshū a un climat subtropical. Les productions principales sont le riz, le thé, le tabac, les patates douces et le soja, sans oublier la soie. C'est d'ici que la culture du riz, venue de la péninsule coréenne, aurait été introduite dans l'archipel dix siècles avant notre ère. L'île possède, aussi, deux types de porcelaine renommées : Satsuma et Imari. Et le tourisme est aussi très présent sur l'île (écotourisme, tourisme culturel...). Quant à l'industrie, principalement automobile, elle se concentre au nord de l'île, autour des villes de Fukuoka, Kitakyushu, Nagasaki, et Oita.La compagnie JR Kyushu est la principale compagnie ferroviaire de l'île. Le Shinkansen Kyūshū traverse l'île dans un sens nord-sud de Fukuoka à Kagoshima et le Shinkansen Sanyō s'arrête à Kitakyushu et Fukuoka (le terminus de cette ligne). Les (avec le pont homonyme) relient Kyūshū à Honshū par différents moyens de transport (train, voiture, vélo...)Kyūshū est desservie par des vols en provenance des grandes villes japonaises (Tōkyō, Sapporo...), de l'Asie (Séoul, Pekin, Singapour...) et de l'Europe (Amsterdam). L'aéroport de Fukuoka est le plus important de Kyūshū.Plusieurs lignes de ferry quotidiennes arrivent à Kyushu que ce soit au départ de Shikoku ou Honshu depuis Tokyo ou Osaka. Par exemple un trajet de Osaka à Beppu prendra une nuit complète en passant par la mer intérieure du Japon.
Le nom signifie "neuf" () "provinces" () et évoque les anciennes provinces existantes avant la création des préfectures actuelles en 1871 : Chikuzen, Chikugo, Hizen, Higo, Buzen, Bungo, Hyūga, Satsuma et Ōsumi.
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L'actuel territoire de la Bosnie-Herzégovine a été peuplé d'abord par des agriculteurs peut-être matriarcaux (selon Marija Gimbutas) qui ont laissé à Butmir les traces d'une culture (nommée d'après ce site) apparentée aux civilisations danubiennes de la péninsule balkanique, vénérant les cycles de la nature et les déesses de la fécondité.Les Indo-Européens patriarcaux arrivent dans la région vers 1300 avant notre ère : ce sont les Illyriens, peuple indo-européen possiblement apparentés aux Albanais modernes qui vont se mêler aux populations autochtones proto-valaques. Au une influence celtique se fait sentir le long de la Save, au nord : les Scordisques s'y installent, tandis que dans les montagnes les Illyriens continuent à vivre en tribus rivales. Entre 200 et 150 avant notre ère, les Romains s'installent au sud, mais c'est seulement en 33 avant notre ère que le pays devient province romaine, nommé Illyricum ; ultérieurement ce nom sera étendu aux provinces voisines tandis que l'actuelle Bosnie-Herzégovine sera appelée « Dalmatie ». Lors des partages de l'Empire romain, le pays se retrouve du côté occidental. Les populations sédentaires, entre-temps romanisées (il en reste des toponymes, tels « Romania planina » ou « Vlasic »), ont été converties au christianisme. Les Wisigoths de 397 à 401, puis les Ostrogoths de 454 à 535 ravagent le pays, et la population se réfugie dans les montagnes. En 535 le général romain d'Orient Bélisaire reprend le Sud du pays (l'actuelle Herzégovine) rattaché au diocèse de Ravenne, tandis que les Lombards, puis les Avars, règnent au nord. Simultanément arrivent les Slaves, d'abord comme alliés des Avars.Venus de l'actuelle Pologne méridionale et de l'actuelle République tchèque à partir du, des groupes de Slavons, de Sorabes et de Croates s'installent et assimilent rapidement les populations romanisées (Valaques). Leur langue slave méridionale est appelée par les linguistes « serbo-croate ». Les Croates, au sud-ouest, et une partie des Slavons, au nord, se christianisent sous l'égide de l'Église latinophone de Rome et adoptent l'alphabet latin. Les Sorabes, au centre et à l'est, ainsi qu'une autre partie des Slavons au sud-est, se christianisent sous l'égide de l'Église hellénophone de Constantinople et adoptent l'alphabet cyrillique inventé pour eux par les missionnaires Cyrille et Méthode. Certains Slaves, cependant, restent fidèles aux anciens dieux slaves tels Péroun. Les Slaves s'organisent en principautés « knezats » ou « canesats » plus ou moins puissants, qui recherchent l'alliance et la protection tantôt des puissances occidentales (Empire carolingien, Rome), tantôt des puissances orientales (Empire bulgare, Empire romain d'Orient dit Empire byzantin). En 870, l'actuelle Bosnie-Herzégovine se retrouve partagée entre le royaume de Croatie à l'ouest, et l'Empire bulgare à l'est. Après l'an 1000, la partie ouest devient hongroise, tandis que l'est redevient byzantin. En 1166, c'est finalement tout le pays qui devient byzantin. Une grande révolte slave éclate alors. La Bosnie-Herzégovine en est le centre. Elle est à la fois religieuse et politique. Les Slaves restés pérounistes,. Sous la domination hongroise, la Bosnie septendrionale est organisée en "banats" (duchés semi-autonomes à majorité orthodoxe : Ozora, Shava), la Bosnie méridionale forme un royaume vassal avec un roi catholique, tandis que la Herzégovine s'allie puis se rattache à la Serbie voisine.De 1463 à 1483 les Turcs mettent fin à cet ordre féodal et un tiers environ des habitants, désireux d'éviter le "haraç" (impôt dû par les non-musulmans) et le "devşirme" (levée d'enfants chrétiens destinés au corps des janissaires et aux services administratifs ottomans), se convertit à l'islam. Privilégiés sous le régime ottoman, ils se multiplient au fil des quatre siècles de colonisation ottomane. Après la victoire du prince Eugène à la bataille de Zenta (1697), les Habsbourg l'annexent temporairement de 1718 (traité de Passarowitz) à 1739 (traité de Belgrade). Sous l'Empire ottoman, les paysans restés catholiques ou orthodoxes sont hostiles aux fonctionnaires turcs et aux grands propriétaires islamisés. Une, puis une autre en Herzégovine (août 1875) et en Bosnie (janvier 1876). En juillet 1876, la Serbie et le Monténégro déclarent la guerre à la Turquie Ottomane devant son refus d’accorder la Bosnie à la Serbie et l’Herzégovine au Monténégro. Des massacres sont commis par des irréguliers turcs, les bachi-bouzouks. La Russie et l'Autriche-Hongrie interviennent. La guerre russo-turque tourne au désastre pour les Ottomans qui doivent accepter l'indépendance de la Serbie et de la Bulgarie. L'Autriche-Hongrie occupe militairement la Bosnie-Herzégovine et le sandjak de Novipazar et en obtient l'administration provisoire lors du congrès de Berlin de 1878, bien que ces territoires restent officiellement ottomans. À l'époque, les musulmans sont près de la moitié de la population. L'autre moitié se partage entre catholiques et orthodoxes : ces derniers revendiquent l'union avec la Serbie voisine. L'annexion officielle de la province a lieu le 5 octobre 1908. La double monarchie prend cette décision car elle craint que la révolution des Jeunes-Turcs à Constantinople ne modifie le statut du territoire. En outre, elle est en conflit larvé avec la Serbie qui développe une politique expansionniste visant à regrouper les Slaves du Sud dont une partie sont rattachés à l'Autriche-Hongrie. Ces relations tendues avec la Serbie vont entraîner des réactions terroristes. Ce sera le cas de Gavrilo Princip, assassin de l'archiduc François Ferdinand, héritier du trône des Habsbourg et de sa femme Sophie. Leur assassinat à Sarajevo le 28 juin 1914 a servi de prétexte au déclenchement de la Première Guerre mondiale.Conformément au principe du "Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" énoncé par le président américain Woodrow Wilson à l'issue de la Première Guerre mondiale, l'union entre le « Comité yougoslave » ("Jugoslavenski odbor") slovène et croate avec la Serbie, permet la fondation du royaume des Serbes, Croates et Slovènes, renommé ultérieurement royaume de Yougoslavie. Les musulmans n'y étaient pas reconnus comme l'une des composantes du pays. Pendant la Seconde Guerre mondiale qui démantèle la Yougoslavie en 1941 les représentants des Bosniaques musulmans de Bosnie-Herzégovine se rallièrent à l'État indépendant de Croatie, allié du troisième Reich, tandis que les orthodoxes se rallièrent massivement aux Tchetniks (résistants Serbes royalistes) ou aux partisans (résistants communistes dirigés par le Croate Tito). La domination nazie sur la Bosnie-Herzégovine entraîne une persécution des Juifs, des Serbes et des Tziganes. Le 25 novembre 1943 le « Conseil antifasciste de libération nationale de Yougoslavie » se réunit à Jajce et décide de la formation d'une "République populaire de Bosnie-Herzégovine" au sein d'une future fédération yougoslave. La fin de la guerre et la victoire des Partisans entraîne la création de la République fédérative populaire de Yougoslavie, qui devient la République fédérative socialiste de Yougoslavie en 1963. Les élections parlementaires de 1990 élisent une assemblée dominée par trois partis basés sur des critères ethniques et qui avaient formé une coalition pour prendre le pouvoir aux communistes. La récente déclaration d'indépendance de la Croatie et de la Slovénie et les guerres l'ayant suivie placent alors la Bosnie-Herzégovine dans une situation difficile. La population était divisée sur la question de savoir si la Bosnie-Herzégovine devait rester dans une fédération yougoslave (un choix majoritaire chez les Serbes) ou chercher à obtenir l'indépendance (le choix majoritaire parmi les Bosniaques et les Croates). La déclaration de souveraineté d'octobre 1991 fut suivie d'un référendum en février et mars 1992, boycotté par la majorité des Serbes de Bosnie. Pour une participation de 64 %, 99,4 % des votants s'exprimèrent pour l'indépendance. Suivit alors une période d'escalade des tensions et le 6 avril la guerre civile éclate à Sarajevo.La Bosnie-Herzégovine a déclaré son indépendance le. La reconnaissance internationale de l'indépendance de la Bosnie-Herzégovine force alors l'Armée fédérale yougoslave à quitter le territoire de Bosnie-Herzégovine. De nombreux militaires serbes de la JNA changent d'insigne et créent alors, avec des engagés volontaires, l'Armée de la République serbe de Bosnie. Équipée par la JNA, financée par la République fédérale de Yougoslavie, grossie par ses volontaires et par des paramilitaires venant de Serbie (et ayant repris le nom des résistants Tchétniks de la Seconde Guerre mondiale), l'armée de la République serbe de Bosnie réussit en 1992 à placer 60 % du pays sous son contrôle. En 1993, 70 % du pays était contrôlé par la République serbe de Bosnie. De leur côté, Croates et Musulmans bénéficiaient du soutien de l'Union européenne et de l'OTAN (notamment de l'Allemagne et de la Turquie) : la communauté internationale définit les Serbes comme étant les agresseurs et en mars 1994 la signature d'un accord à Washington crée une Fédération croato-bosniaque, la fédération de Bosnie-et-Herzégovine. Les Serbes se radicalisent et se livrent à des crimes de guerre, notamment le génocide de Srebrenica (reconnu comme tel par le TPI) en juillet 1995. Les efforts de la communauté internationale s'intensifient dès lors : plus de militaires sous le drapeau de l'ONU sont envoyés en Bosnie-Herzégovine. L'été 1995, une offensive de la Forpronu (qui y perdit 167 hommes et plus de 700 blessés, dont environ la moitié étaient des soldats de l'armée française), des forces croates et musulmanes, contraignent les Serbes de Croatie à évacuer intégralement les territoires qu'ils y détenaient depuis l'indépendance, et ceux de la République serbe de Bosnie à évacuer 21 % du territoire de la Bosnie-Herzégovine. À la suite de ces défaites serbo-yougoslaves, le 21 novembre 1995, les belligérants signèrent à Dayton, Ohio, un traité de paix afin d'arrêter les combats. Les accords de Dayton partagèrent la Bosnie-Herzégovine en deux entités autonomes : La fédération de Bosnie-et-Herzégovine (51 % du territoire et 70 % de la population) et la République serbe de Bosnie (49 % du territoire et 25 % de la population). En 1995 – 1996, une force internationale de maintien de la paix (IFOR) dirigée par l'OTAN, comprenant soldats, intervint en Bosnie afin de mettre en place et de surveiller les aspects militaires de l'accord. À l'IFOR succéda une force de stabilisation (Sfor) plus réduite ( soldats en 2003) dont la mission était d'empêcher la reprise des hostilités. À cette Sfor, a succédé en décembre 2004, l'Eufor, une force militaire de l'Union européenne de hommes environ. La force de police internationale de l'ONU en Bosnie-Herzégovine a été remplacée à la fin de 2002 par la Mission de police de l'Union européenne (MPUE), premier exemple pour l'Union européenne d'une telle force de police, ayant des missions de surveillance et d'entraînement. En 2008, la Bosnie-Herzégovine est un pays encore blessé. De nombreux charniers furent découverts après la fin de la guerre. Après la mort des présidents Tudjman et Milošević, la Croatie et la Serbie se sont excusées pour les agressions et les crimes de guerres commis sur le peuple bosniaque. Les criminels de guerre des trois camps ont été recherchés et poursuivis devant la Cour internationale de justice. Les principaux dirigeants de l'armée serbe, rendus responsables des évènements de Srebrenica, le général Ratko Mladić et Radovan Karadžić (ancien président de la République serbe de Bosnie) furent recherchés. Karadžić a été démasqué et arrêté à Belgrade le 22 juillet 2008, après une cavale de 13 ans, Mladić fut quant à lui arrêté à Lazarevo (Voïvodine, Serbie), par la police serbe, le 26 mai 2011, après quinze ans de cavale. Cependant l'essor économique rapproche les deux entités, tandis que la dissolution définitive de la Yougoslavie, le nombre des morts () et l'isolement hors de l'Union européenne ont rendu obsolète le rêve d'une "Grande Serbie" cher aux anciennes générations serbes.BosanskeHistorije: Histoire de la Bosnie
Cet article relate les faits saillants de l'histoire de la Bosnie-Herzégovine, un pays d'Europe du Sud situé dans la péninsule des Balkans.
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On peut distinguer : Les panneaux de signalisation routiers, les tatouages, piercings, le maquillage, les vêtements, etc. peuvent également faire partie de la communication non verbale, pour autant qu'ils respectent le principe de base : l'abstraction totale de signes verbaux.L'Humain dispose d'une large panoplie de moyens de communication non verbaux : Certains panneaux de signalisation routiers de même (pour autant qu'ils respectent le principe de l'abstraction totale, c'est-à-dire d'absence de signes verbaux ou les traduisant par écrit) ;L'art de communiquer par l'image de soi remonte à l'Antiquité. Dans la tradition gréco-romaine, la rhétorique est l'art de convaincre une assemblée populaire ou le sénat. L'orateur apprend à se présenter sous son meilleur jour pour persuader l'auditoire. Cette partie de l'art oratoire porte le nom d"'action" ("actio"). C'est aussi important que la connaissance du droit, la culture générale, la "mémoire" et la "diction" pour faire un avocat, un général, un magistrat de la république, et réussir dans la politique. À l'âge classique, les collèges religieux enseignent l'art de parler en public, pour former des prédicateurs. L'art de persuader comprend l'art de parler agréablement (l"'élocution"), mais aussi l'art de se présenter au public (maîtrise des gestes et composition de l'attitude). À l'époque moderne, on doit à Darwin, la première étude anthropologique sur le rôle des émotions dans la communication humaine (et animale) dans son livre "L'Expression des émotions chez l'homme et les animaux" (1872). Darwin ouvre la voie à l'éthologie (science du comportement) qui se développe au, notamment aux États-Unis.L’interactionnisme symbolique est la théorie de l’école de Chicago et de la sociologie américaine. Ses représentants principaux sont Ernest Burgess, Everett Hughes et Herbert Blumer. Il repose sur le principe suivant :En 1952, Ray Birdwhistell invente le concept de kinésique pour décoder les gestes. Il propose la notion de "kinème" (geste minimum, ou "unité pertinente de mouvement") sur le modèle des phonèmes en linguistique. Birdwhistell reconnaît plus tard les limites de cette méthode. Son idée est toutefois reprise avec succès par Gregory Bateson et l'École de Palo Alto, puis par la programmation neuro-linguistique (PNL) - une méthode de développement personnel, dans les années 1970. L'idée est aujourd'hui encore exploitée dans la pratique du profilage gestuel appelée « synergologie » (une pseudoscience du non verbal). Des études récentes ont invalidé la PNL et notamment dans la détection du mensonge. L'orientation du regard en haut à droite n'est donc pas à considérer comme une indication qu'une personne se remémore un souvenir ou se place en situation de création. Il en est de même concernant la synergologie qui a été invalidée pour déceler le mensonge (notamment la théorie dite des "faux-non"). Élève de Ray Birdwhistell, Erwin Goffman travaille sur la présentation de soi à travers la tenue vestimentaire, les attitudes, l'élocution, les mimiques, etc.. Il insiste sur l'interaction des signes émis de part et d'autre dans le dialogue. Pour lui néanmoins, parler du vêtement comme d'un langage serait abusif : " contrairement au langage, le vêtement n'est pas génératif ". Pour le plaisir, on peut relire dans "Mythologies", l'essai de Roland Barthes paru en 1957, comment des vêtements, des attitudes ou des accessoires peuvent contribuer au prestige social.Au début des années 1950, l'École de Palo Alto en Californie, est fondée par Gregory Bateson, Donald D. Jackson, John Weakland, Jay Haley, Richard Fisch, William Fry et Paul Watzlawick. Cette école considère que la communication repose sur des interlocuteurs qui réagissent les uns sur les autres. Elle distingue deux types de communication : Gregory Bateson développe en effet la théorie de la « double contrainte » pour montrer que l’on peut parfaitement envoyer simultanément deux messages contradictoires. Le langage du corps peut parfaitement amplifier le sens des mots prononcés, mais il peut également le contredire, brouiller ainsi le message, et provoquer la gêne, ou pire, le désaveu du public.Les études menées par le professeur Albert Mehrabian et rapportées dans deux articles en 1967, ont établi la règle des 7 % - 38 % - 55 %. Dans la transmission d'un message verbal, le sens des mots ne compterait que pour 7 %, alors que le ton et la voix compteraient pour 38 %, et surtout, l'impression visuelle compterait pour 55 % dans l'interprétation de ce qui est "dit". Des études plus récentes ont critiqué la méthode et les conclusions auxquelles Albert Mehrabian était parvenu.Les travaux du psychologue américain Paul Ekman ont permis de montrer que l'expression de sept (7) émotions primaires universelles sur le visage n'est pas déterminée par la culture mais par la biologie. Il s'agit de l'approche théorique dite de la "Basic Emotion Theory" (BET). En 1972, Ekman détermine six (6) émotions primaires universelles (colère, dégoût, joie, peur, tristesse, surprise). Il pense aussi démontrer le lien entre les émotions primaires et les micro-expressions du visage (ces dernières ayant été découvertes par hasard en 1966 par les psychologues Haggard et Isaacs). Au début des années 1990, il ajoute une primaire universelle aux 6 précédentes : le mépris. Ces émotions primaires ont toute une signature distincte et précise dans le système nerveux autonome. Chaque émotion provoque une activation musculaire spécifique. Début 1990, ses travaux le conduisent à répertorier d'autres émotions plus difficiles à identifier sur le visage : les émotions secondaires. Elles sont souvent produites par la combinaison de signaux appartenant aux émotions primaires. Les émotions secondaires sont l'amusement, le plaisir des sens, le contentement, le soulagement, la fierté, l'embarras, la satisfaction, l'excitation, la haine, la culpabilité, la honte. Selon Paul Ekman, faisant appel à un système neurologique complexe, les micro-expressions sont des réactions nerveuses inconscientes, incontrôlables et très rapides. Elles durent moins de 1/2 seconde (et jusqu'à 1/ de seconde au plus rapide). Elles peuvent être exploitées pour détecter le mensonge, ainsi que pour prévenir et identifier les risques terroristes ou sécuritaires. Il est toutefois apparu que les micro-expressions ne sont pas pertinentes pour déceler les mensonges, et aucune preuve n'existe quant à l'efficacité des micro-expressions pour déceler les terroristes. Ces applications sont donc à proscrire. D'autres chercheurs poursuivent les travaux dans la lignée de Paul Ekman, dont et Mark G. Frank. Toutefois, l'approche évolutionniste de la "Basic Emotion Theory" fut remise en question au profit de la "Behavioral Ecology View" (BEV) d'Alan Fridlund.Edward T. Hall avance le concept de proxémique (distances spatiales entre les locuteurs) et il réfléchit sur l'usage du silence dans une conversation. Le contexte donne son sens à un propos. C'est dans ce sens qu'il faut comprendre la phrase de Bateson « tout comportement est communication », ou encore « On ne peut pas ne pas communiquer » : un individu replié sur lui-même et muet, inaccessible aux sollicitations communique par sa posture son refus de communiquer. Ceci est du ressort de la communication interpersonnelle. L'analyse de la communication non verbale peut éclairer des énigmes, telles certaines dissonances cognitives ; quand les yeux disent « oui » et que la bouche dit « non » ou quand le geste dément la parole et que le ton disqualifie le texte, ce qui paraît paradoxal dans les paradoxes et double contrainte qui sont des thèmes d'une approche écosystémique. La chorégraphie d’un ballet est de la « kinésique » avant la lettre.Voici une expérimentation concluante qui a été faite sur les deux niveaux de la communication (verbale et non verbale). Le maire de New York City, Fiorello Henry LaGuardia (1882-1947) parlait les langues les plus utilisées dans sa ville, en plus de l'anglais : l’allemand, l’espagnol, le français, l’italien et le yiddish. On a passé le film de ses harangues dans différentes langues, en coupant le son, à un auditoire composé des représentants de ces communautés respectives. Chaque groupe a reconnu infailliblement à chaque fois la langue utilisée par le maire, à la seule projection des images, sans la bande-son. Il paraît alors démontré, qu'à chaque langue soit associé un langage corporel, c'est-à-dire des gestes, des mimiques, des postures caractéristiques de cet idiome.Les travaux de Paul Ekman (1934) et de E. T. Hall (1914-2009) ont inspiré beaucoup de chercheurs (voir la bibliographie). La concurrence moderne et le règne de l'image avec la télévision dans tous les foyers, obligent à montrer la personne qui parle sous un jour favorable, sous une apparence qui lui concilie l'auditoire, et incite ce dernier à voter ou à acheter. La façon dont on présente le produit vaut plus que les idées, sans pour autant qu'il soit indifférent de couper le son, parce que le ton, l'intonation, le timbre de la voix font partie de ce que les Anciens appelaient laction" (dans le vocabulaire de la rhétorique), et que nous, nous appelons langage du corps."' Le poids du visuel sur la foule (les images, accompagnées ou non de musique) amène donc à s'interroger sur l'impact des gestes, des couleurs, des mimiques, des rythmes, etc. qu'il s'agisse de vendre une voiture ou d'assurer une victoire électorale. Les études récentes sont une aide précieuse pour les conseillers des hommes politiques, et pour réussir une campagne publicitaire. Le besoin que ressent tout citoyen responsable et tout consommateur raisonnable, de s'informer avant de choisir, l'amène donc à décoder la part silencieuse des messages qui lui sont adressés. Les techniques d'analyse comportementale sont de plus en plus utilisées par les entreprises pour améliorer leurs recrutements ou leurs négociations.Une césure est parfois faite, notamment dans l'étude des logiques neurologiques, entre les images du langage qui sont des représentations directes que l'on peut dire « analogiques », et les mots de la langue qui sont des représentations dites « numérique ». (On situe (en moyenne sur une population) le langage par l'image majoritairement dans le cerveau droit, alors que l'utilisation des mots fait intervenir l'aire du langage situé dans 95 % des cas dans le cerveau gauche). Le mot comme "média" serait, selon la distinction originelle de Ferdinand de Saussure, une convention arbitraire pour les rendre intelligibles (le mot « table » ne représente pas une table : le code utilisé pour représenter la table est arbitraire, on peut penser aussi aux langues de programmation informatique). L'origine arbitraire de ce support est largement remise en question, et si Freud relevait une représentation de mot en plus de la représentation de chose, Lacan ira encore plus loin dans les définitions de signifiant (le support) et de signifié (le message), en focalisant sur le sens que porte le signifiant lui-même. (Par rapport à l'exemple du mot table, Lacan était dans l'étude du sens induit par les sonorités, les homonymes, etc.).Plusieurs disciplines proposent des grilles de lecture du comportement humain. Construites hors des sentiers académiques et de la sciences, ces pseudo-disciplines sont très populaires auprès du grand public car les notions qu'elles propagent sont à la fois faciles à comprendre et directement applicables. Intéressons-nous à deux d'entre elles : la PNL et la synergologie.La Programmation neuro-linguistique compte parmi les pseudo-sciences. Elle se définit selon ses concepteurs comme « l’étude de la réalité subjective de l'individu ». Elle consiste à reprogrammer le cerveau afin d'y ajouter de nouveaux potentiels. Elle ne repose sur aucune base scientifique et n'offre aucun résultat avéré ou démontrable. Elle est régulièrement signalée comme dangereuse par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires dans ses rapports. Son absence est permanente dans les bases de données scientifiques sur la médecine fondée sur les faits (Evidence-Based Medicine). Elle est à rapprocher du culte du cargo avec la "reproduction de la gestuelle des gens de talent". Plusieurs concepts de la PNL en lien avec la communication non verbale posent des problèmes de scientificité. Il en est ainsi, par exemple, de la grille de lecture des mouvements oculaires (mouvements des yeux en PNL, grille de lecture dite VAKOG).Il existe quelques critiques ayant remis en cause les fondements scientifiques de la synergologie, et identifiant celle-ci plus près de la pseudo-science. Bien qu'en 2013 le créateur de la synergologie ait publié un article dans une revue académique, certains biais ont été mis en évidence jetant alors le doute sur la validation des connaissances en synergologie. Lorsqu'un concept a été testé expérimentalement, aucun effet probant n'a été obtenu ( la théorie des « faux-non ».). Toutefois, il est important de mentionner que cette théorie n'est plus enseignée dans le parcours académique synergologique. La synergologie n’est à ce jour pas reconnue comme une science, car en effet elle ne passe pas le « test du fondement fiable ». L'objectif principal de la synergologie est de décrypter le fonctionnement de l’esprit humain à travers le langage corporel. Il n'existe malheureusement pas de signe pathognomonique du mensonge et de multiples paramètres doivent être pris en compte : Qualité du contact verbal et physique, modification du rythme du discours, perturbation ou hypercontrôle des émotions. De plus, certains actes non verbaux peuvent aussi avoir des différences de signification. Par exemple à une culture, ou un contexte différent comme la perception du message de l'individu ou encore la personnalité qui font que les individus ne sont précisément pas des robots. La synergologie comprend aussi les micros expressions qui peuvent permettre de comprendre dans quel état se trouve l'interlocuteur. Il semblerait que les micro-expressions n’ont aucun fondement scientifique à leurs actifs, Porter & ten Brinke (2008) ont mené la première et, à ce jour, seule expérience publiée portant sur la relation entre la micro-expression et la tromperie. De plus, ces micros-mouvement et expressions peuvent être liés à bien d’autres choses. Il n’est pas pertinent de dire que produire des micro-mouvements peut montrer des contradictions internes. La synergologie n’est donc basée sur aucune preuve plausible, et jusqu'à preuve du contraire, semble manquer de rigueur scientifique.
La communication non verbale (ou langage du corps) désigne tout échange n'ayant pas recours à la parole. Elle ne repose pas sur les mots, mais sur les gestes (actions et réactions), les attitudes, les expressions faciales (dont les micro-expressions), les odeurs, la tenue vestimentaire, la posture, ainsi que d'autres signaux, conscients ou inconscients. La communication non verbale s'intéresse aussi à l'environnement, c'est-à-dire au lieu dans lequel les interactions se déroulent.
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Vratislav II avait déjà été élevé au rang de roi de Bohême par l'empereur Henri IV, en 1085, pour son assistance pendant la révolte saxonne et la querelle des Investitures. Il avait été couronné à Prague par l'archevêque Egilbert de Trèves l'année suivante. Mais le titre n'était pas héréditaire et à sa mort, en 1092, son frère Conrad lui avait succédé comme duc Bohême. Le petit-fils de Vratislav II, Vladislav II, avait été élevé au rang de roi par l'Empereur Frédéric dit "Barberousse", qu'il avait accompagné lors de sa campagne italienne contre Milan. En septembre 1198, le jeune demi-frère de Frédéric, Ottokar, se servit de la rivalité entre le guelfe Otton IV et le duc Hohenstaufen Philippe de Souabe, le fils le plus jeune de l'Empereur Frédéric Barberousse, qui tous les deux avaient été élus Roi des Romains. Il reçut le titre royal héréditaire de Philippe pour son assistance et, manœuvrant entre les deux côtés, le fit reconnaître par Otton IV ainsi que par le pape Innocent III. Après l'assassinat de Philippe et l'interdiction papale imposée à Otton IV en 1210, Ottokar changea de camp, quand lui et plusieurs princes convoqués, en 1211, à Nuremberg, élurent le jeune descendant Hohenstaufen, Frédéric II "" (« autre Empereur »). Selon la Bulle d'or, les États de Bohême et de Moravie étaient un pays autonome et indivisible de l'Empire. Le roi de Bohème était le premier prince-électeur. Il devait fournir à l'Empereur une garde de trois cents chevaliers pour l'escorter lorsqu'il se rendait à Rome pour son couronnement. Mais il avait omis de garantir la succession de son fils aîné Frédéric. Celui-ci, alors roi de la Sicile, partit en Allemagne pour son couronnement, atteignant Bâle en septembre 1212. Là, il publia la Bulle d'or qui a confirmé la royauté d'Ottokar II et de ses héritiers en Bohême.La Bulle d'or de Sicile concède au roi de Bohême, affranchi de tout tribut étranger, les privilèges suivants : Quand, en 1346, le roi Charles IV réunit la Bohême et l'Allemagne dans ses mains, il établit les Pays de la Couronne de Bohême, qui restèrent au-delà de la suzeraineté de l'Empire et ne furent pas considérés comme des États impériaux.
La Bulle d'or de Sicile (en tchèque :'; en latin : ') est le nom donné à l'acte publié à Bâle, le, par le roi de Sicile, Frédéric de Hohenstaufen, élu roi des Romains par la diète de Nuremberg et futur empereur du Saint-Empire romain germanique sous le nom de Frédéric II. Frédéric y confirme le titre royal obtenu par le prince de Bohême, Ottokar en 1198, le déclarant lui et ses héritiers, rois de Bohême. La royauté a signifié le statut exceptionnel de la Bohême dans l'Empire.
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Kepler naît au sein d’une famille de religion protestante luthérienne, installée dans la ville de Weil dans le Wurtemberg, ville libre sous l'autorité immédiate de l'Empire. Né prématurément à sept mois et hypocondriaque de nature chétive, il souffre toute sa vie d’une santé fragile. À l’âge de trois ans, il contracte la variole, ce qui, entre autres séquelles, affaiblit sévèrement sa vue. La famille Kepler est peu ordinaire et son ambiance n’est pas des plus saines. Le père, Heinrich Kepler, est mercenaire dans l’armée du duc de Wurtemberg, et toujours en campagne, étant ainsi rarement présent à son domicile. La mère, Katharina Kepler — que Kepler qualifie lui-même de « petite, maigre, sinistre et querelleuse » — avait été élevée par une tante qui finit sur le bûcher pour sorcellerie. Kepler a trois cadets : sa sœur, Margarette, dont il reste proche, Christopher, qui lui fut toujours antipathique, et Heinrich. De 1574 à 1576, il vit avec son petit frère Heinrich — épileptique — chez ses grands-parents, alors que son père est en campagne et que sa mère est partie à sa recherche. Au retour de ses parents, Kepler déménage à Leonberg, ville du duché de Wurtemberg, et va suivre les cours de l’école latine de 1577 à 1579 et de 1581 à 1583. Ses parents lui font découvrir l’astronomie. Ainsi, en 1577, sa mère l’emmène en haut d’une colline pour observer le passage d’une comète. De son côté, son père lui montre l’éclipse de Lune du, et comment cette dernière devint toute rouge. Kepler étudia plus tard ce phénomène et l’expliqua dans l’un de ses ouvrages sur l’optique. À nouveau parti en guerre en 1589, son père disparaît à jamais. Kepler ne termine son premier cycle de trois années qu’en 1583, retardé notamment par son emploi de journalier agricole, entre neuf et onze ans. En 1584, il entre au Séminaire protestant d’Adelberg, puis, deux années après, au Séminaire supérieur de Maulbronn. Il y obtient son diplôme de fin d’études et entre, en 1589, à l’université de Tübingen, au séminaire évangélique "Tübinger Stift". Là, il étudie d’abord l’éthique, la dialectique, la rhétorique, le grec, l’hébreu, l’astronomie et la physique, puis la théologie et les sciences humaines. Il y poursuit ses études après obtention d’une maîtrise en 1591. Il suit en même temps les cours d'astronomie de Michael Maestlin qui, obligé d'enseigner le système géocentrique de Ptolémée, est un fervent admirateur du nouveau système héliocentrique de Copernic ; Maestlin fait donc de Képler un Copernicien enthousiaste, et fut de ceux qui convainquirent Galilée d'adopter l'Héliocentrisme. Alors que Kepler projette de devenir ministre luthérien, l’école protestante de Graz demande un professeur de mathématiques. Il abandonne alors ses études en théologie pour prendre le poste et quitte Tübingen en 1594. À Graz, il publie des almanachs avec des prédictions astrologiques. À l’époque, la distinction entre science et croyance n’est pas encore clairement établie et le mouvement des astres, encore assez méconnu, est gouverné par les lois divines. Kepler se maria deux fois. Une première fois par intérêt, le, avec Barbara Müller, qui décède en 1612, tout comme deux de leurs cinq enfants — âgés d’un et de deux mois à peine. Ce mariage, organisé par ses proches, l’unit à une femme au caractère exécrable qu’il qualifie de « grasse et simple d’esprit ». Un autre de ses fils meurt à l’âge de sept ans. Seuls sa fille Susanne et son fils Ludwig survivent. Puis, à Linz l’année suivante, il épouse Susanne Reuttinger avec qui il a sept enfants parmi lesquels trois meurent très tôt. Un mariage, cette fois-ci, heureux. En 1615, sa mère, alors âgée de 68 ans, est accusée de sorcellerie par les autorités de sa ville natale Leonberg. Kepler, persuadé de son innocence, passe six années à assurer sa défense auprès des tribunaux et à écrire de nombreux plaidoyers. Il doit, à deux reprises, retourner dans le Wurtemberg. Elle passe 14 mois enfermée à Güglingen. Finalement, le duc de Wurtemberg la déclare libre de toute charge de sorcellerie le. Affaiblie par ces dures années de procès et d’emprisonnement, elle meurt six mois plus tard. Kepler meurt en 1630 à Ratisbonne, à l’âge de 59 ans, loin de Susanne et de ses enfants qui n'apprendront son décès que deux mois plus tard. Il est enterré le 19 novembre. Avant de mourir il avait eu le temps d'écrire sous forme de distique élégiaque l'épitaphe en vers qu'il souhaitait pour sa pierre tombale : "Mensus eram caelos. Nunc terrae metior umbras. Mens coelestis erat. Corporis umbra jacet" ("Je mesurais les cieux. Je mesure maintenant les ombres de la Terre. L'esprit était céleste. Ici gît l'ombre du corps"). En 1633-1634, durant la guerre de Trente Ans, l’armée suédoise détruit sa tombe et ses ossements sont jetés à la fosse commune. Ses travaux sont retrouvés en 1773. Récupérés par Catherine II de Russie, ils se trouvent à l’observatoire de Poulkovo à Saint-Pétersbourg en Russie. En 1808, un monument en marbre lui est élevé par les soins du prince Charles de Dalberg dans le jardin botanique de Ratisbonne.Kepler a découvert les trois relations mathématiques, aujourd'hui dites lois de Kepler, qui régissent les mouvements des planètes sur leur orbite. Les deux premières sont publiées en 1609 dans un livre intitulé "Astronomia Nova". La troisième survient seulement en 1618, et quantifie le rapport entre longueur du demi-grand axe et période de révolution. Ces relations sont fondamentales car elles furent plus tard exploitées par Isaac Newton pour mettre au point sa théorie de la gravitation universelle. Dans son" Astronomia Nova" il entrevoyait déjà la loi de la gravitation universelle. Il explique à propos de la pesanteur et de l'attraction terrestre que Pour mieux se faire comprendre, il écrit ce qui sera considéré comme le premier livre de science-fiction, "Le Songe ou l'Astronomie lunaire". Il veut montrer les problèmes posés par l'attraction et la pesanteur en imaginant un voyage de la Terre à la Lune par deux personnages: la violence du départ, la diminution progressive de la pesanteur qui à la fin s'annule (l'état d'apesanteur de nos jours!) puis l'attraction croissante de la Lune qui reste néanmoins plus faible que sur La Terre. Il fonde une science nouvelle, nommée par lui la « dioptrique » et qui deviendra l’optique en synthétisant en 1604, puis en 1611, les principes fondamentaux de l’optique moderne comme la nature de la lumière, la chambre obscure, les miroirs (plans et courbes), les lentilles ou la réfraction.En 1596, il publie son premier ouvrage, "Mysterium Cosmographicum", fruit de ses premières recherches sur la structure de l’Univers. Il voit dans les lois qui régissent les mouvements des planètes un message divin adressé à l’Homme. Dans ce livre, où il affirme sa position copernicienne, il se donne pour objectif de répondre à trois questions portant sur le nombre de planètes, leur distance au Soleil et enfin leur vitesse. Dans son livre, il développe une théorie des polyèdres réguliers permettant de construire un modèle de l’Univers. Kepler remarqua que l'on pouvait intercaler entre les orbes des six planètes connues à l’époque (de Mercure à Saturne) les cinq solides de Platon. Ces derniers étant des polyèdres réguliers, ils étaient parmi les solides ceux qui approchaient le plus la perfection divine de la sphère. Leur utilisation dans l'architecture de l'Univers s'accordait bien avec la grandeur de la création divine. Le nombre de ces solides impliquait le nombre de planètes : cinq intervalles, donc six planètes. Mais ces polyèdres expliquaient également, par leur disposition, les proportions des orbes planétaires (les distances relatives des planètes au Soleil) : chaque solide était inscrit dans l'orbe d'une planète et circonscrit à l'orbe de la planète immédiatement inférieure. L'emboîtement était constitué ainsi : le cube entre les orbes de Saturne et de Jupiter, le tétraèdre entre celui de Jupiter et celui de Mars, puis le dodécaèdre, entre ce dernier et celui de la Terre, suivi par l'icosaèdre englobant l'orbe de Vénus, lui-même circonscrit à l'octaèdre, qui entourait enfin l'orbe de Mercure. Pour prendre en compte la variabilité de la distance des planètes au Soleil l'astronome donne à chaque orbe une épaisseur correspondant à la différence entre la distance maximale et la distance minimale de la planète au Soleil. Il est à noter que l'épaisseur des orbes amène Kepler à transformer de façon décisive le système copernicien en un système réellement héliocentrique : en effet, Copernic prenait comme référence des mouvements planétaires le centre du grand orbe (l'orbe terrestre), et non le Soleil, un peu à l'écart du fait de l'excentricité de l'orbite terrestre. Pour affecter à l'orbe de la Terre, comme à toutes les autres, une épaisseur, Kepler déplace la référence des mouvements planétaires dans le Soleil. Reste la question des vitesses : pour les expliquer, il attribue au Soleil une «âme» ou «force» motrice qui induit le mouvement des planètes. Il compare celle-ci avec la lumière, qui elle aussi provient du Soleil, et tente de déduire de cette analogie une loi mathématique liant la période de révolution des planètes à leur distance moyenne au Soleil. Mais ses conceptions erronées sur la propagation de la lumière sur la dynamique (relations entre forces et mouvements, qui seront établies par Galilée et Newton), ainsi que des erreurs sur les déductions mathématiques des principes qu'il établit, l'amènent à une loi erronée, qu'il lui faudra plus de vingt ans pour rectifier (dans l"'Harmonice mundi"). La théorie des solides emboîtés, qui amènera plus tard Kepler à découvrir deux nouveaux solides réguliers ("voir Les polyèdres de Kepler-Poinsot"), si elle nous paraît fantaisiste aujourd’hui, a permis à Kepler d’entrer en contact avec ses contemporains Galilée et Tycho Brahe, mathématicien impérial à la cour de Prague. Le premier lui fit part de son enthousiasme pour le soutien des idées coperniciennes qu’il partage également. Le second, tout aussi admiratif, l’invita à travailler à ses côtés. Mais les apports du "Mysterium Cosmographicum" ne se limitent pas à la riche collaboration qu'il a permise avec l'astronome danois. Ce livre a surtout été apprécié en son temps car il constituait le premier plaidoyer convaincant pour la théorie copernicienne, ne se contentant pas, ainsi que Rheticus l'avait fait, de présenter les avantages du système héliocentrique du point de vue mathématique. Kepler, en effet, cherche (et croit avoir trouvé) les causes (physiques et métaphysiques) du nombre, de la disposition et des mouvements des planètes. Cette recherche des causes (physiques), que Kepler poursuivra tout au long de sa vie, constitue l'acte fondateur de l'invention d'une nouvelle science : l"'astrophysique".Poursuivi pour ses convictions religieuses et ses idées coperniciennes, Johannes Kepler doit quitter Graz en 1600. Il se réfugie à Prague, invité par l’astronome danois Tycho Brahe pour y devenir son assistant. Les relations entre les deux personnages furent particulièrement houleuses ; Tycho Brahe ne croyant pas à l’héliocentrisme de Nicolas Copernic mais soutenant une autre théorie dans laquelle la Terre est au centre mais les autres planètes tournent autour du Soleil. Kepler voyait en Tycho Brahe un homme plein de richesses (ses mesures étaient les plus précises jamais réalisées) mais qui ne savait les exploiter correctement. Atteint de myopie et de diplopie à la naissance, Kepler s'appuie sur les observations de Brahe pour élaborer ses théories. Brahe lui demanda de calculer l’orbite précise de Mars, dont les positions suivant ses observations résistaient à toute tentative de modélisation, et s'écartaient notablement (de plusieurs degrés) de celles prévues par les tables. Cette tâche était auparavant assignée à son assistant Longomontanus qui passe alors à l’étude des mouvements de la Lune. Il pensait accomplir sa tâche en quelques semaines, mais il lui fallut près de six ans pour achever son travail. C’est durant ce travail que Johannes Kepler découvrit les deux premières des trois lois fondamentales : Ces lois furent publiées dans "Astronomia Nova" en 1609, où Johannes Kepler fut également le premier à émettre l’hypothèse d’une rotation du Soleil sur son axe. En 1618 viendra sa troisième grande loi : Ce travail fut d’autant plus long que Kepler dut mener en parallèle une étude sur l’optique afin de mieux comprendre et interpréter ses observations, et qu’il était encore trop « conditionné » par les anciennes croyances en astronomie : il doute à plusieurs reprises de la nature circulaire de la trajectoire et pense alors à une ellipse, tout en continuant d’essayer de prouver le contraire, en ressortant de vieilles idées faisant appel à l’utilisation d’épicycles. Les soixante-dix chapitres de l’"Astronomia Nova" comprennent ainsi toutes les démarches scientifiques et erreurs de Kepler qui lui permirent d’aboutir à ses deux premières lois, mais aussi à d’autres conclusions intéressantes comme la nature de la force responsable du mouvement des planètes, force « quasi magnétique », donc physique et non plus divine. À la mort de Tycho Brahe en 1601, Johannes Kepler hérite de ses ouvrages et est désigné comme mathématicien impérial à la cour de Rodolphe II. Il garda ce statut jusqu’en 1612.Alors qu’il étudie l’orbite de Mars, Kepler voit la nécessité d’étudier également l’optique afin de mieux comprendre certains phénomènes observés tels la réfraction atmosphérique. Dès 1603, il parcourt divers ouvrages sur le sujet dont celui de l’Arabe Alhazen. Kepler rassemble les connaissances de l’époque dans son livre "Astronomia pars Optica", publié en 1604. Il y explique les principes fondamentaux de l’optique moderne comme la nature de la lumière (rayons, intensité variant avec la surface, vitesse infinie, etc.), la chambre obscure, les miroirs (plans et courbes), les lentilles et la réfraction dont il donne la loi "i = n×r", qui est correcte pour de petits angles (la vraie loi — "sin i = n×sin r" — fut donnée plus tard par Willebrord Snell et René Descartes). Il aborde également le sujet de la vision et la perception des images par l’œil. Il est convaincu que la réception des images est assurée par la rétine et non pas le cristallin comme on le pensait à cette époque, et que le cerveau serait tout à fait capable de remettre à l’endroit l’image inversée qu’il reçoit. En 1610, il prend connaissance de la découverte de quatre satellites autour de Jupiter grâce aux observations de Galilée avec sa lunette astronomique et écrit une lettre de soutien publiée sous le titre de "Dissertatio cum Nuncio Sidereo" ("Discussion avec le messager céleste"), puis après avoir lui-même observé ces satellites, il publie ses observations dans "Narratio de Observatis Quatuor Jovis Satellibus". C’est d’ailleurs Kepler qui, le premier, dans son ouvrage de 1611, utilisa le mot « satellite » pour désigner les quatre petits astres tournant autour de Jupiter. L’invention récente de la lunette enthousiasme beaucoup Kepler qui, en 1611, écrit un second ouvrage d’optique, "Dioptricae", reprenant de nombreux thèmes abordés dans l’"Optica" en les approfondissant. Dans ce livre très mathématique, il rassemble 141 théorèmes visant à faire la théorie des lentilles et de leurs associations possibles, dont la théorie de la lunette de Galilée que ce dernier n'avait pas faite.Kepler crut découvrir grâce à des travaux antérieurs que l’Univers était soumis à des lois « harmoniques », faisant un lien entre l’astronomie et la musique. Dans le "Harmonices Mundi", publié en 1619, il attribue aux planètes un thème musical. Les variations des vitesses de ces planètes sont représentées par les différentes notes composant la musique. Ainsi, il était facile de distinguer les orbites les plus excentriques. Mais c’est aussi dans cet ouvrage en cinq volumes que Kepler énonce sa troisième loi fondamentale : « le carré de la période est proportionnel au cube du demi-grand axe [de l'ellipse] ». Celle-ci découle de ses recherches sur un modèle d’Univers harmonique.À la suite de l’observation d’une supernova en 1604-1605, il écrira deux ans plus tard "De Stella nova in pede serpentarii". L’année 1613 est marquée par la publication d’un travail sur la chronologie et l’année de naissance de Jésus de Nazareth. D’abord en allemand, puis en latin l’année suivante ("De Vero Anno quo Aeternus Dei Filius Humanam Naturam in Utero Benedictae Virginis Mariae Assumpsit"). Il y démontra que le calendrier chrétien comportait une erreur de cinq ans et fut ainsi le premier à revoir la date de naissance de Jésus, en l’an -4. Entre 1617 et 1621, il écrit "Epitome Astronomiae Copernicae", une introduction à l’astronomie copernicienne. Il construisit une table de logarithmes, publiée en 1624 dans "Chilias logarithmorum" à Marbourg, en améliorant la méthode de calcul proposée par John Napier. Bien qu’achevées depuis un moment déjà, il publia à Ulm, en 1627, ses tables rudolphines ("Tabulae Rudolphinae") en hommage à Rodolphe II. Ces tables de positions planétaires étaient fondées sur les observations de Tycho Brahe et de ses propres travaux sur la mécanique céleste. Ce retard était dû à un différend avec les héritiers de Tycho Brahe qui ne voulaient pas que les travaux de Tycho soient exploités sans percevoir une partie des gains, ainsi qu’à leur demande de modification de l’introduction de l’ouvrage. Lors de son séjour à Ulm, il est chargé, avec Faulhaber, de définir des unités de mesure pour les activités commerciales et militaires. Il émit la conjecture mathématique appelée « conjecture de Kepler » concernant l’empilement des sphères (ou des boulets de canons). Celle-ci n’a été démontrée par l’Américain Thomas Hales qu’en 1998, par calculs sur ordinateur. Elle énonce que, dans l’espace, l’empilement des sphères le plus dense est celui du marchand des quatre saisons à savoir "le cubique face centrée" (voir système cristallin).Kepler était persuadé que l’astrologie pouvait devenir une science au même titre que la physique ou les mathématiques. Il était convaincu que les positions des planètes affectaient les humains et influençaient la météorologie terrestre. Pour lui, astronomie et astrologie étaient liées. C’est ainsi qu’il essaya de poser des bases scientifiques rigoureuses à l’astrologie en faisant intervenir les principes physiques de son époque, essentiellement autour de considérations sur la nature de la lumière. Par exemple différences entre lumière propre (du soleil) et lumière réfléchie (de la lune, mais aussi des planètes), etc. La publication de ses horoscopes et de ses prédictions lui fit une bonne renommée. En 1595, il prédit un soulèvement de la population, une invasion turque ainsi qu’un hiver rigoureux. Il se trouve que de tels événements se produisirent. Il compila plus tard l’horoscope du général Albrecht von Wallenstein qui s’arrêta par un « violent événement » en 1634. Wallenstein fut en effet assassiné le 24 février de cette année. Il laissa trois écrits sur l’astrologie : "De fundamentis astrologiae", en 1601 ; le "Tertius interveniens" en 1610 et "Astrologicus", en 1620. Il attribue d’ailleurs aux astres le malheur et le comportement de ses parents, qu’il croit nés sous une mauvaise étoile, ainsi que son premier mariage — décevant — sous un « ciel calamiteux ». Il est par ailleurs très critique vis-à-vis de l'astrologie populaire et de ses prédictions, comme de tout temps les astrologues « savants » ont critiqué les astrologues « populaires » sans réussir à définir la ligne de démarcation. Le "De fundamentis astrologiae" de 1601 par exemple, est un mini-traité visant à fonder physiquement l'astrologie (contre la tradition, ce pourquoi le "Tertius interveniens" 1610 est une réponse aux objections formulées par quelques astrologues de son temps contre ses considérations « physiques » sur l'astrologie). Kepler préconisa de ne conserver de l'astrologie que les aspects et de ne pas considérer les positions zodiacales. Il ne fut guère suivi dans cette direction si ce n'est en augmentant le nombre des aspects (comme le quintile de 72°). Il y établit quelques prédictions (essentiellement météorologiques) pour l'année 1602 à la suite de la mort, quelques semaines plus tôt, de Tycho Brahe. Dans l'introduction de ce texte, Kepler explique qu'il va s'atteler à cette tâche « puisqu'il le faut ». C'est en effet l'une des responsabilités liées à la fonction d'astronome impérial dont il a hérité avec le décès inattendu de Tycho Brahe.Kepler est parfois considéré comme un précurseur des romans de science-fiction avec l'écriture de "". Dans cet ouvrage publié à titre posthume en 1634 par son fils Ludwig, Kepler essaie de diffuser la doctrine copernicienne en détaillant la perception du monde qu'un observateur aurait depuis la Lune. Il explique que « le but de [son] Songe est de donner un argument en faveur du mouvement de la Terre ou, plutôt, d'utiliser l'exemple de la Lune pour mettre fin aux objections formulées par l'humanité dans son ensemble qui refuse de l'admettre. »L’édition de référence des œuvres complètes est en cours de publication à Munich, chez l’éditeur Beck :
Johannes Kepler (ou Keppler), né le à Weil der Stadt et mort le à Ratisbonne dans l'électorat de Bavière, est un astronome célèbre pour avoir étudié l’hypothèse héliocentrique de Nicolas Copernic, affirmant que la Terre tourne autour du Soleil et surtout pour avoir découvert que les planètes ne tournent pas autour du Soleil en suivant des trajectoires circulaires parfaites mais des trajectoires elliptiques. « Kepler a découvert les relations mathématiques (dites Lois de Kepler) qui régissent les mouvements des planètes sur leur orbite. Ces relations furent ensuite exploitées par Isaac Newton pour élaborer la théorie de la gravitation universelle. »
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Étymologiquement, le mot "psychologie" dérive du latin "psychologia", terme lui-même formé à partir du grec ancien ψυχή ("psukhē" : le souffle, l'esprit, l'âme) et -λογία ("-logia", la science, l'étude, la recherche) par le savant humaniste croate Marko Marulić (1450-1524) et qui semble apparaître pour la première fois dans le titre de "Psichiologia de ratione animae humanae" (fin - début ) dont la trace aL'objet d'étude de la psychologie est un débat non clos depuis des siècles. En effet, selon les auteurs, la psychologie s'est trouvée centrée sur des objets très différents, sans qu'il soit encore possible aujourd'hui de décider quelle est la théorie unitaire qui serait largement acceptée. Ainsi les approches sur cette question extrêmement complexe se partagent-elles traditionnellement entre celles qui considèrent que l'objet de la psychologie est le comportement et sa genèse, les processus de la pensée, les émotionsLe développement de la psychologie a été influencé par des courants de pensée ou « écoles ». Dans l'ordre chronologique de leur apparition, les principales approches de la psychologie sont l'approche physiologique issue de la médecine et biologie (Gustav Fechner qui tente de comprendre les liens entre sensation et stimuli, Wilhelm WundtLe tableau ci-dessous illustre la diversité de la psychologie, avec différentes approches théoriques (première colonne), des objets d'investigation variés (deuxième colonne), des méthodes de recherches dépendant des questions posées et des théories sous-jacentes (troisième colonne).L'approche psychodynamique de la psychologie est inspirée par la psychanalyse, discipline qui a été développé par Sigmund Freud à Vienne vers les années 1900. Son approche se basait sur la méthode de traitement des troubles psychiques qu'il nomma la psychanalyse. Cette méthode d'étude du fonctionnement psychique l'amena à développer des théories sur le développement de l'enfant et de la personnalité qui vontL'approche béhavioriste fut développée par John B. Watson en 1912 aux États-Unis, se basant sur les recherches animales du physiologiste Ivan Pavlov, considéré comme le découvreur du conditionnement classique. Dans les années 1930, Burrhus F. Skinner développe la théorie du conditionnement instrumental ou opérant dont le postulat est que d'un renforcement augmente la fréquence d'apparition d'un comportement. AlbertLe courant humaniste en psychologie a commencé à émerger aux États-Unis dans les années 1950. Ses origines viennent de la philosophie. Le courant est fondé dans les années 1960 par Carl Rogers en réaction aux courants psychanalytiques et béhavioristes. Le courant humaniste considère l'humain comme fondamentalement bon, libre et capable d'orienter ses choix pour se réaliserLe courant cognitiviste s'est développé à partir des années 1950 aux États-Unis et au Royaume-Uni. Le courant cognitiviste privilégie l'observation scientifique des comportements. Il est distinct du béhaviorisme en ce qu'il tente de modéliser les processus mentaux comme l'attention, la perception, le raisonnement, la résolution de problème, ou encore la mémoire. Le projet cognitiviste a été de chercher à caractériser l'organisation des processus internes impliqués dans le comportement. Ces évolutions théoriques vont de pair avec des développements expérimentaux qui forment les bases méthodologiques de l'expérimentation en psychologie cognitive. Parmi ceux-ci, le renouvellement de l'approche dite de la chronométrie mentale proposée un siècle plus tôt par le physiologiste néerlandais Franciscus Cornelis Donders selon laquelleLes thèmes de recherche en psychologie sont innombrables du fait du grand nombre d'objets d'étude de la psychologie et de ses applications très variées. Les méthodes de recherche sont par conséquent nombreuses. Certaines méthodes se basent sur des observations, dans des conditions plus ou moins contrôlées. D'autres méthodes se basent sur des méthodes expérimentales aux protocoles stricts et donnant lieux à des analyses statistiques élaborées. Toutes ces méthodes ont des avantages et des limites : certaines sont utiles pour observer la complexité d'un sujet, d'autres pour invalider des hypothèses et modèles théoriques. Les méthodes sont choisies en fonction des objectifs du chercheur.Les méthodes de recherche les plus souvent utilisées par les psychologues sont les méthodes expérimentales. Les méthodes expérimentales consistent à situer une question dans une théorie qui fournit un modèle explicatif du phénomène (par exemple, un comportement donné). Des hypothèses expérimentales sont formulées, qui sont des prédictions des comportements basés sur la théorie. Une expérience est menée et les données analysées. Beaucoup de recherches prennent place dans des laboratoires, souvent situés dans les universités, mais d'autres méthodes d'investigation sont également fréquentes.L'avantage de la méthode expérimentale dans un laboratoire de psychologie est d'explorer des liens de cause à effet. En isolant des variables indépendantes et mesurant une ou des variables dépendantes, une relation statistique est établie (ou invalidée). Si un effet "y" (variable dépendante) suit une condition "x" (variable indépendante),L'expérience sur le terrain est une expérience dont les variables sont contrôlées par l'expérimentateur, mais qui prend place dans un milieu naturel afin d'en comprendre les effets. L'avantage des expériences de terrain est de recueillir cependant des comportements plus proches des réactions naturelles des participants. Sa validité externe est donc plus forte qu'une expérience de laboratoire. Cependant, sa validité interne risque d'être plus faible : l'expérience est moins bien contrôlée que l'expérience en laboratoire et les comportements observés ne peuvent pas être répétés de nombreuses fois pour chaque participant, comme c'est le cas en laboratoire.Certaines questions ne peuvent pas être traitées en assignant les participants à des groupes de manière aléatoire, pour des raisons naturelles ou éthiques. Par exemple, étudier la différence entre hommes et femmes, ou entre des enfants de parents divorcés ou non. Lorsque les variables indépendantes ne peuvent pas être prises au hasard et que les groupes expérimentaux sont définis par les conditions naturelles,L'étude des corrélations vise à mesurer les relations entre des variables. Elle permet de mettre en évidence qu'une variable est liée à une autre sur un plan statistique, et de mesurer l'ampleur de la relation. Elle est utile pour étudier certaines variables qui ne sont pas manipulables expérimentalement comme le nombre de cigarettes fumées et les conséquences sur certains marqueurs de santé. Elle est utile pour collecter un grand nombre de variables, par exemple, en collectant des questionnaires sur de grands échantillons. Elle est utile lorsque des variables ne sont pas liées a priori etL' est l'observation d'individus dans leur environnement familier sans intrusion, sans intervention ni changement des variables dans ce milieu naturel. La méthode a été mise en valeur par l'éthologue Konrad Lorenz qui a étudié ainsi les comportements sociaux des animaux. Chez les humains, l'environnement naturel peut être l'école, le lieu de travail, ou le domicile, par exemple. La méthode présente de nombreuses difficultés techniques. Les observateurs doivent être les plus discrets possibles pour ne pas interférer avec les comportements naturels. Or les personnes qui se savent observées ont des comportements légèrement différents (par exemple des mères se sachant observées dans leurs interactions avec leurs jeunes enfants se montrent plus patientes). La présence d'un expérimentateur intrusif peut provoquer de nombreux biais expérimentaux, comme un effet de désirabilité sociale, l'effet Hawthorn, at autres biais expérimentaux (cf. liste de biais cognitifs). Les donnéesL'observation en laboratoire est l'observation de personnes dans un milieu artificielL'étude de cas consiste à étudier un seul individu sur une longue durée. Elle est utilisée parfois quand un patient présente une maladie rare pour laquelle un échantillon de plusieurs patients ne pourrait pas être observé. C'est souvent le cas en neuropsychologie, quand un patient présente des lésions cérébrales uniques, à la suite d'un accident, ou de symptômes rares. Des exemples célèbres sont celui de Phinéas Gage ou encore des patients décrits par le neurologue Oliver Sacks dans ses livres de vulgarisation. L'étude de casL'entretien ou entrevue avec un participant est une situation dans laquelle le psychologue, expérimentateur ou clinicien, pose des questions directement au participant ou au patient. Les entretiens ont plusieurs désavantages : contrairement aux questionnaires anonymes, ils génèrent un effet de désirabilité qui amène les participants à modifier leurs réponses ; ils n'informent que sur les processus conscients des participants, or les motivations d'un comportement sont en large partie inconscientes ; enfin, la qualité de l'interview dépend des qualités de l'expérimentateur. Les entretiens varient énormément en termes de structure, c'est pourquoi ils sont parfois catégorisés en fonction de leur niveau de structure. Tandis que les entretiens peu structurés sont plus riches dans la diversité des réponses et moins artificiels, les entretiens plus structurés permettent de rendre les réponses des participants plus comparables. L'effet expérimentateur est minimisé, renforçant ainsi la fiabilité de la méthode.Les méthodes plus structurées sont plus faciles à répliquer et à dépouiller. L'entretien non directif laisse le participant ou patient parler de ce qu'il désire avec très peu de directives de laLa recherche en psychologie doit adhérer aux règles générales d'éthique de la recherche, aux règles d'éthique de l'expérimentation sur sujets humains, et l'éthique de la psychologie. Les règles éthiques du consentement libre et éclairé, le respect de l'estime de soi, le droit à la confidentialité et àLa psychologie sociale étudie comment les humains sont liés les uns aux autres et à la société dans laquelle ils vivent. L'humainLa psychologie comparée étudie les espèces non humaines, leurs comportements et leurs particularités biologiques. Elle cherche à comprendre l'humainLa psychobiologie étudie le comportement humain dans une perspective biologique. Elle s'intéresse aux processus biologiques dans le corps et en particulier dans le cerveau,La psychologie clinique désigne à la fois l'utilisation de la méthode clinique, et l'application de la psychologie dans le domaine de la psychopathologie de l'adulte et de l'enfant. La méthode clinique repose sur des entretiens et sur des analyses de cas individuels. Le psychologue clinicien a pour objectif l'évaluation, l'orientation,La psychologie cognitive cherche à modéliser les processus internes impliqués dans la perception, l'attention, la mémoire, la pensée, le raisonnement, le langage. AuLa psychologie du développement, ou développementale, s'intéresse aux changements qui se produisent au cours d'une vie humaine. Historiquement, la discipline s'est surtout intéressée à la relation entreDans le monde, la psychologie s'étudie principalement dans les universités, et plus rarement en école privée. En France, les études de psychologie peuvent mener à une carrière de psychologue praticien, à la suite de l'obtention d'un Diplôme d'Études Supérieures Spécialisées (DESS) en psychologie. Les études en psychologie peuvent mener à une carrière dans la rechercheDans nombre de pays, les règles de conduite des psychologues professionnels sont régies par un Code de déontologie des psychologues. L'exercice deCertaines disciplines de la psychologie sont également du domaine des sciences cognitives.À partir des années 1970, la psychologie cognitive évoluera fortement sous l'influence des neurosciences et des nouvelles méthodes d'étude du cerveau en activité. Avec les progrès de la technologie, l'électroencéphalographie (EEG) permet de mesurer (par Électroencéphalographie quantitative) des potentiels électriques depuis la surface du scalp qui reflètent la dynamique de l'activité globale des neurones. L'analyse de cette dynamique ouvre une voie d'accès à la séquence temporelle des activités nerveusesLes mathématiciens ont abordé très tôt certains aspects de la psychologie, au titre de la logique ou deLes sciences cognitives et la psychologie cognitive se sont développées à mesure du développement de méthodes et théories informatiques. Le mathématicien américain Norbert Wiener (1894-1964) a appliqué les statistiques à la communication et a fondé la cybernétique (le contrôle et la communication chez l’animal et la machine). Un des premiers à comparer le cerveau à un ordinateur, il est un pionnier des sciences cognitives modernes. Il a précisé les concepts de « but » et de « rétroaction » : le pilotage d’une activité passe par la détermination de divers buts hiérarchisés. L’activité fournit des informations qui sont constamment comparées aux buts, ce qui constitue la rétroaction et guide l’action (par exemple, pour atteindre un but personnel). Le mathématicien américain d'origine hongroise John von Neumann (1903-1957) s'intéresse à la Physique quantique puis à la Théorie des jeux et à son application à l'économie mathématique. Précurseur de l’intelligence artificielle (IA), il a eu l’idée de coder les programmes et de faireVers la fin des années 1990, Ian J. Deary a commencé à entreprendre des recherches liant des données de l'épidémiologieL'expression « "psychologie scientifique" » est apparue sous la plume de Johann Friedrich Herbart (1776-1841) comme une réponse à l'emprise philosophique de l'idéalisme allemand. Longtemps controversée par son origine comme branche de la philosophie, la discipline a acquis le statut de discipline scientifique à part entière au travers d'une série de transformations épistémologiques, méthodologiques, institutionnelles et culturelles, intervenues à la fin du puis tout au long du. L'intérêt nouveau porté à la perception par les psychophysiciens, la mise œuvre de la méthode expérimentale et d'analyses quantitatives, le rapprochement avec les disciplines médicales de la psychiatrie et de la neurologie, la création de laboratoires de recherche et de facultés universitaires, la structuration d'une communauté scientifique autour de sociétés savantes et de revues scientifiques furent autant de facteurs qui contribuèrent à faire de la psychologie une science émargeant à la fois au rang des sciences dites naturelles qu'à celui des sciences dites humaines. Il reste cependant des arguments contestant à la psychologie son statut scientifique. D'une part, certains auteurs affirment que les méthodes utilisées ne suffisent pas à faireLes différentes approches de la psychologie reflètent non seulement la diversité des problèmes étudiés et des méthodes d'études en psychologie, mais illustre aussi des différences quant aux conceptions de l'humain. Certaines théories privilégient l'humain comme actif, généralement maître de son comportement et de son développement. C'est le casUne des grandes distinctions entre les approches tient aussi à l'explication de l'origine des causes comportementales, qui met plus ou moins l'accent sur les causes externes (l'environnement) ou internes. Les associations entre stimuli et réponses sont surtout mises en avantDes théories tendent à mettre en valeur l'aspect rationnel de l'humain (Piaget, théories du traitement de l'information), tandis que d'autres insistent sur le fait que leurs besoins compromettent souvent leur pensée rationnelle (Freud, Erikson). D'autres enfin sont neutres dans ce débat carBien que toutes les théories reconnaissent les interactions entre individus et société, certaines théories privilégientDes débats animés ont parfois opposé des conceptions différentes sur le rôle de la nature et de l'inné, d'une part, et l'acquis et l'influence de la culture, d'autre part, sur le comportement humain. Ces débats ont été particulièrement virulents dans le domaine de la psycholinguistique (Noam Chomsky). De grandes controverses ont eu lieu sur les interprétations des différences entre groupes ethniques observées sur les mesures de l'intelligence, qui ont conduit à des théories racistes. Les débats actuels n'opposent plus de manière radicale des théories innéistes aux autres, dans les cercles scientifiques. Les débats portent plutôt sur l'importance respective de l'inné et de l'acquis, et sur la description de leurs mécanismes d'interaction.Les débats autour de l'utilisation éthique des connaissances en psychologie sont importants. Les connaissances en psychologie ont été utilisées durant les guerres, pour justifier des actes criminels (racisme), pour monter des campagnes de propagande,Les débats concernant les biais en psychologie
La psychologie (du grec "psukhê", âme, et "logos", parole, discours), est une discipline scientifique qui s'intéresse à l'étude du corpus des connaissances sur les faits psychiques, des comportements et des processus mentaux. La psychologie est la connaissance empirique ou intuitive des sentiments, des idées, des comportements d'une personne et des manières de penser, de sentir, d'agir qui caractérisent un individu ou un groupe. Il est commun de définir aussi la psychologie comme l'étude scientifique des comportements.
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Jakub Kresa est né dans une famille de petits propriétaires à Smržice, près de Prostějov en Moravie. Au Lycée jésuite de Brno il montre de grandes dispositions pour l'étude. Non seulement il a de rares aptitudes aux mathématiques, mais de plus il est doué pour les langues: il parlera couramment hébreu, allemand, latin, italien, espagnol, français et portugais, en plus de sa langue natale le tchèque. Entré dans la Compagnie de Jésus le, à Brno, il commence à enseigner dès son noviciat terminé : en 1669–1670 il se trouve au lycée de Litoměřice. Ensuite il part à Prague, où il étudie à la Faculté de philosophie de l'université Charles de Prague entre 1670 et 1673. Après une courte période passée à Litoměřice (1673-1675), il retourne à Prague en 1675 et continue ses études de mathématiques et de théologie au Clementinum. Il y est ordonné prêtre le. Kresa fait son Troisième an à Telč de 1680 à 1681.En 1681 Jakub Kresa commence à enseigner l'hébreu à l'université Palacký. Il y obtient son premier Philosophiæ doctor et de 1682 à 1684 il y enseigne les mathématiques. Parmi ses autres grandes occupations, il dirige le mémoire universitaire de l'astronome et mathématicien Jan Taletius, qui a conçu un modèle pour prédire les éclipses du soleil et de la lune. Jakub Kresa est souvent chargé de missions diplomatiques. Durant la révolte des... (?) dans le nord de la Bohême en 1680, il sert de médiateur entre le régiment de cavalerie du général Vilém Harant z Polžic et les chefs paysans. En 1684 Kresa quitte Olomouc et l'Université Palacký pour prendre la tête du département de mathématiques et d'études hébraïques à l'Université Charles de Prague. Il prêche dans le même temps en l'église du Saint-Sauveur de Prague. À cette époque il est déjà réputé pour son génie mathématique, ses dons pour les langues et son tact diplomatique, et il lui est proposé de prendre la tête du Département de Mathématiques au Collège impérial de Madrid. Il s'installe en Espagne en 1686 et y reste quinze ans.Pour faire étudier les mathématiques plus facilement aux étudiant espagnols, Kresa traduit les huit livres des Éléments d'Euclide en espagnol Il dirige Antonio Hugo de Omerique pour la traduction des livres XVII et XVIII. Cela lui apporte de la reconnaissance et il est bientôt réputé dans tout le pays, surnommé l' "Euclide de l'Ouest". À cette époque il devient coutumier en Espagne de faire évaluer par Kresa les traités mathématiques avant publication. Outre ses activités au Collège impérial de Madrid, Kresa donne aussi des conférences à l'Académie Navale de Cádiz.À la suite de la mort du roi d'Espagne Charles II en 1700 Kresa rentre à Prague. Il obtient un doctorat en théologie à l'Université Charles de Prague et commence à y enseigner la théologie. Dans le même moment, il enseigne en privé les mathématiques et acquiert des appareils mathématiques pour le Département de Mathématiques. Il est engagé en arithmétique, fractions et logarithmes, trigonométrie, astronomie, algèbre, mais aussi en architecture militaire. Un de ses étudiants privés, le Comte Ferdinand Herbert, publie les idées de Kresa dans la revue "Acta Eruditorum" en 1711.L'Empereur Léopold Ier de Habsbourg prend Kresa comme confesseur de son second fils, l'Archiduc Charles. Il reste dans cette fonction après l'accession au trône de Charles et par conséquent retourne en Espagne avec lui (1704–13). Après neuf années en Espagne, Kresa regagne le Pays de la Couronne de Bohême, travaillant avec l'aide de Karel Slavíček sur des théories mathématiques à Brno, où il décède en 1715.Les manuscrits de Kresa sont transcrits pour être imprimés par ses étudiants František Tillisch et Karel Slavíček, who qui tous deux enseigneront ensuite à Olomouc. Les conférences que Kresa a données à l'Université Charles sont sauvegardées par un étudiant nommé Kryštof John, qui les publie sous le titre "Mathematica in universitate Pragensi tradica a P. Jacobo Kreysa... excerpta anno 1685". Le manuscrit est aujourd'hui conservé à la bibliothèque du Monastère de Strahov. À l'époque de Kresa les fonctions trigonométriques viennent de la géométrie. Kresa est le premier à introduire des nombres algébriques dans la trigonométrie. La mort de Kresa est suivie d'un déclin en mathématiques et en sciences sous la couronne tchèque, en raison d'une application dogmatique des doctrines de l'Église catholique. Avec le départ de Slavíček en Chine, la recherche scientifique a largement disparu des terres tchèques durant deux décennies. Bien que les théories d'Isaac Newton, Jacques Cassini et Edmond Halley soient bien connues, des scientifiques locaux (tels que Josef Player ou Jan Slezina) continuent à travailler avec les théories obsolètes de Ptolémée et Aristote. C'est seulement un quart de siècle plus tard, que la recherche scientifique est revivifiée par des personnalités telles que Jan Antonín Scrinci (1697–1773) et Joseph Stepling (1716–1778).
Jakub Kresa (en ), né le à Smržice en margraviat de Moravie et mort le à Brünn, est un prêtre jésuite morave et l'un des plus importants mathématiciens de l'ère Baroque.
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Shareware est un mot valise anglais composé de'(partager) et de ', troncation de ". L'office québécois de la langue française recommande le mot « partagiciel » comme traduction du mot « shareware ». On peut aussi trouver plus rarement le néologisme « contribuciel » (pour logiciel contributif).Un shareware peut être utilisé pendant une durée limitée ou un nombre d'utilisations qui sont indiquées par l'auteur. Cela permet de tester les fonctionnalités et voir si elles correspondent à ses besoins. Au bout de cette période d'essai, il est possible soit de payer une contribution et continuer à utiliser le logiciel, soit de le désinstaller. Il est également permis de distribuer le logiciel à une autre personne, toujours pour essai. Hormis l'utilisation légale du produit, le paiement de la licence peut aussi débloquer un certain nombre de fonctionnalités jusqu'alors inaccessibles. Certains sharewares se contentent de rappeler à intervalles plus ou moins fréquents, à l'aide par exemple d'alertes ou de dialogues, que la période d'essai est échue. Ils sont parfois appelés « harceliciels », «'» ou «'». Certains auteurs ne demandent que l'envoi d'une carte postale comme paiement de la licence, dans ce cas on parle de carticiel ("). D'autres suggèrent simplement que l'utilisateur verse une contribution à l'organisation charitable ou humanitaire de son choix ("careware").Les premiers sharewares étaient disponibles en version complète et non limitée dans le temps. Ce mode de distribution n'a pas vraiment fonctionné : les "clients" continuaient d'utiliser le logiciel sans le payer. Depuis lors, les sharewares ont évolué en trois branches selon la conception qu'en a l'auteur :Un shareware peut facilement être confondu avec un ', un logiciel abandonné (') ou un logiciel libre. Un shareware n'est pas forcément un logiciel libre, car il peut être livré sans son code source. De plus, lorsque celui-ci est fourni, le droit de le redistribuer n'est pas automatiquement accordé. Enfin, la distribution du logiciel lui-même n'est pas forcément libre.
Un, partagiciel ou contribuciel, est un logiciel qui peut être utilisé gratuitement généralement durant une certaine période. Après cette période d'essai, l'utilisateur doit rétribuer l'auteur s'il veut continuer à utiliser le logiciel. Lorsque les fonctionnalités du shareware sont limitées, on parle aussi de logiciel de démonstration.
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Dans le livre : Teach Yourself Turkish, par l'auteur Geoffrey Lewis, écrit: Les Bulgares sont Turcs (peuple); la Langues slaves, leur à été enseigné par les tribus Slaves méridionaux qui vivaient en Thrace dans l'actuelle Bulgarie.En fonction des sources, le nombre de locuteurs du bulgare est estimé de 8 à 10 millions.Le bulgare s'écrit avec l'alphabet cyrillique avec quelques différences par rapport au russe. Le voyelles se nomment comme elles se prononcent, et les consonnes se nomment en y accolant -ъ, de la façon suivante :,,,,, etc. Le nom de la lettre est (« bref »), celui de la lettre est (« grand »), et celui de est (« petit »).Au moins deux translittérations du bulgare existent en alphabet latin :Un phénomène nommé « réduction vocalique » se produit sur les voyelles en fonction que les syllabes dans lesquelles elles se trouvent sont accentuées ou inaccentuées. Ce phénomène varie en manière et en intensité en fonction des régions. Les exemples suivants concernant la région de Sofia : En revanche, les voyelles, et ne sont réduites d'aucune façon lorsqu'elles sont inaccentuées.La plupart des consonnes fonctionnent par paires et répondent à un phénomène dénommé « voisement ». Lorsque certaines consonnes sont prononcées ensembles, la première adapte son voisement sur la seconde. Ainsi, une consonne sonore se trouvant juste avant une consonne sourde devient sourde ( (« laisser échapper ») se prononce ) et une consonne sourde se trouvant juste avant une consonne sonore devient sonore ( (« trier, sélectionner ») se prononce ). De plus, les consonnes sonores apparaissant en fin de mot se prononcent sourdes : (« ville ») par exemple se prononce. En bulgare, la plupart des consonnes sont dures. Les consonnes molles ne sont possibles qu'avant les voyelles,, et. La lettre ne peut se trouver que dans la séquence, elle signifie que la consonne précédente est molle. La lettre remplace elle une consonne molle suivie de la lettre. Deux « er » ne pouvant se suivre directement, le "ъ" et le "a" sont écrits "я" après une consonne molle.Le bulgare a un accent tonique mobile, c'est-à-dire qu'un mot nouveau doit être appris avec son accentuation. Il arrive également que la place de l'accent change en fonction de la forme que revêt le mot, par exemple singulier ou pluriel, mais le phénomène reste très exceptionnel. La syllabe accentuée est prononcée comme elle est écrite, mais l'énonciation des syllabes non accentuées est en revanche souvent moins marquée. L'orthographe ne fournissant pas cette information, la connaissance de la façon d'accentuer un mot est obligatoire pour le prononcer correctement. Certains éléments linguistiques, nommés « clitiques », ne comportent pas d'accent et obéissent à des règles particulaires, et en particulier ils ne peuvent se trouver en début de phrase. Par exemple, le verbe'(« être ») doit se trouver collé à un nom ou à un adjectif, avant si possible, et la particule'doit être collée au verbe, avant si possible.Le bulgare ne possède pas de marqueur pour la forme indéfinie. L'article défini se trouve lui accolé à la fin du nom et s'accorde en genre. L'article masculin, bien qu'il se prononce toujours, est noté après les noms terminant en et, c'est l'article mou. Les noms qui se terminent par perdent le avant de recevoir également la terminaison. La forme longue (-ът) s'articule au nom masculin quand il est sujet : "Лъвът яде (Le lion mange)", la forme courte (-а) dans les autres cas : "Отивам в хотела (Je vais à l'hôtel)", de même pour l'article mou : "Лекарят ми има трима сина (Mon médecin a trois fils), Пътувах с влака (J'ai voyagé en train)". De nombreux noms masculins monosyllabiques ont un pluriel indéfini en -ове/-еве (ex : син ; синове, un fils, des fils) et par conséquent un pluriel défini en -овете/-евете.En bulgare, les noms appartiennent au genre féminin, masculin ou neutre. La quasi totalité des noms féminins ont pour terminaison le son, qui peut s'écrire ou, et les noms masculins une consonne, y compris la plupart des noms personnels. Les noms de profession ou de rôles sont généralement masculins, et réfèrent aux hommes spécifiquement ou à la catégorie en général. Il faut ajouter la terminaison pour obtenir la forme féminine, celle-ci n'étant pas utilisée lorsque la volonté est de mettre en avant la profession plutôt que le genre de la personne. Les noms neutres ont une terminaison en ou en. Le pluriel est formé grâce à la terminaison : elle remplace la terminaison en des noms féminins et est accolée aux noms masculins. Il arrive très exceptionnellement que la forme pluriel change la place de l'accent :'(« madame ») devient par exemple'au pluriel. Le vocatif intervient lorsqu'une personne ou un objet est directement adressé : les terminaisons ou sont apposées aux noms féminins et la terminaison ou aux noms masculins : à la forme vocative,'devient ', et'devient '.Comme les terminaisons du verbe déterminent le sujet, les pronoms personnels sont optionnels : ils sont utilisées lorsque le sujet est introduit pour la première fois et lorsque l'on souhaite souligner l'identité du sujet. Comme dans la plupart des langues européennes, la forme au singulier'(« tu ») est utilisée lorsque l'on s'adresse à un ami, à un enfant, à Dieu, ou aux animaux, et le forme pluriel'(« vous ») est utilisée pour s'adresser ou à un groupe de personnes, ou à toute personne à qui l'on souhaite s'adresser avec courtoisie comme une personne âgée ou un supérieur. Le pronom neutre'peut désigner, en plus des noms neutres, certains êtres humains comme un enfant '), une fille (') ou un garçon ('). Les pronoms personnels singuliers s'accordent en genre, et il existe un unique pronom personnel pluriel.Les pronoms interrogatifs viennent toujours avant le verbe.Les questions fermées, sans pronom interrogatif, disposent de la particule ", qui doit être placée après le verbe sans changer l'ordre des mots, à moins que celui-ci ne soit (« être ») : La particule " ne porte pas l'accent mais induit une forte intonation haute sur le mot qui la précède. L'intonation redescend en fin d'interrogation.Les adjectifs s'accordent en genre (neutre, féminin ou masculin) et en nombre avec le nom. Ils portent eux-mêmes le marqueur de la forme définie à la place du nom (', « la nouvelle maison »), et dans le cas d'un nom masculin à la forme définie, il porte aussi le marqueur afin de différencier le sujet de l'objet. La présence du nom n'est pas obligatoire (', « les petits ». Dans leur forme indéfinie, la plupart des adjectifs terminent par une consonne, à l'exception de quelques-uns qui se terminent par (', ', etc.), et prennent tous un s'il ne l'ont pas déjà à la forme définie (", « le nouveau »).Le comparatif se forme en accolant le préfixe'à l'adjectif ou à l'adverbe et le superlatif en y accolant le préfixe '. Le tiret entre le préfixe et l'adverbe ou l'adjectif est obligatoire et ces deux particules sont accentuées. Le particule de comparaison, le "que" en français, s'exprime par la préposition ', et par la conjonction'lorsque la comparaison se fait avec un verbe. Un superlatif peut également être utilisé dans le but d'amplifier la signification d'un adjectif :La conjonction « et » s'exprime de deux façons en bulgare : au moyen de'si les deux choses opposés sont considérées comme équivalentes, ou au moyen de'pour marquer un contraste.Les prépositions sont fortement idiomatiques. La plupart ont une signification de base mais possèdent également de nombreuses définitions périphériques. Dans leur forme basique,'signifie « de, depuis » et'signifie « pour ».Euthyme de Tarnovo, saint de l'église bulgare et grand réformateur de la langue, fit adopter des règles orthographiques et chercha à unifier les dialectes bulgares par des règles non pas écrites mais orales, qui seront transmises par ses disciples.
Le bulgare ("" ) est une langue de la famille des langues indo-européennes appartenant au groupe des langues slaves et plus particulièrement aux langues slaves méridionales, l'un de ses trois sous-groupes. Elle forme un continuum linguistique avec les autres membres de ce sous-groupe dont les principaux sont le serbo-croate, le slovène, le macédonien et le vieux-slave.
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Sun Yat-sen est né dans une famille de paysans du village de Cuiheng (), situé dans le district de Xiangshan, devenu depuis la ville de Zhongshan (en chinois ), dans la province du Guangdong (Simplifiés : , Traditionnels : ), dans le sud de la Chine. Après avoir été à l'école de son village, Sun Yat-sen, à l'âge de treize ans, va vivre avec un frère aîné, qui avait émigré à Honolulu (Hawaii) et qui y est devenu un marchand prospère. Il étudie ainsi au (1879-1882), au lycée "Diocesan Boys" (1883) et à la "Queen's University" (1884-1892) à Hong Kong. Il obtient finalement un diplôme de médecine à l'université de médecine à l'université de Hong Kong, dont il a été l'un des deux premiers diplômés. Il pratique alors brièvement la médecine à Hong Kong en 1893. Il épouse à vingt ans Lu Muzhen (Simplifiés : , Traditionnels : ), qui provient du même village que lui. Elle lui donne un fils, Sun Ke et deux filles, Sun Yan et Sun Wan. Ils mènent vite des vies séparées, Lu Muzhen n'étant pas en mesure de le suivre dans ses tribulations, en raison entre autres de ses pieds bandés. Sun Ya-sen a par la suite une autre compagne qui va l'assister dans ses activités politiques, Chen Cuifang (, 1873-1954). Considérée avec son accord comme une concubine par la famille Sun, elle est enterrée dans le cimetière familial. En 1914 il demande la main de Soong Ai-ling à son père Charles Soong qui refuse. L'année suivante, il épouse Song Qingling, sœur de Ai-ling, contre l'avis de Charles Soong, après avoir cette fois divorcé de Lu Muzhen, car les Song sont méthodistes. C'est elle qui sera connue internationalement comme « Madame Sun Yat-sen ». Ses années d'étude à Hawaii le poussent à développer un fort intérêt pour le système économique américain, dont il devient l'un des plus ardents défenseurs. Il attache un intérêt tout particulier aux idées d’Alexander Hamilton et Abraham Lincoln. La phrase de ce dernier « Le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » lui inspire d'ailleurs ses « trois principes du peuple ». D'après Serge Hutin, Sun Yat-Sen était un membre important de la Triade et franc-maçon de haut grade.Sun marque aussi sa forte opposition au gouvernement impérial Qing de la Chine, et commence sa carrière politique en essayant d'organiser des groupes de réforme des Chinois exilés à Hong Kong. En il fonde le Xingzhonghui (littéralement « société pour le redressement de la Chine ») pour exposer ses idées pour la prospérité de la Chine et comme plateforme de ses futures activités révolutionnaires. En 1895, un coup d'État qu'il fomente échoue et il doit s'exiler pour seize ans en Europe, aux États-Unis, au Canada puis au Japon, réunissant de l'argent pour son parti révolutionnaire. Au Japon, il rejoint d'autres groupes révolutionnaires chinois et fonde avec eux le Tongmenghui, ligue d'union dont il est élu président, et dont il exprime ainsi le programme : « Chasser les étrangers, restaurer la Chine, fonder une république et redistribuer équitablement les terres ».Le, une révolte à Wuchang, à laquelle Sun Yat-sen n'est pas lié, provoque la chute de la dynastie Qing des Mandchous et en conséquence du système impérial de la Chine, vieux de deux millénaires. Le, un gouvernement républicain provisoire est proclamé et tous s'entendent sur l'appel à Sun Yat-sen pour en être président, prenant de vitesse Yuan Shikai. Sun Yat-sen, alors aux États-Unis après son expulsion du Japon, est surpris par la révolution nationaliste dont il apprend la victoire par la presse, mais il ne se hâte pas de rentrer. Il ne débarque à Shanghai que le. Sun Yat-sen déclare que la Chine a été occupée par deux fois par des puissances étrangères : d'abord par les Mongols (dynastie des Yuans) puis par les Mandchous (dynastie des Qing). Le 29 décembre, il est élu président provisoire et proclame à Nankin la république de Chine au début de 1912. Sun Yat-sen se rendit avec son cabinet sur la tombe de Yongle, empereur de la dynastie Ming et s'adressant à ces ancêtres hans, il déclara : « La politique des Mandchous a été une politique extrêmement tyrannique. Motivés par le désir de soumettre perpétuellement les Chinois, les Mandchous ont gouverné le pays au plus grand détriment du peuple. La race chinoise, aujourd'hui, a enfin restauré le gouvernement du peuple de Chine... Le peuple est venu ici pour informer Votre Majesté de la victoire finale. » Plus tard, en 1912, Sun Yat-sen dans son discours inaugural comme premier président de la république de Chine, annonça « l'unification des peuples han, mandchou, mongol, hui et tibétain ». Promouvoir un État multiethnique était le moyen choisi par Pékin pour affirmer son héritage de l'empire. L'histoire officielle du Kuomintang accentue fortement le rôle de Sun comme le premier président provisoire, mais un grand nombre d'historiens remettent en question le rôle de Sun dans la révolution de 1911 et indiquent qu'il n'a eu aucun rôle direct dans la révolte du Wuchang et qu'il était alors hors du pays. Dans cette interprétation, sa nomination en tant que premier président provisoire est due à sa position de personnalité respectée mais relativement peu importante, qui faisait de lui un candidat de compromis entre les camps révolutionnaire et conservateur. Sun Yat-sen organise alors la république de Chine, en provoquant dans chaque province des élections destinées à établir l'Assemblée nationale de la république de Chine. Cette assemblée vote les objectifs et la loi provisoire de la République. Il lance une démarche de codification des lois.Cependant, le gouvernement provisoire est rapidement en position de faiblesse. Les provinces du sud de la Chine ont déclaré leur indépendance de la dynastie Qing, mais ce n'est pas le cas de la plupart de celles du Nord. De plus, le gouvernement provisoire ne dispose d'aucune force militaire propre, son contrôle des mutins de la Nouvelle Armée est limité et une grande partie des forces militaires ne se sont pas prononcées contre les Qing. L'hypothèse d'une intervention des puissances occidentales en Chine pour soutenir l'empire inquiète suffisamment le gouvernement de Nankin pour que soit trouvé un compromis avec la puissante armée de Beiyang de Yuan Shikai. Lors de la révolte des Taiping, l'armée britannique avait été poussée à soutenir les Qing pour défendre ses concessions. Une pareille intervention en 1911 aurait pu être fatale au mouvement. Pour éviter que l'histoire ne se répète, un compromis est trouvé avec Yuan Shikai. Celui-ci, principal soutien à l'empire, négocie la reddition du jeune empereur âgé de quatre ans, Pu Yi. En contrepartie, il demande sa nomination au poste de président de la République. À sa trahison envers l'empereur s'ajoute rapidement une autre, celle envers les révolutionnaires. Il fait en effet assassiner en 1913 le représentant du Kuomintang à Pékin, le chef de file Song Jiaoren. Puis, les élections donnant gagnants les révolutionnaires, Yuan les chasse de l'Assemblée, fait dissoudre la Chambre et poursuit les nationalistes. Sun s'enfuit au Japon. Commence la dictature de Yuan, au cours de laquelle en 1915 celui-ci cherche à se faire nommer empereur, mais meurt dès 1916.Sun retourne en Chine en 1917 et est élu président du gouvernement national auto-proclamé à Canton en 1921. En 1923, il prononce un discours durant lequel il proclame les « trois principes du peuple » comme principes fondateurs du pays et la constitution des cinq pouvoirs (ou "yuan" : le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire, le pouvoir d'examen et le pouvoir de censure) comme base du système politique et de l'administration. Pour développer le pouvoir militaire nécessaire au renversement du gouvernement des seigneurs de la guerre de Pékin, il crée l'Académie militaire de Huangpu près de Canton, à la tête de laquelle il nomme Tchang Kaï-chek. Au début des années 1920, il reçoit de l'aide du Komintern pour réorganiser le Kuomintang comme un parti nationaliste anti-impérialiste et anti-féodal. Le Kuomintang coopérera alors avec tous les partis, y compris avec les communistes chinois. Sun est alors convaincu que la réalisation d'une Chine unifiée passe par la conquête militaire partant de sa base dans le Sud, suivie d'une période de transition qui s'achèverait dans un passage à la démocratie. Le, Sun Yat-sen voyage dans le Nord et donne un nouveau discours pour suggérer l'idée d'une conférence pour le peuple chinois et l'abolition de l'ensemble des traités inégaux avec les pays occidentaux. Deux jours plus tard, il est à nouveau en voyage pour Pékin pour discuter de l'avenir du pays, malgré la détérioration de son état de santé et la guerre civile provoquée par les seigneurs de la guerre. Son objectif est de tenir des pourparlers de paix avec les représentants régionaux à propos de l'unification de la Chine. Il meurt d'un cancer le à l'âge de cinquante-huit ans, sur la route de Pékin. La veille de sa mort, il fait rédiger, vraisemblablement par Wang Jingwei, un message adressé au Comité exécutif central des soviets. Ce message émet le vœu que les communistes et le Kuomintang continuent à collaborer étroitement. La suite des événements devait montrer que ce vœu ne se réaliserait pas et la rupture entre les deux partis révolutionnaires devait survenir moins de deux ans plus tard. Un mausolée est créé à Nankin pour accueillir sa dépouille. Un wagon sera affrété pour lui faire faire le trajet de Pékin à Nankin. La sculpture de son mausolée est créée par le français d'origine polonaise, Paul Landowski.
Sun Yat-sen (, Sun Yat-sen étant la prononciation en cantonais qui s'est exportée en Occident ; le nom se prononce Sūn Yìxiān en mandarin), plus connu en Chine sous son surnom Sun Zhongshan (en mandarin, chinois : ), également appelé Sun Wen (), ( – ) est un révolutionnaire et homme d'État chinois.
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Mendeleïev est né à Tobolsk, en Sibérie, en Russie. Il était le cadet des nombreux enfants d'Ivan Pavlovitch Mendeleïev et de son épouse, née Maria Dimitrievna Kornilieva (le douzième selon Michael Gordin, historien des sciences). Il entre à l'âge de quinze ans au lycée de Tobolsk, après la mort de son père. En 1849, la famille devenue pauvre s'installe à Saint-Pétersbourg et Dmitri entre à l'université en 1850. Après avoir reçu son diplôme, il contracte la tuberculose ce qui l'oblige à se déplacer dans la péninsule criméenne près de la mer Noire en 1855, où il devient responsable des sciences du lycée local. Il revient complètement guéri à Saint-Pétersbourg en 1856. C'est dans cette ville qu'il étudie la chimie et est diplômé en 1856. À, il vient travailler à Heidelberg avec des savants comme Robert Bunsen et Gustav Kirchhoff. Entre 1859 et 1861, il travaille sur la densité des gaz à Paris, et au fonctionnement du spectroscope avec Gustav Kirchhoff à Heidelberg. En 1863, après son retour en Russie, il devient professeur de chimie à l'institut technologique et à l'université de Saint-Pétersbourg. Il épouse cette même année Feozva (dite "Fiza") Nikititchna Lechtcheva () à l'église de l'Université technique du génie militaire (où il enseignait) ; elle a six ans de plus que lui. Ce mariage se solde par un divorce. Il épouse ensuite Anna Ivanovna Popova (1860-1942) (). En 1864, il soutient sa thèse de doctorat intitulée "Considérations sur la combinaison de l'alcool et de l'eau". En 1867, il est nommé professeur de chimie minérale à l'université de Saint-Pétersbourg.En 1865, le chimiste britannique John Newlands édicta sa loi des octaves. Mendeleïev avait travaillé sur une idée semblable et, le 6 mars 1869, une présentation formelle fut faite à la société russe de chimie, intitulée "La dépendance entre les propriétés des masses atomiques des éléments", énonçant : Inconnu de Mendeleïev, Lothar Meyer travailla à une classification périodique pratiquement identique bien qu'il n'ait pas reconnu la possibilité de prévoir l'existence de nouveaux éléments et de corriger les masses atomiques. Meyer et Mendeleïev peuvent être considérés comme les créateurs de cette classification.En plus de ses travaux sur la classification des éléments, Mendeleïev effectua des recherches scientifiques très variées. Le chimiste et historien des sciences russe L. A. Tchougaïev l'a défini comme. En 1869, il fut parmi les fondateurs de la Société russe de chimie. Il travailla également sur la théorie et les effets du protectionnisme en agriculture. En 1902, dans une tentative de donner une explication chimique à l'éther, il formula une hypothèse en supposant l'existence de deux éléments chimiques inertes plus légers que l'hydrogène. Le plus léger des deux était supposé tout pénétrer, et le plus lourd un nouvel élément dont l'existence était supposée à l'époque et appelé "coronium" (d'après le latin « corona » parce qu'il avait cru le détecter dans le spectre de la couronne solaire). Mendeleïev consacra également beaucoup de temps et effectua des travaux importants pour la détermination de la nature des solutions. Dans le domaine de la chimie physique, il travailla sur la dilatation thermique des liquides. Il obtint notamment similaire à la loi de Gay-Lussac de dilatation des gaz. En 1861, il anticipa l'idée de Thomas Andrews de température critique en définissant la température d'ébullition absolue d'un composé comme la température à laquelle la cohésion du liquide et la chaleur de vaporisation deviennent nulles et le liquide se change en vapeur indépendamment de la pression et du volume. Il étudia également les origines du pétrole et conclut que les hydrocarbures se forment dans les profondeurs de la Terre : « Le fait capital à noter est que le pétrole est né dans les profondeurs de la terre, et c'est là seulement que nous devons rechercher son origine ». Ce postulat est nommé théorie du pétrole abiotique.À la fin des années 1850, la Russie est largement en tête de la production mondiale de pétrole grâce aux puits de Bakou. Mais dès 1860 elle est dépassée par les États-Unis. Le système des "concessions" en vigueur en Russie est une des raisons de cet affaiblissement russe. Le droit d'exploiter est concédé par l'État pour une période de quatre ans seulement, période trop courte pour que les concessionnaires investissent de manière importante en matériel couteux qu'ils devront abandonner si la concession n'est pas renouvelée. Par ailleurs une taxe écrasante a été instaurée par l'État russe qui affaiblit son pétrole. Mendeleïev est un scientifique génial mais aussi un pragmatique qui considère de son devoir de développer la future richesse nationale qu'est le pétrole. Il travaille à cette fin pour l'industriel Vassili Kokorev (1817-1889) qui finance ses laboratoires. Mais Mendeleïev devient aussi un efficace lobbyiste : il effectue des démarches en haut lieu pour faire supprimer le système des concessions et la taxe sur le kérosène. Une commission spéciale est créée pour examiner les problèmes. Après cinq ans d'un travail acharné il obtient pour les industriels du secteur l'abolition du système des concessions et de la taxe. La branche du pétrole explose. Entre 1872 et 1879 la production est multipliée par quinze.Bien que Mendeleïev ait été largement honoré par des organismes scientifiques à travers l'Europe, ses activités politiques ont inquiété le gouvernement russe, ce qui a mené à sa démission de l'université de Saint-Pétersbourg le. En 1893, il fut nommé directeur du bureau des poids et des mesures. En 1882, il reçut la Médaille Davy de la Royal Society, en 1889 le Faraday Lectureship de la Royal society of chemistry et en 1905 la médaille Copley de la Royal Society. Il est mort à Saint-Pétersbourg le 2 février 1907 et est enterré au cimetière Volkovo, toujours à Saint-Pétersbourg.Le 17 septembre 1925, Léon Trotski prononce un discours sur la science et sur Mendeleïev devant le "4e congrès Mendeleïev de chimie pure et appliquée". En 1955, l'élément 101 a été baptisé mendélévium en son honneur. Un gros cratère situé sur la face cachée de la lune (de de diamètre) porte son nom. La dorsale de Mendeleïev dans l'océan Arctique est nommée en son honneur. Un jeu de société permettant l'apprentissage du tableau a vu le jour fin 2015. Un doodle lui est dédié le 8 février 2016 sur la page d'accueil de Google. Le 29 janvier 2019 eut lieu la cérémonie d'ouverture de l'année internationale du Tableau périodique de Mendeleïev, à la maison de L'UNESCO à Paris.Une légende folklorique russe prétend que Mendeleïev serait « l'inventeur de la vodka », ou pour être exact que c'est lui qui aurait déterminé le degré idéal d'alcool de la vodka à 38° qui aurait par la suite été fixé à 40° pour faciliter le calcul de taxes sur l'alcool. Cette légende s'appuie entre autres éléments sur le fait que Mendeleïev fut nommé directeur du bureau des poids et des mesures de Saint-Pétersbourg en 1893 et sur le fait que sa thèse doctorale portait sur "la combinaison de l'alcool et de l'eau". Si l'histoire reste très populaire, elle est contredite par les faits, le degré alcoolique normalisé de la vodka à 40° ayant été introduit en Russie dès 1843 (alors que Mendeleïev n'avait que 9 ans) et sa thèse portant sur des combinaisons eau/alcool pour des titres beaucoup plus élevés (de l'ordre de 70°).De son premier mariage, Mendeleïev a trois enfants : De son second mariage, il a cinq enfants :
Dmitri Ivanovitch Mendeleïev (parfois écrit Dimitri, en russe d'époque ; en russe moderne, ), né le à Tobolsk et mort le à Saint-Pétersbourg, est un chimiste russe.
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Debian se distingue de la plupart des distributions fondées sur elle par son caractère non commercial et par le mode de gouvernance coopératif de l'association qui gère la distribution. Une distribution commerciale est une distribution éditée par une société commerciale. Par « constituer une distribution » on entend « choisir et assembler les logiciels qui composent la distribution » : le noyau du système d'exploitation, le programme d'installation de la distribution, un logiciel et des pilotes pour les connexions telles que le Wi-Fi ou pour une imprimante, des logiciels tels qu'un lecteur vidéo, un navigateur web, etc. Les distributions commerciales proposent généralement des versions gratuites, mais cela n'en fait pas des distributions non commerciales puisque l'objectif est de réaliser du profit par la vente de services liés à l'utilisation de la distribution (support, développement...) ou par la vente d'un code permettant d'activer une partie bridée de celle-ci (voir : modèle Freemium). Ainsi, Ubuntu est une distribution commerciale car elle est fabriquée par la société commerciale Canonical. Debian est en revanche une distribution non commerciale car elle est développée par l'organisation à but non lucratif : SPI (Software in the Public Interest). La distinction entre distributions non commerciales et commerciales est importante car les choix en matière de technologie ou de marketing ne sont pas fondés sur les mêmes critères selon qu'ils sont faits par des bénévoles organisés en démocratie directe, ou par le (ou les) propriétaire(s) d'une société commerciale.Debian est une distribution GNU/Linux non commerciale, lancée en 1993 par Ian Murdock avec le soutien de la Free Software Foundation ; elle a pour principal but de fournir un système d'exploitation composé uniquement de logiciels libres. Debian se prononce « Débiane ». Ce nom trouve son origine dans la contraction de deux prénoms : Debra, la femme du créateur du projet, et Ian, le créateur lui-même. Le projet Debian s'organise autour de trois piliers : Juridiquement, Debian est le projet d'une association à but non lucratif nommée SPI (""). Debian est en fait le nom de l'organisation, mais est souvent utilisé pour désigner la distribution, fruit de l'organisation. La fondation regroupe plusieurs centaines de programmeurs, mais tous ne sont pas actifs. Les programmeurs actifs sont normalement chargés de la gestion d'un ou plusieurs modules. La coordination est assurée par des échanges sur liste de diffusion ou par chat IRC, ainsi que par les organes de la fondation. Le projet est dirigé par un'(« chef du projet Debian ») élu (ou réélu) par les membres chaque année, dans le respect de la constitution de la fondation. Ses pouvoirs sont limités, et les décisions d'une certaine importance sont prises par la communauté. Il est assisté depuis 2006 par un'(2IC). Un autre poste important est celui de ', lui-même assisté de '. Son rôle est de définir (avec la communauté des développeurs) les objectifs de la prochaine version, de superviser le processus et de définir les dates de sorties. Le projet est composé de bénévoles, essentiellement des développeurs. De ce fait, la fondation a des besoins financiers réduits, satisfaits par des dons en nature (des ordinateurs, par exemple) ou en argent.Le projet a eu les chefs de projet suivants : Un poste de Debian 2IC avait été créé par Anthony Towns. Le poste a été occupé par Steve McIntyre ( – ).Debian offre la possibilité de télécharger des images disque CD, DVD et BD via BitTorrent ou Jigdo. Il est également possible de les acheter via des revendeurs. Les ensembles complets sont constitués de nombreux disques. La version AMD64 de Debian 10 consiste par exemple en 16 DVD ou 4 BD. Seul le premier disque est requis pour l'installation, l'installateur pouvant récupérer les logiciels absents via les dépôts en ligne. Les images sont hybrides, il est donc possible de les utiliser pour créer une clé USB bootable. Les environnements de bureau pouvant être installés à partir du DVD sont GNOME, KDE, LXDE, LXQt, MATE, Cinnamon et Xfce. Si l'installation s'effectue à partir des DVD, seul le premier est nécessaire pour installer GNOME. Debian permet d'installer le système via le réseau de trois manières distinctes :La distribution GNU/Linux Debian contient environ paquets logiciels ( au moment de la sortie de la version Buster) élaborés et entretenus par un millier de développeurs. Debian est réputée pour sa fiabilité et son gestionnaire de paquets original (APT), au format de fichier deb, permettant les mises à jour et garantissant un système homogène. Debian est officiellement disponible pour une dizaine de plates-formes de matériel informatique : x86 (i686), x64 (AMD64 ou Intel 64), ARM (EABI, v7 et 64 bits), MIPS (32 bits et 64 bits "little-endian"), Power Systems (PowerPC 64 bits) et System z. Les architectures IA-64 et SPARC étaient supportées par la version Wheezy, PowerPC par Jessie. D'autres architectures sont reconnues, mais de manière non officielle.Pour chaque branche, trois sections sont disponibles : D'autres dépôts logiciels existent dans Debian, comme les dépôts "backports" qui proposent un service de rétroportage à destination des utilisateurs de la version "stable". En effet, une fois que la version "stable" est publiée, elle n’est plus mise à jour que pour des bugs sérieux trouvés dans ses paquets ou des mises à jour de sécurité. Les dépôts "backports" fournissent des versions plus récentes mais potentiellement moins stables de certains logiciels, qui proviennent de la prochaine version dite "testing" et sont adaptées pour s’intégrer à la version "stable". Aujourd'hui les dépôts "backports" sont officiellement supportés par Debian.Dpkg est le programme principal pour manipuler les fichiers de paquets (APT y fait d'ailleurs appel pour l'installation desdits programmes). APT pour « "Advanced Packaging Tool" » (soit « utilitaire avancé de gestion de paquets » en français) est une interface avancée pour le système de gestion des paquets Debian, qui consiste en plusieurs programmes dont les noms commencent par « apt- » (apt-get, apt-cache, apt-cdrom...). Outre sa facilité d'emploi et sa polyvalence, son intérêt réside dans sa gestion automatique des dépendances entre les différents paquets. Il existe également une interface graphique pour ce programme : Synaptic. Dselect est l'interface utilisateur historique, permettant une gestion plus aisée des paquets. Cet utilitaire tend à céder la place à Aptitude.Debian est toujours disponible en trois versions (trois branches) qui sont : Outre le dépôt de paquets nommé "backports", il existe un dépôt nommé "experimental", qui contient des paquets expérimentaux de logiciels dont l'utilisation pourrait dégrader le système. Cependant, le dépôt "experimental" ne contient pas tous les paquets disponibles dans les branches "stable", "testing" et "unstable". Voilà pourquoi il n'est pas considéré comme une branche à part entière. Enfin, une déclinaison Live CD (ou CD autonome) existe, permettant de tester la distribution depuis un support amovible, sans avoir à l'installer. Si l'utilisateur le souhaite, il pourra installer le système par la suite à l'aide de ce même CD. Seules les architectures i386 et AMD64 sont disponibles. L'utilisateur a le choix entre sept environnements de bureau, à savoir : GNOME, KDE, LXDE, LXQt, MATE, Cinnamon et Xfce.Les différentes versions de la distribution empruntent leur nom aux personnages du film d'animation Toy Story des studios Pixar :Debian est née en grâce à Debra Lynn et Ian Murdock, alors étudiants à l'université Purdue. Debian est soutenu par le projet GNU de la Free Software Foundation de à. Les versions 0.01 jusqu'à 0.90 de Debian sont produites entre août et. Ian Murdock écrit alors : La version 0.91 de Debian sortit en. Elle avait un système de gestion de paquets primitif qui permettait aux utilisateurs de manipuler les paquets mais n'autorisait pas grand-chose d'autre (il ne possédait certainement pas de dépendances ou d'options analogues). À partir de ce moment-là, quelques douzaines de personnes travaillaient sur Debian, alors que je devais toujours assembler les versions moi-même. La version 0.91 fut la dernière version faite de cette manière. [...] Une grande partie de l'année 1994 fut consacrée à organiser le projet Debian de façon que les autres puissent plus directement contribuer, comme pour la réalisation de Dpkg (Ian Jackson fut très largement responsable de cette dernière). Si je me souviens bien, il n'y eut pas de version officielle en 1994, bien que nous en eûmes un certain nombre en interne, à chaque fois que nous progressions dans l'avancement de la distribution. [...] La Debian 0.93, en version 5, sortie en mars 1995, fut la première version « moderne » de Debian : il n'y avait jamais eu autant de développeurs (bien que je ne puisse me rappeler combien), chacun avait maintenant ses propres paquets et Dpkg fut utilisé pour installer et entretenir tous ces paquets après l'installation du système de base. [...] La Debian 0.93, en version 6, sortie en novembre 1995, fut la dernière version au format a.out. Il y avait environ 60 développeurs pour entretenir les paquets de la version 0.93R6. Si je me souviens bien, dselect fit son apparition dans cette version qui fut ma version favorite de Debian. [...] Murdock cesse de travailler activement sur le projet en mars 1996 durant la préproduction de la Debian 1.0. Cette dernière est renommée 1.1 pour éviter toute confusion avec un fabricant de disque compact qui nomma faussement 1.0 une version précédente. Cet incident mena au concept d'images ISO « officielles », de façon à éviter aux vendeurs ce genre de bévue. Durant le mois d' (entre la version 0.93R5 et 0.93R6 de Debian), Hartmnut Koptein débute le premier portage de Debian pour la famille des Motorola m68k. Il raconte : Depuis lors, le projet Debian s'est développé en incluant de nombreux portages vers d'autres architectures, ainsi qu'un portage vers un nouveau noyau, Hurd, et donc vers le système à micro-noyau GNU/Hurd. Un des tout premiers membres du projet, Bill Mitchell, se rappelle au sujet du noyau Linux : On devait être entre la version 0.99r8 et 0.99r15 lorsque l'on a débuté. Pendant très longtemps, je fus capable de compiler un noyau en moins de sur une machine dotée d'un 386 à, et j'étais ainsi capable d'installer une Debian dans le même temps avec moins de d'espace disque. [...] Je me souviens que l'équipe initiale comprenait Ian Murdock, moi-même, Ian Jackson, un autre Ian dont je ne me souviens pas le nom de famille, Dan Quinlan, et quelques autres personnes dont je ne me souviens pas des noms. Matt Welsh faisait aussi partie du groupe initial, ou l'a rejoint à ses tout débuts (il a depuis quitté le projet...). Quelqu'un créa une liste de discussions et nous nous mîmes au travail. [...] Si je me souviens bien, nous ne partîmes pas d'un plan défini, et nous ne partîmes pas sur le fait de créer ensemble un plan avec une approche très organisée. Dès le début, si je ne me trompe pas, nous rassemblâmes aléatoirement les sources d'un certain nombre de paquets. Avec le temps, nous finîmes par finaliser une collection d'articles qui seraient nécessaires au cœur de la distribution : le noyau, un shell, update, getty, de nombreux autres programmes et de fichiers de configuration requis pour initialiser le système ainsi que tout un jeu d'utilitaires.Ian Jackson devient le responsable du projet Debian au début de l'année 1998 et devient tout de suite après vice-président de la Software in the Public Interest. Après la démission du trésorier (Tim Sailer), du président (Bruce Perens) et du secrétaire (Ian Murdock), il devient président et trois nouveaux membres sont choisis : Martin Schulze (vice-président), Dale Scheetz (secrétaire) et Nils Lohner (trésorier). La version 2.0 de Debian (Hamm) sort en pour les architectures de processeurs Intel x86 et Motorola m68k. Cette version se caractérise par l'introduction d'une nouvelle version des bibliothèques C (libc6 reposant sur la glibc2). Au moment de sa sortie, il y a plus de paquets entretenus par plus de 400 développeurs Debian. Wichert Akkerman succéde à Ian Jackson comme chef de projet Debian en janvier 1999. La version 2.1 de Debian (Slink) sort le, après avoir été retardée pendant une semaine par des demandes de corrections de dernière minute. Cette version supporte officiellement deux nouvelles architectures : l'Alpha et le Sparc. Les paquets contenant le système X Window sont profondément réorganisés par rapport aux précédentes versions. Elle inclut aussi APT, l'interface de gestion de paquets de la génération suivante. Ainsi, cette version de Debian est la première à requérir deux cédéroms pour le jeu de cédéroms officiels ; elle contient environ paquets. Le, Corel Corporation et le projet KDE forment effectivement une alliance avec Debian lorsque Corel affirme son intention de fabriquer une distribution GNU/Linux basée sur Debian et l'environnement de bureau du projet KDE. Durant le printemps et l'été suivants, une autre distribution basée sur Debian fait son apparition, Storm Linux. Le projet Debian choisit alors un nouveau logo, en créant à la fois une version officielle à utiliser sur le matériel utilisant Debian, comme les cédéroms ou les sites webs officiels du projet, et une version non officielle pour une utilisation dérivée de Debian ou mentionnant son nom. Un nouveau portage, unique en son genre, débute à ce moment avec le Hurd. C'est la première tentative d'utiliser un noyau non-linux, avec le GNU/Hurd, qui est lui-même basé sur le micro-noyau GNU Mach. La Debian 2.2 (Potato) sort le. Cette version ajoute le support des architectures PowerPC et ARM, avec Wichert Akkerman en tant que chef de projet. Elle compte paquets entretenus par près de 450 développeurs.La version 3.0, Woody, sortie le, supporte toujours plus d'architectures, avec l'ajout de IA-64, HP PA-RISC, MIPS et S/390. Le projet compte alors 900 développeurs et paquets, dont pour la première fois KDE, après que le conflit de licence de la bibliothèque Qt a été résolu. Debian Sarge, soit la version 3.1, est finalisée le et ne compte pas moins de paquets et 11 architectures.La version 4.0, Etch, sortie le, inclut les éléments suivants : La quatrième révision d'Etch est sortie le. Outre les mises à jour de sécurité habituelles, cette version inclut aussi "etch-and-a-half". Ce dernier propose un nouveau noyau (2.6.24), des pilotes plus récents pour X.Org, ainsi que divers autres changements permettant de faire fonctionner Debian avec un matériel plus récent. Le, Debian peut s'installer sur le téléphone Neo FreeRunner.La version 5.0, Lenny, sortie le, inclut les éléments suivants :La version 6.0, Squeeze, sortie le, inclut les éléments suivants :La version 7.0, Wheezy, sortie le 4 mai 2013, inclut les éléments suivants : Pour la première fois, Debian offre les fonctionnalités suivantes :La version 8.0, Jessie, sortie le, inclut les éléments suivants : Note : un "fork" de Debian, Devuan, voit le jour fin 2014, en raison de l'intégration par défaut de systemd dans Debian Jessie.La version 9.0, Stretch, sortie le, est la version "oldstable". Elle inclut les éléments suivants : Et plus de autres paquets de logiciels prêts à l'utilisation.La version 10.0, Buster, sortie le, est l'actuelle version "stable" de Debian. Elle contient plus de 59 000 paquets logiciels, dont les éléments suivants :Debian "Bullseye" est le nom de la version "testing" de Debian, annoncée le 6 juillet 2016.Debian "Bookworm" sera le nom de la version 12 de Debian.La distribution Debian s'étant à l'origine principalement développée autour de son utilisation sur des serveurs, elle est donc particulièrement adaptée à ce rôle ; par exemple elle distingue toujours l'administrateur système de l'« utilisateur », si un mot de passe root est rentré lors de l'installation. Cependant, d'autres industries l'ont utilisé comme alternative, par exemple à Windows Embedded : Debian peut ainsi être reconnu au travers d'applications industrielles, par exemple certains tramways Alstom en sont équipés sur leurs écrans voyageurs. Mais le but a toujours été d'obtenir un système universel, c'est-à-dire utilisable aussi bien sur un serveur que sur un ordinateur de bureau, un ordinateur portable, voire un smartphone (ordiphone).Cette utilisation originellement orientée serveurs a également influencé son cycle de sortie de nouvelles versions. Une fiabilité irréprochable était nécessaire, ce qui a entraîné des délais très longs entre les versions stables (surtout à l'époque des versions 3). Cela avait pour conséquence de fournir des applicatifs stables mais parfois désuets ou dépassés au moment de la sortie d'une nouvelle version. En 2008, pour résoudre ce problème, la version Etch et demi ("etch-and-a-half") propose une mise à jour des paquets au sein d'une version stable, ce qui est une première dans l'histoire de Debian. En 2009, il est décidé de commencer à geler les paquets à la fin de chaque année impaire (c'est-à-dire de stopper les mises à jour des éléments constituants pour se concentrer sur leurs bonnes interactions). Cette nouvelle stratégie laisse apparaître un cycle de développement de deux ans, et avec une nouvelle version stable au début de chaque année paire (comme les versions LTS d'Ubuntu, mais sans fixer la date de sortie). Toutefois, la sortie de la version 6.0 (alias Squeeze) de Debian le devrait constituer une exception unique à cette règle afin de pouvoir adapter le rythme au nouveau calendrier. La version 7.0 ("alias" Wheezy) de Debian est sortie le 4 mai 2013.D'une manière générale la sécurité est réputée être un point fort de Debian. La politique de sécurité (commune aux systèmes libres) est de toujours afficher les failles découvertes. Une équipe spécialisée dans la sécurité de l'ensemble des logiciels proposés sur Debian est d'ailleurs une référence dans ce domaine et participe activement au comité « ». En, Luciano Bello, développeur Debian et chercheur en sécurité informatique découvre que des changements effectués dans la version d'OpenSSL distribuée par Debian avaient provoqué une faiblesse dans le générateur de nombres aléatoires. Ainsi les clés de sécurité générées par une machine utilisant la version Etch étaient prévisibles. Cette faille a concerné aussi les distributions dérivées de Debian telles que Ubuntu et Knoppix.On relève aussi des problèmes sur le plan de la communication (site web à l'aspect peu moderne et peu actualisé par exemple), du moins jusqu'à la sortie de Squeeze : le site officiel, le wiki et l'interface d'accès aux paquets ont ainsi été mis à jour ; mais aussi des problèmes de communication entre les développeurs. Ces aspects avaient notamment été pointés du doigt par Sam Hocevar lors de la campagne pour le poste de chef de projet en 2007.Le logo actuel (la volute) est l'œuvre de Raul M. Silva, c'est le résultat d'un concours organisé en 1999. Il existe en deux versions : une version dont l'usage est libre (volute seule, avec ou sans la mention « Debian ») et une version officielle (volute au-dessus d'une carafe à décanter le vin, avec ou sans mention « Debian ») qui ne peut être utilisée qu'avec l'autorisation explicite de Debian. Aucune déclaration officielle n'a été faite quant à la signification ou la source d'inspiration du logo. Différentes hypothèses ont toutefois été avancées.La DebConf est la conférence annuelle qui réunit les développeurs du projet Debian pour discuter du futur du développement du système.
Debian (//) est une organisation communautaire et démocratique, dont le but est le développement de systèmes d'exploitation basés exclusivement sur des logiciels libres.
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Le code de Java est JW. Java est divisée en 4 provinces ("propinsi") et 2 territoires spéciaux : Provinces : Territoires spéciaux: Les provinces de Java sont issues du regroupement des anciennes "residenties" néerlandaises, elles-mêmes correspondant à d'anciens États indigènes, comme le sultanat de Cirebon ou le royaume de Surakarta, ou à des provinces de ces royaumes. Les "residenties", administrées par un "resident", regroupaient des "regentschapen", à la tête desquels le gouvernement colonial mettait un "regent" ou préfet, choisi dans la noblesse de robe javanaise. Le gouvernement indonésien a dissous les "residenties" dans les années 1950 mais a conservé les "regentschapen", qu'il a rebaptisées "kabupaten". Yogyakarta, ancienne capitale du sultanat du même nom, doit le statut de son territoire spécial au rôle joué par son roi, le sultan Hamengkubuwono IX, lors du conflit qui a opposé de 1945 à 1949 la République d'Indonésie récemment indépendante à l'ancienne puissance coloniale, les Pays-Bas. « "Jogja" », comme on l'appelle familièrement, a même été la capitale provisoire de l'Indonésie de 1946 à 1949 parce que les Néerlandais occupaient alors Jakarta. Traditionnellement, le gouverneur est le sultan, actuellement Hamengkubuwono X. La province de Banten a été créée en 2000. Depuis la démission de Soeharto, de nombreuses régions d'Indonésie réclament le statut de province sur la base d'arguments historiques ou culturels. Au, Banten était un sultanat prospère, auquel les Néerlandais finissent par imposer leur suzeraineté. En 1813, Banten est intégrée au territoire des Indes néerlandaises. Son dernier sultan est envoyé en exil à Surabaya par les Néerlandais en 1832. L'ancienne capitale de Banten n'est plus qu'un gros bourg de pêcheurs.Outre la langue nationale de l'Indonésie, l'indonésien, on parle à Java les langues régionales suivantes : le betawi (un créole malais parlé par les Jakartanais « autochtones »), le javanais proprement dit, le soundanais dans la partie ouest, et le madurais dans l'île de Madura et une partie de l'est de Java. Ces langues appartiennent toutes à la famille austronésienne.Pour décrire la culture traditionnelle à Java, il faut distinguer différentes dimensions. Il y a d'abord le découpage « ethnique » : face à la culture javanaise proprement dite, les Sundanais de l'ouest de Java, les Betawi de Jakarta et les Madurais de l'île voisine affirment une identité distincte, fondée notamment sur la langue. Mais dans l'ouest de l'île Banten de langue soundanaise, et Cirebon où l'on parle un dialecte javanais, ainsi que Java oriental également de langue javanaise, revendiquent aussi une culture distincte. En outre, il faut distinguer la culture du "Pasisir" (la côte nord de Java) de celle de l'intérieur représentée surtout par les anciennes capitales royales que sont Surakarta et Yogyakarta. Enfin, les régions « intermédiaires », comme le pays de Banyumas, qui marque la transition entre le pays Sunda et Java, ou la région de Banyuwangi, héritière de l'ancienne principauté hindouiste de Blambangan et longtemps sous influence balinaise, ont leur caractère propre. "Voir aussi : Batik ~ Gamelan ~ Kriss ~ Sunda"Le mot "kejawen" (de "Jawi", « Java ») désigne un ensemble d'éléments considérés comme propres à la culture javanaise. Il inclut des croyances et des pratiques antérieures à l'islam, qu'on pourrait qualifier de « religion traditionnelle » javanaise et qu'on appelle "kebatinan" (de l'arabe "bathin", « intérieur, spirituel »). La loi indonésienne ne reconnaît pas le "kejawen" comme religion. Les Sundanais aussi maintiennent une tradition de croyances et de pratiques antérieures à l'islam. La majorité des Javanais au sens ethnique sont vraisemblablement musulmans, mais il n'existe aucune statistique sérieuse sur cette question. Les autres groupes ethniques de Java : Betawi (Jakartanais « autochtones »), Madurais et Soundanais, sont traditionnellement à majorité musulmane. Il existe encore quelques enclaves d'hindouisme à Java : dans la région de Banyuwangi, où vit une population appelée Osing, dans le massif montagneux du Tengger autour du volcan Bromo, et sur le flanc ouest du volcan Lawu à l'est de Solo. Parmi les Javanais « de souche », le bouddhisme est marginal. Les Indonésiens d'origine chinoise sont généralement confucianistes ou chrétiens. On ne connaît pas encore très bien les circonstances qui ont amené à l'introduction de concepts et de modèles culturels et religieux indiens à Java. On peut seulement constater leur présence au moins dès 450, par une inscription en sanscrit et en écriture pallava trouvée à l'est de Jakarta. Les derniers princes hindouistes de Java se sont convertis à l'islam en 1770. Sur la côte sud de Java, dans le village de Balekambang, se trouve, à 100 mètres de la plage, un îlot sur lequel on a construit un petit temple hindouiste, sur le modèle de Tanah Lot à Bali. Il y a eu un royaume bouddhiste dans le centre de Java, qui a construit le temple de Borobudur. Il coexistait avec le royaume shivaite de Mataram qui a construit Prambanan. Il est impossible de dater l'arrivée de l'islam à Java. Dans un mausolée à Leran près de Surabaya, il y a une stèle musulmane datée de 1082. Sur le site de la capitale du royaume de Majapahit, au sud-ouest de Surabaya, on trouve une série de tombes musulmanes dont la plus ancienne est datée de 1376 et est peut-être celle d'un membre de la famille royale. L'essor de la route de la soie maritime, contrôlée par des marchands musulmans, qui passait par l'archipel indonésien, amène ces marchands musulmans à jeter l'ancre dans les ports de la côte nord de Java. Les princes de ces ports trouvaient avantage à se convertir à l'islam, ce qui leur permettait d'entrer dans ce réseau marchand. Tomé Pires, un apothicaire de Lisbonne qui séjourne à Malacca de 1512 à 1515 (soit juste après la prise de la cité par les Portugais), note que tous les rois de Sumatra sont musulmans mais que ce n'est pas le cas des populations. Quand on parle de religion, il faut avoir à l'esprit que celle-ci est observée par les souverains et leur entourage immédiat. La population, notamment dans les campagnes, est imprégnée de croyances et pratique des rites antérieurs à l'arrivée du bouddhisme, de l'hindouisme et de l'islam. Dans le cas de l'islam, on voit qu'entre la date de 1082 pour la stèle de Leran et celle de 1770 pour la conversion du dernier prince hindouiste de Blambangan, sa diffusion est un long processus, d'autant plus qu'il y a toujours aujourd'hui à Java des populations restées hindouistes. Ce sont les Néerlandais qui introduisent le christianisme à Java, dans les villes où ils résident. La plus ancienne église de Java est la Gereja Sion à Jakarta, construite en 1695. Un métis, Coenrad Laurens Coolen, fonde en 1827 à Java oriental un village chrétien en marge de la communauté chrétienne de Surabaya. En 1855, un Javanais du nom de Tulung Wulung se convertit au protestantisme et voyage à travers Java pour évangéliser, contre l'avis des missionnaires et des autorités néerlandaises. Le cas le plus fameux est celui de Sadrach, un Javanais disciple de Tulung Wulung qui prend la tête d'une communauté chrétienne en 1876. Ces Javanais diffusent un christianisme lié au défrichement dans une Java encore couverte de forêts. Enfin, il existe encore une synagogue à Surabaya, autour de laquelle se trouve une minuscule communauté juive d'origine irakienne.En 3 000 migrèrent du littoral de la Chine du Sud vers Taiwan, puis en 2 000,de Taiwan vers les Philippines, et de là vers Célèbes, Timor et les autres îles de l'archipel indonésien. Dès le -, le Ramayana mentionne "Yavadvipa", "l'île du millet"; et au, il existe un réseau de cités-États portuaires qui commercent avec l’Inde et la Chine. En 413, le moine bouddhiste chinois Faxian séjourne à « Ye-po-ti » (c'est-à-dire Yavadvipa). C'est aussi en ce qu'apparait le royaume de Tarumanagara dans l'ouest de Java. L<nowiki>"</nowiki>inscription de Canggal dans le centre de Java, datant de 732, déclare que le roi Sanjaya de Mataram a érigé un monument pour honorer Shiva. En 778, l'inscription de Kalasan, toujours dans le centre de l'île, mentionne un roi Sailendra qui observe les rites bouddhiques. Les temples dans le centre de Java, dont Borobudur bouddhique et Prambanan shivaite, sont construits du VIIIe au Xe siècles. L'autorité du roi Balitung, qui règne de 899 à 910, s'étend sur le centre et l'est de Java en 907. En 928, le roi Mpu Sindok transfère définitivement son palais à Java oriental. En 1041, une inscription de Java oriental mentionne le roi Airlangga, fils du prince balinais Udayana, et en 1053, l’inscription de Sdok Kok Thom au Cambodge dit que le roi khmer Jayavarman II, qui régna de 802 à 869, établit sa capitale en 802 après s'être libéré de la suzeraineté de « Java ». Au, le centre du pouvoir passe au royaume de Kediri, puis à celui de Singasari. Un corps expéditionnaire sino-mongol débarque à Java oriental en 1292 et fonde le royaume de Majapahit, qui contrôle un territoire s'étendant jusqu'au centre de Java. Au -s, Majapahit commerce avec le Cambodge, le Champa, la Chine, l'Inde, le Siam, le Vietnam (« "Yawana" »). L'amiral chinois Zheng He fait plusieurs fois escale dans les ports de Java. De 1333 à 1579 le royaume hindouiste sundanais de Pajajaran à Java occidental contrôle les ports de Banten et Kalapa (la future Jakarta), et en 1478, Majapahit passe sous le contrôle des princes de Kediri. A l fin du un Chinois musulman du nom de Cek Ko-po fonde Demak sur la côte nord de Java. Ce royaume à dominance musulmane entreprend la conquête du "Pasisir." En 1527, Fatahillah, un prince de Cirebon, conquiert le port de Kalapa et y fonde Jayakarta. En 1583, Senopati, roi de Mataram entreprend à son tour la conquête du centre de Java et du "Pasisir." Cornelis de Houtman fait escale à Banten en 1597. La VOC ("Vereenigde Oostindische Compagnie" ou « Compagnie néerlandaise des Indes orientales » conquiert Jayakarta en 1619 et y fonde Batavia. Le petit-fils de Senopati, qui prit le titre de Sultan Agung (« le grand sultan »), règne de 1613 à 1646. Il s'attaque au reste de Java. et fait deux fois le siège de Batavia, sans succès. Des guerres de successions éclatent au XVIIe siècle dans le royaume de Mataram. Les rois s'endettent auprès de la VOC en mettant en gage leurs territoires du "Pasisir." En 1755, Mataram est divisé en deux royaumes par le traité de Giyanti : Surakarta et Yogyakarta. En 1770, les princes de Blambangan se convertissent à l'islam. À la suite de sa faillite en 1799, les actifs de la VOC sont repris par le gouvernement des Pays-Bas. En 1807, durant les guerres napoléoniennes, la Royal Navy attaque les navires militaires néerlandais présents dans l'île. L'île est prise par les troupes britanniques au royaume de Hollande en 1811. Trois ans plus tard, est rendue au royaume uni des Pays-Bas à la suite de la signature du traité anglo-néerlandais de 1814. En 1825, le prince Diponegoro de Yogyakarta prend les armes contre les Néerlandais. Cette « guerre de Java » prend fin en 1830 ( dans l'armée néerlandaise, plus dans la population javanaise sur un peu plus de d'habitants). Au, les Néerlandais peuvent commencer la mise en valeur économique de l'île. Le gouverneur van den Bosch met en place un système de cultures ("cultuurstelsel") forcées; une loi agraire ouvre Java à l'entreprise privée en 1870.Java est, avec Sumatra, la seule île d'Indonésie à posséder un réseau ferré.Comme de nombreuses régions d'Indonésie, Java se caractérise par la beauté de ses paysages, l'agrément de son climat, l'originalité de ses cultures. L'île a un beau potentiel touristique, avec ses petites îles paradisiaques au large de sa côte nord telles les îles Seribu, les îles Karimunjawa et les îles Kangean, ses plages de la côte sud, ses vestiges archéologiques dont les plus connus sont les temples de Borobudur, bouddhique, et Prambanan, shivaïte, ses anciennes villes princières comme Cirebon, Surakarta (aussi appelée Solo) et Yogyakarta où se maintient une culture de cour encore bien vivante, ses villages, ses cultures traditionnelles, ses nombreux volcans, ses réserves naturelles dont celle d'Ujung Kulon, où vivent les derniers spécimens de rhinocéros asiatique. Sur de visiteurs étrangers ayant séjourné en hôtel en 2004, séjourné à Yogyakarta, principale destination touristique de Java, contre à Bali et à Jakarta.
Java, en indonésien ','jusqu'à la réforme orthographique de 1972, est une île du sud-ouest de l’Indonésie faisant partie de l'Insulinde, baignée au sud par l'océan Indien et au nord par la mer de Java et entourée par Sumatra au nord-ouest, Bali à l'est et Bornéo au nord.
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Mao Zedong est le fils aîné d’une famille de paysans prospères de Shaoshan dans le département de Xiangtan, province de Hunan. Son père achète des terres avec un capital constitué alors qu'il sert dans l'armée du vice-roi du Hunan et du Heibei. Cultivant du riz, il exploite la ferme avec deux ouvriers agricoles. Par ailleurs, il prend des hypothèques sur les terres d'autres paysans des environs, devenant ainsi un propriétaire terrien. Il achète les récoltes des paysans pauvres pour en assurer la commercialisation à Xiangtan. Sa mère, eut sept enfants, dont, outre Mao Zedong, deux autres fils survivants : Mao Zemin (1895-1943) et Mao Zetan (1905-1935). Elle est une bouddhiste fervente et fait l'aumône aux mendiants de passageDurant la révolution chinoise de 1911 (ou révolution Xinhai), Mao s’engage dans le régiment local de Changsha dans sa province natale du Hunan et reste dans l'armée jusqu'au printemps 1912. Pour la première fois de sa vie, il y côtoie des hommes du peuple. Mao Zedong acquiert le respect des autres soldats en rédigeant des lettres, nombre d'entre eux étant illettrés. Par contre, Mao refuse d'effectuer les corvées « étant étudiant [je] ne pouvais condescendre à porter deIl entre dans un premier temps dans une école de commerce mais les cours sont dispensés en anglais, il ne peut suivre la scolarité et doit partir au bout d'un mois. Puis il intègre une école de littérature et d'Histoire qui semble lui convenir mais qu'il quitte quelques mois plus tard considérant son « programme limité » et son « règlement inacceptable ». Pendant l'hiver 1912, il étudie seul fréquentant la bibliothèque municipale. Son père désapprouve ce choix et lui « coupe les vivres ». Obligé de choisir un métier, il rentre alors à l’école normale de Changsha,Mao voyage avec son professeur Yang Changji, son futur beau-père, jusqu’à Pékin où il assiste au mouvement du 4 Mai (1919). Yang, désormais professeur à l’université de Pékin fournit à Mao une lettre d'introduction auprès du bibliothécaire de l’université, Li Dazhao. Mao travaille alors comme aide à la bibliothèque, il reçoit un salaire de 8 yuans par mois, il doit balayer et dépoussiérer la salle de lecture, il tient à jour le registre de prêt de quinze périodiques chinois et étrangers. Cette fonction est si humble que Mao Zedong se sent exclu et subit le mépris des intellectuels pékinois qu'il côtoie dans son travail. Par ailleurs il ne présente pas le concours d'entrée à l'université de Pékin. Pour l'universitaire Alain Roux, ces échecs de Mao Zedong constituent une composante essentielle de sa personnalité. « Elle sera lourde de conséquences ». Mao s’enregistre comme étudiant à temps partiel à l’université et suit de nombreux cours et séminaires dont ceux d'intellectuels célèbres comme Chen Duxiu, Hu Shi, ou Qian Xuantong. Il fut attiré un temps par les idées de le dirigeant du Parti socialiste chinois d'obédience anarchiste. Mao Zedong lit Pierre KropotkineLe, à l’âge de, Mao participe à la première session du congrès du Parti communiste chinois à Shanghai : il semble qu’il n’ait pris aucune part active aux débats, face aux autres participants impliqués depuis plus longtemps que lui dans la cause révolutionnaire. Deux ans plus tard, il est élu comme l'un des cinq commissaires du central du Parti au cours de la session du troisième congrès. Mao reste un certain temps à Shanghai, une ville importante où le PCC essaie de promouvoir la révolution. Mais après que le parti a rencontréLe Kuomintang (KMT) et le Parti communiste chinois (PCC) collaborent dans la lutte contre les seigneurs de la guerre dans le cadre du Premier front uni chinois depuis 1924. Tchang Kaï-chek, commandant des forces armées du KMT, dirigeant de l'aile droite du parti et anti-communiste, entame la coupure avec le PCC en 1926 à Canton. Puis lors de l'expédition du Nord Tchang Kaï-chek organise le massacre de Shanghai afin de purger le KMT des éléments gauchistes et d'empêcher la prise du pouvoir par les communistes. La rupture entre les deux partis est consommée et mène à la guerre civile.Mao est envoyé au Hunan par le Comité central du PCC et lève une armée appelée l’« armée révolutionnaire des travailleurs et des paysans ». Il déclenche en le soulèvement de la récolte d'automne. Ses troupes sont défaites, et sont forcées de quitter la province du Hunan pour le village de Sanwan, situé dans les montagnes du Jinggang Shan dans la province du Jiangxi, où Mao réorganise ses forces épuisées.Au Jiangxi, la domination autoritaire de Mao, en particulier dans le domaine militaire, fut défiée par la branche du PCC du Jiangxi et par des officiers. Les opposants de Mao, parmi lesquels le plus important était Li Wenlin, le fondateur de la branche du PCC et de l’Armée rouge au Jiangxi, s’opposaient aux politiques agraires de Mao et à ses propositions de réforme de la branche locale du parti et des dirigeants de l’armée. Mao réagit d’abord en accusant ses opposants d’opportunisme et de koulakisme et les supprima d’une manière systématique. Le nombre de victimes est estimé à plusieurs milliers et pourrait atteindre. Grâce à ce terrorisme, l’autorité de Mao et sa dominationDe 1931 à 1934, Mao établit la république soviétique chinoise du Jiangxi et est élu président de cette petite république dans les régions montagneuses du Jiangxi. C’est là qu’il se remarie (troisième fois) avec une épouse officielle He Zizhen — sa précédente épouse Yang Kaihui ayant été arrêtée et exécutée en 1930. Mao, avec l’aide de Zhu De, crée une armée modeste mais efficace, et entreprend des expériences de réforme rurale et de gouvernement, en offrant un refuge aux communistes qui fuient les purges droitistes dans les villes. Si les méthodesÀ la suite d'un certain nombre d'erreurs tactiques, l'Armée rouge se trouve pratiquement encerclée dans la cinquième campagne. Elle réussit cependant à échapper à l'encerclement. Partis à, l'effectif tombe à au plus bas de la Longue Marche. Celle-ci s'effectueÀ l'issue de la Longue Marche, les troupes communistes rescapées s'installent dans le Shaanxi nord et établissent leur capitale à Yan'an en. Les écrits de Mao Zedong durant la période du séjour à Yan'an sont consacrés pour une grande partie aux problèmes militaires, mais son texte le plus important est "la Démocratie nouvelle", essai d'adaptation du marxisme-léninisme aux conditions chinoises. Ce texte, qui paraît en, expose les deux phases à venir de la révolution chinoise, celle de la « Nouvelle Démocratie », puis celle du socialisme. Cette Nouvelle Démocratie est censée être l'alliance de quatre classes, le prolétariat, la paysannerie, la petite bourgeoisie et la bourgeoisie nationale, sous la direction de la première. Sur le plan économique, l'État doit y diriger les grandes entreprises, laissant subsister les autres. De même, les grandes propriétés rurales seront confisquées, sans que disparaissent l'économie des paysans riches. L'arriération de l'économie chinoise, selon Mao, justifie en effet la persistance de formes économiques capitalistes. La propagande liée àÀ partir de 1945, le prestige de Mao grandit alors que Tchang Kaï-Chek est de plus en plus critiqué par le peuple à cause de ses liens avec les États-Unis et les puissances occidentales. En effet Mao jouit de l’image du combattant de l’impérialisme (japonais comme européen) tandis que les nationalistes sont dénoncés par les communistes comme des « valets de l’impérialisme » au sein d’une population qui souffre encore de l’humiliation de la guerre de l’opium. Durant la guerre sino-japonaise, les communistes s’allient aux nationalistes contre les Japonais, dans le cadre du deuxième front uni. Mao ne perd cependant pas de vue la perspective de la reprise du combat contre le Kuomintang : plutôt que des attaques frontales des troupes communistes contre l’armée japonaise, il préconise des actions de guérilla, afin d’épargner les effectifs et de permettre au PCC de consolider ses forces. Peu après la fin du conflit contre les Japonais, et malgré les efforts de médiations des États-Unis, la guerre civile entre communistes et nationalistes reprend. Il dirige le du PCC.Le, à Pékin, du balcon de la Cité interdite des anciens empereurs, Mao Zedong proclame l’avènement de la république populaire de Chine. Cette prise de pouvoir met fin à une longue période de guerre civile marquée par l’invasion japonaise et la Longue Marche, le Kuomintang s’étant exilé à Taïwan. Président du Gouvernement populaire central chinois jusqu’en 1954, Mao voit ensuite son titre changé en président de la république populaire de Chine. Dans les premiers mois du régime communiste des lois importantes sont promulguées, elles permettent à la Chine de rompre avec son passé, mais « Mao accompagne ce mouvement plus qu'il n'y participe ». La loi sur le mariage du permet notamment à de divorcer après des mariages imposés. De même il intervient peu dansÀ la fin de 1956 et début 1957, la campagne des "Cent Fleurs" (symbolisant « cent écoles, cent opinions qui s’expriment ») est engagée à la seule initiative de Mao Zedong et contre l'avis de son entourage qui connaît l'état d'esprit des intellectuels et membres du parti. Mao encourage la liberté d’expression, exhortant en particulier les intellectuels à critiquer le parti. Mais le mouvement prend rapidement une ampleur qu’il n’avait pasAprès les difficultés de l'année 1956, dont l'insurrection de Budapest, les dirigeants soviétiques entendent utiliser la conférence de Moscou comme le symbole du redressement du camp socialiste. En, la Chine et l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) signent un accord secret permettant à Pékin de se doter de la bombe nucléaire. La conférence mondiale des Partis communistes de 1957 se déroule entre le 14 et le, à Moscou, et rassemble 68 partis communistes. Mao Zedong arrive à Moscou le et évoque la réussite du lancement de "Spoutnik 1" indiquant que l'URSS « dans de nombreux domaines, est laJusqu’au milieu des années 1950, la République populaire de Chine a copié avec zèle le modèle soviétique, puisqu’elle a consacré la plus grande part des investissements au développement militaro-industriel. Toutefois, dès 1955, Mao Zedong est partisan d’une voie spécifiquement chinoise du socialisme, qui s’appuierait sur la paysannerie (plutôt que sur la classe ouvrière) et passerait par une collectivisation accélérée. Ainsi, entre 1958 et 1960, Mao met en œuvre le « Grand Bond en avant », mouvement de réformes industrielles censé permettre de « rattraper le niveau de production d’acier de l’Angleterre » en seulement. Des communes de production sont organisées au niveau local. Toute la population, et avant tout le monde paysan, est sommée d’y apporter sa contribution. Mao place dans la force du peuple, du « prolétariat » des espoirs démesurés : les paysans seront surexploités, on leur demandera de tout faire en même temps, des récoltes à la production sidérurgique. Cette politique entraîna à la fois une croissance industrielle et une famine dans les campagnes avec 30 à 55 millions de morts. La main-d’œuvre inexpérimentée produit des biens d’une qualité exécrable tandis que les récoltes, faute de temps, pourrissent sur pied. Au pire moment de la crise, Mao-Zedong refusa de limiter les exportations de céréales qui finançaient le développement de l’industrie en faisant ce commentaire : « Distribuer les ressources de façon égalitaire ne fera que ruiner le Grand Bond en avant. Quand il n’y a pas assez de nourriture, des gens meurent de faim. Il vaut mieux laisser mourir la moitié de la population, afin que l’autre moitié puisse manger suffisamment ». Quand LiuLa révolution culturelle (1966-1976), durant la période de troubles et de contestations qui suit le catastrophique Grand Bond en avant, lui permet de reprendre le pouvoir et les rênes du pays. Entamée afin de réhabiliter Mao, elle commence à la suite d’une polémique que lance son épouse Jiang Qing. La « révolution culturelle » incite les jeunes à prendre le pouvoir, à se révolter contre les fonctionnaires corrompus, désormais « ennemis du peuple ». indique la sinologue Marie-Claire Bergère.Le président de la République Liu Shaoqi est arrêté par les gardesComme lors du mouvement des « Cent Fleurs », la polémique échappe au contrôle de Mao et le tout se soldera une fois de plus par une violente répression armée, un massacre sanglant. Entre 1968 et 1980, près de 17 millions de jeunes urbains sont envoyés autoritairement à la campagne dont le noyau essentiel comprend gardesMao Zedong dirige les 9 et Politburos du PCC. Au sein du Politburo le successeur de Mao est désigné avec Lin Biao. Ce dernier lors de son intervention reprend les critiques contre les anciens dirigeants déchus et « célèbre la victoire de la révolution culturelle ». Mais derrière l'unitéMao Zedong décide de s'appuyer sur Jiang Qing pour éliminer Lin Biao dont la puissance l'inquiète. Le conflit ne porte pas sur un désaccord politique mais sur la question du pouvoir. Il indique clairement à Lin qu'il envisage dorénavant de désigner Zhang Chunqiao (un membre de la bande des Quatre) comme successeur. Lin Biao inquiet, organise sa défense. La politique étrangère et l'ambition de Lin Biao seront à l'origine de sa chute. En, Lin Biao mobilise les chefs des onze régions militaires pour Cet ordre conduit à la mobilisation de, de et de 600 navires. Cet ordre s'est effectué sans l'accord de Mao, ce dernier s'emporte qu'un tel déploiement de force résulte de la seule décision de Lin Biao. Est-ce la répétition générale d'un putsch militaire? Des négociations sont engagées, à la grande satisfaction de Mao, avec les Américains en et celles avec les Soviétiques se poursuivent. Le conflit entre Mao et Lin voit le jour dans un débat sur la « théorie du génie ». Lors du plénum de Lushan en, Lin Biao et ses proches dont ChenLe, Mao Zedong est terrassé par un infarctus du myocarde après une dispute avec sa maîtresse Zhang Yufeng. Jiang Qing et les dirigeants chinois ne le consultent pratiquement plus. Il passe ses journées à visionner des films avec Zhang Yufeng. Le à zéro heure et 10 minutes Mao Zedong meurt. Par la suite, la politique idéologique extrême menée par Mao Zedong a fait l’objet de critiques ouvertes au sein du Parti communiste chinois, qui met fin au culte de la personnalité et à l’idolâtrie qu’il avait lui-même organisée et intensifiée à la fin de sa vie. Le limogeage de la bande des Quatre, dont son épouse, Jiang Qing, qui a eu lieu rapidement après sa mort prouve bien à quel point sa politique était tombée en disgrâce, tant dans lesAlors que la déstalinisation avait commencé dès 1956 en URSS, Mao a refusé ce mouvement et continué à appliquer les méthodes économiques et politiques de Joseph Staline, contre les conseils de Nikita Khrouchtchev notamment. LeÀ la fin de son règne, Mao Zedong changea sa stratégie d’autarcie en invitant le président américain Richard Nixon en Chine, préfigurant la politique d’ouverture de Deng Xiaoping. Par cette rencontre, les deux dirigeants entendaient contrebalancer la puissance de l’Union soviétique.Mao Zedong avait comme stratégie de mobiliser les masses pour transformer le système politique et économique. Inspiré par le modèle soviétique et la construction d’un pays moderne, Mao Zedong applique le modèle de Staline aux domaines de l'industrialisation et l'ingénierie politique, il est donc question du dispositif institutionnel et juridique de la Chine. Il souhaitait créer une structure politique propice à soutenir sa propre idéologie. La propagande, communication persuasive, visait à atteindre cet objectif. Il soutenait que la société devait se développer par le biais d’une attitude morale. Des camps de « réforme par le travail » "(laogai)" ont été mis en place dès 1950, avec l'aide des Soviétiques. Ceux qui y étaient emprisonnés subissaient un lavage de cerveau dans le but de créer une population docile et enthousiaste aux idéologies du pouvoir. Le style uniforme des publications dans les journaux et le contrôle des médias de masse de l’époque ne laissait aucun canal pour que les citoyens puissent exprimer leur mécontentement. C’est ainsi que la révolution culturelle a duré dix ans. C’est à cette époque que Mao Zedong a implanté sa pensée à chaque domaine en donnant l’impression que tous étaient d’accord avec lui.Le culte de la personnalité de Mao Zedong commence avec la longue marche (1935-1936). De 1949 à 1976, le régime communiste chinois s'est identifié. CertainsDes citations choisies ont été rassemblées et publiées dans les années 1960 sous le nom de "Petit Livre rouge", très en vogue pendant la révolution culturelle. Les premières éditions étaient préfacées par une calligraphie de Lin Biao mais furent mises au pilon lorsque ce compagnon de Mao tomba en disgrâce. Les éditions qui circulaient en France au moment de étaient munies de cette préface. Les Chinois devaient l’étudier le matin et le soir. À l’époque, en Chine, on l’appelait quotidiennement « Livre-trésor rouge ». Il était interdit de quitter la maison sans l’avoir sur soi. Mao Zedong visait à retrouver son pouvoir et son influence suite au désastre du Grand Bond. Dès sa sortie publique le, il s’est écoulé à plus d’un million d’exemplaires. Selon Michel Bonnin, sinologue, le "Petit Livre rouge" devaitEn, le Bureau central du cinéma, société d’État fondée à Pékin, fut mandaté afin de surveiller le contenu cinématographique chinois. La caractéristique principale du cinéma de l’époque était de rejoindre un maximum de personnes. Son influence sur l’opinion populaire s’avéra donc indéniable. Mao Zedong imposa des règles strictes à l’industrie et obligea que les contenus diffusés soient cohérents avec les intentions et l’idéologie de son parti. On pouvait donc discriminer un film sur la simple base que son thème ou son angle ne correspondaient pas aux normes imposées par Mao Zedong et son parti. Ce système de contrôle cinématographique administré par l’État dura de 1949 à 1952. Ensuite, les activités relatives au cinéma chinois furent transférées sous la supervision du bureau de la propagande de ChineMao Zedong avait deux frères, qui jouèrent un rôle important dans l'ascension du parti communiste : Mao Zemin (1896-1943) et (1905-1935). Il avait aussi une sœur adoptive, (1905-1929). Tous les trois furent exécutés parMao Zedong s'est marié quatre fois et a eu au moins douze enfants, dont seuls trois ont survécu à l'âge adulte. Alors qu'il la refuse, Mao Zedong se voit imposer une union à l’âge de 13 ans avec Luo Yixiu, une cousine de son village natal qui décède trois ans après les noces. Les témoignages ne s'accordent pas sur le fait de savoir si le mariage a été consommé ou pas. Ce mariage forcé fait de lui un fervent défenseur des droits des femmes et lui laisse dire plusLe sinologue Philippe Paquet indique que le médecin personnel de Mao, Li Zhisui, le caractérise comme. Mao Zedong commence à tromper sa femme Jiang Qing en 1942. Au début de la révolution culturelle (1966-1976), Jiang Qing ne vit plus avec Mao Zedong à Zhongnanhai. Ce dernier conserve à ses côtés « plusieurs protégées », une de celles-ci est Zhang Yufeng. Issue d'une famille de cheminot, contrôleuseMao Zedong est un homme riche. Il reçoit un salaire qui atteint 610 yuan dans les années 1950 alors que le salaire d'un ouvrier dépasseMao Zedong reste un des personnages les plus connus et les plus controversés du et de l’histoire de la Chine. Le parti communiste chinois le présente comme celui qui a restauré l’unité et l’indépendance nationale de la Chine, au terme de décennies de divisions intestines et de « semi-colonisation » par l’Occident, et ne dit rien du rôle majeur joué par le Kuomintang et l'armée américaine dans la libération du pays de l'envahisseur japonais. La propagande à son endroit, organisée sur plusieurs décennies, fut telle que des partis et groupuscules maoïstes à travers le monde continuent à révérer Mao comme un grand révolutionnaire dont la pensée serait la quintessence du marxisme. Dans le monde, des hommes souvent à mille lieues du marxisme et du maoïsme ont salué en lui un stratège militaire de génie, un patriote ayant su rendre sa dignité à son pays, un dirigeant du tiers monde et un personnage d’une envergure historique peu commune, dont l’épopée fascine encore aujourd’hui. Le bilan de ses politiques successives, entre 1949 et 1976, comporte des résultats positifs. L’espérance de vie en Chine est passée d'environ 35 ans avant 1949 à 65 ans en 1976. Au début des années 1970, Shanghai avait un taux de mortalité infantile inférieur à celui de New York. En seulement une génération, le taux d’alphabétisation passa de 15 % en 1949 à 80-90 % au début des années 1970. Entre 1949 et 1975 l'économie de la Chine, l’éternel « infirme d’Asie », a accompli de grands progrès. Ces bonnes performances ont toutefois été entrecoupées d'épisodes catastrophiques, lors du Grand Bond en avant en particulier, si bien qu'en 1976 le PIB par habitant de la Chine ne représentait plus que 24,5 % de celui de la Corée du Sud en dollars Geary-Khamis (paritéMao a écrit de la poésie, principalement dans les formes "ci" et "". Pour Simon Leys, la poésie de Mao est de qualité médiocre, ses poèmes doivent leur célébrité àMao Tsé-Tung apparait dans "Civilization IV"
Mao Zedong (, parfois appelé en français sous la transcription de Mao Tsé-toung ) est un homme d'État et chef militaire chinois né le à Shaoshan (province du Hunan) et mort le à Pékin. Fondateur de la république populaire de Chine, il a été son principal dirigeant de 1949 à sa mort.
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La ville d'Astana a eu plusieurs noms au gré de l'histoire. À l'origine, la ville s'appelle "Akmola". Ce nom est russifié au en "Akmolinsk". Durant la campagne des terres vierges lancée en 1953 par Nikita Khrouchtchev, "Akmolinsk" devient le pôle urbain sur lequel s'appuie la mise en culture des steppes kazakhes. La ville est symboliquement renommée "Tselinograd" ("", « la ville des terres vierges ») en 1961. À l'indépendance du Kazakhstan, en 1991, la ville retrouve son nom kazakh d'origine : "Akmola", puis prend celui d"Astana" ("", littéralement « la capitale ») en 1998, à la suite de son érection au rang de capitale du pays. Enfin, après vingt ans de travaux pharaoniques menés par le président Noursoultan Nazarbaïev, et à la suite de sa démission le, elle est renommée "Noursoultan" le jour même par le parlement kazakh à la suite d'une proposition du président par intérim Kassym-Jomart Tokaïev.En 1894, une unité cosaque d'Omsk fonde une forteresse sur les bords de l'Ichim. Elle donne naissance par la suite à la petite ville d'Akmolinsk (russification d'Akmola, le nom kazakh du site). C'est le lieu de rassemblement des caravanes allant de Tachkent et Boukhara vers la Russie d'Europe. Au début du, la ville devient un nœud ferroviaire important, provoquant une croissance économique importante jusqu'à la guerre civile russe.De 1947 à 1955, plusieurs camps du Goulag sont ouverts aux environs d'Akmolinsk, notamment celui d'Aljir, à environ de Noursoultan. Les condamnés, une fois libérés, ne sont pas toujours autorisés à rentrer dans leur région d'origine et s'ajoutent à la population locale. À la suite du lancement au Kazakhstan de la campagne des terres vierges (en, "tselina") par Nikita Khrouchtchev, Akmolinsk prend en 1961 le nom de Tselinograd ("", la Ville des terres vierges). Ce projet visait à transformer la région en grenier à céréales de l'Empire soviétique. La ville connaît alors une première période de fort développement et voit arriver en nombre de nouveaux habitants, originaires pour la plupart de Russie. Il ne s'agit, cette fois, plus de déportés mais de volontaires, militants communistes désireux de participer à la construction du pays ou citoyens venus tenter leur chance dans un pays neuf. De nombreux Allemands de la Volga, déportés sous Staline, sont également réinstallés dans la région. Au recensement de 1989, Tselinograd compte habitants.Après l'indépendance du Kazakhstan, en 1991, Tselinograd retrouve son ancien nom kazakh d'Akmola, puis est désignée en 1994 comme future capitale du pays. Le transfert de la capitale à plus de au nord s'explique par des raisons géographiques, géopolitiques et économiques. Décision du président Nazarbayev, elle n'a cependant pas fait l'unanimité. L'ancienne capitale, Almaty, est située dans une zone sismique, au pied des monts Tian et manque d'espace pour se développer. Elle est par ailleurs trop excentrée et très proche de la frontière avec le Kirghizistan ainsi que de la Chine et des républiques d'Asie centrale politiquement peu stables. Pourtant le climat de Noursoultan est très continental et loin d'être attractif : il y gèle six mois par an. Frontalier avec la Russie, le nord du Kazakhstan est la région la plus russifiée du pays. Les populations slaves y étaient nettement majoritaires avant la dislocation de l'Union soviétique, à tel point que des nationalistes russes allèrent jusqu'à réclamer son rattachement à la Russie, comme le leader d'extrême droite Vladimir Jirinovski ou l'écrivain Alexandre Soljenitsyne, dans son discours de retour d'exil prononcé devant la Douma, en 1994. Le nouveau pouvoir kazakh a probablement voulu affirmer ainsi sa souveraineté sur cette partie du pays. L'arrivée d'une importante population de cadres kazakhs a aussi rééquilibré la population de la ville sur le plan ethnique. Enfin le choix de la ville de Tselinograd, la « ville des terres vierges » qui symbolisait le colonialisme russe et soviétique, n'est pas le fruit du hasard. La création d'une nouvelle capitale fut prétexte à une politique de grands travaux censée soutenir la croissance économique. La capitale est officiellement déplacée d'Almaty à Akmola en 1998 et la ville est renommée Astana, signifiant capitale en kazakh. La ville connaît alors un essor spectaculaire dû à l'arrivée des ministères, du Parlement, de grandes entreprises et d'un certain nombre d'ambassades étrangères. Elle s'est considérablement agrandie et enrichie d'un très grand nombre de bâtiments modernes. Elle connaît également de forts mouvements de population, avec le départ de la population d'origine allemande, autrefois nombreuse dans la région, ainsi que de nombreux Russes, jadis majoritaires, qui ont souvent opté pour le retour dans leur pays d'origine. Inversement, le déplacement de l'administration a entraîné l'arrivée de nouvelles populations, souvent originaires d'Almaty, l'ancienne capitale, ou du sud du pays. Riche en pétrole et en autres ressources minérales, le Kazakhstan a investi des sommes considérables pour édifier sa nouvelle capitale. Certains des plus grands architectes mondiaux ont été invités à exprimer leur talent sur la rive gauche de la rivière Esil, qui sépare la nouvelle ville administrative des quartiers plus anciens situés sur la rive droite et à l'architecture essentiellement soviétique. Le Kazakhstan a célébré mardi les 70 ans du « Chef de la Nation », le président Nazarbayev. Un jour férié qui célèbre aussi les 12 ans d'Astana et où le Khan Shatyr a été inauguré pour l'occasion. La place de la tour Baïterek a accueilli à l'été 2010 la plus grande « Open Air-Art-Exhibition » jamais tenue en Kazakhstan. Plus de 2,2 millions de visiteurs ont pu admirer l'exposition internationale des United Buddy Bears. Le, après la démission de l'ancien président de la République Noursoultan Nazarbayev, Kassym-Jomart Tokaïev, le nouveau président ainsi que le parlement, décident de changer le nom d'Astana en « Noursoultan » en hommage à l'ancien président.Le développement à marche forcée de la ville ainsi que le déplacement de la capitale ne vont pas sans entraîner un certain nombre de problèmes.Économiquement, culturellement et pour ce qui est du nombre d'habitants, Almaty demeure la ville la plus importante du Kazakhstan. Noursoultan est encore difficile d'accès, surtout de l'étranger (elle possède cependant un aéroport : l'aéroport international d'Astana), et se trouve à plus de mille kilomètres d'Almaty, où se trouvent la majorité des entreprises nationales et étrangères. Malgré la construction d'un « village diplomatique » destiné à accueillir les ambassades, consulats et résidences des diplomates étrangers, la plupart des représentations diplomatiques (occidentales surtout) ne se sont toujours pas résolues à quitter Almaty. La ville est, en hiver, la capitale la plus froide du monde après Oulan Bator, en Mongolie. Le climat y est beaucoup plus rude qu'Almaty situé plus au sud. La configuration de la ville fait que l'hiver les gens restent confinés chez eux et que la vie publique s'arrête.L'arrivée massive et soutenue de nouveaux habitants (fonctionnaires et cadres d'entreprises privées originaires d'Almaty et mutés à Astana mais aussi citoyens d'origine modeste attirés par les opportunités d'emploi créées par le développement de la ville) a entraîné une hausse fulgurante des loyers et du prix de l'immobilier. Si de nombreux bâtiments de logement sont actuellement construits, ils sont dans l'immense majorité des cas de « grand standing » et ne sont accessibles qu'aux revenus les plus élevés. Les nouvelles constructions qui apparaissent dans la ville se sont faites souvent au prix de la destruction d'anciens logements et de l'expropriation de leurs habitants ; expropriations souvent faites contre des compensations insuffisantes.Recensements (*) ou estimations de la populationNoursoultan est située dans le centre du Kazakhstan, sur la rivière Ichim, dans la région de steppe plate et semi-désertique qui couvre plus de la moitié du pays. La ville est située à au-dessus du niveau de la mer. Les quartiers anciens sont au nord de la rivière ; les nouveaux quartiers sont situés au sud.La partie occidentale de la ville, entre la gare ferroviaire et le centre ville, est celle qui a le moins subi de changements depuis l'indépendance du pays. Les constructions qui s'y trouvent datent dans l'ensemble de la période soviétique et plus particulièrement de l'époque de la Campagne des terres vierges. On trouvera, non loin de la gare, l'ancien Palais des Cheminots, transformé depuis en Théâtre consacré à l'art lyrique kazakh. Rue Aouezov, à proximité du centre, se dresse l'ancienne demeure de l'écrivain kazakh Seyfouline (Сейфулин), transformée en petit musée. Plus au nord, on pourra visiter le très grand bazar d'Astana ainsi que la mosquée située à ses abords. Autour de l'Ancienne Place, au centre de la ville, se dressent le parlement, le palais présidentiel, le ministère des Affaires étrangères ainsi que d'autres bâtiments administratifs et gouvernementaux. Malgré leur aspect récent, la plupart de ces bâtiments datent de l'ère soviétique et ont été rénovés et parfois agrandis. À gauche du palais présidentiel, se trouve le TSOUM (ЦУМ), un centre commercial. Sur la Nouvelle Place, derrière le palais présidentiel, se trouve le bâtiment moderne du ministère des Finances. On ne trouvera au centre d'Astana que très peu de maisons témoignant de la période antérieure à l'Union soviétique. Les rares constructions anciennes sont le théâtre Gorki (sur la Nouvelle Place), la demeure qui abrite actuellement l'ambassade d'Ukraine et enfin le magasin d'alimentation situé juste derrière cette même ambassade. L'Avenue de la République (Проспект Республики) est la principale artère de la ville. Elle est bordée de nombreux magasins, cafés, restaurants, discothèques et même de casinos. Au numéro 3, se trouve le musée d'Art moderne et en face du musée présidentiel, vaste construction surmontée d'un dôme bleu qui abrite des expositions consacrées à l'histoire et à l'art du pays ainsi qu'une importante bibliothèque. C'est aussi de cette avenue que l'on peut accéder à l'Église orthodoxe de Noursoultan, située dans une cour. Les bords de la rivière Ichim, sont l'un des lieux de promenade de prédilection des habitants. La rivière est bordée d'un côté par de hauts immeubles d'habitation de conception moderne et de l'autre par un parc où l'on trouvera restaurants et attractions. Les bords du canal Ak Boulak (Ак Булак), qui mène à l'Université d'Eurasie, offrent également l'occasion de voir de nouveaux monuments et constructions. On y trouvera l'église catholique, la nouvelle synagogue ainsi qu'une vaste place ornée d'une grande sculpture dédiée à la Patrie. L'extension de la ville se fait principalement par l'est. Au nord-est, au-delà des anciens "mikrorayons" (grands ensembles d'immeubles de logement) ont été bâtis nombre de nouveaux bâtiments d'habitation. Mais c'est la partie sud-est de la ville, celle qui s'étend du pont sur l'Ichim à l'aéroport situé à dix kilomètres de là, qui est de loin la plus impressionnante puisqu'elle constitue un immense chantier d'où émergent les vastes bâtiments destinés à accueillir tous les organes de l'État ainsi que les ambassades. En son centre est érigée une haute tour de métal surmontée d'une sphère. Ce monument, baptisé Bayterek (Байтереk), est appelé à symboliser la ville de Noursoultan. Khan Shatyr est un édifice de de haut – 150 avec le mât au sommet – dessiné par l'architecte britannique Norman Foster. Il rappelle les yourtes des nomades kazakhs, abrite un centre commercial mais aussi un mini-golf, une piscine à vagues au dernier étage et une zone tropicale avec une plage de sable importé des Maldives où les habitants pourront se réchauffer en hiver, lorsque les températures plongent jusqu'à.Parmi les sites remarquables, on trouve : Noursoultan compte également plusieurs dizaines de gratte-ciel, construits depuis que la ville est devenue la capitale du pays.Astana est la deuxième capitale la plus froide du monde, après Oulan-Bator en Mongolie : elle connaît couramment des températures de l'ordre de à au début de l'hiver. Il gèle régulièrement six mois par an. Globalement, Astana possède un climat froid semi-aride, avec des hivers très froids et des étés chauds. Elle est battue par les vents au milieu de la steppe dénuée d'arbres d'Asie centrale.Un plan 2000-2005, qui a instauré une Zone économique exclusive (ZEE), veut faire d'Astana la capitale économique du Kazakhstan. L'objectif affiché est de créer un contrepoids à Almaty et ses 1,5 million d'habitants.La ville d'Astana est jumelée avec :L'équipe de hockey sur glace du Barys Astana est une équipe évoluant dans la Ligue continentale de hockey. Astana fut l'équipe cycliste de deux vainqueurs du Tour de France : Alberto Contador (2007 et 2009) et Vincenzo Nibali (2014). Cette équipe a été formée pour promouvoir la nouvelle capitale du Kazakhstan et s'affiche comme l'une des équipes cyclistes les plus puissantes de l'UCI ProTour. Elle est aussi la ville de naissance des frères Maxim et Valentin Iglinskiy, cyclistes membres de cette même équipe d’Astana.
Noursoultan ( ; en ) est la capitale du Kazakhstan. Connue auparavant sous le nom dAkmolinsk (en ) (jusqu'en 1961), de Tselinograd (en, jusqu'en 1992), dAkmola (en, jusqu'en 1998) et Astana (en, jusqu'en 2019), elle est choisie comme nouvelle capitale du Kazakhstan indépendant par le président Noursoultan Nazarbaïev en 1994, transfert devenu effectif trois ans plus tard. Forte de en 2014, c'est la deuxième ville du pays pour ce qui est de la population, derrière Almaty, l'ancienne capitale.
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Antoine Lavoisier a choisi le nom "azote", composé de "a-" (privatif) et du radical grec (« vivant ») et qui signifie donc « privé de vie », du fait que contrairement à l'oxygène il n'entretient pas la vie des animaux. L'origine du symbole N est son nom latin'qui provient du grec ', ce qui signifie « formateur de salpêtre » (nitrate de potassium). Le terme anglais "nitrogen" a conservé cette racine pour désigner l'azote, alors que le terme français « nitrogène » n'est plus utilisé de nos jours.Bien que des composés contenant l'élément chimique azote fussent connus depuis l'Antiquité, (par exemple le salpêtre, c'est-à-dire les nitrates de sodium et de potassium), le diazote ne fut isolé par Daniel Rutherford qu'en 1772, et indépendamment par Carl Wilhelm Scheele et Henry Cavendish. Le protoxyde d'azote fut également préparé par Joseph Priestley en 1772. L'ammoniac fut préparé en 1774, également par J. Priestley. Le premier composé accepteur - donneur faisant intervenir l'azote, fut préparé en 1809 par Louis Joseph Gay-Lussac. Le premier composé présentant une liaison azote-halogène, le trichlorure d'azote fut préparé par Pierre Louis Dulong qui perdit un œil et l'extrémité d'un doigt en étudiant les propriétés de ce corps très instable et violemment explosif.L'azote possède 16 isotopes connus de nombre de masse variant de 10 à 25, ainsi qu'un isomère nucléaire, N. Deux d'entre eux sont stables et présents dans la nature, l'azote 14 (N) et l'azote 15 (N), le premier représentant la quasi-totalité de l'azote présent (99,64 %). On assigne à l'azote une masse atomique standard de 14,0067 u. Tous les radioisotopes de l'azote ont une durée de vie courte, l'azote 13 (N) ayant la demi-vie la plus longue, 9,965 minutes, tous les autres ayant une demi-vie inférieure à 7,15 secondes, et la plupart d'entre eux inférieure à 625 ms.L'élément chimique azote est présent dans des entités ne contenant que l'élément chimique N et dans les composés de l'azote, à différents degrés d'oxydation.Il existe plusieurs entités chimiques ne contenant que l'élément chimique azote, la molécule de diazote, l'atome, et deux ions de l'azote.Le diazote N est la forme la plus courante d'entité ne contenant que l'élément chimique azote. La triple liaison liant les deux atomes est une des liaisons chimiques les plus fortes (avec le monoxyde de carbone CO). De ce fait, le diazote est cinétiquement inerte. C'est le composant le plus abondant de l'atmosphère terrestre. Industriellement, le diazote est obtenu par distillation de l'air ambiant. Sa réactivité principale est la formation d'ammoniac par le procédé HaberIl peut être obtenu en laboratoire à partir de diazote sous faible pression (0,1 - ) en présence d'une décharge électrique. À sa formation succède pendant plusieurs minutes une pale lueur jaune. Celle-ci résulte de la désexcitation de N à la suite de la recombinaison de deux atomes N. Cette forme excitée de diazote peut être mise en évidence en présence de. Il se forme alors CO et de l'oxygène atomique dans un état triplet.Il existe deux ions stables de l'azote :L'azote forme des composés avec de nombreux autres éléments chimiques. Il est présent dans des composés organiques et inorganiques.Le principal composé comportant une des liaisons chimique N-H est l'ammoniac NH. D'autres composés contiennent également cette liaison :Les oxydes d'azote connus sont, par nombre d'oxydation (moyen) croissant : Tous sont thermodynamiquement instables au regard de la décomposition en N et à température ambiante.Les principaux oxoanions de l'azote, stables en milieu aqueux, sont les ions nitrate NO et nitrite N. L'ion nitrate est la base conjuguée d'un acide fort, l'acide nitrique. L'ion nitrite est la base conjuguée d'un acide faible, l'acide nitreux. Ce dernier n'est pas stable et, dans l'eau, il se dismute en monoxyde d'azote (qui se réoxyde en dioxyde d'azote en présence d'air) et en ion nitrate.Le plus stable des halogènures d'azote, NF ne fut préparé qu'en 1928, plus d'un siècle après le très instable trichlorure NCl. Le tribromure d'azote NBr, très explosif, ne fut isolé qu'en 1975. Le triiodure NI n'a jamais été isolé, mais son adduit, solide noir hautement instable au choc et à la température, a été préparé en 1812. Des combinaisons comme NF et bien d'autres existent également.De nombreux azotures métalliques existent. Plusieurs voies de synthèse sont possibles : La réaction entre le métal et le diazote à chaud La réaction entre le métal et l'ammoniac à haute température La décomposition d'amidures Des réactions de transfertAujourd'hui, l'azote gazeux ou diazote est généralement obtenu par liquéfaction de l'air, dont il est le principal constituant avec une concentration de 78,06 % en volume et de 75,5 % en masse. La production mondiale est d'environ 150 millions de tonnes par an. Le gaz diazote lui-même a en particulier les applications suivantes : Le diazote, contrairement aux gaz inhibiteurs chimiques halogénés et aux CFC ne présente "a priori" aucun effet nocif pour l'environnement (pas d'impact sur l'effet de serre, ni sur la couche d'ozone). Mais il requiert des réservoirs volumineux, des canalisations adaptées et des mesures constructives pour faire face à la détente brutale d'un équivalent de 40 à 50 % du volume protégé. Danger du gaz diazote : l'utilisation de diazote pour créer des atmosphères confinées inertes est à l'origine de plusieurs morts par asphyxie, lorsqu'une personne pénètre sans s'en rendre compte dans une enceinte inertée ; il est nécessaire de vérifier la présence d'une proportion suffisante d'oxygène dans de tels espaces confinés avant d'y pénétrer, ou de s'équiper d'un appareil respiratoire autonome. En plongée, l'azote contenu dans l'air respiré sous pression est à l'origine du phénomène de la narcose. Elle est perceptible à partir d'une PpN2 = 3,2 bars (Soit 30 mètres pour une plongée à l'air au niveau de la mer) pour les personnes les plus sensibles et plus communément dans la zone des 40 à 60 mètres. Elle devient « toxique » pour l'organisme à partir d'une PpN2 = 5,6 bars (soit 60m pour une plongée à l'air au niveau de la mer). C'est la raison pour laquelle la plongée à l'air est limitée à 60 mètres en France. L'azote est aussi l'unique élément dictant la durée et la profondeur des paliers de décompression d'une plongée à l'air.Paradoxalement, et malgré son nom, l'élément chimique « azote » est (avec le carbone, l'oxygène et l'hydrogène) un des composants principaux du vivant et des écosystèmes ainsi que des agrosystèmes. Il entre dans la composition des protéines (pour environ 15 %). L'azote est présent dans de très nombreux produits chimiques, dont certains pesticides dits à ("« urées substituées »"). L'azote a été exploité et l'est encore en tant qu'engrais naturel dans l'urée animale (ou humaine) et le guano (excréments secs d'oiseau ou de chauve-souris), notamment au Chili, au Pérou, en Inde, en Bolivie, en Espagne, en Italie et en Russie. Le nitre (nitrate naturel minéral) était autrefois récolté pour produire la poudre à canon. Aujourd'hui, ses composés sont essentiellement produits industriellement par synthèse chimique pour de nombreux usages, dont :La principale source d'azote alimentaire se retrouve dans les acides aminés. En effet les seuls organismes capables d'utiliser de l'azote atmosphérique sont les bactéries. Le bilan azoté est la seule manière connue de mesurer l'azote de manière non-invasive. En géologie par exemple, on irradie les cailloux pour quantifier la teneur en atome de certains éléments comme l'azote. Ceci n'est pas reproductible chez l'Homme pour des raisons éthiques. Le bilan azoté est déduit en fonction des apports et des pertes en azote. En pratique, le bilan azoté est estimé en fonction de l'excrétion urinaire d'urée selon deux formules :
L'azote est l'élément chimique de numéro atomique 7, de symbole N (du latin ""). C'est la tête de file du groupe des pnictogènes. Dans le langage courant, l'azote désigne le corps simple N (diazote), constituant majoritaire de l'atmosphère terrestre, représentant presque les 4/5 de l'air (78,06 %, en volume). L'azote est le constituant la croûte terrestre par ordre d'importance.
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Une grande partie de l’histoire politique européenne a été façonnée par des dynasties séculaires telles que les Carolingiens, les Capétiens, les Habsbourg, les Stuart, les Hohenzollern ou les Romanov. Jusqu'au, une des fonctions légitimement acquises d'un monarque était d'agrandir sa dynastie, ce qui revenait à augmenter le pouvoir, la richesse et la superficie des terres de chaque membre de sa famille. On peut également employer le terme de maison pour désigner une dynastie (la maison de Windsor par exemple). Aussi il est à noter qu'on peut désigner par dynastie, toute lignée dirigeante qu'elle soit impériale, royale, ducale ou comtale. Pour finir, on peut se servir d'une référence à une dynastie pour caractériser l'époque d'un objet d'art, d'une tendance ou de tout événement qui se déroula durant son règne (par exemple, un vase de la dynastie Ming). Dans certains cas comme le style Tudor ou l'expansion ottomane, le nom de la dynastie est devenu un adjectif rendant alors inutile le recours au terme dynastie. Bien que le français contemporain désigne par dynastie toute famille influente (on parle ainsi de la dynastie Rothschild), la dynastie reste encore associée, dans une majeure partie du globe, à la monarchie et est de surcroit perçue comme exclusivement patrilinéaire. En effet les liens de parenté et les héritages sont principalement évalués selon l'appartenance à la descendance d'un ancêtre commun en lignée directe masculine. Cependant, il est arrivé que des personnes appartenant à une dynastie par leur mère en aient parfois adopté le nom en revendiquant alors une position ou un héritage (par exemple dans les maisons d'Orange, de Bagration ou encore de Habsbourg-Lorraine).
Dans les sociétés lignagères, une dynastie (du grec dunasteia, δυναστεία, lui-même dérivé de dunastes, δυνάστης, dirigeant ou officier) est une succession de dirigeants d'une même famille. Les historiens divisent l’histoire de certains États avec les différentes dynasties qui se sont succédé au pouvoir ; il en est ainsi de la Chine, de l’Égypte ancienne ou encore de la Perse.
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Tchang Kaï-chek est né à Ching Yang Shui, dans le district de Fenghua, préfecture de Ningbo, province du Zhejiang, dans une famille de commerçants dont les ancêtres sont originaires de Yixing, préfecture de Wuxi, province du Jiangsu. Il suit une formation militaire à la "Tokyo Shinbu Gakkō" au Japon. Tchang Kaï-chek rejoint la fraternité révolutionnaire de Tongmenghui par l'entremise de son ami Chen Qimei en 1908. Entre 1911 et 1912, il participe aux combats de Shanghai. Il gravit ainsi les échelons de la hiérarchie du parti et devient un proche collaborateur de Zhang Renjie. À cette époque, Tchang Kaï-chek était affilié à des sociétés secrètes de Shanghai. Il suit ensuite Sun Yat-sen dans son exil au Japon (1914) et le rejoint à Canton en 1918. Lorsque le Parti communiste chinois et le Kuomintang s'allient sous l'impulsion du Komintern à partir de 1922 pour lutter ensemble contre le pouvoir des seigneurs de la guerre et des Occidentaux, Chiang Kaï-chek est envoyé en URSS en 1923 afin d'y rencontrer les dirigeants du Komintern, d'inspecter les écoles militaires et l'organisation politique. À partir de 1924, il dirige l'académie militaire de Huangpu, constituée avec l'aide d'instructeurs militaires soviétiques. Cette académie formera une élite militaire qui sera toujours fidèle à Chiang. Lorsque les riches commerçants de Canton se révoltent en 1924 contre les taxes imposées par le Kuomintang, c'est lui qui mène les combats contre leurs milices.Déjà marié à Mao Fumei (, 1882–1939), mère de Chiang Ching-kuo, qu'il a épousée alors qu'il avait 14 ans, Tchang Kaï-chek quitte tôt le foyer familial pour poursuivre ses études et sa carrière. Il épouse ensuite successivement deux concubines ou épouses secondaires, Yao Yecheng (, 1889–1972) en 1912 et Chen Jieru (, 1906–1971) en décembre 1921. Il épouse enfin en décembre 1927 la fille du riche imprimeur Charles Song, Song Meiling ( -, Long Island). La famille Song, de confession protestante, insiste pour que Tchang Kaï-chek divorce de Mao Fumei — ce qu'il fait cette même année — et renie Yao Yecheng et Chen Jieru. Yao élève le fils adoptif de Tchang Kaï-chek, Wei-kuo. Après la victoire communiste, elle fuit à Taïwan et meurt à Taipei. Chen adopte une fille en 1924, Yaoguang (), qui prendra plus tard son nom de famille. Elle reste à Shanghai sous le régime communiste qui lui refuse le droit d'émigrer. Elle obtient plus tard le droit de partir pour Hong Kong où elle décédera. Mao Fumei meurt lors de la guerre sino-japonaise en 1939, pendant un bombardement.Après la mort de Sun (1925), il s'arroge progressivement la direction du parti. En 1925, il devient commandeur en chef de l'Armée nationale révolutionnaire. En 1926, prétendant que la gauche prépare un complot contre le Kuomintang, il arrête les dirigeants communistes de Canton et leurs conseillers soviétiques. Ceux-ci ne sont relâchés qu'après avoir accepté de s'affilier au Kuomintang et de renoncer à leurs convictions politiques. Ayant à présent le contrôle des forces armées du Kuomintang, il décide de lancer en juillet 1926 l'expédition du Nord contre les seigneurs de la guerre qui contrôlent toujours la plus grande partie du pays. Lors de cette campagne, il prend le parti d'attaquer Shanghai, mais avant que ses troupes n'entrent dans la ville, les communistes déclenchent une grève et les ouvriers prennent le pouvoir dans la ville en attendant l'arrivée des troupes de Tchang Kaï-chek. Inquiet de la force des communistes, Tchang conclut des accords avec les Occidentaux présents dans la ville (qui garantissent leur neutralité), les milieux d'affaires chinois (qui lui promettent un soutien financier) et avec la Bande verte, une société secrète criminelle (qui infiltre les milieux ouvriers et fournit des renseignements à Tchang). Le, la Bande verte lance une attaque généralisée contre les communistes de Shanghai qui fera des milliers de morts parmi les dirigeants et les ouvriers. Tchang Kaï-chek installe ensuite le gouvernement à Nankin, défiant le gouvernement rival que Wang Jingwei a installé à Wuhan. Pendant quelques mois, trois gouvernements se disputent la légitimité en Chine : Le gouvernement de Wang Jingwei cesse cependant d'exister dès et Wang se rallie à la faction de Tchang. Parallèlement, l'expédition du Nord se poursuit et les troupes de Tchang progressent sans cesse vers Pékin. À la fin de 1927, les opérations se ralentissent, car Tchang Kaï-chek décide de laisser la tête du parti à Hu Hanmin et celle du gouvernement à Tan Yankai, un proche de son rival Wang Jingwei. Il s'agit en fait d'une retraite stratégique, car il craint de perdre son contrôle sur le parti. De plus, il veut arranger son mariage avec la belle-sœur de Sun Yat-sen, Song Meiling. C'est pourquoi, après un bref passage dans son village natal, il part pour le Japon afin d'y négocier avec sa future belle-famille, hostile parce que Chiang est déjà marié et qu'il n'est pas chrétien. Fin 1927, il peut finalement se marier à Shanghai. Il reprend ensuite la direction des troupes et la progression vers Pékin se poursuit facilement, notamment grâce à des accords avec certains seigneurs de la guerre. En juin 1928, Pékin tombe aux mains des troupes du Kuomintang; victoire facilitée par la politique du Japon. Le Japon, de fait, incite Zhang Zuolin, le seigneur de la guerre qui contrôle la ville, à se replier en Mandchourie pour préserver les intérêts japonais. Le gouvernement de Wang Jingwei s'étant dissous, Tchang Kaï-chek apparaît comme le maître du jeu en Chine.Tchang Kaï-chek devient alors le président du gouvernement central de la république de Chine, déplace la capitale à Nankin et instaure un régime dictatorial combinant les valeurs du confucianisme et du fascisme. Chiang poursuit son combat contre les communistes.Un seigneur de la guerre, Zhang Xueliang, après négociation avec les communistes, lui tend un piège le et le retient en otage : il accepte enfin de signer en l'accord de Xi'an visant à constituer un front uni avec les communistes pour lutter contre le Japon.En tant que chef du gouvernement et chef de l'armée, Tchang mène la Chine lors de la guerre de résistance contre les Japonais, pendant laquelle sa position à l'intérieur du pays s'affaiblit comparativement à celle de Mao. L'ampleur de l'invasion nippone l'amène à déménager entre 1937 et 1939 sa capitale de Nankin à Wuhan, après le massacre de Nankin, puis à Chongqing, à l'époque dans le Sichuan. Le siège du gouvernement demeure dans cette dernière localité jusqu'à la fin de la guerre, entraînant une campagne intensive de bombardement par l'aviation impériale. En 1943, à la mort de Lin Sen, Tchang Kaï-chek assume l'intérim de la Présidence chinoise. Au niveau mondial, l'influence de Tchang en fait l'un des « quatre grands » chefs des Alliés lors des conférences internationales comme la conférence du Caire de 1943. Le, il signe avec Truman et Churchill la déclaration de Potsdam, par laquelle les Alliés lancent un ultimatum demandant la reddition inconditionnelle au Japon. En 1947, la Chine adopte une nouvelle constitution. En avril 1948, Tchang Kaï-chek est élu président de la république de Chine par le Parlement, poste qu'il occupe par intérim depuis 1943 en qualité de chef du gouvernement. Mais la guerre de son parti contre les communistes, reprise dès 1946, vient bientôt mettre un terme à son autorité.Tchang tente d'éradiquer les communistes de Mao Zedong mais ne parvient pas à ses fins, l'invasion soviétique de la Mandchourie ayant permis au PCC d'étendre ses bases dans le nord-est de la Chine. Le, face aux succès des communistes, Tchang Kaï-chek démissionne de la présidence, dont l'intérim est assuré par son rival Li Zongren. Mais la faction de Tchang reprend vite le dessus et ce dernier assume à nouveau la réalité du pouvoir, évinçant Li Zongren, malade, absent car en soins à New York. En, la victoire des communistes est totale sur le continent, la République populaire de Chine est déclarée le à Pékin. En, Tchang déplace son gouvernement à Taipei, devenue capitale de fait de république de Chine (Taïwan), où il reprend de manière officielle ses fonctions de président de la République le. Un temps isolé sur la scène politique internationale, abandonné par les États-Unis, il s'est à nouveau imposé comme un allié de poids au moment de la guerre de Corée et des risques d'extensions de la menace communiste en Asie. En 1967, il s'associe à la fondation de la Ligue anticommuniste mondiale. Il est notamment rejoint par le dictateur paraguayen Alfredo Stroessner, dont il est proche. Tchang Kaï-chek reste à la tête de la république de Chine à Taïwan jusqu'à sa mort en 1975, et continue de revendiquer la souveraineté sur l'ensemble de la Chine. Malgré une constitution théoriquement démocratique, son gouvernement demeure dictatorial, basé sur un système de parti unique et de loi martiale. Il impose également une culture chinoise standard, en interdisant à l'école et dans les médias l'usage des dialectes taïwanais. La « terreur blanche » qu'il déclenche contre ses adversaires politiques fait des dizaines de milliers de victimes. Sa présidence voit cependant un fort développement de l'économie de Taïwan grâce au commerce extérieur. En 1978, son fils Chiang Ching-kuo devient à son tour président de la République, et donne le coup d'envoi de la démocratisation du régime.
Tchang Kaï-chek, ou Chiang Kaï-Shek, ou Chang Kaï-chek ou Jiang Jieshi (en chinois traditionnel : , chinois simplifié : , en pinyin : Jiǎng Jièshí), né le à Ching Yang Shui dans le district de Fenghua et mort le à Taipei, est un militaire et homme d'État chinois qui fut l'un des principaux représentants du Kuomintang après la mort de Sun Yat-sen en 1925.
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La lettre "A" tire probablement son origine de l'alphabet linéaire proto-sinaïtique, un alphabet utilisé dans le Sinaï il y a plus de, lui-même dérivé des hiéroglyphes égyptiens ; le son, [ʔ] (coup de glotte), était alors représenté par une tête de bœuf stylisée. La première lettre de l'alphabet phénicien, souvent nommée aleph ("ʾālef") par analogie avec l'alphabet hébreu et/ou de la première lettre de l'alphabet arabe qui se prononce "alif" était une consonne correspondant non pas au son [a] mais au coup de glotte [ʔ]. Elle signifiait également « tête de bœuf » (rappelons d'ailleurs qu'un A à l'envers prend la forme d'une tête de bœuf) ; et son écriture provenait d'une stylisation du caractère proto-sinaïtique. Cette consonne, sous une autre forme, était également la première consonne de l'alphabet ougaritique, à qui l'on doit l'ordre levantin L'alphabet grec fut créé sur le modèle de l'alphabet phénicien. Le grec n'utilisait pas le coup de glotte et son alphabet devait transcrire les voyelles ; la première lettre de l'alphabet phénicien fut donc utilisée par l'alphabet grec pour écrire le son [a]. La lettre ainsi créée fut nommée « alpha », écrite « Α », puis lorsque l'alphabet devint bicaméral, « α » en minuscule. En grec, "alpha" provient de la prononciation "aleph" en hébreu équivalente au "alif" arabe, représenté par une "tête de bœuf" dans les alphabets antiques, sa prononciation serait la dénomination du "bœuf". De même que le "bêta" grec est tiré de la deuxième lettre de l'alphabet hébreu et/ou phénicien "beth" correspondant au "ba" arabe et représenté dans les alphabets antiques par une "maison", sorte de "carré" avec au centre un espace qui fait office de "porte". Ainsi la dénomination d'une maison ou d'une chambre en hébreu est; "beth", tout comme en arabe c'est; "beyt, beit". ((...) La dénomination des objets ne vient pas après la reconnaissance, elle est la reconnaissance même.(...), Merleau-Ponty dans son livre Phénoménologie de la Perception). On pourrait aussi prendre en exemple la lettre "g" qui découle du "gamma" grec, qui vient lui-même du "gimel" hébreu...et son équivalent arabe "jim". À noter ici que "gimel" en hébreu veut dire "chameau", et en arabe on prononce "jmil". Pour en revenir à la lettre A, elle s'est transmise à l'alphabet latin par l'intermédiaire de l'alphabet étrusque, lui-même dérivé de l'alphabet grec « rouge » employé en Eubée ("voir l'article Histoire de l'alphabet grec") — alphabet que les Étrusques avaient appris à Pithékuses (Ischia), près de Cumes. En passant dans l'alphabet latin, les lettres ayant perdu leur nom pour se réduire le plus souvent à leur son, l’"alpha" grec a été rebaptisé "a".La lettre a minuscule moderne dérive de l'écriture grecque, qui évolua depuis une graphie similaire à la capitale actuelle vers une forme circulaire avec une projection, aux environs du.La lettre A peut être munie de diacritiques dans l'écriture d'un certain nombre de langues utilisant l'alphabet latin :Il existe également une ligature de la lettre A avec la lettre E : Æ/æ qui donne en français le digramme «é» comme dans « curriculum vitæ » et « ex æquo ». Celui-ci est utilisé en français, danois, féroïen, islandais et norvégien.La graphie du A a donné lieu à plusieurs variantes :</poem>Le cycle du Ā est une trilogie de l'auteur canadien A. E. van Vogt, composée des romans "Le Monde des Ā" (1945), "Les Joueurs du Ā" (1956) et "La fin du Ā" (1984). La traduction française du "Monde des Ā" en 1953 par Boris Vian a contribué à lancer ce genre littéraire en France. Le symbole "Ā" (lu "non A") y signifie « non aristotélicien ».Dans l'œuvre du dessinateur Fred, le second A de l'inscription « OCÉAN ATLANTIQUE » est une île appartenant au « monde des lettres », où habite Barthélémy le puisatier ; île que visitera le héros Philémon.
A est la première lettre des alphabets latin et étrusque, ainsi que leur première voyelle. Il s’agit également de la majuscule de la lettre α de l’alphabet grec ainsi que du А de l’alphabet cyrillique.
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En Grèce antique, la kliné est un lit ou canapé utilisé pour dîner : précurseur du canapé méridienne, il est fabriqué en marbre, en métal ou en bois. Au Moyen Âge, le canapé est le plus souvent un banc de bois recouvert d'un matelas sur lequel on s'allonge. Il sert alors le plus souvent de lit.Les premiers sièges à bras, ancêtres des canapés actuels, apparaissent à partir du. Les canapés, munis de rembourrage dans les assises et d'accoudoirs, étaient considérés comme propices à la conversation grâce à leur confort. À l'époque, les canapés étaient sobres et dotés d'une structure en bois avec des revêtements de cuir repoussé, de tissu et de tapisserie très luxueuse, le fameux style Louis XIII. Progressivement, les canapés de style Louis XIII sont remplacés par les canapés de style Louis XIV, plus rigides et austères, on ne s'y assoit que quelques minutes. Les canapés Louis XV acquièrent ensuite des dossiers incurvés pour s'adapter à la morphologie du dos. Ces canapés plus confortables sont moins encombrants et plus légers que leurs ancêtres. Ils ont une assise peu profonde car ils servent essentiellement dans les salons mondains, les hommes et de femmes de lettres s'y tenant droit. Le canapé ou, large siège à pied dont la principale caractéristique est son assise de forme ovale, apparaît dans l'inventaire de la couronne en 1729. Très à la mode sous Louis XV sont : la sultane (appelée aussi canapé ), canapé dont les accotoirs présentent des enroulements très prononcés mais qui ne possède généralement pas de dossier ; la paphose ou papose (dont le nom symbolise le caractère galant), sorte de canapé à double dossier dont l'un s'incline pour former un lit. Ces canapés sont progressivement remplacés par les canapés Louis XVI, qui possèdent des dossiers droits et peu sophistiqués, mais un ornement bien plus important. Les canapés créés sous le Directoire et ceux du style Empire sont plus tournés vers des styles étrangers. Ceux du Directoire rappellent l'art romain tandis que ceux du style Empire adoptent plutôt l'art égyptien. Durant la Restauration, les canapés sont plutôt faits de bois clairs et ornés de volutes de palissandre ou d'amarante. Ils sont notamment bien plus souples que leurs prédécesseurs. Le début du amène des canapés aux formes plus ondulées et aux caractéristiques encore nouvelles. Entre 1920 et 1930, des canapés issus de l'Art déco apparaissent, aux traits plus sobres. Depuis cette époque, les canapés présentent une grande diversité de styles. Les années 1950 voient l'arrivée du "living room" importé des États-Unis, avec en son centre le canapé autour duquel s'organise la vie des Français, notamment l'apéritif, ce meuble détrônant la table de la cuisine qui était auparavant le centre de la maison. L'éditeur Ligne Roset lance en 1973 le canapé Togo (design Michel Ducaroy) qui devient depuis cette date la vente mondiale de l'entreprise. Ces mêmes années 1970 voient le canapé devenir le lieu de regroupement autour du poste de télévision. La vogue des canapés convertibles est lié actuellement au développement des familles recomposées et au manque de place dans les petits appartements ou studios. Le voit de nombreux grands designers s’intéresser au canapé pour transformer cet objet usuel en œuvre d'art. Starck, Jean Nouvel, Éric Berthes et d'autres artistes et designers l'ont réinterprété à leur manière.Les principaux types sont :
Un canapé, sofa, aussi appelé divan en Belgique et au Canada francophones, est un meuble confortable ayant plusieurs places et habituellement un dossier et un appuie-bras de chaque côté, se distinguant du divan sans dossier ni bras. Les canapés se trouvent généralement dans la salle de séjour. Ils peuvent être fabriqués avec différents textiles ou en cuir.
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En japonais, « Japon » () se dit "Nihon" ou "Nippon", et éventuellement dans les documents administratifs prononcé plus rarement "Nihonkoku", soit « Nation japonaise ». La forme abrégée, toujours en préfixe, sert parfois dans un but qualificatif : ainsi trouve-t-on pour l'adjectif « nippo-chinois » ou « sino-japonais ». Le nom "Japon" est un exonyme, en effet c'est une prononciation chinoise transmise ensuite aux Occidentaux. Le nom veut dire « origine du soleil » ou « là où naît le soleil », ce que l'on traduit souvent par « Empire du soleil levant ». En effet, signifie « soleil » (ou jour) et signifie « origine » (ou racine). Le drapeau japonais (un disque rouge) évoque d'ailleurs le soleil. C'est lors des premiers échanges commerciaux avec la Chine (traditionnellement par le biais d'une lettre du prince régent Shōtoku) que cette appellation, logique du point de vue du voisin occidental chinois, fut introduite, alors que les Japonais de l'époque désignaientLe Japon est peuplé depuis le paléolithique. Une présence humaine y est indiquée par l'archéologie sur plusieurs niveaux de fouille depuis plus de ; celle-ci débute par l'arrivée des Aïnous, peuple indigène paléo-sibérien, les premiers habitants de l'archipel japonais. À la faveur du réchauffement climatique suivant la glaciation de Würm, les Aïnous sont restés isolés de l'Eurasie et ont développé une forme de culture fondée sur la chasse, la cueillette et la pêche qui a perduré jusqu'au début du. Les premières vaguesPar la suite, à partir de la fin du, la réalité du pouvoir est prise en main par une classe guerrière étrangère à la cour impériale, celle des samouraïs. Ce gouvernement militaire s'accompagne d'importants mouvements de population, source de brassage sociétal et d'essor économique. Les shoguns s'appuient sur des réseaux efficaces d'hommes-liges, les "Gokenin", qui, en échange de leur soutien et de leur fidélité, obtiennent des terres et le gouvernement de provinces ou de châteaux. Se met en place alors un système féodal qui va perdurer jusqu'au. Au cours de la deuxième moitié du et au, durant l'époque Sengoku, le délitement du pouvoir central aboutit à une privatisation des charges publiques et des provinces par leurs gouverneurs, ainsi qu'à une instabilité politique et militaire constante. Le pays se retrouve ainsi divisé entre des domaines de taille variable dirigés par des clans guerriers rivaux, entretenant les uns contre les autres intrigues ou conflits ouverts. Une expression résume cette instabilité : ', soit littéralement «Cet isolement volontaire de deux siècles dura jusqu'à ce que les États-Unis, avec le commodore Matthew Perry, forcent le Japon à s'ouvrir à l'Occident par la politique de la canonnière en signant la convention de Kanagawa en 1854 après le pilonnage des ports japonais. Jusque-là, la plupart des Japonais ne connaissaient comme langue occidentale que le néerlandais, et découvrirent avec surprise l'existence d'autres langues, dont l'anglais des Américains. En seulement quelques années, les contacts intensifs avec l'Occident transformèrent profondément la société japonaise. Le shogun fut forcé deLe Japon, dont plusieurs des villes majeures ont été dévastées par les bombardements, est occupé par les troupes du Commandement suprême des forces alliées, MacArthur. Celui-ci met en place le tribunal de Tokyo pour juger quelques-uns des dirigeants politiques et militaires de l'empire mais exonère tous les membres de la famille impériale ainsi que les membres des unités de recherche bactériologiques. Confiné à l'archipel, le pays demeura sous la tutelle des États-Unis jusqu'en 1951 (traité de San Francisco). Ceux-ci imposèrent une nouvelle constitution, plus démocratique, et fournirent une aide financière qui encouragea le renouveau du Japon. L'économie se rétablit ainsi rapidement et permit le retour de la prospérité dans l'archipel dont les Jeux olympiques de Tokyo et le lancement du Shinkansen en 1964 furent les symboles. Des jusqu'aux, le Japon connaît un apogée culturel et économique et une formidable croissance. Toutefois, ce « miracle économique » prend fin au début des, date à laquelle la « » éclate, marquant le début deLe Japon est une monarchie constitutionnelle à régime parlementaire, régie par la Constitution de 1947. L' n'y occupe plus qu'une place honorifique, étant défini comme le symbole de l'État et de l'unité du peuple japonais dans l'article premier de la loi fondamentale. La constitution attribue la souveraineté, qui revenait auparavant à l'empereur, au peuple japonais, dans le cadre d'une démocratie représentative où l'essentiel du pouvoir politique est détenu par un parlement bicaméral, la. Bien qu'il ne soit pas officiellement établi comme le chef de l'État et qu'il ne dispose d'aucun domaine réservé, l'empereur remplit l'ensemble des fonctions protocolaires d'un chef d'État (accréditation des ambassadeurs étrangers, investiture du Premier ministre et du juge en chef de la Cour suprême, dissolution de la Chambre des représentants sur proposition de ce dernier, ouverture des sessions parlementaires). La population japonaise conserve généralement un fort attachement et une grande déférence à l'égard de l'empereur, dont l' est la fête nationale du Japon. De même, chaque règne correspond à une ère servant à dater les actes officiels et dont le nom devient l'appellation officielle de l'empereur après sa mort. L' depuis le, plus connu internationalement sous son nom de naissance Naruhito, est, selon la tradition, le monarque japonais, régnant durant l'. La succession au trône se fait selon la loi de la maison impériale de 1947, par primogéniture masculine au sein des descendants, en ligne masculine exclusivement, de l'empereur Taishō. Les filles nées au sein de la famille impériale la quittent une fois mariées, et ne transmettent donc aucun droit à la succession. Le reste de l'ancienne a été aboli en 1947.Le pouvoir exécutif appartient au, responsable devant la Diète, dirigé par le et composé de devant tous être des civils. Le Premier ministre est choisi au sein de la Diète par ses pairs avant d'être nommé par l'empereur. Il a le pouvoir de nommer et de démettre les autres ministres, dont une majorité doit être membre du Parlement, ainsi que celui de dissolution de la Chambre des représentants (formellement prononcée par l'empereur). Tous les membres du cabinet sont responsables devant la Diète. La branche législative, et donc la Diète, se compose tout d'abord d'une chambre basse, la de, dont sont élus par le mode uninominal à un tour et 176 par la proportionnelle régionale. Les représentants sont élus pour quatre ans au suffrage universel (il faut avoir pour voter). La chambre haute, appelée, de, est composée de personnes élues pour une durée de six ans, renouvelée par moitié tous les trois ans. Le suffrage est universel et secret. Le mode de scrutin est également mixte : sont élus par un scrutin majoritaire plurinominal dans le cadre des préfectures, et à la proportionnelle nationale. Les choix exprimés par laLa vie politique a longtemps été dominée après la fin de l'occupation américaine par le Parti libéral-démocrate (PLD), qui a fourni l'ensemble des Premiers ministres au pays de 1955 à 1993, de 1996 à 2009 et depuis 2012. Celui-ci, de tendance conservatrice libérale, gouverne seul ou en coalition, notamment avec le Kōmeitō, parti sous influence de la Sōka Gakkai, dont les députés sont majoritairement issus, entre 1999 et 2009 et depuis 2012. Le principal parti d'opposition a longtemps été le Parti socialiste japonais (PSJ) jusqu'à ce que celui-ci souffre de la perte de son électorat traditionnel à la suite de son alliance de 1994 à 1998 avec le PLD dans une grande coalition gouvernementale et sa transformation en 1996 en Parti social-démocrate (PSD). Depuis les, l'opposition non communiste a été animée par le Parti démocrate du Japon (PDJ), fondé en 1996 et réformé en 1998, composé d'anciens dissidents tant de l'ancien PSJ que du PLD et se positionnant au centre voire au centrePlusieurs centaines de milliers de Coréens ont le statut de résidents permanents au Japon depuis plusieurs générations et parmi eux, un grand nombre refuse de prendre la nationalité japonaise pour ne pas devoir renoncer à leur nationalité coréenne ; ils sont donc toujours considérés comme des étrangers sur le plan légal, même si beaucoup d'entre eux utilisent couramment un nom japonais ou ne savent pas parlerLe Japon entretient d'étroites relations économiques et militaires avec son principal allié, les États-Unis, officialisées par le traité de coopération mutuelle et de sécurité entre les États-Unis et le Japon de 1960. État membre de l'Organisation des Nations unies depuis 1956, le Japon a été un membre non-permanent du Conseil de sécurité pour un total de et l'a été pour la période 2009-2010. Il est également l'une des nations du G4 qui cherchent à devenir des membres permanents au Conseil de sécurité. En tant que membre du G8, de l'APEC, de l'ASEAN plus trois et participant au sommet de l'Asie orientale, le Japon participe activement aux affaires internationales et renforce ses liens diplomatiques avec des partenaires importants dans le monde entier. LeL'État du Japon forme, dans l'Est de l'Asie, un archipel de de plus de sur plus de trois mille kilomètres de long, face à la Russie (îles Kouriles), Taïwan, la Corée et la Chine. Quatre de ces îles — du nord au sud, Hokkaidō (), historiquement peuplée par les Aïnous, Honshū () la plus grande et la plus peuplée avec d'habitants, Shikoku () qui est l'île de la mer intérieure et Kyūshū () — représentent l'essentiel d'un territoire de (95 % du territoire des de l'arc insulaire). Les autres îles de l'archipel sont plus petites, notamment dans la préfecture d'Okinawa. Naha, sur l'île Okinawa Hontō dans les Ryūkyū (archipel Nansei), est située à plus de six cents kilomètres au sud-ouest de Kyūshū. Au sud de Tokyo, l'archipel des Nanpō s'étire sur plus de mille kilomètres jusqu'à Iwo Jima. Au nord, Sakhaline (' en japonais) et les îles Kouriles (', qui s'étendent à plus de mille deux cents kilomètres au nord-est de Hokkaidō), annexées par la Russie quelques jours après la défaite du Japon face aux États-Unis en, sont parfois considérées comme les points extrêmes de l'archipel. Du fait des zones économiques exclusives, le pays revendique un territoire maritime de de, multipliant sa superficie par douze. Le Japon est scindé, d'un point de vue géographique et non pas politique, en huit régions (voire neuf, si la préfecture d'Okinawa n'est pas incluse dans celle de Kyūshū) qui sont du nord au sud : Hokkaidō, Tōhoku, Kantō, Chūbu, Kansai (couramment appelé Kinki), Chūgoku, Shikoku et Kyūshū. La région du Chūbu est parfois décomposée en trois régions : la région du Hokuriku sur la côte nord-ouest, la région du Kōshinetsu à l'est et la région du Tōkai au sud. Les limites de ces dernières ne sont cependant pas fixées avec précision.Le Japon est subdivisé en quarante-sept préfectures (ou départements), dont une préfecture métropolitaine ou métropole (Tokyo), une préfecture insulaire ou territoire (Hokkaidō), deux préfectures gouvernementales ou gouvernements urbains (Préfecture d'Osaka et Préfecture de Kyoto) et rurales. Deux préfectures ont des subdivisions particulières qui leur sont propres : Hokkaidō qui a tout son territoire divisé en sous-préfectures et Tokyo qui présente elle aussiLes montagnes occupent 71 % du territoire, les piémonts 4 %, les plaines hautes 12 % et les plaines basses 13 %. Seulement un peu plus du cinquième du territoire est habitable () et la plus grande plaine de l'archipel, celle du Kantō, n'atteint pas. Le massif montagneux des Alpes japonaises s'étire du nord au sud sur plus de, le long des principales. Le point culminant du Japon est le célèbre mont Fuji atteignant d'altitude. Il s'agit d'un relief volcanique, toujours actif mais peu menaçant.Comme le Japon est situé dans une zone de subduction de quatre plaques tectoniques (Pacifique, Nord-américaine, des Philippines et Eurasiatique), de nombreux volcans, comme le mont Unzen, sur l'île de Kyūshū, sont actifs. En 2018, le Japon en compte 111. Des milliers de secousses telluriques d'intensité variable (de sur l'échelle de Richter) sont ressenties dans le Japon tout entier chaque année. Par ailleurs, les puissants et ravageurs tremblements du plancher sous-marin génèrent des raz-de-marée appelés tsunamis. des séismes d'une magnitude égale ou supérieure à dans le monde surviennent au Japon. Le Japon est le pays du monde le mieux préparé aux séismes et aux tsunamis. Il a consacré des milliardsL'archipel est très étiré sur l'axe Nord-Sud de la latitude de Québec à celle de Cuba, le Japon possède une gamme climatique étendue. L'île de Hokkaidō et le nord de Honshū connaissent un climat tempéré de type continental (acadien), avec des étés doux et des hivers froids avec de fortes chutes de neige qui tiennent au sol durant plusieurs mois. Tokyo, Nagoya, Kyoto, Osaka et Kobe, à l'est et au centre-ouest de la plus grande île (Honshū), ont un climat de type subtropical humide caractérisé par des hivers relativement doux, avec peu ou pas de neige, et des étés chauds et humides, avec une saison des pluies (") de début juin à mi-juillet. Le climat de Fukuoka (Hakata), sur l'île de Kyūshū, est relativement tempéré avec des automnes et hivers doux. Cependant l'été est tropical, long, étouffant et ultra-pluvieux (de fin mai à fin septembre)L'histoire environnementale du Japon et les politiques actuelles reflètent un équilibre fragile entre le développement économique et la protection de l'environnement. Dans la rapidité de la croissance économique après la Seconde Guerre mondiale, les politiques d'environnement ont été délaissées par le gouvernement et les entreprises industrielles. Conséquence inévitable, la pollution a fortement sévi au Japon dans les et a entraîné certains fléaux comme la maladie de Minamata. Avec la montée des préoccupations sur le problème, le gouvernement a introduit de nombreuses lois sur la protection de l'environnement en 1970 et a créé le Ministère de l'Environnement en 1971. Le premier choc pétrolier a également encouragé une utilisation plus efficiente de l'énergie au Japon en raison du manque de ressources naturelles. Les questions environnementales actuellement prioritaires comprennent la pollution de l'air en zones urbaines (lesLe Japon comptait d'habitants en 2018. Le faible taux d'immigrants combiné à un taux de natalité bas fait que le Japon est actuellement en « hiver démographique » : le recul de l'âge de la retraite est à l'ordre du jour et des personnes âgées commencent même à être réembauchées pour combler le manque de main-d'œuvre jeune de plus en plus patent. Entre 1980 et 2005, la part des plus de soixante-cinq ans dans la population japonaise a doublé pour dépasser les 20 % en 2006, chiffre qui serait porté à 40 % en 2050. Pour la première fois en 2005 la population a reculé, le pays perdant environ trente mille habitants, avec un taux de fécondité de par femme. Tokyo est passé sous la barre d' par femme avec un taux de 0,98 dans un pays où les structures destinées à accueillir les enfants en bas âge sont rares. Par ailleurs, la mortalité a atteint son second record en 2008 avec environ de décès dans l'année, ce qui s'est traduit par de moins qu'en 2007. En 2012, l'indicateurLe Japon, qui constitue la plus ancienne composante du pôle est asiatique de la Triade, est qualifié de troisième puissance économique mondiale avec de dollars (US courant) de PIB, selon les chiffres de la Banque mondiale de l'année 2011. Il se situe derrière les États-Unis et la Chine mais devant l'Inde et l'Allemagne. Membre depuis 1964 de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et membre fondateur du Groupe des cinq (G5 informel, devenu G6 de manière officielle en 1975, G7 dès 1976 et finalement G8 en 1997) depuis 1974 et de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC) depuis 1989, l'économie japonaise est l'une des plus fortement intégrées à la mondialisation. Avec un indice de développement humain (IDH) de en 2015 (le rang cette année là parmi l'ensemble des pays de la planète), le Japon est un pays développé à économie de marché (PDEM).Les immenses groupes (Toyota, Fujitsu, Nissan, Honda, Mitsubishi, Canon, Panasonic, Sony, Akai, Sharp, Nintendo, Seiko, Bridgestone) édifiés sur cette modeste surface placent le Japon parmi les grandes nations industrielles : première place mondiale pour l'automobile, longtemps leader en électronique, deuxième place pour la construction navale (cargos, porte-conteneurs, pétroliers...). C'est aussi une économie de services très diversifiée et compétitive, particulièrement performante dans les secteurs de pointe. La plupart des conseils en stratégie, géographes, économistes ou sociologues classent Tokyo parmi les cinq principales villes mondiales, aux côtés de New York, Londres, Paris et Hong Kong, en raison de : son poids démographique (aire métropolitaine la plus peuplée au monde), sa bourse (surnommée "Kabutochō" , la deuxième plus importante de la planète en termes de capitalisation boursière), ses nombreux quartiers d'affaires et commerciaux internationaux (Shinjuku, Shibuya) et son port ( port à conteneurs au monde en 2016 pour son trafic annuel en millions d'équivalent vingt pieds, principale plateforme multimodale de la façade japonaise du Pacifique, elle-même septième façade maritime mondiale). Après la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle le pays a subi de lourdes pertes humaines et matérielles, le Japon a progressé à un rythme extraordinaire jusqu'à conquérir le rang de deuxième économie mondiale. C'est ce qu'on a appelé le miracle économique japonais (). Les Jeux olympiques d'été de 1964 à Tokyo ont joué un rôle d'accélérateur à cette forte croissance. Ces progrès sont principalement attribués à laLe pays possède l'un des réseaux de transport les plus performants au monde, la quasi-totalité de son territoire étant accessible en transports en commun. Cette facilité à se déplacer a contribué au développement économique et démographique du pays. Au Japon, la voie ferrée est le principal moyen de transport des passagers : le réseau de trains, métros et lignes à grande vitesse ("Shinkansen") est dense et très efficace. Il est complété par des réseaux de bus locaux, en zone urbaineEn 2015, le Japon a accueilli de touristes, se classant au mondial. En 2015, lesConsidéré comme étant l'un des pays les plus avancés au monde, le Japon fait figure de locomotive dans la recherche scientifique, en particulier l'électronique, les machines-outils et la recherche médicale. Près de se partagent un budget de de dollars US alloué à la recherche et au développement, le troisième plus grand au monde. Par exemple, certaines des plus importantes contributions du Japon à la technologie se trouvent dans les domaines de l'électronique (Sony,Panasonic), l'automobile (Toyota,Honda), les machines (Brother (entreprise)), la construction parasismique, la robotique industrielle (SoftBank Robotics), l'optique, la chimie (DIC Corporation), les semi-conducteurs (Tokyo Electron), les algocarburants (Euglena (entreprise)) et les métaux (Nippon Steel & Sumitomo Metal). Le Japon est le incontesté en termes de production et d'utilisation de la robotique, et possède plus de la moitié ( sur ) des robots industriels utilisés pour la construction dans le monde. Les sociétés japonaises sont par exemple à l'origine des robots Qrio, ASIMO et Aibo. Le Japon est le plus grand producteur mondial d'automobiles et regroupe six des quinze plus grandes entreprises de construction automobile au monde, et sept des vingt plus importants fabricants de semi-conducteurs en 2007.Tout d'abord, les lycées et les universités ont été introduits au Japon en 1872 à la suite de la restauration de Meiji. Depuis 1947, l'enseignement obligatoire au Japon se compose de l'école primaire et secondaire, qui dure neuf ans (à partir de jusqu'à l'âge de ). Au Japon, les services de soins médicaux sont fournisLe Japon se situe en 2019 à la sur dans le rapport du Forum économique mondial sur les inégalités entre les sexes. Selon l'avocate Yukiko Tsunoda, cette situation s'expliquerait en partie par le fait que les principes sexistes sont profondément ancrés dans le système judiciaire et remettent systématiquement en cause les droits des femmes : « lorsque le code pénal a été créé en 1907, le Japon était une société extrêmement patriarcale [...] Le viol avait alors été criminalisé dans le but de s'assurer qu'une femme mariée ne porterait d'enfant que de son seul époux et qu'aucun autre homme ne pourrait avoir de rapport avec elle [...] C'était une loi de chasteté au seul service d'un mari ou d'un père de famille ». En 2017, le Japon aLa culture japonaise est influencée par celle de la Chine et celle de la Corée. Mais elle en est aussi distincte. Les influences culturelles étrangères se sont historiquement effectuées via la Corée du fait de leur proximité géographique. L'arrivée des Portugais et plus tard des Américains a quelque peu modifié ce système.La société japonaise est linguistiquement très uniforme avec 98,2 % de la population ayant le japonais pour langue maternelle. Les 1,8 % restant étant constitués principalement de populations d'immigrants venus de Corée (sept cent mille personnes) et de Chine (trois cent cinquante mille personnes), ainsi que de Vietnamiens, de Brésiliens,La plupart des Japonais ne croient pas en une religion particulière et unique bien qu'un certain nombre d'entre eux se soient convertis au christianisme à la suite de l'arrivée du jésuite espagnol saint François Xavier en 1549. Les Japonais sont profondément animistes, de nombreuses amulettes, utilisées tant à la maison qu'en voyage, en attestent. Leur pratique est chamanique au travers du shintoïsme, les autres religions n'étant qu'une appropriation animiste des dieux d'autres lieux dans leur panthéon personnel ou collectif. Cependant, nombreux sont les Japonais, particulièrement au sein de la jeune génération, qui sont opposés aux religions pour des raisons historiques et en raison du développement de la science. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut exigé du peuple japonais de participer aux cérémonies shintoïstes et les activités des autres religions furent limitées. Ce shintoïsme d'État fut indissociable du nationalisme nippon qui prônait une élimination pure et simple des apports, pourtant anciens, du bouddhisme et enfin du christianisme apportéLe Japon a une longue tradition culturelle et artistique forgée par son histoire, sa géographie et sa conception particulière de l'esthétique. Bien qu'il existe diverses formes d'arts primitifs sur l'Archipel, comme la poterie de la période Jōmon ou les ', l'art japonais subit très vite l'influence du bouddhisme et de la Chine impériale, dès le. À l'époque de Nara, les temples, dont le et le comptent parmi les plus connus, fleurissent et la religion imprègne fortement la sculpture et la peinture. Ces influences restent vives jusque vers le, que ce soit à travers la sculpture réaliste de Kamakura ou laLa cuisine japonaise est principalement connue dans le monde entier aux travers des sushis et sashimis. Cette omniprésence mondiale ( dits japonais dans le monde : en Amérique du Nord, en Asie et à travers l'Europe) masque une cuisine complexe qui comprend de nombreuses déclinaisons et spécialités locales.Note : lorsque la date d'un jour férié tombe un dimanche,Le baseball est le sport national du Japon. Le championnat du Japon de baseball a été créé en 1937. Depuis les, c'est le sport le plus populaire dans le pays. L'un des plus célèbres joueurs de baseball japonais est Ichirō Suzuki, qui après avoir gagné la récompense du meilleur joueur japonais en 1994, 1995 et 1996, joue maintenant pour les dans la Ligue majeure de baseball. Avant cela, Sadaharu Oh était le plus connu en dehors du Japon, après avoir frappé plus de coups de circuit au cours de sa carrière au Japon que son contemporain Hank Aaron n'en avait frappés en Amérique. Le football est devenu le deuxième sport le plus populaire du pays. Le Japon a été le lieu de la Coupe intercontinentale de 1981 à 2004 et le co-hôte de la Coupe du monde de football de 2002 avec la Corée du Sud. Son équipe nationale est l'une des plus grandes équipes de football en Asie, ayant remporté la Coupe d'Asie à quatre reprises, un record. La sélection féminine a gagné la Coupe du monde de football féminin 2011 en battant en finale les États-Unis sur le score de 2-2 et 3-1 aux tirs au but. Le golf est aussiDepuis l'an 760, une tradition de pêche en apnée est pratiquée autour de l'archipel par de vieilles villageoises nommées "ama". C'est ainsi que jusqu'au milieu du, ces remarquables plongeuses étaient encore plus de à se jouer des profondeurs de l'océan pour y récolter perles, coquillages et crustacés., les "ama"Entre 2010 et 2016, le Japon chute de la à la dans les classements annuels établis par Reporters sans frontières en matière de libertés accordées à la presse. Cette situation s'expliquerait notamment par un autoritarisme accru des autorités depuis le retour au pouvoir deLe Japon a pour codes :
Le Japon, en forme longue l'État du Japon, en japonais et respectivement, est un pays insulaire de l'Asie de l'Est, situé entre l'océan Pacifique et la mer du Japon, à l'est de la Chine, de la Corée du Sud et de la Russie, et au nord de Taïwan. Étymologiquement, les kanjis (caractères chinois) qui composent le nom du Japon signifient « pays (, ') d'origine (, ') du Soleil (, "ni") » ; c'est ainsi que le Japon est désigné comme le « pays du soleil levant ».
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Un certain nombre d'auteurs s'accordent pour voir dans l'Autriche-Hongrie une union réelle. Sa nature a néanmoins été discutée. Quelques auteurs autrichiens ou étrangers y ont vu un État fédéral, d'autres une simple confédération d'États.Succédant à l'empire d'Autriche, la dénomination officielle d'Autriche-Hongrie apparaît en 1867, mais désigne un État déjà constitué dès la première partie du. C'est la dernière forme politique qu'ont prise les possessions de la dynastie impériale des Habsbourg-Lorraine en Europe centrale. L’Autriche-Hongrie est, après la Russie, le plus grand État d’Europe avec une superficie de. Mais tous ses peuples, et notamment les Slaves, n’y sont pas également représentés : l’ancien royaume de Bohême-Moravie, celui de Galicie-Lodomérie, celui de Croatie-Slavonie ainsi que la principauté de Transylvanie ont perdu leurs prérogatives antérieures et la « double monarchie » n'est formée que de deux entités principales et ultérieurement d'une troisième : Cette organisation territoriale et la législation qui en découle favorisent largement les aristocraties et les bourgeoisies germanophones et magyarophones, de confession catholique romaine (religion de l’État et de la dynastie), au détriment des autres groupes sociaux, linguistiques ou religieux.L'Autriche, en tant qu'État distinct de la Hongrie, est un, sans dénomination officielle. Elle est désignée par l'expression ou comme. D'une superficie de, elle compte (recensement de 1910). Elle est constituée de. Chacune d'elles dispose d’une autonomie relative, avec des assemblées provinciales ("") élues dans un premier temps au suffrage par classes, censitaire puis universel. Les habitantsLes pays de la Couronne de saint Étienne ont une superficie de et une population de. En vertu du compromis hungaro-croate de, ils comprennent : Le royaume de Hongrie possède, contrairement à l’empire d’Autriche, une structure centralisée. Les comitats, unités administratives de base, sont gérés conjointement par un préfet nommé par l'État et un "alispán" élu par l'aristocratie locale. Le royaume de Croatie-Slavonie dispose d'une administration autonome dirigée par un "ban" nommé par l’État qui estAdministrée par l'Empire à partir de 1878 après une campagne militaire et annexée en 1908 sous les auspices du ministre Alois Lexa von Aehrenthal, la Bosnie-Herzégovine a une superficie de et une population de. Elle est constituée de deux provinces : Le condominium n'est attribuée ni à l'Autriche ni à la Hongrie. De plus, les catholiques (Croates) sont minoritaires en Bosnie-Herzégovine et ni la Cisleithanie ni la Transleithanie ne souhaitent augmenter leurs minorités orthodoxes (Serbes), et encore moins englober une minorité musulmane (Bosniaques). De ce fait, la Bosnie-Herzégovine se retrouve ainsi être la « Troisième entité de la double monarchie » : annexée, elle ne dépend spécifiquement d’aucune de ses deux composantes mais est considérée comme commune aux deux couronnes, qui administrent ensemble tout ce qui ne relève pas des pouvoirs locaux bosno-herzégoviniens. Les pouvoirs locaux sont surtout confiés à la minorité catholique (croate, 22,9% de la population) et à la minorité musulmane (bosniaque, 32,7% de la population), ce qui mécontente la minorité orthodoxe (serbe, 43,5% de la population) : une situation instable qui explique la constitution de sociétés secrètes comme la Jeune Bosnie () dont faisait partie Gavrilo Princip, l’assassin de l’archiduc François-Ferdinand.Après la défaite de Sadowa en 1866 face à la Prusse, les options fédérales à six (Autriche, Bohême-Moravie, Galicie, Hongrie, Croatie et Transylvanie) ou à trois (Autriche, Hongrie, Croatie) sont abandonnées et, en 1867, l'empire d'Autriche devient une « double monarchie » (impériale et royale) rassemblant l'empire d'Autriche et le royaume de Hongrie. Le compromis de 1867 est négocié entre Beust, président du Conseil de l'empire d'Autriche, et Andrássy, président du Conseil du royaume de Hongrie, l'un des héros de la guerre d'indépendance de 1848-1849. Ce compromis fait accepter François-Joseph par les Hongrois, et il est solennellement couronné roi de Hongrie à Budapest.La partie autrichienne de l’empire devient peu à peu une véritable monarchie constitutionnelle, avec un système de représentation bicaméral qui comprend : Eduard Taaffe, ami personnel de l’empereur, est ministre-président de 1879 à 1893. Dans la partie hongroise, le pouvoir est exercé par l’aristocratie foncière hongroise qui s’assure le contrôle quasi exclusif de la chambreLes affaires communes aux deux États sont réduites. Elle se répartissent en deux catégories : les proprement dites, d'une part, et les, d'autre part. Les premières sont dites car dérivant de la Pragmatique Sanction ; les secondes,. Les proprement dites sont au nombre de trois, chacune gérées par un ministère : les affaires étrangères, les affaires militaires et les finances communes. S'il y a une armée commune avec un état-major commun, il y a toutefois deux armées territoriales :'en Autriche et'enL'Autriche-Hongrie a globalement développé à la fois son agriculture et son industrie. Cependant, l'évolution de chacune de ses parties est contrastée. La Hongrie reste essentiellement agricole et gouvernée par une aristocratie jalouse de ses privilèges, alors que l'ensemble austro-bohême s'industrialise et se démocratise. Point de convergence des archaïsmes et des idées progressistes d'une époque, Vienne est en 1900 l'un des principaux phares de la culture européenne. Le défi majeur de la double monarchie est d'ordre politique. L'Autriche-Hongrie connaît comme les autres États de l'époque les conflits de classes sociales, mais en outre les diverses nationalités demandent leur place à côté des germanophones et des Hongrois, notamment celles qui avaient constitué des États avant d'être intégrées : principalement les Tchèques en Autriche et les Croates en Hongrie.À la veille de la Première Guerre mondiale, l’Autriche-Hongrie est le troisième État européen par sa population, soit. L’allemand est langue officielle en Cisleithanie, le magyar en Transleithanie. L’Empire compte quatorze groupes culturels et linguistiques dont six non-slaves. Cependant, au sein de l’armée, l’allemand reste la seule langue du commandement même si les officiers doivent être polyglottes afin d’être compris de leurs hommes.Les « nationalités » (se définissant à l'époque, lors desPlaces fortes de la Contre-Réforme, l'Autriche et accessoirement la Hongrie ont laissé peu d'espace au protestantisme qui est toutefois resté vivace en Bohême-Moravie et en Transylvanie. En conséquence, plus des trois quarts des Austro-Hongrois sont en 1910 d'affiliation catholique. L'orthodoxie est présente en Bosnie-Herzégovine, en Hongrie du Sud-Est, en Galicie orientale, en Transylvanie et en Bucovine. L'islam est présent en Bosnie-Herzégovine. Phénomène tant religieux qu'ethno-culturel, le judaïsme est représenté sous sa forme ashkénaze de langue yiddish dans les "" de Galicie, de Bucovine, de Ruthénie et de Marmatie, ainsi que dans les métropoles autrichiennes ou hongroises, et sous sa forme séfarade en Bosnie (particulièrement à Sarajevo où il estEn 1910, 55 % de la population active travaille encore dans l'agriculture, 48 % en Cisleithanie et 62 % en Transleithanie. La Transleithanie fournit la moitié de la farine nécessaire à la production du pain consommé en Cisleithanie. La propriété des terres est très concentrée en Bohême et en Hongrie, elle est davantage morcelée dans les pays alpins où subsiste une classe moyenne paysanne importante. L'Autriche-Hongrie est devenue la quatrième puissance industrielle en Europe, devançant de peu la Russie. La production aurait triplé en Autriche entre 1880 et 1913, avec en tête la métallurgie et la construction mécanique. LeLéon Rousset décrivait l'Autriche-Hongrie comme un « contresens historique et géographique », mais un « contresens nécessaire » où les antagonismes pourraient s'atténuer dans un espace-tampon multiculturel plutôt que s'affronter violemment au cœur de l'Europe. Selon d'autres auteurs, les différences linguistiques et religieuses recoupent souvent des inégalités sociales, économiques et politiques : ainsi par exemple les orthodoxes (Ukrainiens, Roumains ou Serbes) sont presque partout pauvres et peu instruits, et dans les régions où ils sont majoritaires, l’aristocratie, maîtresse des terres, est catholique de langue allemande, magyare ou polonaise, tandis que la bourgeoisie, maîtresse de l’industrie et du commerce, est catholique, protestante ou juive, de langue allemande, magyare ou yiddish. Dans ces conditions, la déclaration d’appartenance à une nationalité, c’est-à-dire l’affirmation d’une langueSi, sur le plan politique, l'Autriche-Hongrie est fragile, sur le plan culturel l'analyse de Léon Rousset se vérifie car le rayonnement de la monarchie habsbourgeoise à la fin du et au début du, a bien été stimulé par sa richesse multinationale où l'apport de sa minorité juive n'est pas des moindres : Hermann Broch, Sigmund Freud, Karl Kraus, Gustav Mahler, John von Neumann, Karl Popper, Joseph Roth, Arthur Schnitzler, Arnold Schönberg, Otto Weininger et Stefan Zweig en étaient issus. Vienne fut peut-être la capitale de la modernité. Son influence s'étendit tout au long du dans le domaine des arts (peinture, architecture, musique, littérature), de la science et le domaine médical, avec l’école psychanalytique, qui révolutionna la perception du monde. Tous ces domaines étaient un facteur d'universalisme dans cet empire, véritable mosaïque multinationale et multilinguistique qui, si elle avait su réduire ses inégalités, aurait pu désamorcer la montée des nationalismes des peuples qui le composaient. Malgré un conservatisme certain, la Cour de Vienne et notamment l’empereur François-Joseph, ont soutenu, par la commande officielle, les artistes contemporains et le groupe de la Sécession. Ainsi, entre autres, Otto Wagner participa à la construction du métroLa décomposition de l’Empire ottoman amène l’Autriche-Hongrie à rechercher l’alliance de l’Allemagne pour contrer l’expansionnisme russe et les velléités de rassembler tous les peuples slaves du Sud en un même État. Cette politique l’éloigne de la France et du Royaume-Uni, alors que la double monarchie partage avec ce dernier le même souci d’équilibre entre puissances continentales européennes.Le dualisme austro-hongrois, issu du compromis de 1867, a singulièrement tendu la situation en donnant aux aristocrates hongrois le pouvoir de bloquer toute modification constitutionnelle et toute évolution politique de l'Empire. Les aristocrates hongrois craignent de voir voter des réformes (notamment foncières et linguistiques) qui ébrécheraient leur pouvoir absolu. François-Joseph reconnaît qu’il est souhaitable de créer une troisième force, slave, et de rendre au grand-duché de Transylvanie sa Diète. Les Tchèques sont mécontents du compromis de 1867 car ils s'estiment oubliés. Dès 1868, les Tchèques demandent à François-Joseph un statut semblable à celui des Hongrois avec l'octroi de l'autonomie au royaume historique de Bohême. Ce projet aurait remplacé le système dualiste de l'Empire en système trialiste. À la consternation des Tchèques, le projet est cependant enterré en 1871 à la suite du refus catégorique des Allemands de Bohême et de Moravie, qui redoutent de se retrouver en minorité dans ces régionsFrançois-Joseph inaugure le " (expansion vers le sud-est, vers les Balkans). Bien que l’armée russe ait apporté en 1848 un soutien indispensable à la monarchie autrichienne, la politique de François-Joseph s’oppose aux visées de l’Empire russe sur les Balkans dans le cadre du recul de l’Empire ottoman. Ces ambitions antagonistes des deux puissances impériales sont l’une des causes de la Première Guerre mondiale. L’Empire allemand et l’Autriche-Hongrie, les « Empires centraux », constituent donc une alliance, sous le nom de Duplice ('), qui devient la Triplice (') ou Triple alliance quand l’Italie vient rejoindre l’alliance. Toutefois, l’Italie ne souscrit à cette alliance que dans une optique défensive : celle-ci ne doit fonctionner que dans la mesure où l’un des signataires est agressé. À laIl y a une armée commune à l’Autriche et à la Hongrie avec des régiments d’infanterie. Ensuite, il y a une organisation de réserve propre à l’Autriche () et une autre propre à la Hongrie (), ainsi qu’une organisation de défense territoriale () en Autriche et une autre en Hongrie. La Bosnie-Herzégovine fait l’objet d’une autre organisation avec quatre régiments d’infanterie (), un bataillon de chasseurs à pied () et des bataillons autrichiens détachés. L’armée austro-hongroise est le reflet de la disparité de l’Empire. Les Serbes et les Croates sont envoyés en garnison à Vienne ou à Budapest, les germanophones en Bosnie, les Tchèques en Hongrie, les Roumains en Galicie, les Polonais en Transylvanie, les Hongrois en Bohême ou en Bucovine pour tenter d’unifier cet empire multiculturel. La cohésion au combat n’est pas évidente. Un lieutenant de réserve roumain décrit le début de la guerre dans un régiment "" : les officiers supérieurs sont hongrois et ont besoinL’idée de nation comme source de la souveraineté, issue des révolutions américaine et française, avait déjà été exprimée lors de différentes révoltes : transylvaine de 1784 et « Printemps des Peuples » de 1848, notamment les révolutions autrichienne, hongroise et roumaine. Les dirigeants et les assemblées des différentes composantes de l’Empire s’appuient en 1918 sur l’idée de nation comme source de la souveraineté alors que le président des États-Unis Woodrow Wilson, dans le dixième de ses quatorze points pour la paix, propose à l’Europe les principes du « Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes » et l’autodétermination. Le principe de la souveraineté nationale triomphe deLe royaume de Hongrie qui couvrait l’ensemble du bassin du moyen Danube, des Alpes aux Carpates, se disloque et sa dislocation est officialisée par le traité de Trianon qui réduit le territoire hongrois des deux tiers. La Hongrie adopte dès lors une politique visant à « réviser » ce traité de Trianon. Gouvernée par l'amiral Horthy à partir de 1920, le pays s’engage par opportunisme aux côtés de l’Allemagne nazie à partir de la fin des pour obtenir en échange : Fin 1941, la Hongrie avait récupéré la moitié des territoires perdus en 1918 mais était devenue un étatMalgré le désir exprimé par de nombreux Autrichiens de bénéficier eux aussi du « Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes » en se rattachant à la nouvelle république allemande, l'Entente est résolue à maintenir cet État et consolide son assise territoriale : À la suite du bouleversement des frontières et donc des circuits économiques, l’activité économique en Autriche éprouve des difficultés à se rétablir aux niveaux d’avant-guerre. Par conséquent, le chômage reste relativement important ce qui favorise les mouvements sociaux. Un clivage entre le mouvement socialiste qui gère la ville de Vienne, capitale maintenant disproportionnée où vit le tiers de la population, et les forces traditionalistes dans les provinces, est exacerbé par les débordements de part et d’autre des milices armées. La faillite du Credit Anstalt offre l’occasion au chancelier Dollfuss de suspendre le parlement et d’instaurer un régime d’inspiration chrétienne et corporatiste, qui ne
LAutriche-Hongrie (), en forme longue habituelle lEmpire austro-hongrois (en allemand "Österreichisch-Ungarische Monarchie", en hongrois "Osztrák-Magyar Monarchia"), est l'ancienne union de deux États d'Europe centrale créée par la transformation en une « double monarchie » de l’empire d'Autriche (lui-même regroupant à partir de 1804 les États régis par les Habsbourg à la suite de la disparition du Saint-Empire romain germanique). L’Autriche-Hongrie a existé de 1867 à 1918.
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John Fitzgerald Kennedy, surnommé « Jack », naît le à Brookline (Massachusetts), une banlieue huppée de Boston. Il est le second d'une famille qui compte neuf enfants : Joseph, John, Rosemary, Kathleen, Eunice, Patricia, Robert, Jean Ann et Edward. Ses parents sont Joseph Patrick Kennedy, qui a fait fortune dans les années 1930, et Rose Fitzgerald, fille de John Francis Fitzgerald (1863-1950), dit « Honey Fitz », maire de Boston et de Mary Josephine Hannon (1865-1964). Tous deux sont les descendants de familles catholiques originaires d'Irlande. Son père soutient Franklin Delano Roosevelt lors de l'élection de 1933, envisage de se présenter à sa succession et devient ambassadeur des États-Unis au Royaume-Uni en 1938 après avoir été un des piliers des grandes réformes de Roosevelt dans la banque et la finance. Le jeune John reçoit son éducation dans la "Choate Rosemary Hall", une des meilleures écoles privées à Wallingford, Connecticut où son frère aîné Joseph Patrick Kennedy, l'a précédé. En, il intègre la "London School of Economics" sous la supervision du professeur Laski, mais doit interrompre ses études, car il est atteint de jaunisse. Il intègre ensuite l'université de Princeton, mais doit de nouveau interrompre ses études après seulement six semaines, et se fait hospitaliser à l' où les médecins diagnostiquent une possible agranulocytose ou leucémie. L'année suivante, en, il intègre l'université Harvard. Ses principales matières sont l'économie, l'histoire et la politique américaine. Quand son père s'installe à Londres, il visite l'Europe, en particulier l'Allemagne nationale-socialiste, et s'assure les services d'un « nègre » pour rédiger son mémoire de fin d'études sur Neville Chamberlain et la participation britannique aux accords de Munich. Son mémoire est reçu avec mention et grâce au soutien financier de son père, est publié avec une introduction de Henry Luce, sous le titre "Pourquoi l'Angleterre dormait". À, John est ainsi l'auteur d'un relatif succès de librairie qui semble le destiner au journalisme. Son père est alors déconsidéré par sa position favorable à la négociation avec Adolf Hitler. Il doit, en 1941, sous la pression de son père et du Federal Bureau of Investigation (FBI), mettre fin à sa liaison avec Inga Arvad, une journaliste danoise mariée à Paul Fejos, ancienne miss Danemark qui a couvert les Jeux olympiques d'été de 1936. JFK est rappelé en Caroline du Sud, mais Inga le suit et ils continuent à se voir.John Kennedy est connu pour ses multiples maîtresses et conquêtes féminines, dont Marilyn Monroe en 1962, ainsi que Mary Pinchot Meyer (épouse de, haut fonctionnaire à la CIA) et Judith Campbell, maîtresse simultanément de Kennedy et du parrain de la mafia de Chicago Sam Giancana ou encore Gunilla von Post, Marlene Dietrich. Proche de la mafia, le chanteur Frank Sinatra lui fournit des starlettes comme maîtresses. En 1961, lors d'une rencontre officielle avec le Premier ministre du Royaume-Uni Harold Macmillan, il lui confie : « Trois jours sans faire l'amour et c'est le mal de tête garanti. Je ne sais pas si c'est aussi votre cas, Harold ». Le père du président, Joseph Patrick Kennedy, serait intervenu financièrement auprès de son épouse Jackie afin de la retenir. Le, il épouse Jacqueline Bouvier en l'église St Mary's de Newport (Rhode Island). Le mariage est considéré comme l'événement mondain de la saison avec quelque à la cérémonie et plus de à la somptueuse réception qui suit à « Hammersmith Farm », domaine de son beau-père Hugh D. Auchincloss. Jacqueline Kennedy fait une fausse couche en 1955, puis donne naissance à une petite fille mort-née le, que ses parents auraient voulu prénommer Arabella. Cet événement conduit à une brève séparation du couple qui se réconcilie peu après. Le couple devient ensuite parents d'une fille Caroline en 1957, puis d'un fils John en 1960, qui meurt dans un accident d'avion en 1999. Un second fils Patrick naît prématurément le et meurt deux jours plus tard. Peu de temps après l'assassinat de John F. Kennedy, les restes d'Arabella et de son jeune frère Patrick sont transférés le, au cimetière national d'Arlington. Sa dalle mortuaire n'indique pas de prénom, mais simplement la mention « "daughter" » (fille, en anglais) et la date du.Kennedy souffre pratiquement toute sa vie de problèmes de dos : né avec une colonne vertébrale instable selon un de ses chirurgiens en 1947 (ce qui est remis en cause par une étude de 2017 se basant sur ses radiographies et penchant pour une origine multifactorielle), ce qui l'oblige à utiliser des béquilles cachées au public, à se reposer fréquemment dans son fauteuil à bascule devenu célèbre et à porter un corset dorsal de. Dès sa jeunesse, il fut régulièrement hospitalisé du fait de sa santé fragile et par intermittence eut de douloureux problèmes gastriques (probablement l'intestin irritable). Il est de plus atteint de la maladie d'Addison, sorte de déficience (encore mortelle à son époque) des glandes surrénales, lesquelles produisent des hormones anti-inflammatoires (cortisol). Pour soulager ses douleurs, il reçoit régulièrement des injections de cortisone, de novocaïnes et de stéroïdes, il prend des amphétamines, ce cocktail médicamenteux lui permettant de déployer une énergie hors du commun et d'assouvir une libido hyperactive. Les corticoïdes qu'il a consommés pour traiter ses douleurs gastriques pourraient d'ailleurs être une cause secondaire de sa maladie d'Addison, c'était des médicaments prometteurs durant les années 1930 mais les effets à moyen terme n'étaient pas connus. Il est contraint de se faire opérer à plusieurs reprises en raison de problèmes de dos, des opérations risquées dont les résultats sont inférieurs aux attentes. Il reçoit même l'extrême onction à quatre reprises. Son état de santé fut gardé secret de son vivant, conscient qu'une fuite entraînerait la fin de sa carrière politique, même si ses prédécesseurs présidentiels Wilson, Coolidge, Roosevelt et Eisenhower avaient aussi imposé la confidentialité sur leurs ennuis de santé.Au printemps 1941, Kennedy veut s'enrôler dans l'armée, mais est déclaré inapte en raison de ses problèmes de santé. Il est finalement accepté grâce à l'intervention de son père. D'abord mobilisé à l'arrière, il obtient de servir sur plusieurs navires de la flotte américaine du Pacifique et devient commandant d'un patrouilleur avec le grade de "Lieutenant". Durant la guerre du Pacifique, le à deux heures du matin, son patrouilleur (une vedette lance-torpilles), le "PT-109", est coupé en deux par le destroyer japonais "Amagiri" au large des îles Salomon. Kennedy est projeté sur le pont et se blesse au dos, ce qui aggrave ses douleurs ; en mer, il réussit malgré tout à haler un membre de son équipage blessé sur près de cinq kilomètres et à mettre pied sur une île, d'où il nage pour donner l'alerte : son équipage est récupéré. Ce fait d'armes lui vaut la "Navy and Marine Corps Medal" avec la citation suivante : Il participe également à l'évacuation de "Marines" encerclés par les Japonais lors du raid sur Choiseul le. Kennedy reçoit d'autres décorations pendant la guerre, dont la "Purple Heart". Il est démobilisé au début de 1945 quelques mois avant la capitulation du Japon. Un film de propagande raconte son aventure. Le décès de son frère aîné et les erreurs politiques de son père (qui était favorable au maintien de la paix avec Adolf Hitler) font de lui l'espoir politique de la famille.Après la Seconde Guerre mondiale, Kennedy commence donc une carrière politique en se faisant élire en 1946 à la Chambre des représentants dans une circonscription à majorité démocrate. Il est réélu deux fois en 1948 et 1950, largement malgré ses positions qui ne sont pas toujours en accord avec celles du président Harry S. Truman ou du Parti démocrate. En 1952, il est candidat au siège de sénateur avec le slogan : « Kennedy en fera plus pour le Massachusetts ». Avec l'appui de son père et de tout le clan familial, il réussit à battre son concurrent républicain, le sénateur sortant Henry Cabot Lodge en obtenant 51,5 % des voix. Cependant, il ne s'oppose pas au sénateur Joseph McCarthy, un ami de la famille, qui mène une campagne agressive dans le but d'extirper les prétendus espions communistes au sein du gouvernement. Il profite d'un séjour à l'hôpital pour ne pas voter la motion de censure contre McCarthy en 1954, ce qui lui sera longtemps reproché par l'aile gauche du Parti démocrate, Adlai Stevenson et Eleanor Roosevelt en tête. En 1956, il échoue à obtenir l'investiture démocrate pour la vice-présidence, après que Stevenson ai laissé le congrès sélectionner le candidat, Kennedy terminant deuxième au scrutin et s'inclinant face au sénateur Estes Kefauver du Tennessee, mais bénéficiant en conséquence d'une visibilité nationale. En 1958, il est réélu sénateur avec 73,2 % des suffrages face au républicain Vincent J. Celeste. En 1955, alors en pleine convalescence, il écrit un livre "Profiles in Courage" ("Portraits d'hommes courageux") où il fait la biographie de huit sénateurs qui ont risqué leur carrière pour défendre leurs points de vue. Ce livre, dont la paternité est aujourd'hui accordée à Ted Sorensen, conseiller juridique et bras droit de Kennedy et auteur de ses plus grands discours, recevra le prix Pulitzer en 1957.Kennedy se déclare candidat pour succéder à Eisenhower le. Dans sa déclaration de candidature, Kennedy insiste sur la nécessité d'un désarmement mondial, qualifiant la course aux armements de. Le Parti démocrate doit choisir entre lui et les sénateurs Hubert Humphrey, Lyndon B. Johnson et Adlai Stevenson. Kennedy remporte les élections primaires dans certains États clés, comme le Wisconsin et la Virginie-Occidentale et obtient la nomination de son parti à la convention nationale. Son colistier est Lyndon B. Johnson, soutenu par les États du Sud. Pendant la campagne électorale, les débats tournent autour du rôle des États-Unis dans le monde, du problème de la pauvreté, de l'économie et de l'équilibre de la terreur face aux missiles porteurs d'armes nucléaires de l'Union soviétique, mais aussi sur la religion catholique pratiquée par le candidat. À partir des années 1950, le jeune sénateur démocrate du Massachusetts J.F. Kennedy fait des apparitions dans plusieurs talk-shows, notamment Meet the press très populaire à cette époque. C’est ainsi que Kennedy va prendre conscience et créer par lui-même son image du nouveau politicien. Ce qui l’amènera à être choisi pour prononcer le discours de candidature de Adlai Stevenson à la Convention démocratique de 1956. Lors de cette épreuve, il gagnera le rôle de l’orateur le plus recherché du parti, ce qui sera perçu comme le lancement de sa course à la présidence. Kennedy apparait, alors qu’il est candidat, dans le "Tonight Show" de Jack Paar. C’est le premier homme politique important à participer à une émission de fin de soirée. Étant donné l’innovation, personne n'était alors au courant des règles de l'égalité des heures s'appliquant aux émissions de divertissement. Une aubaine qui lui rapportera en capital sympathie. C’est ainsi que commence la campagne aux élections présidentielles américaines pour John Fitzgerald Kennedy. Le, Kennedy fait une déclaration importante sur la question de la religion et de son catholicisme, devant une assemblée de pasteurs protestants à Houston, au Texas. Il affirme, ce jour-là, qu’il ne serait en aucune manière influencé par la hiérarchie catholique. Il emprunte l’article VI de la Constitution des États-Unis comme contre argument aux spéculations faites à son égard. Son équipe de campagne électorale trouve le discours convaincant et permettant de faire taire les malentendus. Ils s’en serviront comme moyen de communication en distribuant le film du discours aux stations de télévision de tout le pays. Il fut largement retransmis et la plupart des observateurs eurent l’impression que Kennedy avait remporté une victoire décisive et que la question religieuse était maintenant pour lui beaucoup plus un avantage qu’un handicap. La campagne à l'élection présidentielle américaine de 1960 est une toute nouvelle forme de la communication politique, qui joue la carte de la modernité, combinant l'utilisation de la radio, de la publicité, des sondages et de la télévision. Elle sera à l'origine d'une mythologie qui dépassera très vite les frontières du pays. La campagne est caractérisée par le premier débat télévisé de l'histoire à une élection présidentielle. Elle opposera en quatre duels, les deux candidats, John Fitzgerald Kennedy et Richard Nixon. Deux candidats proches sur leurs programmes politiques et leurs âges mais différents par leurs apparences. R. Nixon est vu comme un personnage politique expérimenté, mais avec une image très déplaisante suite aux caricatures de Herblock dans le Washington Post. Le premier débat est considéré comme le plus important, il se déroule le à Chicago. L’équipe de Kennedy a parfaitement préparé le rendez-vous comme le confirme le producteur de CBS, Don Hewitt. Le clan Kennedy s’était auparavant bien entouré, avec L. Reinch conseiller en audio-visuel, les réalisateurs F. Schaffner et A. Penn, et le producteur F. Coe afin d’améliorer ses performances. A. Penn demande en coulisse des plans serrés sur son candidat persuadé que l’équipe de Nixon le suivra. Lors de la prise de parole de Nixon, l’effet attendu est au rendez-vous : les gouttes de sueur qui perlent sur le visage de Nixon, la nervosité apparente, la barbe peu soignée donnent une image désastreuse du candidat à la présidence. De plus, son costume gris se fondant dans les décors créera un contraste face au jeune sénateur, plein d’aisance et d’assurance dans les gestes et la parole, en costume noir parfaitement préparé au duel. Les critiques récurrentes des caricaturistes visant R. Nixon sont désormais vues en gros plan par les Américains devant leur télévision. Ils seraient en effet entre et de téléspectateurs à avoir assisté aux débats selon les rapports de cette époque. Avec une estimation de téléviseurs installés dans environ 90% des foyers. Kennedy avait donc prévu et bien fait de miser sur les techniques modernes car avant le grand débat du les sondages donnaient Nixon de peu gagnant avec 47% face à 46%. Suite au débat, Kennedy était estimé à 49% face à 46% pour Nixon. Les « grands débats » offrent un phénomène attirant, selon le chercheur : « De nombreuses études antérieures à 1960 ont montré que le discours électoral de type traditionnel, quand le candidat A et ses partisans disposent de la salle de réunion ou du studio pour eux seuls, sont suivis et écoutés presque uniquement par les électeurs qui se sont déjà décidés pour ce candidat B évitent les réunions du candidat A et arrêtent la radio ou la télévision quand se fait entendre la voix de A ». Ce que l’on nomme une chambre d’écho. Avec les grands débats, au contraire, non seulement les partisans de Nixon sont obligés d’écouter Kennedy, mais ils peuvent difficilement éviter de le comparer immédiatement avec Nixon. Theodore White, dans "The Making of the President, 1960", montre à quel point Kennedy était confiant et bien préparé. « Selon certains sondages, ceux qui ont écouté le débat à la radio estiment que les deux candidats étaient à peu près ex æquo [à l’issue du débat]. En revanche, tous les sondages réalisés auprès des téléspectateurs indiquent que Nixon était considéré comme le perdant (...) Tout cela est dû à l’effet de la télé ». La stratégie de Kennedy, consistait aussi à critiquer l’immobilisme des années de gouvernance de Dwight Eisenhower, dont Nixon est le coresponsable. La métaphore du retard ("gap") occupe une part importante dans les discours du candidat. Le clan Kennedy en profite donc pour populariser alors l’idée de grands desseins nationaux pour promouvoir la nécessité de réformes rapides face à l’avance prise par l’URSS. Entouré d’idéologues de la modernisation, dont Walt Rostow est le plus actif, Kennedy renvoie son adversaire dans les cordes de la tradition et du conservatisme.Cette rhétorique du risque rompt avec celle de la sécurité utilisée jusqu’alors par les candidats démocrates. Sa rhétorique du risque, va donc dans le sens de son slogan : la Nouvelle Frontière séduisant ainsi un électorat avide de changement après huit années de présidence républicaine. La victoire de J.F Kennedy, le, est certes celle de la jeunesse mais aussi celle des transformations de la vie politique américaine, en particulier le renforcement de la médiatisation avec le rôle nouveau joué par la télévision. Mais également celle des mutations de la sociologie de l’électorat, plus jeune et féminisé ; « mais elle est surtout celle des nouvelles techniques de communication, faisant bon usage des sondages, de l’instrument télévisuel et du média training » La politique de Kennedy, appelée « Nouvelle Frontière », prévoit la détente envers l'URSS, l'envoi d'un homme sur la Lune, l'égalité des Noirs et des Blancs, la relance de l'économie, la lutte contre la pègre et l'arrêt de l'expansion communiste dans le monde. L'élection a lieu le ; Kennedy bat Nixon de seulement. Des rumeurs circulent par la suite sur le fait que son père, Joe, aurait utilisé ses liens avec la mafia américaine pour que certains comtés décisifs « votent bien ». À, Kennedy est le plus jeune président élu : Theodore Roosevelt était plus jeune lors de son accession à la présidence, mais il succédait à William McKinley, décédé en cours de mandat. Il est aussi le premier président des États-Unis de religion catholique et toujours le seul à ce jour.Il entre en fonction le à l'âge de.Le mandat de Kennedy est marqué par la guerre froide entre l’Union soviétique et les États-Unis et les crises majeures destinées à contrer l’expansion communiste. Au début de sa présidence, il pense que le monde peut s'améliorer par des moyens pacifiques et il crée les Corps de la paix. Ce programme, qui existe toujours, permet à des volontaires américains d'aider les pays en développement dans les domaines de l'éducation, de l'agriculture, de la santé et du bâtiment. Kennedy développa des liens d'amitié étroits avec le Royaume-Uni et la RFA. Cependant, les relations avec le Canada seront faibles, John Diefenbaker ne supportant pas Kennedy et réciproquement. Le prochain Premier ministre du Canada Pearson s'entendra en revanche très bien avec lui et acceptera l'installation de bases nucléaires américaines au Canada. Les relations avec la France de Charles de Gaulle sont constantes mais tendues, les deux dirigeants ont cependant un grand respect l'un pour l'autre et. La volonté de Charles de Gaulle d’accroître la puissance militaire et économique de la France produit de vives tensions entre les deux hommes : d'après Ted Sorensen, dans un moment de colère Kennedy aurait traité de Gaulle de « salopard ». La crise des missiles de Cuba montre que le risque d'une guerre nucléaire n’est pas négligeable et que les États-Unis et l'URSS sont « au bord du gouffre », d’où une attitude plus mesurée en Europe. Cette attitude est d'ailleurs déjà effective avant cette crise, comme le prouve le fait que les Américains restent passifs lorsque l’Allemagne de l’Est lance la construction du mur de Berlin dans la nuit du 12 au et que les pays du bloc de l’Est rendent leurs frontières quasiment étanches. Après une tentative de retrait, Kennedy essaie malgré tout de contenir l'expansion soviétique en envoyant des conseillers militaires, puis des troupes, au Viêt Nam. En, il signe un mémorandum ordonnant le retrait de du Viêt Nam avant la fin de 1963 car il pensait la guerre bientôt gagnée. Ce mémorandum sera annulé par Lyndon B. Johnson. Cependant, une facette moins connue du personnage présente l'ex-président démocrate comme un artisan majeur de l'escalade de la guerre du Viêt Nam, en ayant directement été à l'origine d'un coup d'État militaire fomenté contre le président sud-vietnamien Ngô Đình Diệm, voire le commanditaire direct de l'assassinat de celui-ci, parce que Diệm était opposé à un accroissement de l'engagement militaire américain au Vietnam et envisageait de rompre l'alliance de son pays avec les États-Unis. Cependant Kennedy ayant signé un mémorandum pour le retrait de, on croit plus souvent qu'il avait pris conscience à l'été 1963 de s'être engagé dans un bourbier et jugeait nécessaire par l'intermédiaire de Dương Văn Minh d'éliminer un chef d'état catholique impopulaire qui réprimait une opposition bouddhiste croissante depuis. Aussi en l'administration Kennedy se montra favorable à Dương Văn Minh qui mit à exécution le coup d'état. Toutefois une enquête des Nations unies en 1963 conclut à la liberté du culte bouddhiste ; tandis que selon l'historien Mark Moyar, Diệm avait mené des politiques publiques favorables aux communautés bouddhistes du Sud-Vietnam, en leur donnant la permission de mener des activités religieuses qui étaient interdites par l'ex-puissance coloniale française, et en finançant la construction d'écoles bouddhistes, l'organisation de cérémonies et la construction de nouvelles pagodes. Parmi les dix-huit membres du cabinet Diệm, il y avait cinq catholiques, cinq confucéens et huit bouddhistes, dont un vice-président et un ministre des affaires étrangères. Seuls trois des dix-neuf meilleurs responsables militaires étaient des catholiques. Une partie non-négligeable des immolations et révoltes bouddhistes furent le fruit d'une infiltration des guérilleros communistes déguisés en bonzes. En Kennedy signe le traité de Moscou qui interdit les essais nucléaires dans l'atmosphère. Il s'agissait de lutter contre la prolifération des armements et contre les effets à long terme des retombées radioactives. Les États-Unis, le Royaume-Uni et l'URSS en seront les premiers signataires et Kennedy considérera qu'il s'agit là d'une des actions majeures de son gouvernement. Au Salvador, son administration appuie la création de l'Orden (Organisation démocratique nationaliste) afin d'organiser et de surveiller la population rurale (l’Amérique centrale est alors agitée par des guérillas en lutte contre des gouvernements dictatoriaux) mais celle-ci se comporte rapidement en escadron de la mort. Après le coup d’État militaire du contre le gouvernement réformiste de Juan Bosch en République dominicaine « Kennedy rompt les relations diplomatiques avec le pays tout en abandonnant Bosch à son triste sort qui s'exilera à San Juan de Porto Rico ». "La démocratie n'y aura tenu que sept mois". Les relations diplomatiques entre les deux pays seront rétablies le par le président Johnson et les pustchistes ainsi reconnus. De même début Kennedy suspend les relations diplomatiques avec le Honduras après le renversement du libéral par Oswaldo Lopez, coupe l'aide militaire à la junte, rappelle le personnel américain engagé dans la coopération ; ce n'était peut-être que provisoire du fait que l'année précédente au Pérou à l'été 1962, il avait suspendu seulement un mois ses relations diplomatiques en réaction à un coup d'État. Mais au Honduras comme en République dominicaine ce sera, après Dallas, Johnson qui en 1964 reconnaîtra la Junte militaire.Kennedy milite contre la ségrégation raciale, en prenant pour modèle Abraham Lincoln. Il soutient Martin Luther King, et le rencontre lors de sa marche sur Washington en 1963. L'un des problèmes les plus importants auquel Kennedy doit faire face est celui de mettre fin aux mesures discriminatoires contre les minorités ethniques qui restent légales dans certains États. Un arrêt de 1954 de la Cour suprême des États-Unis interdit la ségrégation dans les écoles publiques, mais est resté lettre morte dans de nombreux États du Sud. Par ailleurs, des mesures discriminatoires restent toujours en vigueur dans d'autres lieux publics, tels que les transports urbains, les cinémas et les restaurants. Il fait beaucoup pour la conquête de l'espace, en lançant le programme Apollo "(We choose to go to the Moon)". Sur le plan social, son programme "Nouvelle Frontière" vise à améliorer le sort des classes modestes et des droits civiques de ses concitoyens noirs. Sur ces objectifs, Kennedy se heurte souvent, ce qui est courant aux États-Unis, à un Congrès dont la majorité n'est pas celle de son courant politique. Ici, cependant, le Congrès est en majorité démocrate, mais cette dernière est dominée par les démocrates du Sud, conservateurs sudistes hostiles à la disparition de la ségrégation.Si les presque trois ans de présidence de Kennedy se sont accompagnés de plusieurs mesures notables (conquête de l'espace, début de la déségrégation, Corps de la paix, traité de Moscou d') les historiens sont partagés sur l'importance du mandat de Kennedy dans l'histoire américaine. Élu de justesse, il a accru l'engagement des États-Unis au Vietnam, a mis à exécution le débarquement de la baie des Cochons préparé par l'administration précédente, il n'a pas empêché la construction du mur de Berlin, a approuvé la mise sur écoute par le FBI de Martin Luther King, soutenu le renversement de dictateurs en République dominicaine, en Irak et au Vietnam, aussi bien que condamné des coups d'État (toujours en république dominicaine le coup d'état militaire en contre Juan Bosch), avait des liens avec la mafia et n'a pas mené à bien la baisse d'impôts qu'il avait initialement promise. De ce fait, s'il est souvent cité comme étant le plus populaire des présidents qu'a comptés le pays, selon certains, cela relève davantage du reflet de son charisme, de sa jeunesse, de sa bonne connaissance des médias et des conditions tragiques de son décès. L'historiographie post-1963 a d'abord été marquée par des ouvrages hagiographiques écrits par ses anciens conseillers, Ted Sorensen et Pierre Salinger. Un regard plus critique survient dans les avec "The Kennedy Imprisonment" de Garry Willis, où Kennedy est décrit comme un « improvisateur » se reposant sur son charisme et prenant de mauvaises décisions, et un obsédé sexuel se mettant lui-même en danger du fait des risques de chantage que cela implique. Le journaliste démocrate est encore plus critique, le désignant comme le plus mauvais président du, dénonçant un groupe de pression contre ses opposants, l'Ideological Organizations Project, une politique anti-syndicale et le mensonge sur sa santé. Les historiens sont partagés mais les critiques reviennent face au manque de leadership contre Khrouchtchev à son sommet et la question raciale qui stagne. Patrick Buisson dans "La Cause du peuple" reprend ces légendes critiques, dénonce une imposture créée de toutes pièces par les médias, Kennedy étant dans la « télé-gouvernance » et la publicité, masquant les liens avec la mafia, une libido incontrôlée et un échec aux affaires étrangères. Le président fascine toujours autant l'Amérique. Depuis 1963, ont été écrits à son sujet, surtout sur son assassinat, ainsi que de nombreux récits uchroniques, imaginant le déroulement du monde si son assassinat fût raté. Le cinquantième anniversaire de sa mort relance de nouvelles études et publications. Son projet réussi de dépasser l'URSS dans la conquête spatiale avant l'année 1970, souligné par Philippe Labro, ne l'empêche pas de subir sous sa présidence un second revers deux ans après l'embarquement de Youri Gagarine : l'envoi en d'une femme soviétique dans l'espace, Valentina Terechkova.Le, lors d'une visite pré-électorale de John F. Kennedy à Dallas, le cortège présidentiel traverse la ville à petite vitesse, salué par la foule amassée. Alors que la limousine décapotée du président passe sur "Dealey Plaza" vers, des coups de feu éclatent. Le président est d'abord blessé au cou, tandis que le gouverneur Connally, assis devant lui, est blessé à la poitrine, puis une balle atteint le président à l'arrière de la tête, endommageant gravement la partie arrière supérieure de son crâne, et ressort probablement par la tempe droite. Aussitôt transporté au "Parkland Hospital", le président est déclaré mort à après de vains efforts de réanimation. Le monde est consterné en apprenant la nouvelle. Lors de la mort de Kennedy, les trois grands réseaux de télévision américains ont suspendu leurs émissions pour rapporter toutes les nouvelles concernant le président du 22 au, ce qui fait de la couverture télévisée de cet événement la plus longue de l'histoire télévisée américaine (70 heures) jusqu'à celle des attentats du 11 septembre 2001 (72 heures). Les reportages filmés sur ses obsèques nationales consacreront la domination de la télévision française sur les autres médias et la fin des actualités filmées au cinéma. Selon les enquêtes officielles, Lee Harvey Oswald a assassiné seul le président, mais la seconde enquête mandatée par la Chambre des représentants estime en 1979 qu'il y a eu au moins deux tireurs, donc conspiration. Sa femme Jacqueline, lors du transport du cercueil à bord de l'avion Air Force One, lui organise des obsèques nationales impressionnantes sur le modèle de celles d'Abraham Lincoln. John Fitzgerald Kennedy repose au cimetière national d'Arlington, près de Washington. Le président américain Donald Trump a autorisé le la déclassification de sur l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy, dont le maintien sous scellés pendant plus de a alimenté de nombreuses théories du complot. Y figurent notamment les noms de Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir et plus étonnamment de l'actrice Catherine Deneuve qui auraient tous les trois versé de l'argent à Larry Cox, activiste qui a refusé à trois reprises d'intégrer l'armée américaine et de partir au Viêt Nam. Près de 300 pages de documents jugés « trop sensibles » sont maintenus secrète.
John Fitzgerald Kennedy, dit Jack Kennedy, communément appelé John Kennedy et par ses initiales JFK, né le à Brookline (Massachusetts) et mort assassiné le à Dallas (Texas), est un homme d'État américain, président des États-Unis. Entré en fonction le, il est, à, le plus jeune président élu des États-Unis, et également le plus jeune président à mourir, moins de trois ans après son entrée à la Maison-Blanche, à l'âge de.
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Né dans une famille paysanne, Edvard Beneš est le benjamin de dix enfants. Sa famille est orientée à gauche. Il obtient son baccalauréat dans un lycée du quartier pragois de Vinohrady. Il étudia ensuite le droit et la sociologie à l'université Charles de Prague. Il continue ses études à Londres et à Berlin, mais surtout à Paris à la Sorbonne et à l'École libre des sciences politiques. Il obtient un doctorat en droit à l'université de Dijon en France en 1908. Ce long séjour en France imprègnera en lui, et en sa politique, une profonde francophilie. Il noue dès cette époque des liens avec les milieux maçonniques et dans la presse, liens qu'il utilisera entre 1915 et 1918 pour diffuser ses idées concernant la destruction de la monarchie des Habsbourg et la création d'un État tchécoslovaque. Beneš devient maître de conférence en sociologie à l'université Charles de Prague en 1909. Il adhère au parti progressiste tchèque de Masaryk. Il épouse, le 10 décembre 1909, Hana Vlčková. Grâce à une des tantes de son épouse, il obtient de larges moyens financiers, qui seront mis à contribution pendant la Première Guerre mondiale. Edvard Beneš s'installe en France en 1915. Il milite aux côtés de son mentor Tomáš Masaryk et de Milan Rastislav Štefánik pour la disparition de l'Autriche-Hongrie. Il possède ses entrées au Quai d'Orsay, où il développe de solides soutiens à ses vues. Il commence sa carrière politique dans le Conseil national tchécoslovaque, en exil à Paris, qui est respectivement reconnu par la France à Darney le 30 juin 1918, puis par l'Angleterre et enfin par les États-Unis. Lors de la négociation sur le traité de Versailles, il exerce une influence très active pour permettre à la future Tchécoslovaquie de garder les frontières occidentales de la Bohême, malgré une forte minorité allemande et le principe des Quatorze points de Wilson que les États nouvellement créés doivent l'être en vertu du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Ni les Allemands sudètes ni les Slovaques ne seront consultés.Il voue une véritable haine à l'égard de la monarchie austro-hongroise. Il était un ardent défenseur de l'idée de la Tchécoslovaquie, la réunion de la Bohême, de la Moravie et de la Slovaquie, entité sans fondement historique. En effet, même si ces deux peuples parlaient des langues très proches, leurs traditions culturelles et racines historiques étaient très opposées. La Bohême, où la tradition hussite était forte, avait fait partie du Saint-Empire, mais jamais la Slovaquie, très imprégnée de catholicisme. D’autre part, les minorités allemande, hongroise et ukrainienne, encore plus allogènes, étaient hostiles au nouvel État dans lequel les Tchèques étaient minoritaires. Cet État fut néanmoins créé par le traité de Saint-Germain-en-Laye en 1919 et agrandi par le traité de Trianon en 1920 sur les décombres de l’Empire d’Autriche-Hongrie, sur la base du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, en application du de la déclaration du président Wilson. Après avoir été ministre des Affaires étrangères de la nouvelle Tchécoslovaquie, député au Parlement, président de l'Assemblée générale de la Société des Nations entre 1935 et 1936, Beneš fut l’architecte du système de sécurité en Europe, fondé sur la Petite Entente et l’alliance avec l’Union soviétique. Il devint le deuxième président de la première République tchécoslovaque le 18 décembre 1935 à la suite de la démission de Tomáš Masaryk. Il le demeure jusqu’aux accords de Munich défavorables à son pays, renonce à sa charge le 5 octobre 1938 et est remplacé par Emil Hácha comme président de la République. Il quitte alors son pays avec l’aide financière secrète de Staline pour un exil à Chicago où il enseigne la philosophie. Depuis le début du Chicago comptait le plus grand nombre de Tchèques aux États-Unis. En mars 1939, ce qui reste de la Tchécoslovaquie () est démembré par l'Allemagne, donnant naissance au Protectorat de Bohême-Moravie et à la République slovaque indépendante. Beneš part pour à Londres où il fonde en 1940 le gouvernement tchécoslovaque en exil, et en assume la présidence. En 1941, Beneš signe avec Staline un traité d’alliance et organise avec l’aide des Anglais l’attentat contre Reinhard Heydrich, Reichsprotektor et bourreau du pays tchèque (mai 1942). Cet attentat sera suivi d’une cruelle répression. L’Armée rouge occupe l’est du pays et Prague en avril et mai 1945 (Offensive Prague), tandis que l’armée américaine libère l’ouest et Pilsen. La restauration de l'État tchécoslovaque est proclamée, donnant naissance à la. Beneš est confirmé dans sa fonction de président de la République à ce moment par le gouvernement intérimaire présidé par le socialiste de gauche Fierlinger et réélu le 19 juin 1946. Après l’occupation allemande et en l’absence d’un parlement élu, mais en application des décisions prises par les Alliés à la conférence de Potsdam, il signe les « décrets Beneš » dont les plus connus concernent l’expropriation et l’expatriation forcée des Allemands des Sudètes et d'une partie des Hongrois de Slovaquie. L’existence de ces décrets par le biais de l’exploitation qui en est faite par les partis conservateurs de Bavière et d’Autriche continue de polluer l’atmosphère des relations germano-tchèques. En l’état actuel des choses, ces décrets ont été maintenus par les gouvernements qui se sont succédé à Prague depuis 1945 et intégrés dans le corpus juridique de l’Union européenne en 1996.Aux élections de 1946, le Parti communiste tchécoslovaque obtient 38 % des suffrages, domine alors la vie politique. Son secrétaire général Klement Gottwald devient président du Conseil. Beneš se fait beaucoup d’illusions sur ses rapports personnels avec Staline, grâce auxquels il croit pouvoir maintenir une démocratie pluraliste en Tchécoslovaquie. Il sera broyé par la guerre froide. Gravement affaibli par une série d'attaques cérébrales, il laisse les communistes liquider le Parti démocrate slovaque après une violente campagne de presse : ce parti représentait en effet un véritable obstacle à la mainmise des communistes sur la Tchécoslovaquie. Après ce succès, le Parti communiste sait alors que la voie est libre pour son coup de force qui survient en février 1948. Sous la pression de Staline, reprise par le Parti communiste, Beneš doit refuser l’aide du plan Marshall, qui aurait vraisemblablement conduit le PCT à la défaite aux élections de 1948. Aussi, le 17 février 1948, Gottwald précipite la crise par une mainmise totale des communistes sur la police, ce qui provoque la démission des ministres libéraux, avec l’encouragement de Beneš : Gottwald est aidé par le ministre de la défense, le général Ludvík Svoboda, membre clandestin du PCT : il procède alors à des arrestations massives dans l’armée, la presse et les partis d’opposition, qui sont alors abandonnés par Beneš. C’est le coup de Prague. Le 25 février 1948, il accepte, sous la pression de Klement Gottwald, la démission des ministres libéraux du gouvernement de coalition démocratique et confie au Parti communiste le soin de nommer de nouveaux ministres, socio-démocrates et communistes, dans un nouveau gouvernement sous son contrôle quasi-exclusif. Le Parlement, épuré, vote la confiance au nouveau gouvernement à l’unanimité. Après des élections biaisées où seuls le PCT et ses affidés peuvent se présenter, il refuse de ratifier la nouvelle Constitution qui consacre la mainmise totale du PCT sur le pays. Il démissionne alors de son poste de président de la République le 7 juin 1948 et meurt le 3 septembre suivant.Benès a fait preuve de beaucoup d'aveuglement devant la montée du nazisme, jusqu'en 1938 et celle du communisme, jusqu'en 1948. Il refusa systématiquement toute alliance ou même simple coopération entre les Pays Danubiens par peur de voir se reconstituer l'Autriche-Hongrie. Sa haine des Habsbourg était telle qu’elle lui fit prononcer ce mot : « "Plutôt Hitler que les Habsbourg! "». Ceci en dit long sur le rejet que cette dynastie avait engendré chez Beneš ; mais aussi chez les Tchèques qui l’ont constamment réélu. Il commit la même erreur à partir de 1945 : fort de l'illusion de l'amitié personnelle de Staline, il pensait que les élections anticipées qui auraient dû se tenir après la démission des ministres libéraux au moment du Coup de Prague auraient marqué un recul des communistes : ""Pas trop! Sinon Staline se fâcherait! "" croyait-il naïvement. Ce recul aurait permis un recentrage de la politique vers l'Ouest. Or, ni Gottwald, ni Staline, n'avait nullement l'intention de lâcher quoi que ce soit. Sa seconde faute fut d'encourager les libéraux dans leur projet de démission avant de les abandonner devant les menaces proférées par Gottwald et l'ambassadeur soviétique Valerian Zorine. Sa nièce, Émilie-Anna Benès épouse Zbignew Brzezinski, le conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter.
Edvard Beneš, dont le nom est souvent francisé en Édouard Bénès ou Benes, est un homme d'État tchécoslovaque, né le à Kožlany et mort le à Sezimovo Ústí. Il est l'un des fondateurs de la Tchécoslovaquie et président de la République tchécoslovaque de 1935 à 1938 et de 1939 à 1948 (en exil de 1939 à 1945, en tant que président du Gouvernement provisoire tchécoslovaque).
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Au début du se pose, en Angleterre, un problème politique nouveau : la persistance de l'opposition entre Whig et Tory. Issu de l'Exclusion crisis de 1681, cet antagonisme perdure alors même que les conflits politiques du siècle précédent s'estompent. Dès 1717, Rapin-Thoyras prend conscience de cette anomalie dans sa "Dissertation on Whigs and Tory". Écrite entre 1733 et 1734, la "Dissertation upon parties" de Bolingbroke résume la perplexité de l'intelligentsia anglaise. Il souligne de prime abord le caractère fondamentalement creux du clivage entre Whigs et Tory :. Loin d'apparaître comme un indicateur de maturité politique, cette division s'avère être une véritable plaie :.Prenant à contre-pied ses contemporains, David Hume sera le premier à défendre dans deux essais publiés en 1742, "Of Parties in General" et "Of the Parties of Great Britain" le rôle institutionnel joué par les Whigs et les Tories dans la vie politique anglaise. Dans "Of the parties", Hume différencie deux types de factions. De prime abord les factions personnelles, centrées sur quelques notabilités, reproduisent leurs inimitiés personnelles. Hume note en effet que. Inversement, les factions réelles, résultent non pas de griefs individuels et subjectifs, mais d'un état de fait objectif. Ces factions réelles peuvent être elles-mêmes subdivisées en trois types. Hume théorise en fin de compte le pluralisme politique comme un phénomène naturel, déduit. Le "Of Parties of Great Britain" constitue à la fois une réponse critique aux théories de Bolingbroke et de Rapin-Thoyras, ainsi qu'une expérimentation des catégories dégagées par le "Of the parties". Hume s'intéresse ici avant tout à l'opposition entre la "Court" et la "Country". Elle résulterait à la fois de principes et d'intérêts distincts :.Les constituants de 1789 reprennent et complètent les analyses de Bolingbroke et de Rapin-Thoyras. À ceci près que les factions ne représentent pas à leurs yeux une menace pour la société actuelle, mais pour la société à venir. En hommes des Lumières, ils aspirent en effet à fonder un ordre social immuable, produit de la raison et de la science. La révolution permet à l'humanité d'accéder définitivement à l'état adulte : au terme de ce bouleversement, les divisions et les changements n'ont plus lieu d'être. Dans un discours prononcé le à l'assemblée constituante, Isaac Le Chapelier résume l'appréhension de ses contemporains :. Au cours de cette même session, Robespierre opposant déclaré à Le Chapelier, défend les sociétés populaires :. Toutefois, sa défense n'est que tactique : il ne tient les partis que pour. Pour les révolutionnaires et pour leurs héritiers, il n'existe de fait que deux partis légitimes : le progrès et la réaction. Et encore cette division n'est-elle que ponctuelle : elle s'estompera naturellement lorsque la révolution l'aura emporté sur la conservation.Les partis politiques au sens moderne du terme sont assez récents. Ils apparaissent à la fin du et au début du. Ils apparaissent en Angleterre avec la réforme électorale de 1832, aux États-Unis vers 1830.La loi Le Chapelier de 1791 qui interdit les associations favorise l’individualisme en politique. Pendant longtemps et dans les premières élections de la, les Français ont élu les hommes influents de leur circonscription : propriétaires terriens, nobles, entrepreneurs... Quand les Républicains parviennent à faire entendre leur message politique, ils sont élus pour leurs orientations face aux problèmes politiques du pays. Ce n’est qu'en 1901 qu’apparaît le premier parti, le Parti républicain, radical et radical-socialiste et en 1905 avec la création de la SFIO. Ce sont deux partis de gauche. La droite met plus longtemps à créer des partis organisés. Pendant longtemps, les partis de droite sont des groupes informels réunis autour de leaders et d’intérêts communs. Ce n’est qu’en 1958 que les partis politiques sont institutionnalisés, l'article 4 de la Constitution française du 4 octobre 1958 prévoyant leurs droits (se former librement, se présenter aux élections, garantie du pluralisme politique) et leurs devoirs (respecter la souveraineté nationale et la démocratie). Maurice Duverger met en avant la distinction entre partis de cadres et partis de masses. Aujourd'hui, ni la Constitution ni la loi ne définissent de façon précise la notion de parti politique. Mais la loi sur la transparence de la vie politique a conduit à déterminer son champ d’application. La jurisprudence du Conseil Constitutionnel et du Conseil d'État, rappelée par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), s'accorde sur la définition suivante : est considérée comme parti politique la personne morale de droit privé qui s’est assigné un but politique : Dans son rapport, "Projet de loi de finances pour 2013 : Vie politique, cultuelle et associative", le rapporteur de la commission des lois, note que la définition de parti, qui n'est pas juridique, pose un problème constitutionnel.Pour pouvoir perdurer et donc avoir le temps de se construire un électorat et un programme politique, les partis doivent se structurer et construire un certain nombre de règles permettant de définir le système de prise de décisions. On trouve généralement un président ou secrétaire général, un trésorier ainsi qu'un comité directeur.On distingue les sympathisants, qui constituent l'électorat traditionnel du parti, des adhérents, militants qui s'investissent directement dans la vie du mouvement. Le plus souvent, les adhérents se réunissent périodiquement et payent une cotisation. Des divisions se cristallisent souvent en conflits d'intérêts entre les différents courants ou entre les militants de bases, qui défendent une certaine orthodoxie idéologique, et les élus ou les cadres généralement plus ouverts aux compromis et aux alliances.En poussant à voter sur un programme plus que sur une candidature, les primaires permettent de lutter contre les plébiscites. Les partis ont pour fonction de désigner les candidats qui les représenteront durant les élections à l'aide de primaires. Le mode de sélection des candidats est souvent considéré comme peu transparent et repose en grande partie sur luttes d'influences que se livrent les personnalités au sein des partis.Dans le système de mandat représentatif, les candidats, une fois élus, n'ont aucun compte à rendre au parti qui les a soutenu durant le processus électoral. Il leur est donc tout à fait possible de le quitter, voire de rejoindre un parti adverse.Malgré la généralisation du droit de vote des femmes dans toutes les démocraties ces dernières décennies, la proportion de femmes élues reste le plus souvent largement inférieure à 50 %. La proportion de femmes élues correspond généralement à leur représentativité dans les partis politiques (nombre de femmes/nombre de militants). L'équilibre de la représentation des sexes dans les candidatures aux élections est un sujet de plus en plus abordé dans les partis occidentaux. Ainsi la loi française impose aux partis politiques un pourcentage minimum de candidates sur les listes. Souvent, le respect ou non de ce pourcentage minimum entraîne, pour le parti, des avantages ou malus sur le plan financier. Le processus électoral conduisant à une certaine uniformisation des candidats élus, on observe des problèmes identiques concernant la représentation des minorités ethniques, des classes d'âges, des classes sociales, des handicapés...Les partis financent les campagnes électorales. Ils ont également besoin de fonds pour assurer leur propre fonctionnement. Cet argent peut provenir de dons de personnes privées ou de financements publics.Les dons privés étaient à l'origine sévèrement réglementés pour limiter l'influence des grandes sociétés sur les élus. Cette situation a entraîné une baisse importante des ressources privées et beaucoup de partis ont utilisé des sources de financements illégales (emplois fictifs, sur-facturation de marchés publics, réseaux françafricains...). Pour remédier à cette situation, le gouvernement a mis en place un financement public dont le montant varie en fonction des derniers résultats électoraux. La loi de 1988 qui permit aux partis politiques de bénéficier d'une personnalité juridique ne mentionnait rien à propos des ressources ; de ce fait cette loi fut modifiée par les lois de 1990, 1993, 1995, 1996, 2003 qui prévoient un financement public et privé. Le financement public est divisé en deux fractions :Le financement des partis politiques en Allemagne est réglementé dans le Parteiengesetz de 1967, modifié en 1984, 2000 et 2002. Les dons ne sont pas limités. Les personnes morales peuvent aussi faire des dons. Il n’y a pas d'organisation pour contrôler les dons comme le CNCCFP en France. En revanche, des dons surpassant la somme de 50 000 euros doivent être publiés immédiatement et des dons entre 10 000 et 50 000 euros sont notés dans le rapport d'activité du parti. Cependant les partis profondément enracinés dans la société allemande touchent des allocations. Cette somme ne peut pas dépasser la rentrée d'argent encaissée par le parti lui-même. De plus, les partis touchent les cotisations régulières.Selon l'article 49 de la Constitution italienne, tous les citoyens ont le droit de s’associer librement en partis pour concourir, selon le mode de la démocratie, démocratiquement à la détermination de la politique nationale. Les partis sont financés par des contributions volontaires des citoyens, qui pourront soit donner un montant équivalent à deux pour mille de leur revenu au parti de leur choix, lors de la déclaration annuelle des revenus, soit effectuer des versements spontanés partiellement défiscalisés. Après des scandales ; cette loi a remplacé celle selon laquelle les partis, après le referendum en 1993, ont pu retrouver des fonds publics sous la forme de remboursement des frais de campagne, payés par tranches et qui ne correspondaient pas exactement aux dépenses réelles.Le monopartisme est une situation où un seul parti exerce le pouvoir effectif. Il se caractérise donc par l'absence d'alternative politique. Cet état de fait peut recouvrir des situations très différentes. Dans les États à parti unique, la loi n'autorise qu'un seul parti, celui du gouvernement. Elle peut parfois tolérer la présence de partis minoritaires si ceux-ci acceptent la prédominance du parti gouvernant. Ce fut le cas en RDA, c'est actuellement le cas en Chine. Il arrive également que les partis d'opposition soient officiellement autorisés, mais que le parti dominant parvienne à se maintenir au pouvoir par la corruption, le clientélisme ou la fraude électorale. Ces pays sont généralement accusés d'utiliser des pratiques contraires aux droits de l'homme contre les opposants politiques. Enfin certains partis peuvent défendre un programme suffisamment consensuel pour qu'il soit accepté par une grande partie de l'électorat. Si les candidats présentés par ces partis sont reconnus pour leur compétence et leur honnêteté, ils peuvent alors se maintenir au pouvoir pendant des décennies tout en respectant scrupuleusement les règles du jeu démocratique. C'est le cas par exemple des sociaux démocrates de Socialdemokratiska Arbetarepartiet (SAP) en Suède. De même au Japon, le parti libéral démocrate a été au pouvoir de 1955 à 2009 (sauf en 1993-1994), l'électorat se retrouvant dans les différentes factions qui le compose.Le bipartisme concerne des pays de tradition anglo-saxonne comme les États-Unis ou la Jamaïque dans lesquels deux partis dominent la vie politique, et où il est quasiment impossible aux autres partis de remporter une élection. Dans cette situation, les deux partis en opposition sont généralement de vastes coalitions qui cherchent à présenter des programmes les plus larges possibles. Généralement, ces deux coalitions se comparent l'une par rapport à l'autre en utilisant le traditionnel axe droite-gauche : liberté d'entreprise, baisse des charges d'un côté ; intervention importante de l'État dans l'économie de l'autre.Dans des nations comme le Canada ou le Royaume-Uni, coexiste à côté des deux partis historiques dominants, un troisième parti possédant un poids électoral non négligeable et qui commence à percer. Ce troisième parti peut occasionnellement arriver en deuxième place aux élections mais n'a encore jamais exercé le pouvoir. Dans de rares cas comme celui de la Finlande il peut exister un système tri-parti stable, dans lequel chacun des partis a pu arriver alternativement en tête des élections. Il est très rare que quatre partis puissent coexister et former des gouvernements indépendamment. Les partis sont alors obligés de passer des accords pour former un gouvernement de coalition. Ce dernier cas est la règle en Belgique, ou chaque tendance politique a un parti francophone et un parti néerlandophone.En Suisse, la culture politique est collégiale. Celle-ci est une conséquence des droits politiques d'initiative et de référendum, qui forcent les partis à trouver une solution équilibrée pouvant être acceptée également par les partis minoritaires. En effet, le Parlement préfère souvent céder un peu de terrain sur un projet plutôt que de risquer le référendum, pouvant conduire à un échec total du projet.Pour créer un parti politique, il faut créer une association à caractère politique en respectant les modalités de la loi de 1901. Elle doit, comme une association classique, être déclarée en préfecture afin que le parti politique dispose de la personnalité morale et de la capacité juridique. Cette déclaration doit aussi être publiée au "Journal officiel des associations" (JOAFE). Pour que le financement des partis politiques soit légal, il faut créer une association de financement (association loi de 1901) ayant pour objet exclusif de recueillir les fonds destinés au financement des activités politiques du parti ou alors désigner un mandataire financier, personne physique déclarée en préfecture. Un parti politique a donc des droits privés qui se soumet à la législation sur le financement des partis politiques et qui soit bénéficie de don ou de l’aide publique, soit a désigné un mandataire et dépose ses comptes chaque année à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.La représentativité d'un parti peut être très différente à l'échelon national et à l'échelon local. S'il est généralement nécessaire de bénéficier d'une bonne implantation locale pour remporter des élections nationales, certains partis mineurs à l'échelon national peuvent avoir un poids important lors des élections locales. C'est le cas des partis autonomistes par exemple, ou encore des partis dont la notoriété repose essentiellement sur une personnalité locale (en France : Mouvement écologiste indépendant, Debout la France). Durant les, des partis politiques se sont structurés en associations internationales, regroupant des partis politiques de même obédience. Il s'agit en particulier des Internationales, spécialement celles fondées sur l'Association internationale des travailleurs en 1864, aussi appelée Première Internationale.
Un parti politique est un groupe de personnes possédant des idées politiques communes réunis en association. Il peut chercher à influencer le gouvernement en place, en le soutenant si celui-ci en est issu, ou en s'y opposant. Il nomme également ses propres candidats aux différentes élections et en tentant d'obtenir des mandats politiques. Un parti politique peut aussi influencer l'opinion publique. Il peut être présent au Parlement.
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Karel Čapek naît en Bohême et fait ses études secondaires à Hradec Králové, qu'il doit quitter pour Brno à la suite de la découverte du cercle anti-autrichien dont il faisait partie. Il étudie à la faculté de philosophie de l'université Charles et à l'université Friedrich Wilhelm à Berlin puis à la faculté des lettres de l'université de Paris. Sa thèse, soutenue en 1915, porte sur "Les méthodes esthétiques objectives en référence aux arts appliqués". Il est réformé en raison de problèmes de dos (qu'il aura durant le reste de sa vie), et dispensé de participer aux combats lors de la Première Guerre mondiale qui néanmoins l'influencent et l'inspirent. En 1917, il est tuteur du fils du comte Lazansky puis journaliste pour les journaux "Národní listy" (1917–1921), "Nebojsa" (1918–1920), "Lidové noviny" (à partir de 1921). Il publie en 1922 le roman T"ovarna na Absolutno" ("La fabrique d'Absolu"). Dans ce roman entre science-fiction et fantaisie satirique dirigée contre l'intégrisme religieux, il imagine qu'en tentant de désintégrer les atomes pour réaliser des générateurs d'énergie, l'homme sépare accidentellement l'Esprit de la Matière. Les « carburateurs », source d'énergie simple, bon marché et d'emploi universel, sont produits en très grande quantité, générant des profits colossaux. L'Absolu se répand alors comme un gaz toxique et contamine la population mondiale, en commençant par les classes intellectuelles et urbaines. Seuls les paysans tchèques, obstinément matérialistes et attachés à vendre à meilleur profit leurs pommes de terre, semblent échapper à la folie qui bientôt embrase le monde. Une véritable fièvre de la spiritualité religieuse, toutes religions confondues, s'empare de la planète, les sectes se développent, l'irrationnel prévaut et déclenche une série de guerres de religion sanglantes et de révoltes menées par des illuminés mystiques, avant que la destruction systématique des « carburateurs » atomiques ne ramène la paix dans un monde dévasté. De 1925 à 1933 il est président du PEN club tchécoslovaque. Le, il se marie avec son amie, l'actrice Olga Scheinpflugová, rencontrée pendant l'été 1920. En 1936 il publie "La Guerre des salamandres" qui met en scène une guerre entre l'homme et l'animal ; c'est une satire du contexte politique de l'époque, le nazisme, l'antisémitisme, la croyance dans le progrès. L'œuvre anticipe également les problèmes écologiques. En 1938, à la suite des accords de Munich, l'annexion des Sudètes par les troupes nazies touche profondément le démocrate nationaliste qu'il est. Après s’être remis du premier choc, il essaie d’excuser les actes du gouvernement et du président dans la situation, qui selon Čapek, n’offrait pas d’autres solutions excusables. Il considère comme déplacé, dans la situation de l’époque, de chercher les coupables. Il s’efforce, par ses activités, d’empêcher la division du peuple, et tâche de maintenir son union. Après la démission du président Beneš, il reste le seul symbole visible de la Première République et joue souvent le rôle de « bouc émissaire ». Il reçoit de nombreuses lettres et appels téléphoniques anonymes d’insultes. Les vitres de sa maison sont régulièrement cassées. Le il publie, à la suite des attaques contre sa personne, son essai "Comment ça s’est passé" dans "Lidové noviny" (Le Quotidien du peuple). Il passe les trois dernières années de sa vie à Stará Huť u Dobříše, où l'on trouve aujourd’hui un monument à son nom. Il meurt d'un œdème pulmonaire quelques mois avant son arrestation planifiée par la Gestapo. Il est enterré au cimetière de Vyšehrad à Prague. Il était le troisième sur la liste de la Gestapo des personnes à arrêter et seule sa mort précoce le délivre du destin tragique qui l'attendait. Son frère Josef est arrêté pour activités anti-fascistes et envoyé en camp de concentration en 1939, peu après l'invasion de la Tchécoslovaquie qui fait suite aux accords de Munich. Josef meurt au camp de Bergen-Belsen en avril 1945. "Voyage vers le Nord", récit d'un voyage en Scandinavie illustré de dessins sera publié en 1939 à New-York. Ses œuvres sont mises à l'index durant les années d'après-guerre par le régime communiste qui considère d'un mauvais œil cet auteur anti-totalitaire, qui avait publié un article, "Pourquoi je ne suis pas communiste", en 1924.En 1995, il a reçu, "in memoriam", l’Ordre de Tomáš Garrigue Masaryk. Čapek était un très bon photographe amateur dont témoignent, mis à part de photos connues publiées dans "Dášenka" (recueil de proses sur la vie d’un chiot Dášenka), des photos de personnalités (du président Masaryk et d’autres "pátečníci" (Les hommes de vendredi, le cercle littéraire et politique qui se réunissait dans le jardin de maison de Karel Čapek tous les vendredis après-midi de 1921 jusqu’à sa mort). Karel, photographe amateur, fut l'auteur d’une des publications photographiques les plus vendues de l’époque de la Première République, "Dášeňka čili Život štěněte", publiée en 1933. Moins connue est sa passion pour la musique ethnique en lien avec son intérêt pour les cultures étrangères. C'était un collectionneur important ; toute sa collection fut offerte par ses héritiers en 1981 à Náprstkovo muzeum (en tout, 462 vinyles 78 tours, et 115 catalogues de maison de disques mondiales). Après 1990, les enregistrements furent numérisés avec le soutien de l‘UNESCO et les meilleurs ont été édités sur cinq CD. La paternité du mot « robot », terme qui s’est répandu dans le monde avec la pièce de théâtre "R.U.R." appartient à son frère Josef. Karel Čapek pensait plutôt au mot « laboř ». Le mot robot est d’origine slave et provient du verbe "robotovat" (travailler). En 1988, un colloque lui est consacré à l'Université libre de Bruxelles, les et, à l'occasion du cinquantième anniversaire de sa mort. En 1989, un film biographique sur Karel Čapek est sorti au cinéma, "Člověk proti zkáze" ("L’Homme contre la destruction"). Les réalisateurs étaient Štěpán Skalský et Jaromír Pleskot. Le héros principal était interprété par Josef Abrhám, son frère Josef par František Řehák, Olga Scheinpflugova interprétée par Hana Maciuchová et le personnage de T. G. Masaryk par Svatopluk Beneš. Ce n'est qu'en 2009, donc 70 ans après la mort de Čapek, qu'a été éditée la riche correspondance entre l’auteur et l’avocat Jindřich Groag sur le thème du pacifisme et du refus du service militaire. Karel Čapek fut proposé sept fois pour le prix Nobel de littérature, entre 1932 et 1938.Karel Čapek écrivit avec humour et intelligence sur une grande variété de sujets. Son œuvre n'est pas uniquement connue pour sa description exacte de la réalité mais pour ses études sur la langue tchèque, et deviendra immortelle pour avoir participé à la naissance de la science-fiction avant qu'elle ne devienne un genre littéraire à part entière.Comme toute l'intelligentsia tchécoslovaque de son temps, Čapek est francophile et participe à la diffusion de la culture française dans son pays.
Karel Čapek (), né le à Malé Svatoňovice dans la région de Hradec Králové en royaume de Bohême et mort le à Prague, est l'un des plus importants écrivains tchécoslovaques du. Le mot "robot", qui apparaît pour la première fois dans sa pièce de théâtre de science-fiction "R. U. R." en 1920, sous-titre en anglais du titre tchèque "Rossumovi univerzální roboti", a été inventé par son frère Josef à partir du mot tchèque "robota", qui signifie « travail » ou « servage ».
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L'une des premières apparitions d'un symbole pour indiquer l'absence de tout élément se trouve dans l'Aṣṭādhyāyī, traité de grammaire en sanskrit attribué au grammairien Pāṇini et rédigé au plus tard au. La plupart des formes nominales du sanskrit peuvent être représentées par des segments phonétiques réels selon la séquence racine + suffixe de thème + suffixe flexionnel. Certaines des formes nominales échappent cependant à cette règle. Ainsi le mot "bajham" ("partage") est formé de la racine "bajh-" et du suffixe flexionnel "-am" sans faire intervenir de suffixe de thème pour sa formation. L'auteur de l'Aṣṭādhyāyī a choisi d'indiquer son absence en la représentant par un symbole.Il est apparu trois fois dans l’histoire des systèmes de numération élaborés par différents peuples et civilisations. La première apparition du zéro en Mésopotamie semble remonter au, à l’époque des Séleucides. Il n’était cependant pas utilisé dans les calculs et ne servait que comme chiffre (marquage d’une position vide dans le système de numération babylonienne). Ignoré par les Romains, il fut repris et mieux utilisé encore par les astronomes grecs. Les inscriptions sur os et écailles (jiaguwen) découvertes dans la région de Anyang, dans l’actuelle province du Henan, à la fin du, nous apprennent que, dès les, les Chinois utilisaient une numération décimale de type « hybride », combinant neuf signes fixes pour les unités de 1 à 9, avec des marqueurs de position particuliers pour les dizaines, centaines, milliers et myriades. Au, en Chine antique, la "numération à bâtons" utilise des espaces entre les chiffres pour représenter les zéros. La troisième fois fut celle dont nous sommes toujours héritiers, vraisemblablement dans le monde indien au ou même avant. La première trace écrite conservée du 0 se trouverait dans le manuscrit de Bakhshali ( ou siècle ).Son usage moderne, à la fois comme chiffre et comme nombre, est hérité de l’invention indienne des chiffres nagari vers le. Le mot indien désignant le zéro était "śūnya" ("çûnya"), qui signifie « vide », « espace » ou « vacant ». Le mathématicien et astronome indien Brahmagupta est le premier à définir le zéro dans son ouvrage Brâhma Siddhânta. Ce mot, d'abord traduit en arabe par « ṣifr », ce qui signifie « vide » et « grain », a ensuite donné en français les mots chiffre et zéro (de par la traduction de "sifr" en l’italien "zephiro", à partir duquel a été formé "zevero" qui est devenu "zero").. Comme l’indique l’étymologie, son introduction en Occident est consécutive à la traduction de mathématiques arabes, notamment les travaux d’al-Khwārizmī, vers le. En 976, Muhammad Ibn Ahmad, dans ses "Clés des Sciences" suggère d'employer un petit cercle pour. Les chiffres indiens sont importés d’Espagne en Europe chrétienne aux environs de l’an mil par Gerbert d’Aurillac, devenu le pape. Le zéro ne se généralise pas pour autant dans la vie courante, les chiffres indiens servant surtout à marquer les jetons d’abaque de 1 à 9. Leonardo Fibonacci a une influence déterminante. Il reste plusieurs années à Béjaïa, en Algérie, et étudie auprès d’un professeur local. Il voyage également en Grèce, en Égypte, dans le Proche-Orient et confirme l’avis de sur les avantages de la "numération de position". En 1202, il publie le "Liber Abaci", recueil qui rassemble pratiquement toutes les connaissances mathématiques de l’époque et qui, malgré son nom, enseigne à calculer sans abaque. Dans son ouvrage "Zéro, la biographie d'une idée dangereuse", Charles Seife explique en quoi le zéro a permis la compréhension de nombreux concepts dans plusieurs domaines en plus des mathématiques, notamment la thermodynamique et la mécanique quantique ; entre autres, les travaux de Isaac Newton, Gottfried Wilhelm Leibniz, Richard Swineshead et Nicole Oresme à propos des suites mathématiques, lient étroitement zéro avec l'infini.Le zéro est utilisé par les Mayas durant le, comme chiffre dans leur système de numération de position, comme nombre et comme ordinal dans le calendrier, où il correspond à l’introduction des mois. En les confondant dans une transcription unique, Sylvanus Morley a masqué qu’il s’agit de deux concepts et de deux zéros différents. L’un correspond à un zéro ordinal des dates, l’autre est un zéro cardinal des durées, jamais confondus dans leurs usages par les scribes.Des tests appropriés permettent d'évaluer la capacité des animaux à compter, à évaluer si un nombre est plus grand qu'un autre, et même à considérer le zéro (l'absence d'items) comme un nombre inférieur aux autres. Cette capacité a été démontrée chez les gris du Gabon, chez les singes rhésus et chez les abeilles domestiques.La graphie « 0 » n’est pas la seule utilisée dans le monde ; un certain nombre d’alphabets utilisent des graphies différentes. Voici le zéro en afficheur 7 segments : On utilise des conventions typographiques comme le zéro barré ou le zéro pointé afin d'éviter de confondre ce chiffre avec d'autres glyphes.Il est aujourd’hui à la base de système de mesure de la température : Il n’y a pas d’année zéro dans le calendrier grégorien. En effet, l’usage du en Europe est postérieur à la création de l’anno Domini par Dionysius Exiguus au. Cependant pour simplifier les calculs d’éphémérides, les astronomes définissent une qui correspond à l’année -1 des historiens, l’an -1 des astronomes correspondant à l’an -2 des historiens et ainsi de suite... C’est ainsi que le et le ont commencé le. Minuit peut se noter 00:00.Dans la base dix que l’on utilise, le chiffre le plus à droite indique les unités, le deuxième chiffre indique les dizaines, le troisième les centaines, le quatrième les milliers... Le zéro joue donc un rôle particulier dans le système arithmétique positionnel, quel qu’il soit du reste. Rappelons que l’usage de la, en provenance de l’Inde, s’est imposé en France par rapport à d’autres bases, par exemple 12 et 60 qui étaient utilisées dans certaines civilisations, le système vicésimal ayant laissé des traces dans la langue française, et le système duodécimal des modes de calcul chez les Britanniques. Lorsqu’il y a des unités résiduelles, par exemple dans trente-deux (32), le chiffre des unités (2) permet de comprendre que l’autre chiffre (3) indique les dizaines. Si l’on a un nombre entier de dizaines (par exemple trois dizaines, trente), il n’y a pas d’unité résiduelle. Il faut donc un caractère qui permette de marquer que le 3 correspond aux dizaines, et ce caractère est le 0 ; c’est ainsi que l’on comprend que « 30 » signifie « trois dizaines ». On aurait pu utiliser n’importe quel autre caractère, par exemple un point ; ainsi, deux-cent trois se noterait « 2.3 ». L’utilisation d’un caractère « bouche-trou » remonte à la numération babylonienne, comme indiqué ci-dessus, mais il ne s’agit pas du concept d’« absence de quantité », il s’agit juste d’une commodité de notation. Dans la numération romaine, cet artifice n’est pas utile puisque les unités (, ), les dizaines (, ), les centaines (, ) et les milliers () sont notés avec des caractères différents. En contrepartie, la notation de nombres supérieurs à devient problématique et les reconnaissances de structures pour le calcul mental rapide bien plus pénibles.Le fait d’exprimer l’absence de quantité par un nombre n’est pas une évidence en soi. L’absence d’un objet s’exprime par la phrase « il n’y en a pas » (ou « plus »). Les nombres sont déjà une abstraction : on ne s’intéresse pas à la qualité d’un objet, mais juste à sa quantité, la dénombrabilité (le fait que des objets soient similaires mais distincts). Avec le zéro, on va jusqu’à nier la quantité. Lorsque l’on additionne ou multiplie deux nombres, on a derrière l’image de regrouper deux tas d’objets semblables, deux troupeaux. Cette image ne tient plus lorsque l’on manipule le zéro. L’invention du zéro a permis l’invention des nombres négatifs.Zéro est le premier nombre entier naturel, dans l'ordre usuel. Il est divisible par tout autre entier relatif. Pour tout nombre réel (ou complexe) formula_1 :
Zéro est un chiffre et un nombre. Son nom a été emprunté en 1485 à l’italien "zero", contraction de "zefiro", issu du latin médiéval "zephirum", qui représente une transcription de l’arabe "ṣĭfr", le vide. Le zéro est noté sous forme d’une figure fermée simple : 0.
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Fils de Arthur John Lawrence, un mineur, et de Lydia Beardsall, David Herbert Richards Lawrence voit le jour à Eastwood, dans le Nottinghamshire, le 11 septembre 1885. Après l'école primaire, il poursuit sa scolarité à la "Nottingham High School" de 1898 à 1901. De 1902 à 1906, Lawrence enseigne dans le primaire, dans une école d'Eastwood. En 1908, il obtient son certificat d'aptitude au professorat à l'université de Nottingham. Durant ses premières années professionnelles, il écrit ses premiers poèmes et quelques nouvelles. En 1908, il s'installe près de Londres, pour enseigner à Croydon. Ses écrits sont remarqués par Ford Madox Ford, puis par Edward Garnett, deux critiques littéraires, à la fois écrivains et éditeurs. Après une sévère pneumonie en 1911, Lawrence décide de se consacrer pleinement à la littérature. De retour à Nottingham en 1912, il rencontre la baronne Frieda von Richthofen, l'épouse d'un de ses anciens professeurs. De six ans son aînée, Frieda l'initie aux plaisirs charnels, alors qu'il lui fait découvrir la poésie. Il l'épouse deux ans plus tard, après un périple, riche en péripéties, en Allemagne et en Italie.Juste après la guerre, en 1919, Lawrence quitte l'Angleterre et mène une vie d'errance. Il voyage ainsi en Australie, en Italie, à Ceylan, aux États-Unis, au Mexique et dans le Sud de la France. La première étape de son voyage le mène en Italie, dans la région des Abruzzes, puis à Capri et à Taormina en Sicile. Depuis la Sicile, il rayonne en Sardaigne, à Malte, dans le nord de l'Italie, en Autriche et dans le sud de l'Allemagne. Profitant de ses voyages pour expérimenter de nouvelles sensations, Lawrence continue à écrire régulièrement. Pendant cette période, il écrit notamment "Women in Love" (Femmes amoureuses), et "The Lost Girl" (La Fille perdue). Répondant en 1922, à l’invitation d'une riche Américaine, le couple s’embarque pour les États-Unis. Après une escale à Ceylan, puis une autre en Australie, qui inspire l'auteur pour ses romans "Kangaroo" et "Jack dans la brousse", ils font escale en Nouvelle-Zélande, et enfin à Tahiti. En septembre 1922, ils débarquent en Amérique, où ils demeurent jusqu’en 1925. En mai 1923, Lawrence et Frieda s’installent au Mexique, près de Guadalajara, où l’auteur s’intéresse à la civilisation amérindienne. Il écrit alors "Le Serpent à plumes". À l’automne, le couple regagne l’Europe, visite Paris et Baden-Baden. L'année suivante, ils repartent pour New York, en compagnie d’une jeune anglaise, Dorothy Brett. En 1925, l'auteur écrit "St Mawr" ("L’Étalon"). Apprenant qu’il est condamné par la tuberculose, Lawrence regagne l’Europe à l’automne. Le couple mène dès lors une vie errante, en Angleterre, Allemagne, France, Espagne, Suisse et surtout Italie. En 1926, Lawrence publie "The Plumed Serpent". Il effectue son dernier séjour en Angleterre. À Florence, les époux Lawrence se lient d’amitié avec Aldous Huxley et son épouse.Lawrence a écrit son dernier roman plusieurs fois. Trois versions en seront finalement publiées : Lawrence était gravement malade, atteint d'une tuberculose pulmonaire, incurable à l'époque. Il l'apprend de son médecin en 1925. Il souffre d'hémoptysie en et écrit alors très vite la version puis la publie. Le livre fait scandale, il est saisi pour « obscénité » fin par les autorités britanniques et américaines. Une édition est publiée en à Paris. Il faudra attendre 1959 à New York (Grove Press) et 1960 à Londres (Penguin) pour que paraisse dans ces pays une version non expurgée du texte, les deux fois après procès. Il faut citer la dédicace des éditions Penguin : En France, le livre est traduit par F. Roger-Cornaz en 1932 et publié par Gallimard. En 1929, Lawrence publie "Pansies" ("Pensées"), un recueil de poèmes qui est confisqué par la justice.Une exposition de ses peintures provoque un scandale à Londres, et ses tableaux sont saisis par la police. Il écrit alors "Pornographie et obscénité". Pour son honneur et la défense de son œuvre, il publie "A Propos of Lady Chatterley’s Lover" ("Défense de Lady Chatterley") en 1930. Rattrapé par la maladie, Lawrence s’éteint le 2 mars 1930, à Vence, où il séjourne en compagnie de son épouse Frieda et des Huxley.Lawrence est reconnu comme l'un des plus grands auteurs et romanciers britanniques, mais également comme l'un des meilleurs auteurs de récits de voyage. En 1921, il écrit "Sardaigne et Méditerranée", un récit du mode de vie des Méditerranéens.Sont ici indiqués les romans, pièces de théâtres, recueils de nouvelles, de poèmes, d'articles ou d'essais selon leur date de parution.Sont indiquées les principales compilations en langue anglaise et française.
David Herbert Lawrence, plus connu comme D. H. Lawrence, ( à Eastwood au Royaume-Uni - à Vence en France) est un écrivain britannique. Auteur de nouvelles, romans, poèmes, pièces de théâtre, essais, livres de voyage, traductions et lettres, il est célèbre notamment pour son roman "L’Amant de lady Chatterley".
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L'une des plus anciennes tautologies est celle que YHWH utilise pour se révéler à Moïse en disant « je suis celui qui est » (Bible en Ex 3:13-14). La tautologie (comme ses divers effets voisins), lorsqu'elle est intentionnelle, utilisée comme un slogan ou effet de rhétorique, vise à renforcer l'expression de la pensée. C'est le cas de beaucoup de celles qui sont énoncées plus loin, qu'il s'agisse de renforcer le propos (« vu, de mes yeux vu ») ou de faire rire (« Mais le mal que j'y trouve, c'est que votre père est votre père »). C'est ainsi qu'une tautologie, parce qu'elle est vraie, peut servir à faire passer de fausses idées, en profitant de l'impression de vérité et d'évidence qu'elle dégage. Eugène Ionesco, dans sa pièce "Rhinocéros", montre ce procédé en bafouant les lois de la logique à l'aide de tautologies et syllogismes fumeux mais corrects du point de vue grammatical et « mécanique » ; : « J'ai de la force parce que j'ai de la force. » Karl Marx, dans "Le Capital", Livre, En fait, elle peut tout aussi bien servir de mode de manipulation qu'être utilisée au second degré, comme un clin d'œil.En logique mathématique, le terme a pris un sens technique qui peut s'écarter du sens commun.<br> En calcul propositionnel, à la suite du "Tractatus logico-philosophicus" de Wittgenstein paru en 1921, on appelle "tautologie (du calcul propositionnel)" une proposition (ou énoncé) toujours vraie, c'est-à-dire vraie quelle que soit la valeur de vérité, vraie ou fausse, de ses constituants élémentaires. Dit autrement, la table de vérité de cet énoncé prend toujours la valeur vrai. Par exemple « s'il fait beau, alors il fait beau » qui est de la forme « si A, alors A » (ou « A implique A ») est une tautologie. Les tautologies ainsi définies peuvent paraître sans réelle signification, n'apporter aucune information. Si c'est bien le cas de celle précitée, les tautologies propositionnelles peuvent tout de même être bien plus complexes. Affirmer que « de A,..., A on déduit "B" », revient à affirmer que la proposition « si A,..., si A alors "B" » est une tautologie. Or, comme le remarque Kleene le raisonnement logique ordinaire revient à manier de telles relations de déduction (pas forcément dans le cadre du calcul propositionnel). Il reste qu'en calcul propositionnel classique, la question de savoir si un énoncé donné est une tautologie est décidable, c'est-à-dire que cette question peut être théoriquement résolue de façon purement mécanique, par exemple par les tables de vérité. Cependant, ce problème est co-NP-complet, le temps de calcul devient rapidement prohibitif (du moins dans l'état actuel des connaissances). En calcul des prédicats, on appelle "universellement valide" un énoncé (formule close) qui est vrai dans tous les modèles (où elle a un sens). Cette notion n'est pas en général décidable, la vérité ne se définit pas de façon mécanique, les modèles pouvant être infinis. Aussi, un usage courant en logique mathématique est d'appeler "tautologie du calcul des prédicats" une formule close obtenue à partir d'une tautologie du calcul propositionnel en substituant aux variables propositionnelles des formules du calcul des prédicats. Par exemple, "P" étant un prédicat à une place, « Pour tout "x" "P"("x") implique Pour tout "x" "P"("x") » est une tautologie obtenue à partir de la tautologie propositionnelle précédente. Une telle formule est bien universellement valide, mais une formule peut être universellement valide sans être une tautologie. Par exemple « Pour tout "x" "P"("x") implique Il existe "x" "P"("x") » est universellement valide (les modèles sont supposés toujours avoir au moins un élément), mais n'est pas une tautologie. Comme les tautologies sont décidables, cela a un sens de formaliser la déduction en prenant pour axiomes toutes les tautologies du calcul des prédicats.En mathématiques, on utilise l'adjectif « tautologique » pour désigner des structures qui émergent naturellement de la définition de certains objets. Par exemple :Selon Michèle Zacharia, auteure d'un livre sur l'expression écrite, "la tautologie est au pléonasme ce que l'amphibologie est à l'ambiguïté".Ce type de tournure est généralement implicite de par la forme de phrase employée, souvent pour en faire un slogan, notamment dans le domaine publicitaire, apportant ainsi un effet comique ou attrayant :Les tournures, qui suivent, sont, d'un point de vue lexical, des pléonasmes, c’est-à-dire qu'elle contiennent de la redondance, du trop plein d'information, de l'emphase, de la superfluité, de l'excès ou de la superfétation. Néanmoins, elles sont entrées dans l'usage et ne sont plus alors senties comme des pléonasmes.Ce sont des tautologies par oubli ou méconnaissance de sens ou d'origine des mots : En fait ces tautologies n'en sont pas, sinon pour des pédants, l'étymologie étant oubliée. Le nom d’un lieu peut exprimer une idée dans une langue oubliée, les nouveaux locuteurs introduiront une répétition alors dans le nouveau nom. Mais dans la plupart des cas, c'est une traduction, non une tautologie.La plupart de ces expressions lexicalisées ne sont pas des tautologies.
La tautologie (du grec ancien, composé de, « la même chose », et, « dire » : le fait de redire la même chose) est une phrase ou un effet de style ainsi tourné que sa formulation ne puisse être que vraie. La tautologie est apparentée au truisme (ou lapalissade) et au pléonasme.
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La diversité des situations rend difficile l'élaboration d'une définition générale, mais on peut définir une personne morale comme une entité qui peut être titulaire de droits et d'obligations. Une personne morale est généralement constituée par un regroupement de personnes physiques ou morales qui souhaitent accomplir quelque chose en commun, mais il peut aussi s'agir d'un regroupement de ou d'une personne morale constituée par la volonté d'une seule personne. À la différence des personnes physiques, il existe plusieurs catégories nommées de personnes morales, de forme et de capacité juridique variables. De nombreux systèmes juridiques reconnaissent l'existence des personnes morales, mais les règles les concernant varient beaucoup de l'un à l'autre. Elles peuvent être créées à l'initiative de personnes privées ou par des autorités publiques. Dans le premier cas, elles sont soumises au droit privé et on parle alors généralement de « personnes morales de droit privé ». Dans le second, elles sont la plupart du temps soumises à un régime de droit public et on parle dans ce cas de « personnes morales de droit public ». Il existe aussi des personnes morales en droit international public (voir sur ce dernier point les sujets du droit international). La personnalité morale confère à la personne morale nombre d'attributs reconnus aux personnes physiques, comme le nom, un patrimoine ou un domicile. La personnalité morale permet notamment : La capacité juridique des personnes morales peut être plus ou moins étendue. Par exemple, en droit français, la loi du confère la personnalité morale aux associations déclarées. On parle de « petite personnalité » : cela permet à l'association d'encaisser des ressources (principalement les cotisations des membres, ou les éventuelles subventions publiques) et d'acquérir les bâtiments « strictement nécessaires à l'accomplissement du but qu'elle se propose ». Toute personne morale est représentée par au moins une personne physique habilitée à l'engager (président par exemple), mais cette responsabilité peut être partagée entre de nombreux acteurs, particulièrement s'il s'agit d'engager un État tout entier. Dans ce cas, le pouvoir des différentes personnes peut être circonscrit à un domaine précis.Dans sa rédaction initiale, le code civil ignorait la personnalité morale, le droit français connaît actuellement des formes extrêmement diverses de personnes morales. La distinction la plus classique oppose les personnes morales de droit public et celles de droit privé. En droit français, une personne morale peut aussi être soumise à une forme de contrôle par une autre personne morale, comme dans le cas de la tutelle administrative.Les personnes morales soumise au droit public sont investies d'une mission d'intérêt général et titulaires de prérogatives privées. Elles comprennent l'État, les collectivités territoriales (communes, départements, régions, collectivités d'outre mer) et les établissements publics (établissements d'assistance — hôpitaux, centres communaux d'aide sociale —, établissements culturels — universités, lycées —, certains établissements corporatifs — chambres de commerce et d'industrie, de métiers et de l'artisanat, ou d'agriculture).Les personnes morales soumises au droit privé regroupent des groupements extrêmement nombreux et diversifiés qui, pour la plupart, présentent cette particularité que leur existence suppose nécessairement qu'ils acquièrent la personnalité juridique. Toutes les branches du droit privé utilisent la notion de personne morale et chacune sécrète ses propres catégories. Si certaines présentent un caractère très général comme la société (société civile, société commerciale ou société agricole) et l'association, d'autres relèvent principalement, pour s'en tenir aux plus usuelles, du droit civil (fondations, syndicats de propriétaires), du droit commercial (groupements d'intérêt économique) ou du droit social (syndicats professionnels, comités d'entreprise ou comité social et économique).Existe une catégorie intermédiaire, les personnes morales de droit mixte, qui empruntent des éléments au droit public et au droit privé. Ainsi, certains établissements publics (entreprises nationalisées, services industriels et commerciaux) voient leur activité régie par le droit privé quand, à l'inverse, des personnes morales organiquement de droit privé sont investies de prérogatives de puissance publique (ordres professionnels, certaines associations).En droit québécois, les personnes morales possèdent la personnalité juridique, c'est-à-dire qu'elles peuvent être titulaires, de la même manière que les personnes physiques, de droits et d'obligations. Le Code civil du Québec divise les personnes morales en personnes morales de « droit public » ou de « droit privé ». Si les personnes sont généralement soumises au droit public et les deuxièmes au droit privé, la grande partie des règles juridiques sont similaires pour les deux catégories, contrairement au droit français. Au Québec, la personnalité morale doit être prévue dans une loi. À titre d'exemple, les entités suivantes bénéficient de la personnalité morale :
En droit, une personne morale est une entité dotée de la personnalité juridique, ce qui lui permet d'être directement titulaire de droits et d'obligations en lieu et place des personnes physiques ou morales qui la composent ou qui l'ont créée (par exemple : entreprises, associations...).
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À l'origine, « Alighieri » s'écrivait « Allighieri », avec deux « L ». Le second « L » a été omis sans doute par aisance typographique. L'ancienne orthographe est cependant utilisée sur le piédestal de la statue du portique du piazzale des Offices, à Florence. De même, la'd'Ugo Foscolo, éditée par la'en 1852, est attribuée à « Dante Allighieri ».Durante (syncopé en « Dante ») degli Alighieri naît entre la mi-mai et la mi-juin 1265 dans la famille florentine des Alighieri (dont le nom, dans sa forme originale, est "Alaghieri"), favorable à la faction des guelfes (favorables au pape) et qui aurait joué un rôle important dans la vie de la cité. Son père, Alighiero di Bellincione, était un guelfe blanc, mais il ne souffrit pas de la vengeance des gibelins, favorables à l'empereur, après leur victoire à la bataille de Montaperti, et ce salut donna un certain prestige à la famille. La mère de Dante, Bella degli Abati, ("Bella" est un diminutif de "Gabriella", mais signifie aussi « belle physiquement »), mourut en 1278, alors que Dante avait treize ans (le père mourut quatre ans plus tard, en 1282). Alighiero emménagea peu de temps après avec une nouvelle compagne, Lapa di Chiarissimo Cialuffi, et eut avec elle deux enfants, le demi-frère de Dante, Francesco, et sa demi-sœur, Tana (Gaetana). Quand Dante eut 12 ans, en 1277, son mariage fut négocié avec Gemma, fille de "Messer" Manetto Donati, qu'il épousa ensuite. L'éducation de Dante est peu connue ; on présume qu'il étudie à domicile. Il séjourne sans doute quelque temps à Bologne et reçoit à Florence les enseignements des écoles franciscaines de Santa Croce et de Rémi de Florence et des écoles dominicaines de Santa Maria Novella et de Brunetto Latini. Il rencontre des poètes et noue une solide amitié avec Guido Cavalcanti. Il est quasi certain qu'il étudie la poésie toscane, au moment où l'école poétique sicilienne, un groupe culturel originaire de Sicile, a commencé à être connue en Toscane. Ses centres d'intérêts le portent à découvrir les ménestrels, les poètes provençaux et la culture latine. Évidente est sa dévotion pour Virgile, écrit-il dans la "Divine Comédie". Au cours du Moyen Âge les régions d'Italie unifiées sous l'Empire romain se séparent progressivement, laissant une douzaine de petits États, de sorte que la Sicile est aussi éloignée (culturellement et politiquement) de la Toscane que celle-ci l'est de la Provence : les régions ne partagent ni la même langue, ni la même culture et les communications sont difficiles. Dante a de nombreux enfants avec Gemma, il est probable que seuls Jacopo, Pietro et Antonia aient été ses enfants légitimes. Antonia entre dans les ordres sous le nom de sœur Béatrice. Un autre homme, Giovanni, se réclame de sa filiation et l'accompagne lors de son exil, mais aucune preuve n'existe que ses prétentions soient justifiées.C'est en 1274 que Dante aurait rencontré pour la première fois Béatrice. De son vrai nom Beatrice (dite « Bice ») di Folco Portinari, elle épouse un certain Simon de Bardi et meurt en 1290. On sait peu de chose d'un amour dont l'histoire est sublimée dans "", (composé entre 1292 et 1294) dans laquelle il décrit sa première rencontre avec Béatrice, âgée seulement de neuf ans, puis la deuxième, advenue neuf années plus tard (il expliquera plus tard le sens symbolique du neuf, chiffre de Béatrice). Dans la "Vita Nuova", Dante décrit sa passion et son désespoir à la mort de Béatrice. Il raconte la crise profonde qui s'ensuit, son errance et son aventure avec une « noble dame » (sans doute une allégorie pour désigner la philosophie), et enfin son repentir. Bien que "Vita Nuova" soit probablement inspirée par la vie personnelle de Dante, de nombreux critiques mettent en doute l'existence réelle de Béatrice, préférant voir en elle une figure allégorique (certains considèrent encore aujourd'hui que dans la "Divine Comédie", Virgile représente la raison naturelle, et Béatrice la théologie). Un rêve fait par Dante, et qui accompagne le premier poème inséré dans le livre, nous éclaire : Dante voit apparaître le dieu "Amour" dans une nuée de feu, portant Béatrice nue dans un drap couleur de sang. "Amour" tient dans sa main le cœur enflammé de Dante et le donne à manger à Béatrice, puis s'élève vers le ciel avec elle. Ce rêve montre la richesse et la puissance évocatrice du poète dans la "Vita Nuova", œuvre difficile à interpréter : la tradition mystique (la nuée de feu par exemple) croise la tradition courtoise (l'histoire du cœur mangé), les appels aux « Fidèles d'Amour » et les rassemblements de dames invitent à des lectures ésotériques, tandis que les visions et les rêves énigmatiques placent l'œuvre dans une dimension à la fois eschatologique (la mort de Béatrice comme horizon) et mystérieuse. En effet, si Béatrice a été souvent comparée à une sainte (par référence à l'hagiographie franciscaine notamment), et si une des meilleures façons de s'approcher de cette figure de femme souveraine est d'étudier les analogies marquées avec le Christ, la Vita Nuova, bien au-delà de la simple description des vertus ou la narration des miracles qui ponctuent la vie des saintes, semble envelopper les mystères de Béatrice. La dimension rituelle présente surtout dans la première partie du livre prend ici certainement tout son sens. Il est difficile de savoir si Dante envisageait véritablement un culte de Béatrice qui orienterait ainsi toute son œuvre, mais il est certain que sa conception de la cité est tributaire de la vie et de la mort de Béatrice : en effet, après la mort de la "gentilissima" (la très noble, la très courtoise), Florence est veuve et Béatrice devient un nom commun (, écrit le poète). La "", qui se distingue déjà du courant stilnoviste, se compose d'une trentaine de poèmes, des sonnets pour la plupart, qui brûlent d'une ardeur amoureuse et mystique à la fois. Quarante-deux chapitres en prose commentent les vers au fur et à mesure. Dante achève son œuvre par une annonce introduite après le dernier sonnet comme une vision paradisiaque. Il écrira quelque chose que jamais personne n'a écrit pour chanter la gloire de l'être-aimé. Peut-être pensait-il déjà à la "Divine Comédie".Dante joue un rôle très actif dans la vie politique de Florence. Dans les troubles qui agitent alors la péninsule italienne, Dante est un guelfe ardent : il se signale dans plusieurs expéditions contre les gibelins d'Arezzo, de Bologne et de Pise, et contribue beaucoup par sa valeur à la victoire de Campaldino (1289), remportée sur ceux d'Arezzo, ainsi qu'à la prise du château de Caprona, enlevé aux Pisans (1290). Il remplit avec succès un grand nombre de missions politiques et est nommé prieur de Florence au titre du bimestre courant du 15 juin au 14 août 1300, c'est-à-dire qu'il devient un des magistrats suprêmes de l'exécutif. Mais les guelfes, qui dominent à Florence, se sont divisés en deux factions : les "Noirs", favorables à la politique papale de Boniface VIII, et les "Blancs", partisans d'une plus grande autonomie de la ville. En 1300, le pape Boniface VIII revendique le vicariat impérial sur les communes toscanes. À partir de ce moment-là, Dante s'engage de plus en plus fermement du côté des "guelfes blancs", c'est-à-dire contre la politique d'ingérence du pape. En octobre 1301, membre du Conseil des cents, il se rend à Rome pour tenter une ultime démarche de conciliation. Pendant ce temps, Charles de Valois, représentant du pape, se rend à Florence et s'empare de la ville avec l'aide des "guelfes noirs" triomphants. Les procès commencent. Dante apprend sur le chemin du retour qu'il est condamné pour concussion, gains illicites et insoumission au pape et à Charles de Valois. Il refuse de se présenter en accusé. Un deuxième procès, instruit le 10 mars 1302 par le podestat Cante de' Gabrielli da Gubbio, le condamne au bûcher. Tous ses biens sont confisqués, il est exilé avec d'autres guelfes blancs et ne reviendra jamais à Florence. Le décret de bannissement de Dante de la ville de Florence ne sera d’ailleurs révoqué qu’en 2008.Dans les premiers temps de l'exil, Dante songe à assiéger la ville, aux côtés d'autres exilés guelfes blancs ou gibelins. Mais il y renonce bientôt et se met à errer de ville en ville, luttant contre la misère, cherchant protection auprès des cours de l'Italie du nord : Forlì, Vérone, Sienne, Mulazzo ou encore Arezzo. En juillet 1306, il se trouve à Padoue et en octobre de la même année à Sarzana pour la signature du traité de. et s'arrête finalement à Ravenne chez le podestat Guido Novello da Polenta. Il y meurt de la malaria dans la nuit du 13 au 14 septembre 1321, après avoir fait de vains efforts pour rentrer dans sa patrie. Son tombeau, qui date de 1780, commandé par le cardinal légat Luigi Valenti Gonzaga, se trouve à Ravenne, via Dante Alighieri en bordure du couvent franciscain, au centre historique de la ville. Encore aujourd'hui, les Florentins voudraient bien récupérer son corps pour le placer dans un sarcophage prévu dans son cénotaphe qu'on peut voir, élevé par Luigi de Cambray Digny avec les statues de Stefano Ricci, dans la nef de la basilique Santa Croce de Florence, mais Ravenne refuse toujours de restituer à cette ville les restes d'un personnage qu'elle a banni.Les années de l'exil sont pour Dante une période d'intense activité intellectuelle. En 1303, il se penche sur la question de la langue vulgaire et il en fait l'objet d'un traité en latin : "De vulgari eloquentia". Le thème central de l'œuvre est l'éloquence de la langue vulgaire : il tente de trouver un vulgaire illustre, digne d'assumer les caractères de langue littéraire. Ce traité assume une grande importance comme traité de stylistique et de métrique. Selon le projet originel, ce traité aurait dû être divisé en 4 livres, mais le travail de Dante s'achève au chapitre XIV du livre II. Le premier livre est consacré à l'origine des langues, puis à l'analyse des différents dialectes italiens. Dante arrive à la conclusion qu'aucune langue vulgaire n'est supérieure à une autre et donc susceptible de s'imposer. Il met donc son espoir dans la constitution d'une langue vulgaire unitaire qui pourrait être répandue dans toute la péninsule italienne. Dans le deuxième livre, Dante montre qu'une langue vulgaire mais soignée peut être utilisée pour les plus nobles sujets, et peut même s'appliquer au style tragique. Dante définit comme vulgaire la langue que l'enfant apprend de sa nourrice, pendant que la grammaire (c'est-à-dire le latin) est une langue immuable et artificielle. Pour cela, la langue vulgaire doit être considérée comme la plus noble.Il apparaît qu'en 1305 Dante cesse la rédaction du "De vulgari eloquentia" sans l'avoir achevé, puisqu'il n'a écrit que deux livres sur les quatre initialement prévus. Il semble qu'il mette alors en pratique ses idées puisqu'il se lance dans la rédaction d'une œuvre monumentale en toscan : le "Convivio". Il y aborde les sujets habituellement traités en latin tels que : les hiérarchies angéliques, l'éloge de la philosophie et de la science comme voie de l'épanouissement de l'homme, l'exaltation de la noblesse comme valeur intellectuelle et morale conquise par l'individu. Il semble que Dante se donne pour mission d'ouvrir les portes de la culture et de la science antique et contemporaine au plus grand nombre. Cela dit, certains passages du "Convivio" visent à défendre l'auteur des accusations portées contre lui. Il dit son amertume d'avoir été rejeté par Florence, sa ville natale qui l'a élevé en son sein. Le "Convivio" devait initialement comporter quinze traités, mais seuls les quatre premiers seront achevés.Dante revient au latin pour exprimer ses opinions politiques dans son traité "De Monarchia", rédigé entre 1313 et 1318. C'est peut-être le décès d'Henri VII en 1313 qui lui donnera l'idée de ce nouveau traité. En effet, avec la mort du monarque disparaissent tous les espoirs de Dante de voir un jour l'autorité impériale restaurée sur la péninsule, au détriment de celle du pape. Dans le premier livre du traité, Dante fait l'éloge de la monarchie universelle comme système politique idéal pour garantir la justice et la paix et, par conséquent, le bonheur des hommes. Le deuxième livre vise à montrer que c'est le peuple romain qui doit posséder l'autorité suprême, car il est héritier de l'Empire romain selon le droit, c'est-à-dire selon la volonté de Dieu, et non seulement selon la force. Enfin le troisième et dernier livre traite des rapports entre l'empereur et le pape, tous les deux tirent leur autorité de Dieu, mais chacun doit l'exercer dans son propre champ de souveraineté : le domaine spirituel pour le pape et le domaine temporel pour l'empereur. Le traité est jugé dangereux pour la lecture des fidèles, à cause de ses adeptes. Il n'est pas jugé hérétique et sortira de l'Index en 1881. Il y a été mis en 1559. Dante est également l'auteur probable de "Quaestio de aqua et terra", un court traité portant sur les positions respectives des sphères de l'eau et de la terre, qui vise à prouver que l'eau n'est nulle part plus haute que les terres émergées. En dehors des traités, il nous est parvenu de lui deux églogues en latin construites à la manière de Virgile, dont il est, depuis sa jeunesse, un fervent admirateur. Ces textes sont des réponses adressées à Giovanni del Virgilio, qui enseigne alors la rhétorique à l'université de Bologne et qui reproche à Dante d'avoir écrit la "Divine Comédie" en toscan plutôt qu'en latin.Le recueil des "Rimes" qui réunit 54 pièces est un véritable lieu d'expérimentation poétique. Bien que le rassemblement et l'organisation de ces textes soit postérieur à Dante, il est probable qu'il soit l'auteur de la majeure partie des poésies. Parmi ces expérimentations, on peut retenir "rime petrose" qui regroupe deux chansons qui font le portrait d'une femme au cœur de pierre et qui ne sont pas sans rappeler la poésie des troubadours provençaux.Dante commence la rédaction de la "Divine Comédie" dès 1306 et la poursuit vraisemblablement jusqu'à sa mort. L'œuvre initiale porte simplement le nom de « "Comedia" », mais par la suite les principaux commentateurs (en particulier Boccace) et les éditions modernes du texte lui ont adjoint le qualificatif de « "divina" ». L'œuvre raconte le voyage imaginaire du narrateur qui se retrouve brusquement plongé dans une forêt sombre. Là, il rencontre Virgile qui l'invite à pénétrer dans le monde de l'au-delà. Dante le suit et c'est par la visite de l'enfer que commence son périple, suit le purgatoire et enfin le paradis. Il faut à Dante toute la semaine sainte de l'année 1300 pour effectuer la totalité de ce voyage. Guidé par Virgile, il descend d'abord à travers les neuf cercles de l'enfer, gravit ensuite les sept gradins de la montagne du purgatoire jusqu'au paradis terrestre et enfin s'élève dans les neuf sphères concentriques du paradis. Virgile lui sert de guide jusqu'à la porte du paradis, mais il ne peut aller plus loin car étant né avant la venue du Christ, il n'a pas pu bénéficier du sacrifice du messie. C'est donc Beatrice Portinari, sa muse, qui prend le relais et qui va guider Dante dans l'Empyrée. Elle lui ouvre la porte du salut, puis saint Bernard conduit le narrateur dans la Rose céleste jusqu'à la vision suprême. Le récit, rédigé à la première personne, est un véritable voyage initiatique. Au cours de son périple, Dante va rencontrer une centaine de personnalités, depuis les grandes figures mythiques de l'Antiquité comme les philosophes, jusqu'aux personnalités locales contemporaines de Dante. Cette œuvre monumentale offre ainsi de nombreuses lectures différentes ; elle est à la fois le récit du parcours personnel de Dante, un manuel théologique chrétien de description de l'au-delà, un roman à valeur éthique et morale ou encore une réflexion sur la recherche du salut éternel. Une partie du génie de Dante réside en ce savant mélange de lieux imaginaires et d'expériences concrètes. Bien que l'action se situe dans un univers « métaphysique », Dante décrit les lieux avec réalisme et force détails en les peuplant de nombreuses figures célèbres ou anonymes.Le premier auteur français à mentionner Dante est Philippe de Mézières, dans son œuvre allégorique le "Songe du vieil pèlerin", rédigée en 1389. Voir dans le livre I, au chapitre 39.L'étude des écrits de Dante se nomme la "Dantologie". Dante a inspiré de nombreux écrivains, notamment Honoré de Balzac, qui lui rend hommage et qui cite son œuvre dans "La Comédie humaine" dont le titre est une référence à la "Divine Comédie". Il le cite aussi dans de nombreux romans : ou encore : En 2010, Marc-Édouard Nabe publie son roman" L'Homme qui arrêta d'écrire", transposition intégrale et particulièrement fidèle de la "Divine Comédie" dans le Paris des années 2000. Le roman arrive en finale pour le prix Renaudot. Le pape Benoît XV lui consacre sa onzième encyclique, "In Praeclara Summorum", publiée le 30 avril 1921 à l'occasion du sixième centenaire de sa mort. Dans "Chants d'utopie, premier cycle" de Brice Bonfanti, le chant V du livre 1 prend pour figure Dante Alighieri sous le titre : "Mon enfant à nous tous". L'enfant en question semble bien être la "Divina Commedia" elle-même. La figure de Dante reparaît dans les Chants XXII et XXIII des "Chants d'utopie, deuxième cycle".Outre le tombeau qui contient ses ossements à Ravenne, plusieurs monuments lui rendent hommage dans le monde :Outre les adaptations au cinéma de son œuvre littéraire (notamment la "Divine Comédie"), l'écrivain est représenté dans différents films : Par ailleurs son livre a inspiré de nombreux films :C'est le portrait de Dante par Raphaël qui a été retenu (après un vote populaire) pour figurer sur la face nationale italienne de la pièce de deux euros.
Dante Alighieri (Durante degli Alighieri dit « Dante ») est un poète, écrivain, penseur et homme politique florentin né entre la mi-mai et la mi-juin 1265 à Florence et mort le à Ravenne.
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Max Planck naît le au de la "" (« rue des Bouchers ») à Kiel, dans le duché de Schleswig. Il est issu d’une famille nombreuse et bourgeoise. Ses arrière-grand-père et grand-père paternels sont professeurs de théologie, son père professeur de droit (il participa à la rédaction du code civil allemand), tandis que sa mère est issue d'une famille de pasteurs.Max Planck fait ses études secondaires à Munich où son père enseigne. Il hésite alors entre se consacrer à la science ou à la musique. En 1874, il entame des études de mathématiques et de physique à l’université. Il obtient son baccalauréat à dix-sept ans et, trois ans plus tard, il conclut son cursus universitaire à Berlin avec Hermann von Helmholtz et Gustav Kirchhoff comme professeurs. En 1878, il soutient sa thèse de doctorat sur « le second principe de la thermodynamique » et la notion d'entropie. Ses professeurs ne sont guère convaincus. Il passe néanmoins son habilitation en 1881 sur « les états d'équilibre des corps isotropes aux différentes températures », aboutissant aux mêmes résultats que ceux obtenus auparavant par l'Américain Josiah Willard Gibbs, dont les travaux étaient restés confidentiels. Jusqu'en 1885, il recherche un poste d'enseignant en physique théorique, discipline peu à la mode à l'époque. Il obtient enfin un poste de professeur adjoint à l'université de Kiel en 1885. À la mort de Gustav Kirchhoff, et sur recommandation de Helmholtz, il est appelé à l’université Humboldt de Berlin comme professeur adjoint puis titulaire en 1892. Un poste qu'il garde environ quarante ans.À Berlin, il poursuit des travaux en thermodynamique, en électromagnétisme et en physique statistique. Planck rejette, dans un premier temps, le modèle atomiste des gaz de Maxwell et Boltzmann. Pour lui, la théorie atomique s’effondrera à terme en faveur de l’hypothèse de la matière continue. Il se rallie devant l'évidence à l'atomisme à partir des années 1890. À cette même époque, Lord Kelvin identifie le rayonnement du corps noir comme l'un des problèmes à résoudre. Jožef Stefan, Ludwig Boltzmann, Wilhelm Wien s'y attaquent ainsi que Otto Lummer, Ernst Pringsheim, Heinrich Rubens,, Friedrich Paschen et Lord Rayleigh. Travaillant à formuler avec exactitude le second principe de la thermodynamique, Planck s’intéresse dès 1894 au rayonnement électromagnétique du corps noir. Il adopte les méthodes statistiques de Boltzmann. En, il détermine la loi de répartition spectrale du rayonnement thermique du corps noir en introduisant la constante de Planck, sans en maîtriser l'interprétation physique. C’est à la fin de 1900 qu’il présente sa découverte à la société de physique de Berlin. C’est la naissance de la théorie des quanta, qu'il ne contribue pas beaucoup à approfondir, laissant Albert Einstein l'étayer solidement. Planck a du mal à accepter sa propre hypothèse, rendant la matière « discontinue ». Planck devient, par la suite, l'un des premiers soutiens d'Einstein, bien que ce dernier fût très critique vis-à-vis des théories de Planck avant de reconnaître ses positions novatrices. Avec Walther Nernst, Planck organise en à Bruxelles le premier congrès Solvay qui réunit les sommités de la physique de cette époque. Vers la même époque, il s'oppose au positivisme logique d'Ernst Mach. Il prend sa retraite universitaire en 1927 mais continue à enseigner par la suite. Il reçoit, cette année-là, la médaille Lorentz, prix décerné par l'Académie royale des arts et des sciences néerlandaise.Depuis 1894, il est membre de l'Académie royale des sciences et des lettres de Berlin dont il est nommé secrétaire perpétuel du comité de physique en 1912, impulsant une certaine dynamique à cette institution. Il y a fait notamment admettre Einstein. Après avoir été proposé à deux reprises, en 1907 et en 1908, il reçoit enfin le prix Nobel de physique de 1918 (remis en 1919 pour cause de guerre). En 1913, il est nommé recteur de l'université de Berlin. À la mort de von Harnack, Planck est nommé président de la société KWG ("Kaiser Wilhelm Gesellschaft", en l'honneur du kaiser Guillaume) qui devient après la Seconde Guerre mondiale la Société Max-Planck ("Max-Planck-Gesellschaft"), l'une des grandes institutions de la recherche allemande. Dans le même temps, il rédige des traités de physique théorique et travaille sur des ouvrages de vulgarisation réputés pour leur accessibilité. Il s'intéresse beaucoup à la pédagogie. Il a été le directeur de thèse de deux lauréats du prix Nobel, Max von Laue en 1903 et Walther Bothe en 1914, mais également du philosophe Moritz Schlick (1904). Le, il reçoit le prix Goethe. Max Planck meurt le à Göttingen. Ses obsèques sont célébrées en l'église par Friedrich Gogarten. Max von Laue prononce son éloge funèbre. Il est inhumé au ". Planck est reconnu par les plus grands scientifiques, même avant sa mort. Einstein dit de lui qu’il est. Louis de Broglie affirme :En, Planck est fait chevalier de l'Ordre des sciences et des arts, dont il deviendra vice-chancelier en puis chancelier en. En, il est fait chevalier de l'Ordre bavarois de Maximilien pour la science et l'art. Le, il reçoit l"' du Reich allemand.En, Planck reçoit la médaille Helmholtz. En, il est lauréat de la médaille Liebig. En, la première médaille Lorentz lui est décernée. La même année, il est lauréat de la médaille Franklin. En, il reçoit la première médaille Max-Planck avec Albert Einstein. La même année, il est lauréat de la médaille Copley. En, il est lauréat de la médaille Harnack, avec Gustav Krupp von Bohlen und Halbach. En, il reçoit la médaille Carl-Lueg.Planck s'est vu décerné le titre de docteur " par les universités suivantes :Le, Planck devient citoyen d'honneur de la ville de Kiel.Le, l'astéroïde est ainsi nommé en l'honneur de Planck.Le, l'université Humboldt de Berlin dévoile le "". Le, Google célèbre le de la naissance de Planck par un "doodle".Le, Planck se marie avec sa fiancée, Marie Merck (-), fille d'un banquier munichois et sœur d'un de ses camarades de classe. Il devient père de famille dès. Ils s'installent alors à Grunewald, dans la banlieue de Berlin. Il a au total quatre enfants, tous morts avant lui. Son fils aîné, Karl, né en, meurt le, lors de la bataille de Verdun. Ses jumelles, Grette et Emma, nées en, meurent respectivement le et le. Son cadet, Erwin, né en, est fait prisonnier en France. Ce dernier est resté très proche de son père durant l'entre-deux-guerres, occupant des fonctions administratives importantes dans la République de Weimar. Il est arrêté en 1944, accusé de tentative d'assassinat sur Hitler dans le cadre du complot du. Erwin est exécuté le. Après la mort de Marie, survenue en, Planck se remarie, le, avec Marga von Hößlin (-), une nièce de Marie. L'unique fils du couple, Hermann, naît en de la même année. Pendant la Seconde Guerre mondiale, celui-ci participe à la campagne contre la Russie ; il en revient "" (« caporal-chef ») ; il meurt en de la poliomyélite. Planck a toujours conservé de sa jeunesse un attrait marqué pour la musique : il a ainsi composé quelques pièces et maîtrise le piano dont il joue parfois avec le violoniste Joseph Joachim, ou plus tard avec Albert Einstein.Planck a toujours été respectueux de la hiérarchie mais n'hésite pas à défendre ses convictions contre les opinions du moment. Il a témoigné à plusieurs reprises de son patriotisme et de son soutien à la monarchie avant et pendant la Première Guerre mondiale. Il défend l'universitaire Léo Arons en 1895 qui appartient à un parti d'opposition, et ce contre l'avis du ministre du Culte et de l'Éducation de l'époque. De même, il favorise l'accès à l'enseignement supérieur aux femmes, dont Lise Meitner. En 1914, il signe le « Manifeste des 93 », proclamant sa solidarité avec l'armée allemande. Il réitère à plusieurs reprises des discours patriotiques mais modère en 1915 son attitude en refusant le boycott des publications britanniques préconisé par Vienne. Il pense alors à l'après-guerre en évoquant la situation désastreuse de la science allemande en cas de défaite et lutte contre toutes les tentatives d'isolationnisme en faisant preuve de modération. Dans l'entre-deux-guerres, il participe activement à la reconstruction de la vie intellectuelle allemande en réussissant à obtenir d'importantes subventions de l'État ou de fondations privées. Politiquement, il reste plutôt conservateur, défendant le pouvoir en place et étant défavorable au suffrage universel. Il refuse toutefois, à plusieurs reprises, de s'exprimer à propos de sujets en dehors de la sphère scientifique. Il plaide fortement en faveur de la recherche fondamentale, s'opposant en cela à Stark dont l'influence grandit avec celle des nazis. La montée de l'antisémitisme commence à atteindre plusieurs grands savants dont le plus célèbre reste Einstein. En 1933, Hitler devient chancelier du Reich. Planck occupe alors des postes clés dans plusieurs institutions, dont l'institut "Kaiser-Wilhelm", société savante possédant un certain pouvoir financier. Il pense alors pouvoir modérer la politique du Führer par un certain degré de pragmatisme. Il ne s'oppose donc pas directement au pouvoir en place et prône la discrétion, plusieurs de ses interventions publiques sont imprégnées de modération. En, Einstein, en voyage aux États-Unis, annonce qu'il ne retournera pas en Allemagne pour des raisons politiques. Planck manifeste en privé son désaccord avec cette décision, estimant que ses effets risquaient d'être délétères pour les scientifiques juifs encore sur place. Il rencontre en Adolf Hitler pour essayer de défendre ses collègues juifs dans l'intérêt de l'Allemagne, sans succès. Ses discours ultérieurs restent dans la ligne choisie, mêlant une certaine ambiguïté dans l'opposition : il fait ainsi plusieurs éloges de la relativité sans en citer pourtant l'auteur. Les résultats sont néanmoins positifs dans les premières années : il fait échouer la nomination de Stark à la tête d'un institut important, parvient à obtenir des fonds pour la recherche et à conserver des membres juifs. Sous la pression, la société savante sous la direction de Planck doit cependant s'aligner progressivement sur le pouvoir, le savant étant obligé de discourir en l'honneur du Führer et de faire le salut nazi. Planck finit par abandonner toute fonction officielle en 1938. Il continue cependant de donner des conférences sur des thèmes sensibles comme "Science et religion" où il avoue croire en Dieu, mais pas en celui des chrétiens. Sa maison, à Grunewald, est détruite par un bombardement aérien le alors qu'il résidait à Rogätz, près de Magdebourg. À plus de 80 ans, il est obligé de fuir les bombardements alliés. À la libération, il se réfugie à Göttingen avec sa femme et sa nièce. À la demande des survivants, il devient un temps le président de l'institut "Kaiser-Wilhelm", transformé en "Institut Max Planck" le.En 1900, Max Planck découvre la loi spectrale du rayonnement d'un corps noir (publiée en 1901) en essayant de réconcilier la loi de Rayleigh-Jeans qui fonctionne aux grandes longueurs d'onde (basses fréquences) et la loi de Wien qui fonctionne aux petites longueurs d'onde (hautes fréquences). Il estime que sa propre fonction correspondait remarquablement bien aux données pour toutes les longueurs d'onde. La correction de la loi de Rayleigh-Jeans est particulièrement importante, car elle est construite sur une base théorique forte : la thermodynamique telle qu'elle était connue à l'époque ; mais souffre d'un défaut majeur aux longueurs d'onde courtes : la catastrophe ultraviolette. Ce point suggère que la thermodynamique est fausse. Planck essaye donc de produire une nouvelle théorie fondamentale destinée à remplacer la thermodynamique. La loi de Rayleigh-Jeans et la loi de Planck utilisent le théorème d'équipartition et font correspondre un oscillateur à chaque fréquence. Rayleigh suppose que tous les oscillateurs sont également excités, sa loi prédit que les oscillateurs de très courtes longueurs d'onde sont fortement excités même à température ambiante. Planck déduit sa loi de façon empirique. Il la justifie en postulant que l'énergie émise ou absorbée par les oscillateurs ne se fait que par petits paquets d'énergie E. Ces paquets seraient directement reliés à la fréquence des oscillations selon la formule qu'il expose le : où : Cette hypothèse permet de limiter l'excitation des oscillateurs aux courtes longueurs d'onde, puisqu'ils ne peuvent absorber qu'une énergie au moins égale à formula_1. Bien qu'il soit facile maintenant d'interpréter cela en termes de quantification de la lumière en photons, Planck ne propose pas cette quantification. Cela apparaît clairement dans son article de 1901, dans les références qu'il y donne sur le travail qu'il a effectué sur le sujet, ainsi que dans ses "" ("Cours sur la théorie du rayonnement thermique", éditées en 1906 à Leipzig) où il explique que sa constante concerne les oscillateurs. À l'époque, cette relation n'est considérée que comme un artifice de calcul mathématique. L'idée de quantification est développée par d'autres, notamment Einstein qui, en étudiant l'effet photoélectrique, propose un modèle et une équation dans lesquels la lumière est non seulement émise mais aussi absorbée par paquets ou photons. C'est l'introduction de la nature corpusculaire de la lumière.Planck écrivit de nombreux articles scientifiques mais publia également plusieurs ouvrages et recueils de cours dont "Le Principe de la conservation de l'énergie" (1887), le "Précis de thermochimie" (1893), le "Cours sur la théorie du rayonnement thermique" (1906) et son "Cours de thermodynamique" (9 éditions entre 1897 et 1930). Il écrivit également des ouvrages de vulgarisation scientifique, comme "L'image du monde dans la physique moderne" (Éd. Gonthier, 1933) ou les "Initiations à la physique" (Flammarion, Bibliothèque de philosophie scientifique, 1941). Vers la fin de sa vie, il fit de nombreuses conférences sur des thèmes plus philosophiques comme "Le Concept de causalité en physique" (1937), "Science et religion" (1937), "Signification et limites de la science" (1941) ou "Les faux problèmes de la science" (sa dernière conférence donnée en 1946). Il rédigea en 1945 une "Autobiographie scientifique", court fascicule d'une trentaine de pages résumant son parcours.
Max Planck, né Max Karl Ernst Ludwig Planck le à Kiel, dans le duché de Schleswig (dorénavant en Allemagne) et mort le à Göttingen, en Allemagne (pendant l'occupation alliée), est un physicien allemand.
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Le cas des polygones est fondamental, non seulement par sa simplicité, mais aussi parce que de nombreux périmètres sont calculés, en valeur approchée, par une suite de polygones tendant vers ces courbes. Le premier mathématicien connu pour avoir utilisé ce raisonnement fut Archimède qui approcha le périmètre d'un cercle en l'encadrant par celui de polygones réguliers. Le périmètre d'un polygone est égal à la somme des longueurs de ses côtés. En particulier, un rectangle de dimensions "a" et "b" a pour périmètre. Un polygone équilatéral est un polygone dont tous les côtés ont la même longueur (un losange est un polygone équilatéral à quatre côtés). Pour calculer le périmètre d'un polygone équilatéral, il suffit de multiplier cette longueur par le nombre de côtés. Un polygone régulier est souvent défini par son nombre de côtés et son "rayon", c'est-à-dire la distance constante qui sépare son centre de chacun des sommets. Il est possible de calculer la longueur du côté par un raisonnement de trigonométrie. Si "R" est le rayon d'un polygone régulier et "n" le nombre de ses côtés, son périmètre est : Ces méthodes sont résumées dans le tableau ci-dessous.Le périmètre d'un cercle est la longueur développée de son contour. Il est proportionnel à son diamètre. C'est-à-dire qu'il existe une constante π (le "p" grec de "périmètre") telle que, quel que soit un cercle de diamètre "D" et de périmètre "P", L'usage du compas ayant favorisé l'utilisation du rayon "R" du cercle plutôt que de son diamètre, cette formule devient : Ces deux formules sont parfaitement équivalentes puisque, pour tout cercle,. Il suffit, pour calculer le périmètre d'un cercle, de connaître son rayon ou son diamètre et le nombre π. Le problème est que ce nombre n'est pas rationnel (on ne peut pas l'écrire sous la forme d'un quotient de deux entiers) ni même algébrique (il n'est pas la racine d'un polynôme à coefficients entiers). Obtenir une valeur approchée de π aussi précise qu'on le souhaite n'est donc pas évident. La recherche des décimales de π mobilise des connaissances en analyse, algorithmique et informatique. Le périmètre d'un cercle est souvent appelé par extension "circonférence" même si la circonférence désigne une courbe et non une mesure de longueur. L'usage du terme "longueur du cercle" est ambigu et doit être évité car cette notion peut tout aussi bien recouvrir la distance entre deux points opposés (le diamètre) que la longueur développée du contour du cercle (le périmètre).Le périmètre est, avec l'aire, l'une des deux mesures principales des figures géométriques. Il est fréquent de confondre ces deux notions ou de croire que, plus l'une est grande, plus l'autre l'est aussi. En effet l'agrandissement (ou la réduction) d'une figure géométrique fait croître (ou décroître) simultanément son aire et son périmètre. Par exemple, si un terrain est représenté sur une carte à l'échelle 1:, le périmètre réel du terrain peut être calculé en multipliant le périmètre de la représentation par et l'aire en multipliant celle de la représentation par. Il n'existe cependant aucun lien direct entre l'aire et le périmètre d'une figure quelconque. Par exemple, un rectangle possédant une aire égale à un mètre carré peut avoir comme dimensions, en mètres : 0,5 et 2 (donc un périmètre égal à ) mais aussi 0,001 et 1000 (donc un périmètre de plus de ). Proclus () rapporte que des paysans grecs se sont partagé « équitablement » des champs suivant leurs périmètres, mais avec des aires différentes. Or, la production d'un champ est proportionnelle à l'aire, non au périmètre : certains paysans naïfs ont pu obtenir des champs avec de longs périmètres, mais une aire (et donc une récolte) médiocre. Lorsqu'on ôte une partie d'une figure, son aire diminue (on a aussi une aire). Mais il n'en est pas toujours de même du périmètre. Dans le cas de figure très, à la confusion aire/périmètre s'ajoute celle avec l'enveloppe convexe de la figure plutôt que son tour au sens strict. L'enveloppe convexe d'une figure est semblable à un élastique qui entourerait cette figure. Sur l'animation ci-contre à gauche, toutes les figures ont la même enveloppe convexe : le grand hexagone initial.L'isopérimétrie traite, en particulier, la question de trouver la surface la plus vaste possible, pour un périmètre donné. La réponse est intuitive, c'est le disque. Ceci explique pourquoi, notamment, les yeux à la surface d'un bouillon ont une forme circulaire. Ce problème, d'apparence anodin, fait appel à des théories sophistiquées pour obtenir une démonstration rigoureuse. On simplifie parfois le problème isopérimétrique en limitant les surfaces autorisées. Par exemple on cherche le quadrilatère ou le triangle d'aire la plus vaste possible, toujours pour un périmètre donné. Les solutions respectives sont le carré et le triangle équilatéral. De manière générale, le polygone à "n" sommets ayant la plus grande surface, à périmètre donné, est celui qui se rapproche le plus du cercle, c'est le polygone régulier. L'isopérimétrie ne se limite pas à ces questions. On recherche aussi une zone d'aire la plus vaste possible pour un périmètre donné, avec des géométries différentes. Par exemple, dans le cas d'un demi-plan, la réponse est le demi-disque. Ce concept donne naissance à une famille de théorèmes, dit isopérimétriques, à des majorations dites "inégalités isopérimétriques", ainsi qu'à un rapport, appelé "quotient isopérimétrique". L'inégalité isopérimétrique indique qu'une surface de périmètre "p" et d'aire "a" vérifie la majoration suivante : Le terme de gauche, est appelé quotient isopérimétrique, il est égal à 1 si, et seulement si la surface est un disque. Si l'origine de cette question date d'au moins ans, ce n'est qu'en 1895, à l'aide de méthodes dérivées du théorème de Minkowski que la question est définitivement résolue sous sa forme antique. Ces méthodes permettent de démontrer le théorème isopérimétrique et de le généraliser à des dimensions supérieures dans le cas d'une géométrie euclidienne. Voir l'article isopérimétrie pour les aspects élémentaires de cette question. Des éléments de réponse, faisant usage d'outils mathématiques plus sophistiqués, sont proposés dans l'article Théorème isopérimétrique.Mis à part les cas des polygones et des cercles, le périmètre de la plupart des surfaces est malaisé à calculer : il fait intervenir une intégrale qui ne s'exprime pas souvent au moyen de fonctions élémentaires (polynômes, sinus, etc.).L'ellipse peut paraître simple : il ne s'agit après tout que d'un « cercle écrasé ». Soit une ellipse de demi-grand axe "a" et de demi-petit axe "b". L'aire est aisée à calculer : formula_3. Mais le périmètre "P" de l'ellipse ne peut être obtenu qu'à l'aide d'une intégrale elliptique : qui s'exprime sous forme de série, en notant "e" l'excentricité de l'ellipse (formule de J.H. Lambert (1772)) : La difficulté de ces calculs a conduit à développer des approximations. La deuxième proposée, plus précise, est l'œuvre de Ramanujan :Le problème du calcul d'un périmètre est plus ardu si la frontière est "courbe" et non plus polygonale. Il est toujours possible d'approcher la longueur d'une courbe par celle d'un "polygone d'approximation". La longueur du polygone d'approximation est la somme des longueurs de ses côtés. Lorsque le pas, c'est-à-dire la longueur maximale entre deux sommets consécutifs du polygone, tend vers zéro, la limite supérieure de la longueur du polygone tend vers la longueur de la courbe. Si la longueur de la courbe est finie, celle-ci est dite "rectifiable". Ce raisonnement permet de calculer des valeurs approchées de nombreuses courbes. Une valeur exacte est possible lorsque la courbe est paramétrée par une fonction continûment dérivable. Alors la courbe est rectifiable. Si la courbe est un arc paramétré par une fonction "f" définie sur un intervalle ["c";"d"], alors sa longueur est : En particulier, si "f"("t") = ("x"("t") ; "y"("t")) et si les coordonnées s'expriment dans une base orthonormale, la longueur " L" de la courbe est donnée par : Cette formule permet d'établir celle donnée plus haut, pour le périmètre de l'ellipse ( "x"("t")="a cos t", "y"("t")="b sin t", "I"=]0, π/4[ ). Il est également possible d'utiliser les coordonnées polaires (θ, "r"(θ)) où "r" est une fonction continûment dérivable de θ définie sur un intervalle [θ;θ]. Dans ce cas :Le flocon de Koch est construit par une suite de polygones à la fois très simple et aux propriétés étonnantes. À chaque itération, le polygone obtenu possède un périmètre égal à de celui du précédent, la suite des périmètres obtenus tend vers l'infini. Pourtant, tous ces polygones sont inclus dans le cercle circonscrit au premier triangle, et ont une aire finie.Si plusieurs surfaces ont des périmètres infinis, il est toutefois possible que certaines aient un « plus long périmètre » que d'autres. La dimension de Hausdorff introduite en 1918, permet de les comparer en étendant encore la notion de longueur, et donc celle de périmètre.Des plans tracés sur des tablettes d'argile et datant d'Ur III (fin du ) comportent des mentions de longueurs de terrains, qui sont découpés en triangles et quadrilatères afin de faciliter les calculs. Mais les aires de polygones, notamment les surfaces des champs, étaient calculées à partir des périmètres, même si certains scribes semblent s'être rendu compte que ces raisonnements pouvaient être faux. Cette façon de mesurer des villes ou des régions par leur périmètre est utilisée par Homère pour Troie ou encore par Hérodote : Dès 1800, les problèmes de géométrie au sujet de périmètres sont attestés. Un problème classique trouvé sur de nombreuses tablettes consistait à trouver les dimensions d'un rectangle, connaissant son aire et son périmètre : La légende veut que Didon, vers 800, cherchant une terre pour fonder une nouvelle cité pour son peuple, obtint d'un roi qu'il lui en cède. Didon découpa une peau de bœuf en très fines lanières et choisit une péninsule : avec les lanières, elle sépara la péninsule du continent et put ainsi délimiter un vaste terrain. Carthage était née. La légende de Didon peut avoir une origine didactique, car elle montre qu'aire et périmètre ne sont pas liés, elle est également une première approche du problème d'isopérimétrie. La fondation de Rome est également une question de périmètre : Romulus trace, avec sa charrue, le périmètre circulaire de sa future ville. Le mot latin "Urbs" (la Ville, qui désigne Rome et a donné en français les mots "urbain", "urbaniser") serait une déformation d'une expression signifiant. Une racine indo-européenne signifiant pourtour, périmètre, clôture en serait à l'origine. Le problème de l'isopérimétrie est très ancien, comme l'atteste la légende de Didon, et ses différentes réponses (polygone régulier, demi-disque dans un demi-plan, cercle) étaient connues dès l'antiquité grecque, bien qu'il ait fallu attendre le pour qu'une démonstration rigoureuse soit élaborée.Les Babyloniens liaient l'aire "A" et le périmètre "P" d'un cercle suivant un algorithme de calcul équivalent à la formule formula_11 ce qui donne une approximation de π égale à 3. Même lorsqu'ils connaissaient le diamètre d'un cercle, les scribes passaient toujours par le calcul de son périmètre (en multipliant le diamètre par 3) pour ensuite obtenir son aire. La dimension usuelle pour un cercle était toujours son périmètre, jamais son diamètre ni son rayon. Cela montre que, pour les anciens, un cercle était plutôt vu comme une "circonférence" plutôt que comme une courbe définie par un centre et un rayon. La procédure pour calculer l'aire d'un disque à partir de son diamètre était la suivante, utilisée, dans cet exemple, pour déterminer le volume d'une bûche cylindrique dont le diamètre était 1 + : L'approximation de π par 3 est également utilisée dans la Bible : et le Talmud : Archimède énonça et démontra, dans son traité "De la mesure du cercle" : Ce qui donne un encadrement de π (qui est le "quotient du périmètre de tout cercle par son diamètre"). Pour parvenir à ce résultat, Archimède encadra le cercle par deux polygones réguliers dont il calcula les périmètres. Son résultat utilise des polygones réguliers à 96 côtés. En 1424, Al-Kachi, dans son "Traité sur le cercle", calcule une valeur approchée de π en encadrant le cercle entre deux polygones réguliers à côtés avec seize décimales exactes. Son objectif était de déterminer une valeur approchée de π suffisamment précise pour pouvoir calculer non seulement la circonférence de la Terre, mais aussi celle de l'Univers. Son traité commence ainsi : La méthode d'Archimède a été reprise en 1579 par François Viète et en 1593 par Adrien Romain pour calculer de douze à quinze décimales de π. D'autres mathématiciens ont calculé des valeurs approchées de π en utilisant des calculs d'aires puis, à partir du, les techniques du calcul infinitésimal.La question du calcul de la longueur développée d'une courbe prend, au le nom de "rectification" d'une courbe. Elle est en général considérée comme impossible à résoudre, ce que Descartes exprime par :. Au, l'invention du calcul infinitésimal a conduit à interpréter le calcul de la longueur développée d'une courbe comme celui d'une intégrale suivant la formule vue plus haut (voir l'exemple de l'ellipse). Au, Camille Jordan donne une nouvelle définition de la longueur développée d'une courbe, se rapprochant de celle d'Archimède mais utilisant les outils modernes (dont le calcul de la limite d'une suite) : il approche la courbe par un polygone dont les sommets sont des points de cette courbe. Lorsque le nombre de ces points tend vers l'infini, la limite supérieure de la suite des longueurs des polygones obtenus, si elle est majorée, est la longueur développée de cette courbe. Cette définition de "courbe rectifiable" englobe et étend la précédente qui utilisait une intégrale. Durant les et s, des mathématiciens découvrent de nombreuses courbes comme celle de von Koch, qui ne sont pas rectifiables. À partir de 1967, Benoît Mandelbrot définit et étudie les fractales à partir d'une question apparemment très simple : Mandelbrot explique que plus on cherchera à préciser la mesure, plus celle-ci sera grande, jusqu'à éventuellement devenir infinie. En effet, si on mesure grossièrement le périmètre de la Bretagne (ou de tout pays) sur une carte, on va obtenir un polygone. Mais plus la carte sera précise, plus le polygone sera découpé et donc son périmètre grandira. Si l'on veut le « vrai » périmètre de la Bretagne, il faudra aller sur place mesurer chaque caillou, chaque escarpement de rocher, voire chaque atome de ces composants. L'étude de ces objets dépasse le cadre du calcul de périmètres.Livres Article
Le périmètre d'une figure plane est la longueur développée du contour de cette figure. Le calcul du périmètre sert par exemple à déterminer la quantité de grillage nécessaire à la clôture d'un terrain.
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Le mot « algèbre » est dérivé du titre d’un ouvrage rédigé vers 825, "Kitāb al-mukhtaṣar fī ḥisāb al-jabr wa-l-muqābala" (« Abrégé du calcul par la restauration et la comparaison »), du mathématicien d'origine persane Al-Khwarizmi. Ce livre avait des objectifs pratiques : le calcul d’héritage, l'arpentage, les échanges commerciaux, etc., et s'inscrivait dans l'époque d'essor des sciences et techniques islamiques. Le mot arabe "al-djabr" () signifie « réduction d'une fracture », « réunion (des morceaux) », « reconstruction », « connexion », « restauration », reboutement. Dans le contexte mathématique, il désigne la transformation d'une équation par ajout d'un terme. En langage actuel, par exemple, on peut transformer formula_1, en ajoutant la quantité b aux deux membres de l'équation pour n'avoir que des termes positifs : formula_2. Il est à l’origine du mot latin "algebra" qui a donné « algèbre » en français. En espagnol, le mot "algebrista" désigne aussi bien celui qui pratique le calcul algébrique que le rebouteux (celui qui sait réduire les fractures).Dès l'Antiquité égyptienne ou babylonienne, les scribes disposaient de procédures pour trouver une quantité inconnue soumise à certaines conditions. Ainsi, les anciens Babyloniens et Égyptiens savaient déjà résoudre des problèmes qui peuvent être traduits en équations du premier ou second degré. Les Babyloniens utilisaient également la technique des algorithmes, et cela bien avant Euclide. Par exemple, le papyrus Rhind (conservé au British Museum de Londres, il date de 1650 av. J.-C.) comporte l'énoncé suivant : Dans un autre exemple, un problème babylonien demande le côté d'un carré tel qu'on en soustrayant ce côté de l'aire du carré. Traduit en termes algébriques cela revient à résoudre l'équation du second degré suivante : formula_3, où « x » désigne le côté cherché. Au de l'ère chrétienne, Diophante d'Alexandrie pratique une forme d'algèbre pré-symbolique, en introduisant une inconnue sur laquelle il opère des calculs. La mathématique grecque appelait « analyse » la méthode qui consiste à nommer une inconnue et à la manipuler afin de remonter à partir des conditions imposées par l'exercice jusqu'à l'identification des propriétés de l'inconnue qui alors peut être déterminée et devient connue.Dans le livre "Kitāb al-mukhtaṣar fī ḥisāb al-jabr wa-l-muqābala" (« Abrégé du calcul par la restauration et la comparaison ») du mathématicien Al-Khwarizmi, écrit à Bagdad, sous le règne d'Al-Ma’mūn, une large proportion des méthodes utilisées sont issues de résultats élémentaires de géométrie. Pour cette raison, on classe souvent ces premiers résultats dans la branche de l'algèbre géométrique. L'innovation majeure fut l'introduction du concept d'« équation ». Il s'agissait d'une égalité entre deux expressions mathématiques comportant dans leurs termes des nombres connus et une quantité inconnue. Une telle égalité était la traduction en langage mathématique des conditions imposées par le problème pour découvrir l'inconnue. Par exemple :, problème que nous traduirons en algèbre contemporaine (il s'agit plus précisément d'une « transcription » et non d'une traduction, car la notation en exposants numériques ne commence qu'avec Descartes) sous la forme : formula_4, en notant « x » la racine inconnue du carré. Des symboles spéciaux sont créés pour désigner carré, cube, racine carrée, racine cubique : la notion d'exposant numérique, même simplement entier, n'émerge pas encore. La légende attribue parfois à Léonard de Pise dit Fibonacci l'importation des chiffres dits arabes qu'il aurait découverts lors d'un voyage en Afrique. C'est oublier que Gerbert d'Aurillac, qui les avait étudiés à Cordoue, avait entrepris de les imposer à la chrétienté une fois devenu pape de l'an Mil sous le nom de Sylvestre II. C'est cependant le livre de Fibonacci "Liber abaci", qui définira la fameuse suite de Fibonacci et contribuera à populariser l'usage des chiffres arabes et du système décimal en Europe.Le pape Gerbert d'Aurillac avait ramené d'Espagne vers l'an 1000 le zéro, invention indienne que les mathématiciens Al-Khwarizmi et Abu Kamil avaient eux-mêmes fait connaître dans tout l'Empire, et aussi à Cordoue. Cette numération de position complète bien le calcul algébrique, d'abord au moyen des "algorithmes" (terme dérivant de « Al-Khwarizmi », mais procédé déjà utilisé dans l'algorithme d'Euclide), qui remplacent peu à peu l'usage de l'abaque. Les mathématiciens italiens du (del Ferro, Tartaglia et Cardan) résolvent l'équation du (ou équation cubique). Ferrari, élève de Cardan, résout l'équation du (ou équation quartique), et la méthode est perfectionnée par Bombelli. À la fin du siècle, le Français Viète découvre que les fonctions symétriques des racines sont liées aux coefficients de l'équation polynomiale. Jusqu'au, l'algèbre peut être globalement caractérisée comme la suite ou le début des équations et comme une extension de l'arithmétique ; elle consiste principalement en l'étude de la résolution des équations algébriques, et la codification progressive des opérations symboliques permettant cette résolution. François Viète (1540-1603),, innove en notant les inconnues et les indéterminées à l'aide de lettres. Alors que chez Viète les puissances étaient notées avec des mots latins, René Descartes les note sous forme d'exposants et c'est cette écriture qui s'impose. À peu de chose près nous avons conservé les notations littérales de Descartes qui constituent un véritable symbolisme algébrique. Le terme « algèbre » devient alors synonyme de « calcul littéral ». René Descartes et Pierre de Fermat introduisent également ce que l'on appelle toujours dans les collèges et les lycées la « géométrie analytique », autrement dit la géométrie des coordonnées : les courbes et les surfaces sont représentées par des équations que l'on manipule au moyen de l'algèbre. Les mathématiciens commencent, aussi à cette époque, progressivement à utiliser des nombres « imaginaires » pour calculer les racines de leurs équations, parfois même quand ces dernières sont bien réelles.Une étape décisive fut franchie avec l'écriture des exposants "fractionnaires", puis rapidement "réels" et "imaginaires". Ceux-ci permettront à Euler d'énoncer sa célèbre formule formula_5 liant cinq nombres remarquables. Par ces exposants imaginaires s’opère la jonction sans couture du monde algébrique et du monde trigonométrique. Prendre en compte les solutions des équations qui sont des nombres complexes amène d'Alembert à énoncer (en 1746) et Gauss à démontrer (en 1799) le théorème fondamental de l'algèbre : Sous sa forme moderne, le théorème s'énonce : Le s'intéresse désormais à la calculabilité des racines, et en particulier à la possibilité de les exprimer par des formules générales à base de radicaux. Les échecs concernant les équations de degré 5 amènent le mathématicien Abel (après Vandermonde, Lagrange et Gauss) à approfondir les transformations sur l'ensemble des racines d'une équation. Évariste Galois (1811 - 1832), dans un mémoire fulgurant, étudie le groupe des permutations des racines d'une équation polynomiale et aboutit à l'impossibilité de la résolution par radicaux pour les équations de degré supérieur ou égal à 5. Dès lors, on s'est mis à calculer sur des objets qui ne sont plus forcément des nombres. L'algèbre moderne entame un parcours fécond : Boole crée l'algèbre qui porte son nom, Hamilton invente les quaternions, et les mathématiciens anglais Cayley, Hamilton et Sylvester étudient les structures de matrices. L'algèbre linéaire, longtemps restreinte à la résolution de systèmes d'équations linéaires à 2 ou 3 inconnues, prend son essor avec le théorème de Cayley-Hamilton (« Toute matrice carrée à coefficients dans formula_6 ou formula_7 annule son polynôme caractéristique »). S'ensuivent les transformations par changement de base, la diagonalisation et la trigonalisation des matrices, et les méthodes de calcul qui nourriront, au, la programmation des ordinateurs. Dedekind définit les idéaux (déjà présents plus qu'en germe dans la notion de "nombre complexe idéal" introduite par Kummer), qui permettront de généraliser et de reformuler les grands théorèmes d'arithmétique. L'algèbre linéaire se généralise en algèbre multilinéaire et algèbre tensorielle.Au début du, sous l'impulsion de l'Allemand Hilbert et du Français Poincaré, les mathématiciens s'interrogent sur les fondements des mathématiques : logique et axiomatisation occupent le devant de la scène. Peano axiomatise l'arithmétique, puis les espaces vectoriels. La structure d'espace vectoriel et la structure d'algèbre sont approfondies par Artin en 1925, avec des corps de base autres que formula_8 ou formula_9 et des opérateurs toujours plus abstraits. On doit aussi à Artin, considéré comme le père de l'algèbre contemporaine, des résultats fondamentaux sur les corps de nombres algébriques. Les corps non commutatifs amènent à définir la structure de module sur un anneau et la généralisation des résultats classiques sur les espaces vectoriels. L'école française « Nicolas Bourbaki », emmenée par Weil, Cartan et Dieudonné, entreprend de réécrire l'ensemble des connaissances mathématiques sur une base axiomatique : ce travail gigantesque commence par la théorie des ensembles et l'algèbre dans le milieu du siècle, et confirme l'algèbre comme langage universel des mathématiques. Paradoxalement, alors que le nombre de publications suit une croissance exponentielle à travers le monde, alors qu'aucun mathématicien ne peut prétendre dominer qu'une toute petite partie des connaissances, les mathématiques n'ont jamais autant paru unifiées qu'aujourd'hui. L'étude de ces structures peut être faite de manière unifiée dans le cadre de l'algèbre universelle.L'étude épistémologique de l'algèbre a été introduite par Jules Vuillemin.Par extension, on attribue aussi le qualificatif d’« algébrique » à d’autres parties des mathématiques dont les objets ou les méthodes relèvent de l’algèbre.
L'algèbre est une branche des mathématiques qui permet d'exprimer les propriétés des opérations et le traitement des équations et aboutit à l'étude des structures algébriques. Selon l’époque et le niveau d’études considérés, elle peut être décrite comme :
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Dans l'exemple, la formulation sous forme d'équation, c'est-à-dire l'égalité (1), est équivalente à la question posée. Y répondre revient à déterminer l'unique valeur que doit prendre l'inconnue "x" pour que l'égalité définissant l'équation soit vraie. Le maniement de l'inconnue permet de résoudre quelques équations, comme celle présentée ici. Cette vision est source d'une autre manière de définir une équation. Pour lEncyclopédie Soviétique de Mathématiques",Au, Viète, un mathématicien français, trouve une méthode pour exprimer de manière générique une famille d'équations. Pour en comprendre l'intérêt,Les questions que soulève l'étude d'une équation dépendent de sa nature. À l'image de l'équation précédente, certaines sont définies à l'aide d'une fonction "f" : R → R, c'est-à-dire de l'ensemble des nombres réels dans lui-même. L'équation s'écrit "f"("x") = 0 (plus généralement, une équation de la forme "g(x)=h(x)" sera ramenée à la forme "f(x) "= 0 en posant "f=g-h)". On commence parfois l'étude par établir l'existence ou non de solution à l'équation. Le nombre de solutions est donnée par l'étude de la fonction "f", ce cas est étudié dans le paragraphe sur les zéros d'une fonction. Parfois, il est plus simple de commencer par étudier les propriétés de la ou des éventuelles solutions, sans se préoccuper initialement de leur existence. C'est le cas pour le problème isopérimétrique du triangle. La question revient à trouver le triangle de périmètre donné (on prend ici la valeur 3) de plus grande aire possible. Si "T" désigne l'inconnue, ici un triangle de périmètre 3, "S"("T") la fonction qui à un triangle associeLa première "théorie des équations" ne concerne que les équations polynomiales, c'est-à-dire de la forme "P"("X") = 0 où "P" est un polynôme. Elle est basée sur des transformations des membres de l'équation en appliquant les cinq opérations (addition, multiplication, soustraction, division et extraction de racine) aux coefficients de l'équation comme à son inconnue. Si le degré du polynôme est égal à 2 et si les coefficients et les solutions recherchées sont réels, alors ces méthodes permettent de trouver les solutions, encore appelées racine (cf. l'article « Équation du second degré »). L'usage du changement de variable permet d'étendre la famille d'équations qui se résolvent, comme l'illustre l'exemple e – (e + e)e + e = 0 en posant "X" = e. Cette méthode du changement de variable ne se limite pas aux équations algébriques. Pour aller plus loin et résoudre l'équation cubique,Une autre famille d'équations est traitée par l'algèbre : celle des équations linéaires. Ce sont les équations de la forme (1) "a(x)" + "b" = 0, où "a" est une application linéaire d'un espace vectoriel "E" dans un espace vectoriel "F", "b" un vecteur de "F" et "x" une variable qui décrit l'ensemble "E". Si les espaces "E" et "F" sont de dimension finie, notés "n" pour "E" et "m" pour "F", le choix d'une base de "E" et de "F", permet d'exprimer "a" sous la forme d'une matrice ("a"), "x" sous la forme d'un vecteur colonne à "n" coordonnées ("x") et "b" d'un vecteur colonne à "m" coordonnées ("b"). formula_3L'approche géométrique de l'équation linéaire offre des informations d'une autre nature. L'image d'une application linéaire "a", c'est-à-dire l'ensemble des vecteurs qui admettent un antécédent par "f" forme un sous-espace vectoriel, comme l'est un plan dans un espace de dimension trois. Le noyau de "a", c'est-à-dire les vecteurs de l'ensemble de départ ayant pour image le vecteur nul, est aussi un sous-espace. Ces résultats montrent que l'ensemble des solutions forme un espace affine de direction le noyau de "a". Le point de vue géométrique permet d'élaborer des algorithmes de résolution qui tiennent compte des spécificités de "a". Dans certains cas particuliers, il existe des techniques qui permettent de trouver une solution plus rapidement qu'avec la méthode du pivot de Gauss. Un exemple correspond au cas où "E" est un espace euclidien égal à "F" et "a" est tel que l'application qui à "x" et "y" associe –"ax","y" soit un produit scalaire. Ici les crochets désignent le produit scalaire initial de l'espace "E". CeciEn géométrie euclidienne, il est possible d'associer à chaque point de l'espace un jeu de coordonnées, par exemple à l'aide d'un repère orthonormé. Cette méthode permet de caractériser des figures géométriques à l'aide d'équations. Un plan dans un espace de dimension 3 s'exprime comme l'ensemble des solutions d'une équation du type "ax" + "by" + "cz" + "d" = 0, où "a", "b", "c" et "d" sont des nombres réels, "x", "y", "z" les inconnues qui correspondent aux coordonnées d'un point du plan dans le repère orthonormal. Les valeurs "a", "b" et "c" sont les coordonnées d'un vecteur perpendiculaire au plan défini par l'équation. Une droite s'exprime comme l'intersection de deux plans, c'est-à-dire comme les solutions d'une équation linéaire à valeurs dans R ou comme les solutions d'un système de deux équations linéaires à valeurs dans R, si R désigne l'ensemble des nombres réels. Une conique est l'intersection d'un cône d'équation "x" + "y" = "z" et d'un plan. Autrement dit, dans l'espace, toute conique est définie comme les points dont les coordonnéesIl existe au moins deux méthodes pour décrire une figure géométrique à l'aide d'équations. La première consiste à la décrire par une équation de la forme "f"("x") = "0", où "f" est une fonction de l'espace euclidien "E" de dimension "n" dans R où "d" est un entier plus petit que "n". Si "f" est une fonction suffisamment régulière, "n" - "d" est la "dimension" de la figure géométrique. Si elle est égale à 1, la figure est une courbe, pour 2, on parle de surface, etc. Une telle équation peut aussi s'écrire comme système de "d" équations à valeurs dans les réels exactement comme pour le cas de l'équation linéaire. Ce type d'équation est appelé "cartésien" si "x" est exprimé à l'aide de ses coordonnées dans un repère cartésien. Les équations décrites dans le paragrapheHistoriquement, les premières équations formalisées sont de nature arithmétique et datent du. Si l'on recherche comme solution d'une équation, non pas un nombre quelconque, mais un nombre entier et si l'équation est à coefficients entiers, on parle d"'équation diophantienne". Les méthodes décrites précédemment sont généralement insuffisantes pour conclure, des outils issus de l'arithmétique, ou au moins de l'arithmétique élémentaire sont indispensables. Un exemple relativement simple est celui linéaire à deux inconnues "ax" + "by" = "c". Si le degré de l'équation augmente, la question devient beaucoup plus complexe. Même une équation de degré 2 n'est en général pas simple (voir par exemple le théorème des deux carrés de Fermat ou l'équation de Pell-Fermat). À condition d'ajouter d'autres méthodes, comme celle de descente infinie et de nouveaux résultats comme le petit théorème de Fermat, il est possible de résoudre quelquesAu lieu de se demander quels nombres sont solutions d'une équation donnée, on peut considérer le problème inverse : de quelles équations un nombre donné est-il solution? Un nombre est dit rationnel s'il est solution d'une équation du premier degré à coefficients entiers. Il est dit algébrique s'il est solution d'une équation polynomiale à coefficients entiers. S'il n'est pas algébrique, il est dit transcendant. Ainsi, pour un nombre donné, l'objectif est de trouver les éventuelles équations polynomiales dont ce nombre est racine (voir « Polynôme minimal (théorie des corps) »). Par exemple pour, la question se pose de savoir s'il est possible de construire une équation du premier degré ayant cette valeur pour racine. Elle se résout simplement : si une telle équation existe, on en déduit l'expression 2"a" = "b", où "a" et "b" sont des nombres entiers. L'analyse de la décomposition en facteurs premiers montre queRésoudre une équation diophantienne polynomiale n'est pas toujours possible avec les seuls outils de la théorie algébrique des nombres. Avec ce type de méthode, Ernst Kummer parvient à résoudre, au milieu du, presque tous les cas inférieurs à 100 de la célèbre équation dénommée dernier théorème de Fermat, mais le cas général reste hors de portée. La géométrie, et plus précisément la géométrie algébrique, a été nécessaire pour conclure. L'équation du dernier théorème de Fermat s'écrit de la manière suivante : "x" + "y" = "z". Quitte à étudier les solutions dans les nombres rationnels, on peut diviser par "z" et écrire l'équation "q" + "r" = 1. Si "q" et "r" sont choisis dansEn analyse plus encore, il sera bien souvent vain d'espérer traiter une équation par des techniques élémentaires de substitution ou transformation, en espérant isoler la variable. Et même quand cela s'avère possible, comme pour certaines équations algébriques, si l'objectif est l'obtention d'une valeur numérique, l'approche décrite dans ce paragraphe est souvent moins coûteuse. On peut toujours ramener l'équation à une forme "f"("x") = 0. Considérons par exemple l'équation suivante, l'inconnue étant un réel strictement positif : formula_6 Elle se réécrit "f"("x") = 0 si l'on pose "f"("x") = (sin"x") + (ln"x")/2.Si l'équation prend la forme "f"("x") = 0 où "f" est une fonction d'un espace vectoriel "E" à valeurs dans un espace vectoriel "F" dont le vecteur nul est noté 0, les idées de l'algèbre linéaire peuvent encore s'appliquer partiellement. Il est possible de choisir une base de "E" et de "F" et d'exprimer "f" à l'aide de "m" fonctions "f" réelles de "n" variables "x", où "m" est la dimension de "F" et "n" celle de "E", on obtient ce que l'on appelle un système d'équations, de la forme suivante : formula_7 Les mêmes limitations que celles décrites au paragraphe précédent s'appliquent. Il est tout à fait possible que la technique d'isolation des variables, qui fonctionne dans le cas de l'équation linéaire, ne soit pas possible, par exemple si les "f" contiennent des expressions trop complexes. Certaines des idées, exprimées dans le cas où "f" est une fonction de la variable réelle à valeurs réelles, peuvent s'adapter à la géométrie d'un espace vectoriel de dimension finie, d'autres non. Il n'existe pas d'équivalent du théorème desSi l'espace vectoriel "E" est plus vaste et n'est plus de dimension finie, d'autres idées doivent être utilisées pour venir à bout de l'équation. Cette configuration se produit si l'inconnue "x" désigne une fonction. Une fois encore, il est vain de rechercher des méthodes systématiques exprimant les solutions sous la forme d'une composition de fonctions élémentaires, les cas où une telle expression existe tiennent plus de l'exception que de la règle. Une méthode générale consiste associer à un espace de fonctions "H", comme celui des fonctions continues définies sur un intervalle ["a", "b"], une géométrie. Pour ce faire, on peut définir sur l'espace une distance euclidienne, c'est-à-dire définie par un produit scalaire comme celui qui, à deux fonctions "f" et "g" de "H" associe : formula_8 À l'aide deLa physique est à l'origine d'équations fonctionnelles particulières : les systèmes dynamiques. Un exemple historiquement célèbre, est issu de la loi universelle de la gravitation. Si l'on néglige l'attraction due aux autres planètes, l'accélération de la Terre est dirigée vers le soleil et son intensité est inversement proportionnelle au carré de la distance qui sépare les deux astres. Cette loi physique se traduit par une équation qui, une fois connues la position et la vitesse initiales de la Terre, donne sa trajectoire, c'est-à-dire sa position en fonction du temps. Historiquement, la capacité à prévoir la position exacte des comètes au fut une confirmation de la théorie de Newton. Un système qui évolue et dont une équation permet de connaître exactement son état au cours du temps, à la condition de connaître son état initial, est qualifié de "dynamique". On peut les classer en trois grandes catégories. La formulation la plus simple est dite discrète, l'état du système est décrit à différentes étapes, notées par les entiers 0, 1, 2..., "k",... et la solution estLa lettre "x" désigne ici une fonction de la variable réelle et "f" une fonction de "n" + 1 variables réelles. Soit "F" la fonction qui à "x" associe la fonction "t" ↦ "f"("t", "x"("t"), "x"'("t"), "x"("t")..., "x"("t")), où "x" la dérivée "k" de la fonction "x". On considère l'équation "F"("x") = 0. Une telle équation est appelée équation différentielle. Les solutions sont, en général, étudiées sous la, c'est-à-dire associées à des valeurs "t",ξ,ξ...,ξ telles qu'une solution vérifie : formula_12 La situation est un peu analogue à celle des équations polynomiales. Il existe une théorie des équations différentielles. Un premier résultat global est le théorème de Cauchy-Lipschitz,La physique propose divers exemples où la solution recherchée ne dépend pas d'une mais de plusieurs variables. Un cas relativement simple est celui d'une onde sur une corde vibrante. La fonction décrivant sa position dépend de deux paramètres, le temps et une coordonnée pour décrire un point de la corde. Trois variables sont nécessaires pour décrire une vague, deux décrivent la position d'un point de la surface et la troisième le temps. En physique quantique, la relation fondamentale de la dynamique se traduit par une équation d'onde qui nécessite quatre variables, trois pour l'espace et une pour le temps. Ce principe fondamental est appelée équation de Schrödinger. L'équation équivalente à celle du paragraphe précédent, pour une fonction "x" de plusieurs variables, porte le nom d'équation aux dérivées partielles. L'équivalent du problème de Cauchy s'exprime de manière plus complexe. la condition initiale est remplacée par les "conditions aux limites". Dans certains cas on recherche comme solution une fonction définie sur Ωx["a", "b"] où Ω est un ouvert que l'on suppose borné, connexe et dont la frontière ∂Ω est régulière, ["a", "b"] est un intervalle qui représente le temps. Les conditions aux limites s'expriment sous forme de deux contraintes. L'une correspondUne des questions qui se pose sur les systèmes dynamiques est la nature de la solution en fonction de sa valeur initiale. Si une petite modification de cette valeur change de manière importante le comportement de la solution, même si le système est "déterministe", son évolution semblera "aléatoire". Si "déterministe" signifie que toute évolution du système dépend uniquement de sa valeur initiale, sa connaissance parfaite permet de prévoir parfaitement son futur, ce qui est toujours le cas d'un système dynamique idéalisé. En physique, il est impossible de connaître parfaitement l'état initial du système. On le connaît, par exemple avec une précision de 5 décimales, si la sixième décimale finit par modifier l'évolution du système de manière significative, le futur de l'évolution n'est pas connu (il est même indéterminable), mais dépend d'une information "inaccessible" parce qu'idéalisée. Le futur apparaît alors comme incertain, même si les lois modélisant l'évolution sont "déterministes". On voit donc ici les limites de la modélisation. Ce phénomène se produit en météorologie, cette science est modélisée par un système dynamique qui, pour permettre une prévision sur le long terme, demande une connaissance précise de l'état initial. Comme cette connaissance est d'une précision limitée, il existe un "horizon" (ou plutôt des horizons plus ou moins divergents) dans la prévision. Si l'équation modélisant la météorologie est bien connue, on ne sait toujours pas si les solutions dépendent continûment de valeurs aux bornes du domaine de la solution (l'équivalent de la condition initiale pour une équation aux dérivées partielles), cette question est associée à l'un des sept prix de unLa sensibilité à la condition initiale n'est pas l'unique question à résoudre pour élaborer une théorie générale des systèmes dynamiques. On souhaite aussi connaître le comportement limite du système, encore appelé comportement "asymptotique", c'est-à-dire ce qu'il se passe une fois que l'on a "attendu que le système se stabilise". S'il ne diverge pas, on peut classer son comportement en trois catégories, soit le système s'immobilise, soit il tend vers un cycle, soit vers encore autre chose qui, selon certaines définitions, est appelée "chaos". Une fois encore, il est utile de considérer le système dynamique le plus simple possible, pour comprendre au moins qualitativement les mécanismes en jeu. Comme précédemment, on utilise une suite récurrente définie par un polynôme du second degré "P", cette fois-ci réel à valeurs réelles. La suite logistique est définie par récurrence : "x" = "r x"(1 – "x"). L'un des charmes de cette suite est que son comportement est relativement indépendant de la condition initiale si elle est choisie entre 0 et 1. L'objectif est d'augmenter la valeur de "r", initialement nulle et d'étudier ce comportement asymptotique. Si une fonction "f" possède un point fixe "p", de dérivée strictement comprise entre –1 et 1, en valeur absolue, et si la suite définie par "x" = "f"("x") prend une valeur "proche" de ce point fixe, elle converge vers "p". Ce point est dit "attracteur" et la zone des valeurs initiales dont les suites convergent vers ce point est appelée bassin d'attraction. Pour une suite logistique le bassin d'attraction principal contient toujours ]0, 1[, à un ensemble négligeable près, quelle que soit la valeur de l'attracteur. La suite semble être "attirée", comme par un aimant vers cet attracteur. Si "r" est compris entre 0 et 3, l'attracteur est un point et la suite converge. À partir de la valeur 3, le polynôme "P" ne possède plus de
Une équation est, en mathématiques, une relation (en général une égalité) contenant une ou plusieurs variables. "Résoudre" l'équation consiste à déterminer les valeurs que peut prendre la variable pour rendre l'égalité vraie. La variable est aussi appelée "inconnue" et les valeurs pour lesquelles l'égalité est vérifiée "solutions". À la différence d'une identité, une équation est une égalité qui n'est pas nécessairement vraie pour toutes les valeurs possibles que peut prendre la variable.
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La Géorgie du Sud, qui tire son nom de, a été découverte en 1675 par le marchand britannique Anthony de la Roché. Celui-ci, de retour d'un voyage commercial au Chili et remontant vers l'Europe, avait été dévié de sa route par une tempête. Les îles Sandwich du Sud ont été découvertes par le capitaine James Cook en 1775. Pendant la Seconde Guerre mondiale, de l'automne 1943 à l'automne 1944, la Royal Navy a déployé un vaisseau marchand armé pour patrouiller la Géorgie du Sud et les eaux antarctiques contre des raids allemands, en plus de protections côtières encore visibles de nos jours à Cumberland Bay et Stromness Bay, armé de volontaires choisis parmi les baleiniers norvégiens. Le centre de recherches de, non loin de l'ancienne station baleinière norvégienne de Grytviken, est devenu une petite garnison après la guerre des Malouines. Il a été rendu à un usage civil en 2001 et est exploité par le. Ce dernier dispose également d'une station biologique sur l'île Bird, au nord-ouest de la Géorgie du Sud. Les îles Sandwich du Sud sont quant à elles inhabitées. Anciennes stations baleinières :La Géorgie du Sud-et-les Îles Sandwich du Sud est située dans le Sud de l'océan Atlantique, entre l'Amérique du Sud et l'Antarctique. Les îles Malouines, un autre territoire britannique d'outre-mer, sont situées à environ en direction du nord-ouest. Le territoire couvre une superficie de répartie entre la Géorgie du Sud avec de superficie et les îles Sandwich du Sud avec de superficie.La Géorgie du Sud est une île de de longueur, très montagneuse, dont le point culminant est le mont Paget avec d'altitude, couverte de glaciers et riche en faune. Les îles de Géorgie du Sud qui l'entourent et quelques rochers isolés à l'ouest et au sud-est se composent de :Les îles Sandwich du Sud forment un arc volcanique de onze petites îles inhabitées.Les îles de Géorgie du Sud-et-les Îles Sandwich du Sud sont un important lieu de nidification de nombreuses espèces d'oiseaux des îles sub-antarctiques et de l'Antarctique. Les trente espèces suivantes y ont été répertoriées : le Manchot royal ("Aptenodytes patagonicus"), le Manchot Adélie ("Pygoscelis adeliae"), le Manchot à jugulaire ("Pygoscelis antarcticus"), le Manchot papou ("Pygoscelis papua"), le Gorfou doré, gorfou sauteur, albatros hurleur, albatros à sourcils noirs, albatros à tête grise, albatros fuligineux, pétrel géant, pétrel de Hall, damier du Cap, pétrel des neiges, prion de la Désolation, prion colombe, prion bleu, puffin gris, océanite de Wilson, océanite à ventre noir, océanite néréide, puffinure de Géorgie du Sud, puffinure plongeur, cormoran géorgien, canard à queue pointue, sarcelle tachetée, grand Labbe, goéland dominicain, sterne couronnée, pipit antarctique.La Géorgie du Sud-et-les Îles Sandwich du Sud est un territoire britannique d'outre-mer administré depuis les îles Malouines par un représentant de la Couronne britannique. Leur défense est sous la responsabilité du Royaume-Uni. Depuis 1982, le territoire célèbre le jour de sa libération le 14 juin. Une Constitution a été adoptée le. Le système juridique est basé sur la britannique.Bien que le territoire de Géorgie du Sud-et-les Îles Sandwich du Sud soit administré depuis les îles Malouines, il n'en utilise pas la monnaie : le territoire adhère à la banque d'Angleterre et utilise la livre sterling. Le territoire produit des revenus de moins de et a des dépenses de. Son budget déficitaire est compensé par des subsides réguliers du Royaume-Uni. La pêche et la pisciculture sont pratiquées dans les environs du territoire. L'émission de timbres postaux imprimés au Royaume-Uni constitue une autre source de revenus. Son code pays défini par l'ISO est « GS » et son domaine Internet est.gs.Seule Grytviken et l'île Bird en Géorgie du Sud sont habitées en permanence, principalement durant l'été austral pour des missions scientifiques et par des militaires, par vingt à trente personnes.La langue officielle de la Géorgie du Sud-et-les Îles Sandwich du Sud est l'anglais.
La Géorgie du Sud-et-les îles Sandwich du Sud ( ; ) est un territoire britannique d'outre-mer situé dans le Sud de l'océan Atlantique. Il est composé de l'île de Géorgie du Sud et des îlots proches ainsi que de l'archipel des îles Sandwich du Sud. Administré depuis les îles Malouines situées au nord-ouest, le territoire est, comme ces dernières, revendiqué par l'Argentine.
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Les populations autochtones de la péninsule Ibérique s'appelaient les Ibères. D'après les éléments livrés par l'archéologie et les recherches les plus récentes, il semble falloir abandonner l'idée que les Ibères soient un peuple migrateur venu d'Afrique. Les Ibères connaissent un développement qui prend sa source au début du et se termine avec la conquête romaine dans le courant du. Leur territoire, qui a pu selon les époques représenter l'essentiel des côtes du Levant espagnol ainsi que la partie occidentale du littoral méditerranéen de la Gaule a en réalité connu des peuplements diversifiés. La géographie et le climat ainsi que certaines interactions avec d'autres peuples peuvent expliquer cela. Les premières populations ibériques à s'affirmer sont identifiées au Sud de la péninsule. Celles-ci semblent avoir dès le début du su exploiter les richesses minières de leurs sols, afinLes Romains conquirent la péninsule au, conséquemment à leur victoire sur Carthage lors de la Deuxième guerre punique. En -197, ceux-ci divisent les territoires ibériques qu'ils viennent de conquérir en deux provinces : l'Hispanie citérieure au nord, avec l'ancienne cité égéenne puis ibère de "Tarraco" (Tarragone), devenue un campement et une colonie romaine, comme capitale, et l'Hispanie ultérieure au sud, avec "Corduba" (Cordoue), un ancien site de peuplement ibère devenu une place forte punique, pour capitale. Ils romanisent les plus importants centres urbains préexistants de la côte méditerranéenne qu'ils ont conquis, et fondent des colonies romaines "ex-nihilo" (par exemple, Italica dès -206 pour des vétérans de la deuxième guerre punique). La Celtibérie est conquise à partir de -181, grâce à l'appui d'un peuple rival, installé plus au nord dans les régions pyrénéennes, les Vascons, mais l'avancée des Romains et de leur culture s'y révèlera plus lente, en raison de la résistance et des révoltes fréquentes des Celtibères (comme en témoigne la guerre contre Numance de -153 à -133), ne se terminant qu'en 19 av. J.-C. avec Auguste. La péninsule ibérique est également l'un des terrains de bataille des guerres civiles de la fin de la République romaine : notamment lors de la guerre sertorienne opposant les partisans de Caius Marius alliés aux Ibères sous le commandement de Quintus Sertorius à Rome désormais contrôlée par Sylla, de -83 àLors de la chute de l'Empire romain au, des barbares germaniques, les Suèves, les Vandales et les Wisigoths envahirent l'Espagne. Les Vandales, installés momentanément au sud de la péninsule passèrent rapidement en Afrique du Nord (actuelle Tunisie) et les Wisigoths imposèrent leur loi jusqu'à la conquête musulmane. Ils conquièrent définitivement ce qui reste du Royaume suève au nord-ouest en 584, puis la province byzantine de Spania (actuelles régions d'Andalousie et du Levant) en 624. Seules une bande littorale et montagnarde au nord,Les Arabo-Berbères, menés par Tariq ibn Ziyad, conquirent le pays en 711. En 756, l'Espagne musulmane (al-Andalus) prit son indépendance, sous le règne des Omeyyades de Cordoue. En 929, le pays se transforme en califat. Au, le califat s'effondre et se fragmente en micro-États, les taïfas ; on en comptera jusqu'à 25. Une certaine unité est retrouvée avec la conquête d'al-Andalus par la dynastie berbère des Almoravides de 1086 à 1142, puis avec celle des Almohades de 1147 à 1212. Al-Andalus se morcelle alors à nouveau en plusieurs taïfas. Quoi qu'il en soit, malgré ces divisions politiques, al-Andalus est l'un des pôles de l'âge d'or de l'Islam entre le milieu du et le milieu du, avec des centres au rayonnement culturel important tels que Cordoue, Grenade ou Séville. Une "Convivencia" ou « Coexistence » s'installe entre communautés musulmanes, chrétiennes et juives, favorisant des échanges culturels et une relative tolérance religieuse à l'égard des "dhimmi". Les chrétiens arabisés ou Mozarabes, nombreux dans les villes de Tolède, Cordoue, Séville et Mérida, développent une liturgie, une production artistique et une culture mélangeant maintien des traditions et des rites ibères ou wisigoths et influence arabo-musulmane. Ils conservent, comme les muladi (anciens chrétiens convertis à l'islam et leurs descendants, ou métis d'origines arabo-berbères et ibéro-wisigothiques), au moins jusqu'au (époque où s'intensifie le processus d'acculturation et de substitution linguistique au profit de l'arabe, ainsi que de conversion à l'islam), leurs dialectes romans, transcrits en graphie arabe ("aljamiado") et qui sont également pratiqués par les colons arabo-berbères. La plupart de ces spécificités de la communauté mozarabe vont perdurer ou influencer (et être influencées en retour) la culture et la liturgie grégorienne et clunisienne des chrétiens du Nord après la "Reconquista". Il se met également en place un âge d'or de la culture juive en Espagne, avecPris dans l'exaltation religieuse de la "Reconquista", les souverains espagnols décidèrent par le décret de l'Alhambra (1492) de contraindre les juifs d'Espagne à choisir entre la conversion et l'exil. La plupart d'entre eux ont trouvé refuge dans l'Empire ottoman. Les musulmans restés en Espagne, ou morisques, seront convertis de force dès le début du. L'Inquisition espagnole, instaurée en 1478 pour maintenir l'orthodoxie catholique en lien avec le pouvoir royal, s'attache surtout à lutter contre les « Nouveaux chrétiens », "conversos" (anciens juifs convertis de force, péjorativement appelés marranes) et morisques, soupçonnés de continuer à pratiquer leurs religions d'origine dans la clandestinité. Les autorités temporelles et spirituelles commencent également à relayer, la violence et les pratiques d'exclusions qui se sont déjà multipliées dans la population depuis la fin du : un statut de "Limpieza de sangre" (« pureté du sang ») s'impose ainsi dans l'ensemble des royaumes espagnols à la fin du, entrainant une discrimination de fait entre vieux chrétiens et nouveaux chrétiens, empêchant l'accès à ces derniers de nombreux offices ou charges publiques, universitaires ou ecclésiastiques. Même après leur quasi-généralisation à partir de la deuxième moitié du, les statuts de pureté de sang continuèrent à susciter de fortes réserves, en particulier dans la Compagnie de Jésus. Les dérives qu'engendraient ces statuts contraignirent à convoquer en 1596 une Junte présidée par l'Inquisiteur général Portocarrero et chargée de définir un cadre à ces statuts. On envisagea ainsi que les enquêtes ne puissent remonter au-delà de cent ans dans le lignage, mais la mort du souverain espagnol entraîna, dès 1599, l'abandon du projet. Le ministre Olivares, soucieux d'attirer les capitaux marranes portugais, tenta lui aussi de limiter la portée des statuts en rédigeant,La puissance de l'Espagne déclina progressivement non seulement en raison des guerres coûteuses qu'elle mena et des révoltes qui éclatèrent, mais également du fait d'une économie artificiellement prospère due aux richesses tirées du Nouveau Monde. En 1700, à la suite de la mort sans héritier mâle du dernier souverain Habsbourg, le petit-fils de, dont la première épouse était une infante espagnole, devint roi d'Espagne sous le nom de, et fonda la dynastie des Bourbons d'Espagne, liés par le pacte de famille aux Bourbons de France. En 1755, c'est le tremblement de terre de Lisbonne. Les ports de Cadix, Séville et La Corogne sont presque entièrement détruits. L'Espagne perd sa flotte militaire et marchande, et surtout son aura de pays indestructible, conquérant et gendarme du monde. La conséquence économique sera dramatique, le commerce avec les Amériques se déroutant vers les ports anglais, allemands, hollandais ou belges. Ce qui impliquera, aussi, une ingérence de ces mêmes pays dans les affaires latino-américaines. Au, des luttes entre les prétendants au trône affaiblirent la couronne. En 1808, Napoléon envahitÀ la mort de Franco, en 1975, la monarchie est restaurée et, le nouveau roi, rétablit rapidement la démocratie représentative. L'adhésion aux Communautés européennes, qui était gelée sous la période de dictature, reprend et le pays intègre la Communauté économique européenne avec son voisin, le Portugal, le. La nouvelle Constitution, très libérale, rompt avec le centralisme très poussé de l'époque franquiste et met en place une très large décentralisation. De nombreux partis nationalistes locaux sont à nouveau légalisés, en particulier dans les provinces périphériques, où subsistent des langues régionales différentes du castillan (Galice, PaysDepuis 1978, l'organisation politique de l'Espagne est régie par la constitution de la même année qui établit un régime de monarchie constitutionnelle et un État social et démocratique de droit et la pluralité des partis politiques. Le monarque dispose de pouvoirs politiques et symboliques, définis par l'article 62 de la constitution : il est le chef de l'État et des armées, ratifie les lois, nomme le président du gouvernement, peut dissoudre le Parlement sur proposition de ce dernier. Par ailleurs (art. 56), il est le représentant de l'État espagnol dans les relations internationales, notamment vis-à-vis des liens avec le monde hispanique. L'actuel souverain est. Le pouvoir exécutif est néanmoins détenu par le président du gouvernement. Le président du gouvernement ("Presidente del Gobierno") (rôle comparable à celui d'un Premier ministre), est à la tête de l'exécutif pour une durée de quatre ans renouvelable. Le président du gouvernement est nommé par le roi après l'acceptation de sa candidature par le "Congreso de los Diputados" ; il préside le Conseil des ministres. Pedro Sánchez occupe cette fonction depuis le. Le pouvoir législatif est dévolu au Parlement (les "Cortes Generales"), qui constitue l'organe suprême de représentation du peuple espagnol. Il est composé d'une chambre basse, le Congrès des députés ("Congreso de los Diputados"), et d'une chambre haute, le Sénat ("Senado"). Le Congrès des députés compte élus pour quatre ans au suffrage universel direct. Actuellement, le Sénat est constitué de dont élus et par les régions. Le pouvoir judiciaire se compose du Conseil du Pouvoir judiciaire, organe d'administration et de supervision des juges et magistrats ainsi que du personnel exerçant une autorité juridique en Espagne ; le Tribunal suprême, qui chapeaute l'ordre juridique espagnol et juge en dernier appel pour les crimes et délits ainsi qu'en première instance pour certains crimes ou délits d'importance ; les tribunaux supérieurs de Justice, qui composent les hautes juridictions autonomes, font également partie de l'Ordre judiciaire espagnol et sont pour la communauté autonome de rattachement, l'équivalent du Tribunal suprême, ils demeurent toutefois soumis à ce dernier et leur rendus de jugements peuvent être pourvus en appel près du Tribunal suprême. Une spécificité espagnole réside dans l'existence de l'Audience nationale, sorte de tribunal ne jugeant que les étrangers pour des crimes et délits à caractère international ou bien de thèmes particulier pouvant impliquer soit des États tierces, soit plusieurs Communautés, mais également des domaines d'actualité comme les actes terroristes, atteintes au bien de l'État et Communautés ou de ces représentants. Le Tribunal constitutionnel n'entre pas dans l'ordre judiciaire et n'a que pour rôle, la défense de l'ordre constitutionnel et l'application de la Constitution et de vérification, validation ou suspension de toutes normes de l'État ou des Communautés contraires à cette dernière. Il est aussi juge du bon déroulement des élections et des résultats. Les élections se déroulent normalement tous les quatre ans. Les dernières élections générales eurent lieu en juin 2016. Depuis la transition démocratique, un bipartisme s'est mis en place entre le Parti socialiste ouvrier espagnolSituée en Europe du Sud, l'Espagne occupe la plus grande partie de la péninsule Ibérique, qu'elle partage avec le Portugal. En dehors de la péninsule, le royaume comprend aussi deux archipels (celui des îles Canaries dans l'océan Atlantique et celui des îles Baléares dans la mer Méditerranée), deux villes (Ceuta et Melilla) et quelques îles et îlots au nord du Maroc, comme les Îles Zaffarines, Peñón de Alhucemas, Peñón de Vélez de la Gomera ou l'îlot Persil. Par ailleurs, l'Espagne revendique la souveraineté sur le rocher de Gibraltar. L'îlot d'Alborán, dans la mer du même nom, appartient également àIl existe trois grandes zones climatiques : Mis à part certains secteurs humides de montagne, les précipitations sontUn rapport de Greenpeace paru en 2015 déplore le fait que les affaires de corruption « se comptent par centaines et laissent derrières elles des espaces naturels couverts de ciment (en raison des constructions), des sols contaminés par les déchets dangereux qui y sont entreposés », ajoutant que « les responsables politiques gouvernent au profit des entreprises ». Le jour du dépassement (date de l'année, calculée par l'ONG Global Footprint Network, à partir de laquelle l'humanité est supposée avoir consommé l'ensemble des ressources que la planète est capable de régénérer en un an) de l'Espagne est le 28 mai. Les familles espagnoles aisées émettent en moyenne plus de deux fois plus de dioxyde de carbone que les familles modestes. Une grande partie du pays est menacée par la désertification en raison de certaines pratiques de l'agriculture intensive et du réchauffement climatique. Environ 20 % des sols d'Espagne sont déjà dégradés, héritage des siècles passés, dont principalement la déforestation. En décembre 2019, le conseiller spécial pour l'action climatique du Haut Commissariat des Nations unies, Andrew Harper, a averti que la désertification rendrait non viables des localités espagnoles entières, forçant leur résidents à chercher un nouveau lieu où vivre.L'Espagne comptait au et au. En 2014, peuplent l'Espagne. La densité de population, de, est inférieure à celle de la majorité des autres pays de l'Europe de l'Ouest et sa distribution à travers le territoire national est très irrégulière. Les aires plus densément peuplées se concentrent sur la côte et aux alentours de Madrid, tandis que le reste de l'intérieur se trouve très faiblement occupé. La population espagnole a augmenté fortement depuis la fin des années 1980 grâce à l'arrivée de plus de trois millions d'immigrants. Entre 2000 et 2005, l'Espagne a connu le plus grand taux d'immigration du monde, en provenance principalement d'Amérique latine, d'Europe de l'Est et du Maroc. Entre 2001 et 2006, le pays a accueilli une moyenne de par an. En 2006, cinq millions de personnes, soit 11 % de la population espagnole, étaient de nationalité étrangère.L'Espagne comporte un État central et trois niveaux d'administration locale :En 2007, les agglomérationsRestée longtemps un pays agricole, l'Espagne a connu d'importantes mutations socio-économiques dans le dernier quart du. Elle possède aujourd'hui une économie diversifiée, grâce notamment à la croissance rapide de l'industrie depuis les années 1950 et à l'essor du tourisme. Entre 1995 et 2001, les emplois industriels ont augmenté de 38 %. À partir de 1964, une série de plans de développement a contribué à l'expansion économique du pays. Le développement des industries métallurgique et textile, de la construction navale et de l'extraction minière a été privilégié. L'Espagne est devenue en moins de vingt ans une grande puissance industrielle et agricole. Le tourisme est aussi très important, représentant 5 % du produit intérieur brut. Le pays reste toutefois dépendant de la construction de logements. L'État-providence est peu développé en Espagne : le pays possède un taux de prélèvements obligatoires très bas (37 % du PIB) et les dépenses sociales parmi les plus faibles de la zone euro (20,3 % du PIB). En 2017, l'Espagne compte deux fois plus de « supers riches » qu'avant la crise de 2008. Près de 50 % du PIB du pays est détenu par 0,4 % de la population. L'Espagne a connu une grave crise depuis 2008, en lien avec la crise économique mondiale. Celle-ci a d'abord commencé avec une crise de la construction due à l'effondrement des prix, puis la crise économique mondiale de 2008 a encore aggravé la situation. Cette crise se caractérise par une très forte montée du chômage, qui touchait plus de 26 % de la population active au deuxième trimestre 2012, contre environ 8 % un an auparavant. Le taux de chômage espagnol est désormais le plus élevé de l'Union européenne après celui de la Grèce, bien qu'il ait baissé en 2016. Cette crise crée une fracture sociale en Espagne qui s'est propagée dans le reste du monde avec entre autres le mouvement des Indignés. <nowiki>Les inégalités connaissent une forte augmentation. Selon le Rapporteur spécial de l'ONU sur l'extrême pauvreté : « il y a deux Espagnes très différentes [...] De 2007 à 2017, les revenus des 1 % les plus riches ont augmenté de 24 % tandis que ceux de 90 % des Espagnols ont crû de moins de 2 % »</nowiki>.Selon l'UNICEF, l'Espagne est l'un des pays développés où la pauvreté infantile est la plus élevée. En 2017, plus de vivent dans un état de grande pauvreté. En 2018, l'Institut national des statistiques (INE) indique que 21,6 % de la population espagnole vit dans la pauvreté Les régions les plus affectées par la pauvreté sont l'Estrémadure (38,9 %); l'Andalousie (31 %) et les îles Canaries (30,5 %). Toujours d'après cette étude, les ménages pauvres sont contraints de consacrer près de 40 % de leur revenu au logement. La commission de l'Organisation des Nations unies sur la pauvreté et les droits de l'homme indique dans son rapport consacré à l'Espagne que 26,1Les vestiges de l'absolutisme sont persistants dans l'agriculture. Le roi, l'Église et les détenteurs de titres de noblesse demeurentLa situation géographique de l'Espagne, son littoral, ses paysages diversifiés, son héritage historique, sa culture vibrante et ses excellentes infrastructures ont fait de l'industrie touristique internationale du pays l'un des plus importants au monde. Au cours des cinq dernières décennies, le tourisme international en Espagne est devenuEnviron 70 % des Espagnols se disent catholiques et 25 % sans religion. Parmi les éléments les plus connus de la culture populaire espagnole, on peut citer, notamment, le flamenco, typique du sud du pays et plus particulièrement de l'Andalousie, et une pratique parfois controversée, la tauromachie.Le système éducatif espagnol se caractérise par deux spécificités majeures : sa forte décentralisation, due à l'organisation administrative du pays, et la part importante de l'enseignement privé confessionnel. Près de 29 % desLe sport en Espagne a été dominé par le football dans la seconde moitié du. Les autres activités sportives populaires sont la pelote basque, le basket-ball, le tennis, le padelL'Espagne a pour codes :
L'Espagne, en forme longue le royaume d'Espagne (respectivement en castillan et ), est un pays d'Europe du Sud qui occupe la plus grande partie de la péninsule Ibérique. En 2019, il s'agissait du vingt-huitième pays le plus peuplé du monde, avec d'habitants.
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Découvertes par Amerigo Vespucci au début du, puis visitées par Esteban Gómez (1520), Simón de Alcazaba et Alonso de Camargo (avant 1540), les îles Malouines sont baptisées en 1592 par les Anglais « îles méridionales de Davis », nom que leur donna le navigateur anglais John Davis. Deux ans plus tard, en 1594, le navigateur anglais Richard Hawkins les nomme « "Hawkins’s Maiden-Land" ». En 1600, le navigateur hollandais Sebald de Weert y accoste à son tour et leur donne le nom d'« îles Sebald ». Lors d'une nouvelle exploration en 1690, John Strong, qui dirige l'expédition, les baptise à son tour ", d'après son seigneur,, de Falkland (une petite ville du Sud-Est de l'Écosse dans le Fife). Le Français Louis-Antoine de Bougainville les visite à son tour en 1764, et leur donne le nom d'« îles Malouines », d'après les marins et pêcheurs de Saint-Malo, qui furent les premiers colons permanents connus de ces îles. Les Malouins pratiquaient beaucoup au le commerce interlope avec la côte ouest de l'Amérique du Sud. S'inspirant de cette dénomination, les Espagnols nomment quant à eux l'archipel ". Mais en raison du désaccord sur la souveraineté sur l'archipel, l'usage de noms espagnols est considéré comme agressif sur l'archipel, particulièrement par ceux qui sont associés à la tentative de récupération des îles par des troupes argentines en 1982 alors qu'elles étaient occupées par les Britanniques depuis 1833. Ainsi, le général britannique Sir n'autorisa pas l'usage d' dans le document de reddition des Argentins, le considérant comme un nom de propagande. Aujourd'hui, la désignation officielle ISO est « "Falkland Islands (Malvinas)" », les Argentins revendiquant quant à eux la dénomination internationale de « "" ». L'Organisation des Nations unies préconise l'usage, en français, du terme « îles Falkland (Malvinas) ». Les îles Malouines ont pour code SF, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports.Désertes jusqu'à leur découverte par les Européens au, les îles Malouines sont colonisées en 1764 sous la direction du français Louis-Antoine de Bougainville, mais passent quelques années plus tard sous souveraineté espagnole. Elles font ensuite l'objet de revendications territoriales de l'Espagne et du Royaume-Uni, ce qui conduit à une crise diplomatique, la crise des Malouines de 1770, conclue par un compromis entre les deux États. Après son indépendance de l'Espagne en 1816, l'Argentine se proclame héritière de la souveraineté espagnole sur les îles Malouines, situées au large de ses côtes. Le Royaume-Uni contrôle cependant l'archipel à partir de 1833, et y installe progressivement des colons d'origine britannique. Il maintient sa domination sur les îles pendant la Première Guerre mondiale, en remportant la bataille des Falklands contre la marine impériale allemande. L'Argentine conteste la souveraineté britannique sur les îles Malouines, et tente d'en prendre le contrôle par les armes en 1982 : c'est la guerre des Malouines, dont le Royaume-Uni sort vainqueur. Le gouvernement argentin maintient ses revendications territoriales sur l'archipel. Un référendum d'auto-détermination a lieu en mars 2013 pour permettre aux habitants de choisir leur statut, une consultation par laquelle ceux-ci choisissent à 98,8 % de conserver le statut de territoire britannique d'outre-mer, mais ce référendum n'est pas reconnu par les autorités argentines, qui le jugent illégitime.Les îles Malouines sont un territoire d'outre-mer britannique autonome. Selon la Constitution de 2009, l'archipel dispose d'une autonomie interne complète. Le Royaume-Uni est seulement responsable des affaires étrangères et il garde le pouvoir de protéger ses intérêts et d'assurer la bonne gouvernance du territoire. Le monarque britannique est le chef de l'État et l'autorité exécutive est exercée au nom du monarque par le Gouverneur. Celui-ci nomme le chef de l'exécutif de l'île, après avis des membres de l'Assemblée législative. Le Gouverneur et le chef de l'exécutif agissent en tant que chef du gouvernement. Le Gouverneur Colin Roberts est en poste depuis avril 2014. Le chef de l'exécutif Keith Padgett est nommé en mars 2012. Hugo Swire est le ministre responsable des îles Malouines depuis 2012. Il conduit la politique étrangère britannique concernant les Malouines. Le Gouverneur agit sur avis du Conseil exécutif des îles Malouines, composé du chef de l'exécutif, du directeur des finances et de trois membres élus de l'Assemblée législative. Cette dernière constitue le Parlement monocaméral du territoire. Elle comprend le chef de l'exécutif, le directeur des finances et huit membres (cinq de Stanley, trois de Camp) élus pour un mandat de quatre ans au suffrage universel direct. Les personnes élues sont indépendantes de tout parti politique, aucun n'existant dans le système démocratique des Malouines. Depuis les élections générales de 2013, les membres de l'Assemblée législative reçoivent un salaire et ils sont censés exercer leur mandat à temps plein, les obligeant à abandonner tout autre travail et tout intérêt professionnel, pour assurer leur indépendance. Du fait de leurs liens avec le Royaume-Uni, les Malouines font partie des pays et territoires d'outre-mer de l'Union européenne. Le système juridique de l'île est supervisé par le Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth et est largement inspiré du système britannique. En outre, la Constitution impose le respect des principes de la Convention européenne des droits de l'homme. Les habitants ont le droit de faire appel auprès de la Cour européenne des droits de l'homme et du Privy Council. L'application de la loi est de la responsabilité de la Police royale des îles Malouines ("Royal Falkland Islands Police") et la défense du territoire est de la responsabilité du Royaume-Uni. Une garnison militaire est positionnée sur l'île, dans la base de la RAF Mount Pleasant et le gouvernement des Malouines finance la Force de défense des îles Malouines. Les eaux territoriales de l'archipel s'étendent jusqu'à 200 milles marins du littoral, conformément à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer et sont en contact avec les frontières maritimes de l'Argentine.Il existe deux îles principales, Malouine orientale ("East Falkland") et Grande Malouine ("") et environ 776 plus petites îles ou îlots dont l'île Bobs. L'ensemble représente une surface de. Les îles sont situées à de l'île argentine des États, à de la côte continentale de l'Argentine, à du Chili, à de l'Antarctique et à à l'ouest des Shag Rocks de la Géorgie du Sud. La Géorgie du Sud et les îles Sandwich du Sud sont sous la même juridiction que les îles Malouines. La côte a une longueur estimée de. Les deux îles principales se trouvent de chaque côté du détroit des Malouines. La Malouine orientale abrite la capitale et la grande majorité de la population. Les deux îles ont des chaînes de montagnes, le plus haut point de l'archipel étant le mont Usborne,, sur la Malouine orientale. Il y a aussi des plaines marécageuses, principalement en Lafonia, dans la moitié sud de la Malouine orientale. Pratiquement l'intégralité du territoire sert de zone de pâturage pour les moutons. Plusieurs plus petites îles entourent les îles principales dont Barren, Beaver, Bleaker, Carcass, George, Keppel, Lively, New, Pebble, Saunders, île des Lions de mer, Speedwell, Staats, Weddell (la troisième plus grande île de l'archipel) et West Point. Les îles Jason se trouvent au nord-ouest de l'archipel et l'île Beauchêne plus au sud. Speedwell Island et l'île George sont séparées de la Malouine orientale par le. L'archipel revendique des eaux territoriales à 12 milles nautiques () et une zone économique exclusive de 200 milles nautiques (), qui est une source de désaccord avec l'Argentine. Quelques toponymes sont d'origine francophone et hispanique comme : "Cape Bougainville", "Sound Choiseul", "Chartres", "Port Louis", "Malo River", "San Carlos", "Port San Carlos", "Salvador"...Entourées des eaux froides de l'Atlantique Sud, les îles Malouines ont un climat océanique sub-arctique (classification de Köppen : Cfc) qui est très influencé par l'océan comme le montre la faible amplitude des températures annuelles. La température maximale moyenne est en janvier et en juillet. La pluviométrie annuelle moyenne est, la partie est des îles Malouines étant généralement plus humide que la partie ouest. L'humidité est élevée, et les vents sont plutôt forts. La neige est rare mais peut survenir à tout moment de l'année. Les tempêtes sont fréquentes, particulièrement en hiver.Les principales activités sont la pêche et l'agriculture. Il existerait des réserves substantielles, mais encore inexploitées, de matières premières.Depuis la guerre de 1982, au cours de laquelle l'archipel a déclaré une zone de pêche exclusive, la pêche (notamment des calmars) constitue la principale activité économique des îles Malouines. Le gouvernement vend des licences de pêche à des navires européens, qui rapportent plus de de livres par an de revenus. Il existe aussi une pêche locale. Plus de 75 % des prises sont du calmar, principalement exporté vers l'Espagne. L'élevage de moutons est la principale activité des habitants de l'île (en 2002, on recensait sur l'archipel) apportant une importante source de revenus avec l'exportation de laine de haute qualité vers Londres. Le tourisme a fortement progressé, avec en 2009. Les îles sont devenues un port régulier des paquebots dans le marché croissant des croisières australes. Il existe deux lignes aériennes régulières, à Santiago (Chili, passant par Punta Arenas) et à RAF Brize Norton (Grande-Bretagne, passant par l'Ascension). Mais, l'Argentine fermant toujours son espace aérien au transport vers les Malouines, la plupart des touristes arrivent en bateau. Il comprend des visites de l'île, de sa faune sauvage (principalement manchots, oiseaux marins, otaries et lions de mer), des champs de bataille de la guerre des Malouines, du golf, de la pêche et de la plongée sur épaves. Le tourisme est la seconde activité économique des îles, générant de livres par an. La plus grande compagnie du territoire est la "Falkland Islands Company" (FIC), une société cotée à la Bourse de Londres. Elle est responsable de la majorité de l'activité économique de l'archipel, bien que ses fermes aient été vendues en 1991 au Gouvernement des îles Falkland. La FIC opère maintenant dans le commerce à et dans les services portuaires et les activités de transport maritime.La monnaie utilisée est la livre des îles Malouines, qui a la même valeur que la livre sterling. Les billets et pièces en livres sterling circulent et s'échangent sur l'archipel avec la monnaie locale. Les Malouines frappent également leurs propres pièces et émettent leurs propres timbres, constituant une petite source de revenus supplémentaires.Vers 2009-2010, de petites compagnies pétrolières, le trio britannique "Desire Petroleum", "Rockhopper" et "Falkland Oil & Gas", ont envisagé d'explorer les possibles ressources pétrolières de l'île et ont entamé à partir de février une campagne de forage. Ceci a suscité l'attention de la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, qui demandait en janvier 2010 à son ambassade des informations supplémentaires à ce sujet, et notamment concernant l'attitude du gouvernement argentin. La résolution 407 (2007) du gouvernement argentin de Cristina Fernández de Kirchner menaçait toute compagnie explorant les lieux sans son accord d'être interdite d'activité en Argentine. Un accord est ensuite intervenu avec les Argentins pour l'exploitation des ressources "off-shore", dont on estimait jusqu'en fin 2010 qu'il y avait d'importantes réserves de pétrole, mais les conditions climatiques des mers australes rendent cette exploitation difficile et les désaccords persistant sur la souveraineté de l'archipel entravent ce développement. La défense de l'archipel est assurée par le Royaume-Uni et les dépenses militaires sur l'archipel contribuent à l'économie locale. Les îles sont auto-suffisantes, sauf pour leur défense ; les exportations rapportent plus de de livres par an. La première « véritable » découverte de pétrole dans les eaux de l'archipel a été enregistrée le dans un bloc d'exploration détenu par la compagnie Rockhopper. Le, Desire Petroleum a confirmé que et donc inexploitable, celui-ci étant le seul estimé potentiellement exploitable. L'entreprise déclare qu'elle a les moyens de financer le forage de deux autres puits et des études sismiques.Durant l'occupation argentine d' au, les furent utilisés sans surcharge. Les timbres-à-date du bureau de poste de Port Stanley furent retirés et remplacés dès le 6 avril par un cachet argentin libellé. Les lettres au départ des îles ou en transit venant de Géorgie du Sud et portant cette oblitération sont recherchées par les philatélistes, surtout argentins ou britanniques. Avec la victoire britannique, le 14 juin 1982, la colonie utilisa son stock de timbres précédents (qui datait d'avant avril 1982) et continua à émettre ses propres timbres dès juillet 1982.L'île était peuplée de en 2016, essentiellement d'origine européenne (britannique et scandinave), mais on compte aussi une petite minorité chilienne. Les deux tiers des résidents vivent dans la capitale, Stanley. Les autres vivent dans ce qui est appelé le "Camp" (les de l'archipel, hors Stanley). De plus, britanniques sont stationnés dans la base aéronavale de RAF Mount Pleasant. Les descendants des rares colons français présents avant 1764 se sont intégrés aux populations britanniques et scandinaves, et seuls quelques noms de familles, souvent anglicisés, rappellent la colonisation française avant 1764. Les habitants des Malouines sont appelés en anglais les « "Kelpers" » (varech), localement surnommés « "Klepartz" », du fait de l'abondance de l'algue autour des îles, mais les habitants se nomment les « "" » ("Les insulaires"), trouvant le nom « "Kelper" » péjoratif. La religion principale de l'île est la religion anglicane, mais on trouve également des catholiques romains, des luthériens et des évangélistes. L'église principale anglicane est la Cathédrale du Christ-Roi de Stanley, mais on trouve également l'église Sainte-Marie de Stanley (catholique) et le Kingdom Hall of Jehovah Witnesses (Témoins de Jéhovah).Parmi les oiseaux nicheurs se rencontre notamment le puffin majeur ("Puffinus gravis") sur l'île Kidney qui ne se reproduit que sur ce site et trois îles de l'archipel Tristan da Cunha. Les Malouines abritent également l'albatros à sourcils noirs et cinq des de manchot existant au monde, dont des colonies de manchots royaux. Un programme de dératisation a été mené sur une quarantaine de petites îles afin de stabiliser l'écosystème car les rongeurs détruisaient l'habitat des espèces déjà présentes.Les îles Malouines possèdent deux journaux hebdomadaires : le "Teaberry Express" et le """." Des émissions de radios et de télévisions spéciales sont également émises depuis le Royaume-Uni. Le naturaliste décrit la cuisine locale comme très britannique, utilisant des légumes locaux ainsi que du poisson, du bœuf, de l'agneau et du mouton local. Le thé, le café et les biscuits traditionnels sont également très prisés. 5 fêtes rythment la vie des îles Malouines :
Les îles Malouines ( ; ) sont un archipel de l'Atlantique Sud situé à au nord-est de l'extrémité orientale de la Terre de Feu et à de l'extrémité nord de la péninsule Antarctique. Elles forment un territoire britannique d'outre-mer. Elles sont revendiquées par l'Argentine et ont été l'enjeu d'un affrontement militaire, la guerre des Malouines, entre les deux pays en 1982. L'archipel est composé de deux îles principales, la Grande Malouine et la Malouine orientale séparées par un large chenal, le détroit des Malouines ("Falkland Sound" en anglais, "Estrecho de San Carlos" en espagnol), ainsi que de plus de et îlots. La superficie de l'archipel est de (superficie équivalente à celle de l'Irlande du Nord), pour une population d'environ (Malouins), dont les deux tiers résident dans la capitale Port Stanley.
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L’Organisation internationale du travail (OIT) recommande depuis 2002 la structuration coopérative du travail. La "recommandation de l'OIT sur la promotion des coopératives" a été adoptée le 20 juin 2002 par la Conférence générale et commence par rappeler S'ensuit : Cette Recommandation a été votée par les trois parties constituantes et a bénéficié d’un des plus forts taux de voix jamais atteints. L'OIT continue de promouvoir les coopératives, notamment par la voix de son secrétariat général :La forme coopérative n'est pas une forme homogène, mais est un principe revêtant plusieurs formes qui se distinguent par leur statut juridique ou la nature de leurs sociétaires (consommateurs, producteurs, clients, salariés...).Les utilisateurs des biens et des services produits sont les décideurs. On parle donc ici de :On parle ici des banques où les clients sont associés, ou autrement dit les sociétaires. Ce sont donc les déposants ou emprunteurs. C'est le même système que pour les assurances mutuelles. Pour ne citer qu'eux, c'est le cas du Crédit agricole, du Crédit mutuel, du Crédit coopératif, de la Caisse d'épargne, de la Banque populaire, de la Banque Raiffeisen au Luxembourg et des Caisses Desjardins au Québec. Cela représente en 2008, 20 millions de sociétaires, salariés, 53 milliards euros de chiffres d'affaires pour 60 % de la banque de détail. Les rémunérations des dirigeants des banques coopératives sont, en revanche,. Par exemple, celles des directeurs des banques populaires sont, au minimum, de par an, en 2012, pour aller jusqu'à (à la "base" de s'ajoute un pourcentage du chiffre d'affaires, plus un autre, décidé par le siège). Cette forme bancaire montre régulièrement qu'elle n'évite pas les dérives. À titre d'exemple, en avril puis de nouveau en juillet 2014, BPCE est pointé pour ses « "pratiques infractionnistes" » en matière de durée du travail, en raison du manque de mesure des temps de repos des salariés.Au sein d'une assurance coopérative, dite mutuelle (MACIF, MAIF, GMF), le client est sociétaire. C'est-à-dire qu'il possède des parts sociales de la société comme tous les autres clients. Il a donc la possibilité de participer à la gestion et la stratégie de sa mutuelle en participant tous les ans aux Assemblées Générales.Ce sont les différents entrepreneurs de différentes tailles qui s'associent en forme coopérative.Dans le cas d'une coopérative de production, ses sociétaires - ou associés - sont des salariés. En France, il existe différents statuts juridiques : Les coopératives se distinguent par une prise de décision collective, le sentiment de travailler pour soi et non pour des actionnaires et l'absence de hiérarchie formelle.Au, dans un contexte de croissance dans la connectivité à Internet, de plus en plus de sociétés ont bénéficié des plateformes informatiques en ligne pour l'externalisation ("") de leurs processus d'affaires. Ces plateformes ont le potentiel de permettre aux travailleurs de ne plus avoir recours à des intermédiaires pour l'affichage et le commerce de biens et de services. Cela en mettant les utilisateurs directement en contact avec des partenaires économiques. Cependant, lorsqu'il s'agit de l'externalisation du travail, ces plateformes ont été critiquées pour l'évasion des protections de travail. Étant donnée que les utilisateurs des plateformes à des fins de travail sont considérés comme étant des auto-entrepreuneurs, des protections qui sont normalement applicables à des salariés d'une entreprise, telles que le salaire minimum ou la protection sociale, ne sont pas protégés dans leur cas. Le mouvement du "coopérativisme des plateformes" encourage la création de coopératives où les plateformes sont gérées par ses utilisateurs de manière démocratique. La structure coopérativiste pourrait permettre une régulation économique et sociales des plateformes grâce à la transparence des transactions et au contrôle par les utilisateurs membres. Du point de vue des travailleurs du numérique, étant donné qu'ils seraient membres de la structure coopérative, ils pourraient avoir accès à des salaires plus justes, une protection sociale et une voix dans la gestion de la plateforme. Au lieu d'être un système en concurrence avec les plateformes capitalistes, les plateformes coopératives pourraient coexister avec elles dans un système mixte.La coopérative d'habitants a été recréée dans la loi ALUR (Accès au Logement et Urbanisme Rénové) de 2014 article 47 « Art. L. 201-1.- Les sociétés coopératives d'habitants sont des sociétés à capital variable régies, sous réserve des dispositions du présent chapitre, par le chapitre Ier du titre III du livre II du code de commerce et par les titres Ier, II, II ter, III et IV de la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération. Elles peuvent être valablement constituées sous les différentes formes prévues par la loi. « Art. L. 201-2.- Elles ont pour objet de fournir à leurs associés personnes physiques la jouissance d'un logement à titre de résidence principale et de contribuer au développement de leur vie collective dans les conditions prévues au présent article. Pour cela elles peuvent : « 1° Acquérir un ou plusieurs terrains ou des droits réels permettant de construire ; « 2° Construire ou acquérir des immeubles à usage principal d'habitation destinés à leurs associés ; « 3° Attribuer la jouissance de ces logements à leurs associés personnes physiques au moyen du contrat coopératif mentionné à l'article L. 201-8 ; « 4° Gérer, entretenir et améliorer les immeubles mentionnés au 2° du présent article ; « 5° Entretenir et animer des lieux de vie collective ; « 6° Offrir des services à leurs associés et, à titre accessoire, à des tiers non associés. Il est toutefois possible de créer des sociétés sous la loi général sur les coopératives de 1947 dont l'objet social est la rénovation ou construction de logements pour leurs membres.La société coopérative européenne (SCE) permet de créer une coopérative pour une activité commune sur plusieurs pays de l'Union européenne, venant ainsi compléter le dispositif législatif existant.En 2016 en France, entreprises coopératives pèsent 317 milliards d'euros de chiffre d’affaires. Elles emploient, directement et indirectement, plus d’un million de personnes. En France, une personne sur trois est membre d’une ou plusieurs coopératives. À elles seules, les 100 premières entreprises coopératives représentent un chiffre d’affaires cumulé de 240,5 milliards d'euros. Les entreprises coopératives sont des acteurs économiques incontournables. Coop FR est l'organisation représentative des entreprises coopératives en France. »Les coopératives sont soumises en France à la loi du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération, ainsi qu'à d'autres lois et décrets concernant spécifiquement les différentes catégories de coopératives. Certaines catégories de coopératives font l'objet à intervalles réguliers d'une « révision coopérative », c'est-à-dire un audit qui tend à vérifier que l'entreprise respecte toujours les principes coopératifs. Assurée par un réviseur agréé, la révision coopérative examine également la gestion technique, administrative, financière et sociale de la coopérative.L’Alliance coopérative internationale définit une coopérative comme « une association autonome de personnes volontairement réunies pour satisfaire leurs aspirations et besoins économiques, sociaux et culturels communs au moyen d'une entreprise dont la propriété est collective et où le pouvoir est exercé démocratiquement ». Selon l'ICA, un milliard de personnes sont membres de coopératives dans plus de 90 pays, soit plus de 12 % de la population mondiale, un million de coopératives dans le monde employant 100 millions de personnes en 2012. Les plus grands groupes coopératifs / mutualistes (les 300 plus grandes ayant généré en 2008 un chiffre d’affaires cumulé de milliards de dollars) sont : En Europe, voir aussi le tableau synthétique du rapport du CSC, 2000
Une coopérative est la combinaison d'un regroupement de personnes et d'une entreprise fondée sur la participation économique des membres, en capital et en opérations. Son organisation et son fonctionnement sont caractérisés par des principes et des valeurs qui confèrent à chaque coopérative un caractère universel, quel que soit son objet ou son secteur d'activité. Une partie de ces principes et valeurs, comme la démocratie à travers l'égalité de voix entre les membres, est traduite en norme juridique.
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Comme l'ont montré des recherches archéologiques, les premiers établissements humains de Moscou, remontant à la préhistoire, furent fondés sur une éminence dominant la rivière Neglinnaïa à l’endroit où celle-ci rejoint la Moskova, et que l’on nomme colline Borovitskaïa. On n'y a pas trouvé, cependant, de traces de fortifications antérieures au ; la cité naissante fut agrandie sous le prince Iouri Dolgorouki, Grand-Duc de Kiev, au. La forteresse, constituée d'un talus de terre de huit mètres de haut surmonté d'une palissade de trois mètres est signalée comme "kremlin" pour la première fois en 1331, lorsque le prince Ivan Kalita (1325-1340) la fait donc entourer d'une enceinte de pieux de chêne. Après plusieurs sièges et destructions, une nouvelle palissade fut construite de 1339 à 1340 et incendiée en 1365. Entre 1366 et 1368, sous le règne de Dimitri Donskoï on construisit une forteresse en pierre blanche, ce qui permit de repousser, en 1368 et 1370, les attaques des princes Michel de Tver et Olgierd Grand-duc de Lituanie. La forteresse comportait cinq portes monumentales, trois d'entre elles étant situées sur le côté nord-est (vers l'actuelle place Rouge). Les murailles reprirent le plan de l'ancienne forteresse en bois. Le Kremlin bénéficie dès lors de la réputation d'une citadelle imprenable mais, en 1382, le khan Tokhtamych parvient à s'en emparer et massacre tous les assiégés. Des incendies dévastateurs et un tremblement de terre survenu en 1446 ruinèrent de nouveau la citadelle, que l'on décida de reconstruire en brique. La reconstruction s'effectua de 1485 à 1495 sous la direction d'architectes italiens. Au, les principautés de Russie furent unifiées sous le grand-prince de Moscovie Ivan III, qui devint ainsi grand-prince de toutes les Russies. Pour disposer d'une résidence digne de son nouveau prestige, il ordonna de reconstruire le Kremlin. Plusieurs campagnes de travaux se succédèrent, et l'on fit venir d’Italie les meilleurs experts en fortifications de l'époque, et parmi eux les architectes Aristotile Fioravanti et Pietro Antonio Solari et Marco Ruffo. Ils aménagèrent, pour protéger la muraille, deux fossés remplis d'eau et un abrupt. Le territoire du Kremlin présentait ainsi, au début du, l'aspect d'une île protégée par les eaux de la Neglinnaïa et de la Moskova, réunies par un fossé d'une profondeur de treize mètres. La muraille du Kremlin dessine alors un espace triangulaire d'environ vingt-huit hectares. La longueur du rempart est de 2,235 km et son épaisseur varie de 3,5 à 6,5 m. Les murs sont couronnés par plus d'un millier de merlons dont l'aspect rappelle celui des merlons italiens. La hauteur du rempart jusqu'aux merlons varie de cinq mètres à dix-neuf mètres, selon la configuration du sol. Vingt tours en saillie sont construites pour permettre des feux croisés contre les éventuels assaillants. Trois imposantes tours rondes sont édifiées aux angles de la forteresse, complétées par de puissantes tours d'entrée, les tours du Sauveur (Spasskaïa) (Спасская) et Nikolskaïa du côté de la place Rouge, les tours de la Trinité Troïtskaïa (Троицкая башня) et la Tour Borovitskaïa (Боровицкая башня), tour comportant l'une des entrées vers le Kremlin, côté du jardin Aleksandrovsky. D'énormes horloges à carillon furent installées au au sommet de la tour du Sauveur. Au, le carillon jouait toutes les trois heures l'hymne « Dieu protège le Tsar » (Боже, Царя храни!), remplacé après la révolution d'octobre par « l'Internationale... ». Vers 1500, les murailles et les tours du côté nord-est étaient terminés. On suivit à nouveau, de manière approchée, la forme de l'ancien Kremlin en pierre. Mais les murs furent néanmoins construits en retrait entre les tours, de manière à améliorer la défense. La première tour, Taïnitskaïa, fut construite en 1485 puis, en 1487, la tour Beklemichevskaïa. Les tours elles-mêmes furent construites à distance respective étudiée avec soin. De 1508 à 1516, on creusa des douves larges de et profondes de ; elles furent remplies d'eau en utilisant la rivière Neglinnaïa. Des ponts-levis donnaient accès aux portes monumentales, protégées par des redoutes. Après la Bataille de Klouchino opposant les troupes de la république des Deux Nations à celles du tsarat de Russie dans le cadre de la guerre polono-russe (1605-1618), durant les temps des troubles, le le hetman Stanisław Żółkiewski entre à Moscou. Pendant plus de deux ans, jusqu'au le Kremlin est occupé par les troupes polonaises sous le commandement de Alekandre Korwin Gosiewski et Mikolaj Strus. Le couronnement spectaculaire des tours telles que nous les voyons aujourd'hui date du, à une époque où le Kremlin abandonna son rôle de forteresse pour devenir une résidence d'apparat. En septembre et, le Kremlin servit de résidence à Napoléon, dont les troupes occupaient Moscou. Lorsque l'armée française quitta la ville entre le 14 et le, elle laissa une arrière-garde commandée par le maréchal Mortier, qui fit sauter la forteresse. Au cours des siècles, le Kremlin a donc subi de nombreuses destructions : il fut attaqué en 1571 par les Tatares de Crimée, en 1610 – pendant le Temps des Troubles – par les Polonais, en 1812 par les Français. Ces dégâts furent toujours suivis d'une restauration. Le Palais patriarcal édifié en 1656, à l'époque du patriarche Nikon, accueille aujourd'hui un musée consacré à la vie quotidienne dans la Russie d'Ancien Régime. L'Arsenal, construit sur ordre de Pierre le Grand entre 1702 et 1736, à l'emplacement d'un bâtiment qui avait brûlé en 1701. Des transformations importantes sont apportées pendant la première moitié du, notamment les douves qui furent comblées. De cette époque date l'aspect extérieur actuel. À l'intérieur se trouvent des bâtiments civils et religieux témoignant de son histoire du. Les Soviétiques, notamment, en ont démoli une partie et édifié des bâtiments modernes, en particulier un énorme palais des congrès construit en 1961. En 2014 la démolition sur l'ordre de Vladimir Poutine du bâtiment 14, qui avait abrité le Soviet suprême de l'Union soviétique et qui avait été érigé sur les emplacements du couvent de l'Ascension et du monastère Tchoudov a donné aux archéologues l'occasion de procéder à des fouilles qui leur ont permis de mettre au jour de nombreux vestiges remontant jusqu'au siècle. il est prévu la création d'un musée d'archéologie sur le site des fouilles.Il inclut, autour de la place des cathédrales : Les autres bâtiments : Monuments détruits :Le Kremlin est flanqué de dix-neuf tours. La vingtième, la Tour Koutafia, ne fait pas partie de l'enceinte de Kremlin. Toutes les tours du Kremlin sont différentes et irrégulièrement disposées le long de l'enceinte. Certaines sont rondes, d'autres quadrangulaires ou polygonales. Cinq d'entre elles possèdent une porte monumentale permettant l'accès à l'intérieur de l'enceinte. Elles sont construites en brique ; la partie inférieure est d'un aspect dépouillé conforme à leur fonction défensive, alors que la partie supérieure de certaines d'entre elles a une fonction décorative soulignée par les motifs de pierre blanche. Les cinq plus hautes tours étaient autrefois ornées d'un aigle bicéphale : Vodovzvodnaïa, Borovitskaïa, Troïtskaïa, Nikolskaïa et Spasskaïa. En 1935, les aigles bicéphales impériaux furent enlevés et remplacés deux ans plus tard par des étoiles en verre rouge pesant chacune entre 1 et. On trouve, dans le sens des aiguilles d'une montre en partant du coin sud-ouest (le long de la Moskova) :Appelée aussi la Tour de l'Eau, la "Tour Vodovzvodnaïa" ("Водовзводная башня") est une tour d'angle au sud-ouest du Kremlin; elle domine la berge donnant sur la Moskova. Elle fut édifiée en 1488 par l'architecte italien Antonio Gilardi (pour les russes: Anton Friazine, Antoine l'Italien). Au début on l'a appelée la "Tour Sviblov" ("Свиблова башня") du nom d'une famille de boyards qui avait sa maison, à l'intérieur de l'enceinte, près de la tour. Elle fut ensuite renommée, en 1633, après qu'on y eut installé une machine à pomper l'eau (Vodovzvodnaïa peut se traduire par "de la pompe à eau"). En 1805, elle fut détruite parce qu'elle menaçait de ruine, et reconstruite. Minée par les français en 1812, elle fut restaurée en 1817-1819 par l'architecte Joseph Beauvais. Sa hauteur est de. Le pouvoir soviétique fit installer une étoile rouge, symbole du communisme, à son sommet. Depuis la fin de l'URSS, les étoiles rouges des différentes tours n'ont pas été déposées.La Tour Borovitskaïa ("Боровицкая башня") est une tour comportant l'une des entrées vers le Kremlin. Elle tient son nom de la colline Borovitski, l'une des sept collines de Moscou. Elle fut édifiée en 1490, sur ordre de Vassili III à la place d'un ancien portail par l'architecte italien Pietro Antonio Solari - que les Russes appelaient Piotr Friazine, ou Pierre l'Italien, "friaz" or "friag" signifiait alors "italien"). Le tsar Alexis, en 1658, lui donna le nom de "Predtetchenskaïa" (tour du précurseur - "предтеча" en russe) d'après l'église Saint Jean-Baptiste, qui en était proche, mais qui fut détruite pour la construction du Palais des Armures. Cependant, ce nom ne fut guère utilisé. En 1812, elle fut endommagée par les troupes françaises qui allaient quitter Moscou et battre en retraite. Elle fut ensuite reconstruite en 1817-1819 par l'architecte Joseph Beauvais. En 1935, Staline fit installer une étoile rouge à son sommet. Avec cette étoile, sa hauteur est de.Appelée aussi la Tour des Armures, la "Tour Oroujeïnaïa" ("Оружейная башня") fut construite en 1495. Elle reçut ce nom au après la construction du Palais des Armures. Auparavant, on la désignait par "Tour Koniouchennaïa" ("Конюшенная башня"), eu égard aux écuries royales qui étaient derrière elle.Appelée aussi la Tour du Commandant, la "Tour Komendantskaïa" ("Комендантская башня") fut construite en 1495. Elle était jadis appelée "Kolymajnaïa" ("Колымажная башня"), du nom du terrain du Kremlin où étaient parqués les chevaux et garées les voitures. On lui donna son nom actuel lorsque, au, le commandant militaire de Moscou installa sa résidence dans le Palais des Menus Plaisirs. Comme les autres tours du Kremlin, elle fut surmontée d'un guet et d'un toit en forme de tente en 1676-1686. Sa hauteur mesurée depuis le Jardin d'Alexandre est de.Appelée aussi la Tour de la Trinité, la "Tour Troïtskaïa" ("Троицкая башня") commande une entrée du Kremlin au milieu de son mur nord-ouest ; elle domine le Jardin d'Alexandre. Elle fut construite en 1495-1499 par l'architecte italien Aloisio da Milano (pour les russes : "Aleviz Friazine Milanets" c'est-à-dire Aloïs l'Italien de Milan). Cette tour a eu plusieurs autres noms : Rizopolojenskaïa, Znamenskaïa et Karetnaïa. Son nom actuel date de 1658, elle le tient du relais de poste de la Trinité ("Троицкое подворье"). La base de la tour, comprenant deux étages, abritait une prison aux. Le pont de la Trinité, dont l'entrée est commandée par la tour Koutafia, mène à l'entrée de la tour Troïtskaïa. Celle-ci possédait une horloge entre 1585 et 1812. En 1707, devant le danger d'une invasion suédoise, les meurtrières de la tour furent élargies pour s'adapter au fût des canons de gros calibre. Le pouvoir soviétique fit installer une étoile rouge, symbole du communisme, à son sommet.La Tour Koutafia ("Кутафья башня") ne fait pas partie de l'enceinte du Kremlin. C'est pourquoi elle est considérée comme la vingtième tour. Celle-ci est reliée par un pont à la Tour Troïtskaïa. Sous ce pont coulait autrefois la rivière Neglinnaïa, rivière qui formait une douve sur le flanc ouest du Kremlin. La Tour Koutafia devenait ainsi le seul accès à l'entrée de la Tour Troïtskaïa. Construite en 1516 sous la direction de l'architecte milanais Aloisio da Milano, pour protéger le pont sur la rivière Neglinnaya qui mène à la Tour Troïtskaïa, la tour était initialement entourée par un fossé et était le seul accès à la ville grâce à son pont-levis. La tour avait deux niveaux, la partie supérieure étant munie de meurtrières et mâchicoulis. Marquant aujourd'hui l'entrée publique principale au Kremlin, la tour Kutafya a été modifié à plusieurs reprises à travers les siècles : La tour mesure actuellement 13,5 m de haut; elle en faisait 18 lorsque la partie inférieure de la tour n'était pas couverte.Appelée aussi la Tour médiane de l'Arsenal, la "Tour Sredniaïa Arsenalnaïa" ("Средняя Арсенальная башня") a été bâtie en 1495 à l'emplacement d'une ancienne tour d'angle datant du règne du Grand Duc Dimitri Donskoï. Son nom actuel date de la construction de l'Arsenal, au milieu du. Son nom original était la "Tour à Facettes" ("Гранёная"), en raison de la forme de sa façade. En 1680, une terrasse d'observation surmontée d'un petit toit en pyramide lui a été ajoutée. En 1821, au moment où le jardin Alexandrovsky a été organisé à l'emplacement où la rivière Neglinnaïa longeait le mur du Kremlin, une grotte a été construite au pied de la tour d'après un projet de Joseph Beauvais.Appelée aussi la Tour d'angle de l'Arsenal, la "Tour Ouglovaïa Arsenalnaïa" ("Угловая Арсенальая башня") fut construite en 1492 par l'architecte italien Pietro Antonio Solari. Elle terminait la ligne de défense du Kremlin du côté de la Place Rouge. Elle porta le nom de « Tour Sobakine » du nom d'un boyard dont la maison était adjacente puis « Tour du Nord » ("Северная башня") et reçut son nom actuel après la construction de l'arsenal. Elle possède encore un puits secret. En 1707, du fait d'une menace d'invasion par les Suédois, les meurtrières ménagées dans les murs de la tour furent élargies pour s'adapter au fût de canons de fort calibre. En 1812, elle fut endommagée par l'explosion de mines disposées par l'armée française en retraite. Elle fut ensuite restaurée de 1816 à 1819 par l'architecte Joseph Beauvais. Elle mesure aujourd'hui plus de soixante mètres de haut.Appelée aussi la Tour Saint-Nicolas, la "Tour Nikolskaïa" ("Никольская башня") comporte un des points d'entrée du Kremlin à partir de la Place Rouge, qu'elle domine à l'une de ses extrémités ; elle est située à proximité du Musée Historique. Elle a été construite en 1491 par l'architecte italien Pietro Antonio Solari. Il s'agit de la tour par laquelle Minine et Pojarski pénétrèrent dans le Kremlin. La Tour Nikolskaïa tient son nom du monastère grec dit "Nikolaïevski" (ou "Saint-Nicolas") maintenant disparu. En 1806, elle fut reconstruite dans un style néo-gothique par l'architecte Karl Rossi. En 1812, sa partie supérieure fut détruite par les Français. Elle fut restaurée en 1816 par l'architecte Joseph Beauvais. Elle fut à nouveau sévèrement endommagée par un tir d'artillerie en 1917 et une fois de plus restaurée par Nikolaï Markovnikov. En 1935, les autorités soviétiques la firent surmonter d'une étoile rouge, symbole de communisme. Sa hauteur totale actuelle est de.Appelée aussi la Tour du Sénat, la "Tour Senatskaïa" ("Сенатская башня") a été construite en 1491 par l'architecte Pietro Antonio Solari comme tour exclusivement défensive. Elle défendait le Kremlin du côté de la Place Rouge et fut sans nom pendant de nombreuses années. C'est seulement en 1787 qu'elle reçut son nom actuel, lorsque le Sénat fut édifié dans l'enceinte du Kremlin par l'architecte Matvei Kazakov. Le dôme du Sénat est visible de la Place Rouge. Dans la partie centrale de la tour se trouvent trois étages de pièces voûtées. En 1860, son sommet, qui était plat, fut surmonté d'une toiture en pierre en forme de tente, elle-même support d'une girouette dorée. Sa hauteur est de.Appelée aussi en français la Tour du Saint-Sauveur, la "Tour Spasskaïa" ("Спасская башня") doit son nom à une icône du Christ installée au-dessus de sa porte en 1648. La tour était autrefois l'entrée d'apparat du Kremlin. Toute personne passant par cette porte, y compris le Tsar, devait se découvrir par respect pour l'icône. Celle-ci fut enlevée après la Révolution russe. La construction de la tour se fit en deux étapes. La partie inférieure fut réalisée par l'architecte italien Solario en 1491. Ogourtsov et l'Ecossais Galloway ajoutèrent la partie supérieure et le chatior en 1625. À l'origine, le carillon de l'horloge jouait l'hymne tsariste, qui fut remplacé, en 1917, par un hymne révolutionnaire. Aujourd'hui, l'horloge joue l'hymne national russe. Haute de 70 mètres, la silhouette majestueuse de la "Tour Spasskaïa" domine la Place Rouge. C'est la tour la plus célèbre du Kremlin, servant d'entrée d'honneur aux hôtes de marque. Son horloge donnait l'heure sur les chaînes de télévision de toute l'URSS et son carillon était repris par toutes les radios des pays de l'Est. Le pouvoir soviétique fit installer une étoile rouge, symbole du communisme, à son sommet.Appelée aussi la Tour du Tsar, la "Tour Tsarskaïa" ("Царская башня") est la tour la plus petite du Kremlin. Elle a été construite en 1680, directement sur la muraille, pour une hauteur totale de 15 mètres. Elle tire son nom de ce que, sur une tour de bois construite à cet endroit, le tsar Ivan IV regardait les exécutions qui avaient lieu sur la place de la décollation, ou en général la Place Rouge lorsqu'il s'y produisait quelque événement.Appelée aussi la Tour du Tocsin, la "Tour Nabatnaïa" ("Набатная башня"), construite en 1495, est celle d'où le tocsin était sonné lorsque les rondes apercevaient des feux ou des fumées laissant supposer l'approche d'ennemis. En 1771, lors de la "Révolte de la Peste", la cloche du tocsin servit de signal de ralliement aux insurgés. Catherine II décida de punir la cloche et lui fit "ôter la langue". De nos jours, la cloche du tocsin, fondue par Ivan Motorine (l'un des créateurs de la cloche-princesse), est conservée au musée du Palais des Armures.Appelée aussi en français la "Tour Saint-Constantin-et-Sainte-Hélène", la "Tour Konstantino-Eleninskaïa" ("Константино-Еленинская башня") est située sur la muraille orientale de l'enceinte ; elle domine l'esplanade pentue qui part de la Place Rouge, à hauteur de la Cathédrale Saint-Basile, vers la Moskova. Cette tour fut construite en 1490 par Pietro Antonio Solari à la place d'une entrée du précédent Kremlin en pierre. Elle tient son nom de l'ancienne église des Saints Constantin et Hélène construite à l'intérieur du Kremlin pendant la seconde moitié du et qui fut démolie par les soviétiques en 1928. La tour était initialement munie d'un portail et d'un pont levis, gardés en permanence par des militaires. Au début du, le passage fut muré et le pont démoli. La tour mesure de hauteur.La tour Beklemichevskaïa ("Беклемишевская башня") est située au coin sud-est du Kremlin, près de la Moskova. Sa hauteur est de 46 mètres. Elle fut construite en 1487 par l'architecte italien Marco Ruffo (aussi connu sous le nom de Marco Friazine). Elle doit son nom au boyard Bersen-Beklemichev dont le palais se trouvait à proximité. Étant à la jonction de la Moskova et du fossé, elle était la première tour à subir les attaques de l'ennemi. Ceci explique une architecture simple, comportant en outre un espace caché dans la cave permettant de détecter le bruit d'ennemis creusant un tunnel ou disposant des explosifs. Au, la tour a été surmontée d'un toit en pente qui éclaire l'aspect initial sévère de la tour. Située non loin du pont de la Moskova (Moskvoretskiï) "Москворецкий мост", la tour est souvent appelée par les moscovites tour de la Moskova (Moskvoretskaïa) "Москворецкая башня"Appelée aussi en français la Tour Saint-Pierre, la "Tour Petrovskaïa" ("Петровская башня") tient son nom de l'église Saint-Pierre qui était située à proximité, dans l'enceinte du Kremlin. Cette tour fut détruite au canon lors de l'invasion polonaise de 1612, pendant le « Temps des Troubles » et reconstruite en 1783. En 1812, les troupes napoléoniennes en retraite la firent sauter à l'explosif. Elle fut à nouveau reconstruite en 1818 par l'architecte Joseph Beauvais. Cette tour était utilisée par les jardiniers du Kremlin. Sa hauteur est de.En fait, l'expression russe "Первая Безымянная башня" signifie « Première Tour sans nom », ce qui est maintenant son nom. La première tour sans nom fut construite à proximité de la tour Taïnitskaïa dans les années 1480. Elle avait des fonctions purement défensives. En 1547, la tour fut détruite par l'explosion d'une réserve de poudre qui y était stockée ; elle fut reconstruite au. En 1770, on la démolit pour faciliter les travaux de construction du Grand Palais. Après la fin de ces travaux, elle fut reconstruite en 1783, plus près de la tour Taïnitskaïa qu'auparavant. Tout comme la tour Petrovskaïa, elle fut détruite par les troupes françaises en 1812 ; elle fut pourtant reconstruite à l'identique par Joseph Beauvais. Sa hauteur est de.C'est la Deuxième Tour sans nom ("Вторая Безымянная башня"). Elle fut bâtie au milieu du et a une fonction purement défensive. En 1680, une structure quadrangulaire et un grand toit pyramidal en forme de tente ont été ajoutés à son sommet. Elle est surmontée d'une coupole à base octogonale avec une girouette.Appelée aussi en français la Tour du Secret, la "Tour Taïnitskaïa" ("Тайницкая башня"), également appelée jadis « Tour de l'Eau » ("Водяная башня"), est située sur le flanc sud du Kremlin, celui qui longe la Moskova. Elle fut construite en 1485 par Antonio Gilardi à la place d'une poterne donnant accès à la forteresse de pierre blanche de Dmitri Donskoï. La Tour Taïnitskaïa possédait un puits et un passage secrets vers la rivière, d'où son nom car taïnitskaïa signifie « secrète ». En 1770, cette tour fut démolie à cause de la construction du Grand Palais du Kremlin par Vassili Bajenov, puis reconstruite. En 1930-1933, les Soviétiques ont muré le tunnel secret et comblé le puits. Cette tour mesure de hauteur.Appelée aussi en français la Tour de l'Annonciation, la "Tour Blagovechtchenskaïa" ("Благовещенская башня") fut construite en 1487-1488. Son nom provient de l'icône miraculeuse dite de l'Annonciation qui y était conservée, et rappelle aussi l'église de l'Annonciation accolée à la tour au début du et démolie en 1932. À sa base, subsistent des restes du calcaire blanc qui servit à édifier le Kremlin au. Pendant le règne d'Ivan le Terrible, cette tour servit de prison. Au, les poternes Portomoïniye furent construites à proximité afin que les lavandières du Kremlin puissent rejoindre le quai Portomoïny sur la Moskova pour y laver le linge et les sous-vêtements. Ces poternes furent garnies de briques en 1813. La hauteur de la tour est de, ou en y comprenant la girouette qui a remplacé la croix d'origine en 1932.
Le kremlin de Moscou (, "Moskovskiy Kremlʹ"), souvent appelé simplement le Kremlin, est une forteresse située au cœur de Moscou, capitale de la Russie.
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L'argon est quasiment un gaz parfait monoatomique. Son entropie a été calculée dans l'article second principe de la thermodynamique, approche statistique : un exemple concret.L'hélium 3 liquide est un liquide quantique qui, pour une température très inférieure à la température de Fermi, n'a pratiquement qu'un seul état possible et donc son entropie est nulle. En revanche, l'hélium 3 solide (cristallin) a une entropie molaire formula_1 donc plus grande que celle du liquide. De ce fait, pour faire fondre le solide, il faut extraire de la chaleur : c'est le seul cas connu où la chaleur latente de fusion est négative. Ce phénomène est connu sous le nom d'effet Pomeranchuk. En présence d'un très fort champ magnétique, le solide est entièrement polarisé : il n'y a pratiquement qu'un état possible ; le phénomène précédent disparait.Les capacités calorifiques C et C doivent tendre vers zéro, quand T tend vers zéro. Il en est ainsi de la capacité calorifique des cristaux puisque formula_2 = a×T (loi de Debye à basse température). Dans le cas des métaux, quand la température devient très basse, il faut tenir compte de la contribution des électrons libres et la capacité électronique est C = γ×(T/T) où T est la température de Fermi, donc C tend aussi vers zéro quand T → 0 K. On ne peut atteindre le zéro absolu. On est plus proche de la physique si on considère que la bonne variable pour considérer la température est -(1/T) ou -1/(kT) : alors dire que T tend vers zéro signifie que cette variable tend vers moins l'infini, ce qui évidemment n'est jamais atteignable. En fait, la variable -(1/T) est le paramètre intensif associé à l'énergie U. Néanmoins, comme la température est la variable intensive associée à l'entropie S, en thermodynamique statistique, dans des cas particuliers, on peut avoir des températures négatives (mais dans ce cas cela n'a rien à voir avec la notion thermique de chaud et de froid, la température T n'est alors uniquement que le paramètre intensif associé à S).Nernst imagina le troisième principe bien avant la théorie quantique, pour des raisons liées aux mesures aux basses températures. Giauque (1895-1982) fit de nombreuses mesures qui confirmèrent la théorie de Nernst (par exemple, la valeur résiduelle d'entropie de la glace due à la liaison hydrogène O-H...O). Sa méthode de désaimantation adiabatique lui permit aussi d'atteindre de très basses températures (moins de ). La constante de Sackur-Tetrode permit de trouver une valeur approximative de la constante de Planck, qui de ce fait se trouva placée au rang de constante universelle pour tous les corps, et donc profondément ancrée dans une théorie de la matière. On sait qu'en 1925 cela se concrétisa avec la création de la mécanique quantique. La production d'atomes froids en 1995 permet aujourd'hui d'atteindre des températures si basses que l'on peut mettre en évidence la notion de gaz parfait quantique de Bose-Einstein (avec bien sûr des correctifs car le gaz est réel). La notion de gaz de Fermions est évidemment plus commune, puisqu'elle entre en œuvre dans la théorie de la surface de Fermi des électrons dans les métaux.Dans une autre acception, le troisième principe de la thermodynamique fait référence, dans le cas d'un système ouvert, à l'auto-organisation du système conduisant à la maximisation de la dissipation d'énergie.
Le troisième principe de la thermodynamique, appelé aussi principe de Nernst (1906), énonce que : L'entropie d'un cristal parfait à 0 kelvin est nulle.
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À l’origine du calendrier romain, le mois de mars était le premier de l’année (Ovide, "Les Fastes" I-30) car le retour des beaux jours marque le début de la période de la guerre. Son nom vient alors du latin "Martius", nom donné à ce mois par les Romains en l’honneur du dieu Mars, dieu de la guerre. Janvier le devient soit sous Numa Pompilius, soit sous les "decemviri" vers 450 Cependant, les années romaines sont identifiées par deux consuls, qui prennent leurs fonction le et le 15 mars avant 153, puis le après cette date. Au Moyen Âge, les pays de la chrétienté utilisent le calendrier julien et commencent la numérotation de l'année à une fête religieuse importante, comme le 25 décembre ("style de la Nativité" de Jésus), le 25 mars ("style florentin" ou "style de l'Annonciation"), voire à Pâques ("style de Pâques") comme dans certaines régions françaises. Cependant, les calendriers médiévaux continuent à afficher les années selon la coutume romaine, en douze colonnes allant de janvier à décembre. En France, janvier s'impose comme le lorsque le roi Charles décide, par l’Édit de Roussillon en 1564, que l’année débuterait désormais le. Le pape Grégoire XIII étend cette mesure à l'ensemble de la chrétienté avec l'adoption du calendrier grégorien en 1582. Dans la plupart des pays d’Europe (mais pas en Amérique du Nord), le dernier dimanche de mars est celui du passage à l’heure d’été. Dans de nombreux pays ou régions de l’hémisphère sud, ce même dimanche est celui du passage à l’heure d’hiver, c’est-à-dire le retour à l’heure normale du fuseau horaire.Pour les catholiques, le mois de mars est le mois de saint Joseph et le mois où est priée la neuvaine à saint Joseph. Le "lièvre de mars" est un personnage d’"Alice au pays des merveilles" reflétant le proverbe anglais « » (« fou comme un lièvre de mars ») ; c’est effectivement la saison des amours.La associée au mois de mars est l'aigue-marine et le jaspe sanguin. La fleur de naissance est le narcisse.Ces dictons traditionnels, parfois discutables, ne traduisent une réalité que pour les pays tempérés de l'hémisphère nord. Ils sont également souvent liés aux plantations selon les régions et les cultures, vignes, céréales... Les almanachs anciens ou récents nous en fournissent de nombreux. Mais il y a aussi ceux que nous transmettaient nos parents. En voici quelques-uns : "Beau temps de mars se paie en avril ou plus tard" », « "quand mars est poussiéreux le bananier devient orgueilleux" », « "des fleurs que mars verra, peu de fruits tu mangeras" », « "Mars sec et beau emplit le tonneau" », « "Poussière de mars rend le troupeau plein de gloire" », « "Taille tôt ou taille tard mais taille en mars" », « "Si l'hiver ne janviotte, si février ne févriotte, mars laisse et ne laisse rien" »(Morvan), « "En mars l'ève (eau) fait monter la sève" ».
Mars est le troisième mois de l’année dans les calendriers julien et grégorien. C’est aussi le premier mois du printemps dans l’hémisphère nord (l’équinoxe a lieu le 19, le 20 ou le 21 mars).
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Le nom de février provient du nom latin du mois, ', lui-même dérivé du verbe'signifiant « purifier ». Le rituel de Februa se tenait le de februarius dans l'ancien calendrier romain.Antérieurement au calendrier de 12 mois, le calendrier romain n'en comptait que 10 et totalisait 304 jours ; les 61 jours d'hiver ne faisaient alors partie d'aucun mois. Vers 713 av. J.-C., le roi légendaire Numa Pompilius aurait ajouté les mois de janvier et février, étendant l'année à 365 jours.Mars est initialement le premier mois de l'ancien calendrier romain. La position des mois de janvier et février varie suivant les écrits des auteurs romains, pouvant être rencontrés en début d'année ou en fin. Selon les auteurs, janvier devient le premier mois soit sous Numa, soit sous les "decemviri" vers 450 av. J.-C. Cependant, les années romaines restent identifiées par deux consuls, qui prennent leurs fonctions le mai et le 15 mars, jusqu'en 153 av. J.-C. Après cette date, ils les prennent le janvier. Dans le calendrier julien, février est le deuxième mois de l'année. Pendant le Moyen Âge en Europe, plusieurs fêtes chrétiennes sont utilisées pour marquer le nouvel an, dont le 25 mars et le 25 décembre. Cependant, les calendriers médiévaux continuent à afficher les années selon la coutume romaine, en douze colonnes allant de janvier à décembre. À partir du, les pays européens commencent à rétablir officiellement le janvier comme date de début d'année.Initialement, février compte 28 jours les années standards et 29 jours tous les quatre ans ; il est alors suivi d'un "mens intercalaris" de 29 jours. Vers 450 av. J.-C., la République romaine réforme le calendrier romain : février compte 28 jours les années standards. Tous les deux ans, un mois de 27 jours, "", est ajouté à la suite de février. Février compte alors alternativement 23 et 24 jours. À partir de la réforme julienne, le mois supplémentaire est supprimé et février compte 28 jours les années standards et 29 les années bissextiles. Le calendrier grégorien conserve cette caractéristique. Historiquement, un 29 février a été utilisé dans quelques pays de tradition orthodoxe, pour rattraper un décalage en passant du calendrier julien au calendrier grégorien. Selon une légende, Auguste aurait déplacé un jour du mois de février au mois d'août lorsque ce dernier est renommé en son honneur en 8 av. J.-C. : comme le mois précédent de juillet, renommé en l'honneur de Jules César, comptait 31 jours, il aurait désiré que son propre mois en compte autant. Il existe cependant des documents indiquant que l'irrégularité de février date d'avant la réforme julienne.Ces dictons traditionnels parfois discutables, ne traduisent une réalité que pour les pays tempérés de l'hémisphère nord. Le mois hivernal est redouté. Le temps de février annonce celui des mois suivants.Février débute le même jour de la semaine que mars et novembre les années communes, et août les années bissextiles. En raison de sa courte durée, février est le seul mois de l'année où il est possible de n'observer aucune pleine lune.Les noms de plusieurs places, voies, sites ou édifices, de pays ou régions francophones, contiennent le nom de ce mois avec ou sans quantième, sous diverses graphies.
Février est le deuxième mois des calendriers grégorien et julien et chinois. Février est le plus court mois de l'année, le seul à compter moins de trente jours : il possède généralement 28 jours, sauf lors des années bissextiles où il en compte 29.
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À l’origine dans le calendrier romain dit romuléen qui comprend dix mois, septembre (en latin "september", de "septem", sept et du suffixe'provenant peut-être du latin ber « porter », ou de l'expression ', « après les neiges ») est le septième mois de l'année. Les Romains ayant pris l'habitude de personnifier et de déifier tous les faits qu'ils ont du mal à expliquer (tel le cycle annuel), ils rangent d'un côté les « bons » dieux, et de l'autre les « mauvais » dieux, et prennent soin de se mettre sous la protection des premiers, pour se préserver des seconds. Ainsi dans ce calendrier romain, seuls les quatre premiers mois de l'année portent (ou se rapportent) à des dieux protecteurs, dont trois sont en réalité des déesses : Martius (mois de mars) consacré au dieu romain Mars, Aprilis (mois d'avril) consacré à Aphrodite, Maius (mois de mai) en l'honneur de Maia, Iunius (mois de juin) en l'honneur de Junon. Les autres mois avaient-ils moins de valeur que les précédents aux yeux des Romains ou, comme le pense, en raison de l'importance accordée aux quatre premiers mois qui commandent la planification des travaux agricoles? Toujours est-il que les six derniers mois ne sont à cette époque désignés que par le chiffre qui les place et qui permet de les distinguer dans le cours de l'année : Quintilis pour le cinquième mois, Sextilis pour le sixième, September pour septième, October pour le huitième, November pour le neuvième, December pour le dixième. Dans ce contexte, mars est le premier mois de l’année romaine pour honorer le fondateur de Rome Romulus dont le père était le dieu Mars mais également pour honorer le dieu agricole et guerrier : cette divinité romaine préside au printemps, au retour des beaux jours favorables à l'agriculture, et inaugure dans le calendrier la nouvelle année qui met un terme à la trêve militaire traditionnelle ouverte d'octobre à la fin février. Selon les traditions relatées par les auteurs latins (Ovide, Varron), le calendrier passe à 12 mois, soit sous Numa Pompilius, soit sous les "decemviri" vers 450 av. J.-C. et janvier devient le premier mois de ce calendrier dit pompilien afin de rapprocher le début d'année du solstice d'hiver qui met fin à la saison morte et amorce le renouveau solaire. Cependant, les années romaines sont identifiées par la date d'élection des deux consuls, qui prennent leurs fonction le mai et le 15 mars avant 153 av. J.-C.. Le début de l'année consulaire est fixé au janvier lors de la mise en place du calendrier julien en 45 av. J.-C., Jules César le faisant commencer non précisément au solstice d'hiver mais seulement au jour de la nouvelle lune qui suivait directement celui-ci, afin de s'accommoder de la mentalité des Romains, accoutumés à l'année lunaire. Au Moyen Âge, les pays de la chrétienté utilisent le calendrier julien et commencent la numérotation de l'année à une fête religieuse importante, le 25 décembre ("style de la Nativité" de Jésus), le 25 mars ("style florentin" ou "style de l'Annonciation"), voire à Pâques ("style de Pâques") comme dans certaines régions françaises. Cependant, les calendriers médiévaux continuent à afficher les années selon la coutume romaine, en douze colonnes allant de janvier à décembre. Dès le haut Moyen Âge, les autorités religieuses prévoient les temps liturgiques où il est interdit de célébrer le mariage : cela va, selon les régions, depuis l'Avent jusqu'à l'octave de l'Épiphanie du Seigneur, de la Septuagésime à l'octave de Pâques, du dimanche avant les Rogations au septième jour après la Pentecôte, si bien que le mois de septembre, comme celui d'octobre est une période privilégiée pour les mariages. En France, janvier s'impose comme le lorsque le roi Charles décide, par l’Édit de Roussillon en 1564, que l’année débuterait désormais le. Le pape Grégoire XIII étend cette mesure à l'ensemble de la chrétienté avec l'adoption en 1582 du calendrier grégorien qui se met en place progressivement dans les États catholiques, lentement dans le reste du monde (la Turquie n'adopte cette réforme qu'en 1926). Mais même dans les pays chrétiens, l'application de cette réforme reste très inégale. Ainsi pendant plusieurs siècles, il n'est pas rare que deux villages voisins puissent fêter Noël à des semaines d'intervalle, ou que des paysans se révoltent contre les jours de qu'on leur avait « volés » en ajustant le calendrier. En France, l'ordre des quatre derniers mois de l'année du calendrier est en partie conservé dans l’écriture courante des actes jusqu'à la Révolution et même au cours du : VIIbre, 7bre ou 7 (septembre), VIIIbre, 8bre ou 8 (octobre), IXbre, 9bre, 9bre ou 9 (novembre), Xbre ou 10 (décembre). L'étymologie latine du mois de septembre rappelle encore aujourd'hui l'ordre que ce mois tenait dans l'année du calendrier dit pompilien : désormais en neuvième position, il était ainsi « le septième » de l'année.Dans de nombreux pays de l'hémisphère nord, septembre est traditionnellement le premier mois de l’année scolaire après les congés estivaux annuels. Outre cette rentrée scolaire, c'est aussi, pour la France, le mois de la seconde session des examens de fin d’année et des admissions à la suite des concours d’entrée des écoles. Dans les pays occidentaux qui regroupent les principales vacances scolaires en été, septembre est le mois de la reprise du travail. Comme celui de janvier, il est également centré sur les problèmes domestiques, et la sociabilité extérieure au foyer se réduit beaucoup, sauf à l'occasion des mariages de plus en plus fréquents malgré l'absence de jours fériés. Dans la seconde quinzaine de septembre, naissent les enfants conçus la nuit de la Saint-Sylvestre. C'est aussi le mois de la cueillette des fruits enfin mûrs, des vendanges, des premiers champignons et celui de l'ouverture de la chasse en France. Traditionnellement, on prépare l'hiver en faisant des confitures.Les célébrations à date fixe sont recensées dans la section célébrations des éphémérides de septembre ci-dessus. Le de septembre a lieu la journée mondiale des premiers secours, le les journées européennes du patrimoine. Durant la dernière semaine de septembre se déroulent la journée maritime mondiale et la journée mondiale des sourds. Au dernier dimanche de septembre est célébré la journée mondiale des rivières. Aux États-Unis, le qui a lieu du 15 septembre au 15 octobre, témoigne de la contribution des Hispaniques et Latino-Américains à la culture américaine. Aux États-Unis et au Canada, le "Labor Day" (ou fête du Travail) est célébré le premier lundi de septembre. La fête des grands-parents a lieu le premier dimanche de septembre suivant la fête du travail. La est un jour férié au Japon, célébré le troisième lundi du mois de septembre, afin de créer un long week-end. En Colombie, « El día del amor y de la amistad » (le jour de l'amour et de l'amitié) se déroule le troisième samedi du mois de septembre. L’"", connue dans les pays francophones sous le nom de fête de la bière, se déroule à Munich en Allemagne. De nos jours, elle commence le premier samedi de la deuxième quinzaine de septembre à midi exactement.De nombreuses voies, places ou sites de pays francophones contiennent une date de ce mois dans leur nom (cf. la liste des toponymes correspondants).Dans la religion catholique, le mois de septembre est dédié à Notre-Dame des Douleurs.En septembre avaient lieu plusieurs fêtes religieuses romaines : "Furies", "Grands jeux romains"...Comme dans certains rituels de sorcières, le jour de l'équinoxe est un jour très puissant pour les pratiquants des sciences occultes.Le mois de "septembre" commence dans le signe zodiacal de la Vierge et se termine dans celui de la Balance à partir du 23 septembre.Ces dictons traditionnels, parfois discutables, ne traduisent une réalité que pour les pays tempérés de l'hémisphère nord. Le mois de septembre voit la maturité de nombreux fruits (pommes, poires, prunes, noisettes, mûres..). Un mois de septembre pas trop sec favorise la quantité de la vendange. La pluviosité du mois de septembre peut être très différente d'une année à l'autre, sur le territoire métropolitain français. Un mois de septembre orageux annonce la proximité d'une météo automnale et hivernale. Au mois de septembre, il faut se préparer aux semailles et vendanges d'automne mais aussi aux froids de l'hiver. En septembre, les oiseaux migrateurs prennent leur envol pour passer l'hiver dans des régions plus douces. La météo de l'arrière saison est souvent plus agréable que celle du printemps. Mais par quelques phénomènes (orages, giboulées..) la météo de l'automne rappelle celle du printemps.Chaque année, septembre commence le même jour de la semaine que décembre. La Seconde Guerre mondiale a débuté le et s'est achevée le.
Septembre est le neuvième mois des calendriers grégorien et julien. Son nom vient du latin "september" (de "septem", sept) car il était le septième mois de l’ancien calendrier romain.
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À l’origine dans le calendrier romain dit romuléen qui comprend dix mois, novembre (en latin "November", de "novem", neuf et du suffixe'provenant peut-être du latin ber « porter », ou de l'expression ', « après les neiges ») est le neuvième mois de l'année. Les Romains ayant pris l'habitude de personnifier et de déifier tous les faits qu'ils ont du mal à expliquer (tel le cycle annuel), ils rangent d'un côté les « bons » dieux, et de l'autre les « mauvais » dieux, et prennent soin de se mettre sous la protection des premiers, pour se préserver des seconds. Ainsi dans ce calendrier romain, seuls les quatre premiers mois de l'année portent (ou se rapportent) à des dieux protecteurs, dont trois sont en réalité des déesses : Martius (mois de mars) consacré au dieu romain Mars, Aprilis (mois d'avril) consacré à Aphrodite, Maius (mois de mai) en l'honneur de Maia, Iunius (mois de juin) en l'honneur de Junon. Les autres mois avaient-ils moins de valeur que les précédents aux yeux des Romains ou, comme le pense, l'importance était-elle accordée uniquement aux quatre premiers mois qui commandent la planification des travaux agricoles? Toujours est-il que les six derniers mois ne sont à cette époque désignés que par le chiffre qui les place et qui permet de les distinguer dans le cours de l'année : Quintilis pour le cinquième mois, Sextilis pour le sixième, September pour septième, October pour le huitième, November pour le neuvième, December pour le dixième. Dans ce contexte, mars est le premier mois de l’année romaine pour honorer le fondateur de Rome Romulus dont le père était le dieu Mars mais également pour honorer le dieu agricole et guerrier : cette divinité romaine préside au printemps, au retour des beaux jours favorables à l'agriculture, et inaugure dans le calendrier la nouvelle année qui met un terme à la trêve militaire traditionnelle ouverte d'octobre à la fin février. Selon les traditions relatées par les auteurs latins (Ovide, Varron), le calendrier passe à 12 mois, soit sous Numa Pompilius, soit sous les "decemviri" vers 450 av. J.-C. et janvier devient le premier mois de ce calendrier dit pompilien afin de rapprocher le début d'année du solstice d'hiver qui met fin à la saison morte et amorce le renouveau solaire. Cependant, les années romaines sont identifiées par la date d'élection des deux consuls, qui prennent leurs fonction le mai et le 15 mars avant 153 av. J.-C.. Le début de l'année consulaire est fixé au janvier lors de la mise en place du calendrier julien en 45 av. J.-C., Jules César le faisant commencer non précisément au solstice d'hiver mais seulement au jour de la nouvelle lune qui suivait directement celui-ci, afin de s'accommoder de la mentalité des Romains, accoutumés à l'année lunaire. Au Moyen Âge, les pays de la chrétienté utilisent le calendrier julien et commencent la numérotation de l'année à une fête religieuse importante, le 25 décembre ("style de la Nativité" de Jésus), le 25 mars ("style florentin" ou "style de l'Annonciation"), voire à Pâques ("style de Pâques") comme dans certaines régions françaises. Cependant, les calendriers médiévaux continuent à afficher les années selon la coutume romaine, en douze colonnes allant de janvier à décembre. Dès le haut Moyen Âge, les autorités religieuses prévoient les temps liturgiques où il est interdit de célébrer le mariage : cela va, selon les régions, depuis l'Avent jusqu'à l'octave de l'Épiphanie du Seigneur, de la Septuagésime à l'octave de Pâques, du dimanche avant les Rogations au septième jour après la Pentecôte, si bien que le mois de novembre, marqué par la Toussaint et la fête de Saint-Martin, est une période moins propice pour les mariages. En France, novembre s'impose comme le lorsque le roi Charles décide, par l’édit de Roussillon en 1564, que l’année débuterait désormais le. Le pape Grégoire XIII étend cette mesure à l'ensemble de la chrétienté avec l'adoption en 1582 du calendrier grégorien qui se met en place progressivement dans les États catholiques, lentement dans le reste du monde (la Turquie n'adopte cette réforme qu'en 1926). Mais même dans les pays chrétiens, l'application de cette réforme reste très inégale. Ainsi pendant plusieurs siècles, il n'est pas rare que deux villages voisins puissent fêter Noël à des semaines d'intervalle, ou que des paysans se révoltent contre les jours (de fête, de travail) qu'on leur avait « volés » en ajustant le calendrier. En France, l'ordre des quatre derniers mois de l'année du calendrier est en partie conservé dans l’écriture courante des actes jusqu'à la Révolution et même au cours du : VIIbre, 7bre ou 7 (septembre) ; VIIIbre, 8bre ou 8 (octobre) ; IXbre, 9bre, 9bre ou 9 (novembre) ; Xbre, 10bre ou 10 (décembre). Ainsi, l'étymologie latine du mois de novembre rappelle encore aujourd'hui l'ordre que ce mois tenait dans l'année du calendrier dit pompilien : désormais en onzième position, il était « le neuvième » de l'année.Dans l'hémisphère nord, le cycle de onze jours de la Toussaint à la Saint-Martin (jadis fête chômée rivalisant d'importance avec la Saint-Jean) est un point tournant dans le cycle des activités agraires et pastorales (en France, il correspond notamment au temps de plusieurs récoltes et cueillettes, des labours et des semailles d'automne, des battages et des vendanges, de la fin des pâtures en plein air). Mois hivernal marqué par le gel, il voit la disparition des moustiques et des insectes ravageurs. Les symptômes de la dépression saisonnière hivernale se développent chez les sujets prédisposés. Novembre peut débuter le cycle de l'Avent et marque l'arrivée de la morte-saison avec plusieurs rites funéraires (Toussaint, fête des morts, Armistice) qui font de ce mois le temps du souvenir mais aussi de l'angoisse. Les naissances sont à leur étiage naturel, les conceptions en forte baisse. Plusieurs pays, notamment anglo-saxons, marquent un événement original dénommé movember pendant le mois de "novembre". Dans le calendrier républicain, "novembre" était à cheval sur les mois de Brumaire et Frimaire. Dans le calendrier japonais, l'appellation traditionnelle de ce mois est "Shimo tsuki" () qui se traduit par mois du givre (ou de la gelée tombante), rappelant qu'on entre dans la saison hivernale. En France, de nombreuses prix littéraires sont remis à cette période pour clore la rentrée littéraire (Prix Goncourt, prix Femina...). Depuis 2016, les Français sont invités en novembre à relever le défi du Moi(s) sans tabac.Les célébrations à date fixe sont recensées dans la section célébrations des éphémérides de novembre ci-dessus. Ce mois est notamment marqué par la Toussaint célébrée le et la fête des morts le lendemain. L'Armistice est célébré le 11 novembre. La fête de la Sainte-Catherine a lieu le 25 novembre. La fête de la Notre Dame de la médaille miraculeuse a lieu le 27 novembre.Le d'octobre a lieu la journée mondiale du souvenir des victimes des accidents de la route. Le ou est célébrée la journée mondiale contre les broncho-pneumopathies chroniques obstructives, le la, le :, le dernier week-end la journée mondiale sans achat. Tous les 4 ans, l'Election Day, le mardi qui suit le premier lundi de novembre (donc entre le 2 et le 8 novembre à ne pas confondre avec le "super tuesday" des élections primaires), se tient l’élection présidentielle aux États-Unis. À mi-période, ce même mardi se tiennent aussi généralement les élections locales des différents États. Le Thanksgiving a lieu le quatrième jeudi du mois aux États-Unis (et le deuxième lundi d'octobre au Canada). Le Beaujolais nouveau est célébré tous les du mois, date à laquelle sort le beaujolais primeur.La associée au mois de novembre est la topaze et la citrine. La fleur de naissance est le Chrysanthème.Novembre, en astrologie, commence dans le tropique astrologique ouest avec le soleil dans le signe du Scorpion et finit sur le signe Sagittaire. En astronomie, le soleil commence dans la constellation de la Balance, traverse la constellation du Scorpion approximativement du 24 au 29 et finit dans la constellation d'Ophiuchus, qui est la seule constellation zodiacale à ne pas être associée à un signe astrologique.Les cultures populaires se sont inventés des dictons météorologiques pour conjurer l'incertitude. Dans ces dictons qui ne traduisent une réalité que pour les pays tempérés de l'hémisphère nord, on distingue deux groupes : les prévisions à court terme élaborées généralement à partir d'un savoir empirique (marins, agriculteurs, forestiers) et qui ont une certaine fiabilité ; les prévisions à long terme qui s'appuient sur le calendrier et n'ont aucune fiabilité. Voici une liste de quelques dictons se rapportant à ce mois et leurs interprétations : Le début de novembre marque l'été de la Saint-Martin. La chaleur, anormale pour la saison, n'est pas à souhaiter. Le temps de novembre annonce celui des mois suivants. Novembre est le mois traditionnel de foire aux chevaux qui a lieu aux alentours de la fête de saint Hubert, patron des chasseurs qui préside la bénédiction des animaux sur le parvis des églises.Le nom de plusieurs voies, places, sites ou édifices contient le mot "Novembre" : voir
Novembre est le onzième mois des calendriers grégorien et julien. Ce mois dure 30 jours. Il est le troisième mois de l'automne météorologique dans l'hémisphère nord, alors qu'il est associé au printemps dans l'hémisphère sud, mais aussi le premier mois hivernal (estival dans l'hémisphère austral).
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Le mot « bible » vient du grec ancien "biblos" ou "biblion" correspondant à l'hébreu "sépher — «" livre » — qui a donné, un substantif au pluriel qui signifie « les livres », soulignant son caractère multiple, qui est traité par les auteurs médiévaux en latin comme un féminin singulier, "biblia", avec pour pluriel "bibliae", par lequel il passe dans la langue française. Le mot « Testament », traduit du latin "testamentum", correspond lui au mot grec, "diathêkê", qui signifie « convention » ou « disposition écrite » avant de recouvrir une acception littéraire spécifique au sens de « testament philosophique », un sens que retient la Septante pour traduire le terme hébreu "berith", « alliance », qui correspond pourtant davantage au grec "sunthêkê". Le déplacement sémantique du terme en tant que « testament » littéraire s'opère chez les auteurs chrétiens dès le, traduit alors par le terme juridique latin "testamentum" qui est repris ensuite dans toutes les langues.Le corpus biblique réunit plusieurs livres d'origines diverses, d'où le pluriel originel du mot « Bible ». Dès le début de sa formation, il existe plusieurs collections canoniques concurrentes de la Bible, chacune étant défendue par une communauté religieuse différente. Le mot canon (en grec ancien, signifie "règle") est utilisé dès le pour désigner la liste des livres reconnus par une communauté (ou Église). Les « canons » primitifs les plus importants sont sans doute ceux de la Bible hébraïque (canon massorétique) qui est reconnu par le judaïsme (rabbinique et karaite), et celui de la Bible grecque (Septante) qui est, quant à lui, reconnu par la plupart des Églises d'Orient et d'Occident. La Bible hébraïque, appelée Tanakh, se compose de trois parties : la Loi (Torah), les Prophètes (Nevi'im) et les Écrits (Ketouvim). La Bible grecque se compose quant à elle de quatre parties : le "Pentateuque", les "Livres historiques", les "Hagiographes" et les "Prophètes". À partir du milieu du, les chrétiens ont nommé cette dernière liste de livres l'Ancien Testament pour la distinguer de leur propre collection : le Nouveau Testament. La Septante diffère de la Bible hébraïque non seulement par la langue utilisée, mais aussi par le fait qu'elle incorpore des livres supplémentaires, dits « deutérocanoniques », et que le texte des livres « canoniques » diverge parfois. De plus, l'ordre et l'importance des livres ne sont pas les mêmes dans les deux canons. Les trois différentes parties de la Bible hébraïque sont canonisées et leur texte est relativement stabilisé en plusieurs étapes : d'abord la Torah (), puis les Nevi'im (), et enfin les Ketouvim (). Le texte « protomassorétique » (précurseur du texte massorétique) est définitivement stabilisé à la fin du. Les textes du Nouveau Testament, quant à eux, sont rédigés entre le milieu du, mais leur canonisation n'a lieu qu'au cours des.La Bible hébraïque est écrite en hébreu avec quelques passages en araméen. Le canon massorétique, c'est-à-dire celui de la Bible hébraïque, se compose des parties suivantes (entre parenthèses, l'appellation chrétienne dans l'Ancien Testament d'après le regroupement adopté par la TOB) :Le "Pentateuque" (ou le recueil des cinq livres de la "Torah") fut traduit en grec à Alexandrie au. Selon une légende rapportée par la "Lettre d'Aristée" et amplifiée depuis, la traduction en grec de la Torah, dite « des Septante » ou « alexandrine », serait l'œuvre de soixante-douze savants juifs, six par tribu, qui, à la demande des autorités grecques d'Égypte (et isolés pendant soixante-douze jours, selon certaines versions), aboutirent à un texte commun. Cette traduction devait être reçue comme ayant autant de valeur que l'œuvre originale, malgré certaines critiques. Cette version fut conservée à la bibliothèque d'Alexandrie avec les « Lois » : elle ne relève pas alors de la religion, mais du code coutumier du peuple juif. Toujours est-il que le nom de « Septante » est resté à cette traduction commencée au, et à toute la Bible grecque par extrapolation. Les autres livres de la "Bible hébraïque" ont été traduits en grec au fil des siècles suivants. Certains livres ou passages ont été écrits directement en grec. Ce corpus, largement répandu dans la diaspora juive hellénophone du, sera adopté tel quel par les apôtres et par les premiers chrétiens, et constitue l'Ancien Testament de l'époque. Lors de l’instauration du judaïsme rabbinique, pour se démarquer du christianisme naissant, le texte grec est abandonné dans le monde juif au profit du texte hébreu, pour des raisons à la fois linguistiques et religieuses. Après avoir été la version la plus répandue dans le monde juif hellénistique, la "Septante" devient l"Ancien Testament" des chrétiens. Dès lors, le judaïsme la rejette de plus en plus à partir de la fin du. Dans le monde chrétien d'occident, en revanche, la "Septante" continue d'être la référence et connaît plusieurs traductions en latin. Elle ne sera remplacée par la Vulgate que tardivement, au. Dans l'église d'Orient pour laquelle la langue sacerdotale est le grec, la "Septante" est restée le texte de référence pour les traductions. Le canon de la "Septante", tel qu'accepté par les chrétiens, se compose de quatre parties : Les livres présents dans le canon de la Septante et absents du canon Massorétique sont appelés deutérocanoniques, et sont marqués ici par *. Les livres dont le texte a été complété par des ajouts grecs significatifs par rapport au texte massorétique sont marqués ici par #.Les Livres deutérocanoniques sont des textes écrits avant l'ère chrétienne qui ont été incorporés dans le canon de la Septante. Toutes les confessions chrétiennes dites « traditionnelles », c'est-à-dire existant avant la Réforme les ont toujours considérés comme faisant partie de la Bible. Cependant, ils n'ont pas été acceptés dans le canon par Luther, puisque lui-même se fonde sur le texte massorétique de la Bible hébraïque. Luther juge néanmoins ces livres utiles. Ces livres de l'Ancien Testament rédigés en grec sont nommés « apocryphes » (du grec ἀπόκρυφος, caché) par les protestants et les pères de l'Église comme Augustin ou Jérôme. Les catholiques les nomment « deutérocanoniques », c’est-à-dire « livres secondaires » dans le canon (du grec δεύτερος, deuxième), ce qui est définitivement confirmé au concile de Trente en 1546. Certains des livres de la Septante n'ont pas été admis comme deutérocanoniques. Ils ne sont reconnus par aucune Église et sont appelés « apocryphes » ou « pseudépigraphes » (écrits sous une fausse signature). Ils forment avec d'autres de la même époque ce que l'on nomme aujourd'hui les « écrits intertestamentaires ». Il s'agit par exemple du livre du Pasteur d'Hermas, présent dans le Nouveau Testament, puis retiré du canon biblique au. L'Épître de Barnabé fut elle aussi présente un temps dans le Nouveau Testament, avant d'être retirée par décision conciliaire.Le Nouveau Testament se divise en plusieurs groupes de livres : Ces livres sont généralement présentés selon l'ordre du canon occidental :À l'origine, la Bible chrétienne est disponible en grec, la Septante et le Nouveau Testament étant tous deux rédigés dans cette langue. Les chrétiens du monde latin ont cependant très tôt utilisé des traductions latines de ces livres. Ces traductions sont appelées Vetus Latina. Au, ces traductions sont considérées comme imparfaites par Jérôme de Stridon qui entreprend d'en faire une nouvelle traduction en latin commanditée selon ses dires par l'évêque de Rome Damase dont Jérôme, qui a été ordonné par un évêque schismatique, a été un collaborateur occasionnel : il entame la traduction du Nouveau Testament en 382, trois ans avant celle de l'Ancien Testament pour proposer un texte connu depuis sous ne nom de « Vulgate » qu'il achève en 405. Pour ce faire, il choisit tout d'abord de se baser sur les Hexaples d'Origène, puis entreprend une nouvelle traduction à partir du texte hébreu, le seul inspiré d'après lui. Pour les Évangiles, la Vulgate utilise les manuscrits grecs. La traduction latine des textes qui constituent la fin du Nouveau Testament, y compris les épîtres pauliniennes ou du moins leur correction, sont attribuées essentiellement à un disciple de Jérôme prénommé Rufin, généralement identifié à Rufin le Syrien. La traduction de Jérôme, que les pratiques ascétiques et approches théologiques confinent en dehors des courants alors dominants de la Grande Église, est largement rejetée par ses contemporains, religieux comme laïcs, qui vont jusqu'à questionner l'orthodoxie de son auteur. Ainsi, l'usage de la Vulgate ne se généralise pas avant le tandis que l'usage et les copies de la Vetus Latina restent répandus parmi les moines et clercs érudits jusqu'au. Bien que Jérôme ait été une personnalité marginale du christianisme de son époque, son œuvre a connu une large diffusion et la Vulgate, largement diffusée dans le christianisme occidental, est canonisée comme une version « authentique » de la Bible par l'Église catholique lors du Concile de Trente, en réaction aux critiques philologiques et exégétiques des humanistes depuis Lorenzo Valla.Les Samaritains (en hébreu moderne : "Shomronim" - שומרונים, c'est-à-dire « de Shomron », la Samarie ; ou « Israélites-Samaritains ») sont un peuple peu nombreux se définissant comme descendant des anciens Israélites, et vivant en Israël et en Cisjordanie. On appelle parfois leur religion le « samaritanisme ». À l'inverse, les Juifs orthodoxes les considèrent comme des descendants de populations étrangères (des colons assyriens de l'Antiquité) ayant adopté une version illégitime de la religion hébraïque. Leur religion repose sur une version particulière du Pentateuque, la Bible samaritaine. Ils n'adoptent pas les autres livres de la Bible hébraïque, et sont donc des « observants » de la seule Torah. Leur Pentateuque est très proche de celui des Juifs, mais il s'écrit en hébreu samaritain avec l'alphabet samaritain, une variante de l'ancien alphabet paléo-hébraïque abandonné par les Juifs. Il diffère de la Torah hébraïque par des différences de fond. Les plus importantes portent sur le statut du mont Garizim comme principal lieu saint en lieu et place de Jérusalem. Les Dix Commandements de la Torah samaritaine intègrent ainsi en dixième commandement le respect du mont Garizim comme centre du culte. Les deux versions des dix commandements existants dans le Tanakh juif (celle du Livre de l'Exode et celle du Deutéronome) ont été également uniformisées. Afin de conserver le nombre des commandements (dix), le juif (« Je suis l'Éternel (YHWH), ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude ») est considéré comme une simple présentation, le premier commandement samaritain étant donc le deuxième commandement juif : « Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face ». Pour les Samaritains, « les sages juifs ont fait de la présentation un commandement pour maintenir le nombre de ceux-ci à dix (le nombre de commandements est mentionné dans l'Exode, 34.28), après qu'ils ont corrigé leur version en en retirant le dixième » relatif au mont Garizim. Outre ces différences fondamentales, il existe d'assez nombreuses variantes sur des détails de rédaction entre la Torah samaritaine et la Torah juive. Exception faite des divergences portant sur le mont Garizim, ces différences rendent le Pentateuque samaritain plus proche de la version des Septante que du texte massorétique.La Bible est une compilation de plusieurs textes rédigés à différentes époques de l'histoire par divers auteurs, compilateurs et rédacteurs. La forme finale d'un livre est appelée en théologie forme canonique.Souvent citée, l'hypothèse documentaire défend l'idée que la Bible hébraïque est le résultat de trois ou quatre sources indépendantes. Dans les années 1960, on a considéré ces sources comme ayant été rédigées entre le et le et compilées ensuite. Cette hypothèse n'est aujourd'hui plus dominante. La recherche actuelle penche en faveur d'une datation plutôt « basse » de la rédaction de la Bible. On identifie en général deux phases importantes d'écriture, entrecoupées de phases moins prolifiques. Ces phases s'articulent autour de l'exil à Babylone. La première débute juste après l'alphabétisation de Juda, c'est-à-dire entre la fin du et le début du. La seconde, qui fait suite à une situation difficile pour la Palestine, se situe durant la période hellénistique, c'est-à-dire autour du. L'hypothèse d'une édition du Pentateuque à l'époque du rétablissement du judaïsme en Judée sous la domination perse (538 av. EC - 332 av. EC) est largement répandue dans l'exégèse germanophone, en cohérence avec la documentation de l'attitude de l'Empire perse (pratique perse dite de l'« autorisation impériale », qui incitait les peuples soumis à rassembler leurs traditions légales dans un seul document qui formait alors la source du droit pour la province en question). Cela expliquerait pourquoi l'Ancien Testament semble être une sorte de « document de compromis », où se trouvent rassemblés les grands courants théologiques du judaïsme post-exilique.La théorie dominante aujourd'hui sur la composition des Évangiles est celle dite « des deux sources » : Matthieu et Luc auraient été écrits à partir de Marc et d'une source de paroles ("logia") de Jésus (dite « Q », de l'allemand "Quelle", source) ; Jean viendrait d'une tradition indépendante, qui aurait aussi produit les épîtres et l'Apocalypse placées sous le même patronage. Les Actes sont incontestablement la suite de Luc. Les épîtres reconnues par tous comme étant de Paul sont celles aux Romains, aux Corinthiens, aux Galates, et la première aux Thessaloniciens (peut-être le plus ancien écrit du Nouveau Testament). La période de rédaction est donc très brève : trois générations au maximum, au plus tard au début du.Pour ce qui concerne les premiers livres de la Bible, de Genèse à Juges, les fouilles des lieux qui sont cités dans la Bible ne corroborent pas les faits qu'elle décrit. Par exemple, l'exode, le séjour au désert pendant quarante ans et la conquête du pays de Canaan ne sont corroborés ni par l'archéologie ni par l'histoire. Plus on s’approche de la période de l’exil (), et plus le texte biblique s’accorde avec l’histoire bien attestée de la région du Levant. Ainsi, la Bible fait référence à la destruction du royaume d’Israël en -722, à la mort du roi Josias en -609, à la destruction du premier temple de Jérusalem en -587, puis à sa reconstruction vers -515. Les découvertes scientifiques en géologie au sur l'âge de la Terre, puis en biologie aux sur le transformisme et la théorie de l'évolution sont entrées en contradiction avec l'interprétation littérale du livre de la Genèse qui était la règle à cette époque.La Septante est souvent plus proche de la version samaritaine que du texte massorétique actuel, de même que les textes juifs des manuscrits de la mer Morte retrouvés à Qumrân et écrits entre le et le divergent parfois (dans les textes en hébreu) du texte massorétique, ou reprennent (dans les quelques documents en grec qui les accompagnent) le texte de la Septante. Plus encore, certains passages de la Septante correspondent étroitement à des textes hébreux des manuscrits de la mer Morte. Diverses hypothèses sont susceptibles d'expliquer les ressemblances entre ces textes juifs et la version samaritaine du Pentateuque : En toute hypothèse, si les divergences concernant la place du mont Garizim et de Jérusalem s'expliquent aisément, tant elles sont fondatrices pour l'existence même des Juifs et des Samaritains, les autres divergences entre la Bible samaritaine et les différentes versions juives connues (Septante, texte massorétique et manuscrits de la mer Morte) ont des origines plus obscures.La Bible est découpée en chapitres et en versets. Le découpage en chapitres date du, tandis que celui en versets, établi par les massorètes au, ne fut répandu qu'au. La version King James (en anglais) comprend et. En 1227, Stephen Langton, professeur à l'université de Paris, puis archevêque de Cantorbéry, divise la Bible en chapitres ; auparavant, la taille du parchemin commandait la division. En 1250, le cardinal Hugues de Saint-Cher reprend cette division. Les versets furent créés par Robert Estienne en 1539 à l'occasion de l'impression de la Bible d'Olivétan,. En 1555 fut publiée l'édition de la Vulgate latine par Robert Estienne ;. Ce système permet de faire correspondre les versions hébraïque, grecque, latine et autres (pour autant qu'elles aient le même texte). Dans les éditions récentes de la Bible, un petit nombre de versets de la division établie par Robert Estienne ont disparu, ou ont été remplacés par un point d'interrogation. (c'est également vrai pour certains mots), ils ont été écartés des textes admis comme fiables par les spécialistes. Cela montre que la Bible, bien qu'elle s'appuie sur un texte ancien, continue d'évoluer encore aujourd'hui, au fil des recherches.Les lectures de la Bible peuvent être différentes entre le judaïsme et le christianisme, et entre les différentes branches du christianisme. C'est la raison pour laquelle, outre l'exégèse biblique, les études bibliques comportent une branche, l'herméneutique, qui s'attache à l'interprétation des Écritures.Suivant Jean-Christophe Attias, « tout juif croyant d'aujourd'hui comme d'hier tient en principe que le texte biblique actuellement entre nos mains est d'une intégrité sans faille ». Marc-Alain Ouaknin explique que pour ces croyants « la plupart des livres bibliques ont d'abord été transmis oralement, de génération en génération, jusqu'à ce qu'ils soient mis par écrit à une époque bien plus tardive [...] Ce sont les hommes de la Grande Assemblée créée par Ezra qui, au mirent en forme le texte définitif de la Bible hébraïque. Ils recueillirent les textes existants et écrivirent aussi de nombreux livres [...] ».Les confessions chrétiennes se réfèrent à la Bible, qui est composée de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament.L'Écriture parvient aux catholiques par deux canaux qui se rattachent au témoignage apostolique : les Écritures et les Traditions non écrites, transmises et conservées dans la continuité de la vie de l'Église. Le rôle du magistère de l'Église est de conserver cette tradition. Le concile de Trente insiste sur cette double source de la foi. Les protestants s'en tiennent à la sola scriptura, l'Écriture seule. Pour le philosophe et théologien catholique Xavier Tilliette, « la Bible est un ouvrage complexe et même scellé. Le Livre des livres est un livre de livres. Il est donc susceptible d'interprétation, il ne va pas sans une herméneutique. La Parole de Dieu [...] s'est faite parole humaine, astreinte à la compréhension. Il n'y a pas d'acheminement direct à la Bible, il faut toujours une médiation au moins implicite : traduction, exégèse, histoire, genres littéraires, étude des styles, typologie, connaissance de la Tradition, "lectio divina" »... Le document de référence du magistère romain sur l'exégèse biblique est "L'interprétation de la Bible dans l'Église". Ce texte publié en 1993 par la commission biblique pontificale est préfacé par le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Il présente diverses méthodes d'exégèse biblique. La première est l'approche historico-critique jugée indispensable à tout travail scientifique d'exégèse biblique. S'ensuit une présentation de douze types d'approches exégétiques recommandées avec une évaluation de l'intérêt et des limites de chacune. Cette présentation se conclut par une section consacrée à la lecture fondamentaliste de la Bible estimée contraire à toute approche scientifique, enracinée dans une idéologie non biblique, et dangereuse. L'acceptation puis la recommandation des méthodes d'exégèse scientifique et historico-critique ne s'est pas faite sans difficultés chez les catholiques. Au les avancées de la critique historique sur la Bible avaient été froidement accueillies. Conscient du retard que les catholiques étaient en train de prendre en ce domaine, le dominicain Marie-Joseph Lagrange a réagi en fondant à Jérusalem dès 1890 une École biblique. Parallèlement, l'encyclique "Providentissimus Deus" Léon XIII encourageait les catholiques à prendre part aux recherches et aux débats sur l'exégèse soulignant l'importance de son rôle dans l’Église :. Toutefois, il en limitait de beaucoup la portée en réaffirmant la doctrine de l'inhérence biblique y compris pour les vérités de fait, et en refusant aux rédacteurs bibliques le statut d'auteurs à part entière. L'exégèse catholique commence cependant à sortir de sa torpeur grâce à des initiatives motivées par la volonté de rattraper le retard des catholiques mais aussi le sentiment qu'il faut répondre à ce qui est perçu comme des attaques contre la foi et contre l’Église. C'est en ce sens qu'est créé en 1902 l'Institut biblique pontifical dirigé ensuite par le jésuite qui ne tarde pas à entrer en conflit avec Lagrange et l'École biblique de Jérusalem jugée trop moderniste. Avec le décret du Saint-Office "Lamentabile sane exitu" et l'encyclique "Pascendi Dominici gregis" qui condamnent le modernisme, le pontificat de Pie X fige durablement la situation de l’exégèse catholique. Dès lors plongés dans ce qu'il est convenu d'appeler la crise moderniste, les débats se concentrent sur les thèses et les déclarations d'Alfred Loisy qui est excommunié en 1908 et qui devient chez nombre de catholiques la personnification de ce que Rome condamne. Rome interdit aussi de publication les travaux du père Lagrange. Après une période d'intense conflits et de discussions, entre catholiques, avec le magistère romain et sous l'influence de tous ceux qui chrétiens ont eu part à ces débats, le monde catholique prend à nouveau conscience de son retard dans l'exégèse biblique au sortir de la Seconde Guerre mondiale tandis qu'en 1943, le pape Pie XII avait réaffirmé l'intérêt et l'importance de l'exégèse avec l'encyclique "Divino Afflante Spiritu". Jusqu'au concile Vatican II, la grande masse des fidèles connaissait la Bible surtout par des citations dans des livres de piété tels que "L'Imitation de Jésus-Christ", comme ce fut par exemple le cas de Thérèse de Lisieux. La connaissance de la Bible s'est accrue chez les fidèles après la Seconde Guerre mondiale grâce à la diffusion de traductions annotées et commentées de la Bible et l'encouragement fait aux fidèles de lire et d'étudier la Bible en tenant compte des connaissances historiques sur ce texte et sur le milieu biblique. En français la première initiative de ce genre est celle réalisée sous le patronage du cardinal Achille Liénart, avec la publication en 1951 de la Bible dite « du cardinal Liénart ». Cette traduction est rapidement éclipsée par celle réalisée par l'École biblique et archéologique française de Jérusalem, appelée Bible de Jérusalem, dont la première édition en un volume paraît en 1956. La constitution dogmatique "Dei Verbum" du concile Vatican II met fin aux conflits sur l'exégèse biblique dans le monde catholique, tandis que les méthodes historico-critiques sont progressivement encouragées, jusqu'à être déclarées indispensables par le magistère romain.Tous les protestants se reconnaissent dans, voire se définissent par l'affirmation « », expression latine signifiant « par l'Écriture seule ») affirmant que la Bible est l'autorité ultime et unique à laquelle les chrétiens et l'Église doivent se soumettre, pour la foi et la vie chrétiennes. À l'époque de Luther, il s'agissait surtout de s'opposer aux décrets parfois abusifs provenant des prélats, des conciles ou du pape. Aujourd'hui, la lecture de la Bible éclairée par le Saint Esprit, reste, pour les protestants, la seule source de la révélation, position qui s'oppose donc à la croyance catholique d'une révélation continue de Dieu à son Église guidée par l'Esprit Saint, comme à la croyance orthodoxe d'une vérité issue du consensus des fidèles guidés par le même Esprit. Même s'il figure en tête des professions de foi de plusieurs dénominations chrétiennes issues de la Réforme, le « » n'empêche pas que des divergences importantes se soient faites jour parmi les protestants quant à la lecture plus ou moins littérale ou interprétative de la Bible. De par l'importance qu'il confère au texte biblique, le protestantisme est à l'origine de nombreuses nouvelles traductions de la Bible en langue vulgaire, pour rendre accessible le message évangélique, à commencer par la Bible d'Olivétan et par la Bible de Luther, mais il est aussi, dès le, à l'origine de nouvelles méthodes d’exégèse biblique et d'analyse de la Bible (historico-critique, structuraliste, etc.) et de nombreuses études des textes originaux et des langues anciennes dans lesquels ils ont été écrits. Depuis la Réforme, chaque pasteur protestant étudie le grec et l'hébreu. Le protestantisme a de ce fait aussi constitué une importante incitation à l'apprentissage de la lecture.La diffusion et la mise à disposition de la Bible passent obligatoirement par des étapes de traductions. La Bible n'a pas toujours été traduite aussi abondamment qu'elle l'est aujourd'hui. La première traduction connue est la Septante. Il s'agit d'une traduction en grec de la Bible hébraïque, qui commence à partir du milieu du et continue ensuite pendant des siècles. Une autre traduction marquante, en latin, a été celle effectuée par Jérôme de Stridon (saint Jérôme), la Vulgate, entre la fin du et le début du Cependant, le latin devenait de moins en moins parlé et compris par les populations pendant le Moyen Âge, et seuls les lettrés comprenaient cette langue. On continuait de lire la Bible en latin lors des messes. Des traductions partielles en langues vulgaires furent donc réalisées vers le, mais elles furent le fait de courants chrétiens dissidents (Vaudois, Cathares...) et, de manière inattendue, le pape Innocent III, à la fin du et au début du, s'est opposé à ces traductions. Plusieurs conciles ultérieurs confirmèrent cette décision (voir notamment l'article « concile de Toulouse (1229) »). Néanmoins, les rois de France disposaient souvent à partir du de bibles en français. L'une des premières traductions en prose et en français fut la Bible historiale de Guyart des Moulins en 1297. Il fallut attendre la Renaissance aux pour que les traductions se multiplient. Le premier livre qui soit sorti des presses de Gutenberg a été la Bible dans la version latine de saint Jérôme, la Vulgate. La traduction allemande de la Bible réalisée par le réformateur Martin Luther à partir des textes grecs et hébreux parut en 1522 pour le Nouveau Testament et en 1534 pour l'Ancien Testament. En raison de son caractère novateur sur le plan linguistique et de sa forte diffusion, elle est considérée comme fondatrice de la langue allemande moderne actuelle. La Bible de Dietenberger fut la première bible catholique en langue allemande traduite par Jean Dietenberger et imprimée à l'imprimerie Jordan à Mayence en 1534. La première traduction complète de la Bible en français à partir du latin fut celle de Lefèvre d'Étaples en 1528. La première traduction de la Bible en français à partir de l'hébreu et du grec, la Bible dite d'Olivétan, a été réalisée en 1535. La première traduction complète en anglais à partir de l'hébreu et du grec a été publiée en 1537 (essentiellement à partir des travaux de William Tyndale), celle en espagnol en 1569, et celle en italien en 1607 (par Giovanni Diodati). Tant les catholiques que les protestants réalisèrent ensuite de nombreuses traductions en langues vernaculaires.Selon des estimations, environ 25 millions d'exemplaires de la Bible seraient vendus chaque année. De nombreux chiffres, colportés par les livres et magazines mais manquant de fiabilité, donnent une autre estimation : de 2,5 à de Bibles ont été distribuées (le chiffre bas estimant le nombre d'exemplaires imprimés tandis que le chiffre haut prenant en compte les exemplaires donnés). Aucun ouvrage à travers le monde n'a jamais eu un tirage aussi important et constant au fil des siècles, la Bible dépassant le "Petit Livre rouge" (plus d'un milliard d'exemplaires) de Mao et le Coran (800 millions d'exemplaires). En 2014, le canon protestant complet de la Bible est disponible en 531 langues et dialectes, et le Nouveau Testament en 1329, 1023 langues disposent d'un ou plusieurs livres de La Bible et un grand nombre de langues disposent uniquement de passages de La Bible. La Bible est par ailleurs en cours de traduction dans plus de langues et dialectes. Cela doit être mis en relation avec le nombre de langues et dialectes parlés dans le monde, qui est estimé à plus de 6900. D’après une étude de 2008, 75 % des Américains, 38 % des Polonais et 21 % des Français déclarent avoir lu au moins un passage de la Bible au cours de l’année passée. La déchristianisation, inégale selon les régions, se traduit par des attitudes différentes à l'égard de la Bible : plus de la moitié des Français ne possèdent pas de Bible chez eux, contre 15 % des Polonais et 7 % des Américains.Une Bible de famille est une Bible transmise par une famille, chaque génération successive enregistrant des informations sur l'histoire de la famille à l'intérieur du livre. Typiquement, cette information comprend les naissances, les décès, les baptêmes, les confirmations et les mariages. D'autres choses, telles que des lettres, des coupures de journaux et des photographies, peuvent aussi être placées dans une Bible familiale. Au Royaume-Uni, elles étaient courantes à l'époque victorienne et se retrouvent également aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Elles sont souvent utilisées comme sources de recherches généalogiques.
La Bible est un ensemble de textes considérés comme sacrés par les juifs et les chrétiens. Les différents groupes religieux peuvent inclure différents livres dans leurs canons, dans un ordre différent. Les textes des livres eux-mêmes ne sont pas toujours identiques d'une religion à l'autre.
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Le terme d'économie provient du grec. Si Xénophon et Aristote ont chacun écrit un traité sur l'économie, néanmoins la pensée économique moderne se développe avec le mercantilisme au, les physiocrates au. L'économie politique débute avec Adam Smith (fin du ), et surtout David Ricardo ou encore Jean-Baptiste Say (début ). C'est avec la révolution marginaliste à la fin du que l'économie se constitue comme une discipline scientifique. À la fin du et au début du, les sciences économiques se structurent comme une discipline académique avec la création de départements d'économie dans les universités, de revues académiques spécialisées et d'associations professionnelles. Par exemple aux États-Unis, le département d'économie de l'université Harvard est créé en 1897 et le département d'économie de l'université de Californie à Berkeley est créé en 1903. L'American Economic Association est créée en 1885, le "Quarterly Journal of Economics" en 1886, le "Journal of Political Economy" en 1892 et l"'American Economic Review" en 1911. Au Royaume-Uni, la British Economic Association, ancêtre de la Royal Economic Society est fondée en 1890, la revue "The Economic Journal" en 1891 et la London School of Economics en 1895.Au début du, Henry Charles Carey conçoit l'économie comme une « science physique » en indiquant que les industries permettent une économie de travail par un surplus de biens, grâce à une meilleure utilisation de l'énergie, permettant de favoriser la créativité humaine, humain pour lequel les nouvelles découvertes sont le moteur réel de l'économie, ceci afin d'améliorer l'économie de travail des industries, tout ceci se cumulant. Cependant, la définition la plus courante des sciences économiques est due à l'économiste Lionel Robbins. Il définit l'économie comme. La définition de Robbins s'étend à toutes les activités humaines, pas seulement aux opérations strictement économiques comme la production, l'échange, la consommation ou la redistribution. En cela, elle se différencie de celle donnée en 1836 par John Stuart Mill qui définissait l'économie.Dans les années 1930, la science économique connaît deux grandes révolutions avec l'apparition de la macroéconomie et de l'économétrie. Avec la publication de la (1936), John Maynard Keynes crée le champ de la macroéconomie. Les années 1930 sont aussi marquées par le développement de l'économétrie. Ragnar Frisch crée la société d'économétrie en 1930 et la revue "Econometrica" en 1933. Le développement de l'économétrie conduit à un usage de plus en plus importants des statistiques dans la science économique. Les modèles économétriques peuvent aussi bien être utilisés pour calibrer un modèle économique existant que pour tester sa validité empirique. Dans les années 1940 et 1950, les sciences économiques sont marquées par le développement des théories de la croissance économique avec le modèle de Harrod-Domar et surtout le modèle de Solow (), le développement des fondements de la théorie des jeux avec l'ouvrage fondateur de John von Neumann et Oskar Morgenstern () et les travaux de John Nash, et l'accomplissement des recherches sur l'équilibre général en concurrence parfaite avec les travaux de Kenneth Arrow et Gérard Debreu qui montrent les conditions d'existence et d'unicité de l'équilibre général imaginé par Léon Walras. Dans les années 1960, les sciences économiques explorent de nouveaux sujets comme l'éducation, la criminalité ou encore la famille. Les travaux de Gary Becker sont emblématiques de cette tendance à utiliser la théorie économique pour analyser des sujets hors du domaine traditionnel de l'économie. En macroéconomie, les années 1960 sont marquées par les débats sur l'arbitrage inflation-chômage mis en évidence par la courbe de Phillips (). La remise en cause de cette courbe avec le phénomène de stagflation conduit à formuler différentes hypothèses sur les anticipations des agents (anticipations adaptatives puis anticipations rationnelles). Dans les années 1970 se développent les modèles économiques en information imparfaite comme le modèle de George Akerlof sur les asymétries d'information dans un marché (). En macroéconomie, la fin des années 1980 et le début des années 1990 est marqué par un renouvellement des travaux sur la croissance économique autour de la notion de croissance endogène. Les années 1990 et 2000 sont caractérisées par une part de plus en plus importantes de travaux empiriques dans la recherche en économie. Cette évolution est particulièrement vraie en économie du travail, en économie de l'éducation ou encore en économie du développement. Le développement de l'économétrie appliquée dans ces années là est notamment lié au développement d'un champ de recherche autour de l'inférence causale (voir notamment le modèle causal de Neymann-Rubin) et la diffusion de protocoles de recherche comme la méthode des variables instrumentales, la méthode des doubles différences ou encore la régression sur discontinuité. Les travaux de David Card sur l'effet de l'immigration sur le marché du travail () ou de David Card et Alan Krueger sur l'effet du salaire minimum sur l'emploi () sont représentatifs de ce champ de recherche.L’hypothèse de rationalité est importante en économie. Elle n’implique pas que les consommateurs sont raisonnables comme dans le sens courant, mais qu’ils essaient du mieux qu’ils peuvent d’atteindre leurs objectifs. Les consommateurs cherchent en effet à maximiser un jeu de préférences, à consommer de façon à maximiser leurs préférences. Dans cette optique, en 1938, Paul Samuelson a développé la théorie de la préférence révélée qui veut que si je choisis x au lieu de y, je révèle ma préférence pour x d'où l'on peut déduire que y est pour moi moins intéressant que X. Toutefois, cette hypothèse de rationalité a été relâchée ou modifiée avec l’émergence de l’économie comportementale, et plus anecdotiquement le développement des modèles de quasi-optimisation - dans lesquels les agents n’optimisent pas parfaitement.L'offre et la demande sont deux éléments fondamentaux de la science économique. L'offre est l'ensemble des produits offerts par les entreprises, elle dépend des entreprises dont le comportement est formalisée par la théorie de l'entreprise. La demande est représentée par la théorie du choix du consommateur. L'offre sur les marchés dépend à la fois des prix et de la technologie. Plus les prix sont hauts plus les entreprises offrent des biens. Le comportement des entreprises est formalisé par la théorie de la firme organisée autour de trois lois. La loi des rendements décroissants (si on augmente la quantité d'un des facteurs de production(a) en laissant les autres fixes alors la production ne sera plus une fonction croissante de (a). La loi des rendements d'échelle constant à proximité du point d'équilibre qui veut que l'augmentation ou la diminution des facteurs de production autour du point d'équilibre entraîne une variation équivalente de production. Enfin, La loi de maximisation des profits. La demande sur les marchés dépend : (1) du prix de vente ; (2) du prix des produits de substitution (la demande de beurre dépend du prix de la margarine) ; (3) du produit des biens complémentaires (la demande de DVD dépend du prix des lecteurs de DVD) ; (4) des revenus et de la richesse des clients; (5) des goûts des consommateurs. La façon dont les clients vont effectuer leur choix est formalisée par la théorie du choix du consommateur qui repose sur trois postulats comportementaux ou lois : la rationalité des individus, la volonté de consommer le plus possible et le taux marginal de substitution. Ce modèle repose implicitement sur les conditions de la concurrence pure et parfaite et d’autres modèles plus réalistes et sophistiqués ont été développés dans le cadre de l’organisation industrielleLa notion d'équilibre est traditionnellement centrale en économie. Elle suppose que les marchés s'équilibrent ("clear" en anglais) rapidement. La microéconomie s'intéresse principalement à l'équilibre sur un marché et raisonne donc en équilibre partiel. Au contraire la notion d'équilibre général suppose l'existence d'un équilibre sur tous les marchés. Selon Hausman, si la théorie de l'équilibre est au fondement même de la science économique, la théorie de l'équilibre général n'est qu'une application particulière de l'équilibre. Il est possible de distinguer trois types de modèle d'équilibre général : les modèles limités à un nombre limité d'agent proches en intention des modèles d'équilibre partie ; les modèles basés sur une matrice entrée-sortie utilisés à des fins pratiques pour réaliser des prédictions et les modèles d'équilibre général abstraits. Concernant ce dernier cas, les économistes s'opposent. Si pour Gérard Debreu ces modèles permettent de donner des explications sur les prix, pour Kenneth Arrow et Frank Hahn ils n'ont aucun pouvoir explicatif. De même pour Mark Blaug et Rosenberg, ces modèles n'ont rien à voir avec la science empirique. Les états d'équilibre tels que définis par ces modèles ne se produisent jamais dans la réalité, sauf en tant qu'« états de repos » temporaires tels que définis par Ludwig von Mises.Le positivisme logique conçoit les théories scientifiques comme étant un ensemble de phrases exprimées dans un langage formel. Les difficultés rencontrés avec cette conception des théories (problème des traductions vues comme des reformulations, difficulté d'exprimer les théories en langage formel, et plus généralement une trop grande focalisation sur le langage) ont conduit des philosophes des sciences (Bas van Fraassen, Frederick Suppe à proposer une vue sémantique des théories dans les années 1970-1980 qui remet à la première place les choses, les objets et non les phrases. Pour Daniel Hausman les modèles en économie ressemblent aux idéaux-types de Max Weber, c'est-dire qu'elles servent à construire des hypothèses qui permettent de comprendre de façon pragmatique les caractéristiques d'un phénomène. Par rapport aux idéaux-types, les modèles sont d'abord un ensemble d'hypothèses. Par exemple les économistes estiment que la continuité, la complétude la transitivité des préférences ainsi que la maximisation de l'utilité constituent un modèle acceptable de ce qu'est la rationalité en économie. Pour Daniel Hausman comme dans les autres sciences, en économie les théories sont dévolues à l'exploration des modèles. En effet en science le travail théorique consiste d'abord à simplifier la réalité et pour se faire comme l'avançait Galilée à construire des modèles. De sorte construire des modèles irréalistes sont inévitables pour les théoriciens de l'économie. Les économistes que Daniel Hausman appelle "instrumentalistes" c'est-à-dire ceux qui ne cherchent pas à découvrir des vérités théoriques mais seulement des outils pour prédire et contrôler les phénomènes sont très attirés par les modèles car cela leur évite de juger, de discuter du caractère universel des lois. Pour Hausman en faisant cela ils se soustraient pour partie à l'exigence scientifique qui enjoint à la recherche de la généralité.Pour John Stuart Mill, l'économie pour être une science, elle doit établir des lois que le praticien utilisera avec art. Il note à ce propos. Il en ressort que la science économie concerne les domaines où des facteurs causaux économiques sont à l'œuvre et prédominent sur les autres facteurs. Les lois des facteurs causaux prédominants sont largement connus. Pour John Stuart Mill et Lionel Robbins ces facteurs sont fondamentalement mentaux. Pour Mills il s'agit du fait que les individus préfèrent un plus grand gain qu'un petit, et pour Lionel Robbins, il s'agit de la capacité des individus à classer leurs préférences. Enfin les théories économiques et les modèles fournissent un cadre unifié, complet même si inexact du champ économique. la théorie de l'équilibre général permet d'unifier lois propres à certains sous-domaines économiques. Le but de la théorie économique est de remonter des phénomènes économiques aux causes économiques fondamentales sans se préoccuper de ce qui relève des autres sciences. Pour John Stuart Mill la science en économie.John Stuart Mill distingue les sciences physiques des sciences morales. Les premières traitent uniquement des lois de la matière tandis que les autres s'occupent à la fois des lois de la matière et de l'esprit. Il note à ce propos. Pour lui l'économie politique ne s'étend pas comme chez Jean-Baptiste Say à tous les aspects mais se limite à. Globalement, pour John Stuart Mill, la science de l'économie politique est une science des tendances, ou des lois inexactes, qui n'est vraie que dans l'abstrait. Dans le concret il faut tenir compte comme en physique des frottements et de ce qu'il appelle les.L'inexactitude des lois peut être analysée de quatre façons différentes : 1) lois sont inexactes parce que approximatives; les lois sont inexactes parce que découlant de probabilité ou des statistiques, elles indiquent seulement ce qui se passerait en l'absence d'interférences et 4) Les lois sont inexactes parce qu'elles recourent à la clause toutes choses égales par ailleurs. Si John Stuart Mill insiste dans son ouvrage sur l'inexactitude liée aux méthodes d'investigation et aux interférences, Daniel Hausman et John Neville Keynes insistent au contraire, sur le caractère inexact lié à la clause toute chose égale par ailleurs.Cette méthode a dominé jusqu'aux années 1940. Elle a été utilisée par David Ricardo et explicitement formulée par John Stuart Mill en 1836 et 1843 et Nassau Senior en 1836. Elle comporte quatre étapes : 1) formuler une hypothèse, 2) en déduire une prédiction, 3) tester la prédiction, 4) évaluer l'hypothèse en fonction de la pertinence de la prédiction. Selon Mill, les hypothèses de base de l'économie sont constituées par des introspections psychologiques (les individus veulent plus de richesses) soit sur des hypothèses que l'on peut vérifier empiriquement (la loi des rendements décroissants). Pour lui, la science économique est davantage destinée à vérifier les hypothèses de base que de tester la précision des prédictions qui dépend de multiples causes. Pour Mill donc, l'économie est une science inexacte qui ne peut dégager que des tendances et qui doit se confronter aux tests empiriques de façon à progresser. Cette méthode sera reprise par J. E. Cairns en 1875 et par John Neville Keynes en 1891. Si les néo-classiques de tradition autrichienne ou Walrassienne sont d'abord focalisés sur la prise de décision individuelle et sur les effets micro-économiques de court terme, néanmoins, ils adoptent eux aussi la méthode hypothético-déductive comme le montrent les écrits de Frank Knight (1935 et 1940), de Ludwig Von Mises (1949, 1978, 1981) et de Lionel Robbins (1935).Pour John Stuart Mill, non seulement mais. Pour Daniel Hausman la méthode à priori ou inductive comporte trois phases : l'observation des faits, des phénomènes ; la déduction de lois et enfin la vérification des lois en examinant leur pouvoir prédictif. Il ne s'agit pas ici de vérifier la véracité des lois mais leur pouvoir prédictif.Le livre de Terence Hutchison intitulé "The Significance and Basic Postulates of Economic Theory" est le premier à critiquer la théorie économique du point de vue de l'empirisme logique. Il reproche à la théorie économique de ne pas avoir de contenu testable. À sa suite, Paul Samuelson va développer une approche qualifiée d' par Daniel Hausman visant à donner une place importante au comportement des individus mais qui entre en conflit avec une volonté d'avoir une théorie économique. Fritz Machlup accuse Hutchinson et Samuelson de vouloir directement atteindre les postulats de la théorie économique au lieu de se focaliser sur leur conséquences observables. Friedman dans son livre "The Methodology of Positive Economics", l'ouvrage le plus influent de la période insiste sur le fait que la science et la théorie ont exclusivement un but prédictif. Aussi l'important pour juger d'une théorie ne réside pas dans le caractère réaliste ou non des hypothèses mais dans la capacité de la théorie à prédire ce qui va se passer.L'usage des modèles statistiques en économie s'est développé avec la création de la Société d'économétrie en 1930 et de la revue "Econometrica" en 1933. Depuis lors, l'économétrie n'a cessé de se développer et de prendre une importance croissante au sein de la science économique. Aujourd'hui, l'on distingue l'économétrie théorique de l'économétrie appliquée. L'économétrie théorique se focalise essentiellement sur deux questions, l'identification et l'estimation statistique. Tandis que l'économétrie appliquée utilise les méthodes économétriques pour comprendre des domaines de l'économie comme l'analyse du marché du travail, l'économie de l'éducation ou encore tester la pertinence empirique des modèles de croissance.Depuis les travaux des psychologues Amos Tversky et Daniel Kahneman et de Vernon Smith, les expériences de laboratoire sont devenues une méthode à part entière en sciences économiques pour valider empiriquement la pertinence des théories économiques. Ainsi, les travaux expérimentaux en théorie de la décision ont montré que les agents ne se comportaient pas selon la théorie de l'utilité espérée (théorie développée par John von Neumann et Oskar Morgenstern dans ). La théorie des perspectives, développée par Amos Tversky et Daniel Kahneman (), est plus conforme aux résultats expérimentaux. Parallèlement aux expériences de laboratoires, les économistes développent également des expériences de terrain à grande échelle pour tester des théories économiques ou encore évaluer l'effet de politiques publiques. Ces méthodes se sont largement développées depuis les années 1990. En économie du développement par exemple, les économistes Esther Duflo et Abhijit Banerjee ont largement diffusé l'usage de ces méthodes, notamment à travers la création d'un institut voué à ces méthodes, le Abdul Latif Jameel Poverty Action Lab.Depuis les travaux de Gary Becker sur la famille (), la criminalité () ou l'éducation (), les sciences économiques ont tendance à explorer des sujets d'ordinaire réservés à la sociologie. On désigne par impérialisme économique cette tendance des sciences économiques à analyser des sujets traditionnellement du domaine de la sociologie. À l'inverse, la sociologie économique analyse l'économie avec les outils et les théories sociologiques. Ainsi les travaux de Mark Granovetter ont montré l'importance des réseaux sur le marché du travail (ce que les économistes avaient ignoré jusque-là). De même, les travaux de sociologie des marchés montrent le caractère socialement construits des marchés à l'opposé de la vision naturaliste des économistes.Les travaux pionniers de Daniel Kahneman et Amos Tversky sur la théorie de la décision en univers risqué () ont donné lieu à un domaine de recherche qui relève à la fois de la psychologie et de l'économie.Les sciences économiques sont héritières de l'économie politique et leur statut de "sciences" est souvent critiqué. Considérant notamment que l'économie politique d'Adam Smith s'inscrit dans la lignée de l'arithémétique politique du siècle précédent, des économistes comme François Fourquet n'hésitent pas à considérer une telle discipline comme forme réflexive et théorique de la politique économique. Par ailleurs, il est assez notable que la théorie d'Adam Smith elle-même inclut l'action étatique, l'économie politique étant définie comme branche de savoir du législateur.Dans la lignée des travaux en économie comportementale, la neuroéconomie utilise les méthodes des neurosciences cognitives pour comprendre la manière dont les agents prennent leurs décision.L'éconophysique est une discipline qui utilise des modèles de physique statistique pour étudier des phénomènes économiques.Selon Quiquerez,. À cela trois grandes raisons. Tout d'abord toutes les propositions n'ont pas une portée empirique. Par exemple les modèles ne sont ni vrais ni faux et ont surtout pour but d'expliquer le monde réel. Ce n'est que lorsqu'ils servent de base à des préconisations de politique économique qu'ils se trouvent confrontés au réel. Par ailleurs,. C'est notamment les propositions métaphysiques tel l'existence d'un équilibre de long terme, ou des hypothèses concernant la stationnarité ou la normalité des variables. Enfin les résultats des tests sont ambigus et ne permettent pas de départager deux théories opposées. Ce point est d'autant plus sensible que Dehem-Quine, ont montré que l'on ne pouvait tester que des systèmes théoriques. Enfin la notion de faits économiques est elle-même très différentes des faits de la matière sur laquelle travaille la physique car d'une part, les faits économiques sont fondamentalement complexes, historiques (liés à une période) ; culturels voire institutionnels car liés au contexte social et juridique ; sensibles à la façon dont on les perçoit.D'après une étude publiée dans la revue "Science" en 2016, 40 % des expériences en économie échouent à être reproduites.Les économistes sont amenés à intervenir dans le débat public ou à conseiller les gouvernements pour faire des recommandations de politique économique. Aux États-Unis, le Council of Economic Advisers a été créé en 1946 pour conseiller le président des États-Unis. En France, le Conseil d'analyse économique a été créé en 1997. Les économistes peuvent aussi jouer un rôle dans l'évaluation des politiques publiques.XIXe siècle. B. Friot, G. Duménil, D. Lévy, M. Husson, C. Durand, F. Boccara. Cette économie part d'une analyse critique du système capitaliste. Selon elle, le capitalisme correspond à des rapports sociaux de dominations entre le facteur travail et le facteur capital. C’est une économie hiérarchisée. Ses concepts sont : le mode de production – la théorie de la valeur (la valeur d'un bien et d'un service dépend de la quantité de travail nécessaire pour la production de ce bien ou service mais le salaire ne représente pas en réalité la valeur du bien ou du service) – la formation de la plus-value puis du profit – la théorie de l'exploitation – la baisse tendancielle du taux de profit. Pour eux il n'y a aucun progrès social avec les classiques malgré les progrès techniques. Les détenteurs de capitaux détiennent un pouvoir sur la production et donc sur les salariés. Ces économistes contestent la propriété privée lucrative des moyens de production et pensent que la maîtrise de la production devrait revenir directement aux salariés eux-mêmes ou en propriété d'état de manière transitoire selon les courants.XX et XXIe siècle. T. Piketty, M. Lavoie, D. Lang, L. Hoang-Ngoc et B. Tinel. Cette économie est un circuit économique. Ses concepts sont la macro économie et l’intervention de l'état. Les keynésiens estiment que l'approche classique et néoclassique ne permettent pas de comprendre le fonctionnement économique. Keynes : « L'économie n'est pas un marché où s'échange des biens et services contre d'autres biens et services mais un circuit irrigué par un bien particulier qui est la monnaie ». L’économie est un service qui est irrigué par la monnaie (valeur monétaire).XVII, XVIIIe siècle. A. Smith, D. Ricardo, J.B. Say, R. Malthus. Cette économie est une économie dite de grand marché. Ses concepts sont, division du travail et spécialisation A. Smith, la loi des débouchés (J.B. Say = toute offre de production créer sa propre demande), le principe de la main invisible (implique que tous les échanges économiques se fait par le marché, conciliation entre intérêt personnel et général), le libéralisme économique (libre entreprise, tout le monde peut créer son entreprise, l'état a une fonction régalienne). Pour les classiques ou libéraux, l'économie est toujours en équilibre grâce à la fluctuation des prix.XIX, XX et XXIe siècle. L. Walras, A. Marshall, F. Hayek, M. Friedman. Ses concepts sont, analyse microéconomique (comportement du producteur ou du consommateur), équilibre général (tous les marchés sont interconnectés), utilité marginale (utilisé pour la prise de décision, d'acceptation de commande) profit maximum (optimum économique) => coût marginal = recette marginale.De nombreux auteurs, comme Bernard Guerrien ou Daniel Duet contestent la prétention de l'économie orthodoxe à être considérée comme une science. Ces auteurs mettent notamment en cause l'irréalisme des hypothèses du paradigme standard en économie (la transitivité des préférences, le comportement de l'homo oeconomicus, hypothèse de concurrence parfaite, etc). Selon ces auteurs, les hypothèses n'ont pas fait l'objet de vérifications empiriques. L’appellation économie politique en filiation d'avec les autres sciences sociales est aujourd'hui revendiquée en opposition d'une scientificité de l'économie proche des sciences naturelles.Comme dans les autres disciplines scientifiques, la science économique récompense les travaux révolutionnaires ou les meilleurs économistes. Cette tradition de récompenser l'excellence a depuis pris de l'ampleur. Ainsi, au travers le monde, il existe des prix par pays (le cas de médaille John-Bates-Clark pour les Etats-unis d'Amérique, Prix du meilleur jeune économiste de France pour la France, Prix Nakahara pour le Japon, etc.), pour la promotion du genre (le Prix Elaine-Bennett pour la recherche), par région ou continent (le cas Prix Yrjö-Jahnsson pour le continent européen, par exemple), pour un domaine spécifique (le cas de Prix Fischer-Black la finance, le cas de Prix IZA de l'économie du travail pour l'économie du travail, par exemple), etc. Depuis 1969, la Banque de Suède décerne annuellement le prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel communément appelé prix Nobel d'économie. Il est le prix le plus prestigieux de la discipline. Après ce prix, la médaille John-Bates-Clark est la récompense la plus prestigieuse en économie. D'ailleurs, une proportion importante de lauréats décrochent le « Nobel » par la suite.Seules deux femmes ont reçu le prix Nobel d'économie : Elinor Ostrom en 2009 et Esther Duflo en 2019, et quatre la médaille John-Bates-Clark : Susan Athey en 2007, Esther Duflo en 2010, Emi Nakamura en 2019 et Melissa Dell en 2020.
Les sciences économiques (ou la science économique ou encore l'économie) est une discipline des sciences humaines et sociales qui étudie de façon scientifique le fonctionnement de l'économie c'est-à-dire la description et l'analyse de la production, des échanges et de la consommation des biens et des services.
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À l’origine dans le calendrier romain dit romuléen qui comprend dix mois, octobre (en latin "october", de "octo", huit et du suffixe'provenant peut-être du latin ber « porter », ou de l'expression ', « après les neiges ») est le huitième mois de l'année. Les Romains ayant pris l'habitude de personnifier et de déifier tous les faits qu'ils ont du mal à expliquer (tel le cycle annuel), ils rangent d'un côté les « bons » dieux, et de l'autre les « mauvais » dieux, et prennent soin de se mettre sous la protection des premiers, pour se préserver des seconds. Ainsi dans ce calendrier romain, seuls les quatre premiers mois de l'année portent (ou se rapportent) à des dieux protecteurs, dont trois sont en réalité des déesses : Martius (mois de mars) consacré au dieu romain Mars, Aprilis (mois d'avril) consacré à Aphrodite, Maius (mois de mai) en l'honneur de Maia, Iunius (mois de juin) en l'honneur de Junon. Les autres mois avaient-ils moins de valeur que les précédents aux yeux des Romains ou, comme le pense, l'importance était-elle accordée uniquement aux quatre premiers mois qui commandent la planification des travaux agricoles? Toujours est-il que les six derniers mois ne sont à cette époque désignés que par le chiffre qui les place et qui permet de les distinguer dans le cours de l'année : Quintilis pour le cinquième mois, Sextilis pour le sixième, September pour septième, October pour le huitième, November pour le neuvième, December pour le dixième. Dans ce contexte, mars est le premier mois de l’année romaine pour honorer le fondateur de Rome Romulus dont le père était le dieu Mars mais également pour honorer le dieu agricole et guerrier : cette divinité romaine préside au printemps, au retour des beaux jours favorables à l'agriculture, et inaugure dans le calendrier la nouvelle année qui met un terme à la trêve militaire traditionnelle ouverte d'octobre à la fin février. Selon les traditions relatées par les auteurs latins (Ovide, Varron), le calendrier passe à 12 mois, soit sous Numa Pompilius, soit sous les "decemviri" vers 450 av. J.-C. et janvier devient le premier mois de ce calendrier dit pompilien afin de rapprocher le début d'année du solstice d'hiver qui met fin à la saison morte et amorce le renouveau solaire. Cependant, les années romaines sont identifiées par la date d'élection des deux consuls, qui prennent leurs fonction le mai et le 15 mars avant 153 av. J.-C.. Le début de l'année consulaire est fixé au janvier lors de la mise en place du calendrier julien en 45 av. J.-C., Jules César le faisant commencer non précisément au solstice d'hiver mais seulement au jour de la nouvelle lune qui suivait directement celui-ci, afin de s'accommoder de la mentalité des Romains, accoutumés à l'année lunaire. Au Moyen Âge, les pays de la chrétienté utilisent le calendrier julien et commencent la numérotation de l'année à une fête religieuse importante, le 25 décembre ("style de la Nativité" de Jésus), le 25 mars ("style florentin" ou "style de l'Annonciation"), voire à Pâques ("style de Pâques") comme dans certaines régions françaises. Cependant, les calendriers médiévaux continuent à afficher les années selon la coutume romaine, en douze colonnes allant de janvier à décembre. Dès le haut Moyen Âge, les autorités religieuses prévoient les temps liturgiques où il est interdit de célébrer le mariage : cela va, selon les régions, depuis l'Avent jusqu'à l'octave de l'Épiphanie du Seigneur, de la Septuagésime à l'octave de Pâques, du dimanche avant les Rogations au septième jour après la Pentecôte, si bien que le mois d'octobre, comme celui de septembre est une période privilégiée pour les mariages. En France, octobre s'impose comme le lorsque le roi Charles décide, par l’édit de Roussillon en 1564, que l’année débuterait désormais le. Le pape Grégoire XIII étend cette mesure à l'ensemble de la chrétienté avec l'adoption en 1582 du calendrier grégorien qui se met en place progressivement dans les États catholiques, lentement dans le reste du monde (la Turquie n'adopte cette réforme qu'en 1926). Mais même dans les pays chrétiens, l'application de cette réforme reste très inégale. Ainsi pendant plusieurs siècles, il n'est pas rare que deux villages voisins puissent fêter Noël à des semaines d'intervalle, ou que des paysans se révoltent contre les jours (de fête, de travail) qu'on leur avait « volés » en ajustant le calendrier. En France, l'ordre des quatre derniers mois de l'année du calendrier est en partie conservé dans l’écriture courante des actes jusqu'à la Révolution et même au cours du : VIIbre, 7bre ou 7 (septembre) ; VIIIbre, 8bre ou 8 (octobre) ; IXbre, 9bre, 9bre ou 9 (novembre) ; Xbre, 10bre ou 10 (décembre). L'étymologie latine du mois d'octobre rappelle encore aujourd'hui l'ordre que ce mois tenait dans l'année du calendrier dit pompilien : désormais en dixième position, il était ainsi « le huitième » de l'année.Les nuits seront de plus en plus précoces : les jours diminuent d'une heure quarante-sept minutes dans le mois. Aussi, dans la plupart des pays ou régions d'Europe qui appliquent l'heure d'été, le dernier dimanche d'octobre est celui du passage à l'heure d'hiver, c'est-à-dire le retour à l'heure normale du fuseau horaire. Dans certains pays ou régions de l'hémisphère sud, ce même dimanche est celui du passage à l'heure d'été. C'est le mois des vendanges tardives, de la récolte des pommes à cidre et des glands. Il est ainsi fêté dans plusieurs régions du monde. Cette fête de la récolte prend par exemple le nom d’ (« fête de remerciement pour la récolte ») en Allemagne. En France, ce mois ne compte ni fête religieuse (hormis les fêtes juives), ni jour férié. La production industrielle est à son zénith, la consommation aussi puisque le mois d'octobre occupe la deuxième place, après décembre, pour les chiffres d'affaires du commerce de détail. Les accidents de la route connaissent un pic. Les flux de sortie du système scolaire alimentent le chômage de jeunes dont le taux de suicide augmente. Les premiers symptômes de la dépression saisonnière hivernale apparaissent chez les sujets prédisposés. Ce mois correspond souvent à un temps fort de la « rentrée sociale » en septembre-novembre et qui est l'occasion de plusieurs manifestations.Les célébrations à date fixe sont recensées dans la section célébrations des éphémérides d'octobre ci-dessus. Ce mois est notamment marqué par le 31 octobre, date à laquelle est célébrée la fête d’Halloween dans certains pays occidentaux. Les maisons et vitrines des magasins peuvent être décorées et les enfants font du porte en porte afin de récolter des bonbons.Le d'octobre a lieu la, le la, le la, le la journée internationale des bibliothèques scolaires.De nombreuses voies, places ou sites de pays francophones contiennent une date de ce mois dans leur nom (cf. la liste des toponymes correspondants).Dans la religion catholique, le mois d'octobre est dédié aux anges gardiens et à Notre-Dame du Rosaire, à la suite de la publication le premier septembre 1883, par le pape Léon XIII, de sa première encyclique sur la dévotion du Saint-Rosaire dans une logique de « recharge sacrale ». Le mois d'octobre est aussi le mois des missionnaires.En octobre avaient lieu plusieurs fêtes religieuses romaines : "Augustalia", "Meditrinalia", Fontanalia", "October Equus", "Armilustrium"...Octobre est un mois connu dans la sorcellerie. En effet, les rites sorciers ont toujours lieu lors des mois d'octobre, notamment les dates impaires.Le mois d'octobre commence dans le signe zodiacal de la Balance (jusqu'au 22 octobre) et se termine dans celui du Scorpion (à partir du 23 octobre).Les cultures populaires se sont inventés des dictons météorologiques pour conjurer l'incertitude. Dans ces dictons qui ne traduisent une réalité que pour les pays tempérés de l'hémisphère nord, on distingue deux groupes : les prévisions à court terme élaborées généralement à partir d'un savoir empirique (marins, agriculteurs, forestiers) qui ont une certaine fiabilité ; les prévisions à long terme qui s'appuient sur le calendrier et n'ont aucune fiabilité. Voici une ligne de quelques dictons se rapportant à ce mois et leurs interprétations : Octobre est le mois des vendanges et de plusieurs récoltes. Le vigneron ne se plaint pas des orages de masse d'air généralement associés à du temps relativement doux. Le vigneron redoute par contre les orages frontaux suivis d'une invasion d'air froid. Un octobre froid compromet les vendanges. Le cultivateur aime les gelées d'octobre qui font disparaître la vermine. Les frimas et les vents d'octobre obligent l'homme à se procurer des vêtements chauds, et aussi du grain qui est alors meilleur marché. Le temps d'octobre annoncerait celui des mois suivants.Ce mois est appelé (« arrivée de l'hiver ») par les anglo-saxons ou en vieil anglais.
Octobre est le dixième mois des calendriers grégorien et julien, le sixième mois de l'année à compter 31 jours. Il est le deuxième mois de l'automne météorologique dans l'hémisphère nord, alors qu'il est associé au printemps dans l'hémisphère sud.
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À l’origine dans le calendrier romain dit romuléen qui comprend dix mois, décembre (en latin "December", de "decem", dix et du suffixe'provenant peut-être du latin ber « porter », ou de l'expression ', « après les neiges ») est le dixième mois de l'année. Les Romains ayant pris l'habitude de personnifier et de déifier tous les faits qu'ils ont du mal à expliquer (tel le cycle annuel), ils rangent d'un côté les « bons » dieux, et de l'autre les « mauvais » dieux, et prennent soin de se mettre sous la protection des premiers, pour se préserver des seconds. Ainsi dans ce calendrier romain, seuls les quatre premiers mois de l'année portent (ou se rapportent) à des dieux protecteurs, dont trois sont en réalité des déesses : Martius (mois de mars) consacré au dieu romain Mars, Aprilis (mois d'avril) consacré à Aphrodite, Maius (mois de mai) en l'honneur de Maia, Iunius (mois de juin) en l'honneur de Junon. Les autres mois avaient-ils moins de valeur que les précédents aux yeux des Romains ou, comme le pense, l'importance était-elle accordée uniquement aux quatre premiers mois qui commandent la planification des travaux agricoles? Toujours est-il que les six derniers mois ne sont à cette époque désignés que par le chiffre qui les place et qui permet de les distinguer dans le cours de l'année : Quintilis pour le cinquième mois, Sextilis pour le sixième, September pour septième, October pour le huitième, November pour le neuvième, December pour le dixième. Dans ce contexte, mars est le premier mois de l’année romaine pour honorer le fondateur de Rome Romulus dont le père était le dieu Mars mais également pour honorer le dieu agricole et guerrier : cette divinité romaine préside au printemps, au retour des beaux jours favorables à l'agriculture, et inaugure dans le calendrier la nouvelle année qui met un terme à la trêve militaire traditionnelle ouverte d'octobre à la fin février. Selon les traditions relatées par les auteurs latins (Ovide, Varron), le calendrier passe à 12 mois, soit sous Numa Pompilius, soit sous les "decemviri" vers 450 av. J.-C. et janvier devient le premier mois de ce calendrier dit pompilien afin de rapprocher le début d'année du solstice d'hiver qui met fin à la saison morte et amorce le renouveau solaire. Cependant, les années romaines sont identifiées par la date d'élection des deux consuls, qui prennent leurs fonction le mai et le 15 mars avant 153 av. J.-C.. Le début de l'année consulaire est fixé au janvier lors de la mise en place du calendrier julien en 45 av. J.-C., Jules César le faisant commencer non précisément au solstice d'hiver mais seulement au jour de la nouvelle lune qui suivait directement celui-ci, afin de s'accommoder de la mentalité des Romains, accoutumés à l'année lunaire. Au Moyen Âge, les pays de la chrétienté utilisent le calendrier julien et commencent la numérotation de l'année à une fête religieuse importante, le 25 décembre ("style de la Nativité" de Jésus), le 25 mars ("style florentin" ou "style de l'Annonciation"), voire à Pâques ("style de Pâques") comme dans certaines régions françaises. Cependant, les calendriers médiévaux continuent à afficher les années selon la coutume romaine, en douze colonnes allant de janvier à décembre. Dès le haut Moyen Âge, les autorités religieuses prévoient les temps liturgiques où il est interdit de célébrer le mariage : cela va, selon les régions, depuis l'Avent jusqu'à l'octave de l'Épiphanie du Seigneur, de la Septuagésime à l'octave de Pâques, du dimanche avant les Rogations au septième jour après la Pentecôte, si bien que le mois de décembre, marqué par l'Avent, est une période moins propice pour les mariages. En France, décembre s'impose comme le lorsque le roi Charles décide, par l’édit de Roussillon en 1564, que l’année débuterait désormais le. Le pape Grégoire XIII étend cette mesure à l'ensemble de la chrétienté avec l'adoption en 1582 du calendrier grégorien qui se met en place progressivement dans les États catholiques, lentement dans le reste du monde (la Turquie n'adopte cette réforme qu'en 1926). Mais même dans les pays chrétiens, l'application de cette réforme reste très inégale. Ainsi pendant plusieurs siècles, il n'est pas rare que deux villages voisins puissent fêter Noël à des semaines d'intervalle, ou que des paysans se révoltent contre les jours (de fête, de travail) qu'on leur avait « volés » en ajustant le calendrier. En France, l'ordre des quatre derniers mois de l'année du calendrier est en partie conservé dans l’écriture courante des actes jusqu'à la Révolution et même au cours du : VIIbre, 7bre ou 7 (septembre) ; VIIIbre, 8bre ou 8 (octobre) ; IXbre, 9bre, 9bre ou 9 (novembre) ; Xbre, 10bre ou 10 (décembre). Ainsi, l'étymologie latine du mois de décembre rappelle encore aujourd'hui l'ordre que ce mois tenait dans l'année du calendrier dit pompilien : désormais en douzième position, il était « le dixième » de l'année.Dans l'hémisphère nord, ce mois est marqué par le cycle de l'Avent et le développement des symptômes de la dépression saisonnière hivernale chez les sujets prédisposés. Les hebdomadaires d'information voient leurs ventes décliner, les audiences de la télévision fléchissent nettement à la fin du mois. Les fêtes de Noël assurent aux commerçants leur meilleur chiffre d'affaires, tout comme celui des pickpockets. En France, dans le calendrier républicain, décembre était à cheval sur les mois de Frimaire et de Nivôse. Ce mois est marqué dans la vie politique par la trêve des confiseurs. Toujours dans ce pays, il se distingue par une poussée homicide qui l'amène presque au niveau de juillet pour les meurtres tandis que les suicides se font les plus rares. Il se caractérise également par la multiplication des cambriolages des résidences secondaires.Les célébrations à date fixe sont recensées dans la section célébrations des éphémérides de décembre ci-dessus. Ce mois est notamment marqué par la Saint Nicolas le 6, le réveillon de Noël le 24, Noël le 25, le réveillon de la Saint Sylvestre le 31.Le a lieu la journée internationale des enfants en faveur de la radio et de la télévision (UNICEF. Le est célébré la journée mondiale du pull de Noël.Ce mois est marqué par plusieurs pluies de météores. Parmi cette liste d'essaims météoritiques : les (du 25 septembre au 6 décembre, avec un pic vers le 9 novembre), (du 4 décembre au 15 décembre, avec un pic vers le 10 décembre), (du 12 décembre au 23 décembre, avec un pic vers le 16 décembre), Géminides (mi-décembre, avec un pic entre le 12 et le 14), (du 7 décembre au 20 décembre, avec un pic vers le 9 décembre), (du 28 novembre au 9 décembre, avec un pic vers le 6 décembre), Quadrantides (généralement en janvier mais peuvent débuter en décembre), (du 3 au 15 décembre, avec un pic vers le 12 décembre) et les Ursides (du 17 au 26 décembre, avec un pic vers le 22 décembre).La couleur associée au mois de décembre est le bleu, donc la turquoise, le lapis-lazuli, le zircon bleu et la tanzanite sont les pour les personnes qui sont nées en décembre. La fleur de naissance est le et le houx.Novembre, en astrologie, commence dans le tropique astrologique ouest avec le soleil dans le signe du Sagittaire et finit sur le signe Capricorne.Les cultures populaires se sont inventés des dictons météorologiques pour conjurer l'incertitude. Dans ces dictons qui ne traduisent une réalité que pour les pays tempérés de l'hémisphère nord, on distingue deux groupes : les prévisions à court terme élaborées généralement à partir d'un savoir empirique (marins, agriculteurs, forestiers) et qui ont une certaine fiabilité ; les prévisions à long terme qui s'appuient sur le calendrier et n'ont aucune fiabilité. Voici une liste de quelques dictons se rapportant à ce mois et leurs interprétations : Un mois de décembre froid et neigeux permet la vernalisation favorable aux récoltes, un mois trop froid « grille » les plantations Un mois de décembre non humide annonce de bonnes récoltesLes noms de plusieurs places, voies, sites ou édifices, de pays ou régions francophones, contiennent le nom de ce mois avec ou sans quantième, sous diverses graphies.
Décembre est le douzième et dernier mois des calendriers grégorien et julien. Ce mois dure 31 jours. Il est le premier mois de l’hiver dans l’hémisphère nord et le premier mois de l’été dans l’hémisphère sud (le solstice a lieu le 20, le 21, le 22 ou le 23 décembre).
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Les sources primaires concernant Néron doivent être lues avec précaution. Sa vie a été rapportée par l'historiographe Suétone dans son œuvre "De vita duodecim Caesarum libri" ("La Vie des douze Césars") et par Tacite dans les "Annales", œuvres toutes deux écrites une quarantaine d'années après la mort de Néron. Le fait que ces deux auteurs appartiennent aux ordres supérieurs de la société romaine – Tacite avec le rang de sénateur et Suétone avec le titre de chevalier -- a conduit certains historiens à considérer leur description des événements du règne de Néron avec prudence, dans la mesure où l'on sait que Néron persécuta les sénateurs romains à partir des années 65-66 à la suite de la découverte de deux conspirations. Certains récits exaltés du règne de Néron pourraient être discutables. Cependant, par leurs fonctions, les deux auteurs avaient un accès privilégié aux archives impériales, Suétone notamment, né dans les années qui suivent la mort de Néron, qui a été archiviste d'Hadrien. Il faut aussi prendre en considération que les textes des historiens étaient retranscrits par des copistes. Avec l'avènement du christianisme dans l'Empire romain, qui devient religion d'État au, les copies sont surtout effectuées par des moines chrétiens. Avec les siècles, les ouvrages de Tacite et de Suétone ont pu subir des altérations. Par exemple, les historiens s'interrogent depuis longtemps sur le rôle des chrétiens, qui n'étaient peut-être même pas cités dans les textes originaux, et seraient apparus au siècle, ajoutés par des copistes étroitement liés au pouvoir impérial. Par conséquent, le rôle des sénateurs et de la curie romaine aurait pu être minimisé, d'autant plus que nous ne possédons pas les manuscrits originaux de ces ouvrages, dont une grande partie des textes sont perdus.Né à Antium, Néron est le fils unique de Cnaeus Domitius Ahenobarbus et d'Agrippine la Jeune, sœur de Caligula. Son père adoptif est Claudius (ou Claude), qui fut le prédécesseur de Néron en tant qu’empereur.Lucius Domitius Ahenobarbus est né le. Rien ne le prédestinait alors à devenir maître de l'empire. Son oncle maternel Caligula venait de commencer à régner le 16 mars de cette année, à. Ses prédécesseurs, Auguste et Tibère, avaient vécu respectivement jusqu'à. Caligula est donc l'oncle de Néron, ce dernier n'aurait pu prétendre au trône que dans le cas où Caligula n'aurait pas eu d'héritier mâle. Néron porte le nom de ses ancêtres de la gens des Domitii. Les prénoms dans la gens Domitii étaient donnés, toujours les mêmes, par succession de trois en trois. On trouve ainsi trois Caius de suite, puis trois Lucius de suite, etc. Néron était donc un Lucius Domitius Ahenobarbus comme beaucoup de ses ancêtres avant lui. Agrippine, quatrième épouse de Claude, va réussir à évincer Britannicus de la succession directe et légitime au titre d'empereur. Son fils Néron (né de son précédent mariage avec Cnaeus Domitius Ahenobarbus, connu à Rome pour sa violence et ses actes de cruauté) sera adopté et reconnu par Claude comme son héritier et successeur. Ce tour de force réussi, il ne restait plus à Agrippine que de se « débarrasser » de Claude en le faisant assassiner. Un scandale marquant le début du règne de Caligula fut sa relation particulièrement étroite avec ses trois sœurs Julia Drusilla, Julia Livilla et Agrippine. Toutes les trois étaient représentées avec leur frère sur les pièces de monnaie de l'époque. Les trois femmes semblent avoir obtenu sa faveur et y ont sans doute gagné de l’influence. Les écrits de Flavius Josèphe, Suétone, Dion Cassius rapportent qu’elles avaient des relations incestueuses avec leur frère. Lucius devenait ainsi le fils d'une femme influente et célèbre. Mais elle pouvait perdre rapidement l’influence qu'elle avait sur son frère. Caligula n'avait toujours pas d’enfant. Ses parents mâles les plus proches étaient alors ses beaux-frères Marcus Aemilius Lepidus (le mari de Drusilla), Marcus Vinicius (le mari de Livilla) et Cnaeus Domitius Ahenobarbus (le mari d'Agrippine). Ils étaient les héritiers probables en cas de décès prématuré de Caligula. Pourtant, après le décès de sa femme, Lepidus semblait avoir perdu toute chance, mais pas toute ambition, de succéder à son beau-frère.En, Caligula partit rejoindre ses légions en campagne contre les tribus germaniques. La campagne dut être repoussée à l'année suivante par crainte d'une conspiration contre l'empereur. Lepidus avait réussi à devenir l'amant d'Agrippine et de Livilla, recherchant leur aide pour gagner le trône. Il fut pour cela immédiatement exécuté. Caligula ordonna également l'exécution de Cnaeus Cornelius Lentulus Gaetulicus, le populaire légat de Germanie supérieure, et son remplacement par Servius Sulpicius Galba. Pourtant, on ne sait toujours pas s'il était lié à la conspiration de Lepidus. Agrippine et Livilla furent reléguées aux Îles Pontines. Lucius fut sans doute séparé de sa mère à cette époque. Le père de Lucius mourut d'hydropisie en 40. Lucius était maintenant orphelin et son destin devenait incertain sous le règne d'un Caligula de plus en plus fantasque. La chance lui sourit l'année suivante : le, Caligula, son épouse Cæsonia Milonia, et leur fille Julia Drusilla furent assassinés par une conspiration menée par Cassius Chaerea. L'oncle de Caligula, Claude, devint le quatrième empereur romain, grâce à l'aide de la garde prétorienne, et rappela Agrippine et Livilla d'exil. Agrippine se remaria rapidement au riche Gaius Sallustius Crispus Passienus. Son mari mourut entre 44 et 47, et Agrippine fut suspectée de l'avoir empoisonné pour hériter de son immense fortune. Lucius était le seul héritier de sa mère, devenue riche.Lucius, à dix ans, avait très peu de chances d'occuper le trône. Claude, âgé de à cette époque, avait régné plus longtemps, et sans doute plus efficacement que son prédécesseur. Claude s'était déjà marié trois fois. Il avait épousé Plautia Urgulanilla et Aelia Paetina quand il était simple citoyen. Empereur, il s'était marié à Valeria Messalina. Le couple avait deux enfants, Britannicus (né en 41) et Octavie (née en 40). Messaline n'avait que et pouvait lui donner d'autres héritiers. Pourtant, Messaline fut exécutée en 48, accusée de conspiration contre son époux. L'ambitieuse Agrippine projeta rapidement de remplacer sa tante par alliance. Le, elle devint la quatrième femme de Claude, "Tiberius Claudius Nero Caesar Drusus". Le mariage dura cinq ans. La même année, Agrippine fait rompre les fiançailles d'Octavie et de Lucius Junius Silanus et la fait fiancer avec Néron. Début 50, le Sénat romain offrit à Agrippine le titre honorifique d'Augusta, que Livie (14-29) avait été la seule à porter avant elle. Le, Lucius fut officiellement adopté par Claude sous le nom de "Nero Claudius Caesar Drusus". Néron était plus âgé que Britannicus, son frère adoptif, et cette adoption fit de lui l'héritier officiel du trône. Claude honora son fils adoptif de plusieurs manières. Néron fut émancipé en 51, à. Il fut nommé proconsul, entra au Sénat, y fit son premier discours, apparut publiquement en compagnie de Claude, et fut représenté sur les pièces de monnaie. En 53, il épousa sa sœur adoptive, Octavie.Claude mourut empoisonné le et Néron fut rapidement nommé empereur à sa place. Il n'avait que. Les historiens s'accordent à considérer que Sénèque a joué le rôle de figure de proue au début de son règne. Les décisions importantes étaient probablement laissées entre les mains plus capables de sa mère Agrippine la Jeune (qui pourrait avoir empoisonné Claude elle-même), de son tuteur Sénèque, et du préfet du prétoire Sextus Afranius Burrus. Néron chercha dès le début de son règne à obtenir les faveurs de l'armée et de la plèbe par diverses primes. Les cinq premières années du règne de Néron furent connues comme des exemples de bonne administration, suscitant même l'émission d'une série de pièces de monnaie célébrant le "quinquennium Neronis". Les affaires de l'empire étaient traitées avec efficacité, et le Sénat bénéficiait d'une période d'influence renouvelée dans les affaires de l'État. Les problèmes devaient pourtant bientôt surgir de la vie personnelle de Néron et de la rivalité croissante entre Agrippine et les deux conseillers. Tout le monde savait que Néron était déçu de son mariage et trompait Octavie. Il prit pour maîtresse Claudia Acte, une ancienne esclave, en 55. Agrippine tenta d'intervenir en faveur d'Octavie et exigea de son fils le renvoi d'Acte. Burrus et Sénèque, pour leur part, choisirent de soutenir leur protégé. Néron résista à l'intervention de sa mère dans ses affaires personnelles. Le fils légitime de Claude, Britannicus, était âgé de treize ans, il était toujours légalement mineur et sous la responsabilité de Néron, mais il approchait de l'âge de la majorité et demeurait légalement aussi légitime que Néron pour succéder à Claude. Il restait ainsi pour Néron une menace permanente. Mais le jeune homme mourut brutalement aux alentours du, peu avant ou après qu'il puisse prendre la toge virile. Les sources antiques accusent Néron d'un empoisonnement : Suétone, à l'instar de Tacite, accuse Néron d'avoir eu recours aux services de l'empoisonneuse Locuste. Cependant, les symptômes tels qu'ils sont décrits incitent une partie de la recherche contemporaine à pencher plutôt pour une crise d'épilepsie — maladie dont il est attesté que le jeune homme souffrait — qui a pu déclencher une rupture d'anévrisme. Néron se révoltait de plus en plus contre l'emprise d'Agrippine, et il commençait à envisager le meurtre de sa propre mère. Il justifiait ses intentions en clamant qu'elle complotait contre lui. Le pouvoir d'Agrippine déclinait rapidement, tandis que Burrus et Sénèque devenaient les deux hommes les plus influents de Rome.Alors que ses conseillers s'occupaient des affaires de l'État, Néron s'entourait d'un cercle de favoris. Les historiens romains rapportent des nuits de débauche et de violence, alors que les affaires politiques étaient négligées. Marcus Salvius Otho était au nombre de ces nouveaux favoris. À tous points de vue, Othon était aussi débauché que Néron dont il devint aussi intime qu'un frère. Certaines sources considèrent même qu'ils ont été amants. Othon aurait présenté à Néron une femme qui aurait d'abord épousé le favori, puis l'empereur: Poppée ("Poppaea Sabina"), décrite comme une femme de grande beauté, pleine de charme et d'intelligence. On peut trouver dans de nombreuses sources les rumeurs d'un triangle amoureux entre Néron, Othon, et Poppée. En 58, Poppée avait assuré sa position de favorite de Néron. L'année suivante (59) fut un tournant dans le règne de Néron. Néron et/ou Poppée auraient organisé le meurtre d'Agrippine. Sénèque eut beau tenter de convaincre le Sénat qu'elle mettait sur pied une conspiration contre son fils, la réputation de l'empereur fut irrémédiablement entachée par ce cas de matricide. Othon fut bientôt chassé de l'entourage impérial et envoyé en Lusitanie comme gouverneur. Le tournant suivant fut l'année 62, pour plusieurs raisons. La première fut un changement parmi ses conseillers. Burrus mourut et Sénèque demanda à Néron la permission de se retirer des affaires publiques. Leur remplaçant aux postes de préfet du prétoire et de conseiller fut Tigellin. Il avait été banni en 39 par Caligula, accusé d'adultère avec à la fois Agrippine et Livilla. Il avait été rappelé d'exil par Claude, puis avait réussi à devenir un proche de Néron (et peut-être son amant). Avec Poppée, il aurait eu une plus grande influence que Sénèque n' en eut jamais sur l'empereur. Une théorie suggère que Poppée tenta, pendant ces quatre ans (58-62), d'éloigner Néron de ses conseillers et de ses amis ; si cela est vrai, ce qui est arrivé à Burrus et Sénèque pourrait ne pas être le fruit du hasard. Le deuxième événement important de l'année fut le divorce de l'empereur. Néron, âgé alors de vingt-cinq ans, avait régné huit ans et n'avait pas encore d'héritier. Quand Poppée tomba enceinte, Néron décida d'épouser sa maîtresse, mais son mariage avec Octavie devait d'abord être annulé. Il commença par l'accuser d'adultère. Mais Néron avait la réputation d'être infidèle, alors qu'Octavie était connue pour être un parangon de vertu. Il fallait des témoignages contre elle, mais la torture de ses esclaves ne parvint qu'à produire la célèbre déclaration de l'une d'elles, Pythias, selon laquelle la vulve d'Octavie était plus propre que la bouche de Tigellin. Néron réussit à obtenir le divorce pour cause d'infertilité, ce qui lui permettait d'épouser Poppée et d'attendre qu'elle donne naissance à un héritier. Néron ordonna ensuite l'exécution d'Octavie. On lui ouvrit les veines le 9 juin 62. Sa mort provoqua des émeutes publiques à Rome. Un des effets rapides de la nomination de Tigellin fut la promulgation d'une série de lois contre les trahisons ; de nombreuses peines capitales furent exécutées. Au cours de cette année, Néron fit exécuter deux des membres restants de sa famille :Début 63, Poppée donna naissance à une fille : Claudia Augusta. Néron célébra l'événement, mais l'enfant mourut quatre mois plus tard. Néron n'avait toujours pas d'héritier. Le éclata le grand incendie de Rome. Le feu se déclencha dans les boutiques des environs du Cirque Maxime. Néron, qui était alors en vacances dans sa ville natale, Antium, dut revenir en toute hâte. L'incendie fit rage durant six jours. Une rumeur circula, selon laquelle Néron aurait joué de la lyre et chanté au sommet du Quirinal pendant que la ville brûlait. Les mêmes récits nous décrivent un empereur ouvrant ses palais pour offrir un toit aux sans-abris et organisant des distributions de nourriture pour éviter la famine parmi les survivants. Mais Néron perdit toute chance de redorer sa réputation en rendant trop vite publics ses projets de reconstruction de Rome dans un style monumental. La population désorientée cherchait des boucs émissaires, et bientôt des rumeurs tinrent Néron pour responsable. Selon Suétone, on lui prêtait l'intention d'immortaliser son nom en renommant Rome "Neropolis". Il était important pour Néron d'offrir un autre objet à cette suspicion. Il choisit pour cible une secte juive, celle des chrétiens. Il ordonna que les chrétiens soient jetés aux lions dans les arènes alors que d'autres étaient crucifiés en grand nombre et brûlés vifs comme des torches. Tacite nous fait le récit de cet épisode : Aujourd'hui encore, on ignore la cause de cet incendie. Bien que les anciennes sources (et les lettrés) attribuent la responsabilité de l'incendie à Néron, les études récentes tendent à l'innocenter. L'immense Domus aurea, qui couvrait une partie de Rome "intra muros", fut bâtie par Néron à la suite de cette destruction.En 65, Néron fut impliqué dans un autre scandale, pris plus au sérieux par le peuple de cette époque qu'il ne le serait de nos jours. Il était considéré comme dégradant pour un empereur romain d'apparaître comme un amuseur public, jouant la comédie, chantant et jouant de la lyre. Détesté par de nombreux citoyens, avec une liste d'ennemis politiques qui s'allongeait, Néron commençait à mesurer sa solitude, quand en 65 il découvrit la conjuration de Pison (du nom de Gaius Calpurnius Piso, qui tenta de prendre sa place) et l'implication d'anciens amis comme Sénèque dans le complot. Les conspirateurs furent contraints de mourir. Parmi eux se trouvent plusieurs anciens amis du pouvoir néronien. Ainsi Sénèque, Pétrone et Lucain durent se suicider. De plus, Néron ordonna que Cnaeus Domitius Corbulo, un général populaire et valeureux, se suicidât pour faire suite à de vagues soupçons de trahison. Cette décision poussa les commandeurs militaires, à Rome et dans les provinces, à envisager l'organisation d'une révolution. En 65, Poppée mourut alors qu'elle était enceinte, d'un coup de pied porté au ventre par Néron, si l'on en croit Tacite et Suétone, et ce malgré la passion qu'il semblait lui vouer. Néron essaya d'abord de se remarier à Claudia Antonia, la fille de Claude et d'Aelia Paetina (sa demi-sœur par adoption). Comme celle-ci refusa, Néron la fit tuer sous prétexte qu'elle fomentait un complot. Elle était sa dernière proche parente. Néron se tourna alors vers son ancienne maîtresse, Statilia Messalina, qu'il épousa en mai 66. Dès le mois de septembre, Néron quitta sa jeune épouse pour un voyage de plus d'un an en Grèce. L'Empereur séjourna en Grèce en 66, où il distrayait ses hôtes avec des spectacles artistiques (les écrits de Suétone rapportent que l'Empereur empêchait quiconque de sortir de l'amphithéâtre lorsqu'il déclamait ses propres textes, et que certains spectateurs durent se faire passer pour morts pour s'échapper, tant ils étaient las d'écouter et d'applaudir), alors qu'à Rome le préfet du prétoire Nymphidius Sabinus cherchait à obtenir le soutien des gardes prétoriens et des sénateurs.De retour à Rome après sa tournée, Néron trouva une atmosphère glaciale ; Vindex, gouverneur de la Gaule lyonnaise, se révolta. En réaction, Néron ordonna l'élimination de tout suspect. Galba, autrefois fidèle serviteur, gouverneur d'Hispanie (Espagne), était l'un de ces nobles dangereux. Il ordonna donc son exécution. Galba, qui n'avait pas le choix, jura fidélité au Sénat et au Peuple de Rome, ne reconnaissant plus le pouvoir de Néron. Lucius Clodius Macer, légat de la légion III Augusta en Afrique, se révolta à son tour et cessa d'envoyer du blé à Rome. Nymphidius Sabinus corrompit la garde impériale, qui se retourna contre Néron avec la promesse d'une récompense financière de Galba. Le Sénat démit Néron. Apprenant que les sénateurs allaient lui imposer le supplice des parricides (le "culleus" : recouvert d'une cagoule, cousu dans un sac de cuir dans lequel étaient introduits des animaux, le supplicié est jeté dans le Tibre), il fut contraint au suicide : abandonné de tous, il se réfugia dans la maison de campagne de Phaon, son fidèle affranchi. Selon Suétone, peu avant de mourir, il répétait : « Quel grand artiste périt avec moi! » ("Qualis artifex pereo") et cita encore un vers de l"'Iliade" (« Le galop des coursiers résonne à mes oreilles »), en entendant les cavaliers venus se saisir de lui, avant qu'il ne se poignarde à la gorge le, aidé de son secrétaire Épaphrodite. Églogue et Alexandrie, ses nourrices, ainsi qu’Akté, sa concubine, réunirent sesterces pour réaliser son incinération et ensevelir ses cendres dans un mausolée sur le Pincio, qui se trouve aujourd'hui dans la Villa Borghèse. Avec sa mort, la dynastie julio-claudienne prit fin. Le Sénat vota sa "damnatio memoriae", maudissant sa mémoire. Plusieurs guerres civiles s'ensuivirent lors de l'année 69, année des quatre empereurs.À l'époque moderne, en Occident, Néron est pris par beaucoup comme le symbole de ce que la Rome antique enfanta de plus monstrueux. Ils s'appuient sur les textes de Suétone, fréquemment colporteur de ragots, et de Tacite, augmentés des attaques des auteurs chrétiens (Tertullien, repris par Eusèbe de Césarée et d'autres), et couronnés par des œuvres de fiction comme "Quo vadis", les « monstruosités » montées en épingle étant, outre les assassinats familiaux, l'incendie de Rome et la persécution des chrétiens. Cependant, la culpabilité réelle de Néron dans le grand incendie de Rome est une accusation à laquelle certains historiens comme Guy Achard ou Claude Aziza ne croient plus guère. De plus, aucune loi anti-chrétienne ne fut promulguée sous son règne de manière officielle : il y a bien eu persécution, mais uniquement localisée à Rome. À la décharge de Néron, on peut indiquer qu'il se trouvait à Antium lors de l'incendie de Rome en 64. En outre les collections auxquelles il tenait brûlèrent. La persécution des chrétiens a peut-être été par la suite un choix politique pour calmer la plèbe romaine qui avait besoin de coupables. Guy Achard porte un jugement plus mesuré sur Néron. Il constate que l'empire a été bien administré, que les campagnes militaires ont été victorieuses, que l'empereur a inauguré une espèce de théocratie ludique qui avait tout pour séduire une large partie du peuple. Claude Aziza montre comment la réforme monétaire revalorisant le denier a profité aux milieux d'affaires, et combien la politique étrangère a été favorable aux régions orientales de l'Empire (hellénisation de l'Empire, conclusion d'une paix avec les Parthes, ennemis héréditaires), Néron donnant en outre une impulsion importante aux évolutions artistiques dans le domaine de l'architecture et des arts décoratifs (voir la Domus aurea). Ainsi, la grande popularité auprès du peuple de son temps prit, dès sa mort, la forme du mythe du : caché chez les Parthes, il devait réapparaître à la tête d'une armée pour vaincre les conspirateurs et rentrer victorieux à Rome. Ce mythe fut stimulé par l'attente messianique juive et chrétienne de l'époque et par l'apparition de faux Néron.Liste des films de fiction où apparaît le personnage de l'empereur romain :Néron est le personnage principal de plusieurs opéras dont :Quand il se suicida en 68, sa titulature était :
Néron (latin : "Imperator Nero Claudius Caesar Augustus Germanicus"), né "Lucius Domitius Ahenobarbus" le à Antium et mort le à Rome. Il est le cinquième et dernier empereur romain de la dynastie julio-claudienne ; il régna de 54 à 68 (apr. J.-C.).
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Les origines de Poznań sont étroitement liées aux débuts de l’État polonais. Les premières bourgades slaves découvertes dans la région datent du : un château fut alors construit sur Ostrów Tumski, île sur la Warta. Le développement de la ville débuta au temps du prince Mieszko et du roi Boleslas le Vaillant, les premiers souverains polonais. Dès 968, un évêché y fut fondé. Poznań était alors un des deux centres clés de l’État polonais ; l'autre était Gniezno. La ville se retrouva sous l'administration prussienne lors du second partage de Pologne à partir de 1792. De 1806 à 1815, Poznan fut rattaché comme département au Duché de Varsovie par Napoléon Ier, mais après la chute du Premier Empire français, elle retomba sous la domination prussienne. De 1815 à 1848, la ville devient la capitale du Grand-duché de Posen puis capitale de la province de Posnanie. Elle était alors souvent désignée en français sous son nom allemand de Posen. En 1831, le choléra fit plus de 500 morts pour une population d'environ 30000 résidents dont le maire de la ville, Ludwig Tatzler (1763-1831) et le generalfeldmarschall August Neidhardt von Gneisenau. Jusqu’à 1840, la province de Poznanie dotée d’une assemblée provinciale et d’un gouverneur polonais jouit d’une large autonomie. Après 1840 la Prusse, reprenant la politique de Frédéric II, y établit des colons allemands, et supprima l’égalité des langues. En 1848, la Poznanie s’insurgea contre la Prusse, mais l’échec du soulèvement provoqua un renforcement de la germanisation. Elle fut particulièrement forte sous l’Empire allemand (depuis sa proclamation de 1871 jusqu'à sa défaite en 1918) qui a soumis province de Poznanie à de vigoureuses campagnes de germanisation dont le principal vecteur a été l’école allemande. L'extension de l'enseignement religieux en allemand occasionna en Poznanie des grèves scolaires de grande ampleur (1901-1906), déclenchée dans la ville de Września (Wreschen). La ville et la province de Poznań redeviennent polonais avec l'insurrection de Grande-Pologne de 1918-1919. Le traité de Versailles confirme ce rattachement en 1919. En, les unités allemandes stationnées dans la ville doivent affronter un siège meurtrier, qui se termine par la conquête de la ville par les unités soviétiques à la fin du mois de. Le éclata un soulèvement populaire contre la présence soviétique, violemment réprimé par le nouveau régime communiste.L’industrie textile y est présente aux côtés des nouvelles technologies avec notamment Microsoft et IBM, et de l'automobile, avec Solaris Bus & Coach, entreprise polonaise de construction d'autobus, trolleybus, autocars de tourisme et tramways et l'usine du groupe Volkswagen AG qui y produit le Volkswagen Multivan et celle de production de bus de MAN. Avec la Foire Internationale de Poznan (Międzynarodowe Targi Poznańskie), Poznan est le rendez-vous d’une industrie polonaise dynamique dont l'industrie du meuble qui fait partie du top ten mondial. Poznan est aussi un centre de design important. La ville accueille « Concordia Design » – le premier centre de design et de créativité en Pologne – et « School of Form » – école supérieure internationale de conception. Poznan constitue un pôle économique en voie de forte métropolisation à l'image de Gdańsk, Łódź, ou de l'ensemble Silésie / Petite Pologne de Wrocław à Cracovie.L’université Adam Mickiewicz est une des plus réputées de Pologne. Poznan University of Technology est issue de la plus haute école de construction de machines, fondée en 1919. Depuis 2011, se déroule à Poznań le Festival international de théâtre francophone pour étudiants. La ville possède nombreux musées :En 1793 et 1800, les six villes autonomes de Poznań, Ostrów, Ostrówek, Śródka, Chwaliszewo, Łacina, ont été regroupées en une seule entité. La ville rapidement croissante a annexé les villages voisins de Grunwald, de Łazarz, de Górczyn, de Jeżyce, de Wilda, de Winogrady en 1900, de Piątkowo et de Rataje quelques années plus tard. Ces arrondissements sont eux-mêmes divisées en plusieurs quartiers.L'aéroport Henryk-Wieniawski de Poznań dessert la ville. Il est situé à environ à l'ouest du centre-ville.Beaucoup de routes importantes passent par la ville. L'A2, qui constitue l'axe Berlin - Varsovie, passe au sud et la S5 contourne la ville par l'est, avant de reprendre au sud-ouest vers Wrocław. Enfin, la S11 contourne la ville par l'ouest, puis reprend au sud-est vers Katowice.Le tramway de Poznań et le tramway rapide de Poznań circulent dans toutes les parties de la ville.La gare centrale de Poznań ("Poznań Główny") a des connexions avec de nombreuses villes, y compris: Varsovie, Lublin, Łódź, Wrocław, Cracovie, Szczecin, Świnoujście, Kołobrzeg, Gdańsk, Gdynia, Piła, Gniezno, Toruń, Zielona Góra et Berlin.Au mois de mars a lieu une course de 10 kilomètres appelée "Recordowa Dziesiątka". Le semi-marathon de Poznań a lieu chaque mois d'avril. Le Wings for Life World Run a lieu chaque mois de mai. Quant au marathon de Poznań, il a lieu chaque année au mois d'octobre.En 2003, la ville de Poznań accueille les Jeux mondiaux de la Polonia. La ville compte deux clubs de football :La ville de Poznań est jumelée avec :
Poznań ( ) () est l’une des plus vieilles et grandes villes polonaises, située à l'ouest de la Pologne, sur la Warta. Le berceau de l'Etat polonais et capitale historique de la région de la Grande Pologne, elle est le chef-lieu de la voïvodie de Grande-Pologne ainsi que du powiat de Poznań, même si elle ne fait pas partie de son territoire. En revanche, le territoire de la ville de Poznań constitue le powiat-ville de Poznań. La ville est divisée en 42 quartiers ("Osiedle").
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L'édition la plus courante de Windows XP est la version Familiale qui est conçue pour les utilisateurs particuliers tandis que la Professionnelle est destinée aux utilisateurs en entreprise. Le prix moyen de la version Familiale était de et de pour la version Professionnelle sous licence OEM. D'autres versions de Windows XP existent, surtout des versions pour un matériel spécifique et des éditions limitées pour les pays émergents. Windows XP Professionnel offre un certain nombre de fonctions non incluses dans la version « familiale » telles que :Microsoft a aussi créé des versions de Windows XP pour différents marchés/matériels. Cinq versions et deux déclinaisons pour processeurs 64 bits ont été créées.Windows XP Édition Starter est une version moins chère de Windows XP disponible en Thaïlande, Turquie, Malaisie, Indonésie, Russie, Inde, Colombie, Brésil, Argentine, Pérou, Bolivie, Chili, Mexique, Équateur, Uruguay et Venezuela. Il est semblable à Windows XP Édition Familiale, mais le matériel est très limité, il peut seulement exécuter trois logiciels à la fois et supprime quelques autres fonctions. Selon Microsoft, cette édition est une solution bon marché pour combattre les copies illégales de Windows XP et le développement rapide des alternatives libres en Asie et en Amérique du Sud.Windows processeurs 64 bits : deux déclinaisons de cette édition pour processeurs existent, une x86-64 et une IA-64. La seconde a été arrêtée début 2005, après que Hewlett-Packard, dernier distributeur des postes de travail Itanium, eut cessé de vendre des systèmes basés sur Itanium lancés sur le marché en tant que « postes de travail ». Cependant, Itanium est toujours « appuyé » dans les éditions de serveur de Windows.En, la Commission européenne a condamné Microsoft à payer une amende de d'euros et a ordonné à la compagnie de fournir une version de Windows sans Windows Media Player. La Commission a conclu que Microsoft a violé les lois en empêchant la concurrence car il avait le quasi-monopole de fait des systèmes d'exploitation. Microsoft a fait appel. En attendant, une version conforme aux réglementations européennes a été sortie. Cette version n'inclut pas le Windows Media Player de la compagnie. Mais, celle-ci encourage les utilisateurs à choisir son lecteur multimédia. Microsoft a voulu appeler cette édition "Reduced Media Edition", mais la commission de la CE a objecté et a suggéré le nom de « édition N », avec le N signifiant « sans lecteur multimédia » pour l'édition Familiale et Professionnelle de Windows XP. Étant donné qu'il est vendu au même prix que la version non modifiée, Dell, Hewlett-Packard, Lenovo et Fujitsu-Siemens ont choisi de ne pas modifier le produit. Cependant, Dell l'a utilisé pendant une courte période.Windows XP a introduit un nombre de nouvelles fonctions telles que :Windows XP comporte une nouvelle interface utilisateur graphique. Les menus et le module de recherche ont été remodelés et beaucoup d'effets visuels ont été ajoutés, incluant : Windows XP analyse automatiquement l'impact des effets visuels pour déterminer si cette fonction graphique n'utilise pas trop de ressources. Mais les utilisateurs peuvent tout de même utiliser la fonction. Certains effets tels que l'Alpha blending (transparence en combinaison de plusieurs couleurs) sont seulement maîtrisés par les cartes graphiques récentes. Mais si la carte graphique n'est pas compatible la fonction est de toute façon activée (néanmoins Microsoft conseille de la désactiver manuellement). Windows XP assure la possibilité de changer l'interface utilisateur en utilisant des styles visuels. Cependant, les styles doivent avoir une signature numérique de Microsoft pour être lancés. "Luna" est le nom du style graphique intégré dans Windows XP, celui-ci est activé dès que l'ordinateur possède plus de de Mémoire vive. "Luna" n'est qu'un style visuel et ne modifie pas les fonctionnalités qui restent accessibles bien que le thème soit le "Classic". Certains utilisateurs modifient le fichier uxtheme.dll qui bloque l'installation de nouveaux thèmes créés par le public ou par un utilisateur inconnu. Le papier peint par défaut, appelé "Bliss" est une photo au format bitmap d'un paysage dans la Napa Valley à proximité de Napa en Californie. Celle-ci est constituée d'herbe grasse et d'un ciel bleu avec quelques nuages (stratocumulus et cirrus). L'interface classique provenant de Windows 2000 peut être utilisée également. Un grand nombre d'utilitaires tiers peuvent vous fournir des centaines de thèmes différents. De plus, Microsoft a créé un autre thème appelé "Royale" qui a été utilisé dans l'Édition Media Center et l'Édition pour Tablet PC. Selon l'entreprise de Redmond, le thème classique consommerait de moins que la version "Luna". Pour Zune, le baladeur numérique de Microsoft, un thème a été créé et peut être téléchargé sur leur site. Plus de 100 nouvelles icônes ont été créés par la société The Iconfactory plus connue pour ses icônes créées pour des graticiels sous Mac OS. Windows XP possède aussi un client qui sert d'interface en ligne de commande, celui-ci est nommé cmd.exe. Windows permet d'exécuter des scripts sous DOS sous forme d'ordre direct ou encore de fichier batch. Les syntaxes de commande ne sont ni supportées dans l'aide ni sur leur site web. Une liste de commandes basiques est disponible en tapant « help » ou encore « nom_de_la_commande /? » pour une commande spécifique. Une boîte de dialogue invite amicalement les utilisateurs à terminer leur installation de Windows en l'activant, créant des comptes d'utilisateurs ou encore en indiquant les données pour la connexion Internet. La musique de fond a été créée par Brian Eno. Le fond d'écran par défaut représentant une colline verdoyante est une photographie de Charles O'Rear.Microsoft a sorti plusieurs service packs pour les systèmes Windows afin de réparer bon nombre de problèmes, et d'ajouter de nouvelles fonctionnalités.Le Service Pack 1 pour Windows XP est sorti le. Ses plus grandes nouvelles fonctions sont le support du port USB en version 2.0 et le module qui gère les programmes par défaut. Pour la première fois, les utilisateurs peuvent choisir leur application de messagerie instantanée et leur navigateur web par défaut remplaçant les anciennes applications commises d'office. Ces fonctions ont aussi été intégrées dans le "Service Pack 3" de Windows 2000. La version 1a du SP a permis à Oracle (Anciennement Sun Microsystems) de gagner de la place avec Java en obligeant Microsoft à supprimer sa machine virtuelle Java. D'un point de vue matériel, il permet de reconnaître et d'utiliser des disques durs de plus de 137GB. Microsoft a offert un support d'aide jusqu'au pour ces deux versions que sont le SP1 & SP1a.Le Service Pack 2 — anciennement nommé « Springboard » — est sorti le, après plusieurs reports, avec pour priorité la sécurité informatique. Le service pack améliore l'intégration et les performances du Pare-feu Windows et du Wi-Fi, intègre le support du Bluetooth et rajoute un bloqueur de pop-up pour Internet Explorer. Les perfectionnements de sécurité principaux concernent le pare-feu qui est désormais activé par défaut et un module qui bloque l'usage abusif des applications en mémoire vive et de l'UC. En plus, d'autres modules de sécurité ont été intégrés dans le navigateur web et le client de messagerie et incluent le centre de sécurité Windows qui donne un aperçu de la sécurité de l'ordinateur et des mises à jour ainsi que de logiciels tiers éventuellement installés tels que le logiciel anti-virus et le pare-feu. Windows Movie Maker 2 possède une nouvelle interface utilisateur, transitions d'image, effets vidéo ou encore des nouvelles options. Une liste complète des mises à jour est disponible sur leur site. La société AssetMetrix a signalé qu'un ordinateur sur dix possède des interférences avec leurs applications. Le SP2 inclut aussi de grandes mises à jour pour les éditions pour Tablet PC et Media Center et près de 25 langues supportées. Il crée aussi de nombreuses différences visuelles : la suppression de la désignation « © 1985 - 2001 » ; l'édition n'est plus affichée ; la barre indiquant le chargement est bleue pour toutes les éditions. Encore un autre détail, l'icône de connexion Wi-Fi qui auparavant était symbolisée par deux ordinateurs comme pour les connexions par LAN est désormais représentée par un seul avec symbole d'onde sur le côté droit. Le SP2 a aussi introduit une incompatibilité majeure du pack avec les processeurs Prescott qui empêchait le démarrage des PC équipés. Cependant, Intel et Microsoft ont trouvé des solutions pour supprimer le problème.Après avoir été reporté à la suite de la découverte d'un problème affectant les utilisateurs d'un outil professionnel, Dynamics Retail Management System (RMS), Microsoft Windows XP Service Pack 3 est disponible pour les utilisateurs depuis le. La taille du téléchargement est de et il corrige du système d’exploitation. Celui-ci propose des nouveautés moins importantes que le SP2. Cependant, il regroupe l'ensemble des mises à jour effectuées par Microsoft depuis la mise en service de Windows XP et intègre tout de même la prise en charge du WPA2 pour les réseaux sans fil, et la prise en charge du NAP (Network Access Protection), la détection de routeur de type trou noir. En plus de ces améliorations de sécurité, certaines fonctionnalités provenant de Vista ont été backportées, notamment Windows Imaging Component (WIC). Ce Service Pack est le dernier mis en place par la société sur ce système d'exploitation, avant de se consacrer à son successeur : Windows Vista. La phase de support étendu de Windows XP prend fin le, après de nombreux reports de la part de Microsoft à la suite des demandes de professionnels souhaitant garder leur parc informatique sous cet OS. Plus aucune mise à jour de sécurité ne sera publiée. À partir de cette date, Windows XP n'est plus supporté, à l'exception des entreprises et des administrations publiques bénéficiant d'un « custom support » (support personnalisé). La version Embedded SP3 (pour systèmes embarqués tels distributeurs automatique de billets, équipés encore à 95 % en moyenne dans le monde de Windows XP) sera encore toutefois supportée jusqu'au. Par ailleurs, le logiciel anti-virus Microsoft Security Essentials XP continua d'être mis à jour jusqu'au.Des logiciels permettant de succéder aux Services Packs existent. Ils permettent aux informaticiens ayant à installer Windows sur plusieurs ordinateurs de télécharger une seule fois les mises à jour sur un disque dur local ou autre média (ex. : CD), afin d'avoir à patienter moins de temps durant le téléchargement des mises à jour automatiques (via « Windows Update »). Par exemple : le logiciel WSUS Offline Update.Le navigateur natif de Windows XP fourni par Microsoft est Internet Explorer. La dernière version d'Internet Explorer disponible pour Windows XP est la version 8 (v8.0.6001.18702). Une erreur de stratégie de la part de Microsoft va permettre à Google Chrome de s'imposer. En 2011, Microsoft lance Internet Explorer 9. Ce dernier ne sera pas compatible avec Windows XP, ce qui a permis à Google Chrome de s'imposer, car Windows XP était l'un des systèmes d'exploitations encore les plus utilisés en 2011. Le but de Microsoft était que les utilisateurs abandonnent Windows XP pour une version plus récente de Windows, mais les utilisateurs ont généralement choisis un autre navigateur internet et la plupart ont choisi Google Chrome.Chrome édité par Google fait partie des navigateurs alternatifs disponible pour Windows XP. Google arrête le support de Google Chrome pour la plateforme Windows XP en. La dernière version prise en charge pour Windows XP est la version 49.0.2623.112 m.Parmi les navigateurs alternatifs, nous pouvons également citer Mozilla Firefox. Ce navigateur open source était toujours disponible pour Windows XP, mais en version 32-bits seulement. Il est également à noter que Firefox possède une version nommée ESR (Extended Support Release) qui a permis à Firefox d'être compatible jusqu'en 2018. La version 52.9.0 ESR de Firefox sortie en 2018, était la dernière version compatible pour Windows XP.Parmi les navigateurs alternatifs, nous pouvons également citer Opera. La version précédente de Opera est Opera 12.16. La version actuellement disponible est Opera 36.L'équivalent Apple d'Internet Explorer existe aussi pour Windows XP, mais Apple a visiblement abandonné le support de Safari pour Windows (toutes versions confondues) depuis.La dernière version à être compatible est Microsoft Office 2010.La dernière version de Apache OpenOffice est toujours compatible avec Windows XP.La dernière version compatible de LibreOffice pour Windows XP SP3 est la 5.4.7 Elle est également la dernière version compatible pour Windows Vista SP2.Parmi les lecteurs alternatifs, VLC continue de fournir un support pour Windows XP SP3. La dernière version disponible est la 3.0.7.1.Le système Windows XP a été critiqué pour son instabilité et sa vulnérabilité aux logiciels malveillants, virus informatiques, chevaux de Troie et autres vers. Ces problèmes de sécurités sont aggravés par le fait que les utilisateurs reçoivent, par défaut, des droits d'administrateur qui accordent un accès illimité aux fondements du système. Ainsi, si ce compte est piraté, le hacker possède un contrôle sans limite sur l'ordinateur. Windows a historiquement été la cible de nombreux créateurs de virus. Une faille de sécurité est souvent invisible jusqu'à son exploitation, ce qui rend sa prévention difficile. Microsoft a publié régulièrement des correctifs corrigeant des failles de sécurité, jusqu'au, avec la publication d'un ultime correctif de sécurité. Depuis, ce système n'offre plus de garantie de sécurité, comme l'ont appris à leurs dépens les hôpitaux britanniques, victimes spectaculaire de l'attaque WannaCry en 2017.Des critiques ont affirmé que l'interface par défaut de Windows XP ("Luna") est visuellement dommageable et gaspille l'espace sur l'écran alors qu'elle n'offre aucune fonctionnalité nouvelle et s'exécute plus lentement. Certains de ces critiques vont jusqu'à l'appeler « l'interface Fisher-Price ». Ses détracteurs peuvent cependant facilement revenir à l'apparence Classique de Windows.À la suite du procès opposant les États-Unis et Microsoft en 2002, ce dernier a été condamné pour abus de son monopole en matière de systèmes d'exploitation en écrasant la concurrence sur d'autres marchés. Il est reproché à Windows XP d'intégrer certaines applications telles que le Windows Media Player et Windows Messenger, ainsi que ses liens étroits avec le service Windows Live ID.L'absence de support de MS-DOS a déplu à certains utilisateurs migrant depuis Windows 9x vers Windows XP. Bien que XP propose le Mode de compatibilité, ainsi qu'une invite de commande ressemblant davantage à une fenêtre DOS de Windows 9x que CMD, un grand nombre d'anciennes applications DOS rencontrent des erreurs. Ces erreurs sont dues au fait qu'XP est basé sur le noyau NT et n'utilise donc plus MS-DOS comme système d'exploitation de base. Il existe des solutions Open Source telles que DOSBox et FreeDOS, bien que dans de rares cas un véritable environnement MS-DOS soit toujours nécessaire. Par exemple, la plus commune des erreurs est que XP ne supporte plus les applications DOS plein écran car le port est désormais occupé par d'autres périphériques système.Tandis que l'activation devient une chose de plus en plus fréquente, de nombreux problèmes peuvent subsister. Windows XP a introduit les utilisateurs occasionnels à l'activation de leur produit en créant une bulle leur signalant que le produit doit être activé. Le système a été présenté par Microsoft pour limiter la distribution illégale de Windows XP. L'activation oblige l'utilisateur à activer le produit sur le serveur Microsoft après pour continuer d'utiliser le système d'exploitation. sinon, Il ne fonctionnera plus. Si l'utilisateur change d'ordinateur ou si deux ou plus de composants sont changés, le serveur peut refuser d'activer le logiciel car il ne correspond pas à la configuration originale.WGA est un outil qui analyse la version de Windows XP pour savoir si elle est légale ou non. Si le numéro de licence n'est pas authentique, il fait apparaître à l'utilisateur une bulle qui lui conseille d'acheter une version légale chez Microsoft, et les utilisateurs qui accèdent à Windows Update ne pourront télécharger que les mises à jour prioritaires, mais les nouvelles versions de DirectX, Windows Defender, Windows Media Player et autres refuseront de s'installer. De nombreux utilisateurs souhaitent se débarrasser de cette fonctionnalité. Ainsi de nombreux réseaux P2P proposent une version crackée et non contractuelle, qui permet de fausser les résultats de rapport des logiciels. Des clés de licence en volume, valides avec WGA, sont également mises à disposition sur la toile par les contrefacteurs.Le système a été le plus utilisé au monde jusqu'en. En, Windows XP passe à la deuxième place après Windows 7 avec un taux de marché d'environ 38 % Le, Microsoft lance le compte à rebours de l'extinction du système d'exploitation Le, Microsoft met fin au support de Windows XP et par la même occasion d'Office 2003 et d'Internet Explorer 8. En, lors du lancement de Windows 10, Windows XP est devancé par Windows 10 qui se place en deuxième position derrière Windows 7.On dit parfois que Windows XP est un système d'exploitation qui ne voulait pas mourir, par son importante longévité (12 ans, 5 mois et 15 jours), ses utilisateurs fidèles, et quelques mises à jours (bien que rares) fournies par Microsoft au-delà du. En, Windows XP occupait 17 % de part de marché, il est à savoir que cette part représente surtout des entreprises qui n'avaient, soit pas les moyens financiers de renouveler le parc informatique, soit des logiciels qui ne fonctionnaient que sous Windows XP. L'échec de Windows Vista - entre autres dû à de nombreux problèmes - a également conforté la place de Windows XP. Beaucoup de personnes déçues par Vista sont revenues sur Windows XP. Si le support de Windows XP s'est officiellement arrêté le, il y a eu des mises à jours postérieures à cette date, la dernière datant du (cette mise à jour est d'ailleurs communes avec d'autres éditions de Windows, dont Windows 7). Suite à la cyberattaque du 12 mai 2017, Microsoft a été contraint de publier exceptionnellement un correctif sous forme de mise à jour sur Windows XP pour bloquer le ransomware WannaCry faisant des ravages. Le, un nouveau correctif de sécurité est publié en raison d'un risque d'attaque possible semblable à celle de WannaCry. Cela reste exceptionnel précise bien la firme. Il existait également un moyen pour bénéficier des mises à jours de Windows : POSReady 2009 pour Windows XP. POSReady 2009 étant une version embarquée de Windows XP, sortie en 2009, les mises à jours étaient à priori compatibles entre les 2 OS, bien que Microsoft déconseillait fortement la manipulation. Le support pour Windows POSReady 2009 s'est arrêté le, signant l'arrêt définitif de Windows XP. Certains supports de logiciels ont cessé après le, et certains développeur continuent de fournir un support de leur(s) logiciels pour Windows XP. Le support de Google Chrome a cessé fin 2015 ; celui de Firefox a cessé en. Valve a cessé le support de Steam pour Windows XP et Windows Vista le. En revanche, VideoLAN, responsable de VLC Media Player, continue de fournir son support pour Windows XP SP3, et même pour la branche Windows 9x. Apache continue également son support pour Open Office. Quelques antivirus prennent toujours en charge Windows XP, dont Panda Antivirus, AVG et Avast.
Windows XP (nom de code Whistler) est un système d'exploitation multitâche, développé et commercialisé par Microsoft, permettant l'usage d'un ordinateur tel qu'un ordinateur fixe, un portable ou encore un Media Center. Les lettres « XP » proviennent dexp"'erience". Microsoft a mis fin au support le. Entre autres, il n'y a plus de mises à jour et la base virale de Windows Defender n'est plus gérée.
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La majorité des divinités du panthéon romain a très tôt subi l'influence de la Grèce antique et les divinités locales (ou « indigètes »), à quelques rares exceptions, ont souvent été assimilées à leurs homologues grecs. Pour cette raison, les articles consacrés aux dieux romains sont traités avec leurs équivalents grecs. Rome ayant largement assimilé la culture hellénistique, il est difficile de cerner les croyances des premiers Romains. Pourtant, les dieux de Rome ont des noms originaux qui les différencient de leurs homologues grecs : certes, à l'époque impériale, de nombreux dieux romains ont absorbé beaucoup d'attributs de dieux grecs ; néanmoins, l'étude minutieuse des noms romains de ces dieux ainsi que des cultes qui leur sont liés permet parfois de retrouver la nature première de ces anciennes divinités, qui étaient à l'origine proprement italiques. Malgré cette assimilation des Dieux romains, certains conservent tout de même des spécificités qui sont propres à leurs origines, en plus de leurs attributs grecs.Si on considère à tort la mythologie romaine comme négligeable par rapport à la mythologie grecque, c'est parce que les mythes romains portent principalement sur l'histoire de Rome, tandis que les mythes grecs sont axés sur les dieux et les héros. Mais malgré l'absence de cosmogonie ou de théogonie d'origine romaine, la mythologie romaine n'en existe pas moins, notamment à travers un grand nombre de récits de fondations de cités. Des chercheurs tels que Georges Dumézil et T. P. Wiseman insistent également sur le fait que les notions de mythe et d'histoire ne sont nullement exclusives l'une de l'autre dans la Rome antique, et qu'il est donc possible de parler de mythologie romaine, même si elle s'est construite en bonne partie sur des récits conçus comme historiques.Les divinités des premiers Romains ("numina") ont rapidement disparu en raison de leur caractère abstrait qui s'oppose à l'anthropomorphisme grec. Malgré l'influence hellénistique, plusieurs divinités locales ont subsisté, notamment dans le culte de Janus, de Saturne, de Quirinus et le culte privé de Vesta ou des dieux Lares.Vulcain, identifié au dieu grec Héphaïstos est le dieu forgeron. Ses attributs sont un marteau, une enclume et une tenaille. Ses fonctions sont de protéger contre le feu destructeur et de veiller au feu civilisateur, et son épouse est la déesse Vénus. Vulcain est le seul enfant de Junon et Jupiter. Son corps est difforme, mais, il réussit à épouser Vénus, la déesse de la beauté.Janus est une des seules divinités des premiers Romains ayant subsisté. Profondément lié au mythe de l'âge d'or, Janus serait le roi latin ayant accueilli Saturne lors du règne de celui-ci sur terre. Après la modification du panthéon romain, Janus gardera une place moindre, celle de dieu des ouvertures et des portes et de protecteur de Rome en temps de guerre. Saturne, plus tard assimilé à Cronos (à ne pas confondre avec Chronos dieu du temps), est également honoré durant les Saturnales.Dieu archaïque, Quirinus est originellement le protecteur des citoyens romains (les Quirites) et, associé à Jupiter et Mars, fait partie de la triade primitive de la mythologie romaine. Il sera plus tard assimilé à Romulus divinisé.Protecteur des troupeaux contre les loups (d'où son second nom Lupercus), il sera honoré durant les Lupercales jusqu'en 496. On parlera ensuite de faunes, pluralité qui les associera aux satyres grecs et qui assimilera Faunus à Pan.La plupart des divinités des premiers Romains liées au foyer demeurent dans le culte romain : les Romains vénèrent les Lares et les Pénates, ainsi que les ancêtres morts (mânes). Selon la légende, les Pénates originels proviendraient de Troie. C'est Énée qui, en s'enfuyant avec son père Anchise sur le dos et son fils Iule à la main, les aurait emportés. À Troie, ils avaient, semble-t-il, le même rôle que celui qui leur fut dévolu à Rome. Le culte public de Vesta, plus tard assimilé à Hestia, est également hérité des croyances anciennes (la mère de Romulus et Rémus est une vestale).Rome possède ses propres mythes, souvent liés à sa fondation et à son histoire. Elle assimilera ensuite les mythes grecs mais gardera ses mythes fondateurs au centre de sa culture.La période de l'âge d'or, également appelée « règne de Saturne » est la période durant laquelle Saturne, détrôné par son fils, fut accueilli en Italie par le roi Janus avec qui il partagea le pouvoir. Cette période fut marquée par une prospérité et une équité absolues : les hommes vivaient de cueillette sans avoir à travailler, ne connaissaient pas la guerre et vivaient en harmonie avec les dieux et la nature. Les cultes de Saturne et de Janus viennent de cette légende. Le mythe des races est quant à lui hérité d Le mythe d'Énée fait partie des légendes de la fondation de Rome. Il décrit le voyage d'Énée depuis sa fuite de Troie jusqu'à son arrivée dans le Latium. Commandée par Auguste à Virgile, l"'Énéide" a surtout pour but de montrer le caractère divin de Rome et l'ascendance divine de la "gens" Julia (à laquelle appartient Auguste). La légende donne également à Rome une revanche sur la Grèce en montrant que Troie n'a pas été détruite mais qu'au contraire, les survivants ont fondé une cité puissante capable de l'anéantir. Cette perspective de propagande laisse penser que Virgile a remodelé la légende afin de satisfaire les demandes d'Auguste, mais l'épopée s'appuie d'abord sur la tradition qui donnait pour ancêtres au peuple romain Énée et les derniers Troyens.Cette légende, probablement la plus célèbre de la mythologie romaine et narrée de nombreuses fois par les auteurs latins, est à l'origine des institutions romaines : le meurtre de Rémus par Romulus montre la prédominance de la patrie sur les liens du sang, l'enceinte ("pomœrium") de Rome tracée par Romulus, demeurera sacrée (sauf pour les triomphes). La légende donne également une origine divine à Rome, Mars étant le père des jumeaux.Les nombreuses légendes qui entourent l'histoire de Rome consolident de même les institutions romaines. Elles sont racontées aux jeunes romains et constituent la seule littérature enfantine de l'époque. Certaines vantent la "uirtus" latine (vertu et courage), ce sont les "exempla" ; d'autres expliquent la fondation de Rome, ce sont les mythes fondateurs. On peut citer parmi les plus célèbres celles de l'enlèvement des Sabines, de Tarpéia (peine de mort pour les traîtres), de Clélie, d'Horatius Coclès et de Mucius Scaevola, de Lucrèce (fin de la royauté à Rome) et celle du combat des Horaces et des Curiaces.Il est important de préciser certains points avant d'aborder cette liste d'articles consacrés aux divinités romaines. Tout d'abord, les dieux et déesses présentés comme « équivalents » d'un dieu grec ne le sont que par syncrétisme, et possédaient avant cela des caractères propres et souvent très différents de leurs homologues grecs. Cependant, l'influence de la culture grecque a fait que de nombreux dieux romains, dont la figure originelle nous est aujourd'hui difficile à entrevoir, ont récupéré les attributs de dieux grecs et en sont devenus les stricts homologues. Ainsi dans les articles sur les dieux romains, ce sont souvent les attributs de dieux grecs qui leur sont associés, tant la confusion a profondément influencé la culture populaire. Certes, les dieux romains de l'époque impériale avaient acquis une ressemblance indéniable avec les dieux grecs, mais il faut garder à l'esprit que les premiers avaient eu leur signification propre avant cette association, et sont donc largement plus que de pâles copies. La mythologie romaine, particulièrement dans le cadre du culte impérial, possédait de nombreuses « vertus », personnifications divines de vertus associées aux empereurs déifiés :En 1896, Hermann Usener publie une étude sur les dénominations des divinités, et relève bien d'autres noms, liés à des rites agricoles de "Sondergötter" : Vervactor, Reparator, Imporcitor, Occator, Subruncinator, Mesor, Sternculinius...
La mythologie romaine ou latine est l'ensemble des légendes et des mythes de la Rome antique. D'origine indo-européenne, la mythologie romaine a emprunté au fil des siècles des conceptions religieuses et culturelles aux pays qui ont été peu à peu intégrés dans la sphère de Rome : la Grèce, l'Égypte, la Syrie, la Gaule etc.
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La religion grecque était fondée sur des rituels pratiqués en commun, mais ne reposait pas sur un texte sacré ou sur des dogmes, et il n'existait pas non plus de littérature proprement religieuse. Des textes comme la "Théogonie" d'Hésiode et les épopées d'Homère ne sont donc pas des textes sacrés : ce sont des œuvres littéraires proposant une vision parmi d'autres de la création du monde et des généalogies divines, mais elles ne se proposent pas de dicter ce qu'il faudrait obligatoirement croire. Le lien entre littérature et religion s'établit plutôt par la composition de textes destinés à être déclamés lors de cérémonies religieuses (par exemple les hymnes de Pindare et, de façon plus indirecte, les textes des tragédies, comédies et drames satyriques, puisque les représentations théâtrales sont liées au culte de Dionysos). Les dieux et héros mythologiques pouvaient être évoqués dans des contextes non immédiatement liés au culte proprement dit. Mais il faut garder à l'esprit que la société grecque antique ne connaît aucune séparation entre un domaine propre à la religion et le reste de la société : au contraire, la religion est présente de manière diffuse dans tous les aspectsÀ l'époque archaïque et encore à l'époque classique, la poésie est le domaine par excellence de l'évocation des mythes : au sein de la société grecque, les poètes restent les voix les mieux autorisées à relater les récits fondateurs de la mythologie. Lorsque l'historien Hérodote évoque les origines de la religion grecque dans son "Enquête", c'est vers eux qu'il se tourne :. Les poètes comme Homère et Hésiode ont donc nettement influencé la représentation que les Grecs se faisaient de leurs dieux et des origines du monde, même s'ils ne remplissaient pas une charge à proprement parler religieuse. Mais les mythes sont présents de manière diffuse dans tous les genres littéraires : ils sont évoqués aussi bienLes textes sont loin d'être les seuls vecteurs de la mythologie grecque : celle-ci est également très présente dans les arts figurés tels que la céramique et la sculpture. À toutes les époques, les Grecs vivent entourés de représentations qui s'y rattachent, qu'il s'agisse des monuments et des statues de l'espace public, ou des objets de la vie quotidienne dans leur espace privé. Les représentations figurées mettant en scène des sujets mythologiques ne doivent pas être considérées comme de simples illustrations des textes : bienEn Grèce antique, il n'y a pas de distinction tranchée entre les événements relevant du mythe (qui, pour l'historien contemporain, relèvent de la fiction) et les événements historiques (qui nous paraissent les seuls réels). L'évhémerisme considère que les dieux et héros seraient en fait d'anciens personnages réels, qui eurent leur temporalité historique (théorie du mythographe grec Évhémère, siècle av. J.C.). Par ailleurs, la chronologie figurant sur la Chronique de Paros, une inscription du, fait se succéder dans une même continuité le règne de Cécrops, le premier roi légendaire d'Athènes, puisÀ toutes les époques, les mythes sont aussi un enjeu politique. Les orateurs attiques s'y réfèrent et les emploient comme des arguments dans leurs discours, en les choisissant ou en les adaptant selon les circonstances. Dans le "Panégyrique", Isocrate évoque le mythe de l'autochtonie des AthéniensDès l'époque archaïque, les philosophes s'écartent parfois beaucoup des récits les plus répandus, beaucoup parce qu'ils proposent leurs propres systèmes, eux-mêmes fortement imprégnés de religion : Pythagore est ainsi, au, le fondateur du pythagorisme. D'autres se montrent plus critiques et à la limite de l'impiété, tel Anaxagore poursuivi en justice à Athènes au pour avoir affirmé que le soleil était une pierre incandescente. Platon oppose parfois le "muthos" considéré comme récit mensonger et le discours rationnel (le "logos") qui doit guider le philosophe ; mais cette opposition est loin d'être systématique et ne se retrouve pas dans tous ses dialogues. Platon lui-même, dont la pensée s'inscrit par ailleurs dans la continuité de la religionLes Grecs connaissaient plusieurs cosmogonies, c'est-à-dire des récits relatant la naissance et la mise en ordre progressive du "cosmos", le monde organisé. Celle que nous connaissons le mieux, car elle nous est parvenue en entier, est celle que compose Hésiode dans la "Théogonie" et selon laquelle existe (ou apparaît) d'abord Chaos, puis Éros et Gaïa (Terre), laquelle engendre Ouranos (Ciel), Pontos (Flot marin) et d'autres divinités, tandis que Chaos en engendre d'autres, les différentes lignées donnant peu à peu naissance, au fil des générations, à toutes les divinités incarnant les aspects fondamentaux de la nature (Hélios, Séléné), aux divinités souveraines (Cronos puis Zeus), mais aussi à des êtres monstrueux qui sont ensuite éliminés ou enfermés par les dieux ou les héros (la plupart des enfants de Nyx, mais aussi TyphéeUne anthropogonie (de "anthrôpos", « homme », et "gonos", « création ») est un récit de l'apparition de l'humanité. Tout comme les Grecs possédaient plusieurs cosmogonies, ils connaissaient plusieurs anthropogonies. Les poèmes mythologiques les mieux conservés restent relativement vagues sur ce sujet. Dans les épopées d'Homère, aucune indication n'est donnée sur les origines de l'humanité, et les dieux ne se sentent pas responsables de l'existence des mortels : ils se contentent de répondre aux manifestations de leur piété, tandis que Zeus exerce les fonctions de juge des mortels et de médiateur entre dieux et mortels. Hésiode, dans la "Théogonie", n'explique pas la création des hommes : ils apparaissent dans son poème au moment du partage de Mékôné et de la ruse de Prométhée, récit qui explique surtout les modalités du sacrifice, l'une des pratiques cultuelles fondamentales de la religion grecque. Dans "Les Travaux et les Jours", Hésiode relate le mythe des races, décrivant plusieurs humanités (plusieurs "genos") composées chacune d'un métal différent, la première, la race d'or, remontant au règne de Cronos ; mais son récit a moins pour objet la création de ces humanités que leurs vertus et la dégradation progressive de leurs conditions de vie, ce qui apparente plutôt ce récit aux origines du mythe de l'âge d'or. Il existait par ailleurs une tradition sur l'origine de l'humanité nommée mythe de l'autochtonie, selon lequel les premiersLes divinités et héros de la mythologie grecque évoluent dans le monde réel tel que se le représentaient les Grecs, mais aussi dans plusieurs lieux situés hors du monde ou aux limites du monde, qu'il s'agisse des résidences des divinités ou bien de l'au-delà.Les divinités grecques les plus importantes résident sur l'Olympe. Cette représentation de l'Olympe comme demeure des divinités olympiennes est déjà très présente dans les principales œuvres poétiques de l'époque archaïque : l’"Iliade" et l’"Odyssée", puis les poèmes d'Hésiode et les "Hymnes homériques", œuvres qui influencent durablement la représentation des dieux grecs. L'Olympe où résident les dieuxDès l'époque archaïque, la littérature grecque ancienne aborde la question de l'au-delà et distingue plusieurs lieux susceptibles d'accueillir les âmes des défunts après la mort. Les Enfers sont le principal au-delà en Grèce ancienne. Chez Homère, ils sont nommés l', du nom du dieu Hadès, qui y réside et y règne sur les morts en compagnie de son épouse Perséphone. L’"Odyssée" situe l'Hadès aux confins du monde, au-delà du fleuve Okéanos, près du pays des Cimmériens (nom d'un peuple réel). Ulysse, au chant XI, ne s'aventure qu'au seuil de l'Hadès et se contente de dialoguer avec les ombres qu'il fait venir en leur offrant un sacrifice. Dès Homère, les morts sont imaginés comme des ombres immatérielles et sans force qui errent dans l'Hadès pour l'éternité. Plusieurs passages de l’"Iliade" mentionnent l'existence d'un fleuve, le Styx, que l'âme du mort doit franchir avant de se mêler aux autres ombres, mais l’"Odyssée" et Hésiode ne parlent pas de cette condition. Plusieurs personnages assurent le rôle de passeur entre le monde des vivants et celui des morts. Au chant XXIV de l’"Odyssée", c'est le dieu Hermès qui conduit aux Enfers les âmes des prétendants de Pénélope. L'autre passeur des morts le plus fréquent est le nocher Charon. Charon n'est pas mentionné dans la littérature archaïque et apparaît pour la première fois sur une peinture de l'Hadès par Polygnote au connue seulement par une description qu'en donne Pausanias. À partir de cette époque, il est représenté sous les traits d'un vieillardLa caractéristique la plus visible des dieux tels que les Grecs se les représentaient est l'anthropomorphisme : l'apparence physique des dieux, leurs actions et leurs sentiments paraissent très proches de ceux des mortels. Hérodote emploie au sujet des dieux l'adjectif paradoxal "anthropophues", « de nature humaine ». Cependant, cet anthropomorphisme et cette proximité entre les dieux et les hommes n'est qu'apparente : comme le montre Françoise Frontisi-Ducroux dans un article du recueil "Corps des dieux", la religion grecque ne cesse de mettre en évidence l'écart qui sépare les dieux et les humains. Le corps des dieux est lui-même surhumain : lorsqu'ils sont évoqués dansTout comme il existait plusieurs théogonies relatant leur naissance, il existait plusieurs généalogies des divinités grecques. Les manuels consacrés à la religion grecque antique et à la mythologie grecque ont fréquemment recours à la version présentée par la "Théogonie" d'Hésiode, la plus complète à nous être parvenue. Dans sa "Théogonie", Hésiode décrit la naissance des dieux au fil de générations successives, dont il développe tour à tour les différentes branches en y intercalant des épisodes narratifs qui anticipent parfois sur la suite de son développement. Les tout premiers êtres qui forment l'univers ne sont pas issus d'une reproduction sexuée : Chaos, Éros et Gaïa (la Terre) apparaissent spontanément, et Gaïa engendre seule Ouranos (le Ciel). Gaïa et Ouranos s'unissent pour former le premier couple divin, et ils donnent naissance à douze Titans, six fils et six filles. Parmi ces titans,La conception de l'histoire du monde des Grecs anciens plaçait, entre l'apparition de l'humanité et l'époque présente, un âge héroïque où avaient vécu des hommes mortels, mais plus grands, plus forts et, de façon générale, dotés de qualités supérieures à celles des hommes du présent : c'étaient les héros, issus directement ou indirectement d'unions entre des divinités et des humains. L'âge héroïque était considéré comme ayant réellement existé ; il ne s'étendait pas sur une très longue période, seulement quelques générations, et n'était pas pensé comme très éloigné dans le passé, puisque les héros étaient considérés comme les fondateurs des dynasties royales de nombreuses cités grecques. Les héros sont conçus de différentes manières selon que l'on considère la façon dont ils étaient honorés dans le culte ou bien les différentes évocations littéraires dont ils font l'objet.Les héros font l'objet d'un culte héroïque : comme le culte des morts, ce culte se développe autour du tombeau du héros, mais, contrairement à un mort ordinaire, un héros est, de fait, honoré comme une puissance divine à part entière, qui peut rendre des oracles ou accorder protectionDans la poésie archaïque, Hésiode, dans "Les Travaux et les Jours", élabore un mythe des races où il intercale les héros comme une race à part entière de demi-dieux venue après les trois premières races métalliques (d'or, d'argent et de bronze) et avant l'humanité de l'époque présente, qu'il qualifie de race du fer ; il caractérise les héros par leur bravoure et leur justesse, et évoque leurs exploits pendant la guerre des sept chefs contre Thèbes et pendant la guerre de Troie. Le mythe hésiodique a fait l'objet de nombreuses études mythologiques. Dans les épopées homériques, l’"Iliade" et l’"Odyssée", les hérosLes récits se rapportant aux héros trouvent souvent leur cohérence dans leur lien avec une cité, dont ils relatent la fondation et l'histoire de la dynastie royale. Les héros se répartissent ainsi en grandes familles, souvent nommées d'après le héros qui est à leur origine (Labdacos et les Labdacides, Pélops et les Pélopides, Cécrops et les Cécropides, etc.). Le destin de ces grandes lignées est plus ou moins étroitement lié à celui d'une ou plusieurs cités. L'histoire de Thèbes a fait l'objet de plusieurs ensembles de récits sur lesquels nous sommes bien renseignés. Thèbes est fondée par un Phénicien, Cadmos ; une autre légende associée à sa fondation ou à sa refondation est celle des jumeaux Amphion et Zéthos, qui en élèvent les remparts. L'histoire de Thèbes est surtout indissociable de celle de Labdacos et des Labdacides, dont font partie Laïos et JocastePlusieurs ensembles de récits mettent en scène des héros d'origines diverses prenant part à une entreprise collective. Ainsi, la chasse au sanglier de Calydon rassemble plusieurs héros autour de Méléagre pour traquer et abattre leUn vaste ensemble de récits et de personnages se rattachent à la guerre de Troie. L'enlèvement d'Hélène, femme de Ménélas, roi de Sparte, par le Troyen Pâris, débouche sur l'organisation d'une grande expédition militaire menée par le frère de Ménélas, Agamemnon, rassemblant des rois venus de toute la Grèce, qui assiègent Troie pendant dix ans. Les premières œuvres littéraires connues de la littérature grecque ancienne, l’"Iliade" et l’"Odyssée", deux épopées que les Anciens attribuaient à Homère, se rapportent à ce mythe : l’"Iliade" relate la querelle entre Agamemnon et le héros Achille pendant la dixième année de la guerre, tandis que l’"Odyssée" détaille le long et périlleux retour chez lui d'Ulysse après la fin de la guerre, dont elle raconte "a posteriori" plusieurs épisodes. En plus des épopées d'Homère, plusieurs autres ont été composées par d'autres auteurs à l'époque archaïque. Regroupées sous le nom de Cycle troyen, elles racontaient l'ensemble de la guerre, de ses origines à ses conséquences lointaines ; aujourd'hui perdues à l'exception de quelques fragments, elles nous sont surtout connues par des résumés ou des réécritures plus récentes.Il est notable que les Anciens mêlaient les événements de leur mythologie à ceux de leur histoire. Ainsi, l’"Iliade" et l’"Odyssée" étaient considérées comme historiques. Le Grec Évhémère semble avoir été le premier à émettre l'hypothèse que les récits mythologiques sont des déformations de faits historiques réels. Les très nombreuses recherches archéologiques des ont voulu conforter et affiner cette approche. L'ouvrage de Robert Graves, "Les Mythes grecs", récapitule les éléments en faveur de cette hypothèse. La question de la continuité entre le temps des dieux et le temps desSi les Grecs eux-mêmes ont très tôt entamé une réflexion sur leurs récits mythologiques, ce n'est que dans la seconde moitié du, avec le développement des sciences humaines, que la mythologie se constitue en une discipline à ambition scientifique, une « science des mythes » : c'est ce que Marcel Detienne nomme, dans son livre éponyme, « l'invention de la mythologie ». L'émergence de l'anthropologie, parallèlement à la découverte par les ethnologues de nombreux peuples possédant eux aussi des mythologies complexes, amène les chercheurs à s'interroger sur l'histoire des religions et à publier les premières études de mythologie comparée. À une époque où les Grecs anciens sont considérés comme supérieurs aux peuplades tenues pour primitives, la science des mythes se trouve confrontée à une sorte de scandale de la pensée, qu'énonce par exemple Friedrich Max Müller : Il s'agissait donc d'expliquer les éléments qui, dans les mythes grecs, paraissaient absurdes et immoraux, en contradiction avec l'image qu'avait alors la Grèce antique, celle du peuple détenteur de la Raison par excellence. Plusieurs écoles d'interprétation des mythes se développent alors. Friedrich Max Müller explique l'apparition des mythes par un modèle linguistique selonPlusieurs nouveaux courants d'interprétation de la mythologie grecque se développent au cours du. Au cours de ses premières décennies, les historiens de la religion grecque prêtent une attention nouvelle aux rites et aux liens qu'ils entretiennent avec les récits mythiques. Les chercheurs britanniques regroupés sous le nom d'école de Cambridge développent plusieurs théories divergentes à ce sujet. Selon Jane Harrison, le rite précède le mythe et permet d'expliquer les étrangetés présentes dans les récits mythologiques ; Jane Harrison publie plusieurs études portant sur les rites d'initiation et les rites de passage, qui font l'objet en France, durant la même période, d'études comme celles d'Arnold van Gennep. James George Frazer, dans "Le Rameau d'or" ("The Golden Bough"), considère au contraire que le mythe précède le rite et que ce dernier permet de réactiver les puissances vitales évoquées par le mythe. Par la suite, Jane Harrison elle-même et les auteurs qui poursuivent les recherches dans ce domaine, comme Bronisław Malinowski, Edmund Leach, Walter Burkert et plus tard Georges Dumézil, mettentPlusieurs types de sources antiques sont intéressants pour l'étude de la mythologie grecque. Les sources iconographiques, fournies par les innombrables représentations figurées qui ornent lesDepuis l'Antiquité, la mythologie grecque n'a pas cessé d'exercer une influence considérable sur les arts et les lettres, mais aussi plus généralement la culture de nombreuses régions du monde.En Europe de l'Ouest, la mythologie grecque est connue au Moyen Âge de manière souvent indirecte, par l'intermédiaire deL'étude du grec ancien se répand à nouveau en Europe de l'Ouest à la faveur de la Renaissance, occasionnant des traductions nouvelles qui popularisentLa mythologie grecque occupe une place importante dans dépeinte par la fiction sur différents supports. Longtemps associée à une culture académique, la mythologie grecque inspire également la culture populaire, mais sous des formes différentes. À partir de la fin du, la mythologie grecque est présente au cinéma dès ses débuts, à travers le genre du péplum. La mythologie fournit les sujets de la majorité des péplums situés
La mythologie grecque, c'est-à-dire l'ensemble organisé des mythes provenant de la Grèce antique, se développe au cours d'une très longue période allant de la civilisation mycénienne jusqu'à la domination romaine. La rencontre entre les Grecs et les Romains coïncide avec celle de la mythologie grecque et de la mythologie romaine : la première exerce une forte influence sur la seconde, qui ne s'y réduit pas pour autant. Longtemps après la disparition des religions grecque et romaine, la mythologie grecque est utilisée comme sujet d'inspiration par les artistes, et continue à l'être de nos jours.
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On voit dans les "Dix livres de l'architecture" de Vitruve que l'architecture comprend l'édification de toutes les sortes de bâtiments civils ou religieux, les ponts, les aqueducs, les ports, ainsi que les villes. Le terme architecture (en latin ""), est issu du grec de (« commander») et (« "ouvrier, charpentier" ») ; l'architecture désigne donc la notion de commander aux ouvriers; et l'architecte, celui qui les commande (avec ou sans dessins établis). Dès le Moyen-Age, différentiés des dessins d'architecture, les dessins de construction sont qualifiés de technique. À partir du, les architectes spécialisés dans la conception des bâtiments, des fortifications et des machines pour la guerre ont pris le nom d'ingénieurs. Au, certains architectes occidentaux, par exemple Eugène Viollet-le-Duc, s'attachent fortement à l'aspect constructif. Ils se concentrent en particulier sur les charpentes métalliques et participent au développement de la mécanique statique. Le terme "architecture" peut alors avoir une étymologie sémantique basée sur le grec Techné, la force, la structure, la charpente. À partir du, en Occident, dont les conceptions de production d'objet sont alors devenues globalement techniques et productives, il est possible de définir l'architecture comme l'art de diriger la construction, de concevoir les structures, de donner finalement une apparence avec des matériaux. L’« art de bâtir » s'ajoute à la simple construction des édifices. Dans certaines autres parties du monde, on peut formuler que cet « art de bâtir » comporte toujours une ritualisation, qui a existé dans le passé en Occident, distinguant l'architecture de la construction simple.L'architecture s'occupe des bâtiments, des espaces publics, des villes et villages, des paysages, mais aussi d'ouvrages d'art, de navires (architecture navale). Étant donné l'ampleur de ses applications et la volonté d'expression mise sur la construction d'édifices, l'architecture dans toute son histoire est une activité plus proche des arts et métiers qu'une activité scientifique rigoureuse qu'elle est plus ou moins devenue. L'architecture fait d'abord appel à des savoirs organisés en un ensemble qui lui est particulier par son application à la construction tels que la composition, la géométrie, la morphologie, l'ornementation, l'harmonie (à base religieuse ou non), en même temps que le métré, la statique et le droit de manière habituelle pour la construction d'édifices. L'architecture va puiser d'abord dans les savoir-faire des différents beaux-arts et des différents métiers du bâtiment. Mais l'architecture va aussi puiser dans les ressources de différentes disciplines scientifiques : la géologie, la résistance des matériaux ainsi que dans les différentes sciences humaines comme l'anthropologie, la sociologie, la psychologie (ergonomie), l'écologie ou la géographie. L'architecture se formalise aussi en puisant dans l'Histoire. L'architecture se différencie de la construction en ce que l'architecture apporte une dimension particulière de réflexion et de planification de la part du concepteur, lorsqu'il envisage l'ensemble du cycle de vie d'une construction. Cette réflexion est à la fois esthétique, sociale, environnementale et philosophique. L'architecture naît de besoins fonctionnels tels que habiter, traverser un fleuve, travailler, se soigner, faire du sport, se divertir. Des réponses formelles spécifiques sont apportés à ces besoins concernant l’organisation, la structure, la technique de construction, tout en répondant à des objectifs notamment esthétiques et sociaux. L'architecture naît de besoins de représentation des idéaux et de la mémorisation des faits passés. La corrélation entre la variété des besoins, la variété des réponses possibles, et la variété des sensibilités esthétiques donne une infinité d’architectures différentes et de nombreuses interprétations par des architectes. On peut néanmoins les regrouper par périodes, par courants de styles (formels ou bien éthériques), par type de structure, par type de technique, par fonctions ("voir «" "Le Patrimoine architectural" "» ci-après"). On utilise l'architecture aussi bien pour la création que pour la restauration ou la transformation (rénovation) des édifices. Il s'agit parfois simplement d'une action d'ornementation du bâti, sans autre opération. Et pour des constructions anciennes, il peut s'agir de réornementation avec retour à l'aspect initial ou à l'inverse d'ajout de différences qui les modernise. Dans certains cas cela concerne la mise en ensemble des édifices, par exemple la constitution de "cité". Depuis l'Antiquité, l'objet sur lequel se pose l'acte architectural est quelquefois la ville même prise dans son entier, l'agglomération de constructions, lorsque par exemple il s'agit d'une "ville nouvelle" aussi bien antique que contemporaine. L'histoire de l'urbanisme est totalement liée à l'histoire de l'architecture, histoires existant déjà avant la fondation de l'Égypte au IV millénaire avant l'âge des métaux. La caractérisation formelle des édifices fait partie des contraintes d'urbanisme, dont le domaine d'application est la ville et les territoires associés et pour ces domaines les données sociales et politiques ont une importance certaine.L'architecture est nécessaire pour produire des marques dans la mémoire des peuples organisés sédentaires dans la quasi-totalité des sociétés existantes. La prise de position solennelle concernant les lieux remarquables est faite par ce moyen. L'architecture traduit pour les lieux de rassemblement leur nature et leur fonction sociale pour le public. Il s’agit par l'architecture dans un ordre de priorité qui dépend de l'époque considérée : Des choses matérielles et immatérielles sont mises en accord convenable par la disposition des éléments. L'Harmonie correspond à la civilisation et l'époque considérée. L'architecture produit des codes à lire dans l'espace aménagé. Ces codes des formes et des matières traduisent le cosmos tel qu'il est appréhendé. Par exemple l'« architecture de ruine » apparue au est une construction neuve réinscrivant temps et culture. Dans l’aire occidentale moderne, l'architecture intervient à de nombreuses échelles depuis la "conception" et la réalisation d'éléments constituant les membres de corps de bâtiments, jusqu'à celle de villes entières conçues comme un tout. L'architecture est ressentie comme un moyen de traduire l'espace entourant le corps humain par la philosophie associée à la psychologie de la sphère intime, de la sphère privée, de la sphère publique qui se définissent selon la société. Cette modélisation des espaces contient en facteurs les importances différentes données par l'individu à la conscience de soi et à la conscience de l'extérieur. L'espace contenant est détaillé graduellement en pièces, en locaux pour l'abri de l'individu, de la famille ; puis en espace public commun ; et enfin en espace « naturel ». L'activité de l'architecte selon sa motivation personnelle est censée produire de l'architecture lors de la commande de structure collective (État...) ou d'individu. À partir des formes de constructions funéraires ancestrales, l'activité s'est centrée sur celle des formes habitées. Elles sont devenues « classiques » depuis le Moyen Âge : il s'agit de maisons d'habitat, écoles, hôpitaux, en plus des tribunaux, lieux de culte (églises temples...), ateliers, « mairies »... Se sont ajoutés depuis le Néolithique au fur et à mesure du temps au patrimoine des éléments venant de la modernisation de l'activité humaine et de l'organisation de la société où le côté pratique se mêle au côté rituel devenu aspect culturel. Il s'agit des éléments respectant les besoins militaires avec rassemblement (places, forts et châteaux), de besoins structurels de réseaux de transport (ponts, ports, gares ferroviaires, aéroports) et de commerce (boutiques antiques, halles, hypermarchés), besoins d'espace de rassemblement et de loisir (théâtres, stades, gymnases, piscines, patinoires, résidences balnéaires et de montagne) et parfois de besoins exprimés pour la production pré-industrielle et industrielle (manufactures usines construites selon certains modes de gestion des ressources humaines, mode de gestion de l'image publicitaire). Après la Renaissance, le projet architectural à l'occidentale aboutissant à l'Architecture exprimée sur l'édifice d'habitat ou autre prend une formulation technique de la procédure de conception définissant la présence d'Architecture. Ce qui est voulu est d'établir-procurer des sensations chez l'observateur. Dans l'histoire de la construction en occident, la construction "sans" formulation architecturale est passée de la majeure partie des bâtiments à son inverse : une formulation architecturale de la majeure partie de la construction d'édifice. La formulation architecturale de l'édifice pour l'aspect et l'organisation des volumes a été associée avec la formulation de l'aspect et l'organisation des terrasses pentes et circulations de la parcelle de terrain qui reçoit l'édifice.L’architecture désigne le "corpus" de tous les édifices construits, c'est-à-dire leur classification et leur étude, qu'ils aient été conçus par des constructeurs affichant une intention esthétique ou non. Le terme « architecture » suivi d'un qualificatif permet aussi de spécifier un ensemble générique du patrimoine bâti. Cette classification permet une identification de l'objet bâti. La possibilité est que l'édifice comporte une volonté d'acte architectural. Mais aussi il peut y avoir une absence de déclaration qu'il s'agit d'acte architectural, et que c'est de l'architecture par le fait (voir architecture vernaculaire). Le terme « architecture » permet ainsi de spécifier, pour l'objet créé par l'acte de bâtir, l’ensemble des caractéristiques telles que la forme et la symbolique ou les propriétés d’usage. Pour cette classification, on ajoute en général un qualificatif distinctif de la mise en ensemble par style, par usage, par époque, par matière (exemples : architecture militaire, architecture chrétienne, architecture romane, architecture bois). Mais on utilise aussi techniquement des noms qui sont plus spécialisés et moins parlants : exemples « Bauhaus », « Roccoco », « École de Chicago ». Ces noms n'ont par ailleurs pas un sens universel : ainsi si l'époque baroque correspond à l'architecture baroque dans l'Europe partie Est, elle ne correspond pas à l'architecture baroque en France mais à l'architecture classique (les guerres de religion n'ayant en France pas permis un développement de l'architecture autre que celle des grands personnages du pouvoir établis en conflit religieux). Les méthodes originelles utilisées pour bâtir les édifices ainsi catégorisés "a posteriori" ne posent pas fondamentalement la différence entre les multiples "styles".Il existe des maisons et des villages en bois dont les restes n'ont subsisté qu'en milieux aqueux, lac, mer ou rivière. Les plus anciens connus sont postérieurs au Paléolithique. Un site de la fin du Néolithique a été bien étudié à Charavines sur le bord du lac de Paladru en Isère. La construction existe depuis l'âge de la pierre, elle est le support de l'architecture. Cet art est un des rares regroupements d'autres arts, dont les arts qui lui sont antérieurs, la chasse, la guerre, la peinture, qui la servent pour établir sa symbolique où le feu a une place notable. Le monolithisme de la structure initiale qu'est la grotte devient symbolique. Les tout premiers édifices porteurs d'architecture sont outre les grottes aménagées, les tumulus. Ce qui concerne à la fois les populations nomades et les populations sédentarisées. Et partie de la construction de ces tombes, une partie de l'architecture religieuse s'établit en utilisant l’élévation vers le ciel pour la construction, une autre partie s'établit en creusant la terre. La différenciation des constructions nécessaires à l'organisation sociale des sédentaires fait naître l'architecture par les édifices spécialisés restant dépendants du climat local et des ressources disponibles. Les arts de la peinture et de la sculpture qui sont antérieurs à l'art de construire-architecture lui sont intégrés. L'aspect conventionnel apparaît localement avec le temps et s'ébauche dès lors des « "styles architecturaux" ».Dans plusieurs civilisations antiques, comme l'Égypte ou la Mésopotamie, l'architecture et l'urbanisme reflètent constamment le divin et le surnaturel. De plus, elles ont recours à la monumentalité dans l'architecture pour symboliser le pouvoir politique des dirigeants, de l'élite, ou de l'État lui-même. L'architecture et l'urbanisme des civilisations telles que la Grèce antique et la Rome antique évoluèrent à partir d'idéaux civiques plutôt que religieux ou empiriques, et de nouveaux types de constructions émergèrent. Des textes, les « "traités d'architecture" », ont été écrits depuis l'Antiquité. Ces textes contiennent à la fois des conseils généraux, et des prescriptions et des canons formels. Certains des plus importants exemples de l'architecture canonique sont religieux.Après la disparition de l'Empire romain, puis le schisme entre l'église byzantine et l'église romaine au, l'aristocratie et le clergé chrétien prennent des initiatives architecturales et artistiques. L'invention d'une nouvelle symbolique viendra ultérieurement, entre le et le. Entamant l'époque moderne au, l'« architecture classique » marque déjà la prééminence de la symbolique architecturale non sacrée sur la symbolique architecturale sacrée. Dès le la période moderne aboutit en occident à la fin de la définition de l'architecture comme espace défini par des rituels, mais comme espace défini par la population aristocratique et bourgeoise avec art et contenant de l'art avec re-codification des éléments de l'histoire antique qui sont réutilisés. L'architecture reste un moyen d'affirmer l'identité de la population par « nation ». L'évolution de la technique de construction se conjugue avec la création de nouveaux objets architecturaux « modernes » porteurs des nouveaux styles architecturaux au.Dans l'époque contemporaine, l'architecture reste un moyen d'afficher la splendeur, entre autres par le gigantisme dans la hauteur des édifices verticaux ou le gigantisme dans la portée horizontale. Mais elle devient aussi un élément du domaine économique pour des raisons politiques. Les progrès techniques des et ont largement étendu les possibilités de réalisation qui doivent suivre les besoins démographiques et les normes d'hygiène nouvelles. La construction en métal et la construction en béton font leur apparition avec leur esthétique dite « moderne ». La modélisation de l'usage est faite. Les architectes adopteront intégralement les technologies nouvelles et la « standardisation ». L'architecture est depuis le milieu du une composante de la « promotion immobilière ».Un traité d'architecture est un ouvrage théorique présentant les règles de l'architecture savante. Les traités d'architecture sont le vecteur de transmission de l'architecture européenne se référant à l'Antiquité gréco-latine (du au ). Un dictionnaire d'architecture est un ouvrage pratique présentant les définitions des termes utilisés pour désigner des éléments d'architecture. Ils peuvent prendre une forme de récapitulatif historique.Les concepteurs, réalisateurs d'architectures sont communément appelés architectes, qu'ils soient professionnels ou pas, néanmoins le titre « architecte » est généralement attribué à des professionnels diplômés d'une école d'architecture. Ils sont quelquefois regroupés en corporations appelées ordre des architectes. Le nom du diplôme et des spécialités sont généralement accolés à ce titre. Toutefois selon l'objet, l'architecture est aussi le domaine des architectes paysagistes, des architectes d'intérieur, des urbanistes, des ingénieurs civils, voire de plasticiens, de designers et d'artistes divers.L’architecture est exercée, dans le respect des procédures administratives du lieu d'édification, par des architectes dont le titre professionnel est protégé juridiquement, ou des spécialistes assimilés à des architectes. Par distinction scientifique d’avec la construction qui serait le fait d’assembler différents éléments en utilisant les matériaux et les techniques appropriées, la pratique de l’architecture se caractérise par une intentionnalité établie dans le « projet ». ("Voir « définition » ci-dessus"). Le projet se définit ainsi en des plans, des représentations symboliques diverses qui lui font intégrer temps de construction et d’usage. Aussi, cet effort conscient et préalable propre à la conception architecturale a-t-il pour objectif de concilier l’utilité, la beauté et la solidité de formes, d’espaces et de structures (habitées ou non). Par ailleurs, la visée fonctionnelle inhérente à l’architecture, l'aspect pratique à l'usage dont découle l'aspect économique la distingue dans l'histoire également des autres arts dits décoratifs que sont le dessin, la gravure, la peinture et la sculpture qui y ont été originellement intégrés. Bien que de racines historiques antiques, la conception des villes en tant que discipline spécifique est désignée dans l'aire de la pensée occidentale depuis le milieu du par le terme d’« urbanisme ». Le terme'(littéralement « urbanisation » dont l’acception française correspond au concept « urbanisme ») a été employé pour la première fois par l’ingénieur barcelonais Ildefons Cerdà dans sa'(1867), un ouvrage considéré comme précurseur de la discipline. L'activité de l'architecte est mesurée par référence à l'édifice simple et complet. Et l'architecte a une action qui recouvre aussi bien l’élément de mobilier que la ville entière. L'urbaniste non-architecte ne peut avoir sur les édifices une action autre qu'organisatrice de l'ensemble. La maison, l'immeuble est le niveau « normal » d'objet traité, ce sont les unités de référence d'activité d'édification pour le droit en usage. Les établissements, résidence, cité, monument, ville correspondent à l'échelle d'activité au-dessus de la « moyenne ». Les mobiliers, édicules qui sont des objets à l'échelle d'en dessous de l'édifice sont la plupart du temps intégrés à l'activité normale, cependant ils composent l'activité spécifique de l'architecte d'intérieur qui ne peut avoir une action de conception au-delà de l'intérieur sur les édifices.L’architecture portant sur les ouvrages militaires, les fortifications, les engins de siège a été à l’origine de la profession d’in"génie"ur à partir du. La technique du "génie" militaire comporte un ordonnancement: un arrangement des tâches aboutissant à la mise en forme de l'ouvrage. Parmi les acceptions de l’"architecte", celle qui correspond davantage à la notion actuelle d’"ingénieur" lui a ainsi longtemps été confondue. Vitruve, auteur d’un traité célèbre, était lui-même constructeur de machines de guerre et architecte. Un autre exemple d’ingénieur militaire bâtisseur est le maréchal de Vauban manifestant également ses préoccupations d’ordre esthétique. Vauban, commissaire général des fortifications de Louis XIV, illustra ses talents de bâtisseur avec le souci d’un langage formel pourvu de réelles qualités esthétiques. Il a dirigé l’aménagement de plus de 160 forts ou places fortes et en a construit 9 "ex nihilo", faisant appel à certains éléments tels que les échauguettes, non pas tant pour leur utilité défensive (devenue obsolète), que pour leur intérêt esthétique. Il a en outre réalisé des travaux d’aménagement du territoire, notamment le perfectionnement du canal du Midi. Actuellement, l'édification de bâtiment esthétique faisant appel au savoir scientifique élaboré a recours à l'ingénieur architecte.Sur les bases de la technique du jardinage établie à la Renaissance par les jardiniers est apparu le métier de concepteur paysagiste qui s'apparente aux métiers d'architecte et de dessinateur-projeteur dans le BTP. Avec l'invention du "bosquet", le jardinier devient un concepteur. Dans les parcs créés, la verdure est aménagée de chemins et allées (viabilisée) et domestiquée pour son arrosage. Elle donne une esthétique d'encadrement de l'espace de vie bâti ou non. Elle utilise principalement la perspective puis fait usage terrasses et sauts-de-loup vers la bâtisse, fait usage des haies, des broderies de buis, d'étangs et de cascades et ensuite des fabriques. Dans la période moderne de la ville du, les parcs et jardins sont établis par les paysagistes comme des lieux réintroduisant la nature dans les lieux de vie devenus très denses en édifices. À partir du, les parcs et jardins sont conçus par des paysagistes en relation avec les urbanistes pour les villes où sont créés les « espaces verts » ou en relation avec les architectes pour les immeubles à jardin. Au, les paysagistes composent les murs végétalisés dans des espaces sans emprise au sol.L'architecture est conditionnée par l'autorisation des instances locales et le respect des directives. Particulièrement, l'architecture religieuse est conditionnée par les lois internes des pays. Et concernant l'architecture militaire, elle est conditionnée par les lois externes imposées par les vainqueurs(-colonisateurs). Pour l'exercice de l'architecture, il y a un code déontologique. (pour plus de détails, voir l'article « Architecte »). Par ailleurs, les œuvres architecturales sont protégées par le droit d'auteur, ce qui signifie qu'en Europe toute copie ou reproduction même partielle peut être interdite jusqu'à 70 ans après la mort de l'auteur selon les pays concernés ; d'autres durées peuvent s'appliquer dans d'autres pays. Par ailleurs dans un certain nombre de pays ne garantissant pas la liberté de panorama, il est également proscrit de photographier une œuvre architecturale protégée par le droit d'auteur. En France un projet de loi sur "", prévu pour mars puis reporté à septembre 2015 devrait clarifier le droit des espaces protégés avec, selon le gouvernement un souci d'efficacité et d'intelligibilité mais sans renoncer au niveau de protection, en suivant plusieurs recommandations du rapport Bloche « Pour une création architecturale désirée et libérée » publié en juillet 2015 et rassemblant 36 propositions réunies par Patrick Bloche.L’un des plus prestigieux prix internationaux d’architecture est le prix Pritzker, décerné annuellement depuis 1979 par une fondation privée. Autres prix :D’un point de vue historique, les écoles d’architecture les plus célèbres ont été :Généralités : Divers :
L'architecture est l'art majeur de concevoir des espaces et de bâtir des édifices, en respectant des règles de construction empiriques ou scientifiques, ainsi que des concepts esthétiques, classiques ou nouveaux, de forme et d'agencement d'espace, en y incluant les aspects sociaux et environnementaux liés à la fonction de l'édifice et à son intégration dans son environnement, quelle que soit cette fonction : habitable, sépulcrale, rituelle, institutionnelle, religieuse, défensive, artisanale, commerciale, scientifique, signalétique, muséale, industrielle, monumentale, décorative, paysagère, voire purement artistique.
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De nombreuses publications donnent une liste des pays du monde, mais elles n'utilisent pas toutes les mêmes critères pour inclure ou non un pays. Un critère courant mais flou est la reconnaissance du pays par la communauté internationale, notamment sa reconnaissance par l'Organisation des Nations unies qui compte 193 États membres et reconnaît quatre États non membres (dont deux avec le statut d’observateurs permanents). Ces quatre États non membres sont le Vatican (observateur permanent depuis 1964), l'État de Palestine (observateur permanent depuis 2012), et les Îles Cook et Niue, deux territoires insulaires en libre association avec la Nouvelle-Zélande. Six pays sont reconnus par au moins un État membre de l'ONU sans être reconnus par l'ONU : le Kosovo, la République arabe sahraouie démocratique, la république de Chine (Taïwan), l'Abkhazie, l'Ossétie du Sud, la république turque de Chypre du Nord. En outre, la république moldave de Transnistrie et la république du Haut-Karabagh se reconnaissent mutuellement, et sont reconnues par l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie. La crise ukrainienne a donné lieu à l'apparition de deux entités non reconnues, la république populaire de Donetsk et la république populaire de Lougansk. Enfin, un territoire indépendant depuis 1990 n'est également reconnu par aucun pays, la république du Somaliland. Lorsque Taïwan est inclus dans une liste, c'est souvent accompagné d'un avertissement sur le caractère non officiel de la liste ou sur le fait que Taïwan n'est pas reconnu. En effet, le statut de Taïwan est particulier du fait que la république populaire de Chine exige la reconnaissance du principe d'une seule Chine de la part des pays qui veulent avoir des rapports diplomatiques avec elle.N'apparaissent ici que des États répondant aux critères de la convention de Montevideo de 1933 sur les droits et les devoirs des États.Ces territoires sont indépendants mais ils ne sont reconnus indépendants ni par l’ONU, ni par aucun État membre de l’ONU, ni par aucun État reconnu par un État membre de l’ONU : la souveraineté sur les territoires contrôlées n’est reconnue que par eux-mêmes la plupart du temps ou par d’autres territoires dans la même configuration. Ils échappent largement au contrôle du pays qui exerce officiellement sa souveraineté et disposent d'une autonomie de fait avec leurs propres institutions et symboles.La plupart des pays ont deux noms : un nom de « forme courte » et un de « forme longue ». La forme courte est le nom usuel, par exemple « Belgique ». Elle est utilisée dans la vie courante, l'enseignement et la cartographie. La forme longue donne généralement une indication sur la forme de gouvernement de l'État, par exemple « le royaume de Belgique ». Elle est utilisée dans les actes officiels des États : constitution, législation, traités, procès-verbaux, actes notariés etc. Elle est également utilisée dans les publications et discours formels. Il se peut que la forme longue repose uniquement sur des fondements historiques. C'est le cas de la Suisse qui conserve le nom officiel de « Confédération suisse » bien qu'elle ait abandonné le statut de confédération en 1848 pour devenir un État fédéral. Il arrive également qu'un nom de forme longue soit davantage usité que la forme courte dans la langue courante. Cela a notamment été le cas de la République tchèque, dont le nom sous forme courte, Tchéquie, est resté longtemps peu usité. Quelques pays n'ont qu'une seule forme de nom, soit courte comme le Canada, soit longue comme la République dominicaine.Cette liste comprend les 197 États reconnus par l’Organisation des Nations unies : Pour les abréviations utilisées dans la liste suivante, consulter la section correspondante.Les dépendances et territoires à souveraineté spéciale sont des dépendances, possessions, territoires autonomes, collectivités et territoires d'outre-mer non souverains, y compris les Îles Cook et Niue reconnus comme États non-membres par l'ONU. Certaines de ces dépendances, comme Gibraltar et la Nouvelle-Calédonie, sont sur la liste officielle des territoires à décoloniser selon l'ONU. Cette liste est elle-même contestée.Cette section est fondée sur l'entrée "Entities" de la page "Notes and Definitions" du CIA World Factbook. Apparaissent ici les territoires sur lesquels la communauté internationale ne reconnaît la souveraineté d'aucun État indépendant (pour une liste de territoires contestés entre plusieurs pays, mais sur lesquels la souveraineté de l'un ou l'autre est généralement reconnue, voir la liste des territoires contestés ou occupés).En 1914, le nombre total d'États généralement reconnus comme indépendants s'élevait donc à 53, non compris les dominions (Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Terre-Neuve, Union sud-africaine), qui ne deviendront pleinement souverains qu'en 1931, et quelques pays au statut mal défini (Asir, Nejd, Yémen, Mongolie, Tibet) ou placés de fait sous protectorat britannique (Mascate et Oman, Afghanistan, Népal). Ces 53 États se répartissaient comme suit : À la fin de l'année 1932, le nombre d'États était passé à 76 (ou 77 si l'on inclut le Mandchoukouo, non reconnu par la majorité des États) : Entre 1920 et 1937, 63 États (y compris l'Inde britannique) avaient adhéré à la Société des Nations (SDN), qui fut officiellement dissoute en 1946 pour laisser la place à l'Organisation des Nations unies (ONU).À la fin de l'année 1945, le nombre d'États était retombé à 72, répartis comme suit : À la même date, le nombre d'États membres des Nations unies s'élevait à 51, y compris la Biélorussie, l'Ukraine, l'Inde et les Philippines qui n'avaient pourtant pas encore accédé juridiquement à l'indépendance. Par la suite, le nombre d'États indépendants n'a cessé d'augmenter, notamment sous l'effet de la décolonisation et de l'effondrement du bloc soviétique. Il est ainsi passé de 72 en 1945 à 197 en 2012 (date de la reconnaissance de l'État de Palestine comme « État non membre » de l'ONU) :Les dénominations de la liste principale des pays proviennent des documents suivants :
Cet article recense les pays du monde, quel que soit leur statut : reconnus par l'ONU, par un ou plusieurs autres pays, ou même auto-proclamés.
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Selon les tenants du positivisme juridique, le droit est un phénomène social. La société établit des règles destinées à régir son fonctionnement et à organiser les relations, économiques ou politiques, des personnes physiques qui la composent. Cela lui donne une importance considérable.Le droit se distingue des règles morales et de politesse par l'intervention possible d'une sanction positive prévue et attachée à la règle de droit. Le droit est également distinct de l'éthique car son objectif premier n'est pas de caractériser la valeur morale des actes (en bien ou en mal) mais de définir ce qui est permis ou défendu par la règle instituée dans une société donnée. L'étude du droit pose des questions récurrentes, quant à l'égalité, la justice, la sûreté. Selon Aristote, la règle de droit « est meilleure que celle de n'importe quel individu ». Anatole France écrit quant à lui, en 1894 : « La loi, dans un grand souci d'égalité, interdit aux riches comme aux pauvres de coucher sous les ponts, de mendier dans les rues et de voler du pain. » "(est-ce de l'ironie?)"Les sources de la règle juridique sont généralement classées en quatre ordres : Dans les pays de tradition civiliste et de droit écrit comme la France, les seules sources formelles sont la loi au sens large, comprenant la constitution, la loi au sens strict, les textes subordonnés (règlements), comme les décrets, les arrêtés, les circulaires et la coutume. La jurisprudence, les principes généraux du droit formulés notamment par la doctrine ne sont que partiellement reconnues comme des sources du droit. Aux sources du droit correspond une hiérarchie des normes qui établit la place des normes dans l'ordre juridique. Le droit européen a un rôle de plus en plus important. De nos jours, il est dans notre droit supérieur aux lois ; mais inférieur aux lois organiques qui sont contenues dans la constitution.D'autres sciences humaines s'intéressent au droit mais avec une approche "non strictement juridique". La géographie du droit étudie le droit dans ses rapports avec l'espace au sein duquel il évolue.Le droit est un phénomène social constant, qui se crée ou se recrée de façon naturelle dès que deux individus sont réunis. La création ou l'élaboration de règles, qui ne soient fondées ni sur des considérations morales, ni religieuses, est un phénomène qui se retrouve dans chaque société, considérée développée ou non. Chaque système juridique élabore des règles juridiques, des droits comme des responsabilités, de différentes manières. Mais dans chaque pays il existe une riche histoire juridique, avec des philosophies différentes, qui parfois s'affrontent.En première approche, le droit est un ensemble de règles destinées à organiser la vie en société. Le droit est alors vu sous l'angle de son objet : organiser la vie sociale. Elles sont donc formulées de manière générale et impersonnelle, sans concerner personne en particulier, mais en visant toutes les personnes qui forment le corps social. Cette vision du terme droit est qualifiée de droit objectif. On envisage la règle de droit en elle-même et pour elle-même. Le droit objectif est l'ensemble des règles juridiques obligatoires applicables dans un pays. Ces règles sont établies par le pouvoir régulièrement en place dans le pays et sont destinées au maintien de l'ordre et de la sécurité, et par suite à « préserver les intérêts subjectifs légitimes et de réprimer les intérêts subjectifs illégitimes (Huguette Jones, 2002-03) ». On parle alors plus volontiers "du Droit". Dans le droit français, comme dans beaucoup de droits romano-germaniques, on distingue le droit public et le droit privé. Cette distinction est moins présente au sein des systèmes juridiques anglo-saxons également nommés systèmes de "common law".Cependant, une vision subjective est aussi possible, rattachée à un sujet de droit, et non plus abstraite et impersonnelle : on parle de droit subjectif. Dans ce sens, le droit, s'il est envisagé de façon plus concrète, correspond aux prérogatives individuelles que les personnes ont vocation à puiser dans le corps de règles qui constitue le droit objectif. Cependant, l'existence de cette notion est critiquée, « au nom de la logique ». Michel Villey avait rejeté la conception subjective : le droit serait une discipline sociale qui se construit d'après des considérations générales, et non à partir de revendications individuelles que l'on mettrait bout à bout. De tels auteurs condamnent alors la primauté du subjectif sur le droit objectif, qu'ils jugent contraires au bien commun, sinon à l'intérêt général. Ils tentent d'affirmer en réalité la supériorité du groupe sur l'individu : les prérogatives individuelles ne sont que le produit de la règle de droit objectif, et ne résulteraient en aucun cas de la volonté individuelle. Ils sont qualifiés de « maximalistes » par la doctrine, car ils rejettent l'existence même du droit subjectif. Les droits subjectifs sont l'ensemble des prérogatives reconnues à l'individu par le "droit objectif". Ils sont opposables aux tiers. Ce sont par exemple, le droit de propriété, le droit de créance (le droit de possession), le droit à la vie... On parle alors plus volontiers "des droits". Un droit subjectif peut être absolu ou relatif :Un autre courant d'auteurs qui rejettent la notion de droit subjectif s'est formé et a été qualifié de « relativiste ». Pour ce courant, cette notion, si elle n'a pas d'intérêt juridique absolu, a un intérêt sociologique : l'individu ne voit dans la norme que l'intérêt qu'il en retire, il revendique des droits, et les règles de droit objectif sont parfois élaborées en fonction du besoin individuel. La notion de droit subjectif n'a qu'un caractère parcellaire. Cependant, aujourd'hui, pour un auteur comme Jean-Luc Aubert, « ces deux sens du mot droit ne s'opposent pas. Ils ne sont que deux façons distinctes d'envisager un même phénomène : le droit. Ils sont complémentaires. ». Ce n'est qu'une question de mise en œuvre du droit objectif. Le droit positif est l'ensemble des textes de loi d'une communauté, et de leur application par la justice, la jurisprudence. Il vise une approche scientifique où selon la hiérarchie des normes. Cette manière de voir le droit permet de faire abstraction de toutes questions religieuses, sociologiques, ethnologiques ou historiques. C'est le droit des juristes, enseigné dans les universités actuellement.Les branches du droit se décomposent en droit privé (ex. droit civil, commercial, social, des affaires), droit public (ex. droit constitutionnel, droit administratif) et droit mixte ou droit interface (ex. droit pénal, fiscal, économique). On distingue également le droit interne (ex. droit public interne) et droit international (ex. droit international privé). Elles se divisent en droit substantiel (ex. règles de fonds) et droit procédural ou processuel (ex. règles de procédure). On distingue également le droit naturel, droit immanent à la nature (ex. justice, équité) du droit positif, droit posé par l’homme, droit en vigueur (ex. législation et réglementation en vigueur dans un pays). Une autre distinction est faite entre droit objectif (ensemble de règles régissant les rapports sociaux) et droits subjectifs (prérogatives individuelles ou collectives).Magistrat, avocat, juriste d'entreprise, notaire, arpenteur-géomètre, géomètre-expert, assistant juridique, huissier, commissaire-priseur
Le droit est défini comme, ou de façon plus complète. Ces règles, appelées règles de droit, sont abstraites et obligatoires et indiquent ce qui « doit être fait ». Ces règles juridiques peuvent trouver leur source dans une source normative « supérieure », extérieure, transcendante, comme le droit naturel, ou découlent de normes intrinsèques. Dans ce second cas, les règles sont issues d'usages constatés et acceptés (droit coutumier) ou sont édictées et consacrées par un chargé de régir l'organisation et le déroulement des relations sociales (droit écrit).
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" signifierait littéralement « le champ des Danes », soit une région peuplée par les Danes, un peuple scandinave installé sur l'actuelleLe Danemark a toujours tenu un rôle majeur en Europe du Nord. Son histoire est intrinsèquement liée à celle-ci, aux termes de luttes d'influence et de contrôle de territoires sur toute la région de la Scandinavie.Les premières traces humaines au Danemark remontent à l'Âge de pierre. Le Jutland et les îles danoises sont peuplés depuis plusieurs milliers d’années, la Culture de Bromme, des tribus utilisant des outils en pierre, à la fin du Paléolithique supérieur (à partir de 11300 ) ayant été découverte à l'ouest du Seeland. L'âge du bronze danois se situe entre - 1400 et - 450. Les spécialistes pensent que les chars solaires illustrent un important fondement mythologique de l'âge du bronze. C'est à cette période que se forment des communautés rurales notoires. Pendant l'âge du fer (500 - 1 ),La population danoise se sédentarise tôt en comparaison des autres populations d'Europe du Nord, à partir du et apparaissent les premières villes. Plusieurs tentatives d'union du Danemark ont été réalisées avec plus ou moins de succès. La première en 705, avec une succession de rois danois plus ou moins légendaires, comme Harald Hildetand. Jusqu’au, les Danois participèrent aux expéditions vikings, colonisant, commerçant et pillant partout en Europe : Grande-Bretagne, empire carolingien, mais aussi Espagne. Cette activité essentiellement privée, qui n'est pas uniquement destructrice, opère une colonisation et une installation au long des rivages de l'Atlantique. La christianisation du Danemark se recoupe en partie avec l'époque Viking. En 725, l'archevêque d'Utrecht se rend au Danemark, tentant en vainL'Église ne cesse d'étendre son influence séculaire. La société agricole de est à la fin du une société aux normes apparemment féodales : un clergé puissant, une noblesse séculière de grands propriétaires terriens qui constitue le noyau de la défense du royaume, une bourgeoisie qui grandit en même temps que les villes et une paysannerie très nombreuse. Sous le règne de le Saint (1080-1086), la monarchie s'enrichit considérablement et contribue au rayonnement du Royaume, mais son pouvoir est contesté par son frère,, qui appuie des révoltes paysannes voyant d'un mauvais œil cet essor. est assassiné en 1086. Un moment fief du Saint-Empire entre 1153 et 1162, le royaume du Danemark redevient indépendant sous Valdemar le Grand, qui déplace la capitale de Roskilde à Copenhague, ville portuaire et marchande et qui impose une monarchie héréditaire. Sous son égide, le royaume entreprend au début du des conquêtes militaires vers la Baltique, comme l'Estonie, etLa Réforme luthérienne, imposée aux Danois en 1530, bute sur des résistances débouchant sur une guerre civile terminée en 1536 : un conseil de régence composé d'évêques catholiques prend le contrôle du pays et refuse de reconnaître l'élection de, converti au luthéranisme. Le Danemark s'enrichit durant le, en grande partie grâce à l'accroissement du trafic maritime dans l'Øresund. Le pays contrôlant les deux côtes du détroit du Sund, il profite de la manne que représentait la taxation des commerçants empruntant ce détroit. Sous les règnes de et de, le pouvoir royal s'attèle à la modernisation de l'économie du pays, notamment de l'agriculture, de la flotte marchande et du commerce maritime (la marine de guerre, pour sa part, connaît elle aussi une modernisation). Les nouvelles conditions favorisent l'apparition d'une noblesse aisée qui réduit les paysans au servage. Mais ce développement, encore accéléré par l'immigration massive de réfugiés hollandais après la guerre de Quatre-Vingts AnsLe voit un déclin relatif de la puissance danoise. Allié forcé de Napoléon pendant les guerres napoléoniennes, le Danemark est bombardé par l'Angleterre en 1807 et encerclé par un blocus portuaire par la flotte britannique ; l'économie danoise en souffre énormément, jusqu'à ce que l'État danois entre en faillite en 1814. La Suède de Charles-Jean en profite pour attaquer le Danemark, forçant à signer le traité de Kiel le transférant le royaume de Norvège à la Suède, à l'exception du Groenland, de l'Islande et des îles Féroé, qui sont laissées auEn 1948, les Îles Féroé obtiennent un statut autonome. En 1953, d'autres réformes politiques sont effectuées avec l'adoption d'une nouvelle constitution : le, la chambre haute du parlement, est supprimé, le statut de colonie du Groenland est aboli et les femmes obtiennent le droit de monter sur le trône. Après la guerre, le Danemark renonce à sa neutralité sous la menace grandissante de l'URSS. Il s'installe résolument dans le bloc de l'Ouest : il devient membre fondateur de l'Organisation des Nations Unies et de l'OTAN, même s'il a tout d'abord essayé de former une union de défense scandinave avec la Norvège et la Suède. Le, une nouvelle constitution, à régime unicaméral, à possibilité de succession féminine au trône, à régime parlementaire, est signée par le roi. LeBordé par la mer Baltique, le Kattegat, le Skagerrak et la mer du Nord, le Danemark est situé au nord de l’Allemagne, au sud de la Norvège et au sud-sud-ouest de la Suède. Le Danemark est constitué d’une péninsule, le Jutland (') et de, dont 72 sont habitées, formant un ensemble appelé l'archipel danois. Les plus importantes sont l’île de Fionie (') et le Seeland (""). L’île de Bornholm est située à l’est-sud-est du reste du pays dans la mer Baltique. L'ensemble des côtes danoises représentent de littoral. Le point le plus éloigné du littoral dans le pays est situé à de la côte. Les îles principales sont reliées par des ponts et le pont de l'Øresund relie le Seeland avec la région de Scanie en Suède. Si le Danemark est peu doté en ressources naturelles, il dispose néanmoins, en plus de sa position stratégique de carrefour maritime, de pétrole, de gaz naturel et de ressources halieutiques.Le Danemark est l'un des pays les plus plats du monde. L'altitude moyenne neLe Danemark dispose d'un climat tempéré compte tenu de sa situation méridionale comparé au reste de la Scandinavie. Les hivers sont généralement humides, venteux, mais doux et les étés, assez frais, peuvent connaître des passages pluvieux fréquents. Selon la classification de Köppen, son territoire est partagé entre :Le Danemark étant un État unitaire, les collectivités territoriales ne sont pas souveraines et ne disposent pas d'autonomie législative. Elles disposent en revanche d'un principe de libre administration garanti par l' de la Constitution dans sa version de 1953. Depuis le, et à la suite d'une décision gouvernementale de, les "" ont été remplacés par, principalement compétente en matière de sécurité sociale, de culture et d'éducation : Le territoire est ensuite subdivisé entre regroupées en de avec des responsabilités proches de celles des anciens "amter". L'archipel Ertholmene, (), et peuplé de (2014), situé au nord-est de l'île de Bornholm, ne fait partie d'aucune région. Le Groenland et les îles Féroé sont deux régionsLes plus grandes villes sont Copenhague (sur l’îleLe pays est plat. Il est surtout composé de côtes sablonneuses et de terres agricoles. Il ne comporte que très peu de reliefs, les points les plusLe pays est devenu l’un des leaders mondiaux en matière d’énergie éolienne et a développé de nombreuses expériences d’écologie urbaine (écoquartiers, architecture de haute qualité environnementale) dans le domaine du développement durable. Malgré ces efforts, les émissions de par habitant au Danemark restent élevées (plus de de par habitant en 2010). Ce mauvais résultat s'explique par un usage massif des énergies fossiles (70% du mix énergétique total). L’agriculture biologique s’est fortement développée et une taxe significative surDepuis la ratification d'une première Constitution du, le Danemark est une monarchie constitutionnelle doté d'une système parlementaire de gouvernance de type monocaméral. C'est une démocratie parlementaire stable. Le monarque est formellement le chef d’État et le détenteur " du pouvoir exécutif. Dans les faits, il s'astreint à une position essentiellement symbolique limité à la représentation officielle, notamment à l'étranger et au pouvoir de nomination, en premier lieu celui du Premier ministre et des ministres du cabinet gouvernemental. Le monarqueLe gouvernement actuel, dirigé par Mette Frederiksen, est uniquement composé de membres du parti social-démocrate. Formé à la suite des élections de 2019, c'est un gouvernement minoritaire qui dépend du soutienAutrefois synonyme de puissance majeure en Europe du Nord, la politique extérieure du Danemark a, depuis la fin du, essentiellement consisté en l’affirmation de sa neutralité politique. Ceci a permis aux Danois d’échapper à la Première Guerre mondiale. Mais l’invasion du pays par l’Allemagne nazie en 1940 a montré les limites de cette neutralité et le pays a, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, adopté pour sa politique extérieure une orientation très atlantiste. Le Danemark a notamment soutenu l'intervention américaine en Irak de 2003, enLe Danemark est membre de l'Union européenne depuis le, date à laquelle il avait adhéré à l'ex-Communauté économique européenne à la faveur de son premier élargissement, au même moment que l'Irlande et le Royaume-Uni. Il avait très tôt demandé à adhérer, dès le, mais le processus d'adhésion avait été bloqué par la France eurosceptique de Charles de Gaulle qui refusait dans le même temps l'adhésion britannique, le Danemark ayant décidé d'y joindre la sienne. Fondamentalement ancré dans les échanges commerciaux au sein de l'Europe, les Danois se sont progressivement ralliés aux développements successifs de l'Union, ayant notamment largement soutenu l'Acte unique européen de 1986 qui a approfondi les libertés de circulation économique au sein du marché commun. Les échanges commerciaux au sein de l'Union représentent 62 %Membre actif de l'OTAN depuis sa création en 1945, le pays a, depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, abandonné sa politique de neutralité et d'isolationnisme qui n'avait pas évité au pays l’invasion allemande du. Prenant conscience de sa place de petit État au sein du continent européen, le Danemark a donc privilégié une politique d'influence, au nom de la sécurité et le bien-être sur le plan international, basés sur les règles et les actions des organisations internationales, rejetant l'unilatéralisme autoritaire. Par exemple, le pays fut le deuxième pays à reconnaître l'indépendance des pays baltes après l'Islande et joua un rôle important dans l'édification de leur défense. L'ouverture et la coopération militaire avec les pays riverains de la Mer Baltique anciennement membres du bloc soviétique, constitue pour le pays une sphère d'influence nécessaire ainsi qu'un moyen de légitimer la présence de l'OTAN dans la région et de maintenir les intérêts américains dans la région. Cette approche a été réitérée en resserrant les liens avec laLe système juridique danois est de tradition civiliste de type scandinave. Développé au Moyen Âge sur la base de coutumes régionales, il a pour source principale la jurisprudence et les édits royaux, c'est-à-dire les lois votées par le Parlement et contresignées par le monarque, en particulier le "Code danois" (") de 1683 qui a compilé le droit positif applicable. Le système juridictionnel est organiséLe Danemark est une économie mixte classée comme un pays développé à hauts revenus participant activement dans la mondialisation. Il était classé au mondial pour ce qui est du par habitant en parité de pouvoir d'achat et au mondial pour le PIB nominal par habitant en 2015. Le pays se classe comme huitième économie européenne la plus compétitive selon le Forum économique mondial dans son "Rapport sur la compétitivité globale" de 2014-2015. Plusieurs entreprises danoises sont connues mondialement, telles que Carlsberg, Maersk, Danfoss, Vestas,, Velux, Stimorol, Bang & Olufsen. Malgré son faible poids démographique, le pays a une économie solide, jouissant de faibles taux d'intérêts et d'un faible taux d'inflation. Tout comme le reste de la zone euro, le sien s'élevait à 1,4 % en 2017 après être resté sous la barre des 1 % d'augmentation annuelle entre 2013 et 2016. Cette économie a, comme le reste de l'Union européenne, largement souffert de la crise économico-financière de 2008, connaissant une longue période de récession et de repliLe secteur de l'énergie repose à la fois sur des ressources naturelles fossiles importantes mais finies, représentant 75 % de ses ressources totale d'énergie en 2014, et de ressources renouvelables, la biomasse mais surtout l'éolien, représentant ensemble 25 % des ressources. Membre de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), le Danemark dispose de ressources importantes de pétrole et de gaz naturel grâce à sa ZEE dans le Mer du Nord, le pays étant classé comme le de pétrole brut en 2016 avec une production de de barils par jour. La production est néanmoins vouée à décliner dans les années à venir compte tenu de l'épuisement des ressources, le pétrole qui continuait à fournir 46,3 % de la production d'énergie primaire en 2016, était tombé de en 2005 à 293 en 2016, et le gaz naturel 26,3 %. La production d'électricité reposait en 2015 pour 32 % sur des centrales thermiques à combustibles fossiles (surtout charbon : 24,5 % et gaz naturel : 6,3 %), et pour 65,5 % sur les énergies renouvelables, en particulier les éoliennes (48,8 %) et la biomasse (14,5 %) ; la part du solaire augmentantLa consommation danoise d'énergie primaire par habitant était en 2015 de 2,83 tep, nettement inférieure à celles de la France : 3,71 tep et de l'Allemagne : 3,77 tep. La part des énergies renouvelables dans cette consommation atteignait 29 % en 2016 contre 37 % de pétrole, 17 % de gaz naturel et 15 % de charbon. La consommation finale d'énergie du Danemark se caractérise avant tout par sa stabilité exceptionnelle ; en fait, elle avait légèrement augmenté jusqu'en 2007 (+4 %), puis est retombée de 7 % sous l'effet de la crise. Le pétrole reste prédominant, mais décline progressivement en faveur du gaz, des énergies renouvelables thermiques (bois, biogaz) et du chauffage urbain ; l'électricité a progressé de 115,5 % entre 1972 et 2006, puis a régressé de 7,8 % en ; le gaz naturel est monté en flèche de ses débuts en 1982 jusqu'à son apogée en 1996 (à 11,4 %) puis s'est stabilisé autour de 11 %.La couronne danoise (') est relativement stable. Elle fait partie du Mécanisme de taux de change européen dit'car liée à l’euro. vaut avec une marge de fluctuation de 2,25 %. Le Danemark ne participe pas à l’euro car les Danois ont rejeté cette proposition par un référendum en. Il est l'une des Etats de l’Union européenne à avoirLe modèle social danois est régulièrement vanté comme l'un des meilleurs à travers le monde, y compris en France. Il est caractérisé par une politique volontariste en matière d'assistance sociale faisant du pays un modèle d'État-providence, les pouvoirs publics consacrant 54,5 % du PIB en 2015 pour les dépenses des administrations publiques, soit le troisième pays de l'OCDE en pourcentage du PIB, juste derrière la Finlande et la France. La population bénéficie de hauts niveaux de prestations sociales ; la protection sociale danoise couvre les salariés contre un très grand nombre de risques (maladie, maternité, accidents du travail et maladies professionnelles, invalidité, vieillesse, survivants et chômage). En 2014, il était estimé que seule 6 % de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté ajusté des taxes et impositions, soit le second plus faible taux de pauvreté de l'OCDE dont la moyenne était fixée à 11,3 % la même année. Le fonctionnement du marché du travail se caractérise par un système deDe par sa situation de passage terrestre obligé entre la péninsule scandinave et l'Europe continentale depuis l'inauguration du pont de l'Øresund, mais aussi par le détroit éponyme point de passage maritime pour entrer dans la mer Baltique et les ports russes, le Danemark a toujours historiquement représenté un carrefour pour les échanges commerciaux et les cultures. Des investissements significatifs ont néanmoins été nécessaires depuis une vingtaine d'années afin de resserrer le maillage des réseaux de transports danois.Le réseau routier, bien développé et entretenu, représente un total de dont d'autoroutes. Plusieurs ponts monumentaux permettent de relier par voie routière les différentes îles danoises, notamment la liaison du Grand Belt reliant les deux plus grands îles, Seeland où se trouve Copenhague à la Fionie. Depuis le, le pont de l'Øresund, à deux niveaux, autoroutier et ferroviaire, relie le Danemark et Malmö sur laLe réseau ferré du Danemark comprend de lignes dont 640 électrifiées, à écartement normal, et dessert la plupart des plus grandes villes du pays. Il est exploité commercialement par l'opérateur national DSB pour le trafic passagers et DB Cargo pour le trafic fret. Le trafic passagers comprend des lignes "Intercity", le réseau régional de Copenhague appelé "S-Tog", ainsi que le trafic international desservant des villes étrangères comme Hambourg,Le principal aéroport du pays est l'aéroport de Copenhague appelé aussi "Kastrup" du nom de la municipalité qu'il occupe, qui occupe le sud-est de l'île d'Amager à du centre-ville et à de Malmö (code "AITA" : CPH). Il est desservi par les trains "Intercity" vers la SuèdePays en grande partie insulaire, le Danemark a toujours été un pays maritime, déjà à l'époque Viking. La compagnie nationale Maersk est ainsi l'un des plus grands armateurs mondiaux, et la plus grande entreprise du pays. Plusieurs ports deLe vélo représente à la fois une activité de loisirs et un moyen de transport majeur. Un réseau national de pistes cyclables de plus de (en 2012) couvre l'ensemble du pays, y compris onze classées routes nationales cyclistes. Le vélo représente 19 % du total des déplacements, jusqu'à 31 % à Copenhague et de vélos sont comptabilisés pour d'habitants, faisant du pays un modèle pour les cyclistes à l'instar des Pays-Bas. Les transports en commun danois (métro, trams et autobus) sont conçus pour pouvoir transporter en même temps les vélos des passagers qui les utilisent.De nos jours, le mode de vie danois empreint de modération et de respect mutuel est particulièrement apprécié pour la ponctualité, la modestie mais surtout sa constante recherche de l'égalité. Les Danois sont particulièrement connus pour être flegmatiques et tolérants. Son économie forte et moderne, l'efficacité de son système judiciaire vis-à-vis de la protection des droits fondamentaux inspire le respect du reste du monde.La population danoise était estimée par "", organisation gouvernementale, à au. L'âge médian se situe à et le ratio hommes/femmes à pour. Le taux de fécondité est resté stable depuis le début des pour afficher un taux de 1,85 en 2006, soit légèrement en dessousLe Danemark est historiquement une nation homogène. La majorité de la population est d’origine scandinave, avec des individus d'origine inuite et féroénne issus des territoires autonomes du Groenland et des îles Féroé. Près de la frontière allemande, dans l’ancien "amt" du Jutland-du-Sud se trouve la seule minorité officielle du Danemark : la minorité allemande, dénommée "Groupe ethnique allemand", qui comprend environ, soit près de 10 % de la population de l’ancien "amt". Les immigrés (1ère et 2e générations confondues) sont 807 169 au 1er avril 2020, ce quiLa langue officielle du Danemark est le danois. Il est la langue maternelle de 92 % de la population. Il comprend plusieurs variétés régionales. L'allemand est lui aussi très présent en seconde langue et est maîtrisé par environ 47 % de la population en 2012 toujours selon Eurostat. Il bénéficie par ailleurs du statut de langue régionale dans le Nord-Schleswig. La grand majorité de la population, soit 86 % parle ou comprendLe Danemark investit énormément dans le système éducatif, consacrant jusqu'à 15,4 % de son PIB pour l'éducation en 2012. Son système éducatif privilégie autant l'égalité des chances en matière d'acquisition des compétences académiques s'adaptant au cas par cas en fonction des avancées des élèves, que la transmission de valeurs comme la capacité à vivre en collectivité, le dialogue ou la générosité. L'éducation est une compétence des collectivités territoriales, le conseil municipal décidant en matière de recrutement des personnels, de budget et de mise en œuvre des programmes dans l'enseignement primaire. Le système éducatif danois est obligatoire à partir4,3 millions de Danois (au premier trimestre 2020), soit 74% de la population, appartenait à l’Église populaire danoise, de confession luthérienne, à laquelle appartient le monarque. Le reste de la population appartient en majorité aux autres Églises chrétiennes ou à la religion musulmane. L’Église catholique romaine, dont le culte n'a été légalement reconnu qu'en 1849, regroupe 0,7 % environ des Danois, soit environ. Le christianisme a été introduit au Danemark il y a plus de. Avant l’an 1536, l’Église danoise était catholique et romaine. Au début du, des protestations (notamment celles deRégulièrement cité comme l'un des pays les plus sûrs du monde, le pays connaît un très faible taux de criminalité, affichant un faible taux d'homicide de 0,8 pour en 2012 et de pour, ce chiffre étant néanmoins en baisse de 10,5 % entre 2008 et 2013. 17 % des jeunes déclaraient ayant déjà pratiqué le vol à l'étalage en 2016 contre 46 % des jeunes en 1989. Les forces de police ont pour priorité la lutte contre les cambriolages et la criminalité organisée, et la lutte contreProgressiste, le Danemark apparaît souvent comme un modèle de progrès social, ayant octroyé le droit de vote aux femmes dès 1915. Les femmes sont 35,4 % à avoir un niveau d'études équivalent à l'enseignement supérieur, contre 27,4 % des hommes, selon Eurostat en 2014, chiffre supérieur à la moyenne de l'Union Européenne fixée respectivement à 29,1 % et 25,4 %. Les femmes danoises sont parmi les moins pauvres de l'Union européenne,Pays dit, et tout particulièrement sa capitale Copenhague, le Danemark a dépénalisé l'homosexualité dès 1933. Il est le premier pays du monde à avoir accordé un partenariat enregistré aux couples de même sexe, le. Le mariage homosexuel y est légal depuis le. Cette loi s’appliquait seulement surLe Danemark est connu comme une des terres d'origine des Vikings. Petit pays peuplé de d'habitants en 2006, sa culture repose néanmoins sur un héritage historique multi-millénaire issu de sa position de carrefour géographique et ses rêves d'impérialisme passé, et façonné par ses grands monarques tout au long de son histoire. La culture danoise est une des expressions de la culture scandinave. Elle a apporté un riche héritage intellectuel et artistique, des découvertes astronomiques de Tycho Brahé (1546–1601) à la physique atomique avec Niels Bohr (1885–1962), en passant par des cinéastes comme Carl Theodor Dreyer, Lars Von Trier, Thomas Vinterberg et des designers légendaires comme Arne Jacobsen, Poul Henningsen, Nanna Ditzel, Verner Panton.Les paysages, sa population accueillante ainsi que sa riche histoire font du Danemark une destination prisée du tourisme, avec de nuitées enregistrées en 2015. Le pays est visité tout autant par les Danois eux-mêmes que par les touristes étrangers, accueillant de touristes internationaux en 2014, ce qui fait de ce pays la touristique mondiale et la première de Scandinavie, lesLa cuisine danoise, issue des produits locaux de la population paysanne, a été enrichie par les techniques de cuisson mises au point à la fin du et par la plus grande disponibilité des produits après la révolution industrielle. Les sandwiches ouverts, connus sous le nom de smørrebrød, qui, dans leur forme de base, sont le repas habituel pour le déjeuner, sont une spécialité nationale. Ils sont préparés et décorés avec une variété d'ingrédients fins. Les plats chauds consommés pour le repas du soir sont traditionnellement préparés à partir de viande hachée, comme les'(boulettes de viande) et le'(épaisse saucisse épicée), ou à partir de plats de viandeHans Christian Andersen (1805–1875) est un écrivain célèbre pour ses contes comme "La Petite Sirène, La ReineDans le domaine des Beaux-arts, le Danemark occupe une place prépondérante en Scandinavie, grâce, à la richesse de certains de ses musées (musées d’art moderne Louisiana près de Copenhague, et d’Aalborg) et à plusieurs écoles qui permirent à la peinture danoise de rayonner à l’étranger (école de Skagen, mouvement CoBrA).La peinture danoise a souvent suivi les courants européens tout au long de son histoire et reste peu connue. Ce sont d'abord les églises qui ont été les plus représentées compte tenu de la tradition chrétienne du pays. Puis les paysages ont fait l'objet de l'intérêt des peintres à partir du, avec l'âge d'or danois, mouvement artistique sous l'influence de Christoffer Wilhelm Eckersberg (1783–1853), qui a eu notamment comme disciples célèbres Constantin Hansen (1804–1880) ou Christen Købke (1810–1848), ainsi que Vilhelm Hammershøi (1864–1916). Émerge alors l'École de Copenhague au sein de l'Académie des beaux-arts de Copenhague, où foisonne une diversité de courants et de productions artistiques : dont les œuvres d'Eckersberg qualifiées ainsi :. Les destructions puis la perte du Schleswig à la suite de la Guerre des Duchés perdue contre la Prusse en 1864 entament cet âge d'or danois, la peinture danoise délaissant alors les exemples étrangers pour se focaliser sur un artRiche d'une Histoire millénaire, le pays regorge de maisons uniques, trace des différentes époques et cultures qui ont traversé le Danemark, des maisons longues des Vikings aux moulins. L'architecture danoise, éminemment européenne dans son influence, a d'abord suivi le courant néoclassique dans les qui a supplanté le style rococo. La monarchie danoise a favorisé l'émergence et le développement de l'architecture dès le par une politique de mécénat et une politique de grands commandes publiques : Gustav Friedrich Hetsch (1788–1864) ou encore Jørgen Hansen Koch (1787–1860) en sont les représentants les plus éminents. Elle crée ainsi l'Académie des Beaux-Arts de Copenhague. Le musée Thorvaldsen à Copenhague, construit entre 1838 et 1848, consacré au sculpteur Bertel Thorvaldsen (1770–1844), s'inspire largement de l'architecture antique, expression du néoclassicisme en vogue dans l'Europe du. Le pays semble s'être cependant restée plusLe design danois est intiment lié à l'architecture avec laquelle il s'est construit réciproquement. S'il est aujourd'hui réputé pour ses lignes épurées et son élégance, mais aussi pour son côté fonctionnel et jouit d'une forte renommée à l'échelle mondiale a d'abord émegé dans cette inspiration néoclassique : Nicolai Abildgaard dessine des chaises, la plus connue étant la chaise "Klismos" conçue en 1790. Il a subi l'influence du Bauhaus, mais s'en est écarté pour obtenir une identité propre, en se basant à la fois sur un artisanat de haute qualité et une industrie performante. Le design danois se manifeste d'abord des objets quotidiens comme le mobilier ou les objets ménagers tout au long de la seconde moitiéLe Danemark possède une longue tradition de séries télévisées. Dès 1978, les Danois se sont passionnés pour une série érigée en chronique sociale de seulement, "Matador". Moyen culturel d'exporter et de dépeindre la société danoise et sa manière de vivre, c'est surtout l'impulsion dans les de la chaîne de télévision publique DR, qui fait émerger des séries à succès exportées internationalement comme les séries policières "" (en danois : ') puis la série dano-suédoise "" (en danois : ') qui marquent véritablement l'esprit danois et plus généralement scandinave de conter une série. Elle se caractérisent généralement par une atmosphère noire et brute à la fois, évoluant dans un environnement urbain tendu et froid à la fois.Le sport est populaire au Danemark. Ses habitants participent et pratiquent une grande variété de sports qui leur est offerte grâce à une politique volontariste du gouvernement et les écoles incitant les enfants à en pratiquer en plus. Le football, sport le plus pratiqué avec inscrits dans, ainsi que le handball sont considérés comme les deux sports nationaux. Ce dernier est d'ailleurs considéré comme un sport d'origine danoise. L'équipe olympique nationale de handball féminin est la première et la seule équipe à avoir remporté les Jeux olympiques trois fois d'affilée en 1996, 2000 et 2004. L'équitation ainsi que la chasse,Le Danemark a pour codes :
Le Danemark, en forme longue le royaume de Danemark ou le royaume du Danemark (en et "), est un pays souverain d’Europe du Nord et de Scandinavie, dont le territoire métropolitain est situé au sud de la Norvège, de laquelle il est séparé par le Skagerrak ; au sud-sud-ouest de la Suède, le Kattégat faisant office de frontière naturelle avec cette dernière ; et au nord de l'Allemagne, seul pays avec lequel il partage une frontière terrestre. Sa capitale est Copenhague.
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L'usage des hymnes nationaux est lié à l'émergence de la notion d"'état-nation" et aux nécessités du protocole international. Les états-nations sont apparus en Europe au. C'est à cette époque que sont nés les hymnes nationaux. Dans les rencontres entre gouvernements, les chefs d'État ou les ministres ne représentaient plus leur propre personne mais une nation. Alors qu'autrefois, les princes et les rois étaient accompagnés de la pompe et du protocole attachés à leur personne, les symboles changeaient de sens dès lors que les gouvernants devenaient d'abord les représentants d'une nation, d'un peuple ou d'un pays. À partir du, de multiples rencontres entre pays ont nécessité de façon accrue l'utilisation protocolaire de représentations symboliques des nations, au premier rang desquelles figurent les hymnes et les drapeaux nationaux. L'hymne national, utilisé dans les manifestations internationales, peut être concurrencé par d'autres musiques dans les usages nationaux. Par exemple, les diverses armes d'un pays peuvent être dotées d'hymnes propres ; localement, diverses musiques peuvent être utilisées selon les circonstances (salutation au chef d'État, commémoration des morts, levée d'armes de tel ou tel régiment, rencontres sportives, inaugurations)Les hymnes nationaux actuellement en vigueur peuvent être des chants traditionnels choisis comme hymne national : Ce peuvent être d'anciennes compositions musicales célébrant un prince et qui ont accédé plus récemment au rang d'hymne national : L'hymne national peut être une composition qui s'est imposée par l'usage ou par décision gouvernementale dans le protocole international sans être le chant patriotique préféré de la population : Inversement, une musique peut s'imposer comme l'expression d'un choix politique ou national : Plusieurs pays ont des hymnes dont la musique est restée inchangée mais dont les paroles ont varié au fil des aléas politiques : Les hymnes nationaux expriment la culture ou l'histoire de leur pays : L'hymne national peut être une création institutionnelle "ex nihilo" :La plupart des hymnes nationaux sont des marches. Plusieurs pays du nord de l'Europe ont adopté des musiques qui ressemblent à des chorals luthériens. Beaucoup de pays d'Amérique latine font entendre des compositions semblables à des chœurs d'opéra. Les hymnes de plusieurs pays sont simplement des fanfares. Dans les cérémonies internationales, ces musiques sont le plus souvent simplement instrumentales (orchestre, fanfare militaire...)Bien souvent, il existe des hymnes nationaux une "version longue", pourvue d'une anacrouse plus ou moins étendue, de couplets multiples séparés par des reprises chorales ou instrumentales Par exemple, l'hymne français, "la Marseillaise", comporte, dans la version d'Hector Berlioz, une fanfare de trompettes en introduction de chaque couplet ; les sept couplets chantés séparés par des reprises chorales, soit au total une durée d'une quinzaine de minutes. Les versions jouées lors des cérémonies ont une durée limitée par l'usage : celui-ci impose que durant l'exécution de l'hymne, les personnalités et le public soient fixes, au garde à vous et silencieux. Presque tous les hymnes sont joués dans une version protocolaire dont la durée est comprise entre et. Cette version protocolaire est aujourd'hui généralement précédée d'un roulement de tambour, d'une brève fanfare ou d'un accord orchestral permettant à l'assistance de se mettre en position "de rigueur" (debout, en silence) et, au besoin, de "prendre la note" pour chanter juste. L'hymne japonais, "Kimi ga yo" est le plus court des hymnes nationaux, il comporte dix-huit mots et dure de à. En revanche, l'hymne de l'Uruguay peut durer de 5 à selon le tempo.Lorsque l'hymne est chanté, le texte des paroles est le plus souvent dans la langue commune ou la langue dominante du pays. Toutefois dans plusieurs pays plurilingues, le texte de l'hymne national n'est pas dans la langue la plus parlée : Les États avec plus d'une langue officielle disposent souvent de plusieurs versions de leur hymne :
Un hymne national est une composition musicale destinée à représenter une nation dans le protocole international. D'autres allégories comme le drapeau national, les armoiries nationales ou la devise nationale peuvent concourir à cette représentation symbolique.
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Les clés de la domination économique de Venise sur l'Italie au Moyen Âge sont l'insularité et l'aisance navale des Vénitiens qui n'a cessé de croître pendant plus d'un millénaire. La région à l'extrémité nord-ouest de la mer Adriatique, où se jettent plusieurs fleuves issus des Alpes, est habitée dès l'Antiquité par des pêcheurs, mariniers et saulniers. Cette zone faisait partie de la région X créée par Auguste. Cette région fut nommée ensuite "Venetia" du nom des Vénètes, ancien peuple italique intégré dans la République romaine dès le ; Aquilée était le centre religieux et portuaire important. Les invasions des Goths d'Alaric et des Huns d'Attila poussèrent les populations locales à se réfugier dans les îles des marais situés le long de la mer Adriatique, près du delta du Pô. Selon la légende développée ultérieurement par les Vénitiens pour démontrer l'ancienneté de leur cité et la lointaine origine de leur liberté, Venise aurait été fondée le dans les îlots du "rivus altus", qui est devenu le Rialto. En 452, un premier établissement est fondé par des réfugiés de Padoue et d'Aquilée. La région échut par la suite au royaume ostrogoth puis fut reconquise avec le reste de l'Italie par le général Bélisaire, devenant une province de l'Empire romain d'Orient sous Justinien. La ville de Venise a été fondée vers la fin du par des habitants des régions voisines, venus se réfugier en nombre dans les îles de la lagune formée par l'estuaire du Pô après l'invasion de l'Italie du nord par les Lombards en 568. En effet, cette zone marécageuse, difficile d'accès pour des navires à quille, était restée sous la juridiction de l'exarchat de Ravenne, province de l'Empire romain d'Orient. Elle fut donc initialement un refuge de la civilisation romano-byzantine mais au fur et à mesure de son développement, son autonomie s'accrut pour aboutir à l'indépendance. Profitant de l'antagonisme entre l'exarchat de Ravenne et les Lombards, les Vénitiens élargirent leur marge de manœuvre politique et se dotèrent d'un pouvoir local incarné par le premier duc ou « doge », Paolucio Anafesto (697-717), personnage aux confins de la légende et de l'histoire. La ville de Venise ne devint réellement indépendante qu'après le retrait des Byzantins de l'Adriatique, peu après l'an 1000, lors de l'émergence du royaume de Hongrie. La cité-État s'appuya dès lors sur la mer pour étendre son pouvoir. Venise n'eut pas de constitution propre. En effet, la définition des attributions et le mécanisme des institutions gouvernementales relevaient à Venise du droit coutumier. Les organes de décision gouvernementaux formaient une pyramide dont l'Assemblée populaire était la base et le doge le sommet. Entre les deux siégeaient le Grand Conseil, les Quarante et le Sénat, puis le Conseil ducal. Cette organisation politique dont les traits se dessinent au se maintient jusqu'en 1797. Le quadruplement de la puissance navale dans le premier tiers du, fait de l'Arsenal de Venise la plus grande usine du monde, employant jusqu'à, derrière une enceinte secrète de. L'activité navale est portée par le dynamisme du quartier d'affaires vénitien. Le commerce du sel, puis l'expansion commerciale vers la Méditerranée orientale, entraînèrent une forte croissance de la ville. Après la croisade, que Venise détourna sur Constantinople, la République s'empare des richesses de l'Empire byzantin et constitue son propre empire maritime constitué par la plupart des îles grecques et dalmates. Elle le complète en conquérant la Dalmatie continentale, l'Istrie et un vaste domaine entre les Alpes et le Pô, incluant les cités de Bergame, Brescia, Vérone, Padoue, Trévise et Udine. Elle entre en conflit avec Gênes, sa grande rivale en Italie du nord et en Méditerranée. L'apogée de cette lutte est la quatrième guerre génoise, autrement nommée guerre de Chioggia. Venise sortit vainqueur du conflit, mais très épuisée. Le traité de Turin, en 1381, ne lui fut pas particulièrement avantageux : malgré sa victoire, Venise dut renoncer à des territoires et concéder certains droits à sa rivale. Elle perdait Trévise et la Dalmatie qui revenait au roi de Hongrie. Cependant elle conservait ses institutions et ses principales colonies. La ville a armé une flotte de, lui permettant de prendre des risques, sous forme de convois réguliers, pour régner sur la mer Méditerranée. Le quartier du Rialto est la première bourse organisée, selon l’historien Fernand Braudel. Les marchands y échangent des participations dans les galères vénitiennes, mises aux enchères selon le système de l’Incanto des galées du marché. Venise devient ainsi le plus important port de Méditerranée, surclassant Constantinople. Il lui fallut conquérir des terres sur la lagune. Le déclin commença avec la progression ottomane en Méditerranée, qui la priva progressivement de toutes ses terres grecques, à l'exception des Îles Ioniennes, et de ses accès aux débouchés de la Route de la Soie. Elle fut en plus très touchée par la peste noire. Malgré la victoire sur les Ottomans à Lépante en 1571, la république de Venise perdit encore de son importance commerciale à cause du détournement du commerce européen vers les océans après la découverte de l'Amérique. Venise maintient son rayonnement culturel, en devenant la ville européenne la plus élégante et raffinée du, avec une forte influence sur l'art, l'architecture et la littérature. Redevenue politiquement un État italien parmi d'autres, Venise fut annexée par Napoléon Bonaparte le, durant la Première Coalition. L'invasion des Français mit un terme à près de d'indépendance. Bonaparte fut cependant perçu comme une sorte de libérateur par la population pauvre et, république aristocratique où le pouvoir et la plupart des richesses étaient monopolisés par quelques familles. Bonaparte supprima les barrières du Ghetto ainsi que les restrictions de circulation imposées aux Juifs. En 1797, par le traité de Campo-Formio, Bonaparte livra Venise et ses territoires aux Habsbourg en échange de la Belgique, puis il la leur reprit en 1805 pour l'intégrer au royaume d'Italie dont il se fit couronner roi, avant que la ville ne fût intégrée dans l'Empire d'Autriche de 1815 à 1866. La domination autrichienne sur Venise et la Vénétie ne s'acheva que le après sa défaite de Sadowa contre l'alliance prusso-italienne. Venise devint un chef-lieu de province italien et l'un des hauts lieux du tourisme mondial. Après la Première Guerre mondiale, l'Italie revendiqua à l'Autriche vaincue l'ensemble des territoires jadis vénitiens, mais se heurta aux revendications yougoslaves et n'obtint au Traité de Rapallo que l'Istrie, la ville de Zara en Dalmatie et les îles de Veglia, Cherso et Lagosta. Le ressentiment développé à ce moment contribua au succès ultérieur de Mussolini. Le 29 avril 1945, la ville est libérée par des unités de la VIIIe Armée britannique. Après la Seconde Guerre mondiale, l'Italie perdit aussi ces possessions au profit de la Yougoslavie, ne conservant que Trieste, qui ne fait pas partie des territoires jadis vénitiens, mais où se réfugièrent les populations italophones expulsées de Yougoslavie.Venise occupe une situation géographique exceptionnelle, dans une lagune de la mer Adriatique. Les Vénitiens établirent leur ville en enfonçant des pieux en chêne et en aulne dans le sol sablonneux. Sur ces fondations, ils bâtirent des maisons et des palais et entamèrent un combat contre le mouvement continuel des marées. Les principales autres îles de la lagune sont : le Lido, Murano, Burano, Torcello. Sans oublier : San Michele (l'île cimetière de la ville), San Erasmo, Mazzorbo, Le Vignole, Certosa, San Francesco del Deserto, San Giacomo in Paludo, San Servolo, San Lazzaro degli Armeni. Venise s'étend sur, dont plus de la moitié () sont occupés par les eaux. La Lagune de Venise couvre au total.La ville est parcourue par (dont le plus important est le Grand Canal) et 455 ponts (le plus souvent arqués pour laisser passer les bateaux). Elle possède et elle s'étend sur situées entre l'embouchure de l'Adige (au sud) et du Piave (au nord). Elle est découpée en six quartiers historiques appelés les "sestieri" : San Marco, Castello et Cannaregio sur la rive gauche du Grand Canal et Santa Croce, San Polo et Dorsoduro sur l'autre rive. Le centre historique est entièrement piétonnier, les canaux faisant fonction de route, et les divers bateaux qui traversent seulement le Grand Canal, le Canal de la Giudecca et la lagune autour de la ville, sont le moyen de transport public. Venise est une ville unique où l'on se déplace presque exclusivement à pied. On y trouve aussi des taxis d'eau – petits bateaux motorisés qui peuvent transporter de huit à dix personnes – et des « gondoles » – petites embarcations d'avirons très légères ; le transport privé des Vénitiens au moyen des bateaux motorisés ou à avirons est limité aux excursions dominicales. D'autres modèles d'embarcations plus ou moins grosses sont destinés aux transports commerciaux. Chateaubriand constatait que Venise était. Le Vénitien de son point de vue, l'estime unique ville naturelle.Le climat de Venise, comme celui de la plaine du Pô, est de type continental humide à été chaud (climat Cfa dans la classification de Köppen) assez humide à l'année longue. Les étés sont très moites. Les hivers sont froids, comportant du gel en janvier et du brouillard. Les précipitations, minimales en hiver, tombent en été sous forme d’orages parfois violents, ainsi qu'en automne sous forme de pluie continue.La situation géographique de Venise au milieu de la lagune fait que l'essentiel du transport de personnes et de marchandises se fait par voie d'eau. Si Venise ne représente pas la plus grande concentration humaine au monde sans voitures, place occupée par la Médina de Fès el Bali, la cité demeure au la plus grande île au monde à être libre d'automobiles et de camions, malgré des aménagements importants.Le transport individuel traditionnel est la gondole vénitienne, bien qu'elle ne soit quasiment plus utilisée que par les touristes ou pour des occasions particulières (cérémonies, mariages et enterrements). Son coût est en effet prohibitif. D'ailleurs, il n'en reste que 425 en 2009.Les Vénitiens utilisent surtout des bateaux-bus, appelés "vaporetti" qui, gérés par l'ACTV, desservent les différentes îles en sillonnant les principaux canaux, ainsi que les "traghetti", des gondoles à deux rameurs pour piétons qui assurent la traversée du Grand Canal à quelques endroits dépourvus de ponts. À cela s'ajoutent toutes sortes d'embarcations publiques et privées tels que les canots à moteur et le transport commercial.La navigation maritime et lagunaire resta le seul moyen de transport existant à Venise jusqu'à la construction au d'un pont ferroviaire, le Pont des Lagunes. Inauguré en 1846, il permit de relier la gare de Venise-Santa-Lucia, construite en 1860, au reste du continent. La gare devint un terminus des trains de nuit, amenant au cœur de la cité, à deux pas du grand canal, les voyageurs venant des capitales européennes. Sous le régime fasciste, une liaison routière, le pont de la Liberté ("Ponte della Libertà"), inauguré en 1933, fut également établie, menant à un grand parking sur l'île artificielle de Tronchetto en périphérie nord. Une navette monorail (people mover) relie Tronchetto à Piazza Roma.Venise est également desservie par l'aéroport de Venise - Marco Polo, en l'honneur de cet ancien et célèbre citoyen vénitien. L'aéroport est situé au bord de la lagune, mais sur le continent, de sorte que les arrivants doivent emprunter, soit un bus, soit un bateau-taxi ou un bateau-bus pour se rendre dans la ville.Pendant un millénaire, Venise a été une ville de marchands et ses institutions ont été rédigées à leur profit. Le commerce a contribué à sa puissance et celle-ci était associée à la mer. Après la décadence du, la ville a vu se développer, au cours du, les industries du tourisme, générant d'euros par an, et de la chimie. Le secteur dominant de l’économie vénitienne est celui des services (tourisme, transports, activité financière et immobilière) : 44 % des entreprises et 40 % des emplois. Le deuxième secteur d’activité est le commerce (28 % des entreprises et 20 % des emplois), suivent les entreprises du bâtiment (14 % des entreprises et 10 % des emplois). Cette dernière activité est en régression depuis les dernières décennies (données 2001). En 2007, Venise a accueilli de touristes. Le tourisme génère un chiffre d'affaires d'environ d'euros par an. Un montant sans doute sous-estimé car de multiples transactions sont effectuées au noir. Le port de Venise est l'un des plus importants d'Italie avec plus de de tonnes de marchandises y transitant chaque année. Le port de croisières est lui l'un des plus importants d'Europe et de Méditerranée, et a vu passer plus de en 2014.Les bâtiments de Venise sont construits sur des piliers de bois (voir ci-dessous). Ils sont exposés à la menace de marées, notamment entre l'automne et le début du printemps. La ville est périodiquement inondée. C'est ce que les Vénitiens appellent "". Ce phénomène s'explique par la réunion de plusieurs facteurs naturels : attraction lunaire, et surtout le sirocco, vent chaud venu d'Afrique qui empêche la lagune de se vider, les marées hautes se succédant les unes aux autres. Ce phénomène a toujours existé, mais s'est largement amplifié ces dernières décennies sous l'influence conjuguée de plusieurs causes relatives au climat et à l'activité humaine : Les conséquences sont importantes dans la vie quotidienne des habitants, qui doivent abandonner les niveaux inférieurs des maisons et emprunter des systèmes de passerelles pour se déplacer. Mais les conséquences les plus importantes sont la détérioration inexorable des monuments historiques et de l'habitat due à la montée des eaux et l'apport qui s'ensuit de produits nocifs à la pierre et à la brique. On ne sait pas mesurer avec précision l'affaissement de Venise, et son évolution est un sujet de controverse. Un récent projet, présenté par un consortium d'industriels italiens, consiste à poser 78 portes mobiles dans les trois passes de la lagune pour protéger la ville. En temps normal, ces portes, sortes de ponts-levis, seraient remplies d'eau et donc submergées. Lors des marées supérieures à un mètre, une injection d'air comprimé évacuerait l'eau, permettant ainsi aux portes de se redresser et de fermer le passage, séparant alors la lagune de la mer. Le projet, nommé MOSE (Module expérimental électromécanique) a démarré en 2003 et les travaux dont l'échéance était initialement prévue pour 2011, n'à sans cesse été repoussée et ne sont pas achevés à ce jour. Il suscite aujourd'hui de nombreuses polémiques notamment par son coût pharaonique et par le doute de plus en plus répandu parmi les scientifiques et les spécialistes des marées quant à l'efficacité de ce système qui ne serait réellement utile que pour les très grandes marées. Ce projet, surtout, ne résoudra pas l'autre grand problème de la ville, celui des vagues en lagune. Après un certain temps d'exposition dans la lagune, le projet a révélé plusieurs erreurs techniques. Tout d'abord lorsque les barrières sont élevées une quantité importante de sables s'accumule dans les emplacements originaux des barrières, de plus la vie marine continue son court et des animaux marins tels que des moules se sont implantés au même endroit rendant également impossible le rangement correct des barrières lors des marées basse. Un autre problème majeur fut la corrosion des barrières par l'eau salée de la mer Adriatique, ils ont également remarqué que les barrières de remplacements se dégradaient aussi à l'air libre.Les îlots de la lagune de Venise, composés de matériaux de remblais et alluvionnaires, ne permettaient pas de construction traditionnelle car le sol humide et instable ne pouvait supporter le poids des bâtiments. La solution a été l'utilisation de pilotis, permettant la construction au-dessus de l’eau. La technique consiste à enfoncer ceux-ci dans le sol afin de leur faire porter une plate-forme constituée de madriers en chêne et en mélèze solidement attachés les uns aux autres, consolidant et nivelant le terrain. Ainsi par exemple, afin d’ériger la Basilique Santa Maria della salute, les Vénitiens utilisèrent de de long, en chêne, aulne et mélèze. Les contraintes liées à une construction sur l’eau avec des pilotis comme fondations font que les palais sont conçus à l’inverse des règles traditionnelles de l’architecture. En effet, si dans les palais "terrestres", l'usage veut que l’on commence par les fondations sur lesquelles on pose l’infrastructure destinée à supporter le poids de l’ensemble architectural, à Venise la méthode est totalement inversée : on pose d’abord une grande sur des portiques afin de transmettre la charge directement aux pilotis des fondations par un système d'arcs et de voûtes appropriés.Dans Venise, il y a près de pratiquement intactes. Parmi les plus connues :Les campaniles sont des clochers qui ont pour particularité d'être excentrés et parfois non attenants à leur église. Ils ont tous une architecture différente et servent de points de repère dans la ville.La première "bottega del caffè" ouvre sous les Procuraties en 1683. Rapidement, les cafés se multiplient. Beaucoup tiennent de la taverne : bas plafond et dépourvus de fenêtres, ils sont souvent mal éclairés et sommairement meublé. Un siècle plus tard, on en comptera vingt-quatre sur la seule place Saint-Marc. Ces lieux publics ont acquis une telle importance au que Carlo Goldoni fait dire à un cafetier dans la "Bottega del caffè" : « J'exerce [...] un métier qui est nécessaire à la gloire de notre ville, à la santé des hommes et à l'honnête divertissement de ceux qui ont besoin de respirer un peu. » De fait, des gens de tout âge et de toute catégorie sociale fréquentent ces lieux publics.Nicolas Régnier., peintre, né à Maubeuge, décédé à Venise. Pas fasciné, Jean-Jacques Rousseau y séjourne en 1743 et 1744 comme secrétaire de l'Ambassade de France. Au, à la suite de Lord Byron, Alfred de Musset et George Sand créent la légende de Venise. Ce célèbre couple a participé à lancer la mode de cette ville comme étant une destination idéale pour les amoureux. Cette ville, comme d'autre d'Italie où ils se rendirent, fut d'ailleurs le théâtre de la relation tumultueuse entre eux deux, s'ajoutant au fait que chacun tomba successivement malade. Ironiquement, ces pionniers du voyage en amoureux italien rompirent quelque temps plus tard. Ce voyage aura néanmoins servi à l'une pour l'autobiographique Histoire de ma vie, avec une très belle description de la ville (la seule au monde qu'elle puisse aimer ainsi, car au-dessus de la ville dont elle avait rêvé, qui lui a toujours fait l'effet d'une prison qu'elle supporte à cause de ses compagnons de captivité, qu'elle chérit non comme une chose mais comme un être) et au second le drame romantique Lorenzaccio. John Ruskin contribue à l'étude de son architecture, comme on le voit dans son ouvrage. Venise est alors la ville des esthète britanniques et, avec Fiesole, leur deuxième lieu de fréquentation. À la fin du, Maurice Barrès, Marcel Proust contribuent à son essor. Le premier apprit au second la triste et fatale beauté de la reine des lagunes. Celui-ci, en s'y rendant pour la première fois, effectua le voyage (que l'on fait classiquement à cette époque en amoureux) accompagné de sa mère, à laquelle il était profondément attaché. Ils logèrent à l'Hôtel Danieli, où séjournèrent autrefois Alfred de Musset et George Sand. Ayant effectué d'autres voyages vénitiens depuis, l'auteur en a profité pour s'en servir de décors pour certains de ses romans, tels qu'Albertine disparue, sixième tome de À la recherche du temps perdu. Plus tard les Guallino — Patrick Guallino et Anne Poiré — ont souvent travaillé sur ce thème, qu'il s'agisse de sculptures ou de toiles. Ces œuvres sont exposées dans le monde entier. On peut citer aussi Roger de Montebello qui peint et vit à Venise et expose dans le monde entier. Henri Landier a également consacré nombre de ses œuvres à Venise. Issu d'une vieille famille toscane, Pétrarque entreprit des études juridiques à Bologne, qu'il abandonna à l'âge de vingt-deux ans pour se consacrer à la littérature. Après un premier séjour à Venise, en 1354, comme ambassadeur du duc de Milan, Giovanni Visconti, il s'y établit en 1362, dans un palais de la Riva degli Schiavoni que lui offrit la Sérénissime dans l'espoir qu'il lui lègue sa précieuse bibliothèque. À son retour de Rome en 1557, après avoir passé quatre années difficiles au service de son cousin le cardinal Jean du Bellay, Joachim Du Bellay publie "Les Regrets", un recueil de sonnets où se mêlent élégie et satire. Les us et coutumes de la République maritime — et particulièrement la traditionnelle cérémonie des épousailles symboliques du doge avec la mer —, loin d’émerveiller le poète par leur faste, ne l'impressionnent que par leur ridicule. À l'automne 1816, alors que l'Autriche occupe à nouveau la Sérénissime et la Vénétie depuis deux ans, Lord Byron, qui vient de quitter sa femme, arrive à Venise. Il s'installe sur le Grand Canal, à l'hôtel de Grande-Bretagne, où il vivra cinq ans, défrayant la chronique par son libertinage. Dans le chant de "Childe Harold's", Byron abandonne le personnage fictif du chevalier Harold et se plaît à décrire une Venise « désolée », gloire mourante, « encore plus chère en ses jours de malheur que lorsqu'elle et magnificence », mais qui reste vivante par son art. En septembre 1786, Johann Wolfgang von Goethe quitte Weimar et sa charge de ministre pour se rendre en Italie afin de réaliser son rêve de jeunesse le plus cher "« En Italie! En Italie! Paris sera mon école, Rome mon université ; qui l'a vue a tout vu. »" D'abord, il fait halte à Venise, la tant admirée, mais qui pourtant, dans son cœur, ne réussira jamais à l'emporter sur Rome. À la suite d'une dispute avec "Minna", sa première femme, Richard Wagner s'enfuit à Venise en compagnie de son ami le poète-géographe Carl Ritter. Il demeure dans le palais Vendramin, au bord du Grand Canal, du 29 août 1858 au 24 mars 1859, le temps d'achever, dans la plus grande solitude, la composition de "Tristan et Iseult". Des années plus tard, Wagner reviendra à Venise, où il mourra dans l'appartement qu'il a autrefois occupé. La Venise projetée et rêvée par les romantiques pouvait décevoir le voyageur à son arrivée dans la ville. Ainsi, au printemps 1837, Honoré de Balzac, logé au Danieli, dans l'appartement occupé trois ans auparavant par George Sand et Alfred de Musset, exprime-t-il son désappointement dans une lettre adressée à son amie milanaise la comtesse Clara Maffei. Sa première impression, négative, s'estompera cependant quelques jours plus tard, alors qu'il reconnaîtra qu' "« il faut, pour voir Venise, plus de temps et de loisir »". Sous le charme de Venise dès 1908, Paul Morand attendra plus de soixante ans pour nous livrer ses souvenirs : "« Venise jalonne mes jours comme les espars à tête goudronnée balisent la lagune... Venise ce n'est pas toute ma vie, mais quelques morceaux de ma vie, sans lien entre eux ; les rides de l'eau s'effacent ; les miennes, pas. »" Rainer Maria Rilke ressent pour l'Italie une affection toute particulière. Dès 1907, il effectue des séjours prolongés dans la cité des doges. Le poète allemand se plaît à décrire la vie à la vénitienne, l'ennui qui règne dans ces salons "« où des étrangers se rencontrent passagèrement devant une maîtresse de maison étrangère comme eux-mêmes »", et s'indigne du "« malentendu délayé dans toutes leurs paroles »." En 1879, Friedrich Nietzsche, malade, se rend à Venise et s'installe chez son ami musicien, Peter Gast : étape heureuse pendant laquelle il écrit "« Aurore, l'ombre de Venise »". Pour célébrer "« le seul endroit de terre »" qu'il aime, et qui évoque pour lui, avant tout, la musique, le philosophe se fait poète."La Mort à Venise", de Thomas Mann, conte l'aventure d'un écrivain désabusé, Gustave von Aschenbach, établi à Venise pour y trouver calme et repos. Sa rencontre avec un jeune Polonais d'une grande beauté éveille en lui une exaltation panthéiste et mystique. Dans une Venise où sévit le choléra, Aschenbach est partagé entre son œuvre à achever et la passion violente et muette qui le hante.Carlo Fruttero et Franco Lucentini, inséparables auteurs turinois, choisissent dans chacun de leurs romans une ville pour cadre à leur intrigue, tantôt policière, tantôt fantastique. Ils décident de situer "L'Amant sans domicile fixe" dans une Venise hivernale toujours envahie de touristes!La présence de canaux ou de chenaux dans plusieurs villes du monde fait qu'on les compare à Venise, telles que :Plusieurs villes du nord de l'Europe, revendiquent l'appellation de « en égard à leurs canaux, à laquelle s'ajoutent d'autres appellations :Nombre de villes allemandes sont comparées à Venise, telles que :Nombre de villes françaises sont comparées à Venise, telles que :Nombre de villes norvégiennes, telles que :Nombre de villes britanniques, telles que :Plusieurs villes asiatiques revendiquent le surnom de. Par exemple :Nombre de villes chinoises, dont :Nombre de villes japonaises, telles que :Le pays tirerait son nom d'une référence à Venise ("Venizziola", petite Venise, "")En France, dans le Doubs, une ville s'appelant autrefois "Vanisia" se nomme aujourd'hui Venise.Le territoire de la commune de Venise comprend plusieurs municipalités distinctes : Le maire de Venise n'est pas élu par la seule partie dite historique de Venise, mais par l'ensemble des municipalités du territoire, qui pèsent nettement plus en termes de population que les habitants du centre historique de Venise. Venise fut longtemps un fief du PCI, le Parti communiste italien, dont Massimo Cacciari était membre. À la mort d'Enrico Berlinguer, il s'éloigna du parti, devenant proche de Romano Prodi.Depuis 1171, la cité des doges comporte six quartiers appelés "sestiere" : Cannaregio, Castello, Dorsoduro avec l'île de la Giudecca, San Marco, San Polo et Santa Croce, auxquels s'ajoutent Murano, Pellestrina et le Lido. Les autres îles importantes (Burano, Torcello, San Erasmo) comme les localités de la terre ferme (Mestre, Marghera, Favaro Veneto, Zelarino et Chirignago) font partie du territoire de la Commune de Venise.L'ensemble des territoires de la Commune représente une superficie totale de dont sont recouverts par les eaux lagunaires. Les localités de la terre ferme occupent une superficie de, le Centre historique mesure à peu près et les principales îles, environ.Campagna Lupia, Cavallino-Treporti, Chioggia, Jesolo, Marcon, Martellago, Mira, Mogliano Veneto (Trévise), Musile di Piave, Quarto d'Altino, Scorzè, Spinea.Au, la population totale de la commune de Venise est de (autant que le centre historique au qui est aujourd'hui compté dans ce que l'on appelle la Venise insulaire : Venise plus les îles de Burano, Murano, Torcello, Sant' Erasmo et la Giudecca, qui compte ). Sans les îles de Burano, Torcello et Murano, la population du centre historique (dont la Giudecca et Sacca Fisola) est au de. La Venise dite littorale (Lido, Pellestrina) compte, celle de Mestre, celle de Favaro, celle de Marghera et celles de Chirignago - Zelarino. L'avenir et la sauvegarde de Venise passent par le maintien des populations dans leur habitat d'origine et des activités artisanales, commerciales et administratives qui permettent à la population de vivre. Contrairement aux idées reçues, et il contribue, par sa massification et sa pendularité (à certaines heures de la journée, il y a beaucoup de touristes et à d'autres, il y en a très peu) à chasser les habitants du centre historique. L'actuelle municipalité s'emploie à renverser cette situation en favorisant l'accès au logement pour les plus défavorisés et en veillant au maintien des activités traditionnelles, des commerces, des écoles et des entreprises du tertiaire qui ont leur siège dans le centre historique. Mais, dans le même temps, les hôtels ont été autorisés à ouvrir des chambres dans des appartements situés dans des maisons voisines et le nombre d'appartements loués en tant que locations de vacances à la semaine, ne cesse d'augmenter sans que la municipalité n'intervienne. D'où une nouvelle flambée des prix de l'immobilier qui oblige les jeunes Vénitiens à partir habiter sur la terre ferme, n'étant plus capables d'acheter dans le centre historique.En 2012, la ville affichait les jumelages suivants : Par ailleurs, elle a conclu des accords de coopération avec les villes suivantes :
La botanique, nommée auparavant phytologie, est la science consacrée à l'étude des végétaux (du grec βοτανική ; féminin du mot βοτανικός qui signifie « qui concerne les herbes, les plantes »). Elle présente plusieurs facettes qui la rattachent aux autres sciences du vivant. La botanique générale recouvre la taxinomie (description des caractères diagnostiques et différentiels), la systématique (dénombrement et classification des taxons dans un certain ordre), la morphologie végétale (décrivant les organes ou parties des végétaux), l'histologie végétale, la physiologie végétale, la biogéographie végétale et la pathologie végétale. Certaines disciplines, comme la dendrologie, sont spécialisées sur un sous-ensemble des végétaux. La connaissance fine des végétaux trouve des applications dans les domaines de la pharmacologie, de la sélection et de l'amélioration des plantes cultivées, en agriculture, en horticulture, et en sylviculture.
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La délivrance des soins dépend des domaines et des branches professionnels, qui peuvent inclure médecine, soin infirmier, soin dentaire et obstétrique, ainsi que santé publique, santé communautaire et prévention. Les soins dépendent des différentes perspectives culturelles, politiques, organisationnelles et disciplinaires d'une époque ou d'un contexte.Les premiers soins désignent les services de soin qui jouent un rôle dans les communautés locales. Les professionnels de la santé, comme les médecins traitants et médecins généralistes, s'occupent de ces types de services lors de consultation des patients. Selon la nature de la condition de santé, les patients sont transférés en soins secondaires ou tertiaires. Aux États-Unis, une étude est menée par le depuis 1957 pour recenser les problèmes de santé de la population locale. En 2013, une étude de montre que des problèmes cutanés (42,7 %), l'arthrose et les problèmes d'articulation (33,6 %), des problèmes de dos (23,9 %), des problèmes de métabolisme (22,4 %), et maladies des voies respiratoires (22,1 %, sans asthme) sont les problèmes de santé les plus courants. Les premiers soins concernent des patients de tout âge, de tout statut socio-économique, de toute origine ethnique, des patients qui cherchent à maintenir une santé optimale, et des patients souffrant de troubles physiologiques chroniques, de troubles mentaux ou de problèmes sociaux, dont la maladie multiple chronique. Dans le contexte du vieillissement démographique, avec un risque accru de développer des maladies non transmissibles chez les seniors, la demande de services de premiers soins risque également de s'accroître aussi bien dans les pays développés qu'en voie de développement.Voir aussi :Voir aussi :
Les relèvent des sciences appliquées et du corpus en sciences biomédicales. Ils s'intéressent à la santé des humains et à la santé animale. Dans les deux cas, ils impliquent les champs d'investigation scientifique (recherche et enseignement, enrichissement continu des connaissances) ainsi que leur corollaire applicatif immédiat : la médecine clinique.
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Le terme de Méditerranée vient du latin'qui veut dire « au milieu des terres », sous-entendu « du monde connu » (' pour milieu et " pour terre). La mer Méditerranée a été connue à travers l'Histoire sous de nombreux noms :Le bassin méditerranéen est riche d’une histoire complexe et ancienne. Elle est le berceau de la civilisation occidentale. L’Antiquité connaît un foisonnement de civilisations diverses comme les Égyptiens ou les Mésopotamiens. Puis, de grands empires prennent le contrôle des côtes de la mer Méditerranée. La Grèce, Carthage et Rome sont bien connus pour leur domination autour du bassin méditerranéen. Ils développèrent le commerce maritime et les guerres navales. Venise reprend le flambeau progressivement, puis monte en puissance au, lorsque la « Bourse du Rialto » facilite l'échange des parts de navires, le développement d'une flotte commerciale, et le quadruplement de la superficie de l'Arsenal de Venise, mené par les autorités de la ville. La rivalité avec Gênes, autre grande cité maritime, favorise aussi le commerce, avant que la découverte des Amériques ne déplace le centre de gravité commercial, très progressivement, plus à l'Ouest.La mer Méditerranée se divise en deux bassins bien individualisés, séparés par des hauts fonds situés entre la Sicile et la Tunisie : la Méditerranée occidentale et la Méditerranée orientale, elles-mêmes nettement compartimentées. La première recouvre une superficie d’environ de kilomètres carrés tandis que la seconde recouvre environ de kilomètres carrés. La Méditerranée se trouve à la limite entre deux plaques : les plaques africaine et eurasienne. Ces deux plaques se rapprochent à cause de la subduction de la lithosphère océanique de la Téthys, ce qui est à l'origine de collisions continentales. Cela explique la forte activité sismique dans cette région et le volcanisme (Vésuve, Etna, Stromboli, Santorin...). Le fond de la Méditerranée occidentale est constitué d'une lithosphère océanique relativement récente, qui a commencé à se former au Miocène. La Méditerranée orientale est aussi constituée de lithosphère océanique mais d'âge plus ancien datant du Mésozoïque (de l'ère secondaire). C'est le vestige d'un ancien océan : la Téthys. Cette lithosphère océanique ancienne s'enfonce (subduction) sous l'Italie, la Sicile, la mer Égée, ce qui est à l'origine de la remontée du continent africain, mais aussi de l'étirement de la lithosphère dans la mer Égée et le bassin algéro-provençal et la mer Tyrrhénienne. Les séismes récents en Italie ont pour origine cet étirement de la croûte.La mer Méditerranée est en partie le vestige d’un ancien domaine océanique que l’on nomme aujourd’hui la Téthys, qui était plus vaste que la mer Méditerranée actuelle. À partir du Crétacé, la Téthys s’est « refermée » progressivement par subduction, avec le rapprochement des continents africain et eurasiatique. Ceci entraîne la formation de chaînes de montagne, comme les Pyrénées, ou les Alpes. Durant l’Oligocène (il y a d’années), la Méditerranée occidentale subit une phase d’étirement qui sépare la Corse et la Sardaigne du continent européen. Il y a cinq millions d’années, le détroit de Gibraltar s’est refermé à la suite de l'élévation de son niveau par des mouvements sismiques, réduisant la mer Méditerranée à un lac très salé. On nomme cet épisode la crise de salinité messinienne. Des dépôts salins au fond de la mer produits durant un million d’années témoignent de ce phénomène. Près de plus tard, une série de mouvements sismiques ont ouvert le barrage naturel du détroit. Les scientifiques ont observé, à l'ouest du bassin oriental, un vaste dépôt de sédiments, d’apparence chaotique, au pied d’une falaise sous-marine appelée l'escarpement de Malte. Ce dépôt témoigne d’une inondation gigantesque, datant du début du Pliocène, qui aurait rempli ce qui est la Méditerranée actuelle. Se déversant par le détroit de Gibraltar dès son ouverture, l’Atlantique a alimenté, en premier lieu, le bassin occidental avant de franchir le verrou au niveau de l’escarpement de Malte et de se jeter dans le bassin oriental par une cascade de 1,5 km de dénivelé en creusant au passage un immense canyon sur le versant oriental de l'escarpement. Il aurait fallu entre quelques mois et quelques années pour que se déverse la quantité d’eau qui avait mis des centaines de milliers d’années à s’évaporer. En s'inspirant de cet épisode, l'architecte allemand Herman Sörgel conçoit en 1928 le projet Atlantropa dans lequel la fermeture du détroit de Gibraltar par un barrage hydroélectrique aurait asséché une partie de la mer Méditerranée. Les fonds marins de la mer Méditerranée se modifient encore aujourd’hui car les plaques africaine et eurasienne sont en contact. Leurs mouvements provoquent des séismes en Italie, Grèce, Turquie, Israël, France, et Algérie, et entretiennent une activité volcanique en Italie avec l’Etna, le Vésuve et le Stromboli.L'Organisation hydrographique internationale divise la mer Méditerranée en deux bassins dont les limites sont déterminées de la façon suivante : La Méditerranée est reliée à l’océan Atlantique, par le détroit de Gibraltar et le canal du Midi, à l’ouest ; à la mer de Marmara et à la mer Noire, par les Dardanelles et le Bosphore, à l’est ; à la mer Rouge, par le canal de Suez, au sud-est. La mer de Marmara est parfois considérée (à tort) comme faisant partie de la Méditerranée. Il s'agit géographiquement d'une mer semi-fermée partagée par riverains même si certains États comme la Fédération de Russie utilisent une argumentation juridique pour refuser ce qualificatif, arguant du fait qu'il s'agit d'une mer très grande contenant beaucoup d'autres mers (comme la mer Adriatique à son tour semi-fermée) et utilisée pour la navigation internationale, comme s'il s'agissait d'un océan. Le climat méditerranéen est caractérisé par un hiver humide et doux et par un été chaud et sec. Cependant, les inter saisons laissent place à une violence certaine du climat. Des pluies très importantes et très violentes s’abattent parfois alors que la terre asséchée par des périodes de sécheresse ne peut absorber ces précipitations (parfois équivalents à trois mois de pluie voire bien plus selon la latitude). Les inondations fréquentes en témoignent, comme à Vaison-la-Romaine en 1992 ou dans l’Aude en 1999. Les marées sont de faible amplitude et l’évaporation () y est plus importante que dans l’océan Atlantique, d’où un taux de salinité plus élevé et des températures d’eau plus chaudes qu’en Atlantique. Les précipitations (pluviométrie de ) et la quantité relativement faible d’eau apportée par les fleuves (apports fluviaux de ) qui s’y jettent sont largement insuffisantes pour combler cette évaporation. Les apports hydrologiques de la mer Noire () et surtout de l’océan Atlantique () permettent cependant de combler une partie du déficit d’environ de mètres cubes.Les principales îles de la Méditerranée, que ce soit par leur superficie, leur importance historique ou leur fréquentation touristique, sont :Les États qui bordent la Méditerranée sont : Au niveau de ces pays, la Méditerranée est le lieu de processus accentués de littoralisation et d'urbanisation plus ou moins spontanées. Sur, de 1970 à 2000, les populations côtières sont passées de d’habitants à, soit 51 % d’augmentation, dont 17,2 % pour la rive Nord et 84 % pour les rives Est et Sud. Sur la même période, la population urbaine côtière a progressé de d’habitants sur la rive Nord et de d’habitants sur les rives Sud et Est.La mer Méditerranée se divise en deux bassins bien séparés par des hauts-fonds entre la Sicile et la Tunisie. Chaque bassin est divisé en différents compartiments portant le nom de mers, bassins ou golfes, parfois eux-mêmes divisés en zones géographiques de taille inférieure : Plusieurs détroits relient ces différentes parties de la Méditerranée :La Méditerranée étant un des derniers vestiges océaniques de la Téthys, la plupart de ses espèces étaient pantropicales (espèces présentes dans toutes les mers chaudes du globe : récifs coralliens à porites, mangroves) avant la crise de salinité messinienne. La fermeture de la communication avec l'océan Indien il y a 14- et l’assèchement de la Méditerranée durant cette crise messinienne il y a 5,96 à ont eu pour conséquence que le biotope marin de la mer Méditerranée est depuis lors principalement issu de l’océan Atlantique. L’Atlantique Nord est beaucoup plus froid et plus riche en aliments que la Méditerranée, et la vie marine méditerranéenne s'est adaptée à des conditions changeantes au cours des cinq millions d’années qui ont suivi son remplissage. La Méditerranée représente 0,8 % de la surface de l’océan mondial et 8 à 9 % de la biodiversité marine (10 à ). Le domaine continental de la Méditerranée représente 1,6 % de la surface des continents et 10 % de la biodiversité mondiale (notamment, dont 52 % d’endémiques). La faune et la flore méditerranéennes comportent environ 20-30 % d’endémiques, 3-10 % d’espèces pantropicales, 55-75 % d’espèces atlantiques et 5 % d’. Le taux d’endémisme y est de 18 % chez les Decapoda et les poissons, 48 % chez les spongiaires, 20 % chez les algues, 50 % chez les ascidies, si bien que la Méditerranée occupe la deuxième place mondiale en termes de richesse d’espèces endémiques. La Méditerranée est cependant une mer relativement pauvre en termes de biomasse, notamment dans sa partie orientale en raison d'une limitation en phosphates qui réduit le développement du phytoplancton.La mer Méditerranée est plus salée et plus pauvre en nutriments que l’océan Atlantique, en particulier à cause du détroit de Gibraltar qui bloque les grands courants de l’Atlantique. En raison de l’aridité du climat et de l’effet des vents, l’évaporation est plus importante que les apports des pluies et des fleuves, ce qui concentre la teneur en sel ; un équilibre est globalement préservé grâce à deux écoulements contraires au niveau de Gibraltar : un flux d'eau Atlantique entrant en surface et un flux d’eau salée sortant en profondeur. Le percement du canal de Suez en 1869 a créé le premier passage d’eau de mer entre la mer Méditerranée et la mer Rouge. Cette dernière étant plus haute que la partie orientale de la Méditerranée, le canal forma un fleuve d’eau salée de la mer Rouge dans la Méditerranée. Traversé par le canal, le Grand Lac Amer (très salé avant le percement) a bloqué la migration des espèces de la mer Rouge vers la Méditerranée pendant plusieurs décennies. Progressivement, la salinité de ce lac s’est égalisée avec celle de la mer Rouge, la barrière migratoire s’est levée, et les plantes et les animaux de la mer Rouge ont commencé à coloniser la Méditerranée orientale. Les espèces animales et végétales de la mer Rouge prennent l’avantage sur les espèces de l’océan Atlantique dans l’environnement méditerranéen oriental salé et pauvre en aliments. La construction du barrage d'Assouan sur le Nil dans les années 1960 a réduit l’apport d’eau douce riche en nutriments dans la Méditerranée orientale, ce qui rend l’environnement de la Méditerranée proche de celui de la mer Rouge. Cet échange d’ ou (du grec "eruthros" signifiant « rouge ») est connu sous le nom de migration de Lesseps, d’après Ferdinand de Lesseps, l’ingénieur qui a surveillé la construction du canal. Ces espèces s'installent principalement dans le bassin oriental et s'y acclimatent, si bien que 15 % des poissons de la Méditerranée orientale sont exotiques en 2007 (en Turquie elles représentent 43 % des ressources halieutiques ; au Liban, 72 % des poissons sont des Siganus rivulatus). Certaines migrent dans le bassin occidental (Siganus luridus, "Fistularia commersoni"). En 2008, exotiques (une majorité de poissons, arthropodes et mollusques) ont été recensées en Méditerranée. Leurs voies d'arrivée sont le détroit de Suez, le détroit de Gibraltar et la voie anthropique (notamment l'aquaculture, les eaux de ballasts ou le fouling). 220 proviennent du bassin indo-pacifique, 100 de l'océan Indien, 58 de la mer Rouge, 34 de l'océan Atlantique.Le dérèglement climatique pourrait avoir des effets exacerbés sur la zone biogéographique méditerranéenne qui abrite un grand nombre de "hot-spots" de biodiversité. Ils entraînent en effet une augmentation de la température de surface de la mer et entraînent une méridionalisation voire une tropicalisation de la Méditerranée : les espèces végétales et animales d’affinité méridionale sont favorisées aux dépens des espèces septentrionales. La Méditerranée est la victime de pressions diverses : la poursuite de la surpêche favorise la gélification de cette mer due à la pullulation de méduses ; contaminants chimiques, comme les métaux lourds et les pesticides, dont certaines molécules, quoiqu'elles soient interdites, résident dans le lit des fleuves et sont périodiquement relarguées à l'occasion des épisodes de crues ; développement des macro-déchets et, plus encore, des micro-déchets plastiques, qui font courir un risque de « polymérisation » au bassin méditerranéen. Anticiper les effets du changement climatique sur l’eau, l’agriculture, le tourisme, la pêche, l’énergie, le transport et l’urbanisme et l’environnement et la santé (zoonoses, épidémies, maladies émergentes) dans cette zone est une priorité croissante pour les élus et habitants de cette région déjà très dégradée par les feux de forêts et les sécheresses.Le bassin méditerranéen concentre 150 millions d’habitants et attire quelque 200 millions de visiteurs chaque année. 20 % des pétroliers, 30 % des navires marchands du monde circulent en Méditerranée, pour un trafic total de. Le secteur de la pêche primaire (emplois à bord des bateaux de pêche) représente près d'un quart de million d'emplois en Méditerranée. La pêche artisanale représente 60 % de ces emplois et 80 % () de la flotte totale. Ce secteur est cependant menacé par la surpêche. Les lacunes en matière de réglementation de la pêche, la non application des recommandations de la Commission générale des Pêches pour la Méditerranée, la surexploitation des ressources halieutiques et l'utilisation de certains modes d'exploitation néfastes entraînent en effet le déclin des stocks dont 4 % à peine atteignent le rendement maximum durable. La Commission européenne estime qu'en 2016, à. Pour les anchois et sardines menacés de disparition, d'autres facteurs que la pression de pêche sont avancés : les changements environnementaux comme la température de la mer ou la pollution semblent modifier le plancton qui serait constitué d’espèces moins énergétiques, ce qui affecterait les populations de sardines et d’anchois.Les Jeux méditerranéens, qui se déroulent tous les quatre ans, sont une compétition multisports où se rencontrent des sportifs des pays du bassin méditerranéen.Une première forme de tourisme culturel, le Grand Tour, se développe sur les bords de la Méditerranée au. Des jeunes aristocrates d'Europe du Nord visitent l'Italie, parfois la Grèce et le Proche-Orient ottomans, pour s'imprégner de la culture classique grecque, romaine, et italienne et se faire une place au sein de l'élite culturelle, diplomatique ou commerciale européenne. Au, la bonne société européenne ne cherchait pas la chaleur et le soleil pour ses loisirs, se déplaçant sur des stations balnéaires de la côte atlantique, de la Manche ou de la Baltique dès le début de l'été, mais pas en Méditerranée. C'est à la même époque que naît le tourisme en Angleterre, où la population est déjà très urbanisée et invente la notion de vacances : les Anglais sont ainsi premiers à fréquenter les bords de la Méditerranée (mais en hiver), donnant naissance à de nombreux palaces (en particulier à Nice, la promenade des Anglais en étant un souvenir). À cette époque, affirme l'anthropologue Jean-Didier Urbain (en effet, c'étaient les couches les plus pauvres de la population qui travaillaient au soleil ; il s'agissait donc d'un marqueur social, obligeant les couches aisées à garder la peau claire et à se couvrir). La première description d'un bain de soleil comme plaisir bourgeois date ainsi seulement de 1902, dans "L'Immoraliste" d'André Gide et Coco Chanel fait scandale en 1927 en prenant le soleil sur la Côte d'Azur, alors que l'écrivain Théo Varlet créé le nudisme en 1905. Le tourisme méditerranéen, encore privilégié, se développe à partir de cette période. Jean-Didier Urbain poursuit :. En France, pays rural en comparaison de l'Angleterre, c'est avec les congés payés de 1936 et surtout la société de consommation des Trente Glorieuses que le tourisme méditerranéen se développe et se démocratise, donnant naissance au camping et à la fréquentation populaire des villes du Sud de la France. En 1950, l'entrepreneur belge Gérard Blitz créé le Club Méditerranée, des camps de vacances (d'abord sur l'île de Majorque, en Espagne, puis en Italie, en Grèce, en Tunisie). conclut Jean-Didier Urbain. Avec l'apparition des boîtes de nuits, certains endroits se voient dédiés à la fête estivale, comme l'île d'Ibiza. Depuis, la région accueille un nombre toujours croissant de voyageurs : le nombre de touristes internationaux représente plus de 310 millions en 2015, soit 28 % du tourisme mondial. De 2000 à 2020, la France, l'Espagne et l'Italie sont leaders mais la Turquie et l'Égypte devraient tripler, voire quadrupler leur nombre de visiteurs.. Sur 5,7 % des terres émergées, le bassin méditerranéen concentre un tiers du tourisme mondial ( de visiteurs selon les chiffres du ).Depuis le début de la crise migratoire, dans les années 2010, de plus en plus de migrants et réfugiés parviennent en Europe en traversant la Méditerranée, en raison d'un contrôle toujours plus grand des routes de migration terrestres par l’UE (Frontex). Ces traversées maritimes sur des embarcations de fortune surpeuplées sont bien souvent très périlleuses, et ont conduit à la mort de plusieurs milliers de personnes. En 2017, ont traversé la Méditerranée pour rejoindre l'Europe. En 2018, ce nombre est tombé à, soit une diminution de 34 %. L’OIM, organisation liée aux Nations Unies et spécialisée dans les défis de la gestion des flux migratoires, recense chaque année le nombre de noyés parmi les migrants et réfugiés tentant d’entrer en Europe par voie maritime. Au, elle a enregistré en mer depuis le début de l’année. Avec ce chiffre, 2016 risque donc de battre le funeste record que l’OIM avait attribué à l’année 2015 en la déclarant l’année la plus meurtrière de l’histoire pour les migrants et réfugiés ayant traversé la Méditerranée ( en 2015, 3279 en 2014). Des organisations internationales comme Amnesty International déplorent « l’indifférence » de l’Europe face à cette tragédie, et du décalage entre les moyens consacrés à la protection des frontières externes (qui s’élèvent à deux milliards d’euros en 2012) et ceux destinés à l’accueil des requérants d’asile et réfugiés ( d’euros pour la même année, soit trois fois moins).Le pourtour méditerranéen, qui se démarque par le nombre de phénomènes climatiques extrêmes qui s'y produisent (sécheresses, inondations torrentielles, vents violents catabatiques, canicules, incendies de forêts, cyclones subtropicaux méditerranéens, tornades, mais aussi avalanches et fortes intempéries neigeuses), voit sa population fortement augmenter dans les zones urbaines très densément peuplées, ces dernières se trouvant toutes situées au bord de la mer. L'augmentation et l'intensification de ces phénomènes atmosphériques, associée à la hausse du niveau de la mer, et aux risques géologiques déjà extrêmes (zone sismique très importante à proximité de grandes métropoles, menace du Vésuve, et risque de tsunami très important), les risques sanitaires avec l'arrivée de maladies venues des régions tropicales (paludisme, dengue, chikungunya) et de nouvelles espèces animales et végétales problématiques (moustique-tigre, nouvelles espèces de poissons, invasion d'algues vertes "Caulerpa taxifolia"), ainsi que la géopolitique très instable qui règne dans le Sud du bassin (Printemps arabe, vague d'immigration, guerre civile syrienne, conflit israélo-palestinien) rendent la situation particulièrement alarmante pour le futur de cette région.En 2018, alors que la mer Méditerranée représente seulement 1 % des eaux marines mondiales, elle compte 7 % de tous les microplastiques (fragments de moins de ), qui atteignent un niveau record de concentration : 1,25 million de fragments par km2. L’Europe rejette chaque année en mer tonnes de macroplastiques et tonnes de microplastiques, en raison d'une production et une consommation excessives et d'une mauvaise gestion des déchets. Cette concentration de matière plastique peut constituer une menace pour la biodiversité et atteint également la santé humaine. La densité des déchets présents dans la Méditerranée est passée de 100 déchets par km2 dans les années 1990 à 200 par km2 dans les années 2010. Chaque année, de déchets plastique français sont déversés dans la Méditerranée. Une pollution qui ne cesse de s'accroître et qui touche particulièrement la côte marseillaise et le nord de la Corse.Depuis la fin du (ère préindustrielle), la mer bleue s'est réchauffée de près de, soit 20 % plus rapidement que la moyenne mondiale. Ces changements affectent les espèces, les écosystèmes et la biodiversité, à l'image de la prolifération des méduses dans la zone.
La mer Méditerranée ( ) est une mer intercontinentale presque entièrement fermée, bordée par les côtes d'Europe du sud, d’Afrique du Nord et d’Asie de l'Ouest, depuis le détroit de Gibraltar à l'ouest aux entrées des Dardanelles et du canal de Suez à l'est. Elle s’étend sur une superficie d’environ 2,5 millions de kilomètres carrés. Son ouverture vers l’océan Atlantique par le détroit de Gibraltar est large de.
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Owen naît à Newtown, dans le Montgomeryshire, où son père était forgeron. Le jeune Owen y suit de courtes études, travaille dès l'âge de 10 ans comme commis chez un drapier du Lincolnshire, puis dans une maison de commerce de Manchester. Âgé de 18 ans, il s'associe par la suite avec un artisan pour construire des machines à filer le coton, mais le succès n'est pas au rendez-vous et les deux associés se séparent. Owen poursuit son activité en indépendant, puis devient en 1791 sous-directeur de la filature de Bank Top Mill. Propriété de l'industriel Peter Drinkwater, c'est l'un des plus grands établissements textiles de Grande-Bretagne, employant 4 500 personnes. Dans cette manufacture, Owen utilise les premiers sacs de coton importés dans le pays depuis les États du Sud américain. En 1794 ou 1795, il devient le directeur et l'un des associés de la Chorlton Twist Company à Manchester. Lors d'une visite à Glasgow en 1797, il s'éprend d'Anne Caroline Dale, fille du propriétaire de la filature de New Lanark, David Dale. Owen incite ses associés à acquérir la New Lanark et, après son mariage avec Anne Caroline Dale en, il devient directeur général de l'entreprise le. Encouragé par ses succès dans la gestion des manufactures de coton à Manchester, il décide alors de diriger New Lanark selon des principes plus élevés que les règles commerciales en vigueur.La manufacture de New Lanark fut fondée en 1784 par Dale et Richard Arkwright. Elle utilisait l'énergie hydraulique fournie par les chutes d'eau de la Clyde. La filature employait environ dont 500 enfants, issus pour la plupart dès cinq ou six ans, des orphelinats d'Édimbourg et de Glasgow. Les enfants étaient plutôt bien traités par Dale, mais les conditions de vie des ouvriers en général étaient déplorables. C'était une population misérable, qui ne pouvait se permettre de refuser les longues heures de travail et les corvées démoralisantes ; vol et alcoolisme étaient courants, l'éducation et l'hygiène négligées, nombre de familles vivaient dans une seule pièce. Owen entreprit alors prudemment d'élever le niveau de vie de ses ouvriers. Il améliora les habitations et s'appliqua à inculquer des notions d'ordre, de propreté et de prévoyance. Il ouvrit un magasin où l'on pouvait acheter des produits de bonne qualité à des prix à peine supérieurs au prix coûtant. La vente d'alcool y était strictement réglementée. Cependant, il connut sa plus grande réussite dans l'éducation de la jeunesse, chose à laquelle il tenait particulièrement. Il fut le créateur de l'école primaire en Angleterre, et fut influencé notamment par les travaux de Johann Heinrich Pestalozzi (à qui il rendit visite dans son école d'Yverdon-les-Bains) et de Jean Frédéric Oberlin.Owen obtint de grands succès dans tous ses projets. La population, bien que méfiante à son égard dans les débuts, lui accorde finalement sa confiance. Pourtant, malgré l'essor et les succès commerciaux des filatures, la mise en pratique de certains projets d'Owen impliquaient d'énormes dépenses, ce qui n'était pas sans déplaire à ses associés. Lassé par ces gens qui ne cherchaient que le profit, Owen fonda une nouvelle société grâce à laquelle il allait donner libre cours à ses projets philanthropiques (1813). Jeremy Bentham et le célèbre quaker William Allen furent ses associés. La même année, Owen publia ses premiers essais, où il put exposer les principes fondateurs de son système pédagogique. Très jeune, il avait perdu toute croyance religieuse et avait créé son propre credo, qu'il considérait comme une découverte originale. Sa philosophie était fondée sur l'idée que l'homme ne forme pas son caractère lui-même, qu'il est façonné par sa destinée sur laquelle il n'a aucune prise, qu'il n'y a donc pas lieu de le féliciter pour ses efforts ni de le blâmer pour ses erreurs. De ces principes il tirait la conclusion pratique suivante : la seule manière de façonner le caractère de l'homme consiste à le soumettre dès son plus jeune âge à des influences physiques, morales et sociales appropriées. Ces principes — irresponsabilité de l'homme et réceptivité du jeune enfant — forment la clé de voûte de tout le système éducatif et social d'Owen, qui les exposa dans le premier de ses quatre essais intitulé "Nouveau Regard sur la société" ou "Essai sur le principe de formation du caractère humain", publié en 1813. Les années suivantes, les travaux d'Owen à New Lanark connurent une portée nationale et même européenne. Ses projets d'éducation des travailleurs connurent leur apogée dans l'ouverture d'une maison de santé à New Lanark en 1816. En 1817, il lança le mot d’ordre : "« 8 heures de travail, 8 heures de loisir, 8 heures de sommeil »," qui devint ensuite le slogan de la Internationale et du mouvement ouvrier français. Le peintre et affichiste anarchiste Jules Grandjouan l’illustra par un dessin célèbre de 1906. Owen fut en revanche très déçu par le Factory Act (1819), issu d'un projet de législation industrielle dont il fut l'un des artisans. Il obtint des entrevues avec les principaux membres du gouvernement dont le premier ministre, Lord Liverpool, ainsi qu'avec de nombreux dirigeants et hommes d'État européens. New Lanark devint un lieu de pèlerinage très fréquenté par les réformateurs socialistes, hommes d'État, personnages royaux et même par Nicolas Ier, futur tsar de Russie. De l'avis général des visiteurs, les résultats obtenus par Owen étaient extraordinaires. Les enfants étaient joyeux, aimables, gracieux et respiraient la santé et le bien-être. L'alcoolisme était inconnu et les naissances illégitimes extrêmement rares. Il existait entre Owen et ses ouvriers une entente réelle qui rendait le fonctionnement de la filature aisé et harmonieux. Les résultats de l'entreprise s'en ressentaient avantageusement. Les travaux d'Owen étaient bien perçus comme ceux d'un philanthrope, avec cette différence due à sa modernité, son originalité et son désintéressement. Il se rapprocha du socialisme dès 1817 et ses idées furent rapportées par la commission de la loi sur la pauvreté de la Chambre des lords.La misère générale et le marasme économique dus aux guerres napoléoniennes monopolisaient l'attention de tout le pays. Après avoir décrit les causes guerrières qui avaient contribué à ce déplorable état de faits, Owen établit que la cause principale de la misère était à rechercher dans la rivalité entre le monde ouvrier et le système, et que la seule parade pour les hommes consistait à s'unir pour contrôler l'outil de travail. Ses propositions pour combattre le paupérisme (la pauvreté) étaient basées sur ces principes. Il préconisait l'installation de communautés d'environ 1200 personnes, toutes bénéficiaires d'un emploi, vivant dans un seul immeuble avec cuisines et salles à manger communes ; chaque couple disposant d'un appartement privé et élevant ses enfants jusqu'à l'âge de trois ans ; âge auquel ceux-ci auraient été pris en charge par la communauté. La famille se serait néanmoins retrouvée au complet lors des repas et à d'autres moments privilégiés. Les communautés, fondées par des individus, des communes, des comtés ou des États, auraient été, dans tous les cas, supervisées par des personnes hautement qualifiées. Owen fut sans doute inspiré par New Lanark pour définir la taille de ces communautés, et il devait bientôt considérer ce projet comme seul capable d'offrir une nouvelle organisation de société. Dans sa forme la plus aboutie, ce projet comportait une évolution. Owen considérait qu'un nombre de 500 à 3000 personnes était idéal pour une bonne organisation du travail de la communauté. Essentiellement agricole, celle-ci devrait posséder du matériel moderne, offrir nombre d'emplois différents et être, autant que possible, autonome. Ces cantons (comme il les nommait), de plus en plus nombreux, fédérés et unis se seraient développés par dizaines, centaines, milliers ; jusqu'à rassembler le monde entier dans une organisation et un intérêt communs. Ses projets de lutte contre la misère étaient accueillis avec grand intérêt. Le Times, le Morning Post et de nombreuses personnalités les approuvaient. Le duc de Kent, père de la reine Victoria, comptait parmi l'un de ses plus fervents supporters. Owen avait déjà attiré l'attention en proclamant lors d'une conférence à Londres son hostilité envers toute forme de religion. L'opinion publique en fut choquée et les théories d'Owen devinrent dès lors suspectes, car se heurtant à un sentiment religieux très fort. Mais Owen ne s'en émut pas et s'employa dès lors à mettre ses idées en pratique. En 1825, une expérimentation grandeur nature fut entreprise sous la direction d'un de ses émules, Abraham Combe, à Orbiston (près de Glasgow) et une autre l'année suivante, conduite par Owen lui-même à New Harmony dans l'Indiana (États-Unis). Dans les deux cas, ce fut un échec total au terme de deux ans. Il faut dire que la population était extrêmement hétérogène, accueillant aussi bien d'honnêtes gens que des vagabonds ou des aventuriers. Josiah Warren, l'un des membres de cette "New Harmony Society" prétendit que la communauté était vouée à l'échec du fait d'une absence de dirigeants et aussi parce que la propriété privée n'y existait pas. Il en parlait en ces termes : « Nous avons refait un monde en miniature... Nous avons recréé les conditions qui ont amené la Révolution française en privilégiant l'entité et en désespérant les cœurs... Les lois naturelles de la diversité ont repris le dessus... l'intérêt unitaire était en opposition avec les individualités, les circonstances et l'instinct de conservation de chacun... » (Periodical Letter II, 1856). Les remarques de Warren sur les raisons de l'échec de la communauté contribuèrent au développement de l'anarchisme individualiste américain dont il fut le principal théoricien. Après une longue période de frictions avec William Allen et ses autres associés, Owen abandonna en 1828 toute participation dans la New Lanark. De retour des États-Unis, il concentra ses activités sur Londres. Déçu par l'échec de sa communauté de New Harmony, il abandonna ses activités capitalistes et prit la tête d'une campagne de propagande mêlant socialisme et laïcité. L'une des innovations majeures de ce mouvement fut en 1832 l'instauration d'une bourse du travail équitable basée sur des annonces d'emploi, et d'où les intermédiaires habituels étaient supprimés. Le mot « socialisme » commença à être souvent entendu dans les débats de l’""Association of all Classes of all Nations"" fondée en 1835 par Owen. Pendant toutes ces années, ses idées sur la laïcité gagnèrent suffisamment de terrain chez les ouvriers pour que la "Westminster Review" annonce en 1839 qu'une grande partie d'entre eux partageait ces vues. D'autres expérimentations de type communiste furent tentées à cette époque, Ralahine dans le comté de Clare (Irlande) et Tytherly dans le Hampsire. Cette dernière, fondé en 1831, fonctionna pendant trois ans et demi, puis fut vendue par son propriétaire, ruiné par le jeu. Tytherly, fondé en 1831 fut également un échec. En 1846, des idées d'Owen pourtant largement relayées par les journaux, ses écrits et ses conférences, ne subsistait plus que le mouvement coopératif, et le temps passant, elles disparurent progressivement. Owen, pendant ses dernières années se tourna vers le spiritualisme avant de mourir dans sa ville natale le.Robert Owen eut quatre fils, Robert Dale, William, David Dale et Richard, lesquels devinrent tous citoyens des États-Unis.Une grande partie de l'article est tirée de l'Encyclopaedia Britannica de 1911 : Voir
Robert Owen, né le à Newtown (comté de Montgomeryshire) (pays de Galles) et mort le dans la même ville, est un entrepreneur et théoricien socialiste britannique. Ses idées et ses réalisations ont inspiré un courant baptisé, influent durant la première moitié du. Il est considéré comme le « père fondateur » du mouvement coopératif et du socialisme britannique.
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Les appellations allemande et tchèque ont la même origine : dans l’Antiquité, les Grecs, les Celtes et les Romains nommaient le fleuve "Albis", tandis que les Germains l’appelaient "Albia". Ce nom a probablement une étymologie identique à ‘’elfr’’, mot en vieux norrois signifiant « fleuve », qui a donné elfur en islandais, "älv" en suédois et "elv" en norvégien. La dénomination pourrait de manière analogue au nom de la rivière gauloise Albis (aujourd’hui Aube) signifier originellement « l'eau blanche ». Le nom provient probablement de l'adjectif indo-européen *"h2elbh-o-" "blanc" et est lié avec le latin albus "blanc".L’Elbe est le quatorzième fleuve d’Europe et fait partie des 200 plus grands fleuves de la planète. Si on retient l’hypothèse que sa source est en fait celle de la Vltava (à la confluence, cet affluent a un débit plus important), sa longueur totale est portée à (treizième place en Europe). La partie du cours située en Tchéquie a une longueur de tandis que celle située en Allemagne qui court de la frontière tchèque jusqu’à la mer du Nord a une longueur de. Le bassin drainé par le fleuve a une surface d’environ. Le débit moyen de l'Elbe est de ce qui en fait le quatrième fleuve d’Allemagne après le Rhin, le Danube et l’Inn. L’Elbe traverse d’abord le Nord de la Bohême tchèque en décrivant un grand arc, puis traverse l’Allemagne en passant en particulier par les villes de Dresde, Magdebourg et Hambourg avant de se jeter dans la mer du Nord à Cuxhaven. Pendant la séparation des deux Allemagnes jusqu’en 1990, l’Elbe servait de frontière sur une grande partie de son cours. Il était à l’époque fortement pollué en particulier par les métaux lourds mais la qualité de l’eau s’est fortement améliorée durant les années 2000.Le cours de l'Elbe est situé sur le territoire de l'Union européenne. Elle possède un vaste bassin fluvial et est au centre d'un ensemble de canaux constituant un réseau de communications entre Rhin et Baltique. Le fleuve irrigue la Tchéquie, où il prend sa source dans les monts des Géants, et l'Allemagne, où il se jette dans la mer du Nord après avoir traversé les "Länder" de Saxe, Saxe-Anhalt, Basse-Saxe et Schleswig-Holstein, ainsi que la ville-État de Hambourg. Dans chacun de ces deux pays, l'Elbe constitue la deuxième voie fluviale navigable d'importance (respectivement après la Vltava (en ) et le Rhin). Son débit augmente de à Dresde jusqu'à à "Neu-Darchau" (Basse-Saxe).Le cours supérieur va de la source du fleuve jusqu’au point où le fleuve perd son caractère montagnard après avoir achevé sa traversée des monts de Bohême.L’Elbe prend sa source sur le territoire de la commune de Špindlerův Mlýn, dans les monts des Géants (Krkonoše), en Tchéquie. Elle s'en éloigne ensuite en prenant une direction sud à sud-est, à l’opposé de celle de qu’elle suivra par la suite. À compter de Pardubice, son cours, après un brusque coude, prend une direction ouest puis, peu après, une direction nord-ouest qu'elle maintient par la suite à de rares exceptions près. À Mělník, l'Elbe est rejointe sur sa gauche par la Vltava qui avec ses est son affluent le plus long (à la confluence, l’Elbe a parcouru beaucoup moins de distance depuis sa source que la Vltava). À partir de Litoměřice, l’Elbe suit une direction nord-est sur près de puis quitte après Děčín le territoire de la Tchéquie. Le cours de l’Elbe en territoire tchèque est équipé de nombreux ouvrages de retenues qui ont été édifiés, pour la plupart d'entre eux, à compter des années 1950. Les Tchèques divisent le cours de l’Elbe sur leur territoire en Elbe supérieure ("Horný Labe") jusqu’à Kolín, Elbe moyenne ("Středný Labe") et Elbe inférieure ("Dolný Labe"), du confluent avec la Vltava jusqu’à la frontière tchèque.Le cours supérieur en Allemagne débute par un grand méandre et prend ensuite la direction du nord-ouest. Après avoir traversé Dresde, la pente du fleuve décroit de plus en plus. Selon les critères géologiques et géomorphologiques le cours supérieur en Allemagne s’achève à Torgau, mais on peut considérer que le cours moyen commence à Riesa. La Commission internationale de Protection de l’Elbe a découpé le cours du fleuve en 1992; selon ce découpage, le cours supérieur s’achève au niveau du château de Hirschstein entre Meissen et Riesa, après le franchissement de la frontière germano-tchèque.Sur son cours moyen, l’Elbe se comporte comme un fleuve de plaine. Il continue à couler vers le nord-ouest jusqu’à Magdebourg où son cours fait un brusque coude et durant suit une direction nord et parfois nord-est. Après la confluence avec la Havel, son affluent droit le plus long, l’Elbe reprend une direction nord-ouest. Peu avant Hambourg, au niveau du barrage de retenue de Geesthacht, l’Elbe atteint son cours inférieur.Le cours inférieur comprend, dans une acception large, la partie du cours du fleuve placée sous l’influence des marées, qui démarre à compter de la retenue de Geesthacht, dans un sens plus restreint il se limite à l’estuaire, formation typique des fleuves soumis aux marées. À marée haute le niveau du fleuve est supérieur de à celui de la mer du Nord. Bien que le flot ramène les eaux en amont à chaque marée, l'eau du cours inférieur du fleuve n'est pratiquement pas salée. À Tidenstau, à la limite du cours moyen et du cours inférieur, le fleuve donne naissance à un delta dont il ne subsiste aujourd’hui que les bras de l’Elbe Nord et de l’Elbe Sud : en effet au Moyen Âge les bras de l’Elbe Dove et de l’Elbe Gose ont été endigués pour former le Vierlande et les bras situés entre l’Elbe nord et sud ont été utilisés pour agrandir le port de Hambourg aux. L’estuaire est d’une largeur comprise entre sur au moins entre Brunsbüttel et Cuxhaven. Il subsiste encore quelques-unes des très nombreuses iles qui parsemaient autrefois cette portion de l’estuaire, les autres ayant été intégrées aux rives du fleuve lorsque celui-ci fut endigué.L’Elbe extérieur désigne le prolongement de l’estuaire dans la mer des Wadden. Dans la zone de haut fonds de de large, située entre l’Elbe extérieure et la Weser extérieure, se situe les iles de Neuwerk et de Scharhörn qui font partie du territoire de la ville de Hambourg.Le bassin de l'Elbe s'étend essentiellement sur l'Allemagne pour et la Tchéquie pour. L'Autriche et la Pologne étant également concernées par des affluents, le bassin a été reconnu comme biosphère transfrontalière alors qu'une réserve naturelle a été constituée sur de fleuve. Cette dernière couvre près de.En moyennes eaux, l’eau de l’Elbe met 8 jours pour aller de la frontière germano-tchèque jusqu’à Geesthacht à Hambourg. Sur cette portion dépourvue de barrages et d’une longueur de, la vitesse moyenne du courant est de ou. Cette valeur peut varier de manière significative selon l’époque de l’année. L’estimation de la vitesse du courant sur le cours supérieur situé en Tchéquie n’est pas possible compte tenu du grand nombre de retenues. Sur le cours inférieur, les marées ont une influence prépondérante sur la vitesse du courant. La circulation de l’eau se fait à une vitesse nettement inférieure à celle du courant qui se modifie brusquement à chaque changement de marée. Ainsi l’eau met de 1 à 2,5 jours pour effectuer le trajet sur le cours moyen de l’Elbe entre Schnackenburg et Gessthacht (soit ) alors qu’elle met de 4 à 70 jours pour aller de Geesthacht à la mer du Nord ( également).La surface de l’Elbe ne gèle complètement qu’au cours des hivers les plus rudes. À Dresde, l’Elbe a gelé pour la dernière fois - au point de permettre sa traversée à pied- en 1963 (du au ). Les épisodes précédents se situaient en 1954, 1947, 1929, 1902 et 1901. L’épaisseur de glace peut aller jusqu’à. Entre 1775 et 1900 l’Elbe a été gelée sur toute sa surface 37 fois. À la hauteur de Lüchow-Dannenberg on a pu traverser à pied le fleuve pour la dernière fois durant l’hiver 1995/1996. Sur son cours moyen, l’Elbe a tendance à geler plus tôt à cause de la faible vitesse du courant. Le gel du fleuve est rendu plus difficile sur les portions situées en aval des centrales nucléaires à cause des rejets des eaux de refroidissement. Il se forme par contre fréquemment des glaces flottantes qui sous l’action du courant et des chocs se fragmentent en glaçons aux formes arrondies. Lors des débâcles importantes, la circulation des navires (en particulier celles des bacs) doit être interrompue. Au niveau du bief de Geesthacht, il est alors nécessaire de faire appel à un brise-glaces. Durant les crues hivernales de 1784, 1799 et 1845 les glaces en s’accumulant abimèrent les digues et formèrent même un barrage sur le fleuve entrainant l’accumulation des glaces au niveau des ponts. De telles situations se sont également produites plus récemment au Bunthäuser Spitze, lieu où les bras de l’Elbe Nord et l’Elbe Sud se séparent.L’affluent de l’Elbe le plus important est la Vltava (en ) longue de, qui rejoint l’Elbe près de Mělník un peu au nord de Prague, à de la source de l’Elbe. À la jonction des deux rivières, la Moldau a un débit de, supérieur à celui de l’Elbe à cet endroit, si bien qu’on devrait dire que l’Elbe se jette dans la Moldau. Par le biais de la Vltava, le bassin de l’Elbe s’étend à de petites parties de la Bavière et de l’Autriche. Le deuxième grand affluent est la Saale longue de dont le débit est de et qui rejoint l’Elbe à Barby. Le bassin de cette rivière comprend l’ouest de la Saxe, la plus grande partie de la Thuringe et l’est du Hartz mais elle prend sa source dans le massif des Fichtel en Bavière. La Havel est avec ses le plus long des affluents droits de l’Elbe. Son débit moyen à sa confluence avec l’Elbe près de Havelberg est de. Si on prend en compte son affluent la Spree, elle est avec ses le plus long affluent de l’Elbe. L'Ohře (en ) a une longueur de. Son cours suit le graben de l'Eger et le sud des monts Métallifères. La rivière prend sa source dans le Fichtelgebirge — comme la Saale et le Main — et rejoint l’Elbe à proximité de la ville tchèque de Litoměřice (en ). La Mulde ( mais avec la Mulde de Zwickau) commence à Colditz à la jonction de la Mulde de Freiberg () et la Mulde de Zwickau (). Elle draine la majeure partie des eaux du massif du Hartz. L'Elde () rejoint l'Elbe à Dönitz dans le Mecklembourg. Sur une grande partie de son cours elle a été canalisée pour permettre la circulation des navires entre l'Elbe et les lacs de Schwerin et de Müritz. L'Elster Noire (en ) est avec ses le deuxième affluent droit par sa longueur. Elle prend sa source en Haute Lusace quelques kilomètres à l’ouest de la vallée de la Spree. Elle traverse des régions sableuses et de marais et transporte peu de sédiments contrairement à l’Elster blanche (affluent de la Saale qui coule sur presque toute sa longueur dans des terrains argileux). L’Oste () rejoint l’Elbe au niveau de son estuaire. Elle est reliée aux affluents de la Weser par un canal qui traverse les marais de Teufelsmoor mais cette liaison n’est plus utilisée aujourd’hui par les navires. La rivière Ploučnice (en ),, récupère les eaux du flanc sud des massifs des Elbsandsteingebirge et des monts de Lusace et rejoint l’Elbe à Děčín (Tchéquie) quelques kilomètres au sud de la frontière germano-tchèque.L'Elbe est cité pour la première fois à l'écrit par le géographe Strabon. Les Romains atteignent ses rives en -9. Le vaste bassin de l'Elbe a d'abord constitué une voie importante de communication entre le nord et le sud de l'Europe. Les peuplades protohistoriques, Germains puis Slaves, l'ont parcourue au cours de leurs migrations à l'époque romaine puis durant le haut Moyen Âge. Le fleuve a également joué le rôle de frontière naturelle importante, tantôt ouverte tantôt fermée. Au, l'Elbe marque la limite orientale de l'Empire des Francs de Charlemagne. À partir de 930, l'Elbe constitue la frontière ouverte entre Slaves et Saxons (source : "Histoire des Saxons", du moine Widukind, de l'abbaye de Corvey). Cette frontière sera le théâtre d'affrontements entre eux durant quasiment tout le Moyen Âge. En 1821, la liberté de navigation de la Bohême à la mer du Nord est codifiée par l'acte de l'Elbe. Possession allemande au début du, l'Elbe devient internationale avec le traité de Versailles en 1919. En 1936, l'accord de l'acte de l'Elbe est unilatéralement rompu par le régime nazi qui l'annexe. En 1945, les troupes soviétiques et américaines qui ont envahi l'Allemagne nazie opèrent leur jonction sur l'Elbe à Torgau. L'industrie tchèque et allemande mais aussi l'agriculture, par le biais des pesticides qui y étaient déversés, ont contribué durant le reste du à faire de l'Elbe un « fleuve mort sur le plan écologique » (dans la région de Dresde, en 1990). À la fin des années 1990, une prise de conscience a amené la naissance d'un important programme d'action écologique, dressé jusqu'en 2010. Celui-ci a notamment permis la réintroduction du saumon dans le fleuve. L'Elbe a subi une crue exceptionnelle en.Les plus grandes villes sur l’Elbe en Tchéquie sont Hradec Králové, Pardubice et Ústí nad Labem (qui ont toutes trois une population de près de. Les principales villes allemandes de l’amont vers l’aval sont Dresde, Magdebourg et Hambourg. Les principales villes moyennes sur l’Elbe sont Děčín, Pirna, Meißen, Riesa, Torgau, Wittemberg, Dessau-Roßlau, Wittenberge, Wedel, Cuxhaven et Stendal, la ville dont l'écrivain français Henri Beyle (Stendhal) utilisa le nom comme pseudonyme. Des zones d’habitat denses existent par ailleurs le long des rives du fleuve à la périphérie de Hambourg, Dresde et Magdebourg. Si on compare l'Elbe avec les autres grands fleuves allemands comme le Rhin et le Main, les rives de l’Elbe sont relativement peu peuplées. Ce n'est pas le cas par contre de certains de ses affluents comme l’Havel (qui traverse Berlin), la Vltava (Prague) ou la Saale (Halle et Leipzig) qui sont bien plus densément peuplées. L’absence d’habitat urbain dense a permis de préserver sur d’importantes sections du cours moyen les paysages naturels.Le pont le plus célèbre sur la partie allemande de l’Elbe est le pont Loschwitzer, plus connu sous le nom de « Miracle bleu » ou « Merveille Bleue » (Blaues Wunder). Le pont fut construit en 1893 et est considéré aujourd’hui comme un témoin des avancées techniques de l'époque. Le Blaues Wunder est le cinquième pont compté à partir de la frontière tchèque. Sur le cours inférieur le pont routier de Dömitz situé sur la Bundesstraße 191 est remarquable. Ce pont long de ouvert à la circulation en 1936 relie la Basse-Saxe au Mecklembourg. La construction, qui comporte une arche de, a été rénovée dans les années 1990; il s'agit du seul pont routier sur le tronçon de entre Wittenberge et Lauenburg, les autres moyens de traversée sur ce tronçon étant uniquement constitués par des bacs à passager et des bacs pour voitures. Deux kilomètres en amont existait autrefois un pont ferroviaire dit de Dömitz utilisé par l’ancienne ligne de chemin de fer Winttenberge-Buchholz. Ce pont a été détruit durant la Seconde Guerre mondiale. Pour la circulation routière et ferroviaire les derniers ouvrages permettant la traversée de l'Elbe avant l’estuaire se situent à Hambourg : ce sont le pont sur l’Elbe de Hambourg ainsi que l'ancien et le nouveau tunnel sous l’Elbe. Le nouveau tunnel sous l’Elbe qui est utilisé par l’autoroute fédérale A7 est un des goulets d'étranglement du trafic routier en Allemagne du Nord.Elbe supérieur Presque tous les bacs situés sur l’Elbe supérieur sont gérés par l’Union des transports de l’Elbe supérieure (qui a son siège à Dresde). La densité des bacs est particulièrement élevée dans la Suisse saxonne où les bacs desservent le Parc National depuis les arrêts du S-Bahn de Dresde situés sur la rive gauche. À Dresde, il existe 3 bacs : Le bac du château près du Château de Pillnitz permet le transport des véhicules. Dès l’Elbe supérieur il existe de longues portions du fleuve qui sont dépourvues d’ouvrages de franchissement : ainsi entre Meissen et Riesa le tronçon du fleuve long de est dépourvu de pont et seuls existent 2 bacs. Elbe moyen La distance entre les ponts, est plus réduite, mais reste relativement importante sur l’Elbe moyenne. Aussi les très nombreux bacs jouent un rôle important pour le trafic local (tous modes confondus). De nombreux bacs en particulier sur la partie supérieure de l’Elbe moyenne sont des bacs à traille qui sont propulsés d’une rive à l’autre grâce à la poussée du courant captée de manière ingénieuse. Bien que plus écologique, ce type de bac peut entrainer des temps d’attente plus longs que sur les bacs motorisés durant les périodes de hautes-eaux. Les bacs près de Sandau et Havelberg sont propulsés en fonction de la hauteur des eaux et de la période de l’année soit par ce système soit grâce à leurs moteurs. Elbe inférieur Le bac pour automobile Zollenspieker–Hoopte qui assure la navette entre à Hambourg et la Basse-Saxe près de Winzen (Luhe) siège de l’arrondissement de Harburg, est utilisé de manière prépondérante par les touristes et effectue la traversée de mars à novembre avec une fréquence de 10 minutes. Dans l’agglomération de Hambourg les navires de la compagnie HADAG sont utilisés comme des bacs essentiellement pour relier les embarcadères de St Pauli avec Altona et le pont du Diable à Finkenwerder, ainsi qu’avec Blankenese et Cranz. Immédiatement en aval de l'agglomération de Hambourg circule toute l’année un bac à passagers entre Lühe (vieux pays) et Schulau (Wedel). Il existe également un bac catamaran rapide « le bac Elbe City Jet », particulièrement intéressant pour les banlieusards, qui assure la liaison entre Hambourg Blankenese, Lühe et Stadersand (ville). Le bac le plus important de l’Elbe inférieur est le bac pour automobiles entre Glückstadt et Wischhafen, qui, avec 4 bateaux, assure une navette cadencée à 20 minutes pour une durée de traversée de 25 minutes. Il est particulièrement intéressant pour les vélos à qui sont épargnés les très longs temps d’attente très fréquents pour les véhicules. Le bac entre Cuxhaven et Brunsbüttel est toujours en fonction. De nos jours il ne circule que 2 fois par semaine durant les 6 mois les plus chauds.
LElbe (allemand "Elbe", tchèque "Labe", sorabe "Łobjo") est un fleuve d'Europe centrale qui prend sa source en Tchéquie dans les monts des Géants et, après un parcours situé en majeure partie en Allemagne, se jette dans la mer du Nord par un long estuaire d'une centaine de kilomètres sur lequel se trouve Hambourg, premier port d'Allemagne. La longueur de ce fleuve est de kilomètres.
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Située dans la méditerranée orientale au sud-est du Péloponnèse, la Crète est bordée au nord par la mer de Crète, depuis le sur la côte est jusqu'à l'île d'Agria Gramvousa au nord-ouest, par la mer Méditerranée à l'ouest, par la mer de Libye au sud et le bassin levantin à l'est (au sud de l'Ákra Pláka). Une distance de sépare l'Akra Spátha, au nord-ouest de l'île, de l'Akra Maléas, à l'extrémité sud-est de la Grèce continentale. L'île possède une forme étirée : elle s'étend sur d'est en ouest et, dans sa plus grande largeur, sur du nord au sud. D'une superficie de, et d'une périphérie d'environ, elle est la cinquième île de Méditerranée après la Sicile, la Sardaigne, Chypre et la Corse. L'île est montagneuse ; trois massifs montagneux la dominent : les Lefká Óri () ou montagnes Blanches à l'ouest, le massif du mont Psiloritis () ou mont Ida au centre (le point culminant de l'île) et le massif du mont Dikti ( m) à l'est. À l'ouest de l'île se trouvent des gorges, les gorges de Samaria. Les massifs calcaires sont karstifiés et abritent des cavités remarquables par leurs dimensions, telles que "Mavro Skiadi"... La Crète compte officiellement environ 35 millions d’oliviers. Riche de milieux naturels diversifiés, elle abrite plusieurs espèces d'animaux endémiques, ainsi qu'une flore très variée. L'île est bercée par un climat méditerranéen : l'été est chaud et sec, alors que l'hiver est plutôt doux. La Crète souffre en revanche de problèmes environnementaux. Il y a quelques années encore, une immense décharge à ciel ouvert située près de La Canée posait d'importants problèmes écologiques. L'État grec a donc décidé de la fermer, mais il existe encore beaucoup de décharges sauvages un peu partout sur l'île. Les plages sont, elles aussi, envahies de déchets en tout genre (bien que certaines d'entre elles soient régulièrement nettoyées, comme Elafonissi). Les rivages crétois sont malheureusement victimes également de dégazages. Cependant, depuis les années 2000, les Crétois ont pris conscience que les problèmes environnementaux ne faisaient pas bon ménage avec leur principal revenu, le tourisme. De gros efforts ont été entrepris pour garder les plages propres et les habitants sont devenus beaucoup plus respectueux de la nature. (source : recensement général de 2011)L'île de Crète a été le théâtre de nombreux épisodes de la mythologie grecque :Parmi les Grecs, les Crétois sont identifiables d'une part par leur dialecte crétois, d'autre part par la terminaison en άκις : "akis", très fréquente dans leurs patronymes. Leur costume traditionnel, encore revêtu lors des commémorations ou festivals culturels, était assez différent de celui des autres Grecs, en tissu souvent noir ou bleu, large ceinture et bottes. Danses, musiques et cuisine aussi sont spécifiques à l'île. Le régime crétois a été élu comme le modèle de la diète méditerranéenne après « l'étude des sept pays ». Le tsípouro ou "tsikoudiá" est un alcool spécifiquement crétois de marc de raisin. Du point de vue religieux, la Crète a été évangélisée dès les premiers temps du christianisme. Son apôtre aurait été Tite, disciple de saint Paul, auquel ce dernier a écrit une épître. Sous les dominations abbasside et ottomane, l'islam sunnite a aussi été présent dans l'île, en position politiquement dominante, laissant ici ou là des ruines de mosquées ; sous la domination vénitienne, c'est le catholicisme romain qui s'est trouvé en position politiquement dominante. La religion majoritaire est le christianisme gréco-orthodoxe. L'Église crétoise est indépendante de l'Église grecque, et relève directement du patriarcat œcuménique de Constantinople. Elle a été un des éléments les plus importants de la résistance à l'occupant turc. Les populations musulmanes installées en Crète après la conquête de l'île par l'Empire ottoman, ou converties sur place, et qui regroupaient près de 30 % de la population au recensement de 1881 ont commencé à partir dans les années 1890, avant que les derniers soient expulsés lors des échanges de populations entre la Grèce et la Turquie en 1924, conformément au traité de Lausanne de 1923. La Crète a alors accueilli de nombreux réfugiés grecs d'Asie Mineure, de religion orthodoxe, expulsés de Turquie.La Crète est depuis le au moins, sinon depuis l'Antiquité, l'une des régions de Grèce qui produit le plus d'huile d'olive. L'olivier occupe une grande partie des plaines, collines et pentes des montagnes crétoises. Un début de recherche de la qualité s'observe avec des huiles d'olive d'origine contrôlée à la mode française, notamment à Zakros (est). L'élevage ovin et caprin est en déclin, même si l'agrimi, krikri ou chèvre sauvage fait toujours partie du paysage. Les plantations agricoles (tomates, primeurs) bénéficient d'un ensoleillement exceptionnel mais restent limitées (secteur de Moires, dans la Messara). La ressource croissante de la Crète est son énorme potentiel touristique, associant mer, soleil, montagne, culture, sites archéologiques ; comme en Espagne, il devrait conduire vers un tourisme de plus en plus éclectique et amoureux de l'environnement et de la culture crétoise. La côte Sud est beaucoup plus traditionnelle, liant vieux monastères, villages hauts-perchés des montagnes et criques sablonneuses accessibles seulement à pied.
La Crète, en grec, en grec ancien ', grec moderne ', est une île grecque, autrefois appelée « île de Candie ». Plus grande des îles grecques et cinquième île de la mer Méditerranée en superficie, elle est rattachée en 1913 à la Grèce, dont elle constitue, avec d'autres petites îles, l'une des treize périphéries (région administrative), ainsi que l'un des sept diocèses décentralisés créés par le programme Kallikratis en janvier 2011.
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Le substantif masculin « monothéisme » (prononcé en français standard) est composé de « mono- » et de « -théisme », lui-même composé de « thé(o)- » et du suffixe « -isme ». Le terme de « monothéisme » est de création relativement récente même s'il peut aujourd'hui sembler aller de soi, pour un concept qui demeure « difficile à penser ». Le terme de « polythéisme » apparaît pour la première fois au chez le philosophe juif Philon d'Alexandrie pour marquer la différence entre le message biblique et la "doxa polutheia" (opinion majoritaire dans la cité) des Grecs. Le terme « monothéisme », lui-même, apparaît vraisemblablement au pour désigner deux concepts qui se comprennent de deux manières opposées. L'anglais'est attesté dès avec la parution, à Londres, de l" de "" (« Une explication du grand mystère de la piété ») d'Henry More ; et c'est à ce dernier que sa création est attribuée. Certains commentateurs l'utilisent alors pour qualifier le judaïsme et le christianisme et ainsi affirmer la supériorité morale et spirituelle spécifique de ces religions vis-à-vis des autres croyances antiques, de manière "exclusive". Le monothéisme s'opposerait donc spécifiquement aux cultes polythéistes, considérés par certains prêcheurs ou commentateurs comme plus primitifs, notamment dans le cas du Culte impérial dans la Rome antique ou d'autres religions classées au sein du paganisme. Mais dans les milieux déistes, il désigne la religion universelle de l'humanité dans une acception "inclusive" qui considère que tous les hommes vénèrent une même divinité sans le savoir. Cet antagonisme inclusif/exclusif de la "notion" de monothéisme se trouve déjà dans les textes bibliques. Ces textes, s'ils doivent être lus avec raison comme des documents monothéistes, n'en sont pas moins porteurs des traces de polythéismes intégrés par leurs rédacteurs qui empêchent d'opposer polythéisme et monothéisme de façon manichéenne comme ce fut longtemps la norme, suivant la radicalisation de l'opposition au polythéisme des trois religions du Livre, c'est-à-dire l'islam, le judaïsme et le christianisme.Pour Mireille Hadas-Lebel, l'idée du Dieu unique, à la fois créateur, miséricordieux et tout-puissant, s'est faite au terme d'une lente évolution dans le cas du monothéisme juif, qui était au contact de cultures et d'empires polythéistes. Citant à ce propos Marcel Gauchet, l'historienne souligne la nécessité d'une « extraterritorialité » religieuse pour le peuple juif : celui-ci peut alors s'affranchir du pouvoir impérial et du « culte de souverains puissants aisément divinisés par leurs sujets ». Le Dieu unique, transcendant, devient « un souverain invisible plus puissant encore ». Cela dit, le monothéisme juif ne s'est pas développé en vase clos, et encore moins sur le principe seul d'une opposition culturelle systématique avec les peuples voisins; le contact avec l'Empire achéménide, réalisé après que Cyrus le Grand a envahi Babylone et permis à la diaspora juive de rentrer en Judée a été déterminant, quelques livres de la Bible Hébraïque portant la marque d'une forte influence perse. Le Livre d'Esther par exemple, raconte comment Esther, femme du roi achéménide Cassuérus, l'a convaincu de préserver les Juifs des manœuvres de Haman, son grand vizir. Ce livre est pour J-D Macchi, « une littérature de diaspora dans le judaïsme de l’époque du deuxième Temple. ». Il serait l'oeuvre d'un perse ayant vécu vers 78-77. En outre, l'usage de mots d'origine persane pour des concepts métaphysiques importants (notamment "pairidaeza," espace clos, qui a donné Paradis, attesté par Xénophon dans l’"Économique") interroge sur la nature et le profondeur des liens anciens entre zoroastrisme et judaïsme. Pour, et les historiens spécialisés rejoignant ses travaux, la première religion monothéiste est probablement le mazdéisme, dont le dieu principal, Ahura Mazdâ (pehlevi : "Ohrmazd") est le seul responsable de l'ordonnancement du chaos initial, le créateur du ciel et de la Terre. Cependant, ce culte n'a pas supplanté dans un premier temps les divinités plus anciennes, comme Inanna ou Mithra, qui ont fini par être considérés comme des divinités mazdéennes à part entière. Le zoroastrisme, religion monothéiste encore pratiquée à ce jour (sous la forme du parsisme) en Inde et dans quelques réduits en Iran (autour de Yazd notamment), est une réforme du mazdéisme pensée par Zoroastre, recentrant sur le seul créateur l'attribut divin et reléguant Mithra et les autres divinités dont le culte était venu se greffer à celui d'Ahura Mazda au rang d'anges, d'envoyés.Vers l'époque de l'Exil, l'histoire du monothéisme biblique n'est pas une histoire linéaire mais plutôt un "processus de maturation" qui est le fruit d'une somme d'influences, de traditions et d'évènements qui mèneront à l'élaboration de l'expression d'une foi monothéiste régionale originale. Le premier commandement du Décalogue (Tu n'auras pas d'autres dieux face à moi... Tu ne te prosterneras pas devant d'autres dieux que moi, et tu ne les serviras point) sur lequel se fonde le "monothéisme" des juifs et des chrétiens est davantage la formulation d'un "monolâtrisme", puisqu'il n'enseigne pas le néant des autres dieux, voire suppose leur existence antérieure ou concurrente. En comparaison, l'islam qui apparaîtra quelque douze siècles plus tard sera immédiatement plus directif, plus explicite pour affirmer la seule existence du Dieu unique, et critiquer le polythéisme. La chahada nie toute autre forme de divinité, mais est postérieure.. Un premier yahvisme monôlatrique pourrait remonter à la sortie d'Égypte mais on ignore comment le dieu Yahvé devient le dieu national des deux royaumes de Juda et d'Israël. Yahvé revêt de multiples formes, fonctions et attributs : il est vénéré comme une divinité de l'orage à travers une statue bovine dans les temples de Béthel et de Samarie alors qu'à Jérusalem, il est plutôt vénéré comme un dieu de type solaire sous le nom de "Yahvé-Tsebaot". À l'époque des deux royaumes, Yahvé n'est probablement pas le seul dieu pour les Hébreux. Un poème du Deutéronome comme un passage du Livre de Michée attestent de cette forme de monolâtrie polythéiste pour laquelle chaque peuple a son propre dieu national reconnaissant les divinités des peuples voisins. On trouve ainsi une tradition monolâtrique assez similaire au judaïsme yahviste de cette période dans le royaume de Moab à travers le dieu Kamosh, comme la concurrence entre le populaire dieu Baal et Yahvé pourrait expliquer la virulence des textes vétérotestamentaires à l'encontre du premier. Le dieu national Yahvé est ainsi à considérer à l'époque de la monarchie israélite – entre le et le – comme une divinité assurant la sécurité et la fertilité à son peuple à travers le roi. Par ailleurs, certains indices épigraphiques laissent supposer qu'Yahvé était peut-être honoré avec une déesse parèdre d'origine ougaritique nommée Ashéra mais sans qu'on sache avec certitude – les chercheurs en débattent encore – s'il s'agit de cette déesse ou d'un attribut, l"'ashéra" biblique désignant également un arbre sacré. Le Deutéronome confirme cependant l'unicité du Dieu de cette religion, par rapport aux polythéismes avoisinants : « Écoute, Israël! l'Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel »... «Vous n'irez point après d'autres dieux, d'entre les dieux des peuples qui sont autour de vous».Le texte deutéronomique ne niant pas encore les autres dieux, déjà mentionné précédemment, semble avoir été écrit vers quand le roi Josias entend faire de Yahvé le seul dieu de Juda et empêcher qu'il soit vénéré sous différentes manifestations, comme cela semble être le cas à Samarie ou à Teman, dans l'idée de faire de Jérusalem le seul lieu saint légitime de la divinité nationale. L'émergence du monothéisme judaïque exclusif est lié à la crise de l'Exil. En, l'armée babylonienne défait le Royaume de Juda, l'occupe et déporte en exil à Babylone la famille royale, l'intelligentsia et les classes supérieures. Dix ans plus tard, les Babyloniens ruinent Jérusalem et détruisent son Temple. S'ensuit alors une seconde déportation qui semble cependant laisser sur place près de 85 % de la population, essentiellement rurale. C'est au sein de cette élite déportée et de sa descendance que l'on trouve la plupart des rédacteurs des textes vétérotestamentaires qui vont apporter la réponse du monothéisme au terrible choc et la profonde remise en question de la religion officielle engendrée par cette succession de catastrophes. Non seulement, la défaite n'est pas due à l'abandon par Yahvé, mais c'est au contraire l'occasion de le présenter comme seul et unique dieu : dans les récits que les intellectuels judéens écrivent alors, la destruction de Jérusalem, loin d'être un signe de faiblesse de Yahvé, montre la puissance de celui qui a instrumentalisé les Babyloniens pour punir ses rois et son peuple qui n'ont pas respecté ses commandements. Yahvé devient dès lors, au-delà de son peuple, le maître des ennemis de Juda. Cette idée du « fléau de Dieu » se retrouvera fréquemment à d'autres moments dans l'histoire où des conquérants païens ou infidèles auront raison de royaumes vénérant pourtant le Dieu unique, comme ce fut le cas avec Attila, Genghis Khan et ses descendants ou encore les Ottomans. L'exil babylonien met les rédacteurs judéens en contact avec les mythes mésopotamiens dont celui de la création de l'univers (Enuma Elish) ou celui mentionnant un déluge (Atrahasis), et les premiers livres de la Genèse présentent dès lors Yahvé comme la divinité créatrice de l'entièreté de l'univers. Le nom de dieu est alors "Elohim", marquant une tendance syncrétiste chez les auteurs sacerdotaux : en effet le terme peut se traduire par "dieu" ou "dieux", suggérant que les dieux des autres peuples ne sont que des manifestations de Yahvé. L'élaboration de la doctrine juive monothéiste se fait dans un contexte plus propice à de telles idées : le roi babylonien Nabonide tente de faire du dieu lunaire Sîn le dieu unique de son empire, en Grèce, les présocratiques défendent l'unicité de la divinité contre le panthéon et les successeurs achéménides de Cyrus II le Grand, considéré lui-même comme un messie de Yahvé, influencent le monothéisme judéen en faisant d'Ahoura Mazda le dieu officiel de l'empire.L'expression « religions abrahamiques » désigne les religions découlant ou se disant découler de la révélation d'Abraham, dont la première est le judaïsme, suivi du christianisme puis de l'islam. Bien qu'aujourd'hui elles soient formées chacune de nombreux courants d'interprétation des textes ayant mené à des positions doctrinales, théologiques, voire métaphysiques (pour certains courants) quasi-inconciliables, ces trois religions se lient par une tradition prophétique commune et des symboles communs (dont la première est le mythe d'Adam et Ève), ainsi que la reconnaissance de la Bible Hébraïque comme texte de base.D'après la tradition juive, le monothéisme fut la première croyance humaine, Adam sachant qu'il n'y avait qu'un Dieu. Le polythéisme serait né deux générations plus tard, les gens priant diverses « puissances » d'intercéder en leur faveur auprès de Dieu ; les cultes accessoires l'emportent ensuite sur le culte principal. Abraham redécouvre le monothéisme (à l'âge de trois ans, selon le Midrash) après avoir compris qu'il doit exister Un Être suprême, et que celui-ci ne s'embarrasse pas d'un panthéon. Cet Être est transcendant, immanent, omnipotent, omniscient, bienveillant. Dieu Se révèle alors à Abraham, contracte une Alliance avec lui, qu'il renouvelle avec son fils Isaac puis son petit-fils Jacob. Plus tard, Dieu envoie Moïse annoncer au peuple qu'Il va le faire sortir d'Égypte (antique), conformément à l'Alliance. Il se présente au peuple comme celui qui advient (Ehye asher Ehye, « Je Serai qui Je Serai »), c'est-à-dire au sens littéral Celui qui Est près de Son peuple lorsqu'Il le fera sortir d'Égypte. Pour les Israélites, Il est donc non seulement le créateur du monde, déterminant le cours des choses, gardien de l'ordre naturel, mais aussi, Dieu providentiel qui intervient directement dans le cours de l'Histoire. Le monothéisme est Le premier des Dix Commandements que Moïse transmet au peuple, sur l'ordre de Dieu : Le judaïsme exige de ses membres une adhérence sans faille à ces préceptes, l'inverse revenant à en dénier l'essence. L'« inverse » inclut le syncrétisme, le culte de « divinités mineures », d'esprits ou d'incarnations, l'idée de Dieu comme dualité ("shtei reshouyot") ou trinité. Ce concept est hérétique aux yeux des Juifs, et est assimilé au paganisme. L'interdiction d'autres cultes s'étend à la possession d'objets devant lesquels on pourrait se prosterner, comme les statues, les portraits, ou toute représentation artistique de Dieu.Tout en s'affirmant monothéiste, la quasi-totalité des chrétiens a adopté, depuis le Premier concile de Nicée de l'an 325, la profession de foi selon laquelle Dieu, être unique, se manifeste en trois personnes ou plus justement trois hypostases : Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit (communément appelés la Trinité), ce qui est une innovation incompatible avec le judaïsme. De même, le culte des saints, et notamment des saints patrons ainsi que de la Vierge Marie ont été parfois perçus comme des incursions hénothéistes venant se greffer à un monothéisme strict, n'admettant d'autres autels que ceux dédiés à Dieu. Ainsi, là où les églises traditionnelles mettent en valeur le rôle des saints en tant qu'intercesseurs auprès de Dieu, tout en leur refusant le statut d'êtres divins, plusieurs protestantismes (dont le luthéranisme) et le calvinisme rejettent en bloc leur culte, préférant voir en eux des modèles à suivre plutôt que des intercesseurs. Le premier concile de Nicée est la base du rejet comme hérétiques des courants des débuts du christianisme n'affirmant pas la profession de foi du Symbole de Nicée (comme l'arianisme, le nestorianisme, etc.). Le débat sur la consubstantialité de Jésus continuera de marquer le christianisme primitif, jusqu'au Concile de Chalcédoine en 451 qui vient fixer définitivement le débat. Ses principales conclusions, résumées dans le symbole de Chalcédoine, définissent le dyophysisme, c'est-à-dire les deux natures du Christ, vrai Dieu et vrai homme, parfait dans sa divinité comme dans son humanité. Elles marquent une étape essentielle dans le domaine de la christologie et sont acceptées, encore aujourd'hui, par les trois principales confessions chrétiennes : les orthodoxes, les catholiques et les protestants. Certains chrétiens miaphysites, très minoritaires, rejettent l'intégralité du concile, produisant un schisme qui forme les Églises des trois conciles. Cette vision du divin n'est pas partagée par les deux autres religions abrahamiques, à savoir le judaisme et l'islam.Le mot « Islam » vient de la racine arabe « slm » qui signifie soumission. Selon cette croyance, l'homme est par nature entièrement soumis à Dieu (muslim), et doit croire en Dieu (Mou'mine) et suivre les préceptes du Coran pour atteindre ainsi la paix dans la vie d’ici-bas et dans celle de l’au-delà. Se soumettre à la volonté divine ne signifie pas que l'homme cesse de réfléchir, ou qu'il abandonne son libre-arbitre ; mais plutôt qu'il accepte son rapport au divin. Les commandements de Dieu participent à son bien-être et à celui des autres, lorsqu'il respecte les lois divines et fait usage de sa liberté avec sagesse. Le concept islamique de la soumission est donc un concept actif ; un musulman s’efforce d’améliorer son caractère, et de faire ce qui est le mieux dans la mesure de ses capacités, après quoi, il accepte que le résultat de ses efforts réside en fin de compte dans les mains de Dieu. L’Islam est basé sur la foi en un Pouvoir Supérieur, le Seigneur Miséricordieux et Créateur de l’Univers, sans famille ni partenaire, et appelé en arabe « Allah ». Le Coran affirme l’existence d’un Dieu unique, et s’inscrit dans la tradition abrahamique, notamment dans la sourate dite de la vache. Plus tard, la profession de foi musulmane,, sera dédiée à cette unicité, selon la formule « Il n'y a de dieu que Dieu ».Au, l'historien byzantin Procope de Césarée dit que « les Antes et les Slavons ne reconnaissent qu'un seul Dieu, celui qui a créé le monde et qui lance le tonnerre, à qui ils sacrifient des bœufs et d'autres victimes ». La religion des Dogons se fonde sur le culte voué au Dieu créateur Amma. Selon l'ethnologue Germaine Dieterlen, il est invoqué dans toutes les occasions ; toutes les demandes adressées aux puissances surnaturelles le sont en son nom, prononcé au début de chaque prière.L'assimilation du dieu unique au père – lui aussi unique – « Dieu le Père » est un thème récurrent depuis l'origine du monothéisme judaïque (Jérémie 2, 27 : «"Tu es mon père!... Toi tu m'as enfanté!" »). Sigmund Freud, agnostique né de parents juifs, considère les dieux comme des illusions, selon lui elles résultent du besoin infantile d'une figure paternelle dominante, la religion contribue à maîtriser les impulsions violentes chez les individus et dans le développement de la civilisation. Il s'intéresse dans un premier temps aux rituels. Dans ses premiers écrits sur la religion "Actes obsessionnels et pratiques religieuses" (1907), il assimile la religion à une névrose obsessionnelle universelle à rituels répétitifs, analyse qu'il approfondit dans Totem et Tabou. Il y travaille le sens de l'image du père (tueur violent et dévorateur, celui qui interdit le contact avec la mère) et l'acte originel de parricide reproduit dans le repas sacrificiel totémique. Il décrit le passage du totémisme et du polythéisme au monothéisme judéo-chrétien, où une nouvelle figure paternelle toute-puissante et unifiée succède à celle du père primitif. Ce rapprochement entre religion universelle et l'universalité de la psychanalyse et de ses concepts, en particulier du complexe d'Œdipe aura d'énormes conséquences sur la notoriété de la psychanalyse. Dans Moïse et le monothéisme, un de ces derniers écrits, Freud – bon spécialiste de l'Égypte antique polythéiste avec un épisode monothéiste solaire sous Akhenaton – échafaude une théorie de l’assassinat de Moïse qui engendre la culpabilité des Juifs à l'origine de l'espoir messianique d'un sauveur. Il reviendra dans "L'Avenir d'une illusion" (1927) à l'enchainement des religions (des « illusions ») : à l'animisme primitif succède une illusion adaptée à la civilisation avec le polythéisme, qui réconcilie l'homme et la mort et aide à supporter les privations de la civilisation. Alors la figure du père devient centrale dans l'esprit religieux et arrive le monothéisme. L'homme attend le même service de Dieu que du père, tous deux protecteurs mais craints. Rôle difficile à tenir qui rendent inséparables monothéisme et doute. Le monothéisme impose à l'individu une notion universelle de bien et de mal et pose donc un grand nombre d'interdits se traduisant par des renoncements aux pulsions que les polythéismes sacralisaient. Sa conclusion est que l'avenir des idées religieuses en tant qu'illusions est florissant. Selon Sigmund Freud, le monothéisme est une religion du Surmoi, par opposition aux polythéismes qui sont des religions dont les différents cultes partiels sont chacun basés sur une impulsion instinctive née dans le ça.Carl Gustav Jung, dans son ouvrage "Psychologie et religion", s'intéresse au monothéisme chrétien et à ses symboles. Il les explique au regard de la psychologie analytique qui l'a rendu célèbre, en tentant d'éclairer les rites et dogmes d'une nouvelle interprétation ouverte à une redéfinition de la foi.
Un monothéisme (du grec "" ["monos"], « seul, unique » et "θεός" ["theos"], « dieu ») est une religion qui affirme l'existence d'un Dieu unique, omnipotent, omniscient et omniprésent. C'est notamment le cas des religions abrahamiques : judaïsme, christianisme et islam. D'autres religions ou croyances monothéistes ont vu le jour comme le zoroastrisme, le culte d'Aton, le sikhisme ou encore le déisme. Les religions monothéistes s'opposent notamment aux polythéismes et aux panthéismes, mais aussi à l'animisme, etc. En effet, les polythéistes croient en plusieurs divinités tandis que pour les panthéistes Dieu est immanent et non transcendant.
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Le mot « dieu » vient du latin ', lui-même issu de la racine indo-européenne "dei-" « briller » qui, élargie en "deiwo-" et en "dyew-", sert à désigner le ciel lumineux en tant que divinité ainsi que les êtres célestes par opposition aux êtres terrestres, les hommes. Étroitement liée à cette notion de lumière, c'est la plus ancienne dénomination indo-européenne de la divinité qui se retrouve dans le nom du dieu grec "Zeus" dont le génitif est "Dios". De la même racine est issue la désignation de la lumière du jour (diurne) et du jour, lui-même (' en latin). Dans la langue française, le mot est attesté dès le tout premier texte français, les "Serments de Strasbourg", en 842 sous les formes "Deo" au cas régime et "Deus" au cas sujet. Dans ce texte, le terme désigne avec une majuscule la divinité du monothéisme chrétien. On trouve ensuite "Deu" et "Dieu" aux. Il indiqueLe concept de Dieu possède des aspects religieux et métaphysiques très divers, ce qui rend particulièrement difficile sa définition. Certains auteurs estiment même que Dieu estAbordée au, l'étude de l'évolution religieuse de l'humanité est un champ de recherches longtemps délaissé, victime d'une part de conceptions souvent « évolutionnistes » sous-tendant la démarche — présupposant un « sens » de l'histoire jalonné d'étapes précises, ou fondé sur l'idée de l'accomplissement d’une rationalité immanente — et, paradoxalement, victime de la spécialisation de la recherche au fil de l'accroissement de la connaissance des religions elles-mêmes. Certains grands noms de la sociologie des religions, parmi lesquels Émile Durkheim, Marcel Mauss, Georg Simmel et Max Weber, ont cependant jeté les bases de cette étude. Le sociologue des religions Yves Lambert, développant une grille d'analyse avancée par Karl Jaspers, a proposé la poursuite de cette approche par la sociologie historique et comparée des religions afin de présenter des clefs d'analyse pour l'appréhension du « fait » religieux, sans éluder la singularité de chacun des grands ensembles religieux. Jaspers a souligné laLa religion mésopotamienne se distingue des religions orales agraires par différentes caractéristiques telles que l'apparition d'un panthéon, d'épopées, d'une caste sacerdotale nombreuse et hiérarchisée, de grands édifices religieux, de théodicée La plus ancienne liste de dieux connue figure sur des tablettes datant du et compte les noms de. Les dieux locaux perdent peu à peu de leur prestige au fil de la domination étrangère pour constituer progressivement un « polythéisme au seuil du monothéisme ». C'est à cette époque, vers le qu'apparaît au sein du peuple hébreu la mutation d'une monolâtrie — caractérisée par un aniconisme inédit — au monothéisme et qu'émergent « l'Unicité et la Transcendance absolues de Dieu ».Dès le, le règne d'Akhenaton est le cadre d'une brève révolution monothéiste fondée sur le culte d'Aton dont la portée réelle est discutée. L'archéologue Alain Zivie souligne que les changements radicaux n'ont peut-être atteint que les élites, la cour royale et les grands temples, « avec de nettes limites géographiques aussi bien que thématiques et conceptuelles ». Ce culte s'effondre dès la disparition de ce pharaon. On a longtemps voulu y puiser l'origine du monothéisme biblique, ce qui est contesté par les historiens actuels : le monothéisme juif n'apparaît que huit siècles plus tard et ne revêt sa forme « exclusive » actuelle qu'au cours duLe zoroastrisme est la première religion attestée proposant un salut éternel. Également appelé « mazdéisme », elle doit son nom à Zoroastre ou "Zarathustra", apparaissant probablement à une époque que les spécialistes contemporains situent vers le, avant qu'elle devienne la religion officielle du royaume de Darius, vers 520. La minceur des sources conservées, composées à peine d'une vingtaine de "Gathâs", des hymnes en vieil-avestique longtemps transmis oralement, pose des problèmes d'interprétations considérables qui partagent les chercheurs entre deux types d'interprétations. La première fait du zoroastrisme la première religion monothéiste faisant état d'un salut dans un autre monde. Ce point de vue se fonde sur deux observations, d'une part le rejet des "daivas", les dieux traditionnels, et d'autre part l'omniprésence d'un seul dieu dans ces textes, une divinité unique dûment nommée, Ahura Mazda, le "Maître attentif". Celui-ci, dont dérive le terme "mazdéisme", est le dieu unique et créateur qui seQuand un monothéisme accepte la coexistence avec le polythéisme ou conçoit sa divinité « nationale » comme simplement « supérieure » à d'autres, on parle plutôt de « monolâtrie » ou d'« hénothéisme », termes de création récente. Dans le judaïsme antique, si un premier yahvisme monôlatrique remonte probablement à la sortie d'Égypte, on ignore comment le dieu Yahvé devient précisément le dieu national des deux royaumes de Juda et d'Israël. Yahvé revêt alors de multiples formes, fonctions et attributs : il est vénéré comme une divinité de l'orage à travers une statue bovine dans les temples de Béthel et de Samarie alors qu'à Jérusalem, il est plutôt vénéré comme un dieu de type solaire. Le Deutéronome — proposant toujours une formulation monolâtrique qui ne nie pas encore les autres dieux — semble avoir été écrit vers quand le roi Josias entend faire de YHWH le seul Dieu de Juda et empêcher qu'il ne soit vénéré sous différentes manifestations comme cela semble être le cas à Samarie ou à Teman, dans l'idée de faire de Jérusalem le seul lieu saint légitime de la divinitéSuivant Wilfred Monod, « le Dieu des philosophes grecs ne prétend pas rendre raison de l'origine de l'Univers, mais seulement de l'ordre et de la hiérarchie qui s'y découvrent, au-dessus des choses soumises à la génération et à la corruption ». La philosophie antique, si elle a largement influencé les réflexions classiques et modernes sur Dieu, ne s'est paradoxalement qu'assez peu intéressée aux questions divines, considérant que le nombre important de dieux — les Grecs nourrissent le sentiment d'un monde tout entier habité par le divin — ne méritait pas un chapitre singulierLes religions abrahamiques voient Dieu comme le principe créateur, selon l'analyse de Mireille Hadas-Lebel :.Il se peut que le culte de YHWH ait été prédominant parmi les Hébreux dès le, opposé à un polythéisme dès lors minoritaire. Cette hypothèse se fonde notamment sur l'étude statistique des occurrences des noms yahvistes. Toutefois, suivant une partie de l'exégèse moderne du début du, l'idée de YHWH comme étant le Dieu unique apparaît pendant la période perse à la suite d'une réflexion monothéiste qui aboutit à l'affirmation — dans une polémique anti-idolâtrique — de cette unicité que l'on retrouve dans le Livre d'Isaïe rédigé dans une période comprise entre la moitié du, le seul parmi les livres prophétiques bibliques à affirmer cette unicité. Probablement influencée par les conceptions religieuses des Achéménides, cette conception devrait également beaucoup à l'approfondissement de la tradition aniconique, le rejet des images étant un trait fondamental du judaïsme qui semble remonter aux origines de celui-ci.Les religions abrahamiques sont monothéistes, elles affirment l'existence d'un Dieu unique et transcendant.Au Moyen Âge, sous l'impulsion de la pensée arabe et grecque, la pensée juive élabore une théologie d'où ressort, entre autres, un principe énoncé par Saadia Gaon : « la pensée humaine, don de Dieu, est valide et source de vérité à l'égal de la Révélation ». Dès lors, la rationalité pour appréhender Dieu est légitimée comme devoir religieux, ce qui trouve un meilleur accueil, à l'époque, que la seule foi. Toutefois des désaccords apparaissent sur la question de savoir si la réflexion rationnelle concernant Dieu constitue ou non une forme suprême d'expérience religieuse. Juda Halevi apporte une réponse négative, affirmant que les preuves logiques ne permettent pas d'aboutir au Dieu d'Abraham, seule une « communication immédiate », une « Révélation divine » le permet. Dans la Bible, Dieu est décrit en termes psychologiques : coléreux, content, triste, déçu, ayant de la pitié, aimant ou haïssant. Depuis Maimonïde, la tradition théologique hébraïque insiste sur la distinction entre le sens littéral desLa conception chrétienne de Dieu s'élabore dans les premiers siècles du christianisme par une hybridation entre la pensée biblique et la pensée grecque notamment le néoplatonisme. Elle est l'œuvre des Pères de l'Église, notamment Augustin d'Hippone. À la différence du Dieu impersonnel des néo-platoniciens, le Dieu chrétien est incarné, c'est un Dieu "lumière intérieure" qui « travaille » les humains auLe christianisme va devoir faire face à des questions soulevées par le fait que Jésus-Christ, fils de Dieu s'est fait homme. Au et au, plusieurs conceptions vont s'affronter : certains considèrent que Jésus est un homme adopté par Dieu, d'autres que Jésus n'a pas réellement souffert, les ariens considèrent que seul le Père est vraiment ancré et que Jésus ne lui est que subordonné, enfin d'autres, les nicéens, considèrent comme cela sera affirmé dans le "Credo" adopté lors du concile de Nicée de 325 que, (ce terme consubstantiel vient d'un mot grec qui veut dire essence ou substance). Néanmoins la querelle continue ce qui amène les pères cappadociens Basile de Césarée, Grégoire de Nysse et Grégoire de Nazianze à élaborer la théologie de la Trinité qui veut qu'il y ait un Dieu en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit pour reprendre la traduction qu'Augustin d'Hippone a fait du grec. Cette théologie sera adoptée par le concile de Constantinople en 381 Actuellement le Credo de Nicée-Constantinople est considéré par les catholiques, une majorité de protestants et les orthodoxes (avec des réserves sur le Saint-Esprit) comme un des fondements du christianisme. Quelques années plus tard, entre 400 et 418, Augustin d'Hippone écrit un livre intitulé "De la Trinité" qui marque le christianisme latin et quiDans l'islam, Dieu porte le nom d'Allah et constitue le cœur de la foi et de la pratique des croyants musulmans dont chaque aspect de la vie lui est ainsi relié à travers la religion. Traditionnellement dépourvu de genre, c'est un créateur omnipotent, omniscient et omniprésent qui transcende toute sa création. Divinité centrale d'un monothéisme intégral et intransigeant, un et unique, maître des mondes et des destinées, juge du Jugement dernier, il s'est révélé à chaque prophète depuis Adam jusqu'à Mahomet. La — " — rassemble l'essentielGautama Bouddha a rejeté l'existence d'un dieu créateur, a refusé d'approuver de nombreux points de vue surInspirée entre autres des traditions religieuses hindoue et islamique, le sikhisme connaît lui aussi un Dieu « strictement monothéiste ». Pour cette religion, le Dieu unique est créateur du monde, tout puissant, transcendant et immanent, infiniLe mysticisme postule que l'on peut acquérir une connaissance de réalités qui ne sont pas accessibles à la perception sensorielle ou à la pensée rationnelle. C'est un phénomène que l'on retrouve dans de nombreuses cultures, généralement associé à une tradition religieuse, caractérisé par une recherche de l'invisible et le témoignage de la présence de l'Absolu, dont la révélation finale se fait au terme de dévoilements successifs. L'expérience mystique est généralement le résultat d'un entraînement spirituel impliquant une combinaison de prières, de méditation, de jeûne, de discipline corporelle et de renoncement aux préoccupations terrestres. Dans les monothéismes abrahamistes - à la différence du bouddhisme et certaines variétés de l'hindouisme où il n'y aLe déisme désigne l'affirmation rationnelle de l'existence de Dieu, proposant une forme religieuse conforme à la raison, exclusive des religions révélées, proposant d'arriver à Dieu par des voies exclusivement humaines, sans pour autant pouvoir en déterminer les attributs. C'est un Dieu du raisonnement plutôt qu'un Dieu de foi ou de culte, bien que Kant ait proposé « culte de Dieu » ramené à la pratique morale « en esprit et en vérité ». Le concept se développe essentiellement en Angleterre et en France à partir du, mais est difficile d'accès et ambigu, car il réfère à plusieurs systèmes distincts. On neEn grec ancien, l’adjectif "" () composé du mot ("dieu") précédé d'un « ἀ- » privatif, signifie « sans-dieu ». La constitution étymologique des mots « athéisme » et « athée » n'est pas sans poser de problème chez les auteurs qui traitent de ce sujet : le « a- » privatif peut être compris de différentes manières, exprimant parfois la négation parfois la privation — l'accusation de méconnaitre la divinité ou les divinités comme il le faudrait, ainsi que dans l'antiquité gréco-romaine, les Romains en faisaient le reproche aux chrétiens, puis, au Moyen Âge, les courants orthodoxes contre les christianismes hétérodoxes. Ainsi, cette terminologie relativement pauvre pour définir un phénomène complexe est restée longtemps négative, les termes même enfermant les athées « dans la catégorie négative des négatifs négateurs ». Il existe ainsi différents athéismes, variés « dans leurs expressions et dans leurs fondements ». Dans l'antiquité grecque, le préfixeLes représentations des dieux, sinon leur existence, ont été très tôt critiquées par les philosophes : « Les Éthiopiens disent que leurs dieux ont le nez camus et le teint foncé, les Thraces voient leurs dieux avec des yeux clairs et une chevelure rousse » ; « C'est d'abord sur terre la crainte qui a créé les dieux ». Les thèses chrétiennes pour critiquer les « faux dieux » païens (sont-ils des personnifications de phénomènes naturels, des grands hommes divinisés, ont-ils des origines linguistiques?) se sont appliquées au monothéisme à partir du. Les philosophes ont conçu la divinité de manières très diverses. Chez certains, le polythéisme n'exclut pas un principe divin suprême à l'instar du logos ou « raison immanente de l'universAu cours de l'histoire de la philosophie de nombreux arguments ont été fournis en faveur et en défaveur de l'existence de Dieu ou de la croyance en cette existence. Les arguments sur l'existence même de Dieu peuvent être des arguments métaphysiques ou empiriques, ceux portant sur la croyance en Dieu sont dits arguments épistémiques. De nombreuses positions existent aussi bien chez les défenseurs de l'existence de Dieu que chez leurs adversaires. On peut les regrouper et distinguer schématiquement les grandes positions suivantes : Une discussion détaillée des arguments soutenant ces différentes positions se trouve dans l'article arguments sur l'existence de Dieu. Voici une présentation volontairement limitée des principaux arguments en faveur de l'existence de Dieu et de leur réfutation par Emmanuel Kant.Trois arguments classiques sont "" : partant de l'expérience prise comme conséquence pour remonter à son principe. Ces trois arguments sont, comme tous les autres, l'objet d'une vive controverse depuis leur premier énoncé, et de l'avis de la majeure partie des commentateurs aucun ne peut emporter l'adhésion à lui seul. Pascal qui n'acceptait comme arguments en faveur de l'existence de Dieu que les prophétiesL'Église catholique depuis l'encyclique'(1879) réaffirme la validité des ', les cinq preuves de Thomas d'Aquin qui utilisent l'argument cosmologique et l'appel au dessein. Ce point de doctrine a été rappelé par le pape dans l'encyclique'et plusieurs déclarations. Lors de son audience du 10 juillet 1985, Jean-Paul II dira que "quand on parle de preuves de l’existence de Dieu, il faut souligner qu’il "ne s’agit pas deAu de la "Critique de la raison pure", Emmanuel Kant montre que l'argument cosmologique et l'argument téléologique (qu'il nomme argument physico-théologique) se fondent sur l'argument ontologique. En effet, après avoir observé la contingence du monde, l'argument cosmologique doit poser l'existence d'un être nécessaire ; il est alors obligé de recourir à l'argument ontologique, qui déduit du concept de Dieu qu'il existe. Quant à l'argument physico-théologique, à partir de l'observation de fins dans la nature, il en conclut qu'il a fallu un créateur pour que le monde existe (argument cosmologique), et que ce créateur doit exister nécessairement (argument ontologique). Si l'argument ontologique est réfuté, l'argument cosmologique et l'argument téléologique tombent avec d'après Kant. Kant propose doncLa philosophie des religions, et la question des preuves de l'existence de Dieu, ont connu un grand renouveau dans le sillage de la tradition analytique. Des auteurs tels que Peter Geach, Richard Swinburne, Alvin Plantinga, Antony Flew, John Leslie Mackie, et Jordan Howard Sobel se demandent quelles raisons nous avons d'affirmer ou de contester l'existence d'un être surnaturel dont dépendrait l'existence du monde. Tandis que les autres philosophes sont soit catholiques, soit protestants, soit anglicans, la caractéristique d'Antony Flew, qui lui a assuré un surcroit de notoriété cesDepuis Paul Ricœur, on nomme habituellement « maîtres du soupçon » les penseurs Marx, Nietzsche et Freud. En Occident, à partir de René Descartes, Blaise Pascal et Grotius notamment, l'existence de Dieu est devenue sujette à la démonstration, et de plus en plus exposée à la critique, concomitante à la crise de la religion chrétienne et l'apparition du protestantisme. Les philosophes du sont critiques mais pas athées. On doit à Friedrich Nietzsche la formule célèbre « Dieu est mort », mais c'est Feuerbach qui ouvre le feu. La théologie de la mort de Dieu le prendra au mot. Ce courant de pensée n'est, d'ailleurs, étranger ni à l'islam ni au judaïsme.La théologie du process est le nom sous lequel on rassemble les œuvres de cette métaphysique sur la nature de Dieu. Cette métaphysique, au contraire des précédentes, transcende les frontières des dénominations religieuses. Même si les penseurs chrétiens (protestants avec John B. Cobb ou catholiques avec, d'une certaine façon, Pierre Teilhard de Chardin et Jean-Luc Marion, ou encore laïcs avec Henri Bergson) ont publié plus d'ouvrages, on trouve aussi des penseurs du "" dans le judaïsme, dans l'hindouisme et dans unePour le philosophe chrétien Michel Henry, Dieu n’est rien d’autre que la vie phénoménologique absolue qui donne en permanence chaque ego à lui-même et qui se révèle à nous dans la souffrance comme dans la jouissance de soi : Dieu est Vie, il est l’essence de la Vie, ou, si l’on préfère, l’essence de la vie est Dieu. Disant cela, nous savons déjà ce qu’est Dieu, nous ne le savons pas par l’effet d’un savoir ou d’une connaissance quelconque, nous ne le savons pas par la pensée, sur le fond de la vérité du monde ; nous le savons et ne pouvons le savoir que dans et par la Vie elle-même. Nous ne pouvons le savoir qu’en Dieu.Freud considère que la foi est un symptôme qui exprime un besoin d'être protégé et la détresse qui prolonge celle de l'enfant : Dieu représente un père transfiguré, supérieur au "vrai" père et meilleur que lui : Dieu a été inventé par l'homme comme « substitut psychotique de la protectionCarl Gustav Jung, pour qui un "symbole" est quelque chose qui « renvoie toujours à un contenu plus vaste que son sens immédiat et évident », dit de Dieu qu'il est « le symbole des symboles ». C'est une expressionL'impossibilité d'associer Dieu et la science est développée par l'agnostique Stephen Jay Gould dans son concept de non-recouvrement des magistères.Selon le biologiste athée Richard Dawkins, un scientifique peut porter un regard scientifique sur l'éventuelle gouvernance d'un dieu sur la nature en ce sens qu'un astronome est plus qualifié qu'un théologien à propos des questions cosmologiques. À l'argument qu'on lui oppose de n'être pas suffisamment formé dans les matières qu'il critique, il explique qu'il n'est pas besoin d'étudier la théologie pastafarienne pour ne pas croire au "Monstre en Spaghettis volant" ni d'être dépositaire d'une particulière érudition pour désavouer les contes de fée ou l'astrologie. Son ouvrage a suscité une controverse nourrissant des critiques souvent issues de milieux confessionnels chrétiens tandis que certains estiment que les publications de Dawkins ouvrent l'ère d'un fondamentalisme athée. Exposant son approche de l'argument cosmologique au cours d'un débat sur la science et Dieu avec John LennoxSur les attributs féminins du Dieu judaïque, voir Thomas Römer, "Dieu obscur : le sexe, la cruauté et la violence dans l'AncienC'est une difficulté si le Dieu dont on parle relève de la transcendance et si l'on souhaite dépasser le cadre confessionnel. Selon John Hick :. Dieu peut avoir un nom défini, comme YHWH ou Allah, nom queLors de la mutation du monolâtrisme — ou de l'hénotéisme — yahviste vers le début du, le Dieu unique, transcendant, devient « un souverain invisible plus puissant encore ». On en vient donc à ne pas le représenter, même au moyen d'un objet ou d'un symbole. Ainsi, les trois monothéismes dits abrahamiques s'accordent
Dieu (hérité du latin deus, lui-même issu d'une racine indo-européenne *deiwos, « une divinité », de la base*dei-, « lueur, briller » ; prononciation : ) désigne un être ou force suprême structurant l'univers ; il s'agit selon les croyances soit d'une personne, soit d'un concept philosophique ou religieux. Principe fondateur dans les religions monothéistes, Dieu est l'être suprême,, transcendant, universel, créateur de toutes choses, doté d'une perfection absolue, constituant le principe de salut pour l'humanité et qui se révèle dans le déroulement de l'histoire. Comme entité philosophique, Dieu est le principe d'explication et d'unité de l'univers.
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Hécate fait partie de la Triade Lunaire, avec Séléné et Artémis : Hécate représente la nouvelle lune ou lune noire, qui symbolise la mort ; Séléné la pleine lune, qui symbolise la maturité dans le cycle de vie ; Artémis le croissant de lune, qui symbolise la naissance. Cet aspect triple apparaît au avec un premier syncrétisme des déesses Artémis et Séléné. La première, auparavant associée à des épithètes liées à la chaleur et au soleil commence à être associée à la lune. Cependant, les liens entre Hécate et Artémis existent bien avant, notamment en Asie Mineure. En effet, Artémis dispose de deux lieux de cultes à Délos alors qu'Hécate est honorée à Milet. Un des deux lieux de culte d'Artémis se retrouve bientôt avec une déesse syncrétique « Artémis Hécate », notamment en raison de la proximité du lieu de culte d'Artémis et d'une nécropole. Ce syncrétisme s'accentue par le lien des deux déesses avec Apollon: Artémis est sa sœur et Hécate, par les morts, peut rendre des prophéties. Dans l'Enéide, la sybille de Cumes qui emmène Enée aux Enfers est à la fois prêtresse d'Apollon et d'Hécate. Enfin, les déesses sont aussi associées par leur fonction d'aide aux parturientes. Artémis est toujours décrite comme λοχεία alors qu'Hécate possède l'épithète de « κουροτρόφος », protectrice de la jeunesse et des femmes enceintes. Le syncrétisme des trois formes divines continue à s'achever en Etrurie et à Rome. Hécate présente deux aspects opposés : déesse protectrice liée aux cultes de la fertilité, accordant richesse matérielle et spirituelle, honneurs et sagesse, conductrice des âmes ; mais aussi déesse de l'ombre et des morts.Cette déesse des morts et chthonienne est honorée comme la déesse des carrefours parce qu'elle relierait les enfers, la terre et le ciel. Elle est aussi la déesse, ainsi que les spectres et les fantômes. Elle est la magicienne par excellence et la maîtresse en sorcellerie à qui font appel tous les magiciens. Elle est très proche du couple infernal, Perséphone et Hadès.Hécate apparaît dans la "Théogonie" d'Hésiode, puis dans l’"Hymne homérique à Déméter",. Elle y voit avec Hélios l'enlèvement de Perséphone par Hadès et aide Déméter à rechercher sa fille, la torche à la main. Elle l'emmène voir Hélios, qui dénonce le Cronide. Elle y apparaît donc comme une divinité à caractère lunaire. Dans la "Théogonie", prise en affection par Zeus, elle reçoit un pouvoir souverain sur la terre, la mer et le ciel, devient la déesse protectrice des orateurs populaires au sein des assemblées, donne la victoire au guerrier qu'elle choisit dans la bataille, s'assied auprès des rois au tribunal de justice, seconde la vaillance des athlètes, dirige les navigateurs sur les flots, protège les chasseurs, préside avec Hermès au bon état et à la multiplication des troupeaux et prend soin de la naissance et de la croissance des enfants. Elle y est donc différente de la première œuvre puisque son caractère lunaire est à peine indiqué et qu'elle emprunte surtout des traits à Athéna, Déméter et Artémis. L'art grec l'a d'ailleurs souvent représentée semblable à Artémis. Progressivement, elle se retrouve associée à la face sombre de l'astre lunaire, et se voit prêter des capacités de divinations et de sorcellerie. On la retrouve alors liée à la lignée de magiciennes comme Médée et Circé. On la connaît aussi sous le nom de, « la déesse des Enfers », protégée d'Hadès.Selon Pausanias, des chats noirs femelles étaient sacrifiés à Hécate sous sa forme de « Déesse des bords des chemins » dans la cité grecque de Colophon. On adorait particulièrement Hécate dans les carrefours, où on lui sacrifiait. On a retrouvé de nombreuses statuettes à d'anciens carrefours,.. Les peupliers noirs ("Populus nigra") lui étaient consacrés et.Hécate est souvent représentée comme une déesse tricéphale :. Ces trois têtes sont le symbole des trois phases de l'évolution humaine (croissance, décroissance, disparition) et des trois phases correspondantes de l'évolution vitale puisqu'elle est liée aux cultes de la fertilité. Elle est parfois aussi représentée par trois femmes adossées à une colonne. Elle est représentée tenant à la main des torches, des vases et des coupes destinées aux libations, ainsi que parfois des fruits, notamment des pommes. Sa (ou ses) tête(s) est (sont) généralement surmontée (s) de la haute tiare ronde () caractéristique des déesses mères. Elle a aussi parfois aux mains des gâteaux en forme de croissant, des clefs, des poignards, des épées et des serpents, attributs qui indiquent son caractère ésotérique.Les surnoms d'Hécate sont, entre autres :Par William Shakespeare, dans les piècesLe mot hécatombe n'est pas lié, en tout cas de façon directe, au nom de la déesse Hécate.
Dans la mythologie grecque, Hécate (en grec ancien ) est une déesse de la Lune. Fille du Titan Persès (ou bien de son homonyme, Persès fils d'Hélios selon les traditions) et de la Titanide Astéria (« la nuit étoilée »), elle est originaire de Thrace. On considère parfois qu'elle est la fille de Tartare. Certains auteurs en font la mère de Scylla, qu'elle aurait eue avec Phorcys ou bien Apollon.
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Le néerlandais et le français sont les deux langues officielles du Benelux et de ses institutions. Sur une population de (fin 2017) d’habitants au Benelux :La signature, le, du traité créant l’Union économique belgo-luxembourgeoise peut être vue comme les prémices du Benelux (les frontières économiques sont levées et les monnaies sont liées par une parité fixe). Ce n’est toutefois qu’en 1944, en pleine Seconde Guerre mondiale, que les gouvernements en exil des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg sont convenus de supprimer les droits de douane à leurs frontières communes et de fixer une taxation commune pour les marchandises venant de l’extérieur. Cette politique de libre-échange est inspirée par l’échec des politiques protectionnistes menées dans les années 1930 à la suite de la crise de 1929. Les principaux négociateurs du gouvernement belge sont Paul-Henri Spaak, ministre des Affaires étrangères, et Camille Gutt, ministre des Finances, le Premier ministre étant Hubert Pierlot. Le, une convention d’union douanière est signée. Finalement, la convention est ratifiée au cours de l’été 1947 et entre en vigueur le janvier 1948 (les trois gouvernements, en exil à Londres, se ménagent une période tampon nécessaire à la reconstruction). Le Benelux a pour vocation de permettre la libre-circulation des personnes, des biens et des services. Le Benelux découle des liens étroits qui unissent la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg après la Seconde Guerre mondiale et les conduisent à faire des choix identiques, au-delà de la coopération économique. Ainsi, les trois États du Benelux adhèrent le 17 mars 1948 à l’UEO (France, Royaume-Uni, et Benelux) afin de se protéger du bloc de l’Est. En 1949, les États membres du Benelux adhèrent à l’OTAN. Rapidement, le Benelux s’est agrégé à des zones d’intégration économique plus larges et parfois plus ambitieuses que lui : OECE en 1948, CECA en 1951 puis CEE en 1957. S’il a ainsi perdu une partie de sa raison d’être, il a le mérite d’avoir été un des noyaux de base de la construction européenne, ainsi que de celle de l’espace Schengen. L’Union économique Benelux a été instituée à La Haye par le traité du 3 février 1958 pour durer jusqu’à 2008, pour une durée de 50 ans et qui a été remplacée par le traité de La Haye du 17 juin 2008 instituant l’Union Benelux (entrée en vigueur le janvier 2012).Depuis 1944, avec la création de l'union douanière, la collaboration entre les gouvernements de la Belgique, des Pays-Bas et du Grand-Duché de Luxembourg est une chose acquise. Cette forme allée de collaboration économique n'a fait que s'amplifier au fil de temps, pour aboutir en 1958 à la signature du Traité de l'Union économique Benelux. La collaboration entre les trois partenaires avait initialement pour objet de mettre fin aux barrières douanières aux frontières et de garantir la libre circulation des personnes, des biens et des services entre les trois pays. C'est le premier exemple d'une intégration économique internationale en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Les trois pays ont donc été les précurseurs et les modèles de l'intégration européenne. Les trois partenaires continuent à jouer ce rôle de pionnier. Les pays ont aussi lancé et stimulé le processus de Schengen dès son origine en 1985. La collaboration du Benelux s'est adaptée en permanence et va aujourd'hui bien au-delà de la simple collaboration économique. Des domaines politiques nouveaux et actuels ont été inclus en matière de sécurité, de développement durable et d'économie. Le Benelux calque sa collaboration sur celle de l'Union européenne. Des idées originales ont ainsi l'occasion de se réaliser et de se développer. Le 17 juin 2008, la Belgique ( en toutes ses composantes), les Pays-Bas et le Luxembourg ont signé à la Haye un nouveau Traité Benelux. Les trois pays veulent plus que jamais ensemble : L'élargissement de la coopération à d'autres domaines que l'économique explique le fait que la dénomination a changé de l'Union économique Benelux en Union Benelux. Le nouveau Traité Benelux est entré en vigueur le 1er janvier 2012. En 2018, les trois souverains du Benelux étaient à Bruxelles pour fêter les 60 ans du Benelux. A l'occasion de cette célébration le bâtiment du Secrétariat général du Benelux a officiellement été inauguré par les souverains des trois pays, comme Maison du Benelux. En 2018, un Parlement Benelux des Jeunes a été créé. En 2020, les Pays-Bas assure la Présidence du Comité des ministres de l'Union Benelux. Quelques résultats de la coopération Benelux : la reconnaissance automatique de tous les diplômes de l'enseignement supérieur, le projet pilote Benelux avec la lettre de voiture numérique, la signature d'un nouveau Traité Benelux en matière de coopération policière et les contrôles communs des transports routiers. Le Benelux s'engage également à travailler ensemble sur l'adaptation au changement climatique.Les pays du Benelux ont signé en 2018 un accord visant à étendre la reconnaissance automatique des diplômes de l’enseignement supérieur. Les ministres de l’Enseignement supérieur de la Belgique, des Pays-Bas et du Luxembourg ont approuvé un accord qui facilitera la mobilité transfrontalière des étudiants et des travailleurs. Cet accord étend le principe de reconnaissance automatique des niveaux des diplômes et grades de tout niveau de l’enseignement supérieur au sein du Benelux. Plus précisément l’associate degree et le doctorat. Un même accord du genre signé en 2015 portait déjà sur le master et le bachelor. Le Benelux est la seule région d'Europe où la reconnaissance automatique interétatique de niveaux des diplômes est un fait. Avant cet accord trilatéral, les diplômés devaient suivre une procédure longue et parfois onéreuse pour faire reconnaître leurs certificats, ce qui pouvait freiner la poursuite des études -ou la recherche d'un emploi- de l'autre côté de l'une ou l'autre frontière.Le ministre belge de la Sécurité et de l'Intérieur, Jan Jambon, le ministre belge de la Justice, Koen Geens, le ministre néerlandais de la Justice et de la Sécurité, Ferd Grapperhaus, le ministre luxembourgeois de la Sécurité intérieure, Etienne Schneider et le ministre luxembourgeois de la Justice, Félix Braz ont signé en 2018 un nouveau Traité de police Benelux qui permet dorénavant un meilleur échange de données, plus de possibilités d'intervention transfrontalière et de faciliter les enquêtes policières dans les pays voisins. En 2004, un Traité Benelux sur la coopération transfrontalière entre les services de police du Benelux a été signé. Celui-ci vient d'être complétement revu et élargi. Les ministres avaient déjà exprimé leur intention de renforcer la coopération en matière de sécurité. Les pays du Benelux devancent ainsi l'Union européenne.Avec ce nouveau Traité, un accès direct devient mutuellement possible aux bases de données policières sur base d’un hit/no hit. Une consultation directe des bases de données de la police est aussi rendu possible lors d'actions conjointes et dans des postes de police communs. Il sera également possible de consulter les registres de la population dans les limites de la législation nationale. Dans le futur, les données des caméras ANPR ("Automatic Number Plate Recognition"), qui jouent un rôle de plus en plus important dans la lutte contre la criminalité, pourront être échangées entre les pays du Benelux en fonction de leur droit respectif. C’est également en fonction du droit national que les services de police et les services judiciaires pourront collaborer davantage avec les autorités locales pour échanger des informations plus spécifiques sur le crime organisé (approche administrative).Le Traité facilite la poursuite transfrontalière et étend les pouvoirs d'enquête des policiers du Benelux. Ainsi une poursuite légalement entamée dans un pays Benelux pourra être prolongée dans un autre pays Benelux sans prendre en considération les seuils d’infractions pénales qui caractérisent actuellement le régime des poursuites transfrontalières. Le nouveau Traité permettra également aux policiers de mener des opérations de recherche transfrontalière moyennant le respect de certaines conditions. La coopération intensive existante dans le domaine des officiers de liaison de la police, les patrouilles et les inspections conjointes ainsi que la fourniture d'une assistance lors de grands événements sont maintenues. En outre, les possibilités de missions d'escorte et de surveillance transfrontalières ainsi que les interventions à bord des trains internationaux sont élargies. En cas de situation de crise, des unités d'intervention spéciales peuvent désormais intervenir au-delà des frontières; ceci est également possible en tant que support pour des événements importants avec un risque de sécurité majeur tel qu'un sommet de l’OTAN. Après l’approbation par les parlements et la réalisation des accords de mise en œuvre, le nouveau Traité de police du Benelux entrera en vigueur.En 2017 un Traité Benelux (Traité de Liège) autorisant la coopération transfrontalière en matière d'inspections du transport routier est entré pleinement en vigueur. Par conséquent, les inspecteurs néerlandais, belges et luxembourgeois peuvent, entre autres, effectuer des contrôles conjoints de camions et de bus dans les trois pays. Ce Traité a été signé en 2014 à Liège par les trois pays et devait ensuite être ratifié par les différents parlements. Entre-temps, sur la base d'un régime transitoire, et dans l'attente de l'entrée en vigueur du Traité, plusieurs grands contrôles Benelux visant le transport routier ont déjà eu lieu. En vertu de ce régime de transition, les inspecteurs des pays voisins ne pouvaient agir qu'en qualité d'observateurs. Désormais, ils peuvent exercer l'ensemble de leurs compétences. La coopération sur la base de ce Traité Benelux, entraîne un contrôle plus uniforme du transport routier, des réductions de coûts, une concurrence plus honnête entre les sociétés de transport et de meilleures conditions de travail pour les chauffeurs. En outre, cette coopération renforce la sécurité routière générale dans les trois pays. Par ce Traité, le Benelux souhaite intensifier la coopération en améliorant la situation existante à travers une harmonisation poussée des contrôles, l'échange de matériel et la formation de personnel afin de réduire les coûts et en autorisant les inspecteurs d'un pays de participer aux inspections dans un autre pays Benelux en exerçant l'ensemble de leurs compétences, ce qui permet notamment de bénéficier de l'expertise des spécialistes de chacun des pays. Ce faisant, ils s'engagent pleinement en faveur de la sécurité routière pour les citoyens et créent des conditions de concurrence équitables, si bien que les entrepreneurs à l'intérieur et en dehors du Benelux doivent se soumettre à l'application des mêmes règles de contrôle. L'application du Traité de Liège permet aux trois pays Benelux de jouer le rôle de précurseurs en Europe. En outre, le Traité prévoit expressément la possibilité d'adhésion d'autres pays. Jusqu'en juin 2018 744 véhicules au total ont été soumis à des inspections Benelux.Jusqu’en 2012, date d’entrée en vigueur du traité d'Union Benelux signé en 2008, l’Union économique Benelux comprenait plusieurs institutions : un Comité de ministres, un Conseil interparlementaire consultatif (devenu Parlement Benelux, du Conseil de l’Union économique, des Commissions et des Commissions spéciales, d’un Secrétariat général, de Services communs, d’un Collège arbitral, du Conseil consultatif économique et social et d’un Bureau des marques, gérant les marques enregistrées de façon commune depuis 1971.À la suite du traité d’Union Benelux, le nombre d’institutions a été réduit. Sont maintenues : Par ailleurs le traité dispose la création d’un Office Benelux de la propriété intellectuelle, basé à La Haye.Si ces trois pays se sont unis pour former une entité économique plus forte face à des pays voisins beaucoup plus grands, il est arrivé dans l’histoire que différentes fédérations sportives de ces pays se soient également unies pour organiser des compétitions plus attractives et compétitives, mais surtout pour s’imposer en Europe face aux plus grosses nations. Ainsi des compétitions de handball, de football féminin, de rugby à XV, de futsal et de hockey sur glace ont été mises en place. Mais ces associations furent souvent belgo-néerlandaises à l’image du football féminin (BeNe League), du futsal (Benecup) et de hockey sur glace (BeNe League), le handball fait ainsi figure d’exception avec l’organisation de la BeNeLux Liga entre 2007 et 2014, avant de passer à la BeNe League eux aussi. Le cas du rugby à XV est plus particulier puisque l’Allemagne y participe alors que la compétition se nomme Benecup. D’autres sports ont déjà pensé à organiser de telles compétitions comme le football où divers projets ont été pensés sans pour autant voir le jour. L’Eneco Tour, course de l’UCI World Tour, est surnommée le tour du Benelux sans pourtant s’être déroulé au Luxembourg.
Le Benelux (en ; en ), acronyme du nom des trois pays dans leur langue originale est une union à l’origine économique, entre la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.
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Le nom "Zeus" (nominatif : ; vocatif : ; accusatif : ; génitif : ; datif : ) repose sur le thème ', issu de la racine indo-européenne'qui signifie « briller ». Elle est également à l'origine du sanskrit /, signifiant « ciel lumineux », et du latin "", signifiant « jour ». En grec ancien, on la retrouve dans les mots et qui désignent respectivement le midi (l'apogée de la journée) et le beau temps. Ce nom entre dans la composition de nombreux mots : le nom des Dioscures (, les « jeunes de Zeus »), la cité de Dioscourias, etc. Les Grecs juraient souvent par le nom de Zeus, via les expressions et.Zeus est, selon Hésiode, le dernier-né des six enfants du Titan Cronos et de sa sœur Rhéa. Cette descendance sera considérée comme la branche olympienne par opposition à celle des Titans. Cronos, craignant la prédiction de ses parents, Ouranos et Gaïa, qu’il engendrerait un rival qui régnerait à sa place, avalait ses enfants dès leur naissance. Pour qu'un de ses fils échappe à ce sort, Rhéa, sur le conseil de Gaïa, substituera au dernier-né une pierre emmaillotée. Emporté en Crète, il fut élevé par les nymphes du mont Ida, allaité grâce à la chèvre Amalthée dans une grotte secrète de Lyctos. Ses cris qui auraient pu trahir sa présence furent couverts par le fracas des armes que les Curètes entrechoquaient dans leurs danses guerrières. Le culte d’un Zeus « "Krêtagénês" » dans une grotte de cette montagne remonte à l’époque dite minoenne (-2000 - -2500).Ses premiers gestes d’adulte seront d’évincer le titan cruel qui l’a engendré : Cronos, géant monstrueux et primitif comme Ouranos, avide de pouvoir sans partage, le père provoquant des avortements à coups de pied et le fils engloutissant à son repas ses nouveau-nés. Si Ouranos fut neutralisé par son propre fils qui l’émascula au moment d’une étreinte avec Gaïa, Zeus va entreprendre à son tour d’abattre la puissance de Cronos. Courtisant la Titanide Métis, qui devait devenir sa première épouse, il la persuade de faire absorber à son père une boisson émétique. Cronos va ainsi rejeter tous les enfants engloutis. Zeus retrouve ses sœurs : Hestia, leur aînée, qui restera vierge, Déméter et Héra, qui seront ses épouses successives. Héra restera sa dernière épouse, maintes fois bafouée ; ils s'aimèrent pour la première fois.Avec l’aide de ses frères et de divinités ralliées à sa cause, Zeus entreprend de renverser les Titans. Des enfants de la déesse Styx, son alliée des Enfers, le rejoignent, ainsi que certains fils de Gaïa délivrés pour l’occasion du Tartare : les trois Géants Cyclopes Argès, l’Éclair, Brontès, le Tonnerre, et Stéropès, la Foudre, tous trois forgerons des armes de Zeus, et trois autres Géants, nés du « sang » de l’émasculation de leur père Ouranos : Briarée et ses deux frères Cottos et Gyès. Ces derniers, appelés les Hécatonchires, « géants aux-cent-bras », retiendront les Titans éternellement derrière des portes de bronze dans les ténèbres insondables au-dessous de l’Hadès après la victoire de Zeus. Toutes les Titanides et certains Titans, dont Japet et Océan, qui sera le géniteur de tous les dieux et déesses aquatiques, resteront en retrait de cette guerre qui durera « dix grandes années divines ». Une fois la guerre contre les Titans terminée, Zeus et ses deux frères aînés Poséidon et Hadès se partageront l'univers, le premier s'appropriant le Ciel, le second, la Mer, le troisième, le monde souterrain.Gaïa, après avoir ruminé sa haine, avait incité à la guerre ses enfants, les Géants (Gigantès ou Gegeneïs, nés de la Terre) pour détrôner Zeus et délivrer les Titans du Tartare. Ces monstres étaient à la fois immunisés contre les coups des divinités et immortels sur leur terre natale. Zeus dut engendrer avec Alcmène, sa dernière maîtresse mortelle connue, un héros à la force sans égale : Héraclès dont les flèches, empoisonnées au sang funeste de l’Hydre de Lerne, feront merveille. Les frères Otos et Éphialtès, Géants facétieux, entreprirent d’atteindre le ciel et d’y menacer les dieux. Ils empileront sur l’Olympe les montagnes Pélion et Ossa mais seront détournés de leur intention par leur père Poséidon avant que ne les frappe la foudre de Zeus. Dans une autre version, ils sont rapidement vaincus et enfermés dans le Tartare par Apollon, sa sœur Artémis et leur père Zeus.Aidée d'Apollon et d'Athéna, elle réussit à enchaîner Zeus, mais Briarée alerté par Thétis vint délivrer le dieu. Cet épisode est raconté par Homère dans l’"Iliade", mais.Épiméthée, frère de Prométhée, accepte la belle Pandore que lui offre Hermès au nom de Zeus, qui la créée, et l'épouse. Pandore, dont le nom signifie ironiquement « tous les dons » (alors qu’elle va transmettre à sa race tous les maux) est d’abord une création vengeresse de Zeus, mécontent du résultat précédemment obtenu et, depuis le début, réticent à la création personnelle de Prométhée. La privation préalable de la « nourriture facile » et la confiscation du feu précieux, obligeront les hommes à travailler plus durement.Ce fut le plus terrible combat que Zeus eut à engager. Ce monstre immortel aux cent têtes de dragon, menaça l'Olympe avant que les traits de foudre de Zeus ne le fissent reculer et rejoindre les Titans dans les profondeurs du Tartare, d’où il souffle, depuis, sa rage en ouragans dévastateurs. Cette version simple par Hésiode est, du point de vue de la continuité du récit, la plus satisfaisante. Pourtant, la naissance de ce monstre a été l’occasion de faire de Zeus, dans un curieux épisode mouvementé et décrit avec des variantes selon les auteurs, un personnage faible et même désemparé, mettant en péril, par son état d’impuissance — laissé à terre, pantin désarticulé, sans les tendons de ses quatre membres, qu'il devait finalement recouvrer — la cohésion même de l'univers.. C’est un exemple où chez les Grecs la théogonie rejoint précisément la cosmogonie. Par ailleurs, le mythe de Typhon, génie maléfique et indestructible, resurgira plus tard dans d’autres religions pour incarner Satan.Les trois filles et les trois fils de Cronos (Déméter, Hestia, Héra, Zeus, Poséidon et Hadès) forment la lignée directe des « grands Olympiens ». En seconde génération, seuls quatre enfants « légitimes » de Zeus sont majoritairement admis : les fils d'Héra, Héphaïstos et Arès, et les jumeaux de Léto : Apollon et Artémis. Les trois derniers, Aphrodite, Dionysos et Athéna, ont en commun des naissances difficiles à établir, étant donné les divergences chez les auteurs.Héra est la personnification féminine de la belle saison. Ce n'est que par la suite que son union avec Zeus est interprétée comme le prototype de l'union légitime. Son union avec Zeus Ciel-diurne symbolise le retour de la partie claire de l'année. Ainsi, l'Héra porteuse de vie d'Empédocle est « celle qui apporte une récolte abondante ». Sœur de Zeus, elle est donnée comme l’épouse définitive et « officielle » du dieu. Mais il apparaît souvent au détour des récits que les deux époux se fréquentaient de longue date. Ils eurent Arès, Hébé et Ilithye et la tradition n’oublie pas leur fils Héphaïstos qu’Hésiode veut faire naître d'Héra sans principe mâle. Héra, intransigeante sur les liens du mariage, est le modèle de l'épouse fidèle et protectrice de la femme. Son irascibilité, sa jalousie et sa rancune seront des sujets perpétuels d'ennui pour le maître des dieux qui s'enflamme à la vue de toute nymphe quelque peu désirable ou toute autre belle créature céleste ou terrestre dont la déesse devient invariablement la persécutrice. Les deux sommités olympiennes formeront l'image du couple exemplaire sinon dans la fidélité, du moins dans la stabilité. Leur liaison amoureuse a été largement exaltée par les auteurs grecs depuis leurs fiançailles jusqu'à leur lune de miel. Héra qui a eu un culte distinct de Zeus est montrée dans la mythologie d’un caractère très contrasté. Tantôt victime de la colère vengeresse de son époux (Zeus la pend aux nues par les pieds avec une enclume attachée à chaque poignet pour la châtier de ses vexations à l'égard de son fils Héraclès), elle peut aussi lui opposer une forte résistance et jusqu'à la traîtrise, puisque, selon un récit, elle n'aurait pas hésité, sans l'intervention de Thétis, à neutraliser son pouvoir. L'Iliade lui a attribué l'enfantement de Typhon, considéré généralement comme une créature du Tartare.Zeus, en reléguant les Titans dans les bas-fonds du Panthéon, des créatures frustes et malfaisantes, débute la grande mythologie olympienne et préfigure la maturité de la culture grecque, car Zeus et ses congénères vont vivre désormais intensément à travers des récits imaginatifs, une littérature de haute volée et un goût artistique prodigieux. Les Titans vaincus tomberont dans l’oubli et resteront à jamais sans culte pour les honorer. Il n’est guère de contrées préhelléniques qui ne fassent référence de près ou de loin à un maître-dieu, d’une stature similaire à celle de Zeus.Originellement, dieu du Ciel diurne, sa mort a été envisagée dans le cadre du cycle cosmique. Ainsi, les Crétois montraient le tombeau de Zeus au mont Iouchtas et contaient sa mort au grand scandale des autres Grecs. Par sa nature cyclique, le Zeus originel tendait nécessairement à devenir un dieu déchu et menacé. À partir du moment où il est devenu le dieu suprème, cet aspect a été occulté et les Grecs ont rejeté l'idée d'une « mort » ou d'un renversement de Zeus. Néanmoins, il reste de nombreuses traces de cet état ancien tels le complot contre Zeus mentionné dans l'Iliade, le mythe de Prométhée... Zeus "Upatos", "Upsistos" « très-haut, suprême » a reçu, au cours du partage du monde, la sphère céleste, la partie la plus considérable, la plus imposante et la plus mystérieuse aux yeux du genre humain. Le Ciel est un poste privilégié : Zeus observe les actions des hommes, peut intervenir et les corriger. Hésiode écrivait : « L’œil de Zeus voit tout, connaît tout ». Ce domaine inaccessible aux hommes va paradoxalement le rapprocher d’eux. Maître d’en haut, ce dieu commande à toute la machinerie atmosphérique. Il est le maître du temps météorologique : orages, tonnerres, pluies, neige, grêles, foudre, bourrasques, trombes, nébulosités... mais aussi les canicules et les sécheresses. Le dieu peut se montrer dans « son mauvais jour » : Zeus "Terpichéraunos" « qui aime manier la foudre » ; Zeus "Néphélégèrétès" « qui accumule les nuages » ; Zeus "Maïmaktès" « qui souffle la tempête », etc. Le bien-être de l’humanité dépend de ses volontés, de ses caprices ou de ses colères. Les montagnes dont le sommet tutoie les nuages et les éclairs vont être le truchement sacré et privilégié entre Zeus et les hommes : l’Olympe principalement (la plus haute : environ ), mais aussi le Parnès (en Attique, Zeus "Ombrios", le dieu des pluies) ; le Pélion (en Thessalie, Zeus "Akraïos", le dieu du sommet) ; le Lykaion (en Arcadie l'actuelle Diaphorti : Zeus "Lykaïos"), etc. C’est de ces hauteurs terrestres qu’il descend parfois vers les Hommes et c’est tout naturellement qu’Iris dont l’arc coloré joignait la terre aux cieux fut sa messagère. La vallée de Tempée, creusée par les eaux du Pénée entre l’Olympe et l’Ossa est attribuée au bras puissant de Zeus qui sépara la montagne. Cet événement était fêté pendant les Pélôria (Zeus "Pélôrios", tout-puissant) devenue une grande fête de la moisson. La richesse et la fertilité de la terre sont en son pouvoir. Zeus, maître de la destinée, est parfois représenté ou décrit avec une balance où s'estime le sort octroyé à chacun. En dépit de ceux qu'il aimerait favoriser, même si les péripéties peuvent en être modifiées, il ne change pas le destin, mais le réalise, fatalisme entre autres illustré par le châtiment infligé à Asclépios, qui osa ressusciter un mort. L'influence du dieu s'étend sur les richesses et les cultures : il est dit "Zeus Plousios" « qui apporte la richesse ». Pour les moissons : à Athènes, c’est Zeus qu'on célébrait pendant les Bouphonies (sacrifices de bœufs) et les Pandia (fête des plantations) pour s’attirer la faveur de "Zeus Épikarpios" « qui donne des fruits » et, en automne, on fêtait régulièrement le "Zeus Géôrgos" « cultivateur ». Bien que l'étymologie indique que Zeus était à l'origine un dieu du ciel diurne, de nombreuses villes grecques ont honoré un Zeus local qui vivait sous terre. Les Athéniens et les Siciliens ont honoré "Zeus Chthonios" ou "Katachthonios", c’est-à-dire le dieu souterrain, car du ventre de la terre sortent les cultures. On constate une fois de plus l’extrême prépondérance de Zeus : Hadès, son frère, qui en est le dieu légitime est souvent supplanté dans ce rôle. Ce frère mal-aimé, essentiellement rattaché aux forces obscures des bas-fonds de la terre, autrement dit le monde des morts, sera craint et ne sera jamais populaire.Zeus Pátêr (). Dans "Les Travaux et les Jours", Hésiode s’adresse à Zeus afin qu’il replace les lois dans l’équité. Le premier acte du dieu est de neutraliser ses encombrants ancêtres préolympiens, de libérer les innocents suppliciés et de rétablir sa fratrie légitime. Sûr de sa force et de son bon droit, il sera désormais « le père des dieux et des hommes ». Homère avait, à juste titre, fait de Zeus, dans l’Iliade, l’aîné de la famille. Car c’est bien en véritable grand frère qu’il va exercer son autorité. Plus tard, sa nombreuse progéniture, divine ou mortelle, renforcera ce caractère de patriarche de la famille. De par son aspect de dieu-père d’inspiration indo-européenne mais immergé dans une société méditerranéenne, Zeus est, selon Louis Séchan, « pour l’essentiel, la grande divinité des immigrants hellènes ». Homère, en mêlant les dieux aux affaires des hommes, va contribuer puissamment à « humaniser » les divinités et ainsi renforcer les liens entre eux. Hérodote faisait déjà la différence entre la divinité « à forme humaine » des Asiatiques () et la divinité « à nature humaine » des Grecs (). Il est le grand protecteur des liens du mariage ("Zeus Téléïos", « dieu qui accomplit ») ; du foyer domestique ("Zeus Ktêsios", « dieu domestique ») ; de la propriété familiale ("Zeus Herkéios", « dieu de la clôture ») ; de la famille ou droit du sang ("Zeus Sunaïmos", « dieu de la race ») ; de la sécurité de la cité ("Zeus Polioûkos", « dieu qui protège la ville »). Il est le dieu bienveillant des rois et le dieu de toutes les royautés car elles émanent du pouvoir divin : sur terre, les souverains sont l’équivalent des dieux et Homère ne craint pas de les qualifier de « dioguénès » et de « diotréphès » (né de Zeus et nourri par Zeus). Il est encore le garant des libertés civiques ("Zeus Éleuthérios", « dieu libérateur ») ; des pactes et des serments ("Zeus Orkios", « dieu des serments »), etc."Zeus Sôtêr" « dieu sauveur » : il n’y a pas d'autres dieux qui soient autant invoqués par les Grecs pour le secours et la sauvegarde. À l'esprit des grands capitaines, pas de décisions importantes sans le consulter. On lui sacrifie après un voyage et on l'invoque avant d'entreprendre : "Zeus Alexikakos", « qui écarte les maux ». De nombreux ports ont un temple dédié à "Zeus Sôtêr" (dieu salvateur). Les Athéniens célèbrent, le dernier jour de l’année, la fête des Disotéria. On l'invoque pour se faire pardonner en offrant des sacrifices à "Zeus Meïlikios" « doux comme le miel » et, par extension, de bonne disposition, prêt à pardonner ou à accueillir les sacrifices. Il est honoré sous cette épithète à Athènes et à Sycione qui organisait les Jeux pythiens. Zeus est surtout un dieu purificateur et cela donne lieu à des fêtes importantes à Athènes : les Diasia (fêtes de Zeus, « dios »). En automne, une période de sacrifices d'ovins à "Zeus Phratrios" durait de 3 à 4 jours, à Athènes et dans les grandes cités : c’étaient les Apaturies (Apatouria) ou fêtes des phratries. Les sacrifices sont en effet un moyen d’atteindre le dieu et d’obtenir la purification et la réconciliation. Tout criminel ne doit pas être puni avant d'être purifié car il s'est souillé aux yeux de Zeus et porte atteinte aux lois divines et non plus aux lois des hommes qui ne réclament que vengeance. Zeus est par nécessité un dieu qui délivre des présages et il se montre attentif aux suppliques ("Zeus Hikésios", « dieu des suppliants ») et, selon Hésiode, le recours suprême des opprimés. Zeus communique ses intentions par des moyens variés : ornithomancie (vol des oiseaux), oniromancie, bruits (les klèdonès), extase, tirage au sort (les Klèroï ; latin : "sortes"), et nombre de manifestations atmosphériques. Trois principaux sanctuaires lui furent consacrés pour entendre ses oracles.Les dieux Indra chez les hindous, Jupiter dans la mythologie romaine, Odin et Thor chez les Scandinaves, Teutatès chez les Gaulois occupent une place similaire. Ils ont également des traits communs ; notamment, ils portent le foudre, faisceau de dards de feu en zigzags terminés par une flèche.L'importance de Zeus dans tous les domaines deviendra si constante qu’elle s'érigera au-dessus de tous les autres cultes. Eschyle écrivait : Si certaines divinités furent adorées plus particulièrement dans certaines régions, Zeus est toujours demeuré le dieu universel honoré partout. Il fut véritablement le trait d’union panhellénique. Les épithètes (ou « épiclèses ») que reçut ce dieu paternel sont innombrables. Beaucoup de dieux de l’Olympe dans l’entourage de Zeus sont des personnifications de notions morales : justice, sagesse, beauté, destin, vengeance, etc. ou les instruments de lois divines comme les Trinités : Moires, Érinyes, Gorgones ; l’historien Michael Grant et John hazel rappellent que Xénophane et Platon se sont indignés de certains récits qui faisaient des dieux des personnages caricaturaux, sans morale et sans mœurs. . Telle fut la réponse des Athéniens à l’inquiétude de leurs alliés spartiates, la veille de la bataille de Platées, en -479.Zeus est célèbre pour ses innombrables aventures avec des mortel(le)s, des déesses et des nymphes : Danaé, Alcmène, Sémélé, Léto, Europe, Ganymède, etc. Il est le père de nombreux dieux : Arès, Athéna, Dionysos, Hermès, Apollon, Aphrodite et Artémis ; de nombreux héros : Héraclès, Persée, Castor et Pollux, entre autres. Ces nombreuses infidélités de Zeus à sa troisième femme, Héra, sont la cause de fréquentes disputes entre les divins époux. De plus, la déesse se montrant d'un caractère très vindicatif, elle poursuivait souvent de sa vengeance les maîtresses (Io, Léto, etc.) ou même les enfants (Héraclès) de son mari. Il règne sur le Ciel et a pour symboles l'aigle et le trait de foudre.
Zeus (en grec ancien ) est le dieu suprême dans la mythologie grecque. Fils du titan Cronos et de la titanide Rhéa, marié à sa sœur Héra, il a engendré, avec cette déesse et avec d'autres, plusieurs dieux et déesses, et, avec des mortelles, de nombreux héros, comme l'a expliqué la théogonie d'Hésiode ().
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La ville est située sur la rive occidentale de l'"Obersee" (partie supérieure du lac de Constance) et du "Seerhein" (« Rhin du lac », c'est-à-dire la portion du fleuve faisant la liaison entre "Obersee" et "Untersee", la partie inférieure du lac). Le climat est modéré par la présence du lac ce qui permet de cultiver la vigne (vins blancs). Au sud de la ville passe la frontière entre l'Allemagne et la Suisse qui franchit le milieu des rues et des maisons. La ville voisine suisse de Kreuzlingen, située dans le canton de Thurgovie, s'est d’ailleurs développée parallèlement à Constance. Sur la rive sud du "Seerhein", se trouvent le centre historique et le quartier "Paradies" (ancien quartier des cloîtres de moniales), et connu pour avoir abrité durant le Concile le quartier des prostituées et des bordels, et sur la rive nord, se trouvent les anciennes communes qui ont été progressivement rattachées à la ville (', ', ', ', "").Fondée par les Romains au, et tenant son nom de l'empereur Constance Chlore, elle était importante au Moyen Âge (on y comptait ). Constance fut à la fin du le siège d'un évêché (diocèse de Constance), l'église faisait partie de province ecclésiastique de Mayence. La ville était le siège d'un archidiaconat. Elle fut ville impériale et eut un évêché souverain, lequel fut sécularisé en 1802. Frédéric "Barberousse" y signa en 1183 la paix de Constance, qui reconnaissait l'indépendance des villes lombardes. Il s'y tint de 1414 à 1418 un concile œcuménique (concile de Constance) qui mit fin au grand schisme d'Occident en déposant les papes Jean XXIII et Benoît XIII, en acceptant la démission du pape Grégoire XII puis en nommant le pape Martin V. C'est dans ce même concile que furent jugés et condamnés au bûcher Jean Hus et Jérôme de Prague. Le clergé français y était représenté par Pierre d'Ailly, archevêque de Cambrai, et par Jean de Gerson, chancelier de l'université de Paris. Une stèle appelée "Hussenstein" est érigée à l'endroit même où était le bûcher. La ville forma la « Tétrapolitaine » avec Strasbourg, Lindau et Memmingen, confession de foi protestante rédigée en 1530 et répondant au désir de paix et de concorde politique et religieuse. Constance fut mise au ban de l'empire par Charles Quint en 1548 pour avoir refusé d'accepter l'intérim d'Augsbourg, et intégrée aux possessions autrichiennes. Elle fut cédée en 1806 par l'Autriche au grand-duc de Bade. Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville subit peu de dégâts car imbriquée avec Kreuzlingen, sa voisine suisse. Et comme le côté suisse était illuminé comme en temps de paix durant la nuit, les habitants prirent l'habitude de ne pas appliquer les règles de couvre-feu ce qui sauva la ville, les bombardiers américains ne voulant pas prendre le risque de bombarder par inadvertance un pays neutre. Avant l'arrivée des forces françaises, un dernier détachement de la Wehrmacht se rendit aux Suisses, qui les internèrent immédiatement. Après la Seconde Guerre mondiale, l'armée française y tiendra garnison jusqu'en 1978.La ville de Constance est dotée d'un conseil de ville ("Gemeinderat") de quarante membres élus au suffrage universel pour une période de cinq ans.Le maire de Constance est élu tous les huit ans au suffrage universel. Liste des maires de Constance depuis 1946Constance, Fontainebleau et Richmond constituent un cas de jumelage triangulaire. Impéria montre une femme tenant deux petits hommes assis sur ses mains. Les deux hommes représentent le pape Martin V et l'empereur Sigismond. Martin V a été élu pendant le Concile tandis que Sigismond représente la puissance séculaire. Tous les deux sont nus excepté les symboles de leur puissance. La femme représente une courtisane italienne née en 1485 à Ferrare. Impéria a été la maîtresse tant du pape que de l'empereur et passait pour la femme la plus influente de son temps.La route verte (Europe), — en allemand : "Grüne Straße —", qui commence dans les Vosges à Contrexéville et traverse comme route transfrontalière le Rhin entre Neuf-Brisach et Vieux-Brisach passe dans son itinéraire sud par Radolfzell et se termine à Constance (Allemagne).Le musée archéologique retrace toute une période depuis le quatrième millénaire av. J.-C. (maisons sur pilotis) jusqu'au récent passé industriel.
Constance ("Konstanz" en allemand) est une ville d'Allemagne, située dans le sud du "Land" de Bade-Wurtemberg. Son centre historique est enclavé sur la rive méridionale du lac de Constance (ou "Bodensee"). En 2012, elle était peuplée de.
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Jusqu’en 1918, l’histoire du Burgenland est celle de la Hongrie, à ceci près qu’au cours du "Drang nach Osten" la majorité de ses habitants devient, aux, germanophone. À la suite de l’invasion mongole en 1241, durant laquelle son actuelle capitale Eisenstadt fut incendiée, de nombreuses forteresses furent édifiées côté autrichien pour protéger la frontière. Les vestiges de ces dernières sont encore visibles aujourd’hui. En 1918, conformément au principe d’autodétermination du dixième des 14 points du président Wilson, le Burgenland principalement germanophone souhaite rejoindre la république d'Autriche allemande et se détache du royaume de Hongrie. Cela sera reconnu aux traités de Trianon et de Saint-Germain mais en 1922, un plébiscite eut lieu concernant sa capitale, Ödenbourg (en hongrois "Sopron"), qui choisit de revenir à la nouvelle Hongrie indépendante. Jusqu’en 1925 Bad Sauerbrunn fut siège provisoire du gouvernement régional. Ensuite, la petite ville d’Eisenstadt (en hongrois "Kismarton") devint la capitale du Burgenland.Le nom "Burgenland" (« pays des châteaux ») vient des quatre comitats hongrois (« "vármegye" » ou « "sedes" ») de : On disait d’ailleurs « "Vierburgenland" » : « pays des quatre châteaux ». Le nom initialement prévu en 1920 pour ce "Land" était « "Heinzenland" », en référence aux « "Heinzen" », les habitants germanophones de l’ouest de la Hongrie ("Deutsch-Westungarn"). Le nom semble provenir du dialecte régional qui y était pratiqué (le ""). La traduction hongroise du Burgenland est « "Őrvidék" », le « pays de la garde » ou plus récemment « "Várvidék" ».Le Burgenland est divisé en 7 "Bezirke" (districts) et 2 "Statutarstädte" (villes à statut). Du nord au sud :Le Burgenland compte une population d’environ, majoritairement germanophones. Selon le recensement de 1991, il y a aussi Croates, et 122 Roms (les vrais chiffres sont probablement plus élevés). À cause de problèmes économiques récurrents, une forte émigration eut lieu vers les grandes villes et les États-Unis. C’est pourquoi Vienne ou Chicago (devant Eisenstadt) sont devenues les plus grandes villes en ce qui concerne la population originaire de Burgenland.En comparaison avec le Sud, le Nord du Burgenland est très plat et, en ce qui concerne le paysage, fait majoritairement partie de la basse plaine de Pannonie. Ici se trouve le lac de Neusiedl, surnommé la « mer des Viennois », un lac de steppe entouré d'une large ceinture de roseaux. Dans l'environnement se trouve la réserve naturelle « "Lange Lacke" », un refuge pour des espèces d'oiseaux très rares. En 1992, le parc national « "Neusiedler See - Seewinkel" » a été fondé. De l'autre côté de la frontière avec la Hongrie, le parc continue sous le nom du parc national « "Fertö-Hanság" ». La région connaît un climat de type continental : le climat pannonien.Le Burgenland est le "Land" le plus pauvre d'Autriche. Beaucoup de ses habitants font la navette avec Vienne. Tout le Burgenland est une zone de l'Objectif 1 de l'Union européenne. Le Burgenland ainsi que la Basse-Autriche sont les régions les plus importantes du point de vue de la viticulture. Les plus de de viticulture dans le Burgenland sont structurés en quatre régions : "Neusiedlersee", "Neusiedlersee-Hügelland", "Mittelburgenland" et "Südburgenland". Le tourisme s'est développé dans les dernières années. Les centres touristiques principaux du Burgenland sont le lac de Neusiedl ainsi que les stations thermales de Lutzmannsburg, Stegersbach et Bad Tatzmannsdorf. Le réseau de pistes cyclables y est très populaire (plus de ). Bien que le Land soit plat, les randonnées à bicyclette peuvent y être éprouvantes quand il y a du vent.Notamment en été, le Burgenland offre plusieurs attractions culturelles : le festival de l'opérette à Mörbisch dont la scène est construite sur le lac de Neusiedl, le festival de l'opéra dans la carrière de Sankt Margarethen, les spectacles au château de Kobersdorf ou celui de Güssing.
Le Burgenland est le Land d’Autriche le plus oriental, le plus plat et le plus récent : avant 1918, son territoire était, au sein de l’Autriche-Hongrie, une partie du royaume de Hongrie et il n’a été constitué comme "Land" autrichien qu’en 1920, à la suite du traité de Trianon.
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"Étymologie" est un mot composé et savant issu du grec ancien, /, lui-même formé sur le mot du grec ancien τὸ ἔτυμov, « vrai sens, sens étymologique », et sur la base / "-logia", dérivée de /, (« discours, raison »), qui sert à fournir les noms de disciplines. C'est donc, à l'origine, l'étude de la vraie signification d'un mot. La définition doit cependant être dépassée : l’étymologie étudie sinon l’origine, du moins un état, le plus ancien possible, des mots. On considère que les mots d’une langue peuvent, d’un point de vue diachronique, avoir principalement quatre origines :Quand, dans une langue, un même étymon a été hérité et emprunté ultérieurement, les deux mots obtenus sont nommés doublets lexicaux. On en trouve un grand nombre en français : la plupart des mots français proviennent en effet du latin ; certains se sont transmis depuis le latin vulgaire en se modifiant phonétiquement, ce sont les mots hérités ; le même étymon a parfois aussi été emprunté postérieurement, dans le vocabulaire savant ; les deux mots issus du même seul étymon latin mais ayant suivi deux voies différentes se nomment respectivement "doublet populaire" et "doublet savant". Leurs sens sont généralement différents, le doublet savant gardant une acception plus proche du sens étymologique. Ainsi, le mot latin donne "potion" dans la langue savante, mais "poison" dans la langue populaire. C’est aussi le cas pour l’étymon "fabrica(m)" : D’autres doublets importants, dans l’ordre "vulgaire" / "savant" "(étymon latin)" : "orteil" / "article" "()", "chose" / "cause" "()", "frêle" / "fragile" "()", "froid" / "frigide" "()", "moule" / "muscle" "()", "métier" / "ministère" "()", "tôle" / "table" "()", etc. Il peut aussi arriver qu'un triplet existe comme pour "chancre" / "cancre" / "cancer" (latin "cancer"). Il faut donc distinguer entre les mots hérités de la langue-mère qu’est le latin, et ceux qui ont été empruntés.La langue française s’est élaborée lentement à partir d’un dialecte latin influencé par la langue celtique préexistante (substrat gaulois) puis plus encore par la langue de superstrat, le vieux bas francique. C’est sans doute vers l’époque de Charlemagne que les gens s’aperçoivent de cette évolution : ils ne parlent plus le latin mais l’« ancêtre » du français. Mais il faudra attendre François pour que cette langue supplante le latin comme langue écrite et bien plus longtemps encore pour qu’elle soit comprise et parlée dans toutes les régions. Mis à part les influences qui ont pris part à sa genèse, la langue française a aussi emprunté de nombreux mots à d’autres langues : Henriette Walter, dans l’"Aventure des mots français venus d’ailleurs", relève : « À titre indicatif, les emprunts linguistiques français sont bien réels : ainsi sur les mots d’un dictionnaire de français courant, sont de toute évidence empruntés à des langues étrangères », dont les deux principales (hormis le latin et le grec) sont l’anglais (25 %) et l’italien (16,8 %). Pour le détail de ces emprunts, se reporter à l’article Emprunt lexical.Les dictionnaires courants indiquent de manière occasionnelle (Petit Larousse, Wiktionnaire...) ou systématique (Petit Robert) l’étymologie des mots français. Ils le font d’une manière nécessairement très concise qui occasionne parfois des malentendus de la part des non-spécialistes.Les mots grecs sont généralement donnés en translittération. En conséquence, des mots comme "aggelos, aggeion, egkephalos, larugx, ogkos" (étymologie des mots ou éléments "ange, angio-, encéphale, larynx, onco-") doivent se lire "angelos, angeion, enkephalos, larunx, onkos" (ou plus précisément "aŋgelos", etc.). En effet, les alphabets grec et latin n’ont pas de lettre propre pour la consonne ŋ (comme le "n" de l'anglais "pink"). Celle-ci est écrite en grec comme un "g" (γ) dans tous les cas (c’est-à-dire devant les lettres "m, n" et "g, k, kh, x"), tandis que le latin l’écrit "g" devant "m, n" et l’écrit "n" devant "g, c, ch, x". D’autre part, les diphtongues du grec sont souvent altérées dans la prononciation scolaire des différents pays. Par exemple, "eu" (ευ) était prononcé en réalité "éou" (comme dans l’occitan "souléu" « soleil »), d'où en grec médiéval et moderne "èv" ou "ef".aLes noms et adjectifs grecs et latins se déclinent, c’est-à-dire que leur forme varie selon le cas (sujet, complément, etc.), le genre (féminin, masculin, neutre), et le nombre (singulier, pluriel), et non seulement selon le genre, et le nombre, comme en français. Le cas employé pour citer un nom ou un adjectif est le nominatif. Mais le nominatif seul ne suffit pas pour savoir décliner le mot. C’est pourquoi on doit donner aussi la forme du génitif (qui correspond en français au complément du nom). Exemple : grec "odous" (nominatif : « dent »), "odontos" (génitif : « d’une dent », « de dent »). L’indication du génitif sert d’une part à indiquer à quel type de déclinaison appartient le mot, d’autre part à isoler le radical, qui, dans certains types de déclinaison, n’est pas reconnaissable au nominatif. Exemple : le nom de la « dent » : en grec, radical "odont-", nominatif "odous", génitif "odontos" ; en latin, radical "dent-", nominatif "dens", génitif "dentis". Dans les dictionnaires français, le génitif grec ou latin est indiqué uniquement s’il est nécessaire dans cette seconde fonction, c’est-à-dire si le radical n'est pas reconnaissable au nominatif. Exemple : grec "odous, odontos" (étymologie de "parodonte", etc.), latin "dens, dentis" (étymologie de "dent"), mais pour des mots comme grec "periplous", latin "discipulus" (étymologie de "périple", "disciple") on ne donne pas le génitif "periplou", "discipuli". Autres exemples montrant que la forme du génitif (et du reste de la déclinaison) n'est pas prédictible à partir de celle du nominatif (les formes sont citées dans cet ordre : nominatif, génitif, signification) : grec "pous, podos", pied ; "bous, boos", bœuf ; "logos, logou", parole, discours ; "algos, algous", douleur ; latin "frons, frontis", front ; "frons, frondis", feuillage ; "palus, pali", pieu ; "palus, paludis", marais ; "salus, salutis", salut ; "manus, manus", main. Une faute fréquente chez les non-initiés, lorsqu'ils citent l’étymologie d’un mot, consiste à citer seulement la seconde des deux formes (en croyant qu'il s'agit simplement de deux synonymes, et parce que c’est la seconde forme – celle qui conserve le radical intact – qui ressemble le plus au mot français à expliquer). Non : c’est la première forme qu’il faut citer de toute façon, et facultativement la seconde. Pour reprendre l'exemple ci-dessus, c’est "odous" qui signifie « dent » en grec, ce n’est pas "odontos", ce dernier n’étant qu’une forme fléchie.Le sens d’un mot dans la langue source n’est indiqué que de façon sommaire (dans la notice étymologique d’un dictionnaire d’usage), et seulement lorsqu’il diffère du sens français. Avant de se risquer à des commentaires philosophiques ou autres sur le changement de sens d’un mot, il est recommandé de consulter un dictionnaire de la langue source pour le sens et l’usage exacts du mot source, ou/et un dictionnaire étymologique ou historique du français (voire de la langue source) pour connaître l’histoire des significations. On lit parfois dans la presse ou la littérature des commentaires inspirés, par exemple, par l’étymologie du mot français "travail" (latin [tardif, régional] "*tripalium", instrument de torture) ou par la polysémie du mot latin "persona" (masque [de théâtre], personnage [de théâtre], personne), commentaires dont les auteurs ont visiblement « inventé » un lien entre le sens initial et le sens final d’un mot sans connaître leur filiation réelle.
L’étymologie est une discipline diachronique de la linguistique, qui cherche à établir l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale, le plus souvent un mot.
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Selon l’historiographie de la Bible, YHWH Elohim, l’être universel et transcendant crée puis façonne le monde en six jours et dix paroles, peuplant les mers, les airs et la terre de grandes et petites créatures avant d’insuffler une âme dans un être de glèbe construit à son image, nommé Adam. Ayant vu que le monde est à présent très-bon, YHWH s’abstient de toute activité, et place Adam ainsi que sa femme Ève dans un jardin des délices qu’ils ont pour tâche de régir en suivant ses prescriptions. Toutefois, ils désobéissent, sont chassés du jardin et condamnés à une vie d’épreuves et de labeur. Leur fils Caïn tue son frère Abel par jalousie et après la naissance d’un troisième fils à l’image d’Adam, ainsi que d’autres fils et filles qui font à leur tour des enfants, l’humanité oublie YHWH Elohim ainsi que sa loi. Leur dévoiement corrompt le monde qui est détruit par le puis reconstruit mais les descendants de la famille rescapée persistent dans la rébellion et l’idolâtrie jusqu’à ce qu’Abram l’Hébreu, un pâtre originaire d’Ur, quitte son foyer pour se rendre dans le pays de Canaan à l’appel de YHWH Elohim. Arrivé dans un pays dominé par les Cananéens, il érige des autels à la gloire de l’entité quiLe terme "Ioudaismos" apparaît pour la première fois dans le deuxième livre des Maccabées, rédigé au pour retracer l’histoire du conflit entre des Judéens et Antiochus IV des Séleucides, qui a voulu supprimer les mœurs judéennes. Généralement traduit par « judaïsme » et compris comme « la doctrine religieuse des Juifs », il vient en fait s’opposer à l’"hellenismos", un mouvement d’assimilation des Judéens dans la culture et les valeurs grecques qui sous-entend l’abandon des caractéristiques qui ont distingué jusque-là l’"ethnos" judéen, comme l’abhorration de la nudité, la circoncision ou l’abstention de manger du porc. De fait,. Le temple a en outre une place moins centralisatrice que l’ethnicité puisque les Juifs de Yeb inaugurent leur propre temple à YHW ("sic") sans cesser d’être considérés comme Judéens et bien que leurs pratiques soient critiquées.Le judaïsme rabbinique qui se développe d’une part dans les académies de Galilée et d’autre part dans le centre babylonien qui n’a jamais périclité après le retour à Sion, émerge comme le représentant principal voire exclusif du judaïsme, tandis que les apôtres du christianisme ont choisi d’abandonner les pratiques juives et reconnaissant Jésus comme émanation divine, accusent les Juifs qui l’ont rejeté de sa mort (première épître aux Thessaloniciens 2:14-16). Sous la domination byzantine, la Palestine voit sa population juive décroître. Les grandes institutions rabbiniques sont spécifiquement ciblées, et le Sanhédrin qui décrétait le début du mois et l’ordination de nouveaux rabbins, s’affaiblit avant de disparaître. Les rabbins galiléens, reprenant à leur compte le précédent de Juda Hanassi, rassemblent à la hâte leurs commentaires des traités de la Mishna dans ce qu’on appelera le Talmud de Jérusalem. Celui-ci influence les communautés voisines comme l’Égypte et lointaines comme l’Italie, ainsi que les Juifs de l’empire romain d’Orient de langue yévanique. De leur côté, les rabbins de Babylonie se livrent à leurs propres interprétations de la Mishna dans une atmosphère relativement plus sereine et complètent le Talmud de Babylone deux siècles plus tard. Leur Talmud s’approfondit particulièrement sur les questions de droit civil, et se désintéresse relativement des lois agricoles, de culte ou de pureté rituelle qui ne se posent pas entre le Tigre et l’Euphrate. Il semble avoir fait l’objet d’un processus d’édition plus élaboré que son pendant galiléen et aux arrêts rabbiniques sont adjointes les discussions qui ont permis d’y arriver ainsi qu’un abondant matériau non-légalistique qui met celui-ci en lumière. La période des gueonim, correspondant àL'étude de la Kabbale atteint son apogée avec l'expulsion des juifs d'Espagne en 1492. Une communauté de réfugiés fonde un centre à Safed autour de Moïse Cordovero et Isaac Louria. L'un des membres de ce cercle, Joseph Caro, soucieux de préserver la tradition séfarade, rédige un commentaire aux Quatre Piliers, qu'il abrège à l'intention des non-érudits sous le nom de la Table Dressée. Le succès fulgurant de cet ouvrage dans les communautés séfarades ainsi que dans les communautés ashkénazes après l'adjonction de la Nappe par Moïse Isserlès, marque la fin de l'ère des Rishonim et le début de celle des Aharonim qui dure jusqu'à ce jour. Cette ère est moins créative que la précédente car la Table et la Nappe font dorénavant figure d'autorités pratiquement incontestables, sur lesquelles on ne peut dans la plupart des cas que gloser. Elle s'accompagne en revanche de bouleversements culturels, identitaires et politiques. La ferveur kabbalistique mène de nombreux juifs à reconnaître le messie en la personne d'un kabbaliste grec nommé Sabbataï Zevi. Celui-ci entraîne ses disciples jusqu'à l'apostasie lorsqu'il se convertit à l'islam, et l'un de ses disciples, Jacob Frank, connaîtra le même parcours, tentant avec sa suite de faire venir le messie par la débauche avant de se convertir au catholicisme. C'est dans ce contexte, auquel s'ajoutent d'autres massacres etLe judaïsme est fondé sur la Torah, composée de cinq livres dictés, selon la tradition, à Moïse par YHWH Elohim. Ces livres ont été diversement intitulés ; leur appellation française dérive des appellations en usage dans les communautés de langue grecque tandis que les communautés qui ont conservé l'usage liturgique de l'hébreu, les appellent jusqu'à ce jour Bereshit (« Au commencement »), Shemot (« Noms »), Vayiqra (« Il appela »), Bemidbar (« Dans le désert ») et Devarim (« Paroles »). La Torah relate l'histoire du peuple d'Israël, depuis la création du monde jusqu'à la mort de Moïse qui a conduit les enfants d'Israël à l'orée du pays de Canaan, sur la rive orientale du Jourdain. Outre la composante narrative, elle comprend les prescriptions divines, transmises aux enfants d'Israël par l'organe de Moïse (sont également considérées comme sanctifiées par la divinité des coutumes ethniques mentionnées dans la Torah, comme l'abstention de consommer le ligament de la hanche). Ces prescriptions comprennent entre autres l'obligationLa section prophétique de la Bible hébraïque comprend trois corpus : le premier va du livre de Josué à celui des Rois et fait directement suite à la Torah, relatant la conquête du pays de Canaan par les enfants d'Israël, l'établissement d'une royauté, le schisme entre les royaumes d'Israël et de Juda, et leurs destructions à quelque cent cinquante ans d'intervalle ; des prophètes y jouent un rôle majeur comme Samuel, le dernier des Juges qui oint le roi David, Nathan et Gad, prophètesLa dernière section de la Bible hébraïque comprend un ensemble plus disparate de textes qui ne se résument pas à l'hagiographie, dont les Psaumes, Proverbes et Cantique des cantiques qui comprennent des prières, maximes et poèmes populaires parmi les Judéens, l'Ecclésiaste attribué au « fils de David, roi à Jérusalem », le livre de Ruth qui se tient « à l'époque où jugeaient les Juges », le livre de Job au contexte plus flou, les Lamentations lors de la chute du premier temple, les livres d'Esther et Daniel qui ont pour cadre l'exil en Babylonie et en Perse, ceux d'Ezra et Néhémie qui décrivent le retour des Judéens à Sion, et les Chroniques qui récapitulentSi les pharisiens s'abstenaient de coucher par écrit le corpus d'interprétations de la Bible, qu'elles soient à caractère narratif ou normatif, d'autres mouvements (ou individus) juifs ne s'en privaient pas. Une littérature apocalyptique à caractère mystique apparaît ainsi vers le, s'appuyant sur les écrits attribués au prophète Élie, le messager céleste qui initie son lecteur aux secrets de la Torah et sur d'autres passages prophétiques des livres d'Isaïe, Zacharie, Ézéchiel et Joël. Pastichant le style de la Bible, elle rapporte des visions souvent fantastiques, attribuées à de grandes figures du passé (Moïse,Le corpus d'interprétations de la Torah, qu'elles soient à caractère narratif ou normatif, sont transmises de père en fils ou de maître en disciple, jusqu'à ce que l'abondance du matériau et les menaces que font peser les circonstances historiques sur la survie du judaïsme poussent les rabbins à braver l'interdit de les coucher par écrit. La Mishna est considérée comme la première cristallisation de la loi orale, suivie de la Tossefta, qui s'en veut déjà commentaire. Elle a été rédigée dans un style laconique et sans références, de sorte qu'elle nécessite cependant sa propre oralité pour être reliée au corpus de la Bible. Des ouvrages de cette époque non intégrés dansÀ la littérature apocalyptique succède la littérature des Palais dans les écoles juives de Galilée et de Babylonie, entre le et le siècles. Le « Palais », c'est-à-dire le lieu de Dieu, visité en songe ou en transport mystique par les auteurs qui composent cette littérature. Elle constitue « un contrepoint mystique et ésotériqueUne école philosophique judéo-grecque, marquée par l'influence de Platon en particulier, se crée à Alexandrie au milieu du. Ses représentants les plus connus sont Aristobule de Panéas, mais surtout Philon d'Alexandrie, le fondateur du néoplatonisme et le concepteur de la théologieIssus de la tradition talmudique, une nouvelle école de philosophes juifs émerge à partir du siècle en Orient ou en Espagne, principalement Saadia Gaon, Salomon ibn Gabirol, Juda Halevi, Abraham ibn Ezra, Moïse Maïmonide. La philosophie d'Aristote et de ses disciples joue un rôle important parmi ces philosophes. Ainsi Maïmonide conseille-t-il de lire – outre Aristote – Averroès, Al Farabi, Avicenne, ses commentateurs arabes. Le néoplatonisme, véhiculé par Philon d'Alexandrie et Plotin en particulier, joue également un rôle important dans ce mouvement philosophique, notamment chez Ibn Gabirol et Abraham ibn Ezra. Ce mouvement, à cause de ses liens avec la philosophie arabe qui lui est contemporaine, constitue ce que des historiens comme Maurice-Ruben Hayoun ou Stefan Goltzberg appellent le « moment arabe » dans la philosophieIssue de la mystique juive antique, la Kabbale forme à partir du siècle, en France et en Espagne, une école où le « souci philosophique » est aussi important que la « mystique », proprement dite, de sorte que la Kabbale produit un phénomène toujours aussi paradoxal, en s'inscrivant « dans une perspective religieuse au sein de la philosophie », et « dans une perspective laïque au sein de la religion », selon Mopsik. Gershom Scholem considère que la Kabbale constitue une espèce de « part maudite du judaïsme », notamment parce qu'elle a été mal reçue, en général, par les autorités rabbiniques, au moins jusqu'au siècle. Ses représentants médiévaux les plus célèbres sont Isaac l'Aveugle, Azriel de Gérone, Abraham Aboulafia, Joseph Gikatila, Moïse de Léon (l'auteur présuméParallèlement, à partir du siècle, se crée une littérature législative, dite halakhique, c'est-à-dire conforme aux principes de la loi juive. Cette littérature inaugure l'époque des Rishonim, des législateurs juifs, les successeurs des Géonim, les maîtres des académies talmudiques de Babylonie, qui disparaissent alors. Isaac Alfassi, un rabbin judéo-marocain du siècle, publie le "Sefer HaHalakhot" considéré comme le premier ouvrage majeur de littérature halakhique. Alfassi se propose de présenter un code législatif facilement accessible à ses contemporains d'après les données de la Bible etMoïse Cordovero (1522-1570) et Isaac Louria (1534-1572), les maîtres de l'école de Safed, renouvellent entièrement l'approche de la Kabbale, selon Gershom Scholem. Isaac Louria, en particulier, est l'auteur « d'une œuvre immense qui s'imposera peu à peu comme la version la plus achevée de la doctrine ésotérique juive », signale Mopsik. Bernard-Henri Lévy résume ainsi la pensée de Louria : « Non plus sauver le monde. Encore moins le recommencer. Mais juste le réparer, à la façon dont on répare les vases brisés. Il est très beau, ce mot de réparation. Il est modeste. Il est sage. Mais il est aussi vertigineux ». Mopsik précise : « La libération que prône Louria, qui n'est en rien politique ou nationale mais concerne toutes les créatures, est loin d'être une tâche d'intellectuels ou d'experts dans les pratiques mystiques. Elle doit être l'œuvre de tous pour advenir, même si la doctrine qui la décrit exige pour être comprise des études approfondies ». Les disciples d'Isaac Louria, notamment Haïm Vital, diffusent sa pensée dans la diaspora juive, mais également parmi les lettrés chrétiens au cours du siècle. La kabbale lourianique occupe une place considérable dans l'ouvrage de Christian Knorr von Rosenroth, la "Kabbala Denudata" ("La Kabbale dévoilée"), la traduction latine des principaux textes de la Kabbale, publiée dans les années 1670-1680. Leibniz, qui en fut un lecteur assidu, la considérait comme un événement éditorial de premier plan. Israël ben Eliezer (1698-1760), appelé le Baal Shem Tov (le maître du saint nom), fonde une école kabbalistiqueMoses Mendelssohn (1729-1786) fonde à Berlin, à la fin du siècle, une nouvelle école de philosophie juive. C'est ce que des historiens comme Maurice-Ruben Hayoun ou Stefan Goltzberg appellent le « moment allemand » dans la philosophie juive. Les philosophes juifs requéraient la philosophie arabe afin qu'elle les aide à résoudre « des problèmes talmudiques », remarque Goltsberg. « Le moment allemand présente une orientation inverse : les philosophes juifs tentent une réponse juive à des questions et des problèmes qui cimentent la philosophie chrétienne allemande ». Outre Mendelssohn, les représentants les plus célèbres de cette école sont David Friedländer, Nachman Krochmal, Salomon Rapoport, Isaac Bär Levinsohn, Leopold Zunz, Abraham Geiger. Ils fondent la Haskalah, les « Lumières juives ». Depuis le partage de l'ancien royaume de Pologne, entre la Prusse, l'Autriche et la Russie, les communautés juives s'insèrent dans des empires où l'idéal national se conjugue aux idéaux des Lumières, à la suite de la Révolution française. Les Juifs, en tant que tels, ne peuvent intégrer l'ensemble national, conçu par les Lumières, qu'à condition de se définir comme les fidèles d'une religion, et non plus comme les membres d'un peuple, de sorte que les philosophes de la Haskhalah tentent, alors, de faire du judaïsme une véritable religion comparable au luthéranisme, en particulier, la religion majoritaire en Allemagne. En 1799, FriedländerLe judaïsme révère Dieu comme l'Autorité suprême au moyen de l'interprétation et du respect de sa Loi, la Torah révélée au prophète Moïse. Cette Loi, d'abord orale, fut ensuite couchée par écrit dans la Bible (le Tanakh), puis commentée au fil des siècles, générant ainsi une grande diversité d'interprétations. Tous les courants du judaïsme, anciens et modernes, professent ainsi certaines croyances communes : Malgré ces croyances communes, le judaïsme témoigne de divergences d'orthodoxie théologique. Même dans les cercles les plus traditionalistes, celui qui pratique la Loi reste libre de penser de façon originale. La kabbale, par exemple, prospéra parmi les Juifs, permettant, par les astuces interprétatives de la guématrie, les spéculations mentales les plus libres et les plus audacieuses. Le développement du judaïsme fut progressif et témoigne de paradigmes successifs et parfois opposés. Après le retour"Kasher" (ou cacher, ou cachère, ou kocher, etc.) signifie "propre à la consommation". Cependant, ce terme très général s'entend généralement dans le sens de lois alimentaires juives. Un mets non kasher est "taref" (fém. "treifa"), qui signifie littéralement « déchiré », comme celui consommé à partir d'un membre déchiré à l'animal (mort ou encore vivant), ou mangé comme une bête, et non comme un homme qui doit être saint comme Dieu est Saint. La cacherouth peut donc se définir comme la sanctification de l'alimentation. Les lois de la cacheroute sont enseignées dans le Lévitique. On apprend de ce contexte qu'elles concernent tant la pureté rituelle et la sainteté que la santé. Parmi les lois de la cacherouth figure l'interdiction de consommer le sang, les animauxLes lois de la "nidda" (« éloignement ») se rapportent à l'éloignement obligatoire de la femme durant sa période menstruelle, (le mari et son épouse ne dorment pas dans le même lit) et sont appelées « lois de la pureté familiale », les rapports avant mariage étant prohibés, et le mariage survenant vers l'époque de la puberté (aux temps bibliques). Diverses autres lois régissant les rapports entre hommes et femmes s'y rattachent, commeIl s'agit d'événements survenant au cours deTraditionnellement, est considérée juive la personne née de mère juive ou convertie en accord avec la Loi juive. Les sources en sont : Le Talmud (Kiddoushin 68b) se demande pourquoi on ne parle pas du « cas inverse », où la mère non juive détournerait son enfant de la religion de son père. Réponse : parce que l'enfant d'une non-Juive n'est pas juif. Les mouvements libéraux, comme le judaïsme reconstructionniste, déclarent également Juifs les personnes nées de mère non juive si le père est juif et si l'enfant a été élevé dans la pratique du judaïsme. Toutefois, ces personnes ne sont pas considérées juives par les mouvements orthodoxes ou conservateurs, pas plus que ne le sont des personnes converties par un beth din (tribunal rabbinique) non orthodoxe. Le mouvement Massorti selon sa logique d'attachement à la fois à la halakha et à des considérations sociologiques considérera comme juive au niveau de la halakha une personne de mère juive ou convertie au judaïsme selonDepuis le à peu près, le symbole du judaïsme est l'Étoile de David (Magen David dont la traduction littérale est bouclier de David). Cette étoile à 6 branches représente le symbole que le roi David avait apposé sur son bouclier et qui l'a protégé durant sesLe terme "Synagogue" (Grec, « sunagôgon », lieu de rassemblement, traduction du terme hébraïque "beit knesset") désigne des lieux de culte et d'étude juifs. Ce dernier rôle a si bien caractérisé les synagogues du monde ashkénaze qu'on les appelle en Yiddish "shul" (prononcer « shoule », cf. allemand « Schule », école).Il existe dans la Bible une caste sacerdotale, les "cohanim", composée des descendants israélites mâles d'Aaron ben Amram le Lévite, eux-mêmes distingués parmi le peuple d'Israël pour avoir rallié Moïse lors de l'épisode du Veau d'or. Toutefois, Lévites et Cohanim ne sont plus en activité depuis la destruction du Second Temple. Les Cohanim s'occupaient principalement des sacrifices,Aux temps de la Mishna, le "Rabbi" était un érudit occupant une position officielle au sein de la législation judéenne religieuse. Après la dissolution du Sanhédrin, il n'était plus possible d'ordonner les "rabbanim", et ceux dont l'érudition permettait de statuer sur des questions d'observance de la Loi, justifiant un titre recevaient désormais celui de "Rav" (hébreu, רב "beaucoup" ou "grand"). "Rav" désigne donc les grands parmi le peuple d'Israël, reconnus ("nismakhim") parmi leurs pairs, indifféremment de leur origine (c'est-à-dire Cohen, Lévi ou Israël). Dans les pays musulmans, Al-Rabb étant l'un des 99 noms d'Allah, les Sages étaient appelés "hakhamim". Bien que détenteurs d'une autorité spirituelle de plus en plus grande dans le judaïsme, cumulantIl est fréquent qu'une même personne cumule ces différentes fonctions, ouLe Gabbaï, appelle les différentes personnes à lire laLe judaïsme ne manifeste aucune velléité de prosélytisme. Il peut accueillir l'individu adulte qui demande à se convertir après avoir longuement examiné ses motivations, mais ne va en aucun cas le solliciter. Les rabbins exigent une forte motivation et une adhésion sincère à la Torah chez ceux qui désirent se convertir. Ainsi la conversion ne peut avoir pour seul motif la possibilité d'un mariage juif. Les mouvements modernes du judaïsme divergent sur le dossier des conversions, cause de tensions entre eux ainsi que sur la scène israélienne. Les orthodoxes exigent une parfaite adhésion du candidat au mode de vie orthodoxe défini par le Shulchan Aruch. Le mouvement orthodoxe insiste également sur l'absence de motivations extra-spirituelles, telles que le mariage, lors de la conversion. Le mouvement massorti exige du candidat l'étude et l'acceptation de l'autorité de la halakha selon l'interprétation du corps rabbinique massorti. Il estime néanmoins que le degré de pratique des mitsvot constitue un choix laissé à la conscience de chacun. Le mouvement libéral met quant à lui l'accent sur l'étude de la tradition juive dans un esprit de libre-examen. Il insiste sur la capacité du candidat à effectuer des choix éclairés en matière de théologie et de pratique rituelle et insiste sur le développement d'une relation personnelle à Dieu dans le cadre de la tradition d'Israël. Bien que certains des premiers réformateurs aient admis des conversions sans circoncision et immersion dans un bain rituel, la très grande majorité des rabbins contemporains les exigent désormais. De nos jours les divergences en matière de conversion reposent ainsi essentiellement sur les divergences entre les plates-formes théologiques de ces trois mouvements plutôt que sur des questions rituelles. Quelques conversions de groupe, plus ou moins spontanées et plus ou moins documentées, jalonnent l'histoire mais elles peuvent correspondre également à l'assimilation partielle aux populations environnantes de groupes juifs coupés de leurs traditions (légendes des « Dix Tribus » disparues) :
Le judaïsme (du grec "Ιουδαϊσμός", yiddish : יידישקייט "yiddishkeit", ladino : ג’ודאיסמו "Djudaismo", allemand : "Judentum", "yahadout") est variablement défini comme, ou comme, ou comme ou comme.
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Contrairement à la mythologie grecque ou égyptienne, on ne dispose pas de documents de première main pour étudier la mythologie slave. Les croyances et traditions religieuses auraient donc été perpétuées par la transmission orale entre générations, puis en partie oubliées au fil du temps principalement après l'évangélisation. Nos sources actuelles sur la mythologie slave sont celles de missionnaires chrétiens non-slaves, ni intéressés par elle, ni objectifs dans leurs descriptions des rites païens. Les fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour des idoles et des sites religieux de haute importance mais ne nous apprennent pas beaucoup plus que les sources écrites existantes. Des reliques de croyances ou de coutumes païennes ont survécu jusqu'à nous dans les costumes, les chansons et les légendes folkloriques de toutes les nations slaves. La reconstitution d'anciens mythes à partir d'indices dans le folklore depuis une centaine d'années est une complexe et difficile tâche qui amène souvent les chercheurs à l'erreur. Il en résulte parfois de mauvaises interprétations, de confusions voire de pures falsifications ou inventions.La première mention écrite de la mythologie des Slaves est le fait de Procope de Césarée qui, au, dans son "Bellum Gothicum", décrit les croyances de certaines tribus des Slaves du sud qui avaient franchi le Danube. Selon lui, ces Slaves étaient monothéistes et bien qu'il ne mentionne aucun nom, les spécialistes rattachent ce dieu unique à Péroun. Il mentionne aussi la croyance en de nombreux démons et dans les nymphes (vila, rusalka, vodník). La "Chronique des temps passés" est la plus importante source concernant la mythologie slave, ne serait-ce que parce qu'elle est écrite par des Slaves. Compilée au, elle fait référence et inclut la copie de documents plus anciens. Deux dieux, Péroun et Vélès, sont mentionnés dans le traité de paix signé au début du, entre l'empereur byzantin et les chefs païens des Slaves orientaux. Nestor le Chroniqueur décrit le panthéon du prince Vladimir avant sa conversion : il inclut Péroun, dieu de la foudre, Khors, dieu du soleil, Dajbog, dieu du temps, Stribog, dieu du vent, Simargl et Mokoch, déesse de la fécondité. Aux, des chroniqueurs germaniques comme Thietmar de Mersebourg, Adam de Brême ou Helmold von Bosau, dans sa "Chronica slavorum", mentionnent certaines divinités des Wendes, les Slaves occidentaux. Le moins que l'on puisse dire est que ces sources, contemporaines de la christianisation et de la vassalisation des Wendes, ne sont ni objectives, ni très détaillées en ce qui concerne des croyances considérées comme impies. Helmold mentionne le « démon » Tchernobog, Jiva, la déesse de la fertilité, Porenut, dieu à quatre têtes et Svantevit, adoré au Kap Arkona et mentionné comme étant le plus important de tous pour ces tribus.En 1848, la mise au jour de l'idole du Zbroutch, en Ukraine, a confirmé les sources historiques. En raison des quatre têtes abritées sous un même chapeau, l'idole ukrainienne a été rapprochée de Svantevit, déité qui était représentée avec quatre têtes, à laquelle un temple était dédié au Kap Arkona et qui nous est connue par des sources danoises. Plusieurs autres statues polycéphales ont été découvertes ailleurs. Une petite statue en os à quatre têtes datant du a été découverte dans les ruines de Preslav, la capitale des tsars bulgares. Une statue en bois bicéphale a été découverte sur l'ile du lac de Tollensesee près de Neubrandenbourg, anciennement habitée par les Slaves. Une statue tricéphale a été découverte en Dalmatie (Croatie). Toutes ces découvertes confirment l'existence de déités polymorphes, ayant plus d'une fonction, comme Triglav, le dieu à trois têtes.À peine documentée dans les sources historiques ou archéologiques, la mythologie slave se dérobe et certains vont tenter de la reconstituer au travers du folklore ; mais les contes et légendes, même s'ils sont riches de créatures comme l'oiseau de feu, Baba Yaga ou les génies des eaux, sont dénués d'élément mythologiques purs. Le « détricotage » de ce qui relève du syncrétisme chrétien et de la mythologie slave, ne donne aucune information vérifiable ou certitude supplémentaire quant au panthéon slave : les sanctuaires de Péroun, dieu du tonnerre, ont vraisemblablement été transformés en église ou chapelle dédiées à l'archange Michel souvent représenté armé d'un éclair, ou au prophète Élie qui commande au feu dans la Bible. Sur l'oppidum dominant Prague, c'est sans doute sur une similitude étymologique que le sanctuaire de la déesse de la fertilité, Jiva est devenu la cathédrale Saint-Guy de Prague : "Vitus" (« Guy ») en latin, rappelant "vita" (« la vie ») alors que "Jiva" (Živa) rappelle "život" (« la vie »).Sur le palimpseste quasiment totalement effacé qu'est la mythologie slave, il a été tentant et facile de réécrire, de reconstituer un panthéon au moins aussi riche que ceux des mythologies germanique ou gréco-latine. Les "Veda Slovena", recueil de mythes et légendes bulgares, publiées à Belgrade puis Saint-Pétersbourg en 1874 et 1881, se sont avérées être un faux sorti de l'imagination de leur « compilateur », Ivan Gologanov, de même que "Livre de Vélès" qui comporte de nombreuses incohérences linguistiques et relève du protochronisme. Des dieux slaves comme Koleda et Koupalo ont été « reconstitués » à partir du folklore slave : le premier étant lié à la tradition de Noël de chanter des chansons de maison en maison, le second est lié au solstice d'été, à la Saint-Jean et à Jean le Baptiste. Il en est peut-être de même de la déesse Lada. L'existence de Radegast est sans doute plus le fait d'une erreur de copiste germanique qu'un fait avéré. Quant à Bělbog, le « dieu blanc », c'est un manichéisme de fantaisie qui l'a engendré pour en faire le pendant de Tchernobog, le « dieu noir », quant à lui attesté.Un concept cosmologique assez répandu dans les mythologies des peuplades locutrices de langues indo-européennes est celui de l’Arbre du Monde, également présent dans la mythologie slave. L'arbre le plus souvent cité est un chêne, ou quelquefois un pin ou autre conifère. Le symbole mythologique de l’"arbre du monde" est fortement ancré, si bien qu'il survécut encore plusieurs siècles après la christianisation dans les folklores slaves. Trois niveaux de l'univers sont représentés dans cet arbre. Sa cime représente le ciel, séjour des divinités et des entités célestes, et le tronc, le séjour des mortels. Ils sont quelquefois associés ensemble en opposition des racines de l'arbre qui représentent le monde souterrain, le séjour des morts. Contrairement aux idées communément admises, il semble que le royaume des morts dans la mythologie slave soit plus un lieu agréable, de plaines herbeuses et verdoyantes dans un été éternel. Dans le folklore, ce pays est quelquefois assimilé au Virey ou Iriy. La conception de trois royaumes situés verticalement le long de l'axe du monde constitué par l'arbre-monde reflète l'organisation géographique, horizontale, du monde. Le monde des dieux et des mortels était situé au milieu de la Terre (conçu comme un plateau situé sur l'axe au milieu de deux autres plateaux: le ciel et le sous-sol), entouré par une mer, au-delà de laquelle se trouvait le pays des morts, où les oiseaux se rendaient chaque hiver pour en revenir au printemps. Dans de nombreux récits populaires, le concept du départ vers le lointain, à travers la mer, par opposition à la venue à terre, à travers la mer, était lié à la notion de mort, opposée au retour à la vie. Cette vision fait écho à l'ancien concept mythologique qui veut que l'après-vie soit atteinte par la traversée d'une étendue d'eau. De plus, sur le plateau horizontal, le monde était aussi divisé par quatre points cardinaux, représentant les quatre directions du vent (nord, est, sud, ouest). Ces deux divisions du monde, en trois royaumes sur l'axe vertical et en quatre points cardinaux sur l'horizontal, étaient relativement importantes dans la mythologie d'origine shamanique ; elles peuvent être interprétées par des statues des dieux slaves, particulièrement celles de Triglav, à trois têtes, et de Svantevit, à quatre têtes.Il est admis d'après les descriptions historiques des Slaves que ceux-ci vouent un culte à un très grand nombre de divinités, et cela sur une région s'étirant des côtes de la Baltique jusqu'aux côtes du nord de la mer Noire, dans une durée de près de six siècles. Mais les sources historiques qui sont parvenues jusqu'à nous montrent que chaque peuplade slave possédait ses propres dieux et ainsi probablement son propre panthéon. Essentiellement, l'ancienne religion slave semble être locale, bien qu'ayant pour point commun de vouer un culte à la nature, les dieux et les mythes variant de tribu à tribu. Cependant, comme dans le cas des multiples dialectes slaves pour lesquels nous sommes capables de recréer une origine commune en un langage proto-slave, il est possible d'établir une sorte de panthéon originel à partir de l'étude des mythes duquel sont issues les divinités des différentes peuplades slaves.Il existe de nombreuses théories actuelles sur le dieu suprême des Slaves, lequel étant Rod ou Svarog, et les sources historiques indiquent que d'autres dieux comme Svantevit ou Triglav sont très vénérées dans certaines peuplades. Mais le meilleur candidat pour la prédominance d'un dieu chez les Slaves est de loin Péroun. Son nom est le plus courant dans les textes historiques sur la religion slave. En fait, il est le premier dieu mentionné dans les textes écrits. Procope de Césarée dans une courte note mentionne que le dieu du tonnerre et de la foudre est le seul dieu des Slaves et qu'il est le chef de tous. La "Chronique de Nestor" l'identifie comme le chef des dieux en Rus' de Kiev avant la christianisation du royaume. Un court passage dans "Chronica Slavorum" de Helmold fait état que les slaves de l'ouest croient en un seul dieu dans le ciel qui règne sur toutes les autres divinités sur la Terre. Le nom de ce dieu n'est pas mentionné mais néanmoins il est hautement probable qu'il fasse référence à Péroun. Et même si nous ne trouvons pas le nom de Péroun dans les pourtant nombreux écrits de la religion des slaves de l'ouest, il est connu dans toutes les différences branches des slaves comme le montre le nombre important de toponymes dans les États slaves d'aujourd'hui. En conclusion, par les analyses des mythes slaves, il semble que Péroun soit la seule divinité comparable par son importance au Dieu judéo-chrétien, ainsi qu'au Dieu suprême grec Zeus et romain Jupiter. Il y a donc de très fortes raisons de penser que Péroun est le dieu suprême du panthéon de l'époque proto-slave. Péroun cependant n'est pas seul. Comme le montre Roman Jakobson, quand Péroun est mentionné dans un texte historique, il est toujours « accompagné » d'un autre dieu, Vélès. Cette relation est aussi observable en toponymie. Lorsqu'une montagne ou un élément de relief est nommé d'après Péroun, il se trouve en contrebas de ce lieu, en général une vallée, un lieu nommé d'après le dieu Vélès. En conséquence, Péroun est quelquefois assimilé, en référence au christianisme, à Dieu tandis que Vélès l'est au Diable.Avant leur conversion au christianisme, les Russes adoraient Svarog, le dieu du ciel, père de Dajbog, le dieu du soleil, et d'Ogon, le dieu du feu ; Peroun était pour eux le dieu qui s'exprime à travers le bruit du tonnerre ; Volos ou Vélès protégeait leurs troupeaux et leurs moissons ; Stribog passait chez eux pour être l'aïeul des vents ; Yarilo et Lada présidaient à l'amour et à la génération. Biélobog (le dieu blanc), envoyé par Svarog, créa les hommes, installa son trône au pôle Nord, et revint chaque fin d'année leur rendre visite. Le dieu principal des Slaves de la Baltique était Sviatovit ou Svantovit, en l'honneur duquel on célébrait chaque année une grande fête à la fin de la moisson ; on croyait que la fécondité ou la disette dépendaient de lui ; on lui offrait une partie du butin conquis sur les ennemis. Les autres dieux de ce groupe étaient : Triglav, représenté avec trois têtes, ce qui signifiait peut-être qu'il régnait à la fois sur le ciel, sur la Terre et sur les enfers ; Radigost, Rugevit et Ranovit, Iarovit, toutes divinités de la guerre, Zywienia, déesse de la nourriture.La mythologie slave abonde en créatures fantastiques, tel le domovoï, esprit protégeant la maison, tradition encore présente chez les Serbes via la pratique de la Slava. Créatures fantastiques tchèques :Depuis les dernières décennies, le néopaganisme slave acquiert une certaine popularité parmi le public russe, avec de nombreux sites internet et organisations dédiés au paganisme en Russie, qui pour certaines appellent ouvertement à un « retour aux racines ». La plupart de ces activités ont lieu en Russie et en Biélorussie, mais aussi en Pologne, en Serbie, en Macédoine et en Ukraine. Beaucoup de païens slaves croient en l'idée que les peuples slaves devraient s'unir pour devenir une seule nation, et que ce panslavisme devrait être fondé sur la religion originelle des Slaves.
La mythologie slave désigne le système de croyances cosmologiques et religieuses des anciens peuples slaves avant leur évangélisation. Elle a évolué pendant plus de 3000 ans. Ses éléments proviennent selon les hypothèses du Néolithique, voire peut-être du Mésolithique. Cette religion possède de nombreux points communs avec les religions descendantes comme celle de l'hypothétique religion proto-indo-européenne. La mythologie slave, essentiellement indo-européenne, partage avec les cultures celte, germanique, grecque, mais aussi persane, les mêmes schémas. L'implantation du christianisme a occulté certains aspects païens, voire chamanistes, et parfois transformé d'anciens dieux païens en saints chrétiens. Toutefois certaines croyances anciennes ont perduré dans les régions isolées jusqu'au parfois.
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Le terme anglais « "veganism" » est un dérivé du mot « vegan » qui résulte quant à lui de la syncope du mot "vegetarian". La plus ancienne trace connue du mot « végétarien » est attribuée à l'actrice, écrivain et abolitionniste Fanny Kemble dans son "Journal of a Residence on a Georgian plantation in 1838–1839". La suppression des lettres centrales a été proposée en 1944 par le cofondateur de la Vegan Society, Donald Watson, après que la Vegetarian Society a refusé de faire la promotion d’un mode de vie sans produits laitiers dans son magazine. Le mot "vegan" est utilisé en 1946 par Fay K. Henderson, qui publie le livre de cuisine "Vegan recipes". Il faut attendre 1951 pour que la Vegan Society annonce une définition officielle : Le 20 novembre 1979, les nouveaux statuts de la Vegan Society proposent une explication de cette définition : L'Office québécois de la langue française reconnaît que le mot « véganisme » est, mais il lui préfère l'expression « végétalisme intégral ». Le mot « véganisme » a fait son entrée dans plusieurs dictionnaires français en 2013 et 2015. Plutôt qu'une doctrine ou un principe moral, ces dictionnaires définissent le véganisme comme un mode de vie, introduisant ainsi une nuance avec le mot anglais "veganism" qui désigne à la fois un mode de vie et un principe moral. La base de données terminologiques FranceTerme privilégie toutefois aussi l'utilisation de l'expression « végétalisme intégral » et ne recommande pas le mot « véganisme ». Alors que certains dictionnaires français, notamment le "Robert", privilégient la forme épicène « végane » (au masculin comme au féminin), le "Hachette" a choisi le terme « végan(e) » accordable en genre, tandis que "Le Grand Dictionnaire terminologique" (Québec) préfère l'expression « végétalien(ne) intégral(e) ». S'il reconnaît que les mots « végan/végane » sont utilisés, il ne les retient pas ; il privilégie par ailleurs la forme non épicène. FranceTerme préfère aussi l'expression « végétalien(ne) intégral(e) ». Elle mentionne également l'existence de la forme épicène « végane » mais ne la recommande pas. Pour la chercheuse québécoise Valéry Giroux et l'universitaire français Renan Larue, auteurs d'un "Que sais-je?" sur le véganisme, celui-ci doit être entendu comme un mouvement social et politique fondé sur « un engagement à ne pas œuvrer, dans la mesure du possible, à l'assujettissement, aux mauvais traitements et à la mise à mort d'êtres sensibles ». Bien que consciente de l'impossibilité pratique d'être totalement « végan » (l'être humain peut, par exemple, être inévitablement amené à tuer des insectes), une personne qui opte pour ce mode de vie le fait le plus souvent pour minimiser la souffrance animale tant qu'elle le peut, de limiter son empreinte écologique.Selon la Vegan Society, fondée en 1944, le véganisme est un mode de vie très ancien qui se fonde sur le végétarisme. Peu après la fondation de la Vegan Society, l'importance de la vitamine B, découverte en 1948, a été mise en évidence par la recherche médicale, notamment à travers une étude conduite par un chercheur adhérent de l'association, Frank Wokes, et ayant impliqué plusieurs de ses membres. Les végans peinent dans un premier temps à accepter que ce qu'ils perçoivent comme une alimentation morale ne soit pas viable sans complément alimentaire, mais les messages de santé publique commencent à devenir clairs à partir de 1965, alors que la Vegan Society est dirigée par un hématologue. Le Programme national nutrition santé français qui, dans un premier temps, se contentait de déconseiller le régime végétalien, notamment pour les enfants, a modifié ses conseils en 2014 et recommande désormais aux végétaliens de consommer de la vitamine B (présente dans plusieurs algues mais non biodisponible, et absente des autres plantes) sous forme de suppléments pour ne pas souffrir de carences ou d'anémies sévères. Même si des personnes comme le Dr. et le poète britannique Percy Bysshe Shelley ont commencé à s’opposer à la consommation d’œufs et de lait dès 1806, et si le consortium socialiste d'Alcott House leur a emboîté le pas, sans grand succès, le développement du véganisme est intimement lié à la découverte de la synthèse de cette vitamine B.Le véganisme se traduit par l'adoption d'une pratique alimentaire végétalienne, excluant tout produit d'origine animale (viande, poissons, crustacés, mollusques, insectes, gélatine, œufs, lait animal, miel). L’agriculture biologique végétalienne exclut le recours à des produits d'origine animale pour assurer la fertilité du sol, ainsi que les pesticides ; d'autres répulsifs peuvent être utilisés pour éloigner les insectes des cultures.Les végans ne portent pas de vêtements d'origine animale (cuir, fourrure, soie, laine, mohair, alpaga, cachemire). Ils ne portent pas non plus de bijoux ou d'accessoires fabriqués à partir de composants animaux (perles, nacre, plumes, corne, écailles).Pour les végétaliens intégraux, un produit cosmétique végan ne doit pas avoir été testé sur les animaux, et ne doit contenir aucun ingrédient d’origine animale (cire d'abeille, carmin, collagène animal, kératine) ni avoir induit l'utilisation d'un animal. Depuis le 11 mars 2013, les nouveaux produits cosmétiques testés sur des animaux sont interdits de vente dans l'Union européenne.Pour le philosophe américain Gary Francione, toute forme d'utilisation des animaux, comme l'équitation, est contraire au véganisme. Gary Francione et l'association 269 Life France s'opposent aussi à la domestication d'animaux de compagnie, mais pas à l'accueil d'animaux abandonnés. Les végans sont généralement opposés aux loisirs utilisant des animaux tels que la corrida, l'équitation, les cirques avec animaux, les zoos ou les aquariums, qu'ils considèrent contraires à la logique intrinsèque du véganisme.En raison de l'impact environnemental des aliments pour animaux de compagnie à base de viande et des problèmes éthiques que cela pose pour les végans, certains élargissent ce mode de vie pour l'appliquer au régime alimentaire des animaux domestiques. Ceci est particulièrement vrai pour les chats et les chiens pour lesquels la nourriture végan pour animaux de compagnie est disponible. Cependant, cette pratique a suscité diverses critiques, en particulier en ce qui concerne les régimes végétaux pour chats, les félins étant strictement carnivores. En août 2015, plusieurs marques commerciales d'aliments végétariens pour chiens et chats ne respectaient pas les recommandations sur l'étiquetage et certaines teneurs minimum en acides aminés édictées par l'AAFCO.Le sujet du véganisme n'est pas défini explicitement sur la base de critères moraux, même s'il selon Nicolas Treich, mais aussi éthique, spirituelle, culturelle, politique et transdisciplinaire. Les raisons diffèrent autant que les personnes, leurs origines culturelles et les courants de pensée auxquels elles appartiennent. La décision d'adopter un mode de vie végan est souvent le résultat d'une démarche personnelle reposant sur l'empathie et la compassion envers les animaux, et sur l'idée que leur « exploitation » serait immorale. Le véganisme peut ainsi être motivé par le souci du bien-être animal ou s'inscrire dans le cadre d'une théorie morale du rapport entre les humains et les animaux, par exemple l'antispécisme. L'antispécisme est une notion inventée en 1970 par le Britannique Richard D. Ryder. Ce psychologue propose d'épargner les espèces qui sont capables de ressentir de la douleur, un critère qui serait, selon lui, plus rationnel que l'appartenance à l'espèce humaine. La notion a ensuite été principalement diffusée par le philosophe australien d'origine autrichienne Peter Singer dans son ouvrage "La Libération animale" (1975), qui traite peu du véganisme en tant que tel. Certaines personnes peuvent parfois devenir véganes par engagement écologiste, spirituel ou parce qu'elles sont nées dans une famille végane. Tom Regan considère aussi qu'en rejetant la violence contre les animaux et leur exploitation, le véganisme peut contribuer également à l'avènement d'une société plus paisible pour les humains. Plusieurs auteurs végans, tels les philosophes américains Tom Regan ou Gary Francione, considèrent que le réformisme, qui consiste à améliorer progressivement les conditions de vie des animaux d'élevage, conforte l'exploitation animale en renforçant son cadre législatif. Ce courant est dit « abolitionniste ». L'écrivain et psychologue américaine défend également une position abolitionniste et considère que l'approche réformiste, consistant à mettre en avant la question du bien-être animal, est contradictoire avec la volonté de faire progresser les droits des animaux. Le philosophe Peter Singer, favorable à l'approche réformiste, déclare en 2006 que le mouvement végan devrait être plus tolérant à l'égard des personnes qui utilisent des produits animaux, tant que ces dernières s'assurent que les animaux ont eu une vie décente. Un courant féministe végane inspiré par l'Américaine Carol J. Adams, autrice de "La Politique sexuelle de la viande", établit un parallèle entre l'objectification des femmes et celle des animaux dans une optique de consommation. L'écrivain féministe afro-américaine Alice Walker, en préface de l'ouvrage "The Dreaded Comparison: Human and Animal Slavery" de Marjorie Spiegel, écrit :. La tentation de rapprocher des luttes telles que l'antiracisme, le féminisme et le véganisme n'est pas toujours bien perçue par les militants antiracistes et féministes, qui refusent le rapprochement ainsi fait entre les femmes, les Noirs ou les animaux. Des opérations mettant en avant le corps des femmes pour attirer l'attention sur le sort des animaux vaut à l'association PETA d'être accusée régulièrement de sexisme. Les critiques viennent souvent du mouvement végan lui-même : l'auteure et journaliste féministe américaine et le sociologue américain, auteur d'un guide sur le véganisme, sont également préoccupés par l'ouverture d'un club de striptease végan à Portland (Oregon) et par le sexisme dans la communauté végane en général.La Marche pour la fermeture des abattoirs est un événement qui revendique depuis 2012. À Paris, elle rassemble plusieurs milliers de défenseurs des animaux et de militants véganes en 2018 et est organisée par l'association L214. Cette marche a lieu dans plusieurs autres pays (en France, en Belgique, aux Pays-Bas, au Canada, en Allemagne, aux États-Unis, en Australie, au Royaume-Uni). La "Vegan Place" est un évènement autour du véganisme et de la défense des animaux qui est organisé depuis 2015 dans plusieurs villes de France (Paris, Amiens, Clermont-Ferrand, Nice, Nantes, Lyon). L'événement, à l'initiative de L214, accueille des associations locales ou nationales ainsi que des stands de découverte du mode de vie végane, notamment de la cuisine végétale, comme des restaurateurs ou des traiteurs. Le militantisme végan peut prendre la forme d'un activisme antispéciste ou animaliste, au travers d'actions de violence politique et de désobéissance civile, allant parfois jusqu'au vandalisme de boucheries et de poissonneries, comme ce fut le cas en France et en Suisse en 2018. En Suisse, bien que l'abattage halal ou casher (interdit dans la Confédération) fasse l'objet de critiques spécifiques relatives au bien-être animal, les activistes ne ciblent pas en priorité les établissements vendant de la viande halal ou casher importée. Pour certains végans, il s'agit de ne pas renforcer la xénophobie ambiante, tandis que d'autres veulent éviter de détourner l'attention de la question des animaux mis à mort en Suisse.Le livre nommé "Terrorists or Freedom fighters?" compte un article de l'Américain Tom Regan, « Comment justifier la violence? », qui résume la problématique qui se pose aux militants antispécistes ou animalistes (et d’une manière plus générale au sein des mouvements sociaux). Il discute de l’intérêt et de la justification de l’usage de la violence au sein du mouvement, arguant le fait que, dans l’idéal il ne serait pas fait usage de la violence (en prenant l’exemple de Gandhi), mais qu’un compromis serait trouvé dans la mesure où la violence en question permettrait de sauver des vies. Ainsi, plusieurs actes de « violences » commis par des militants ont été enregistrés, notamment en France, où la conséquence a été la mobilisation des bouchers. Ainsi, une demande officielle de protection a été envoyée au ministère de l’Intérieur, par l’intermédiaire du président de la Confédération française de la boucherie.Internet a également joué un rôle important dans la mobilisation et le rassemblement d’activistes, notamment pour les associations qui n'ont ni locaux, ni lieux de rencontre spécifiques.Le journal "Le Monde libertaire", organe de presse de la Fédération anarchiste, publie en 2012 un article opposé au véganisme. Le site internet végan "La Terre d'abord", reprenant cet article, estime qu'il est dans la continuité des positions anarchistes anti-véganes des années 1990, caricaturant la position « anti-spéciste » des végans. Une étude publiée en 2016 dans la revue scientifique américaine "Elementa" affirme que si la société américaine devenait entièrement végane, elle ne pourrait pas utiliser l'intégralité des terres agricoles des États-Unis de manière optimale, certaines terres, comme les pâturages, n'étant pas cultivables. Certains médias ont repris cette publication en affirmant que le véganisme « ne serait pas la meilleure solution pour sauver la planète », qu', ou que. Un de ces articles reconnait cependant avoir titré par erreur « "Being vegan isn't as environmentally friendly as you think" », étant donné que l'étude ne se positionne pas tant sur l'impact environnemental du véganisme que sur sa capacité à nourrir l'ensemble des habitants des États-Unis d'Amérique, et précise également qu'il ne s'agit que d'une seule étude parmi d'autres. Le, un café restaurant végan de Tbilissi, capitale de la Géorgie a été attaqué par des membres de groupes ultranationalistes qui ont jeté des morceaux de viande grillée et des saucisses à sa clientèle. Selon un article de la RTBF cette attaque entrerait dans une logique de lutte anti-occidentale de ces groupes ultra-nationalistes géorgiens. Une enquête a été ouverte par les autorités judiciaires du pays. Le, une manifestation comptant entre (selon la police) et (selon les organisateurs), défenseurs des traditions locales « luttant contre les anti-chasse, les anti-corridas et les végans » a été organisée à Mont-de-Marsan, préfecture des Landes. La maire (MoDem) de la ville et présidente de Mont-de-Marsan Agglomération, Geneviève Darrieussecq, élue députée en 2017, était présente dans la manifestation. À la suite des caillassages de boucheries en 2018, taguées « stop spécisme », plusieurs voix s'élèvent contre ces dégradations. Un des casseurs justifie ses agissements en ces termes : « ça reste que des vitres cassées, ça ne souffre pas, ça fait de mal à personne. Indirectement, ils massacrent des animaux, c'est tout! ». Le politologue français Paul Ariès affirme en 2019 que le véganisme est une véritable idéologie politique qui sert les entreprises de biotechnologies alimentaires comme les fausses viandes industrielles. Pour lui, Dans "La Cause végane. Un nouvel intégrisme?" (2019), le journaliste environnemental Frédéric Denhez considère que le véganisme ne serait que l'énième avatar d'une bourgeoisie se cherchant un nouveau terrain de lutte. Il pointe une idéologie qu'il juge ridicule, puritaine, voire sectaire (comme le « végésexualisme » qui exclut d'avoir des relations sexuelles avec des personnes consommant de la viande).Les éléments démographiques sur le véganisme sont inégaux, tous les pays ne disposant pas de données fiables. Presque toutes les sources portent sur le végétalisme et non pas sur le véganisme. On constate une différence sensible entre le fait de se déclarer végane et le fait de déclarer ne pas consommer de produits d'origine animale. Ainsi, en Europe, selon une étude de 2018 du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie pour FranceAgriMer et l'Observatoire CNIEL des habitudes alimentaires, publiée en octobre 2019, les proportions de personnes qui se déclarent véganes en France, en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni sont de 1,1 %, 1,3 %, 1,6 % et 1,5 %, mais les proportions de personnes déclarant ne pas consommer de produits animaux dans les mêmes pays sont seulement de 0,4 %, 0,6 %, 0,3 % et 0,9 %.La presse écrite et télévisuelle évoque de nombreuses personnalités du monde du cinéma, de la chanson et du sport, voire de la politique, qui reconnaissent pratiquer le véganisme et le revendiquent ouvertement. On peut citer notamment :Certaines organisations certifient des produits comme conformes aux principes du véganismes. Pour être certifié, un produit ne doit pas avoir été testé sur des animaux ni avoir recours à des produits animaux au cours de sa fabrication. De nombreux labels sont utilisés pour certifier le caractère végan ou végétalien des produits de consommation tels que la nourriture, les vêtements, les cosmétiques ou les chaussures. Certains relèvent d'organisations à but non lucratif qui prônent le régime végan, végétalien (ou végétarien) ; d'autres sont émis par des entreprises privées.
Le véganisme (francisation de l'anglais '), dit également végétalisme intégral (expression utilisée au Québec et parfois en France), est un mode de vie qui consiste à ne consommer aucun produit d'origine animale. Au-delà de l'adoption d'une pratique alimentaire végétalienne (qui exclut les produits alimentaires d'origine animale comme la viande, le poisson, les insectes, les produits laitiers, les œufs et le miel), le véganisme exclut également la consommation de tout autre produit issu des animaux, de leur exploitation ou testé sur eux (cuir, fourrure, laine, soie, cire d'abeille, cosmétiques et médicaments testés sur des animaux ou contenant des substances animales).
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Hambourg se trouve à une latitude de 53°33'2" Nord, longitude de 9°59'36" Est, à l'altitude de 6 m. Hambourg est située au confluent de l'Alster, de la Bille et de l'Elbe, et à de l'embouchure de l'Elbe dans la mer du Nord. L'Elbe est navigable même pour les porte-conteneurs de gros tonnage. Le port de Hambourg était en 2013 le quinzième port du monde et deuxième européen derrière Rotterdam, pour le transport de conteneurs. Le territoire urbain s'étend sur, soit un peu moins que la surface de la Métropole du Grand Paris, pour quatre fois moins d'habitants (cette dernière en compte environ ), et moitié moins que la surface du Grand Londres. Les d'espace habitable par personne font de Hambourg la grande ville offrant la plus grande surface habitable moyenne du monde. C'est également une ville très verte, et l'on estime que 14 % de la surface urbaine sont occupés par des espaces verts et de détente.Le climat de Hambourg est influencé par la proximité de la mer du Nord, avec des masses maritimes venant de l'Atlantique et son emplacement dans la plaine Nord-Européenne à bas-relief. Le climat de Hambourg est ainsi océanique ("Cfb" selon la classification Köppen-Geiger). Le vent souffle majoritairement du sud-ouest, apportant des pluies fréquentes tombant souvent sous forme de bruine accompagnée d'une forte brise, une caractéristique climatique des pays occidentaux donnant sur la mer du Nord. Ce phénomène est communément appelée en Allemagne du Nord. Les hivers sont froids, bien que plus doux que dans l’Est continental et le Sud vallonné et montagneux de l’Allemagne. C’est ainsi que Hambourg connaît en moyenne un Noël blanc sur neuf, Munich toutes les deux années et Dresde tous les cinq ans. Les températures maximales moyennes varient entre et. En hiver, le soleil se fait voir entre deux et trois heures par jour. Un ciel couvert est généralement la norme et les quelques heures d'ensoleillement sont souvent associées aux épisodes glaciaux, quand le vent tourne pour souffler de l'est ou du nord-est. Au printemps, le soleil apparaît plus fréquemment dès le 13 mars. De belles journées associées à des températures atteignant les se font plus fréquentes dès la mi-avril. Pour ce qui est du nombre de jours de pluie, le printemps est généralement la saison la moins pluvieuse à Hambourg. Les étés sont doux, souvent modérés par la brise continue de Hambourg et les averses de pluie qui surviennent 11 jours par mois en moyenne. En revanche, orages et fortes pluies surviennent rarement dans la ville hanséatique. Bien que la moyenne maximale soit de durant les mois de juillet et août, des températures allant jusqu'à ne sont pas rares. Ainsi, les stations balnéaires de la Baltique et de la mer du Nord telles que Cuxhaven et Sankt Peter-Ording sont des excursions populaires permettant aux Hambourgeois de profiter d'une baignade rafraîchissante durant les jours chauds de l'été. Hambourg est lente à se refroidir, étant donné sa proximité de l'océan. Les Hambourgeois ont tout de même droit à quelques jours de beau temps grâce à l"<nowiki>'Altweibersommer</nowiki>", le fameux été indien allemand. Mais à partir de mi-octobre, la ville hanséatique est exposée à de fréquentes dépressions maritimes de forces comparables à celles d'un ouragan. Récemment, la tempête Christian fin octobre 2013 et la tempête Xaver début ont balayé la ville de Hambourg. L'ouragan Xaver a entraîné la hausse du niveau de l'Elbe jusqu'à, le plus haut depuis 1962, et par suite inondé plusieurs quartiers de la ville, notamment ceux situés près du port.Antiquité classique Selon Ptolémée, le nom historique de la ville est "Treva".Début des travaux du centre commercial "".La Constitution de la ville libre et hanséatique de Hambourg date de 1952. Elle confie le pouvoir législatif à la'('), composée de 121 membres. Le pouvoir exécutif est exercé par le ('), qui est dirigé par le Premier bourgmestre, qui préside également le Sénat (').Hambourg se décompose en sept arrondissements municipaux disposant chacun d'un conseil élu :Hambourg compte parmi les centres économiques les plus importants d'Europe. Au fil du temps, la ville de Hambourg s'est spécialisée dans la chimie, la construction aéronautique et navale, et la technologie en général. Hambourg est ainsi numéro 1 dans les domaines de la technique médicale et les biotechnologies. Il héberge notamment les sièges sociaux de groupes comme DVA. Le secteur des services est important et représente 83 % des emplois de la ville. En janvier 2016, le taux de chômage s'élevait à 7,5 % de la population active. D'après le classement établi en 2011 par la revue Manager, vingt-six des trois cents plus grosses fortunes allemandes sont domiciliées à Hambourg, où leur patrimoine cumulé représente 44 milliards d’euros, soit la moitié du PIB de la ville. La fraude fiscale y est particulièrement importante. La ville est l’une de celles qui comptent le plus de pauvres en Allemagne, avec notamment un enfant sur cinq vivant dans la pauvreté.Le port de Hambourg est situé sur l'Elbe. Les installations portuaires sont placées sur les rives, îlots et nombreux polders parcourus par des canaux parfois munis d'écluses. La zone industrialo-portuaire forme ainsi un bulbe dont le large noyau est enserré par deux bras de l'Elbe (la partie de la grande île à l'est du quartier de étant cependant plus résidentielle). Il est équipé de plus de de quais. Ce port est surnommé l'« entrée du monde de l'Allemagne ». C'est le plus grand port d'Allemagne, notamment en matière de commerce extérieur et de transit, le plus grand port d'Europe en tonnage (après Rotterdam et Anvers), ainsi que le plus grand port à conteneurs du monde et le plus grand port du monde pour les marchandises échangées. Le port a une surface de. Il est sans conteste un moteur de l'économie dans la mesure où il génère plus de : c'est la plaque tournante du commerce avec l'Europe de l’Est et du Nord. Situé à de la mer, il peut accueillir les plus gros porte-conteneurs internationaux. Il a obtenu autrefois le statut de port franc : les navires ne payaient pas de taxe. Actuellement, une partie du port a gardé ce statut. Les quais de la rive droite sont essentiellement un lieu de promenade dans le cadre urbain typique de la ville, le long du fleuve et face au panorama monumental de la zone portuaire, notamment près des jetées ou "Landungsbrücken" de Sankt Pauli. L'église Saint-Michel, à proximité, est un haut lieu architectural : construite de 1751 à 1762, n’est pas seulement l’église baroque la plus connue d’Allemagne du Nord, elle possède également le plus haut clocher d’Allemagne, avec des cadrans d’un périmètre dépassant les. Sa tour, le « Michel », est haute de et dispose d’une plateforme panoramique qui domine le port et la ville.Hambourg tient un rôle important dans le domaine des médias : 15 des allemands à plus fort tirage y sont édités. C'est également là-bas que la première chaîne allemande de télévision ARD produit tous les jours le "Tagesschau", principal journal télévisé d'Allemagne.Le tourisme joue un rôle conséquent dans l'économie de la ville. Les visiteurs passent de nuitées à Hambourg par an. Le secteur du tourisme y emploie. La plupart des visiteurs viennent d'Allemagne ( de nuitées). Les plus grands groupes de visiteurs étrangers viennent de Suisse (environ ), d'Autriche (environ ) et d'Angleterre ().Hambourg dispose d'un réseau de transports en commun développé constitué de de métro, de RER ("S-Bahn") et de plus de de bus. Le vélo est également un moyen de transport privilégié, avec un grand réseau de pistes cyclables et un système de location de vélos ("Stadtrad").L'aéroport de Hambourg est le plus ancien encore en service, et le cinquième plus important d'Allemagne en ce qui concerne le nombre de passagers. Les destinations les plus importantes sont Munich, Francfort-sur-le-Main, Stuttgart,.Hambourg compte cinq gares ferroviaires : "Hauptbahnhof" (gare centrale), "Dammtor", "Altona", "Harburg" et "Bergedorf" ainsi que le métro. Les transports en commun dans l'espace urbain sont également assurés par un large réseau de "S-Bahn" (analogue au RER) et de trains de la Deutsche Bahn, qui sont pour la plupart ouverts aux usagers du réseau urbain en vertu d'un accord entre la, gérant les transports urbains, et la Deutsche Bahn. La ville est un des carrefours importants du réseau ferroviaire européen, et est notamment la plaque tournante des réseaux en partance pour l'Europe du Nord et la Scandinavie (ligne Hambourg-Copenhague au départ d"'Altona", dont une partie du trajet sur barge). 207 trains en direction des grandes villes européennes transitent quotidiennement par la gare centrale de Hambourg, auxquels s'ajoutent les trains régionaux.La vie culturelle à Hambourg est extrêmement variée : la "Kunsthalle" pour l'art, les nombreux musées dont le "Museum für Kunst und Gewerbe" qui abrite des arts appliqués, des meubles, des objets de design allant de la vaisselle de l'Empire chinois jusqu'au design moderne scandinave, le "Hamburg Museum" consacré à l'histoire de la ville, le, la "Staatsoper", qui accueille les opéras du monde entier, les clubs de musique, dont le fameux "Star-Club" où ont joué Gene Vincent, Little Richard, Jerry Lee Lewis, Eric Burdon, Ray Charles, Manfred Mann, Jimi Hendrix et même les Beatles, qui s'y sont produits à intervalles réguliers entre 1960 et 1962, étape décisive de leur carrière débutante. Et bien sûr, la fameuse "Reeperbahn", le quartier chaud ("die rote Meile") des mariniers avec ses bars, restaurants, théâtres, cabarets et clubs. Le bâtiment baroque du Beylingstift (1751, Petertraße 35-39) abrite le musée Johannes Brahms.Hambourg n'abrite pas moins de dont le "Deutsches Schauspielhaus", le plus grand théâtre allemand, le prestigieux "Thalia Theater", de musiques, et privés et publics.Des, proposent une gastronomie étrangère. Il existe notamment un quartier portugais près du port dans la "Ditmar-Koel-Strasse", et un autre quartier de bars et restaurants près du "Schulterblatt", dans le quartier de Sternschanze, connu également pour sa fête (la "Schanzenfest") et une présence marquée de la culture alternative. Le « "Hamburger Stück" » était une sorte de petit sandwich que les marins de passage dans la ville prenaient pour leurs longues traversées en mer. Cette spécialité a ensuite été exportée aux États-Unis au et a donné naissance au désormais célèbre hamburger de "fast-food".Le fleuve et ses berges sont des lieux de promenade privilégiés. Des circuits par bateau permettent de visiter l'immense espace portuaire, et les transports en commun de la ville incluent d'ailleurs des navettes sur le fleuve. L'ouest de la ville est très apprécié pour les balades, avec notamment le "", un site de de forêt dans le quartier d'Othmarschen, et le quartier de, perché sur le versant d'une colline et parcouru d'allées étroites et d'escaliers. On y compte également un jardin botanique et un zoo : le "Tierpark Hagenbeck". Au cœur de la ville, l'Alster forme un grand lac dont les Hambourgeois sont fiers et qui compte deux bassins, reliés par une passe : la au cœur même de la ville, où l'on trouve l'hôtel de ville, les quais de avec les quartiers commerçants les plus chics, ainsi que banques et hôtels de luxe ; et l' plus au nord, lieu de balades et de bases nautiques. Les environs de Hambourg ont un charme particulier. "Altes Land", la plus grande région de culture d'arbres fruitiers en Allemagne, semble tout indiqué, avec ses vieilles fermes bâties par des Vikings au Moyen Âge, pour des promenades en bus ou à vélo. Les vieux centres historiques de Stade ou de Lunebourg (Lüneburg) ne sont qu′à une demi-heure de Hambourg. En voiture, Lübeck et les plages de la Baltique ne sont qu′à une heure.Considéré comme une des premières scènes du monde lyrique, l'Opéra d'État de Hambourg est une des plus anciennes compagnies d'Allemagne, dirigé entre autres par Gustav Mahler et Rolf Liebermann. Hambourg possède plusieurs orchestres renommés, dont l'Orchestre philharmonique (l'orchestre de l'opéra) et l'Orchestre symphonique de la NDR, autrefois dirigé par Hans Schmidt-Isserstedt et Günter Wand notamment. Christoph von Dohnányi en est désormais le chef. Une nouvelle salle de concert symphonique, la Philharmonie de l'Elbe, abrite ce dernier ensemble en plein centre du port. Son inauguration, prévue à l'origine pour 2010, maintes fois repoussée, a enfin lieu le en présence d'Angela Merkel.Hambourg comprend de nombeux édifices religieux gravement endommagés durant la seconde guerre mondiale et qui ont été restaurés, par exemple l'Église Sainte-Catherine de Hambourg La ville ne comprend que deux gratte-ciel (immeuble d'au moins 100 mètres de hauteur) - Le Radisson Blu Hotel Hambourg - La Philharmonie de l'ElbeÀ Hambourg et dans ses environs au nord habitent à peu près. L'Institut français de Hambourg ("Französisches Kulturinstitut") est l'un des lieux où l'on peut apprendre la langue et la civilisation françaises. "Hambourg Accueil e. V." avec est un cercle où les Français résidant à Hambourg, et les Allemands qui connaissent le français, se rencontrent. Il existe également un autre cercle, Cluny (Deutsch-Französische Gesellschaft CLUNY e. V.), fondé en 1947 utilisant le nom de l'abbaye de Cluny en Bourgogne en référence à la paix. La plupart des membres sont des Allemands cherchant à améliorer et entretenir leur connaissance de la langue française. En outre, Hambourg compte un lycée français nommé Antoine de St.-Exupéry permettant une scolarité de l ́école maternelle au lycée. Les gens d'affaires se rencontrent à l'Amicale de Hambourg, le club d'affaires franco-allemand. Les Bretons soignent leurs sources culturelles dans l'Association des Bretonnes et Bretons d'Allemagne du Nord ABBAN e. V. Depuis 2014, il existe un blog d'information francophone. Les Suisses de la Suisse romande se rencontrent dans un. Depuis 2012 l ́association arabesques e.V. organise un Festival culturel franco-allemand. Celui-ci dure 5 semaines. Il débute toujours le 22 janvier, date anniversaire du traité de l'Élysée symbolisant l ́amitié franco-allemande, pour s ́achever fin février. L' surnommée en allemand « Kleiner Michel » fut convertie en église catholique pendant l'occupation de Hambourg par les troupes de Napoléon. Après la destruction de l'église en 1945 par les bombardements, elle fut reconstruite grâce à des dons et à l'aide des chrétiens français. C'est pourquoi elle est devenue un symbole de l'amitié franco-allemande. Toutes les semaines, une messe en langue française y est donnée par la Mission catholique française et francophone de Hambourg.Hambourg est jumelée, entre autres, avec Marseille depuis 1958. Le but de ce jumelage était d'améliorer l'aménagement urbain et les structures économiques des deux villes. Hambourg comme Marseille rencontrent des problèmes communs aux villes portuaires, comme le problème des quartiers en restructuration autour du port et dans le centre-ville, ou celui de l'intégration des immigrants.Hambourg est une ville fluviale où l'on trouve un grand nombre d'espaces verts. Elle offre ainsi une très grande variété de sports et de loisirs, et l'on y rencontre d'ailleurs un nombre important d'unions sportives amateur. La ville compte plusieurs clubs de football. Les deux principaux clubs sont le FC Sankt Pauli et surtout le Hambourg SV, notamment vainqueur de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1983 et qui évolue au Volksparkstadion. La rivalité traditionnelle des deux clubs traduit de longue date une polarisation politique, entre le HSV, grand club « bourgeois », et Sankt Pauli, petit club « de gauche ». Le handball occupe également une très grande place, avec le HSV Hambourg, vainqueur de la Ligue des champions en 2013 et champion d'Allemagne en 2011 devant l'ogre THW Kiel. Le club évolue dans l'O2 World Hamburg, idéale pour recevoir des matchs de la Ligue des champions. Autres équipes sportives majeures : La ville accueille également chaque année la Cyclassics de Hambourg, une course cycliste sur route qui est la seule épreuve du calendrier UCI World Tour organisée en Allemagne. Hambourg s'est un temps portée candidate à l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'été de 2024, avant d'y renoncer à la suite d'un référendum qui s'est conclu par un refus de la population.À Hambourg, le système scolaire subit depuis 2010 une profonde mutation. Les types d'école traditionnels allemands, "Grundschule "(primaire), "Hauptschule "(une sorte de collège), "Realschule "(collège) et "Gymnasium "(lycée), disparaissent au profit d'une "Grundschule "unique suivie par le "Gymnasium" ou la "Stadtteilschule" "(école de quartier)". Le "Gymnasium" permet aux élèves de préparer l'Abitur en, la "Stadtteilschule" en. Il y a trois lycées allemands dans les régions Othmarschen (Gymnasium Othmarschen), Bramfeld (Gymnasium Osterbek) et Neugraben-Fischbek (Gymnasium Süderelbe) où l'on peut faire l’Abibac. Outre les écoles allemandes publiques et privées, il existe aussi un lycée français ainsi qu’une école internationale. Le lycée Antoine-de-Saint-Exupéry de Hambourg offre aux enfants une éducation française de la maternelle au baccalauréat général, ainsi que la possibilité de passer l’Abibac. L’International School Hamburg permet aux élèves de passer le baccalauréat international (Organisation du baccalauréat international).La ville comporte et instituts d'études supérieures avec un total de inscrits. L'université de Hambourg accueille à elle seule et est considérée comme la cinquième plus grande université d'Allemagne, mais aussi comme l'une des plus jeunes car elle n'a été créée sur décision de la municipalité qu'en 1919. Les racines de l'université sont cependant anciennes puisqu'il existait des établissements d'enseignement supérieur dans la ville dès le début du. Le "campus" principal est situé au centre-ville dans le quartier d'Eimsbüttel. À Hambourg se trouve aussi la prestigieuse Haute école de sciences juridiques ("Bucerius Law School") qui a su profiter du rayonnement international de la ville pour créer de nombreux partenariats à l'étranger.Hambourg est jumelée avec les neuf villes suivantes :
Hambourg (';'), officiellement la ville libre et hanséatique de Hambourg, est une ville et l'un des composant l'Allemagne. Située au nord du pays, près de l'embouchure de l'Elbe et à proximité de la mer du Nord, Hambourg est la deuxième plus grande ville d'Allemagne (après Berlin) et le premier port du pays. Elle est également le troisième port d'Europe quant au volume de marchandises échangées, derrière Rotterdam et Anvers.
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L’agriculture est apparue à partir de 9 000 av. J.C., indépendamment dans plusieurs foyers d'origines, dont les mieux connus à ce jour se trouvent au Moyen-Orient, en Chine, en Méso-Amérique ainsi qu'en Nouvelle-Guinée. C'est ce que l'on a appelé la révolution néolithique. À partir de ces foyers, l'agriculture s'est diffusée en moins de ans sur la plus grande partie de la terre. Néanmoins, au, 20 % de l'humanité avait encore un mode de vie chasseur-cueilleur. L'apparition de l'agriculture a probablement entraîné de nombreuses modifications sociales : apparition de sociétés de classe, aggravation des inégalités hommes-femmes, augmentation importante de la population mondiale mais dégradation de l'état sanitaire général des populations, entraînant le passage à un nouveau régime démographique caractérisé par une forte mortalité et une forte natalité. En se répandant dans les zones précédemment couvertes de forêts, elle a donné naissance à des systèmes de culture sur abatis-brûlis, tandis que dans les écosystèmes de prairie et de steppe, elle a donné naissance à des systèmes agricoles pastoraux. À la suite de la progressive augmentation de la population, les forêts ont régressé et les systèmes de culture sur abatis-brûlis ont laissé la place à une série diversifiée de systèmes agraires : systèmes basés sur la maîtrise complexe de l'irrigation (Mésopotamie, Égypte, Chine, Andes), systèmes de riziculture aquatique, systèmes de savane, systèmes de culture attelée légère (dans l'Empire Romain). À la suite de la révolution agricole du Moyen Âge, les systèmes d'agriculture attelée légère européens (caractérisés par l'usage de l'araire) donnent naissance aux systèmes de culture attelée lourde (caractérisés par l'usage de la charrue). À la suite de l'échange colombien, à partir de 1492, l'intensification du commerce maritime mondial et la mise en contact de l'ancien et du nouveau monde modifient fortement les systèmes agraires, en permettant aux plantes cultivées américaines (maïs, pomme de terre, tomate, piment, haricot...) de se diffuser en Europe, Afrique et Asie. De même, les plantes et animaux domestiques de l'ancien monde pénètrent en Amérique. Cet échange contribuera à la mise en place du système des plantations et à la colonisation de l'Amérique. Cet échange d'espèce concerne aussi les bioagresseurs, qui sont introduits dans de nouveaux territoires. La révolution agricole du (parfois appelée première révolution agricole), née en Angleterre et aux Pays-Bas, basée sur la suppression de la jachère et une meilleure complémentarité entre élevage et cultures, augmente la productivité agricole de l'Europe (sans toutefois atteindre celle des systèmes rizicoles d'Asie du Sud-Est). Au, la révolution industrielle conduit à une première phase de mécanisation de l'agriculture. Le développement de l'agronomie pendant ce siècle conduit aux premières pratiques modernes de chaulage et de fertilisation. Le est également caractérisé par la colonisation européenne de nouvelles terres agricoles (en Amérique du Nord, en Argentine, en Russie, en Australie et en Nouvelle-Zélande) et par l'expansion du système des plantations. Les premiers engrais azotés chimiques sont produits industriellement dans les années 1910 (par le procédé Haber-Bosch, principalement). Mais ce n'est qu'à partir de 1945 que l'agriculture d'Europe et d'Amérique du Nord voit une intensification massive de sa production par le recours simultané à la motorisation (tracteur, moissonneuse-batteuse, récolteuse automotrice...), à la mécanisation, aux engrais chimiques, aux pesticides et à de nouvelles variétés végétales adaptées à ces conditions (céréales à paille courte, par exemple). Se développe en parallèle l'élevage hors-sol. Le développement de la recherche et du conseil agronomique est également un élément clé de ce processus (en France, par exemple par la création de l'INRA et des instituts techniques agricoles, développement de l'enseignement agricole). Cette intensification accélère fortement le phénomène d'exode rural, qui avait commencé en Europe vers 1870, ainsi que la spécialisation des régions et des exploitations agricoles dans quelques productions. En France, la Bretagne se spécialise dans l'élevage intensif, l'Île-de-France dans les grandes cultures (céréales, betterave...), le pourtour méditerranéen dans la vigne et les fruits et légumes, etc.. Dans les pays en développement, un processus de modernisation analogue se produit, la révolution verte, basée sur de nouvelles variétés de plantes, des intrants et la maîtrise de l'irrigation. Néanmoins, au début du, la majorité de la paysannerie des pays du Sud n'a pas accès aux techniques de la révolution verte. Dans la dernière moitié du, la déprise agricole, diverses crises économiques de l'agriculture intensive, plusieurs crises environnementales et sanitaires, ainsi que le développement de la prise de conscience environnementale, conduisent à une critique des conséquences sociales et environnementales de l'intensification agricole. Elles conduisent à la création et à la diffusion de modèles agricoles alternatifs (agriculture biologique, agriculture durable, agriculture paysanne, agroécologie...) plus respectueux de l’environnement. Au début du, l’agriculture mondiale est. Malgré l'exode rural massif contemporain, la population agricole active serait d'environ 1,34 milliard de personnes soit près de 43 % de la population active mondiale. L'agriculture recouvrait 37,7 % des terres émergées en 2013.L'agriculture assure principalement l'alimentation des humains. Elle produit également l'alimentation du bétail (cultures fourragères, prairies). En outre, l’agriculture produit un nombre important de produits tels que des peaux d’animaux (cuir, fourrure), de la laine, des engrais (fumier, lisier, farines animales, engrais verts), des produits destinés à l’industrie (éthanol, biodiesel, fécule, caoutchouc, fibres textiles d'origine végétale), des plantes vertes et fleurs, du bois et des matériaux de construction (paille, isolants d'origine végétale). Elle représente un maillon indispensable dans la chaîne agroalimentaire, en lui assurant l’approvisionnement en matières premières (fécule, oignon, céréale, fruit, etc.). La culture, ou production végétale, est divisée en "grandes cultures" (céréales, oléagineux, protéagineux et quelques légumes), arboriculture fruitière, viticulture (production du raisin), sylviculture et horticulture. L'élevage, ou production animale, vise à faire naître et élever des animaux pour la consommation directe (viande, poisson) ou pour leurs produits secondaires (lait, œuf, laine, miel, soie, etc). Les exploitations agricoles peuvent par exemple orienter leur production vers les bovins, les porcins, les ovins/caprins, les granivores, l'aquaculture, l'héliciculture... La valeur de la production agricole mondiale est estimée à 3 100 milliards de dollars américains en 2014, soit environ 4 % du PIB mondial. En 2014, la superficie des terres agricoles se monte à 4,9 milliards d'hectares, soit 38 % des terres émergées. Les terres cultivées se composent à hauteur de 68 % de prairies et pâturages, à 29 % de terres arables et à hauteur de 3 % de cultures permanentes (vergers, vignobles et autres de plantes pérennes à usage alimentaire). Seuls 331 millions d'hectare (soit 6,7 % des terres agricoles) étaient à cette date équipés pour l'irrigation.Les crises alimentaires de 2008 et de 2011 ont posé la question de la capacité à nourrir la population mondiale. Ces crises ont des origines multifactorielles complexes. « Cet emballement résulte du cumul de facteurs à long et à court termes : croissance de la population, investissements insuffisants dans l’agriculture et le développement rural, diminution des stocks, augmentation du prix du pétrole (donc des transports et des engrais), modification du climat, accaparement des terres pour les biocarburants ou l’exportation, distorsions du marché... ».De nombreuses conditions et facteurs de production interviennent dans les choix techniques des agriculteurs :On distingue plusieurs systèmes de production agricoles selon la combinaison (nature et proportions) de leurs activités productives, de leurs moyen de production, des ressources naturelles disponibles, de leur structure sociale et juridique :Les techniques qui ont marqué l'évolution de l'agriculture sont, par ordre alphabétique :Les insectes et les champignons cohabitent depuis plus de 400 millions d'années. Par conséquent, ils interagissent souvent ensemble, réalisant des interactions de mutualisme, de symbiose et de commensalisme. Une estimation d'horloge moléculaire (Kumar et Hedges 1998) place l'apparition de l'agriculture des champignons (ou fungiculture), de façon indépendante par convergence évolutive au sein de trois clades d’insectes eusociaux (les coléoptères, les fourmis et les termites), au cours du Paléocène (66–24 Ma). La symbiose réalisée entre ces insectes et leurs champignons impliquent la dispersion, la protection et la nutrition, permettant alors à ces symbiotes de coloniser des niches écologiques auparavant inoccupées.La fungiculture chez les fourmis est apparue au début de l’ère Tertiaire, il y a environ 50 millions d’années. La culture des champignons est réalisée par les fourmis de la sous-famille Myrmicinae et appartenant à la tribu des Attini, plus connu sous le nom vernaculaire de fourmis attines. Ce groupe monophylétique est essentiellement répartie dans la région néotropicale. Au sein de cette symbiose, les champignons bénéficient de substrat frais pour leur croissance et d’une protection contre les fongivores et contre la contamination de certains parasites en étant isolés à l’intérieur du nid des fourmis. Ces dernières récoltent de leurs champignons des nutriments essentiels pour l’alimentation de leur larves. Le système agricole des fourmis champignonnistes met en jeux trois symbiotes : Chez les fourmis, la fungiculture n’est apparue qu’une seule fois dans la forêt amazonienne. Elle n’a cessé d’évoluer à travers les genres de fourmis Attines et de champignons. En effet, il existe cinq systèmes agricoles : Puis au cours des 30 derniers millions d’années, quatre nouveaux systèmes agricoles sont apparus séparément au système agricole d’origine : Concernant les facteurs qui ont poussé fourmis et champignons à coopérer, il est possible que les fourmis Attines étaient à l’origine des fourmis généralistes qui ont su tirer profit des champignons pour leur alimentation et sont devenues peu à peu fongivores exclusives. Il est également envisageable que les fourmis n’étaient que de simples vecteurs de transmission pour les champignons et qu’elles aient ensuite considéré le champignon comme une source d’alimentation. Enfin, il est possible que les fourmis aient initialement utilisé les champignons pour leur vertus antibiotiques. L’origine de cette coévolution reste à ce jour encore méconnue. L’acquisition des cultures de champignons par les Attini se fait soit d’une colonie à l’autre soit en passant par la nature. Dans la plupart des cas, ce sont les nouvelles reines vierges de la fourmilière qui transportent les cultivars de leur colonie d’origine. Les cultivars fongiques basidiomycètes sont ainsi transmis verticalement de génération en génération ce qui signifie qu’ils sont propagés sous forme de clones asexués. Cependant, de rares évènements de recombinaisons, incluant des processus sexuels peuvent avoir lieu entre une lignée de champignons cultivés n’étant plus en symbiose (se produit par exemple lorsqu’un cultivar s’échappe d’un jardin cultivé, retourne à l’état sauvage puis est réincorporé par une autre colonie de fourmis) et une lignée de champignons sauvages étroitement apparentés : c’est la transmission horizontale. Ces évènements de recombinaisons génétiques occasionnels permettent d’apporter de la variabilité génétique au sein des cultivars fongiques et participent par conséquent à l’évolution de la fungiculture au cours du temps. La grande spécificité de la fungiculture chez les Attini est qu’elle se trouve essentiellement sous la forme stricte de monoculture : un nid de fourmis ne contient qu’un seul cultivar génétiquement similaire. Les causes de l’élevage monospécifique au sein des nids de fourmis champignonnistes n’ont pas encore été éclairci précisément mais le fonctionnement de cette culture spécialisée témoigne d’une coévolution unique entre fourmis et champignons. Pour maintenir leur jardin génétiquement pur, les fourmis coupe-feuille "Acromyrmex" et "Atta" ont acquis la capacité de faire la distinction entre les fragments de champignons résidents et fragments de champignons étrangers au nid à l’aide de leurs gouttelettes fécales. Ce contrôle réalisé de manière conjointe par le champignon et la fourmi, permet d’éviter la mise en place d’une compétition entre des symbiotes incompatibles qui pourrait nuire sur le long terme à toute la culture.La fungiculture chez les termites serait apparue une première fois il y a 24 à 34 millions d’années dans la forêt tropicale africaine. Toutes les termites descendent d’un ancêtre commun se nourrissant de bois, et environ huit ou neuf familles le digèrent en s’associant avec des bactéries ("Bacteroidetes" et "Firmicutes"), des archées et des protozoaires. Les Termitidae sont une grande famille de termites parmi laquelle se trouve la famille des Macrotermitinae qui, au cours de l’évolution, a acquis un symbionte externe permettant la digestion de la lignocellulose. En effet, il y a environ 30 millions d'années, la sous-famille basale des termites supérieures Macrotermitinae s'est engagée dans une association de symbiose avec les champignons "Termitomyces". L’âge des termites modernes est estimé à environ 140,6 millions d’années, suggérant que les termites ont évolué depuis 10 millions d’années précédant le plus vieux fossile trouvé de cette famille. La divergence de la famille des Termitidae date d’il y a 64,9 millions années et c’est il y a 50,1 millions d’années qu’on estime la divergence de 4 sous familles à partir des Termitidae, dont les Macrotermitinae. Cette symbiose a apporté un changement de la composition du microbiote intestinal des termites Macrotermitinae qui leur permet aujourd’hui de diversifier leur régime alimentaire. En plus du bois, les termites se nourrissent désormais de feuilles, d’herbe, d’humus et de leur symbiote fongique. La domestication des "Termitomyces" a exposé le système digestif des termites à de grandes quantités de glucanes, de chitine et de glycoprotéines. Leur décomposition nécessite une combinaison d'enzymes actives et de bactéries seulement observées à ce jour dans l’intestin des termites de la famille des Macrotermitinae ayant la capacité de cliver la chitine. Les termites en symbiose avec des champignons ont donc la particularité de posséder un microbiote spécifique de leur régime alimentaire et de leurs interactions avec des organismes fongiques, résultant d’une adaptation à ce mode de vie. Aujourd’hui, les termites Macrotermitinae et les champignons "Termitomyces" sont obligatoirement dépendants l’un de l’autre pour vivre. De ce fait, les Termitomyces ont évolué de façon à former des organes symbiotiques tels que des nodules. Ceux ci permettent le transfert des spores asexués dans les fèces des termites pour aider à la propagation des champignons et ainsi effectuer un transfert horizontal. Ici, la termite Macrotermitinae joue un rôle essentiel dans l’augmentation de la reproduction de son symbiote "Termitomyces". La monoculture de Termitomyces réalisée par les termites Macrotermitinae permet de définir cette fungiculture comme une agriculture spécialisée.Chez les coléoptères, la fungiculture est apparue indépendamment à sept reprises il y a 20 à 60 millions d’années. Deux sous-familles de coléoptères en particulier, Scolytinae et Platypodinae, sont des spécialistes mycophages. Leurs comportements sont ainsi adaptés à ce type d’alimentation : ils s’enfouissent à l’intérieur des arbres à l’âge adulte afin de se nourrir et d’y pondre leurs oeufs. Parallèlement, leurs morphologies se sont adaptées à la mycophagie (i) par la présence de mycanges, des structures permettant le transport de champignons symbiotiques, et (ii) par la modification des mandibules et des viscères des larves permettant une meilleure manipulation des cultivars fongiques. Les champignons cultivés sont des ophiostomatoïdes (groupe polyphylétique comprenant l’ensemble des champignons utilisés dans la fungiculture des coléoptères). Ils digèrent la cellulose après que les coléoptères aient creusé dans l’écorce et aient passé les défenses de l’arbre. Les coléoptères n’ont plus qu’à laisser les champignons se développer et à s’en nourrir. Les scolytes forment une symbiose avec le genre "". Ces coléoptères ont une préférence ancestrale pour les conifères en tant que support pour la nutrition et la reproduction. Les champignons "Ophiostoma" sont capables de contourner les défenses résineuses des conifères lors de la création des galeries par les scolytes en effectuant une croissance rapide. Possiblement dû à une forte augmentation de la diversité des coléoptères, cette préférence pour les conifères a cependant changé à plusieurs reprises pour les angiospermes. Les coléoptères ambrosia, du genre "Platypus", sont pourvus d’une symbiose avec les champignons ambrosia. Ce groupe de champignons est composé des trois genres "", "" (de la même famille que Ophiostoma) et "Dryadomyces". Les coléoptères ambrosia sont des généralistes mycophages exploitant souvent une large diversité d’hôtes. L’origine de l’utilisation des champignons ambrosia semble être directement liées à une préférence de ces coléoptères pour les angiospermes plutôt que les conifères. L’association des scolytes avec les champignons "Ophiostoma" serait ainsi plus ancienne.L’apparition de l’agriculture par les insectes a émergé bien avant la caractérisation par l’espèce humaine. Les fourmis, termites et coléoptères réalisent la fungiculture afin d’apporter certains éléments nutritifs (glucides, lipides et protéines) nécessaires au bon fonctionnement de leur organisme, reposant sur le même principe que l’agriculture de l’Homme. Cependant, la culture des plantes chez l’Homme ne fournit pas autant de protéines que le régime dominant chasseurs-cueilleurs. Ainsi, chez l’Homme, la consommation animale est nécessaire afin de contrer les carences en protéines. A l’inverse, chez certains insectes agricoles, l’apport de toutes les ressources dont les protéines, provient entièrement de ses cultivars fongiques créant une dépendance nutritionnelle à son symbiote. Les pratiques des insectes agricoles sont comparables à l’agriculture humaine. Elles visent toutes deux à améliorer les conditions de croissance afin d’optimiser les rendements et permettent aussi la protection des cultures contre herbivores, fongivores, parasites et maladies. En effet, certains aspects de l’agriculture des insectes se rapprochent de l’agriculture vivrière entreprise par l’Homme. Il existe quelques différences entre ces agricultures, notamment chez certains genres de fourmis Attines. Tandis que l’agriculture humaine vivrière a très vite été remplacée par l’agriculture industrielle, étant beaucoup plus rentable pour l’exploitation des ressources pour répondre à la croissance exponentielle des populations humaines, l’agriculture chez les fourmis a évoluée de manière à ce qu’elle ne soit pas en concurrence avec d'autres types d'agriculture pour l’accès aux ressources.L'agriculture a causé de l'érosion des sols et des modifications de la biodiversité depuis son apparition, il y a environ 10 000 ans. Mais à partir de 1945, l'augmentation de l'utilisation des engrais minéraux, l'apparition des pesticides organiques, le développement de l'irrigation (dans le cadre de la révolution verte, notamment) et la motorisation de l'agriculture ont fortement augmenté les impacts environnementaux de l'agriculture. Les impacts environnementaux de l'agriculture contemporaine s'étendent au-delà des écosystèmes agricoles, et incluent la pollution des eaux et de l'air, la contribution au changement climatique. La modification des pratiques agricoles a également des impacts paysagers.L'agriculture est aussi un secteur fortement consommateur d'eau douce. Une tonne de céréales nécessite en moyenne d'eau, et produire de la viande nécessite plus d'eau encore. L'importance de la consommation en eau et des échanges de produits agricoles dans le monde a donné naissance au concept d'eau virtuelle. L'alimentation en eau se fait de deux façons différentes : En 2000, dans le monde, l'agriculture irriguée consommait d'eau par an, sur une superficie de 264 millions d'hectares. Au rythme d'extension actuel de la superficie irriguée, on atteindrait, en 2050, 331 millions d'hectares irrigués, consommant environ par an d'eau de plus qu'aujourd'hui. Or, la demande en eau complémentaire en 2050 est estimée à par an du fait des prévisions d'accroissement démographique. Le seul recours à l'irrigation ne pourra donc pas satisfaire les besoins mondiaux. En outre, environ 10 % de l'eau actuellement utilisée pour l'irrigation provient de sources non renouvelables (nappes fossiles). Selon une étude de l'université d'Utrecht, des pénuries d'eau sont donc à prévoir dans de nombreux pays, dont les trois plus grands pays producteurs de céréales au monde que sont la Chine, les États-Unis, et l'Inde, ainsi que dans des pays dont la proportion d'eau d'irrigation d'origine non renouvelable est importante : Arabie saoudite, Pakistan, Iran, Mexique, notamment. Selon la même étude, « la non-durabilité de l'usage des eaux souterraines pour l'irrigation est un problème pour les pays utilisant intensivement des eaux souterraines, mais aussi pour le monde dans son ensemble, étant donné que le commerce international introduit de fortes corrélations entre la production de nourriture dans un pays et la consommation dans un autre ». Ces enjeux véritables sont des défis pour demain auxquels l’humanité s’efforce de répondre. Au-delà du perfectionnement des méthodes de traitements de l’eau (dessalement...), le stockage fait partie des moyens utilisés afin d’économiser l’eau (réservoirs, citerne souple).Le secteur agricole contribue fortement à l'effet de serre. Dans l'Union européenne, la part de l'agriculture dans les émissions de gaz à effet de serre est de 10,2 % ; les émissions de l'agriculture ont baissé de 22 % de 1990 à 2012. En France, les trois gaz à effet de serre émis par le secteur de l'agriculture sont les suivants, par ordre d'importance dans le secteur agricole : La FAO publie des statistiques détaillées sur les émissions de gaz à effet de serre (méthane et oxyde nitreux) mondiales et par pays (moyennes 1990-2011 en équivalent CO) : Selon les rapports du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, l'agriculture est très exposé au réchauffement climatique : chaque degré de réchauffement réduit les rendements de blé de 6 %, de riz de 3,2 %, de maïs de 7,4 % et de soja de 3,1 %. Par ailleurs, elle est aussi une partie de la solution au réchauffement climatique. Diverses pistes de réflexion ont été proposées dans le rapport du GIEC d'août 2019, notamment en augmentant la productivité de l'agriculture tout en améliorant les pratiques agricoles, comme par exemple en séquestrant du carbone dans le sol (pratique de l'agriculture de conservation).La pollution des eaux par des produits phytosanitaires engendre des problèmes de santé environnementale. Les pertes d'azote et de phosphore, provenant des engrais azotés et phosphorés minéraux ou des épandages de lisiers et de fientes entraînent l'eutrophisation des eaux souterraines et de surface, ainsi que des eaux côtières. Les impacts en aval induisent un appauvrissement en espèces dans les zones marines (dystrophisation des estuaires, création de zones marines mortes dont la surface a doublé tous les 10 ans depuis 1960). L'érosion des sols agricoles est source de turbidité des cours d'eau, des estuaires et zones marines ("via" les sédiments en suspension et/ou les blooms algaux).La volatilisation des ions ammonium sous forme d'ammoniac est responsable de pollution de l'air aux particules. Les principales sources d'ammonium dans les sols agricoles, sont les engrais minéraux azotés (urée, principalement) et les engrais organiques (lisiers, fientes de volailles). La déposition de l'ammoniac volatilisé peut provoquer l'eutrophisation des eaux de surface et la modification de la composition des espèces végétales des écosystèmes terrestres aux sols pauvres en azote (landes, prairies calcaires).La notion de dégradation de sol désigne toutes les causes possibles de pollution impactant n’importe quel type de sol : agricole, forestier, en milieu urbain, etc. Actuellement, du fait d’une consommation excessive d’engrais et de pesticides, la plupart des sols cultivés de nos jours subissent les contre coûts de ces excès passés. L'agriculture est également responsable de pollution, régression et dégradation des sols, notamment par les métaux : cadmium issu des engrais phosphatés, plomb, cuivre et autres métaux issus d'anciens pesticides, de lisiers ou de boues d'épuration contenant des traces de métaux lourds. Pour enrayer l’érosion du sol, certains agriculteurs abandonnent le labour pour le semis direct, qui limite aussi l’utilisation du tracteur et donc diminue les émissions de CO. Aux États-Unis en 2005, 15 % des terres arables étaient traitées de cette façon. En termes de production alimentaire et non alimentaire, de nouveaux secteurs émergent afin de pallier cette problématique, comme l'aquaponie, l'hydroponie et l'aéroponie. Ces méthodes de production visent une consommation plus durable et moins énergivores en ressources naturelles.L’utilisation des organismes génétiquement modifiés (O.G.M.) dans certains pays, tels que les États-Unis, le Canada, le Mexique ou la Chine, et les risques potentiels qui leur sont associés sont également sujets à de nombreuses discussions et conflits.La modification des pratiques agricoles au a conduit à une érosion de la biodiversité ayant conduit localement à l'extinction de nombreuses espèces animales (dont des papillons, abeilles, guêpes, coléoptères, reptiles, amphibiens, épinoches, alouettes, etc. très communs dans les champs ou à leurs abords jusque dans les années 1970). Depuis les années 1990, des expériences de monitoring de la biodiversité se mettent en place, qui ont permis notamment de quantifier les impacts de l'agriculture intensive et de mettre en évidence certains intérêts de l'agriculture biologique. Outre son importance pour la conservation de la diversité génétique des variétés anciennes, l'agriculture joue parfois un très grand rôle pour la protection de diversité biologique : la Commission européenne combine trois grands critères pour mesurer l’intérêt d'un espace agricole sur le plan de la contribution à la préservation de la biodiversité. Les zones ayant le score le plus élevées sont dites « à haute valeur naturelle ». 10 % à 30 % des terres agricoles méritent ce titre en Europe. En France, 84 % des surfaces classées en « haute valeur naturelle » sont en montagne ou moyenne montagne (Alpes, Corse, Franche-Comté, Massif central, Pyrénées...). Ce sont surtout des zones d’élevage extensif en plein air caractérisées par une faible densité de chargement (bétail) à l'hectare, peu ou pas d’intrants chimiques et presque toujours une utilisation plus importante de main-d’œuvre agricole. En France, à la demande de certaines collectivités et à certaines conditions, des zones agricoles protégées peuvent être inscrites dans les documents d'urbanisme, contre la perte de foncier agricole due à la périurbanisation.: En novembre 2019, plusieurs sociétés scientifiques ont signé une lettre ouverte au Parlement européen intitulée « réforme de la politique agricole commune : une agriculture nuisible détruit la nature ». La lettre vise à inciter l’Union européenne à avoir une plus grande considération pour la biodiversité dans le cadre des négociations autour de la politique agricole commune : « La PAC transforme les zones rurales en déserts verts de monocultures inhabitables à rendement maximal ».L'Europe réoriente des subventions particulières vis a vis des agriculteurs qui font un effort pour l'environnement. Les mesures agrienvironnementales et l'agriculture biologique sont plus ou moins encouragées et développées selon les pays (2 % des cultures dans la zone OCDE sont « bio », jusqu'à 6 % dans certains pays).L'agriculture et la pêche sont lourdement impactés par le changement climatique : réchauffement des sols et des océans, variations des régimes de précipitation, conditions d’approvisionnement en eau douce, migration des espèces, notamment marines, etc. D’ici 2100, la sécurité alimentaire de près de 90 % de la population de la planète devrait être malmené par les pertes de productivité des cultures en même temps qu’une baisse des captures de pêche.. En effet, de gros progrès ont été faits en matière d’hygiène et de contrôle bactérien des produits alimentaires. Mais la massification de la fabrication et de la vente des aliments font qu’un seul incident peut toucher un très grand nombre de personnes.. Ces dernières années ont été en Europe l’objet de plusieurs crises touchant à la sécurité alimentaire : bœuf aux hormones, poulet aux dioxines, "vache folle" et maladie de Creutzfelt-Jakob, contaminations bactériennes d'aliments (fromage par listeria). Ces derniers événements et l'exigence d'une haute qualité sanitaire des produits ont eu pour conséquence la mise en place croissante de systèmes de traçabilité, la refonte de la législation sanitaire (règlements européens du paquet Hygiène) et la création d'agences de sécurité sanitaire indépendantes des pouvoirs exécutifs (EFSA pour l'Europe et AFSSA et AFSSET - fusionnées en ANSES - pour la France). L’étiquetage devrait permettre au consommateur de décider s’il prend ou accepte le prix plus élevé qui accompagne l’émergence ou le développement de techniques agricoles alternatives, telles que l’agriculture biologique, la permaculture, l’agriculture raisonnée et l’agriculture de précision.En économie, l’économie agricole est définie comme le secteur d'activité dont la fonction est de produire un revenu financier à partir de l’exploitation de la terre (culture), de la forêt (sylviculture), de la mer, des lacs et des rivières (aquaculture, pêche), de l'animal de ferme (élevage) et de l'animal sauvage (chasse). Dans la pratique, cet exercice est pondéré par la disponibilité des ressources et les composantes de l'environnement biophysique et humain. La production et la distribution dans ce domaine sont intimement liées à l'économie politique dans un environnement global. La biomasse à vocation biomasse-énergie (CIVE...) ou la production de matériau bio-sourcé sont des vocations agricole, mise en avant par la bioéconomie.Les échanges agricoles représentent 8,8 % des échanges mondiaux. Ils restent très marquées par l’impact des subventions agricoles des pays développés et de nombreuses barrières douanières, tarifaires ou non. Cela dit, il faut nuancer ce chiffre : les échanges liés à l’industrie agroalimentaire, intimement liée à l’agriculture, sont loin d’être négligeables.Afin de favoriser les exportations, des études par pays, globales ou sectorielles, sont proposées gratuitement sur leur site internet par des organismes gouvernementaux. Parmi ceux-ci se trouvent le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), qui représentent deux des plus importants pays exportateurs de produits agricoles. Ces deux ministères, à côté d'autres organismes, associations, universités ou entreprises, en diffusent également sur le site Globaltrade.net. Globaltrade.net est issu d'un partenariat public-privé (PPP) entre l'United States Commercial Service (dépendant du département du Commerce des États-Unis) et la Fédération des associations du commerce international (FITA). Globaltrade classe les études suivant deux critères de tri : par pays étudié et par industrie. L'Union européenne propose aussi sur son site de nombreuses études statistiques, portant sur tout ou partie du territoire communautaire.L'agronomie regroupe, depuis le, l’ensemble de la connaissance biologique, technique, culturelle, économique et sociale relative à l'agriculture.
L’agriculture (du latin "agricultura", composé à partir de "ager", « champ »", et, de "cultura", culture) est un processus par lequel les êtres humains aménagent leurs écosystèmes et contrôlent le cycle biologique d'espèces domestiquées, dans le but de produire des aliments et d'autres ressources utiles à leurs sociétés. Elle désigne l’ensemble des savoir-faire et activités ayant pour objet la culture des sols, et, plus généralement, l’ensemble des travaux sur le milieu naturel (pas seulement terrestre) permettant de cultiver et prélever des êtres vivants (végétaux, animaux, voire champignons ou microbes) utiles à l’être humain.
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La littérature romane est une littérature du Moyen Âge. À cette époque, la littérature n'était pas écrite en tchèque, cette langue n'existant pas encore. On écrivait en vieux slave, dialecte macédonien utilisé comme langue commune par tous les Slaves, et en latin. Les légendes constituent alors le genre littéraire le plus important : Cette datation est conçue à partir des "annales tchèques", qui relatent les années 1038-1250 (le manuscrit le plus ancien, datant de 1119, s'intitule "Les vieilles annales de la Sainte Croix"). La "Chronica Bohemorum" ("La chronique des tchèques") de Cosmas de Prague est un texte qui se rapproche du récit historique (les histoires). Littérairement parlant, la "Chronicon Aulae Regiae" de Petr Žitavský (1338) (dite "Chronique de Zbraslav") est généralement considérée comme l'œuvre la plus aboutie de l'époque, même si le texte est un récit historique. (Pour cette période, le niveau littéraire apparaît en effet plus élevé dans les "chroniques" et dans les "histoires").La langue tchèque écrite devient courante.La révolution hussite du provoque un changement dans la littérature tchèque. Le principal objectif de cette littérature était la défense d'une doctrine religieuse. Sa forme est généralement la prose. Les premiers écrits théologique de Jean Hus apparaissent au début du. Il écrit d'abord en latin, puis en tchèque ou en allemand. Il s'agit de questions techniques et théologiques, de sermons en tchèque, et de livre d'orthographe ou de grammaire qui seront utilisés pour la fondation du tchèque moderne aux et. Il reste seulement quelques fragments des œuvres des Taborites radicaux. Il s'agissait d'apologies latines de la doctrine taborite. En général, les écrits hussites diffèrent de l'ère précédente par son intérêt pour les questions sociales. Leur audience est surtout constituée par les classes basses et moyennes. Quelques travaux, comme ceux de "Jan Rokycana", attaquent également les Hussites ultraquistes. La période hussite développe, pour la première fois, le genre des chansons pieuses, afin de remplacer la liturgie latine. Après l'élection de Georges de Bohême au trone, à la suite des guerres hussites, une nouvelle vague culturelle emporte la Bohème. L'humanisme voit dans les classiques de l'Antiquité un idéal littéraire et culturel. La principale caractéristique de la littarature de cette époque est la lutte entre les écrits des catholiques en latin et ceux des protestants en tchèque. L'imprimerie de Gutenberg rende enfin les œuvres et les pamphlets plus accessibles, ce qui change lentement le statut de la littérature.Durant la Renaissance, la littérature se divise en trois parties : les littératures "catholique", "de calixtin" et "fraternelle" - trois genres n'ayant pas grand-chose en commun, et qui ne s'influencent guère. En 1829 František Palacký publie "Les anciennes annales tchèques", un recueil de chroniques tchèques portant sur les années 1378-1526, de caractère calixtin. Le texte le plus ancien date des années 1430.La littérature tchèque se divise alors pour la première fois en littérature officielle (Bedřich Bridel), non éditée (Bohuslav Balbín z Vorličné) et d'exil (Comenius, Pavel Stránský ze Zapské Stránky et Pavel Skála ze Zhoře).Cette époque est dite « des ténèbres », car sous l'influence des philosophes tchèques des lumières, les historiens se sont peu intéressés à cette période. En réalité, plusieurs personnages s'imposent à cette époque dans les Pays tchèques : Les œuvres de ces auteurs sont presque oubliées. Voir également Frères moraves et Frères tchèques.Pourtant, dans une atmosphère où le nationalisme devenait prépondérant, la qualité des œuvres littéraires était en déclin. Aujourd'hui, elles ne sont plus guère lues.La littérature moderne commence en 1836, avec le poème "Mai" de Karel Hynek Mácha. La prose moderne est représentée par "Les scènes de Russie" de Karel Havlíček Borovský (1843). Mais ce progrès moderniste reste minoritaire, la majeure partie de la création littéraire de cette époque étant fortement influencée par les "échos du Renouveau national", comme chez Karel Jaromír Erben ou Božena Němcová. Le Renouveau national n'est définitivement dépassé que par le "réalisme". Sa première génération est constituée par les "maiens" ("májovci") 1858-1868. Après le Concordat (naissance de l'Autriche-Hongrie) la prend le relais. Cette dernière se divise en "ruchiens" ("ruchovci") avec un programme national dans le journal "Éducation populaire" ("Osvěta"), par exemple Eliška Krásnohorská, et en "lumiriens" ("lumírovci"), les cosmopolites, qui s'efforcent de surmonter la dépendance de la littérature allemande. Ils s'inspirent profondément de la littérature française (Jaroslav Vrchlický) ou de la anglo-saxonne (Josef Václav Sládek). Julius Zeyer est un précurseur de la décadence. On regroupe sous le terme de "modernisme" la création des et, qui rassemble la "décadence" ("fin de siècle") et l"avant-garde" entre-deux-guerres : Jaroslav Hašek et ses "Aventures du brave soldat Chvéïk" (1923).De la même façon que pendant la période baroque, la littérature se divise alors en trois parties : officielle, interdite (samizdat) et d'exil. On remarque aussi un développement considérable de l"existentialisme", avec principalement Egon Hostovský et son "Etranger qui cherche un appartement" (1947).La chute du communisme en 1989 a marqué un nouveau tournant dans la littérature tchèque avec le retour de la liberté et de la pluralité. Le travail de plusieurs écrivains interdits ou exilés sont publiés pour la première fois. Une nouvelle génération d'écrivains apparaît, parmi lesquels ː
La littérature tchèque regroupe l'ensemble des œuvres littéraires répondant à l'un des trois critères suivants : On utilise surtout les deux premières définitions. Plusieurs anthologies de la littérature tchèque prennent également en compte la dernière définition, qui reste pourtant très problématique.
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Il obtient son bachelor en 1976 à la. Il poursuit ses études à l'université de Berkeley où, avec sa femme, il étudie la linguistique. Wall explique qu'à l'époque, sa femme et lui souhaitaient créer un système de transcription d'une langue africaine non écrite, mais des raisons de santé ont changé leur plan. Finalement, à la fin de ses études, Wall est recruté au Jet Propulsion Laboratory. La formation de linguiste de Wall, ainsi que sa foi chrétienne, ont beaucoup influencé Perl : Wall motive souvent les choix fait pour Perl à partir des langues naturelles ; le nom de Perl est une référence discrète à un passage de la Bible ; la création d'objet en Perl se fait avec un mot clef « » que l'on peut traduire par « bénir »... Si le langage Perl est la raison de sa célébrité, on doit également à Larry Wall d'autres logiciels : Il a gagné IOCCC à deux reprises et a reçu en 1998 le prix pour le développement du logiciel libre de la Free Software Foundation. Il travaille actuellement à la spécification de Perl 6, refonte majeure du langage. Au-delà de son habileté technique, Larry est connu pour l'humour qui transparaît dans son code source, dans ses publications, et qu'il utilise parfois sur Usenet. Coauteur de "Programming Perl" (souvent appelé le ) – référence pour les programmeurs Perl – il a aussi coédité des livres tels que le "Perl Cookbook". Tous les livres qu'il a écrits ou coécrits sont publiés par "O'Reilly". Un canular fut lancé en 2000 sur l'Internet selon lequel. Il s'agissait bien entendu d'une référence malicieuse à Wall Street. Larry Wall reçut néanmoins des actions gratuites d'Amazon à titre de remerciement pour la contribution de son langage à mettre en place le service dans de très courts délais.Larry Wall, avec Randal L. Schwartz et Tom Christiansen, dans la seconde édition de "Programming Perl", a explicité les "Trois Vertus du Programmeur" :
Larry Wall (né le à Los Angeles aux États-Unis) est le concepteur américain du langage de programmation Perl, ainsi que le développeur de son premier interpréteur (1987).
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En première approximation (en supposant la masse des planètes négligeable devant celle du Soleil), la Terre a une orbite elliptique autour du Soleil, dont la loi temporelle est contenue dans les lois de Kepler ; pour plus de précision, on tient compte des interactions entre planètes et de la force exercée par les planètes sur le Soleil. Il apparaît donc que la Terre n’est pas à une distance constante du Soleil. Afin d’obtenir une valeur fixe, elle a, à l’origine, été définie comme la moyenne entre le minimum et le maximum de la distance Terre-Soleil sur une année. En anglais, et dans quelques autres langues, le symbole « AU » ou « au » est employé et l’Union astronomique internationale a recommandé lors de sa générale que le symbole « au » soit dorénavant le seul à être utilisé pour désigner l’unité astronomique. Cependant, le symbole « ua » était auparavant recommandé par le Bureau international des poids et mesures, la norme internationale et l’Union astronomique internationale. La notation « ua » reste fréquente en français.En 1976, lors de la Assemble générale de l'Union astronomique internationale, l'unité astronomique est définie comme suit : Mathématiquement, cette définition devient donc : Ainsi définie, l'unité astronomique correspond à la distance au Soleil d’une particule de masse négligeable sur une orbite non perturbée et qui aurait une période orbitale de (une année gaussienne). Cette première définition officielle explicite de l’unité astronomique prend en compte l'évolution des mesures des distances, l’utilisation de "k" pour définir l’unité astronomique ayant été en usage depuis le avant de devenir officielle en 1938. Sa valeur recommandée est alors : soit. Elle est obtenue comme suit : avec :Ces définitions, combinées à des observations radar et au suivi des sondes spatiales, ont permis d’évaluer l’unité astronomique à. Par vulgarisation, on considère qu’une unité astronomique mesure environ de kilomètres. Cela représente un parcours d’une durée d’un peu plus de à la vitesse de la lumière.En 2004, les astronomes russes Georgij Krasinsky et Victor A. Brumberg ont mis en évidence, par des mesures radiométriques de la distance entre la Terre et les planètes du Système solaire, une augmentation de la valeur de l'unité astronomique, d'environ par siècle. Comme dans le cas de la Lune qui s'éloigne de la Terre,.Lors de la générale de l’Union astronomique internationale, tenue fin à Pékin, en Chine, l’unité astronomique est définie comme valant exactement. Cela représente un parcours d’une durée de (soit ) à la vitesse de la lumière dans le vide.L’unité astronomique est utilisée pour exprimer les distances au sein du Système solaire ou dans les systèmes planétaires. De plus, en raison des méthodes de triangulation utilisées pour mesurer la distance des étoiles, lesquelles prennent pour base de visée le diamètre de l’orbite terrestre, l’unité astronomique est à l’origine de la définition du parsec, celui-ci étant défini comme la distance à laquelle une unité astronomique sous-tend un angle d’une seconde d'arc. C’est une unité extérieure au Système international (SI), mais d’usage courant en astronomie.La distance moyenne de la Terre au Soleil a été estimée dès l'Antiquité. D'après Archimède, Aristarque de Samos aurait estimé la distance moyenne de la Terre à le rayon de la Terre. "Sur les dimensions et des distances du Soleil et de la Lune", attribué à Aristarque, permet d'obtenir une estimation comprise entre le rayon de la Terre. En réalité, la Terre se trouve à environ terrestres du Soleil.
Lunité astronomique de longueur, ou de façon plus usuelle unité astronomique (en anglais : '), est l'unité de longueur du système astronomique d'unités ; elle correspond approximativement à la distance entre la Terre et le Soleil soit environ 150 millions de kilomètres. Elle est encore couramment notée « au », « AU », « ua » ou « UA », où « au » est en fait la seule notation agréée par le Bureau international des poids et mesures, et ce depuis 2012 ; « ua » était la notation recommandée par l’Union astronomique internationale avant 2012.
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Steven Siro Vai est né le au Nassau County Hospital de New York, quatrième enfant d'une famille de cinq. Il grandit à Long Island. Il découvre sa vocation pour la guitare à l'âge de 13 ans en écoutant le solo de Jimmy Page sur "Heartbreaker" et prend ses premiers cours à l'âge de 14 ans et prend pendant trois ans des cours avec Joe Satriani, son ainé de quatre ans. Il étudie la musique au Berklee College of Music à Boston où il a comme professeur Mike Metheny et Wes Hensel.Il réussit à retenir l'attention de Frank Zappa grâce à son savoir théorique qui lui permet de transcrire des parties musicales très complexes, issues d'improvisations de Frank Zappa, avec quintolet de doubles croches sur des mesures en 7/8 et surtout grâce à sa maîtrise instrumentale parfaite de la guitare (il l'impressionne en transcrivant une partition de batterie pour la guitare). Un an après avoir envoyé une cassette démo de la chanson "The Black Page", il est engagé dans le groupe de Frank Zappa : à 19 ans en remplacement d'Adrian Belew. Il est alors le plus jeune membre du groupe. Une anecdote raconte que pour améliorer ses performances guitaristiques, celui que Frank Zappa surnommait « L'acrobate de la guitare » aurait dormi avec un métronome battant la mesure à 60 dans le creux de l'oreille. Zappa apprécie particulièrement de jouer avec Steve Vai et juge leurs styles de jeu complémentaires.À partir de 1983, il laisse de côté le groupe de Frank Zappa et enregistre son premier album, "Flex-Able". Steve Vai investit l'argent qu'il a gagné avec Zappa pour construire son propre studio et produire lui-même son album. Avec son manager Laurel Fishman, Vai crée même un label pour éditer son disque (Akashic Records). Le succès du disque est progressif mais "The Attitude Song" est édité dans une compilation pour "Guitar Player Magazine" et cela permet à Vai d'obtenir une certaine reconnaissance au sein de la communauté des guitaristes. Steve Vai édite ensuite d'autres titres enregistrés à la même époque sous le titre "Flex-Able Leftovers". À l'époque, le disque n'est édité qu'à 2000 exemplaires. Il interprète un rôle au cinéma dans le film Crossroads, dans lequel il enregistre notamment avec Ry Cooder le duel de guitare de la fin du film. Il est par la suite contacté pour remplacer Yngwie Malmsteen au sein du groupe Alcatrazz. Il enregistre avec ce groupe l'album "Disturbing The Peace" en 1985. À peine la tournée avec Alcatrazz achevée, il intègre Public Image Ltd pour l'album "Compact Disc". David Lee Roth, l'ex-chanteur de Van Halen, le recrute pour former son propre groupe avec Gregg Bissonette à la batterie et Billy Sheehan à la basse. Steve Vai participe à l'écriture des morceaux pour les deux albums auxquels il participe, "Eat 'Em and Smile" (1986) et "Skyscraper" (1988) et coproduit le second album avec David Lee Roth.Vai quitte le groupe de David Lee Roth pour enregistrer son second album solo "Passion and Warfare". Il se donne pour objectif d'exprimer tous ses sentiments, de faire un disque à l'image de sa personnalité. Chaque morceau correspond ainsi à un sentiment particulier : la convoitise ("The Animal"), la joie ("Answers"), la tendresse ("Sisters"), la colère ("Greasy Kid's Stuff"), le comique ("The Audience is Listening"), la complexité ("Love Secrets") et le mysticisme ("For the Love of God"). Il y joue de la guitare 7 cordes qu'Ibanez a spécialement conçue pour l'occasion, utilise l"harmonizer", mélange les figures rythmiques et use du "tapping". L'album remporte un grand succès et consacre Steve Vai comme l'un des grands guitaristes de son époque. Il reçoit ensuite une proposition de David Coverdale pour rejoindre Whitesnake et enregistre à la place d'Adrian Vandenberg les parties de guitare de l'album "Slip of the Tongue" (1989). Il participe ensuite à la tournée du groupe avant de revenir à sa carrière solo. Pour l'album suivant, Steve Vai tente de constituer un vrai groupe de musique autour de lui avec le bassiste TM Stevens, le batteur Terry Bozzio et le chanteur Devin Townsend. "Sex & Religion" sort en 1993 et reflète largement les états d'âme tourmentés de Steve Vai à cette période de sa vie. Le chant torturé de Devin Townsend accentue cette impression. Pendant son travail de composition de l'album "Fire Garden", Vai fait une pause de six semaines pour composer un court EP avec des morceaux simples. "Alien Love Secrets" sort en 1995.Il sort l'album "Fire Garden" en 1996. L'album comprend deux parties : la première est entièrement instrumentale alors que la seconde comprend uniquement des chansons. Steve Vai a déjà chanté, sur son album "Flex-Able" ou encore en accompagnement avec Frank Zappa ou sur l'album "Sex & Religion" mais c'est la première fois qu'il chante lui-même en tant que chanteur principal. À l'automne 1996, il part en tournée avec Joe Satriani et Eric Johnson dans le cadre du G3. L'album "G3 Live In Concert" sort en 1997 et contient les morceaux "Answers", "For the Love of God" et "The Attitude Song" de Steve Vai ainsi que les reprises de "Going Down", "My Guitar Wants To Kill Your Mama" (Frank Zappa) et "Red House" (Jimi Hendrix). L'album "The Ultra Zone" (1999) est plus éclectique que les précédents. Il comprend aussi bien des morceaux heavy comme "Ooo..." que des morceaux plus proches du blues, comme le morceau dédié à Stevie Ray Vaughan, "Jibboom". Sur la chanson "Asian Sky", il invite le guitariste Tak Matsumoto et le chanteur Koshi Inaba du groupe japonais B'z. Sur le morceau "Fever dreams", il utilise sa guitare à trois manches.Pour la tournée mondiale qui suit la parution de l'album, Vai compose des morceaux inspirés de la musique locale traditionnelle dans les différents pays qu'il traverse. On retrouve certains de ces morceaux sur l'album "Alive In An Ultra World" (2001). Il crée aussi une fondation "Make a Noise", afin de promouvoir l'apprentissage de la musique. Il crée son propre label "Favored Nations" et produit des artistes virtuoses. Steve Vai se lance dans l'édition d'une série de disques d'« archives ». Le premier d'entre eux "The 7th Song – Enchanting Guitar Melodies, Archives Vol. 1" (2000) reprend le de chaque album de Vai. Généralement, le est toujours une balade instrumentale. On y retrouve notamment "For The Love Of God" ("Passion And Warfare") et "Tender Surrender" ("Alien Love Secrets"). L'album comporte également trois morceaux inédits, "Melissa’s Garden", "The Wall Of Light" et "Boston Rain Melody". Le second volume, "FZ Original Recordings; Steve Vai Archives, Vol. 2" (2001), reprend des morceaux qu'il a enregistrés avec Frank Zappa entre 1980 et 1982. Le troisième volume, "Mystery Tracks – Archives Vol. 3" (2003), reprend des morceaux insérés en bonus de certaines éditions de ses disques. Le quatrième volume, "Various Artists – Archives Vol. 4", reprend des morceaux de Vai qui ont été inclus dans d'autres projets. On y trouve notamment des morceaux de Public Image Limited et une collaboration avec Chick Corea. Dans le même esprit, il édite aussi "The Elusive Light And Sound" (2001), qui reprend des musiques composées pour des bandes originales de film et notamment la musique de "Crossroads". Sur le deuxième album du G3, "G3 Live: Rockin' In The Free World" (2004), enregistré à Kansas City avec Joe Satriani et Yngwie Malmsteen en 2003, on trouve trois morceaux de Vai, "You’re Here", "Reaping" et "Whispering A Prayer" et trois reprises, "Voodoo Child (Slight Return)" (Jimi Hendrix), "Little Wing" (Jimi Hendrix) et "Rockin' In The Free World" (Neil Young). Le troisième album est enregistré à Tokyo en avec Joe Satriani et John Petrucci. Vai y joue "The Audience Is Listening", "Building The Church" et "K'm-Pee-Du-Wee" et reprend avec Petrucci et Satriani "Foxy Lady" (Jimi Hendrix), "La Grange" (ZZ Top) et "Smoke On The Water" (Deep Purple).Cinq ans après le dernier album studio, Vai publie "Real Illusions: Reflections" en 2005. Steve Vai participe ensuite au projet Zappa Plays Zappa initié par Ahmet et Dweezil Zappa, les fils de Frank Zappa. En 2007, Vai publie un double album, "Sound Theories" avec le Netherlands Metropole Orchestra. Le premier disque comprend des performances live de Steve Vai avec l'orchestre alors que sur le second disque, l'orchestre joue seul des compositions de Steve Vai. En, un titre inédit est proposé sur iTunes, intitulé "Without Me". Il s'agit d'un des nombreux morceaux qui n'avaient trouvé de place sur aucun album. En mars, Steve Vai lance la construction d'un nouveau studio. Au printemps 2012, il participe avec Joe Satriani et Steve Lukather à la tournée du G3 en Océanie puis enchaîne avec une tournée estivale en Europe avec Joe Satriani et Steve Morse."The Story of Light", le solo de Steve Vai, sort le, sept ans après le dernier album studio "Real Illusions". Vai renouvelle ses influences. Les morceaux 3 et 4 de l'album, "John the Revelator" et "Book of the Seven Seals" s'inspirent du morceau "John the Revelator" du bluesman Blind Willie Johnson. Steve Vai reconnaît avoir longtemps eu une certaine aversion contre le blues qu'il considérait comme une musique trop facile. C'est grâce à son ami Tom Waits qu'il a découvert Blind Willie Johnson. Pour ces deux morceaux, il collabore avec la chanteuse. Le morceau "The Moon and I" a été composé lors d'un jam pendant un concert en Grèce plusieurs années avant la sortie de l'album. Sur "No More Amsterdam", il fait appel à Aimee Mann, qu'il connaît par l'intermédiaire de sa femme, pour composer les paroles et chanter sur le morceau avec lui. Après la sortie de l'album, il entame une nouvelle tournée solo avec en première partie. Son groupe comprend à la guitare, à la batterie, à la basse et à la harpe. Beverly McClellan vient aussi chanter avec Vai sur les titres "John the Revelator" et "Book of the Seven Seal". La tournée mondiale passe par l'Amérique du Nord et l'Europe en 2012 puis l'Amérique du Sud, l'Australie, l'Afrique, l'Inde et la Chine en 2013. Au cours de ses tournées, Steve Vai réalise des dessins et des peintures. En 2015, il expose certaines de ses œuvres avec Ralph Rieckermann au Sofitel de Beverly Hills. Il publie aussi plusieurs de ses œuvres sur son site internet vai.com. En 2016, Steve Vai sort l'album "Modern Primitive". L'album reprend des compositions des morceaux composés après la sortie de son premier album en 1984 et qui n'avaient jamais été publiés. Vai décrit l'album comme le lien manquant entre "Flex-Able" et "Passion and Warfare". L'album est publié comme un bonus à la réédition de l'album "Passion and Warfare". Steve Vai lance une tournée pour célébrer le de l'album "Passion and Warfare".Steve Vai est considéré comme un virtuose de la guitare électrique au même titre que des guitaristes comme Joe Satriani, Warren Cuccurullo, Steve Morse, Edward Van Halen, Yngwie Malmsteen ou encore John Petrucci. Il est le seul guitariste connu à utiliser la technique du vibrato « circulaire », vibrato qui allie un mouvement conventionnel de haut en bas à un mouvement tirant et poussant sur la corde (ce dernier mouvement est le vibrato « side to side », notamment utilisé par Allan Holdsworth. On lui doit également le concept de la guitare à 7 cordes, utilisée dans l'album "Passion and Warfare" et adoptée par d'autres grands groupes de nu metal. À l'inverse de certains guitar heroes, comme John Petrucci ou Steve Morse, qui restent très concentrés sur scène, Steve Vai a aussi un comportement de rock star. Pour lui, l'expression corporelle fait partie de la musique et il est important de s'exprimer sur scène à la fois par son instrument mais aussi avec les expressions faciales et corporelles.Il revendique l'influence de Jimi Hendrix. Il a découvert sa musique à l'âge de 12 ans, avant de commencer à jouer de la guitare et c'est son professeur Joe Satriani qui lui a appris à jouer les morceaux d'Hendrix. C'est en écoutant le morceau "Heartbreaker" de Led Zeppelin avec la guitare de Jimmy Page qu'il a décidé de jouer de la guitare. Vai a notamment été très influencé et a beaucoup appris grâce à de nombreux guitaristes au jeu plus jazz, qu'il a découverts durant ses années de lycée, tels que Jeff Beck, Carlos Santana, Al Di Meola, John McLaughlin ou encore Joe Pass.Il utilise des guitares conçues par et pour lui de marque Ibanez : la série « JEM », qui a pour particularité une poignée creusée dans la guitare (« the Monkey Grip »), un dessin tout particulier sur le manche et des micros DiMarzio Evolution. Il en possède 4 toutes particulières : Pionnier de la guitare à 7 cordes depuis 1989, il conçut également les modèles « Universe » munis de micros DiMarzio Blaze et d'un chevalet vibrato Edge Pro 7. Ces guitares sont essentiellement des Ibanez JEM dépourvues de poignée «Monkey Grip», à l'exception du modèle Prestige JEM7V7WH de 2013. Il possède d'autres modèles uniques exposés dans sa collection personnelle, visible sur son site officiel. Il en met de temps en temps une en vente pour des œuvres caritatives à l'occasion d'anniversaires. La marque Ibanez a également réalisé une série de deux guitares acoustiques signature, « Euphoria », dont il se sert occasionnellement sur quelques-uns de ses titres. La marque DiMarzio a réalisé une série de micros, les « DiMarzio Evolution », dont sont équipées les guitares signatures ainsi que d'un cable de branchement jack. Il utilise des amplificateurs signatures de la marque Carvin, nommés « Legacy », depuis 1999. Par le passé, il a aussi joué sur des Marshall, Egnater ou Bogner (Ecstasy).
Steve Vai est un guitariste et chanteur de rock américain né le à New York, considéré comme un guitar hero.
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Perl se propose d'extraire commodément des informations de fichiers texte et d'en établir des rapports. Il peut remplacer des scripts shell ainsi que des commandes comme sed, awk, grep, cut, test et expr. Traitant des formats d'entrée non obligatoirement structurés, il évite de passer des données d'un processus à l'autre et de rendre ainsi moins lisibles les traitements, auxquels il fournit un cadre unifié. Sa syntaxe s'inspire du C, y ajoute la possibilité d'expressions régulières directement dans le langage, et comporte les principales fonctions des bibliothèques système en C. Il vise aussi la commodité pragmatique pour le programmeur (existence de raccourcis qui le font qualifier de langage « diagonal ») plutôt qu'un souhait esthétique d'architecture stricte (langages « orthogonaux »).Perl, multiplate-forme, est utilisé entre autres pour l'écriture de scripts CGI et le traitement de fichiers de log. Il permet aussi d'ajouter des « » dans un serveur web Apache, grâce à l'extension "mod_perl", à l'instar de PHP ou de servlets Java. On le trouve ou le compile facilement sur la plupart des systèmes d'exploitation, notamment en environnement POSIX (GNU/Linux, * BSD, Mac OS X et Cygwin sous Microsoft Windows avec ActivePerl (dont la version 5.8 permet l'usage de l'Unicode ou de l'interface graphique).) Depuis la disponibilité de WSL sous Windows 10, il est aussi utilisable dans une fenêtre bash sous Windows. Depuis 2008 existe Strawberry pour Windows, proche de la distribution Unix originale, avec un compilateur C et disponible en version 32 et 64 bits ainsi qu'en version portable (sans installation).Perl est un langage impératif proche de C et des shells UNIX. Comme en shell, le caractère croisillon (#) introduit un commentaire et le retour à la ligne le termine. Il est également possible d'utiliser POD pour écrire un commentaire sur plusieurs lignes. my $variable = 1; # Je suis un commentaire après une ligne de code =for comment =cut La syntaxe de Perl lui permet d'exprimer de manière concise dans le langage même des expressions sans appels de fonctions de bibliothèques, donc de façon plus lisible. Le débutant peut facilement n'utiliser qu'un sous-ensemble du langage.Perl est typé statiquement de façon simple : le premier caractère d'un identificateur de variable est un caractère non alphanumérique appelé sigil: $a = 42; # Affectation de '42' à la variable 'a' $b = 'réponse:'; # Affectation d'une chaîne de caractère à 'b' print "$b", $a * $a; # Affiche 'réponse:1764' @a = ('lun','mar','mer', 'jeu','ven','sam', 'dim'); # Affecte une liste a la variable tableau 'a' print $a[2]; # Affiche'mer' (l'indexation commence a zéro) my @b = @a[2, 4]; # @b = ('mer','ven' ) my @c = @a[2..4]; # @c = ('mer', 'jeu','ven' ) %a = ( # Création d'une table de hachage clef => valeur print $a{Londo}; # Affiche 'Mollari' Contrairement à Perl 6 le sigil $ est utilisé lors de l'appel d'un élément d'un tableau ou d'un élément de hash. Cela vient du fait qu'on appelle généralement un élément scalaire. Exemple: $a[2]; # Appel d'un élément de tableau/liste $a{John}; # Appel d'un élément de table de hash Les trois types de variables du même nom peuvent coexister: $a = 'rien'; # scalaire contenant la chaine 'rien' @a = 1..5; # tableau contenant les chiffres '1, 2, 3, 4, 5' %a = ( # table de hash contenant 3 paires de clef => valeur Perl accepte des déclarateurs indiquant la portée des variables déclarées : my $toto = 'rien' ; # variable scalaire à portée lexicale local $level += 1; # variable scalaire avec une valeur à portée dynamique our @s = (1, $s, 3.14); # variable tableau globale au module courant Les sigils permettent de reconnaître les noms de variables dans des chaînes de caractères et d'interpréter ces variables. Perl ne requiert pas de constructeurs d'instances. Le module XML::Literal disponible sur le CPAN permet de supporter des littéraux de type XML de manière similaire à l'extension normalisée E4X d'ECMAScript.Depuis sa version 5.10, le langage inclut des fonctionnalités destinées au futur Perl 6, comme une structure de contrôle switch et les captures nommées pour l'opérateur match (c'est-à-dire la possibilité de nommer génériquement des éléments traités au vol). La du langage, annoncée depuis 2001, est disponible depuis.Les programmes Perl sont intégralement portables entre GNU/Linux, Mac OS X (ou autre UNIX) et Windows malgré les désignations de fichiers différentes de ces systèmes (Perl remplace au besoin les « / » par des « \ », voire des « \\ »). Perl permet l'usage du moteur d'interfaces graphiques Tk pour effectuer des entrées-sorties. On désigne parfois l'ensemble sous le nom générique "Perl/Tk". L'extension Tk est intégrée à ActivePerl depuis la version 5.8 du langage. Des interfaces graphiques plus commodes que Tk sont aussi proposées par des bibliothèques de CPAN. "TkZinc" apporte un aspect modernisé de Tk. "PerlQt" supporte Qt 3.x. "Gtk2" supporte Gtk 2.x. "wxperl" supporte wxWidgets. wxWidgets a l'avantage de fournir l’apparence native du système de fenêtrage utilisé. Sous Mac OS X, "CamelBones" donne accès à l'API de Cocoa.Perl5, bien qu'interprété, ne réanalyse pas ses instructions chaque fois qu'il les exécute. Sans créer un bytecode comme d'autres langages interprétés, il effectue une passe d'assemblage qui traduit les constantes, remplace les variables par des adresses internes et construit un arbre syntaxique (AST, "Abstract Syntax Tree"). Le code source est traduit instruction par instruction en AST, par la suite optimisé. Si des instructions sont situées dans un bloc spécial comme BEGIN ou CHECK, elles sont exécutées dès leur compilation (et donc avant que le reste du code source soit compilé). C'est le cas en particulier des modules chargés par l'instruction use. L'AST, par rapport à un AST usuel, a la particularité de contenir déjà les chemins d'exécution. Lors de la phase d'exécution, l'interpréteur suit donc les chemins présents dans l'AST et exécute les instructions restantes. Perl 5 n'utilise à aucun moment de bytecode. Le projet de compilation en bytecode commencé lors de Perl 5.005 par Malcom Beattie n'a jamais abouti. L'arrivée de Parrot peut cependant offrir une nouvelle solution.Plusieurs fonctionnalités des bibliothèques de Perl 5 seront intégrées dans Perl 6 : ainsi l'analyse syntaxique sera intégrée dans le moteur d'expressions rationnelles. Aujourd'hui, en Perl 5, un analyseur LALR peut s'écrire par le module Parse::Yapp, clone de yacc. Parse::RecDescent est un module qui permet l'écriture d'un analyseur récursif descendant.Une plaisanterie récurrente présente Perl comme acronyme de 'Pathologically Eclectic Rubbish Lister' ("collectionneur pathologique de déchets variés") en référence à ses caractères spéciaux chargés de sens dans la syntaxe du langage, comme dans l'exemple suivant : $message = "À l'endroit : 'camel'.\n"; print $message; $message =~ s/endroit/envers/; $message =~ s/('\w+')/reverse($1)/e; print $message; exit 0 et sa sortie à l'écran : À l'endroit : 'camel'. À l'envers : 'lemac'. Les troisième et quatrième lignes de cet exemple montrent l'usage d'expressions rationnelles.Exemple classique: print "Hello World\n"; # Affiche 'Hello World' suivi d'un retour à la ligneCertains mots ont un sens différent en Perl et dans la littérature informatique usuelle. Ci-après deux exemples :Perl a une base d'utilisateurs vaste, mais de plus en plus concurrencée par celles de PHP, Python, Ruby, Javascript, etc. Le langage est apprécié des administrateurs système mais également des développeurs dans le domaine de la bio-informatique où les programmes font l'objet de remaniements constants. La base CPAN regroupe et met gratuitement à la disposition des utilisateurs de Perl "15,4 millions de lignes de code" sous forme de "modules" Perl et de "synopsis" montrant comment les mettre en œuvre. En France, l'association des "Mongueurs de Perl" promeuvent ce langage, notamment via les Journées Perl.On écrit généralement le nom de ce langage avec un "P" majuscule pour désigner le langage et un "p" minuscule en parlant de l'interpréteur : « seul perl analyse correctement Perl. » Une conséquence est qu'un système de coloration syntaxique d'un programme Perl devrait utiliser l'interpréteur perl pour être totalement correct. En pratique, des modules pur Perl comme Perl::Tidy et PPI arrivent à comprendre correctement la majeure partie du code courant. Initialement, le concepteur de Perl, Larry Wall, avait prévu de nommer son langage « », d'après une parabole biblique se trouvant relatée dans l'Évangile selon Matthieu (chapitre 13, versets 45 et 46). Il existait déjà un langage de programmation dénommé PEARL — pour la programmation multitâche et temps réel. Wall changea donc l'orthographe en « Perl ». Les significations diverses que l'on trouve de nos jours comme le "" sont simplement des rétroacronymes. "Black Perl" est un poème signé Larry Wall, écrit dans le langage de programmation Perl et dans la langue anglaise. "Code golf" est un jeu de programmation en Perl, consistant à écrire le programme le plus court pour accomplir une tâche donnée.
Il prend en charge les expressions régulières dans sa syntaxe même, permettant ainsi directement des actions sur l'aspect général de séquences de texte.
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L'histoire du continent antarctique est née avec les hypothèses concernant l'« équilibre » de la Terre, celui-ci expliquant sa forme. Durant l'Antiquité, les anciens Grecs dont le philosophe Aristote estiment que la Terre est une sphère symétrique ayant nécessairement un point d'équilibre appelé « pivot » ("polos" en grec) de part et d'autre de l'équateur. C'est ainsi que l'Arctique du grec ancien ("Arktikos") se trouve un opposé et que l'Antarctique est pour la première fois évoqué. Emprunt du grec ancien ("antarktikós"), le mot « Antarctique » se forme à partir de deux termes : "ant(i)-" () c'est-à-dire « ce qui est contraire, opposé »En, envoyé par le gouvernement anglais, Francis Drake quitte Plymouth avec une flotte de cinq navires pour explorer le Pacifique. Le, il commence la traversée du détroit de Magellan qu'il effectuera en 16 jours. Commandant le "Golden Hind", Drake et son équipage sont alors pris dans une violente tempête qui les entraîne au large de la Terre de feu. C'est alors qu'ils s'aperçoivent que l'hypothétique ne s'étend pas jusque dans cette région. La majorité des cartes de l'époque ne corrigera pourtant l'erreur que lorsque Jacob Le Maire et Willem Schouten contourneront le cap Horn en 1616. Le, Jean-Baptiste Charles Bouvet de Lozier, missionné par la Compagnie des Indes pour découvrir des terres inconnues etAu, de nombreux bateaux viennent chasser le phoque le long des rives du continent mais il faut attendre le pour que des explorateurs français, commandés par Dumont d'Urville plantent leur drapeau sur les terres antarctiques. Quelques jours plus tard, c'est au tour de la flotte américaine de Charles Wilkes d'y parvenir. Par la suite, en 1839, l'expédition Erebus et Terror est la principale expédition scientifique menée au en Antarctique par les Britanniques, grâce à une association entre la British Association for the Advancement of Science et la Royal Society. Elle comprend des médecins, des naturalistes et des botanistes. Au cours de cette expédition, en 1841, l'explorateur James Clark Ross traverse l'actuelle mer de Ross et découvre l'île de Ross. Le mont Erebus et le montL'Année polaire internationale (API) (1882-1883) et l'Année géophysique internationale (AGI) (1957-1958) vont soulever un certain nombre de questionnements politiques et économiques sur l'avenir de l'Antarctique. Ainsi va naître le traité sur l'Antarctique qui donne à ce continent son statut unique destiné à la science, aux actions pacifiques, à la préservation des ressources naturelles et à la protection de la biodiversité. Signé le à Washington par douze pays soit l'Afrique du Sud, l'Argentine, l'Australie, la Belgique, le Chili, les États-Unis, la France, le Japon, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et l'URSS (actuelle Russie), le traité compte en 2010 quarante-cinq États signataires. La Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique en 1982, le protocole de Madrid en 1991 et des programmes de recherche internationaux comme le recensement de la vie marine de l'océan Austral (2003-2010) ouCentré de manière asymétrique autour du pôle Sud et situé en grande partie au sud du cercle antarctique, l'Antarctique est le continent le plus méridional de la Terre, baigné par les océans Atlantique sud, Indien et Pacifique sud. Alternativement, on peut considérer qu'il est entouré par l'océan Austral, ou par les eaux du Sud de l'océan mondial. Il est constitué d'une grande terre principale ainsi que d'un ensemble d'îles plus petites, dont le sud marque la limite nord.L'Antarctique couvre une superficie de plus de, ce qui en fait le quatrième plus grand continent avec une surface environ plus grande que celle de l'Europe. En hiver, le continent antarctique double sa superficie par une banquise qui le prolonge jusqu'à près de du rivage et des glaces flottantes allant jusqu'à des côtes. Le littoral mesure de long et est surtout caractérisé par des formations de glace comme le montre le tableau ci-dessous : L'Antarctique est divisé en deux par la chaîne Transantarctique située près de la péninsule Antarctique entre la mer de Ross et la mer de Weddell. La zone située entre l'Ouest de la merL'Antarctique est le lieu le plus froid sur Terre. C'est sur ce continent que la température naturelle la plus basse de la planète,, a été estimée à Dôme Argus, le, par des mesures météorologiques de télédétection par la NASA avec le satellite Landsat 8. Le record officiellement mesuré "in situ" est de, le à Vostok (base de l’armée russe). Pour comparaison, c'est de moins que la température de sublimation du dioxyde de carbone. Le record de chaleur sur le continent est atteint le au niveau de la base argentine de Marambio avec 20,7 °C relevés. L'Antarctique est un désert glacé où les précipitations sont rares soit en moyenne par an. Le pôle Sud par exemple, en reçoit moins de par an en moyenne. En hiver, les températures atteignent un minimum compris entre et à l'intérieur du territoire. Les températures maximales se situent entre et et sont atteintes près des côtes en été. Le soleil cause souvent des problèmes de santé, comme la photokératite, car la majorité des rayons ultraviolets qui frappent le sol sont réfléchis par la neige. La partie orientale de l'Antarctique estEn raison de sa position au pôle Sud, l'Antarctique reçoit relativement peu de radiations solaires. C'est donc un continent très froid où l'eau est principalement présente sous forme de glace. Les précipitations sont faibles (de 500 à voire moins) et tombent presque systématiquement sous forme de neige qui s'accumule et forme un gigantesque inlandsis recouvrant le territoire. La plus grande partie de l'Antarctique est considérée comme un « véritable désert ». Certaines parties de cet inlandsis sont formées de glaciers en mouvements appelés courants glaciaires qui progressent en direction des pourtours du continent. Près de laLa météorologie et la climatologie antarctiques sont compliquées par l'immensité et de la mauvaise accessibilité du terrain, qui ont fait que les stations météorologiques y sont souvent proches de la côte ; en outre les satellites ne peuvent correctement y mesurer la température au sol qu'en l'absence de nuage, car sous ceux-ci les températures sont parfois plus élevées. Une fonte théorique de la totalité de la glace antarctique causerait une augmentation de près de () du niveau des océans. L'Antarctique est la zone la plus froide de la Terre, ce qui a fait croire un temps qu'il échapperait à la fonte des glaces. Cependant toutes les études faites depuis 2009 concluent qu'un réchauffement global de l'Antarctique occidental est en cours. Une étude de 2009 financée par la "National Science Foundation" a combiné des données historiques de températures locales au sol issues de stations météorologiques, à des données globales mais plus récentes provenant des satellites pour corriger les lacunes de l'histoire de 50 ans de températures de surface, dont en Antarctique oriental et central où les stations météorologiques sont rares : certaines zones continentales connaissent un redoux, notamment la péninsule Antarctique qui semble se réchauffer rapidement et où la glace fond de manière préoccupante. Eric Steig (Université de Seattle) montre en 2009 pour la première fois un réchauffement moyen en surface de par décennie de 1957 à 2006 pour le continent, ajoutant que l'Antarctique occidental a gagné plus de par décennie depuis 50 ans (ce que confirme la NASA) et que ce réchauffement est plus fort en hiver et au printemps. Ce réchauffement est en partie compensé par les chutes de neige en Antarctique oriental. En conclusion, les données satellites combinées à celles des stations météorologiquesChaque année, une zone à faible concentration d'ozone, ou « trou de la couche d'ozone », croît au-dessus de l'Antarctique. Ce dernier couvre l'ensemble du continent et atteint sa surface maximale en septembre. Le « trou » le plus durable est enregistré en 2008 et subsiste alors jusqu'à la fin du mois de décembre. Le « trou de la couche d'ozone » est détecté par des scientifiques en 1985 et avait tendance à augmenter avec les années d'observation. La diminution de la quantité d'ozone est attribuée à l'émission de chlorofluorocarbures (CFC) dans l'atmosphère, qui décomposent l'ozone en d'autres gaz.L'Antarctique est l'une des huit écozones ou régions biogéographiques terrestres. L'océan Austral contient une biomasse importante grâce à une remontée d'eau ("upwelling" en anglais) par de forts courants marins d'eau froide en cette zone, qui apporte énormément de nutriments (sels nutritifs) et d'oxygène. Cette biomasse est d'autant plus riche par la présence de la convergence antarctique, véritable « frontière climatique » entre les autres océans et l'océan Austral aux eaux plus froides et moins salées. La richesse de cette biodiversité marine dont sa faune et sa flore benthiques, s'oppose à celle terrestre, c'est-à-dire aux côtes, beaucoup plus pauvre voire inexistante à l'intérieur de l'inlandsis. En effet le climat de la région antarctique ne permet pas une végétation dense et une vie animale foisonnante. Les températures glaciales, la pauvre qualité du sol, le manque d'humidité et de luminosité empêchent les plantes de se développer et la faune de prospérer. On n'y trouve ni arbre ni arbuste et seulement 1 % du continent est colonisé par les plantes. Les zones les plus favorables sont les parties côtières occidentales, la péninsule Antarctique et les îles sub-antarctiques.La faune en Antarctique est marquée par la faune australe du Crétacé, dont des fossiles de plusieurs espèces sont découverts au. Au début du Crétacé, sur l'est-Gondwana alors sans calotte glaciaire, plusieurs espèces sont recensées, comme des animaux endémiques. Des amphibiens et reptiles géants (', '), dinosaures (', ', ") ou des mammifères y ont vécu, mais néanmoins, peu de fossiles de dinosaures ont été découverts en Antarctique en comparaison d'autres continents. Le climat passant de tropical à polaire, semble avoir entraîné une évolution importante jusqu'à la disparition de pratiquement toutes les espèces vivantes. Peu d'invertébrés terrestres sont présents en Antarctique. Toutefois on y trouve des acariens microscopiques comme " mais aussi des poux, des nématodes, des tardigrades, des rotifères, du krill et des collemboles. Récemment, des écosystèmes antédiluviens, constitués de plusieurs types de bactéries, ont été retrouvés vivants, emprisonnés sous des glaciers. L'espèce de mouche'qui mesure seulement est, à proprement parler, le plus grand animal terrestre d'Antarctique. On compte 40 espèces d'oiseaux pour une population totale estimée à 200 millions d'individus ; les plus représentés sont les sternes, les skuas, les pétrelsLes seuls autotrophes présents sur le continent sont essentiellement des protistes. La flore antarctique se limite principalement à des mousses, des algues, des mycètes et des hépatiques qui ne poussent généralement que quelques semaines en été. L'Antarctique compte plus de de lichens, 100 de mousses () et 30 d'hépatiques (). On dénombre également d'algues dont la majorité est du phytoplancton. En été, l'algue des neiges (') et des diatomées multicolores sont particulièrement abondantes sur les côtes. Seulement deuxL'Antarctique fait partie du supercontinent appelé Pangée qui se morcèle il y a plus de, dérivant vers l'est et le sud. Il y a, l'Antarctique est une partie du Gondwana issue de la Pangée. Ce dernier se fragmente encore pour enfin former, il y a environ, l'Antarctique tel que nous le connaissons aujourd'hui.Durant le Cambrien, le Gondwana accuse un climat tempéré. L'Ouest de l'Antarctique se situe en partie dans l'hémisphère nord et, durant cette période, de grandes quantités de grès, de roches calcaires et de schiste s'accumulent. L'Est de l'Antarctique se trouve, quant à lui, au niveau de l'équateur où les fonds marins tropicaux fleurissent d'invertébrés et de trilobites. Au début du Dévonien (), le Gondwana se situe dans des latitudes plus méridionales entraînant un climat plus frais, bien que des fossiles deÀ cause d'un réchauffement continu, la calotte glaciaire fond si bien qu'une grande partie du Gondwana devient un désert. Les fougères à graines colonisent l'Antarctique oriental et de grandes quantités de grès et de schiste se déposent sur le sol. Les synapsides sont communs en Antarctique entre la fin du Permien et le début du Trias et comprennent des espèces comme '. Pendant le Jurassique (206-146Il y a l'Afrique se sépare de l'Antarctique suivie par le sous-continent indien au début du Crétacé (approximativement ). Aux environs de, l'Antarctique, alors reliée à l'Australie, a encore un climat tropical voire subtropical et est dotée d'une faune composée de mammifères placentaires et marsupiaux, de reptiles et de dinosaures, d'oiseaux. Vers, l'Australie et la Nouvelle-Guinée se séparent de l'Antarctique si bien que les courants sont susceptibles de l'isoler de l'Australie. Avant cette période, la Terre est plus chaude qu'aujourd'hui, mais le déplacement du continent vers le sud s'accompagne d'unL'étude géologique de l'Antarctique a été entravée par la couverture quasi totale du continent par une épaisse couche de glace. De nouvelles techniques comme la télédétection, le radar à pénétration de sol ou l'imagerie satellite commencent à fournir des informations sur le sol situé sous la glace. Géologiquement, l'Antarctique occidental ressemble étroitement à la cordillère des Andes située en Amérique du Sud. La péninsule Antarctique s'est formée grâce au soulèvement et au métamorphisme du sédiment des fonds marins entre la fin du Paléozoïque et le début du Mésozoïque. Ce soulèvement sédimentaire fut accompagné par une intrusion de roches magmatiques et par le volcanisme. Les roches les plus communes en Antarctique occidental sont l'andésite et la rhyolite, roches volcaniques formées durant le Jurassique. Il existe des traces d'activité volcanique, même après que la couche de glace s'est formée, en Terre Marie Byrd et sur l'Île Alexandre-. LaL'Antarctique ne compte pas d'habitants permanents mais un certain nombre de gouvernements maintiennent en permanence des équipes dans les diverses stations de recherche présentes sur le continent. Le nombre de personnes qui gèrent et qui secondent la recherche scientifique et les autres travaux sur le continent et ses îles proches varie d'environ en hiver à environ en été. Beaucoup de ces stations sont pourvues en personnel durant toute l'année mais la majorité des employés qui passent l'hiver en Antarctique arrivent de leurBien que de la houille, des hydrocarbures, du minerai de fer, du platine, du cuivre, du chrome, du nickel, de l'or et d'autres minéraux aient été découverts en Antarctique, ils ne sont pas présents en quantités suffisantes pour permettre une exploitation rentable. Le protocole de Madrid de 1991 limite par ailleurs une éventuelle activité liée aux ressources naturelles. En 1998, un accord aboutit à l'interdiction, pour une durée illimitée, d'exploiter les ressources minérales de l'Antarctique. Ce consensus, qui sera réétudié en 2048, limite davantage le développement et l'exploitation économique du continent. La principale activité économique repose sur la pêche et la vente du poisson. En 2000-2001, la quantité de poissons pêchée en Antarctique s'élevait à. Dans une moindre mesure, les « expéditions touristiques » existent depuis 1957 et sont théoriquement encadrées par le protocole de Madrid. En réalité, elles sont régulées par l'Association internationale des voyagistes antarctiques (IAATO). Tous les navires liés au tourisme ne sont pas membres de l'IAATO mais les adhérents de cette association sont à l'origineLes transports en Antarctique ont été améliorés par les technologies humaines : les zones isolées et reculées traversées par les premiers explorateurs sont aujourd'hui transformées en des régions plus accessibles au transportChaque année, des scientifiques de 27 pays différents effectuent en Antarctique des expériences impossibles à réaliser ailleurs dans le monde. En été, plus de travaillent dans la cinquantaine de stations de recherche. Ce nombre décroît à environ en hiver. Certains États y maintiennent en effet une présence humaine permanente ou semi-permanente. Les chercheurs présents en Antarctique peuvent être des biologistes, des géologues, des océanographes, des physiciens, des astronomes, des glaciologues et des météorologues. Les géologues étudient notamment la tectonique des plaques, les météorites provenant de l'espace et les traces du morcellement du supercontinent Gondwana. Les glaciologues travaillent sur l'histoire et la dynamique des icebergs, de la neige saisonnière, des glaciers et de l'inlandsis. Les biologistes, en plus d'étudier la faune et la flore, s'intéressent à la façon dont les températures rigoureuses et la présence de l'être humain agissent sur l'adaptation et les techniques de survie d'un grand nombre d'organismes. Les médecins ont fait des découvertes concernant la propagation de virus et la réaction du corps aux températures extrêmes. Les astrophysiciens étudient la voûte céleste et le fond diffus cosmologique à la station d'Amundsen-Scott. Beaucoup d'observations astronomiques sont de meilleure qualité lorsqu'elles sont effectuées au sein du territoire Antarctique plutôt qu'à un autre endroit du Globe car l'altitude élevée offre une atmosphère raréfiée. En outre, les basses températures minimisent la quantité de vapeur d'eau dans l'atmosphèreDernière de la planète, le continent antarctique fait l'objet d'un régime juridique défini par le traité sur l'Antarctique de 1959 (entrée en vigueur en 1961) et n'a donc pas de gouvernement, c'est un territoire neutre. En raison de la contiguïté territoriale, de la paternité de leur découverte, de leur occupation ou par intérêt géostratégique ou économique (au vu des probables ressources naturelles que comporte son sous-sol et des droits de pêche et de chasse), des États ont revendiqué des portions du continent, matérialisées, pour la plupart, par des sortes de tranches partant du pôle Sud, allant jusqu'à l'océan Austral, et dont les bords sont des méridiens. Bien que quelques-uns de ces pays aient reconnu mutuellement la validité de leurs revendications, ces dernières ne sont généralement pas admises universellement. Dans certains cas, un même secteur est revendiqué par plusieurs États. La péninsule Antarctique est ainsi revendiquée par l'Argentine, le Chili et le Royaume-Uni. Le traité offre cependant un cadre juridique international aux expéditions scientifiques. Le « gel » des prétentions territoriales est établi depuis 1959 et le continent est considéré comme « dépolitisé ». C'est une différence importante avec l'Arctique qui ne bénéficie pas de ce cadre. La neutralité signifie que la France, par exemple, peut continuer à affirmer que la Terre Adélie relève du droit français alors que d'autres États, au contraire, pourront considérer que l'Antarctique est un espace international. Ce statut est réglementé par le traité sur l'Antarctique qui date de 1959, conclu sous l'égide de Dwight David Eisenhower et de Nikita Khrouchtchev. Selon ce dernier, l'Antarctique est défini comme étant l'ensemble des terres et des banquises situées au sud du Sud. À l'origine, le traité est signé par douze pays dont l'Union soviétique (et plus tard la Russie), le Royaume-Uni, la Belgique, l'Argentine, le Chili, l'Australie et les États-Unis. En outre, le traité établit le continent comme une réserve naturelle, met en place la liberté de recherche scientifique, la protection de l'environnement et y interdit les activités militaires. Il s'agit de la première maîtrise des armements établie durant la Guerre froide, avec des mentions relatives aux armes nucléaires. Néanmoins, dès 1947, les États-Unis avaient proposé l'« internationalisation » du territoire, proposition rejetée par de nombreux États qui y voyaient un moyen de défense des intérêts américains et qui, à la suite du coup de Prague et du blocus de Berlin, rendait impossible l'adhésion soviétique au projet. Le traité est sans durée limite et renouvelable par tacite reconduction. Aujourd'hui, 49 États ont apposé leur paraphe, 28 d'entre eux disposant d'un droit de vote. Deux moratoires renforcent la protection du continent : la convention pour la protection des phoques (1972) et celle sur la conservation de la flore et de la faune marines (1978). Enfin, le Protocole de Madrid (rédigé en 1991), relatif à la protection de l'environnement et imprescriptible avant cinquante ans, stipule : Il désigne l'Antarctique comme. Entré en vigueur le (après dépôt des instruments de ratification, d'acceptation, d'approbation ou d'adhésion par les États), ce protocole prohibe notamment toute activité minière pour cinquante ans. Interdiction tacitement reconductible, qui ne peut être levée qu'à l'unanimité des parties. Unique dans l'histoire du droit international, le système de gouvernance que le traité a instauré est reconnu par la plupart des juristes comme le plus innovant du. En 1983, les signataires du traité sur l'Antarctique entament des négociations afin de réglementer l'exploitation minière du continent, celle-ci comme d'autres points (tourisme, pêche et chasse, navigation des sous-marins, protection de l'environnement) n'ayant pas été anticipée en 1959. Cependant, une première tentative en ce sens portée par la Nouvelle-Zélande sous le nom de « convention de Wellington » n'avait pas abouti. Une campagne de pression publique ayant pour but d'empêcher toute exploitation des minéraux en Antarctique est alors menée dans les années 1980 par une coalition d'organisations internationales et notamment par Greenpeace qui établit sa propre base, la World Park Base, dans la région de la mer de Ross et mène des expéditions annuelles afin de mesurer l'impact de l'Homme sur l'environnement. En 1988, la Convention pour la réglementation des activités sur les ressources minérales antarctiques est adoptée. Cependant, quelques années après, l'Australie et la France refusent de signer le traité, le faisant tomber en désuétude. Ces derniers proposent à la place qu'une réglementation complète de protection sur l'environnement de l'Antarctique soit négociée. Soutenu par d'autres pays, le Protocole au traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement en Antarctique, ou protocole de Madrid, est alors négocié et entre en vigueur le : il interdit toute exploitation minière en Antarctique, désignant le continent comme une. Selon le traité,. Pas de militaires ni de nucléaire, liberté de recherche scientifique et coopération internationale. Le traité sur l'Antarctique empêche toute activité militaire sur ce continent, y compris la construction de bases militaires et de fortifications, les manœuvres militaires et les essais d'armements. Le personnel ou l'équipement militaire n'est permis que pour la recherche scientifique ou pour d'autres fins pacifiques, sachant que la coopération scientifique fut un instrument pour éviter une militarisation du continent. La seule action militaire effectuée sur le continent est l'Operación 90 lancée par l'armée argentine en 1965. L'Antarctique est la seule zone démilitarisée acceptée par les États-Unis. L'armée américaine remet la décoration Antarctica Service Medal aux militaires ou aux civils qui accomplissent le devoir de recherche en Antarctique. Cette médaille est enrichie d'une distinction supplémentaire pour ceux qui passent l'hiver sur le continent.RomansCinématographie Séries téléviséesLes œuvres artistiques sont difficilement réalisables "in situ" et "in vivo" sur le sol antarctique compte tenu des conditions climatiques extrêmes et de l'éloignement du continent des terres habitées. Toutefois grâce à des actions en faveur de l'art, certains artistes ont pu bénéficier de la logistique et des infrastructures destinés aux scientifiques travaillant en Antarctique. C'est ainsi que les plasticiens français Catherine Rannou et Laurent Duthion choisis par l'Institut polaire français Paul-Émile-Victor (IPEV) lors de la
L'Antarctique (prononcé, ou aussi ), parfois appelé « le Continent Austral » ou « le Continent Blanc », est le continent le plus méridional de la Terre. Situé autour du pôle Sud, il est entouré des océans Atlantique, Indien et Pacifique et des mers de Ross et de Weddell. Il forme le cœur de la région antarctique qui inclut également les parties émergées du plateau des Kerguelen ainsi que d'autres territoires insulaires de la plaque antarctique plus ou moins proches. L'ensemble de ces territoires, qui partagent des caractéristiques écologiques communes, constitue l'écozone antarctique.
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Le choronyme « Alpes » qui définit l’ensemble de la chaîne apparaît dès le Selon une première hypothèse, l'origine est issue de l'appelatif gaulois "alpe", lui-même issu d'une racine celtique ou pré-celtique "alp" qui viendrait d"'albos", signifiant selon Delamarre « le monde lumineux, le monde d'en-haut », ou de l'indo-européen commun *"albho-" signifiant « blanc ». Ainsi, il y aurait une forte connotation religieuse dans cette racine. Selon P.-L. Rousset, le choronyme « Alpes » trouve son origine dans la somme de très nombreux lieux élevés contenant la racine "alp" (par exemple « alpage ») et cela à travers tous les pays alpins. Le mot est attesté dans les prénoms gaulois "Albos", "Albios", "Albiorix".Le peuplement de l'arc alpin par l'homme est attesté à partir du Paléolithique moyen (vers ans). Le peuplement alpin du Néolithique est bien connu des archéologues, en raison des conditions climatiques très favorables à la conservation des matériaux composant les objets du quotidien.En moyenne, en montant en altitude, la température diminue de pour, et donc de pour.L'arc alpin forme une barrière climatique colossale. Lorsqu'un anticyclone s'approche des côtes atlantiques il forme un vaste courant rotatif horaire (sens des aiguilles d'une montre) chassant l'air nord-italien vers la Méditerranée ; mais plus au nord l'air entraîné par ce courant reste bloqué en Bavière et en Suisse par la barrière alpine et une dépression se forme sur le golfe de Gênes, c'est cette dépression couplée à l'anticyclone qui entraînera la formation du mistral et de la tramontane. L'effet inverse se produit lorsqu'une dépression s'approche des côtes atlantiques, elle force l'air dans un mouvement rotatif anti-horaire à se bloquer au nord de l'Italie, un anticyclone se forme donc et va resserrer les isobares sur l'Europe occidentale, amplifiant les vents parfois tempétueux provoqués par le passage de la dépression. Les effets de la chaîne sur la météorologie européenne sont multiples et ont des conséquences sur l'ensemble du climat européen.Selon des études du Giec, sous l'effet du réchauffement climatique, les glaciers alpins ont perdu entre 20 et 30 % de leur volume depuis 1980. Étant donné que nous sommes depuis 1850 dans une période de recul des glaciers, ils pourraient régresser de 30 à 70 % de leur volume d'ici 2050. Selon Jean-François Donzier, directeur général de l'Office international de l'eau, organisateur des états généraux de l'eau en montagne, qui ont eu lieu à Megève en 2010, « Avec le réchauffement climatique, l'hiver, la neige se transforme en pluie et ne permet plus de stocker l'eau. Or, normalement, c'est cette neige qui fond l'été qui sert à alimenter les rivières ». Les experts réunis lors de ces états généraux ont alerté que les Alpes risquent de ne plus pouvoir jouer leur rôle de « château d'eau de l'Europe ». Les constats de la déclaration de Megève () sont notamment que, « malgré une apparente abondance de la ressource en eau (Alpes du Nord), il y a émergence d’une véritable prise de conscience que la ressource est limitée, notamment dans sa répartition spatio-temporelle ».La population sur l'ensemble de l'arc alpin était de en 2001, dont 30,1 % en Italie, 23,9 % en Autriche, 18 % en France, 12,8 % en Suisse, 10,1 % en Allemagne, 4,7 % en Slovénie et 0,2 % au Liechtenstein et à Monaco. Les deux plus grandes villes du massif sont Grenoble (France), aire urbaine de plus de, et Innsbruck (Autriche), agglomération de plus de, deux villes considérées comme étant, l'une pour les Français, l'autre pour les Autrichiens, capitale des Alpes.En incluant Monaco, la chaîne alpine s'étend sur huit pays. Ainsi, avant d'être reconnue comme « un territoire alpin », c'est d'abord huit petits morceaux de huit nations bien différentes. Les politiques de protection de l'environnement et de développement durable diffèrent donc en fonction des territoires alpins. Une Commission internationale pour la protection des Alpes (CIPRA), une organisation non gouvernementale fondée en 1952 pour tirer profit des potentiels de cet espace alpin et sauvegarder sa diversité culturelle et naturelle, en initiant un développement soutenable à de multiples niveaux. Elle a œuvré pour qu'un outil juridique international unique puisse faciliter la mise en place de politiques de développement durable sur l'ensemble des Alpes. Il aura fallu pour que ce traité international voie le jour. En 1991, les ministres de l'Environnement des États alpins, plus l'Union européenne, signent la Convention alpine. Aujourd'hui, la CIPRA, comme bien d'autres organisations non gouvernementales alpines telles que le Club Arc alpin, l'Association des élus de montagne, Alpe Adria, Arge Alp, la COTRAO (Communauté de Travail des Alpes occidentales), Euromontana, la FIANET (Fédération Internationale des Associations Nationales d'Exploitation de Téléphériques), l'International Steering Committee of the Network of Protected areas, l'IUCN (International Union for Conservation of Nature), la Managing Authority of the European Cooperation Programme Alpine Space, Pro Mont Blanc, l'UNO/UNEP-ROE et l'ISCAR (Comité scientifique international recherche alpine), accompagne la mise en œuvre de la Convention alpine. Toutes y ont un statut d'observateur, participent aux conférences alpines et à différents groupes de travail. La Convention alpine se compose de plusieurs protocoles traitant des thématiques suivantes : aménagement du territoire et développement durable, protection des sols, protection de la nature et entretien des paysages, agriculture de montagne, forêts de montagne, tourisme, transports, énergie. En 2016-2017, un « Projet Sentinelles des Alpes » vise à élaborer, partager et intégrer avant 2020 les moyens d'observation des relations climat-homme-biodiversités à l’échelle du massif côté français. Porté par le CNRS, l'IRSTEA et financé par l'Agence française pour la biodiversité, il est coordonné par une, pour anticiper les changements globaux (climatiques et socio-économiques) et y mieux répondre. Dans ce cadre, des scientifiques coopèrent avec des gestionnaires d’espaces protégés, des décideurs, des représentants du monde agricole, du tourisme et des usagers de la montagne des cinq dispositifs sentinelles déjà mis en place (ORCHAMP, Alpages sentinelles, Lacs sentinelles, Refuges sentinelles et le réseau de conservation de la flore Alpes-Ain). Cette zone atelier est l'un des maillons français du réseau Long Term Ecological Research Network.Les Alpes peuvent être subdivisées en trois parties, les Alpes occidentales (de la Méditerranée au mont Blanc), les Alpes centrales (de la Vallée d'Aoste au Brenner) et les Alpes orientales (du Brenner à la Slovénie). La surface des Alpes () est partagée entre l'Autriche (28,5 %), l'Italie (27,2 %), la France (20,7 %), la Suisse (14 %), l'Allemagne (5,6 %), la Slovénie (4 %) et les deux micro-États que sont le Liechtenstein et Monaco. Ainsi donc, dans l'ordre décroissant, les pays les plus alpins sont, sans compter le Liechtenstein et Monaco, l'Autriche (65,5 % de son territoire), la Suisse (65 %), la Slovénie (38 %), l'Italie (17,3 %), la France (7,3 %) et l'Allemagne (3 %).Les Alpes font partie des chaînes alpines péri-téthysiennes, formées pendant le Mésozoïque () et le Cénozoïque (depuis ), qui s’étendent du Maghreb à l’Extrême-Orient. Une partie de ces chaînes de montagnes (les chaînes péri-méditerranéennes) est issue de l’ouverture, puis de la fermeture de bassins océaniques du système téthysien. L’existence de ces orogènes est liée à la convergence des plaques tectoniques africaine et européenne et à l'interposition de blocs ou de microplaques. Les Alpes proprement dites s’étendent sur un millier de kilomètres, entre Gênes et Vienne, avec une largeur comprise entre 100 et. On peut les subdiviser selon des critères géographiques, géologiques et topologiques, en trois parties distinctes : L’arc des Alpes occidentales est classiquement subdivisé en deux parties, séparées par le chevauchement pennique crustal : la zone externe et les zones internes. Ce chevauchement majeur juxtapose des unités paléogéographiques distinctes, ayant eu des histoires tectoniques et métamorphiques différentes : globalement, les unités de la zone externe correspondent aux parties proximales de la marge européenne, qui ont été peu raccourcies et peu métamorphisées lors de l’histoire alpine, alors que les unités internes correspondent aux parties plus distales et au plancher océanique, qui ont subi un métamorphisme et un raccourcissement plus fort. Les déformations dans les Alpes, observables grâce aux séismes et à la géodésie, sont actuellement faibles. Les Alpes occidentales sont toutefois en surrection rapide, jusqu’à au nord-ouest de l’arc. Cette surrection est une réponse isostatique à l’érosion et la fonte des glaciers alpins d’une part, et à des processus profonds à l’échelle lithosphérique d’autre part (épaississement crustal). Les mouvements horizontaux sont plus faibles d’un ordre de grandeur, avec des vitesses horizontales relatives de part et d’autre de la chaîne (entre la plaine du Pô et l’avant-pays alpin) de l’ordre de, plutôt en divergence.Les espèces suivantes peuvent se trouver en assez grand nombre dans les espaces protégés.La flore alpine est largement gouvernée par l'altitude, et dans une moindre mesure l'exposition et la latitude. La limite supérieure des forêts se situe habituellement entre sur les sommets exposés des Préalpes et dans les vallées intérieures suisses du Valais et de l'Engadine. Cette limite s'est élevée ces dernières dizaines d'années. La cause peut en être, comme en Sibérie, le réchauffement climatique. Cependant, dans les Alpes, l'agriculture en baisse à haute altitude peut aussi en être la cause.De nombreuses vallées alpines ont connu un système éducatif depuis plusieurs siècles. Pier Paolo Viazzo parle de « paradoxe alpin », soulignant que, contrairement à ce que l'on pourrait penser de populations de territoires enclavés et parfois difficiles d'accès, les populations alpines étaient souvent plus éduquées et cultivées que d'autres, curieuses et sachant adapter leurs modes de vie en fonction des contraintes rencontrées. Au cours des siècles passés, parmi ces populations, nombre de personnes devenaient « colporteurs en écriture », maîtres à domicile ou maîtres d'école ; ils faisaient ce travail dans les Alpes mais aussi en plaine. L'instituteur itinérant avait, à une époque, une, deux ou trois plumes à son chapeau, en fonction de ses compétences : une plume pour ceux qui n'enseignent qu'à lire, deux pour ceux qui enseignent la lecture et le calcul, trois pour ceux qui enseignent lecture, calcul et latin. D'autres devenaient libraires, dont certains ont circulé dans toute l'Europe, voire se sont installés sur d'autres continents. La scolarisation précoce des régions de montagne par rapport à d'autres régions est vue comme paramètre constitutif de l'identité alpine par l'anthropologue Robert K. Burns, de l'université du Michigan (États-Unis d'Amérique), dans les années 1960. Il avait auparavant observé que dans la vallée alpine du Queyras (Hautes-Alpes, France), des écoles existaient dans chaque village depuis au moins le, voire le. Il note que ces écoles étaient faites par des instituteurs payés par plusieurs familles, les enfants se regroupant dans une des maisons du village ; les personnes qui faisaient office d'instituteur étaient souvent aussi notaires et écrivain public, et allaient souvent en plaine proposer leurs services aux populations locales, moins lettrées. Des historiens vaudois ont également noté au fil des siècles l'importance de l'éducation chez les populations de ces montagnes et la présence des instituteurs itinérants dans les villages, par exemple dans la vallée d'Angrogne (Italie) ; ils soulignent un réseau, déjà existant au. L'anglais Charles Beckwith, au début du, qualifie ces écoles d'« universités des chèvres ». L'écrivain français Victor Hugo décrit également dans son livre "Les Misérables" () le système éducatif particulier au Queyras. Ces faits sont également constatés sous Napoléon. Quant à l'émigration temporaire des instituteurs (durant l'hiver), un ancien préfet des Hautes-Alpes (département français) en parle dans un livre, et énumère parmi les émigrants temporaires pour les années 1807 et 1808, pour son seul département.
Les Alpes sont une chaîne de montagnes qui s'étend en Europe, recouvrant la frontière nord de l'Italie, le Sud-Est de la France, Monaco, la Suisse, le Liechtenstein, l'Autriche, le Sud de l'Allemagne et la Slovénie.
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Né en Autriche, Joe Zawinul a commencé la musique par celle des tziganes et celle de l'Autriche traditionnelle. Élevé par son grand-père, il prend pour instrument de prédilection le piano, mais pratique également la trompette basse. Il commence à jouer dans différents groupes locaux, dans les années 1950, comme en 1952 avec le joueur de saxophone ténor Hans Koller, puis plus tard partout en Europe avec des musiciens tels que le clarinettiste Fatty George et le pianiste Friedrich Gulda.Obsédé par le rêve américain, il se présente en 1959 au concours organisé par le journal "Down Beat" et obtient une bourse d’études au Berklee College of Music. Mais il n'y reste que quelques jours, avant de rejoindre le groupe du trompettiste canadien Maynard Ferguson. Puis il joue avec différents musiciens avant d'intégrer en 1962 le groupe du saxophoniste alto Julian Cannonball Adderley, qui s'était fait un nom dans l'ensemble de Miles Davis en 1961. Zawinul devient rapidement une personnalité musicale marquante et un compositeur apprécié. Il est ainsi, dès cette époque, l'auteur de thèmes qui resteront célèbres comme "The Country Preacher", "Walk Tall" et "Mercy, Mercy, Mercy!". Le groupe eut un certain succès, enchaînant les tournées mondiales et Joe Zawinul y resta jusqu'en 1970.À la fin des années 1960, Miles Davis commence à changer de style sous l'influence de la musique rock, et notamment celle de Jimi Hendrix. Le jazz alors joué par Davis se mue en jazz plus électrique, domaine où excelle Zawinul. Il enregistre donc quelques albums avec ce trompettiste, dont "In a Silent Way" et "Bitches Brew". Joe sera d'ailleurs le seul musicien avec lequel Miles suggéra avoir codirigé son groupe : « En 69, Joe Zawinul et moi avons engagé un jeune guitariste anglais, J McLaughlin ».Au début des années 1970, Zawinul fonde le groupe de jazz-rock Weather Report avec Wayne Shorter (sax-tenor et sax-soprano) et Miroslav Vitouš (basse). Le groupe avait pour vocation d'expérimenter de nouvelles perspectives sonores, de briser les formes d'un jazz devenu trop prévisible à leur goût, et de s'affranchir de toutes contraintes stylistiques. Le groupe va dès lors recueillir les suffrages des critiques et des fans d'avant garde, tout en étant en perpétuelle évolution. les postes de batteur et de percussionniste sont particulièrement exposés et sujets à de nombreux changements. On va ainsi voir défiler bon nombre d'instrumentistes de grande renommée. Avec l'arrivée de Jaco Pastorius et de Peter Erskine et ce, malgré leur style de fusion jazz-rock plutôt rude, le groupe connut un immense succès comme en témoigne la notoriété de compositions telles que "Birdland". Ce groupe était régulièrement dans les hit-parades et effectuait des tournées mondiales de grandes arènes, obtenant des récompenses comme le Grammy. Il a d'ailleurs été considéré comme « Numéro 1 » quinze fois de suite par "Down Beat", qui a également qualifié Joe Zawinul de « meilleur pianiste » vingt-deux fois de suite, un record.En 1986, Zawinul fonde un nouveau groupe qui sera hélas voué à l'échec, Weather Update, qui comprend le batteur Peter Erskine, le percussionniste Bobby Thomas Jr, et le bassiste Victor Bailey, tous trois issus de Weather Report, ainsi que Steve Kahn à la guitare. Il a tourné avec le Zawinul Syndicate, qu'il a créé en 1988, dans lequel ont officié Richard Bona, Amit Chaterjee, Fared Haquee, Gerald Weasley, Bill Summers, Leata Galloway, Carl Anderson, Aziz Sahmaoui, Bobby Thomas Jr, Mike Baker, Ronnie Burrage, Randy Bernsen, Lynn Fiddmont, Abraham Laboriel Sr, Manolo Badrena, Arto Tuncboyacyan, Abdou Mboup, Scott Henderson, Maria João, Étienne M'Bappé, Linley Marthe, Cornell Rochester, Paco Sery, Stéphane Galland, Karim Ziad, Nathaniel Townsley, Sabine Kabongo, Victor Bailey, Allegre Correa, Gary Poulson, Cheick Tidiane Seck, Rodney Holmes, Matthew Garrison, Ana Paula Da Silva, Marque Gilmore, Burhan Öçal et d'autres... Depuis 2004, Joe Zawinul était propriétaire d'un club de jazz, le "Birdland" à Vienne dans lequel il a enregistré deux doubles albums "live", en 2005 Brown Street avec le WDR Big Band, ainsi que Victor Bailey, Nathaniel Townsley et Alex Acuna, et Vienna Nights, avec le Syndicate, enregistré en. Le, le Zawinul Syndicate devait participer au festival de jazz parisien, avec comme invité spécial Wayne Shorter en personne. Malheureusement, il sera hospitalisé le à Vienne, pour traiter une forme rare de cancer de la peau. On avait pu remarquer le déclin physique de Joe durant la tournée printanière et estivale de 2007 (amaigrissement, vertiges...). Il décède des suites de sa maladie le, à la clinique Wilhelmina de Vienne. Il fut incinéré et il repose au cimetière central de Vienne dans le secteur des tombes d'honneur (33G), près du compositeur György Ligeti.Aussi importante que puisse être la place de Joe Zawinul comme pianiste de jazz, sa réelle notoriété réside dans le rôle de pionnier des claviers électro-acoustiques et électroniques avec toute une batterie d'équipements périphériques pour modifier la sonorité et la hauteur du son. Même les adversaires incorrigibles de la musique électronique approuvent la formule de Zawinul : « "Jouer électriquement, sonner acoustiquement" ». Le pianiste polonais Adam Makowicz, par exemple, a déclaré : « Il a une sensibilité extraordinaire pour saisir comme un tout les possibilités naturelles des instruments à claviers ». Ayant subi l'influence de George Shearing et de Nat King Cole dans son jeune âge, Zawinul a développé un style de plus en plus personnel. Son jeu et ses compositions, avec leurs rythmes mélodiques caractéristiques (souvent décrits comme essentiellement "noirs") et leur utilisation subtile de pauses et d'espaces « Je suis un musicien de l'espace », sont immédiatement reconnaissables. Les possibilités infinies qu'offrent les synthétiseurs ne le poussent jamais à surcharger ses arrangements. « Saisir le chant d'un oiseau - voilà ce qui m'intéresse ». La transparence est une des particularités remarquables de son registre : on y trouve des contours bien dessinés, une prédilection constante pour les sonorités de la clarinette et de la flûte, une orchestration diversifiée, l'absence d'accumulations d'accords superposés, un espace qui permet à la polyphonie thématique de s'exprimer.
Josef Erich Zawinul dit Joe Zawinul, né à Vienne le et mort dans la même ville le, est un pianiste et claviériste de jazz de nationalité autrichienne qui possède des origines à la fois hongroises et tchèques et, comme il le précise lui-même, tziganes. Il a notamment joué avec le saxophoniste Cannonball Adderley et le trompettiste Miles Davis et fut le fondateur du groupe de jazz-rock Weather Report.
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La Slackware se veut être une distribution légère, rapide, et sans fioritures. Elle se démarque par une procédure d'installation en mode semi-graphique, un système de paquetages logiciels composé simplement d'archives tarballs sans gestion des dépendances, ainsi que par un processus de démarrage reposant sur un ensemble de scripts aisément modifiables « à la main » (elle ne dispose d'ailleurs pas d'un logiciel de configuration centralisée). De par ces caractéristiques, Contrairement à Mint ou Ubuntu, c'est une distribution plutôt reservé aux "initiés", la simplicité d'utilisation n'est pas le premier objectif de Slackware. Slackware utilise une procédure d'initialisation proche de celle des BSD, mais compatible avec celles de System V. C'est également la plus vieille distribution encore en activité, ayant été pendant bien longtemps l'œuvre de Patrick J. Volkerding. Au fil des années, il accepta l'aide de quelques contributeurs (Robby Workman, Eric Hameleers, Piter Punk, Stuart Winter, David Cantrell, Chris Lumens) afin de l'aider dans le développement (aussi à cause de sa maladie qui l'empêcha de contribuer pleinement à Slackware durant l'année 2005). Bien que longtemps maintenue par une seule personne, la distribution est toujours mise à jour et largement utilisée aujourd'hui, et a servi de base à plusieurs projets dérivés. La "slackware-current" est la version courante, c’est-à-dire la version disponible entre la version stable déjà publiée et celle à venir. Elle n'est donc pas recommandée pour la production.Slackware inclut son propre gestionnaire de paquets: "pkgtool", permettant d'installer, désinstaller, mettre à jour, extraire dans le répertoire courant et créer des paquets. Chacune de ces fonctions est remplie par un script bash utilisable par l'interpréteur de commandes. pkgtool fournit également un environnement en mode texte pour effectuer ces opérations. Les paquets sont de simples archives tar compressées avec gzip, bzip2 ou xz. Depuis le, les paquets distribués officiellement sont compressés avec xz.La première version, la 1.00, est sortie le, Patrick J. Volkerding en est l'auteur. Slackware a célébré son dixième anniversaire le. Elle a été historiquement une des premières permettant de faire tourner Linux "in situ" depuis un CD-ROM, dès 1995. En 1999, Slackware est passée de la version 4 à la version 7 directement. À cette époque, la plupart des autres distributions Linux avaient des numéros de versions proches de 6. Pour éviter que les nouveaux utilisateurs puissent croire que Slackware avait trois versions de retard sur le reste du monde Linux et ne posent constamment la question dans les forums, Patrick Volkerding a décidé d'augmenter artificiellement le numéro de version. L'environnement de bureau GNOME a été retiré de la distribution le lors du développement de Slackware 10.2. La préparation et l'empaquetage de gnome nécessite en effet plus d'efforts que pour d'autres environnements de bureau comme KDE ou Xfce. De plus, il existait déjà des projets fournissant GNOME pour Slackware qui étaient plus complets que ce que fournissait la distribution officielle. Patrick Volkerding conclut cette annonce en espérant que ce changement améliore Slackware ainsi que la qualité et la quantité des possibilités d'installation de GNOME pour Slackware. De nos jours il existe plusieurs distributions de GNOME disponibles : GNOME SlackBuild, dropline GNOME, GWARE, Gslacky, buildbot. Slackware n'a définitivement adopté la série 2.6 du noyau Linux que très tardivement. Bien qu'un noyau 2.6 soit fourni depuis la publication de Slackware 10.0 en 2004, celui-ci ne sera le noyau par défaut (et exclusif) qu'à partir de Slackware 12.0 en 2007. Le apparaît la branche officielle de développement pour architecture x86-64. La version stable 13.0 est la première à supporter officiellement cette architecture. D'autres distributions fondées sur Slackware avaient auparavant été créées avec pour but de fournir aux utilisateurs une Slackware supportant les jeux d'instruction 64 bits. Au, la version stable était la 13.0 ; elle comporte GCC 4.3.3, le noyau Linux 2.6.29, KDE 4.2.4, Xfce 4.6.1, Xorg 7.3.0+, SeaMonkey 1.1.13 et tous les utilitaires habituels. La version 13.37 est sortie le. La version 14.0 est sortie le avec notamment le noyau Linux 3.2.29 et Firefox 15.0.1.Slackware est distribuée sur six CD ou un DVD. Les trois premiers CD contiennent les paquets et les trois derniers contiennent les sources qui ont permis de les construire. Le DVD contient l'ensemble de la distribution. Ils sont disponibles sur le magasin en ligne de slackware ainsi qu'au téléchargement sur plusieurs miroirs et par bittorrent. Les versions vendues et téléchargées sont identiques.
Slackware est une distribution GNU/Linux qui, à la différence d'autres distributions populaires, a longtemps été maintenue par une seule personne. Elle est connue pour suivre au mieux la « philosophie Unix » et rechercher la stabilité des applications.
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La notion de logiciel libre est décrite pour la première fois dans la première moitié des années 1980 par Richard Stallman qui l'a ensuite formalisée et popularisée avec le projet GNU (GNU signifiant « Gnu is Not Unix ») et la'(FSF). Une première ébauche de définition du logiciel libre est ainsi proposée en 1986 par la FSF ; un logiciel est alors dit libre s'il confère à son utilisateur les libertés suivantes : Premièrement, la liberté de copier un programme et de le redistribuer à vos voisins, qu'ils puissent ainsi l'utiliser aussi bien que vous. Deuxièmement, la liberté de modifier un programme, que vous puissiez le contrôler plutôt qu'il vous contrôle ; pour cela, le code doit vous être accessible.Aujourd'hui, un logiciel est considéré comme libre, au sens de la "", s'il confère à son utilisateur quatre libertés (numérotées de 0 à 3) : L'accès au code source est une condition d'exercice des libertés 1 et 3. La FSF précise quelques points. D'abord ces libertés doivent être irrévocables. Chacun doit avoir la possibilité d'en jouir sans devoir prévenir un tiers. La redistribution du programme doit pouvoir se faire sous toute forme, notamment compilée, éventuellement à la condition de rendre disponible le code source correspondant. L'utilisateur doit pouvoir fusionner des logiciels libres dont il n'est pas lui-même l'auteur. La FSF accepte toutefois des restrictions mineures quant à la façon dont un logiciel modifié doit être présenté lorsqu'il est redistribué.Le projet Debian, commencé en 1993 avec le soutien de la ', a développé "Les principes du logiciel libre selon Debian" également connus sous l'acronyme DFSG (pour '). Proposé en 1997 par Bruce Perens, le côté pratique y est mis en évidence en 10 points, en précisant par exemple : la non-discrimination des utilisateurs et des usages ; les restrictions acceptables en matière de préservation du code source de l'auteur original ; ou encore l'acceptation explicite du changement du nom d'un logiciel dont on redistribue une évolution. On peut noter à ce propos que les noms de plusieurs logiciels libres (et de leurs éditeurs) ont des marques déposées : par exemple Linux, Mozilla ou Apache. Cette définition établie pour Debian a été reprise dans le cadre de "l (OSI) pour établir "l, en 1998. La terminologie FLOSS (Free/Libre Open Source Software) est ensuite apparue pour tenter de réunir les notions de logiciel libre et logiciel open source.Littéralement,'signifie « code source ouvert ». Toutefois, on utilise généralement "open source" en référence à l’' introduite par l’' (OSI) en 1998, qui souhaitait une autre terminologie pour les logiciels libres, qui se voulait en anglais moins ambigüe et plus adaptée au monde des affaires que '. Le mouvement pour le logiciel libre a défini des règles sur des principes éthiques, celui pour l'open source (qui en découle) a proposé une traduction fonctionnelle. Cela a déclenché des différends relatifs au respect de ces principes. Les défenseurs du logiciel libre considèrent que le logiciel libre est une affaire de philosophie, tandis que les partisans de l'open source rejettent toute philosophie. Cette initiative a causé une controverse avec Richard Stallman et la "Free Software Foundation" qui regrettaient la mise en avant des principes techniques aux dépens de l'éthique. Richard Stallman explique aussi pourquoi le logiciel libre est meilleur que l'open source et pourquoi l'« open source » passe à côté du problème que soulève le logiciel libre. S'il persiste des désaccords entre ces mouvements, il reste qu'un travail conjoint d'harmonisation fait que les définitions officielles du logiciel libre par la'et de l'open source par l’' renvoient dans la pratique à des licences ayant certains points communs dont voici un exemple :À l'époque des premiers ordinateurs, c'était le matériel informatique qui était censé constituer la source de revenus, le logiciel n'étant qu'un moyen d'en faciliter la vente. L'accès au code source était normal, car nul n'achetait un ordinateur sans disposer d'une équipe de programmeurs. Bien avant même la création d'Unix, les milieux professionnels et universitaires s'échangeaient volontiers logiciels et codes sources, et les constructeurs cédaient le leur pour rien jusqu'à ce que les lois antitrust ne le leur interdisent afin de permettre l'exercice d'une concurrence dans ce domaine. En outre, jusqu'aux années 1970, il n'était pas encore tout à fait clair que le droit d'auteur s'applique aux logiciels. , les constructeurs sont contraints de facturer séparément leurs logiciels au début des années 1970 ; en quinze ans, l'avènement de la micro-informatique va généraliser ce modèle et donner un essor aux éditeurs de logiciels qui s'orientent vers la vente de licences d'utilisation. Un exemple souvent cité pour illustrer ce tournant est une lettre ouverte de Bill Gates aux hobbyistes, leur enjoignant de cesser de copier illicitement les logiciels. Les constructeurs ont parallèlement restreint l'accès au code source des programmes, comme en atteste la stratégie OCO, "object-code only" d'IBM à partir du début des années 1980. Il devient impossible, et dans certains cas interdit, d'étudier, de corriger ou d'améliorer les logiciels acquis. Non seulement l'utilisateur ne peut plus adapter le logiciel à ses souhaits, mais en cas de bug, il se retrouve dépendant du bon vouloir de l'éditeur du logiciel. Enfin, la copie, une opération naturelle pour un ordinateur, devient en règle générale interdite (par défaut, le droit d'auteur interdit la copie non explicitement autorisée). Les logiciels disponibles uniquement sous ces conditions restrictives deviennent alors la règle, et les logiciels jusqu'alors librement échangés se retrouvent souvent intégrés dans des produits commerciaux figés et non partageables. Richard Stallman, alors chercheur au laboratoire d'intelligence artificielle du "Massachusetts Institute of Technology", ressent profondément ce changement lorsque les collègues, avec qui il travaillait et échangeait des logiciels jusqu'ici, sont engagés à leur tour pour utiliser et produire des logiciels qu'ils ne pourront plus étudier et partager. Stallman commença à constater ces restrictions en présence de programmes sur lesquels il ne pouvait intervenir, un pilote d'imprimante notamment. Robert Sproull aurait refusé de lui fournir le code source en raison d'un contrat de non divulgation que Xerox avait passé avec lui, pratique encore peu courante à l'époque. En 1984 il crée donc le projet GNU, qui a pour objectif de construire un système d'exploitation compatible avec Unix, et dont la totalité des logiciels est libre. Parallèlement aux travaux de développement engagés, Richard Stallman fonde la "Free Software Foundation". Afin de donner une assise solide à son projet, Richard Stallman définit précisément la notion de "logiciel libre" et il rédige la licence publique générale GNU (GPL) qui utilise le droit d'auteur pour garantir la pérennité des libertés accordées aux utilisateurs (et donc interdire la possibilité qu'une évolution ne soit plus libre). Il publie également le manifeste GNU afin de marquer le début du projet GNU, puis les bulletins GNU périodiquement. Le projet débute par le développement de GNU emacs un éditeur de texte. Au début des années 1990 la majorité du système GNU était fonctionnelle, seul le noyau manquait. Le Noyau est la partie d'un système d'exploitation qui communique avec le matériel et alloue les ressources aux autres programmes. Le projet GNU Hurd dont les spécifications avaient été définies par Stallman lui-même avait pour but de développer un noyau libre. Cependant le projet prenait du retard, et la conception choisie pour celui-ci paraissait difficile à mettre en œuvre. En 1991, Linus Torvalds, un étudiant finlandais, écrit son propre noyau, puis le publie un peu plus tard sous licence GPL. Son noyau, nommé Linux, associé aux logiciels GNU précédemment développés, permettait alors de former un système d'exploitation complètement libre et pleinement utilisable. Les années suivantes ont vu un nombre considérable de projets de logiciel libre se lancer. La fsf référence actuellement plus de de logiciel libre. Depuis la fin des années 1990, le succès des logiciels libres, notamment de GNU/Linux, suscite un vif intérêt dans l'industrie informatique et les médias.Les libertés d'étudier et modifier un logiciel supposent un accès au code source du logiciel. L'accès au code source est important car les logiciels sont généralement distribués sous une forme compilée en langage machine, prêts à être exécutés par un ordinateur. Mais le langage machine est très peu lisible par l'homme et rend l'étude du logiciel extrêmement pénible, voire impossible. L'accès au code source est donc une condition nécessaire pour permettre à l'utilisateur de savoir ce que le programme fait réellement.Un des objectifs principaux du logiciel libre est de permettre à l’utilisateur d'avoir le contrôle de son ordinateur et des logiciels qu'il utilise. Ce contrôle est donné individuellement : chacun peut étudier en détail ce que fait le logiciel, et le modifier s'il le souhaite. Mais les utilisateurs ont aussi le contrôle de manière collective sur leur ordinateur : on ne peut étudier personnellement l'ensemble des logiciels que l'on utilise, mais la relecture collective du code source par la communauté des développeurs, rend peu probable la possibilité qu'une fonctionnalité cachée ou malveillante puisse rester secrète longtemps. Si une telle fonctionnalité est découverte une version modifiée l'évinçant du logiciel peut rapidement être réalisée, discréditant ainsi la version originale. Ceci a pour effet de dissuader, la plupart du temps, les développeurs d'ajouter de telles fonctionnalités dans les logiciels libres. Cependant, cette idée est très largement contestée par les créateurs de logiciels non libres. Richard Stallman pense qu'en utilisant des logiciels propriétaires, les utilisateurs perdent la possibilité de contrôler une partie de leur propre vie. Les propriétaires de logiciels propriétaires (les développeurs, ou l'entreprise pour laquelle ils travaillent) ont selon lui le pouvoir d'espionner ou de restreindre les utilisateurs. La définition du logiciel libre par la FSF précise : Quand les utilisateurs ne contrôlent pas le programme, c'est le programme qui contrôle les utilisateurs. Le développeur contrôle le programme, et par ce biais, contrôle les utilisateurs. Ce programme non libre, ou « privateur », devient donc l'instrument d'un pouvoir injuste. Le, dans l'émission "Ce soir (ou jamais!)", cette notion de contrôle fait débat entre Jacques Attali et Jérémie Zimmermann. Jacques Attali affirme « Le mot libre est très mal adapté car les logiciels dit libres sont souvent attachés à une seule entreprise ». Selon Jérémie Zimmermann, « la liberté pour les logiciels c'est un vrai concept [...] ce que ça veut dire c'est contrôler la machine plutôt que de se laisser contrôler par elle », ce à quoi Attali répond que « Si vous laissez chacun avoir la possibilité de contrôler sa confidentialité alors vous rendez impossible l'État de droit ».La qualité du logiciel est souvent proportionnelle au nombre de développeurs. Plus la communauté de développement s'étend, plus elle devient un gage de qualité et de réactivité. De la même manière, la communauté des utilisateurs, ayant comme rôle principal de faire remonter des dysfonctionnements et des suggestions, a une influence proportionnelle à sa taille. Les développeurs et utilisateurs de logiciels libres sont généralement indépendants, sans tendance politique particulière, et leurs motivations sont diverses. Ils réalisent ou utilisent des outils fondés sur un mode de production reposant sur la collaboration, l'entraide, le partage, la mutualisation. À ce titre, Bill Gates a comparé les communautés du libre à des « communistes d'un nouveau genre », bien que Richard Stallman démente être ou avoir été communiste. En France, les communautés Ubuntu et Mozilla comptent parmi les plus actives. Il existe également des associations de défense et promotion du logiciel libre telles que l'April, l'AFUL ou le réseau Framasoft.Les logiciels libres ont, dans leur grande majorité, tendance à respecter les formats standards ouverts, ce qui favorise l'interopérabilité. Par exemple, le développement du navigateur web Mozilla Firefox s'applique à respecter autant que possible les recommandations émises par le World Wide Web Consortium. De même, LibreOffice et Apache OpenOffice utilisent le format OpenDocument, aux spécifications publiques définies à l'origine par le comité technique d'OASIS et certifié comme norme ISO, incarnant ainsi une valeur pérenne pour les applications bureautiques. L'utilisation de formats ouverts dont l'ensemble des spécifications techniques sont connues, garantit l'accès aux documents numériques archivés. Toutefois, la préférence pour les formats ouverts, si elle est effectivement constatée, n'est pas un élément de la définition du logiciel libre. L'adhésion à une politique de formats ouverts touche à présent largement le monde de l'industrie informatique. À titre d'exemple, les spécifications du langage C#, une création de Microsoft fortement inspirée par le langage Java de Sun Microsystems, ont été publiées et rendues exploitables par d'autres acteurs de l'informatique avant même celles de Java.La commercialisation des logiciels libres est possible mais la liberté en interdit l'exclusivité. Cette caractéristique rend délicat le retour sur investissement financier pour les développeurs du logiciel par la vente du logiciel. Autrement dit : les logiciels libres ne permettent pas de rétribution directe des auteurs. Ceux-ci doivent se limiter à la vente de services associés à l'utilisation du logiciel (voir l'article consacré aux sociétés de services en logiciels libres et l'article Modèles d'affaires des logiciels open source). Les licences libres les plus « contraignantes » imposent que tout projet qui réutilise le code source du logiciel libre devienne lui-même un logiciel libre. Les éditeurs traditionnels s'y refusant catégoriquement, cette disposition les enferme dans le monde du « non-libre » (l'univers des logiciels propriétaires). Il se crée alors un fossé entre les deux mondes, qui est dommageable du point de vue de l'interopérabilité et de l'harmonie entre des systèmes libres et propriétaires qui sont amenés à « cohabiter ». Il existe aussi une forme de distribution mixte : il s'agit d'un système de double licence selon lequel l'éditeur propose d'une part une distribution libre (et généralement gratuite) et, en parallèle, une distribution fermée et payante, assortie des conditions commerciales classiques des logiciels non-libres (et parfois de fonctionnalités supplémentaires).Certains partisans du logiciel libre voient une incohérence dans la politique de certaines entreprises ayant affiché une adhésion aux principes de l’"open source" mais étant favorables à l'extension du logiciel au champ du brevetable. Pour eux, le logiciel libre ("via" la Free Software Foundation) lutte ouvertement contre la brevetabilité des logiciels et, conséquemment, contre l’exclusivité d’exploitation d’une idée par une seule personne ou entreprise. Ils craignent qu'à terme, certains membres de l’"open source" détiennent des portefeuilles de brevets sur "des idées", leur permettant de réclamer des redevances sur chaque portion de code source. IBM, par exemple, déposa en Europe et aux États-Unis certains algorithmes cruciaux dans le fonctionnement général du noyau ou du système d’exploitation GNU/Linux et porta devant des tribunaux des affaires afin que les brevets logiciels soient institués et reconnus en Europe. Pourtant, cette même entreprise autorise l'usage de 500 de ces brevets aux développeurs de logiciels libres et open source. Dans la pratique, tout procès en propriété intellectuelle coûte en temps et en argent. Il est donc difficile pour la communauté "open source" de faire valoir ses droits face aux multinationales. Certains de ses détracteurs l'accusent de recevoir parfois d'une multinationale des "coups de pouce" l'aidant à lutter contre l'influence d'une autre (. IBM finance également la communauté des logiciels libres. Le système "no win, no pay" autorisé aux États-Unis (et qui fut utilisé pour défendre les victimes pauvres de Bhopal) peut éventuellement permettre à la communauté du libre de défendre ses droits, bien que les dossiers soient par nature plus complexes, demandant parfois d'examiner des centaines de milliers de lignes de code.La sécurité relative des logiciels libres et propriétaires est sujette à débat.L'effet du logiciel libre sur l'innovation est sujet à débat. Les partisans du logiciel libre considèrent qu'il permet de garantir une activité innovante. Parce qu'un large panel de contributeurs peuvent y apporter de nouvelles fonctionnalités. Ce dynamisme accélérerait les échanges et favoriserait l'innovation alors que le principe de « verrouillage » nuirait à ce dynamisme. Enfin l'accès à l'intégralité du code source ne permet pas de garder longtemps un avantage concurrentiel ce qui pousserait à l'innovation. Certains innovateurs comme Pranav Mistry du Media lab (MIT, États-Unis) proposent de mettre à la fois les innovations matérielles et les innovations logicielles en licence libre pour tous. De l'autre côté certains acteurs du monde du logiciel propriétaire considèrent au contraire que le logiciel libre peut avoir un effet négatif sur l'innovation en décourageant l'investissement d'acteurs privés.Il existe une grande disparité à l'intérieur des logiciels sous « licence libre » en ce qui concerne leur financement. D'une part une grande majorité de petits logiciels non financés (bénévolat), et d'autre part des logiciels majeurs du marché, financés principalement par les grands acteurs de l'industrie informatique, ainsi Linux est financé entre autres par Red Hat, IBM et Intel, Firefox par Google. En France, les entreprises consacrent.Les logiciels libres sont soumis, comme tout logiciel publié hors du domaine public, au droit d'auteur. Dans ce cadre, le droit d'auteur est exercé par le biais d'une licence libre qui énumère les droits que l'auteur choisit d'octroyer à l'utilisateur. Eben Moglen, contributeur à la conception de la licence GNU GPL (notamment la version 3), insiste sur la distinction entre licence et contrat qui existe en droit américain : une licence est une autorisation unilatérale, tandis qu'un contrat suppose des obligations réciproques. Les logiciels libres sont distribués avec de simples licences. Généralement, ils sont également distribués sans la moindre garantie. Certaines licences, dont la plus connue et utilisée pour les logiciels libres, la licence publique générale GNU, sont relativement complexes. Ainsi, la GPL ne donne le droit de redistribuer un logiciel que si l'ensemble du logiciel, y compris toutes les éventuelles modifications, sont redistribuées selon les termes exacts de la GPL. Cette licence a un caractère héréditaire car la fusion d'un logiciel sous GPL avec un logiciel non GPL, n'autorise la redistribution du logiciel fusionné que sous GPL.Les licences des logiciels libres sont souvent réparties en trois catégories, selon le degré de liberté qu'elles accordent en matière de redistribution. La Fondation pour le logiciel libre ou Free Software Foundation, catégorise les licences d'après quelques questions clés :En langage courant :. C'est une caractéristique juridique qui n'a pas besoin de licence du fait que le logiciel n'a aucun ayant droit. Les droits patrimoniaux concernant ce logiciel disparaissant, il peut alors être utilisé encore plus librement, sous réserve que soient respectés les droits extra-patrimoniaux de ses auteurs. Théoriquement, tout logiciel tombe dans le domaine public une fois les droits d'auteur échus. Toutefois, la durée de protection des droits d'auteur est bien plus longue que le plus ancien des logiciels, par exemple 70 ans après la mort de l'auteur dans tous les pays de l'Union européenne. On ne trouve donc dans le domaine public que des logiciels qui y ont été placés à la suite d'une renonciation aux droits.Il s'agit d'un type de licence imposant peu de contraintes ; cependant, ce type de licence ne protège pas contre les restrictions. En général, seule la citation des auteurs originaux est demandée. En particulier, ces licences permettent de redistribuer un logiciel libre sous une forme non libre. Ces licences permettent donc à tout acteur de changer la licence sous laquelle le logiciel est distribué. Un cas de changement de licence courant est l'intégration de logiciel sous licence BSD dans un logiciel sous "copyleft" (licence GPL). Un autre cas courant est l'intégration de logiciel sous licence BSD dans les logiciels propriétaires. Ces licences sont notamment utilisées par la "Berkeley software distribution" (licence BSD), X Window (licence MIT) et "Apache Software Foundation" (licence Apache).« GPL » est l'acronyme de « General Public License » (Licence Publique Générale). La plus répandue des licences de ce type est la Licence Publique Générale GNU (GNU General Public License), ou GNU GPL pour faire court. On peut réduire encore plus en « GPL », s'il est entendu qu'il s'agit de la GNU GPL. La Free Software Foundation ou FSF se réfère à la catégorie de licence « copyleft ». La GPL contient des « contraintes contre les contraintes ». Par exemple, l'article deux de la GPL permet d'apporter des modifications et de la distribution d'une œuvre sous licence GPL si le licencié fait tout le travail soit concédé comme un tout, sans frais à toute tierce partie suivant les termes de la GPL. Autrement dit, cette licence interdit la redistribution hors des principes du copyleft, car. Les licences du projet GNU sont les plus célèbres. Une telle licence permet d'intégrer du logiciel sous licence BSD et de le redistribuer sous licence GPL. L'inverse est impossible. La licence GPL est critiquée puisqu'elle empêche les fournisseurs de logiciels propriétaires de censurer le code. La contrainte en aval contre les restrictions est intentionnelle. Les auteurs de la GPL soutiennent également que tous les logiciels doivent être sous licence libre parce qu'il est moralement inacceptable de faire autrement. La GPL entretient l'effort de rendre le plus de logiciel libre possible et ce unidirectionnellement. Il s'agit d'une licence qui protège inconditionnellement les développements logiciels appartenant au domaine public. D'importants programmes libres sous licence comme le compilateur GNU C++, le noyau Linux et la suite de bureautique LibreOffice n'existeraient pas sans cela. En somme, la licence GPL est conçue pour protéger les libertés des utilisateurs tout en facilitant la coopération avec la communauté du logiciel libre.Un logiciel non libre est appelé logiciel propriétaire ou logiciel privateur. Cette première appellation peut apparaître trompeuse, car à l'exception de logiciels du domaine public, les logiciels libres n'ont pas moins de propriétaires que les autres, encore que le terme "auteurs" soit plus approprié. Les auteurs de logiciels libres conservent certains droits dépendants du type de licence libre employée. Quelques exemples de types de logiciels non libres :Des logiciels libres sont aujourd'hui disponibles pour des besoins aussi variés que la gestion de projets, de temps, gestion d'établissements scolaires ou universitaires, incluant des modules de comptabilité, finances, ressources humaines, cursus et scolarité, documentation, communication, formation, pédagogie, travail collaboratif, gestion de données et de contenu, gestion de contenu web, gestion de l'apprentissage, gestion des droits numériques, créativité (arbres heuristiques...). Portails et plates-formes numériques de travail ou d'enseignement (TICE dont formation en ligne), services numériques divers, etc. Leur maintenance et développement peuvent être externalisés ou coopératifs.Parmi les logiciels libres les plus connus du grand public figurent : Les logiciels libres ont aussi un rôle important dans le fonctionnement d'Internet : Le réseau Framasoft, dont le slogan est « la route est longue mais la voie est libre », référence dans son annuaire plus de mille six cents logiciels libres.Le logiciel libre s'impose de plus en plus comme une solution de remplacement moins coûteuse que les logiciels propriétaires. Il devient également un produit de plus en plus mis en avant par des revendeurs, soit pour sa fiabilité (cas de fournisseurs de serveurs), soit pour son coût de licence nul, permettant au client d’investir la différence dans des services associés. Ses spécificités ont également abouti à ce que les acteurs de l'écosystème inventent des modèles d'affaires spécifiques afin de se financer. Le tableau suivant reprend les données disponibles pour la France : Du côté des administrations, on peut citer les gouvernements brésilien, sud-africain, d'Andalousie et d'Estrémadure en Espagne, qui ont officiellement affiché leur orientation vers le logiciel libre. En France, on peut noter, après la gendarmerie nationale, le passage de secteurs l'administration centrale à LibreOffice via MIMO. En France, le chiffre d'affaires du logiciel libre en 2007 est de 730 millions d'euros. Rapportés aux 30 milliards du marché du logiciel, cela représente 2,4 % de part de marché (contre 1,5 % en 2006). En outre, l'AFUL a édité un dossier et l'April un livre blanc sur les modèles économiques liés au logiciel libre. La position officielle de la France pour « l'usage du logiciel libre dans l'administration » est précisée en septembre 2012 dans un document du même nom appelé aussi circulaire Ayrault sur le logiciel libre car adressé par ce dernier à l'ensemble de ses ministres. Ainsi, chaque année, le Socle interministériel de logiciels libres présente près de 200 logiciels libres mis en avant pour leur efficacité dans différentes administrations de l’État français. Le cabinet Pierre Audoin prévoit une part de marché du logiciel libre de 20 % dans les logiciels et services en 2020.Des conférences et ateliers sont organisés régulièrement pour promouvoir le logiciel libre avec découvertes, démonstrations et évolutions des logiciels entrant dans la définition du libre. Ce sont des événements organisés à des niveaux scolaires comme le Capitole du Libre, régionaux, nationaux et internationaux comme le FOSDEM.
Un logiciel libre est un logiciel dont l'utilisation, l'étude, la modification et la duplication par autrui en vue de sa diffusion sont permises, techniquement et légalement, ceci afin de garantir certaines libertés induites, dont le contrôle du programme par l'utilisateur et la possibilité de partage entre individus.
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